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 I told you so [PV Enya]

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: I told you so [PV Enya]   Mer 30 Aoû - 1:19

I told you so
For all I know the best is over and the worst is yet to come. Is it enough to keep on hoping when the rest have given up ? And they go "I hate to say I told you so." They love to say they told me so. I know you like when I admit that I was wrong and you were right. At least I try to keep my cool when I'm thrown into a fire.


Le grincement devient sa mélodie, il rythme ses gestes et apporte à son esprit de quoi focaliser le train chaotique de ses pensées. Monocorde, il accentue le sentiment de sérénité que cet endroit lui procure. Le silence peut lui faire perdre la tête comme lui concéder une paix certaine. Dans cette antre, la légiste réapprend à apprécier sa seule compagnie. Enveloppée par la mort, elle savoure la vie comme jamais. Certains la trouveront tordue, voir sadique mais de l’opinion d’autrui, elle n’a cure de toute façon. Ainsi, en manipulant le bras inerte de cet homme, l’israélienne songe à l’énergie qui circule encore délicieusement dans le sien. Une forme de méditation comme une autre, qui fait ses preuves. Du moins, jusqu’à ce que le son envoûtant cesse toute cadence et déclenche avec lui, une vague de frustration. Un grognement vient ponctuer très rapidement la scène. En tendant le bras vers son ventilateur usé et de toute évidence, défectueux, Aloy renverse un de ses outils métalliques. C’est une cacophonie immédiate pour ses sens exacerbés. Heureusement, l’habitude lui permet d’appréhender ce genre de bavure. Mais forcée de constater qu’elle n’arrange  pas son humeur irritable pour autant. D’un coup trop sec, elle envoie la machine valser à terre. L’engin émet sa dernière supplique depuis le plancher et agace ainsi un peu plus la brune. Le pied achève l’objet avant qu’elle ne se résigne à s’accroupir pour l’obliger à fonctionner. La sueur perle déjà sur ses tempes. Impossible même pour elle, conditionnée aux climats arides, de supporter cette moiteur. La froideur d’ordinaire impérieuse en ces lieux, lui fait atrocement défaut aujourd’hui à cause d’un système d'aération cassé. On lui a promis une solution radicale dans la journée mais elle s’interroge sur l’efficacité de l’équipe technique.

Par chance, l’hélice repart et disperse les sillons que la chaleur a engendré sur son faciès. Rapidement, elle reprend son examen et finit par ranger le corps à l’abri de  la canicule. Avec professionnalisme, la trentenaire ôte ses gants pour s’installer à son bureau et annoter son travail. Elle s’autorise une pause, contemple ainsi le vide durant une poignée de secondes et avale la moitié de son verre d’eau. Alors qu’elle porte pour la seconde fois, le récipient à ses lèvres, quelqu’un s’engouffre dans ce qu’elle considère comme son atelier. D’un mouvement vif, elle reprend de la hauteur et salue ainsi les nouveaux arrivants avec tous les égards habituels. « Encore ? » Les corps ont défilé depuis l’aube. Elle a même cessé de les compter. A croire que les Parques fêtent quelques événements nébuleux. Le nez retroussé et les yeux inquisiteurs, elle balaie visuellement les deux têtes qui lui font face avant de soupirer. « Posez-le là, je vais m’en occuper directement. » Le latex claque contre ses paumes, précède son approche du nouveau venu. Le rapide compte-rendu des infirmiers lui apprend l’essentiel sur la victime, elle l’écoute d’une oreille en palpant le cadavre. Après leur petit discours, elle relit rapidement la fiche jointe et ne relève le regard que pour toiser, l’un des deux employés, resté sans doute pour toute question éventuelle. Ridicule.  « Tu veux que je t’aide à trouver la sortie, peut-être ? » Il s’éclipse par chance, sans demander son reste.

L’instrument entame la première entaille quand les globes oculaires s’agitent. Peu soucieuse du détail anatomique, le médecin poursuit son travail. Il faut que les doigts saisissent le scalpel pour qu’enfin, elle daigne réaliser l’ampleur du désastre. « Nom d’un chien ! » Le choc la déstabilise un instant. Livide, elle observe l’homme se débattre. La lucidité rattrape la surprise, elle bondit sur quelques compresses qu’elle dispose sur la plaie ouverte qu’elle vient de causer à l’épaule. Le malade s’immobilise un bref instant, trop faible pour parler, il ne tente même pas de communiquer. Le toubib attrape son poignet, vérifie son pouls et procède à quelques tests de base pour attester de sa survie évidente. D’un mouvement rageur, elle dispose, à la suite, sur la nudité de l’inconnu, un drap trainant. Un peu sale, certes. Pas très hygiénique, ni très éthique mais la fureur ne lui permet pas cette conclusion. « Toutes mes félicitations… » Un coup d’œil vers la feuille explicative et le prénom du prétendu décédé. « … Paul, vous êtes vivant. Pas de traversée du Styx pour aujourd’hui, apparemment. » Animée dans un premier temps par une colère froide, la jeune femme parvient à extirper son patient grelottant et désorienté de la morgue.

Sans se soucier du bien être de cet être paniqué, sans prendre le temps de le rassurer même un minimum, elle le traine jusqu’aux urgences, allant jusqu'à réquisitionner une chaise roulante pour se faire. Elle s’installe très tranquillement à l’accueil ensuite. Un coude contre le comptoir, un faux sourire animant sa bouche, elle se met à parler d’abord calmement. « J’aimerais savoir à qui Paul appartient ? » Sa question désarçonne la réceptionniste qui analyse le presque évanoui Paul et cette légiste totalement incohérente. Elle appelle les médecins responsables, lui dit d’attendre. « Oh mais avec plaisir, oui. J’ai le temps d’attendre. J’ai largement le temps de glander dans ce couloir merdique avec un type traumatisé et cul nu qui se demande à quel moment, un de ces grands toubibs a eu l’idée de le déclarer mort sans prendre la peine de vérifier son hypothèse ? » Sa voix porte démesurément, attire quelques passants. La rage couvant, s’extirpe sèchement d’entre ses lippes serrées. « Je veux savoir à qui je peux m’adresser pour la maudite frayeur et à qui je dois facturer les médocs que je vais devoir ingurgiter afin de soigner mon nouvel ulcère, fraichement acquis grâce à vos soins ? » Sa langue se coince entre ses quenottes, difficile de retenir son fiel. Le scandale finit par se propager, par amener à elle les blouses blanches qu’elle veut tant réprimander. « Alors quel est l’imbécile qui aurait mieux fait de se crasher en bagnole ou de s’en tenir à finir caissier plutôt que de suivre un cursus en médecine ? Qui était bien trop compliqué pour sa petite cervelle d'attardé, vu qu'il ne saisit, de toute évidence, pas les concepts élémentaires de vie et de mort. » Les bras croisés, l’impatiente doit se faire violence pour ne pas exploser davantage. S’il y a quelque chose qu’elle ne supporte pas, c’est bien l’incompétence. Et ce qu’elle supporte encore moins, c'est que ça l’atteigne, elle.

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MessageSujet: Re: I told you so [PV Enya]   Jeu 7 Sep - 17:33

Aujourd’hui était ce qu’on pouvait appeler une mauvaise journée. J’avais vu défiler des patients toute la journée. Beaucoup de blessés. Beaucoup de morts. Et beaucoup de ceux que je voyais défiler aux urgences ces derniers temps parlaient d’un autre monde, de créatures horribles, de fin du monde, de cauchemar. Le genre d’histoires qui faisaient froid dans le dos. Nous essayions de ne pas trop y porter attention, mais les convergences dans leurs délires commençaient à s’accumuler et je ne savais plus quoi penser. Nous étions débordés, clairement. Et nous avions peur. D’abord la Peste, puis la drogue, puis les Arènes, puis les raids qui avaient ramené beaucoup moins de volontaires qu’elle n’avait fait sortir des murs, puis maintenant ça. Au plus le temps passait, au plus je me disais que ce monde ne voulait plus de nous, et qu’il nous le faisait comprendre assez cruellement.
« Euh…Enya ? »
Je lève la tête de ma feuille et aperçoit mon aide soignante favorite, l’air de toute évidence embarrassée. Voire un peu effrayée. De toute évidence, ma journée pourrie n’est pas terminée.
« Paul Jordan, c’est ton patient ? »
Je fronce les sourcils. Pourquoi est-ce qu’elle vient me demander ça alors que j’ai le nez dans mes transmissions ?
« Etait, oui. Décès déclaré il y a une heure. Pourquoi, sa famille est déjà là ? »
« Eh bien, euh…il semblerait qu’il ne soit pas mort. Et la légiste est en rogne. »
Je me lève d’un bond. Comment ça, pas mort ? Paul Jordan est décédé d’un arrêt cardiaque suite à une infection. Je l’ai suivi pendant des jours, essayant de comprendre ce qui le rendait malade, pourquoi sa fièvre ne descendait pas, pourquoi il respirait mal. Une vulgaire grippe qui s’était carabinée et sur-carabinée jusqu’à mettre le pauvre homme en détresse respiratoire. Et puis d’un coup, son corps avait lâché. J’avais déclaré le décès moi-même. Il n’avait plus de pouls, plus d’activité cérébrale, rien. Il était mort. Alors à moins d’un miracle digne de la Bible, je ne comprends pas de quoi l’aide-soignante veut parler. Remarque, j’aurais bien besoin d’un miracle du genre résurrection en ce moment. Pour me redonner un peu foi en je-ne-sais-quoi. En quelque chose. Sauf que je sais déclarer un décès, quand même. Mais l’aide-soignante a l’air un peu paniquée, et je devine que ma présence est requise, alors je soupire et je vais voir.

Et effectivement, la légiste est sacrément en rogne. J’arrive dans le hall de l’hôpital suffisamment tôt pour l’entendre quasiment hurler sur la pauvre réceptionniste, qui doit se demander ce qui lui vaut un tel déferlement de haine et a l’air de vouloir prendre ses jambes à son cou. J’accours donc. Et effectivement, derrière la légiste, sur un fauteuil, il y a Paul. Et il a l’air définitivement plus vivant qu’il y a une heure. Un peu groggy, nu comme un ver, l’air de ne pas savoir où il est ni même comment il s’appelle, mais vivant. Bon sang. Je suis mal.
« C’est moi qui l’ai déclaré mort. Miranda, tu peux amener monsieur Jordan dans la chambre 14 s’il te plait ? », lancé-je à l’aide-soignante avec un sourire. Elle ne se fait pas prier pour saisir le fauteuil de ce pauvre Paul, qui avait de toute évidence déjà commencé à être autopsié, et l’emmener loin d’ici, s’épargnant par là-même la fureur de la légiste. Fureur qui, donc, devait naturellement se reporter sur moi. Je regarde à nouveau la légiste. Docteur Mizrahi. Elle n’était pas vraiment connue pour son attitude joviale et sa sympathie envers les collègues. J’étais donc, en plus d’avoir déclaré le décès d’un type vivant, tombée sur la légiste la moins compréhensive de la ville. C’était bien ma veine. Je tente un sourire courtois et désolé.
« Enya Rivers. Désolée pour ça. Le patient était en mort cardiaque et cérébrale il y a une heure, on a eu un plat pendant trois minutes, donc j’ai déclaré le décès et j’ai tout débranché. Je ne comprends pas comment ça a pu arriver… »
Je hausse les épaules.
« Première fois que je vois ça. Tant mieux pour lui, d’un autre côté. Je vous paie un café ? Je vous dois bien ça. »

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MessageSujet: Re: I told you so [PV Enya]   Sam 9 Sep - 1:35

L’agitation palpable dans ce couloir, exaspère très vite la trentenaire. Beaucoup de mouvements pour si peu d’efficacité. Sa patience s’effrite à l’instar de la posture de Paul, le malade s’affaissant de minute en minute sur sa chaise. Frigorifié et paniqué, il tente encore de comprendre ce qui lui est arrivé. Aloy ne lui accorde qu’un regard distrait. Agacée plus qu’elle ne le devrait, elle compte les secondes. Chacune d’entre elles décuple sa rage et son impatience. Les quenottes mâchonnent l’intérieur de la joue nerveusement, déversant un léger goût d’hémoglobine dans la cavité buccale. Et quand enfin, la coupable intervient, la brune perd légèrement pied dans sa colère sourde. Le patient traumatisé finit par disparaitre, bien plus rapidement que l’exacerbation de la légiste. La Miranda prend ses jambes à son cou pratiquement. Réaction exagérée, trouve-t-elle. Les lèvres pincées, elle observe la nouvelle arrivante avec férocité. Source inébranlable de frustration et de contradiction. L’insécurité que sa seule présence, évoque à l’ancienne aveugle, l’oblige à agir toujours plus dans l’offensive. Si elle n’attaque pas, sa peur prendra le pas. Et elle se refuse à craindre, ne fusse qu’un instant, Enya Rivers. Ses soucis personnels sont un frein inéluctable aux yeux de la toubib. Mettre à proximité de personnes dans de tels états de faiblesse, quelqu’un d’aussi instable, représente à ses yeux, une faute professionnelle grave. Quand bien même, l’américaine ait déjà démontré de son habilité en rabibochant son frangin, elle n’a toujours pas légitimé sa présence en ces lieux. Son diplôme ne justifie sûrement pas les troubles dont elle semble être victime. Il est difficile, cependant, pour l’israélienne de l’identifier en tant que tel. Victime. Alors qu’elle la juge coupable par défaut de cette déficience mentale. Être face à la survie de ce genre de personnages, la renvoie à son choix antérieur, le pire d'entre tous. Celui qu’elle a pris pour le bien de tout le monde. Son bien à elle surtout.

Les sourcils froncés, les ongles légèrement mordus pour digérer cette entrée surprenante, elle s’attend à une explication qui ne la satisfera, de toute façon, pas. L’inévitable se produit ainsi. Sans plus attendre, faisant fi des témoins, de la situation rocambolesque, elle se place face à son opposante et la toise de toute sa hauteur. « Tu es désolée ? Désolée, sérieusement ? A ta place, j’utiliserais d’autres adjectifs. Je suis écervelée, incompétente et relativement, culottée. Tu sais ce que j’en ai à faire de tes excuses ? J’aurais aimé te voir à ma place, Rivers. T’aurais réussi à te faire dessus, connaissant ta bravoure légendaire. » Les bras se croisent sur la poitrine. L’air est aspiré lentement, pesamment durant une poignée de secondes. Les regards courent sur sa nuque. Elle s’en moque bien. « Tu crois que t’as besoin de te présenter par-dessus le marché ? T’es amnésique ? Je t’ai pas oubliée, la cinglée du Adventist, t’es quasi devenue une légende dans le milieu, non ? Alors, c’est quoi l’histoire, t’as pas pris tes médocs ? T’as encore perdu la tête et tu as fait un boulot de merde ? Achète-toi des lunettes pour commencer. Tu ne comprends pas comment ça a pu arriver ? T’as eu ton diplôme dans une pochette surprise aussi ? » La langue claque, l’accent traine, rappelle sa langue maternelle. Les prunelles entachées par le mépris, s’incrustent sans la moindre honte dans celles de son interlocutrice.

Se retournant abruptement après l’avoir fixé longuement, elle cherche du regard la réceptionniste. « Je devrais demander à voir la direction. » Revient poser son attention sur sa proie. L’animal gronde dans sa poitrine, révèle un peu plus de cette sauvagerie planquée dans cette enveloppe trompeuse. « Je comprends pas ce que tu fiches encore ici, à bosser. Ce type pourrait porter plainte, je l’y encouragerais même. J’aurais atteint un organe vital, on aurait fait quoi, hein ? Ne me sors pas que l’erreur est humaine, c’est l’excuse des ignares. Tu vas lui proposer un café aussi au mec que t’as foutu en l’air ? La caféine, ça rend encore plus nerveux, au cas où tes connaissances soient basiques à ce point. Tu trouves que je ne le suis pas assez par ta faute, nerveuse ? C'est quoi ton diagnostic, hein ? » Des questions qui coulent, purement rhétoriques. Elles ne servent qu’un seul but, déverser tout le trop plein d’émotions ressenti. « Tu sais combien d’années de thérapie, il lui faudra à ce type pour se remettre de ton erreur inadmissible ? » Comme si ça l’intéressait, elle. Elle s’en moque bien. Un prétexte simple pour acculer la bipolaire dans sa propre détresse. Qu’elle réalise qu’elle n’appartient déjà plus à ce monde, bien trop ravagé pour tolérer ce genre de maillons faibles. Du genre qui causera la perte des autres. Aujourd’hui lui en a apporté la preuve. Tout en se convaincant du bienfondé de cette tempête qu’elle a invoqué, l'exilée chasse de ses pensées, le sauvetage de son cadet. Pourquoi s’encombrer de ces quelques considérations alors qu’elle vient de lui fournir la meilleure arme pour l’abattre ?

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MessageSujet: Re: I told you so [PV Enya]   Mar 19 Sep - 14:27

Le docteur Mizrahi n’est pas seulement en rogne. Elle est hors d’elle. Et sa colère la rend d’une méchanceté à toute épreuve. En l’espace de deux minutes, je m’en prend plein la figure. Je sens les gens autour de nous s’arrêter, nous regarder, se regarder. Je sens l’atmosphère s’appesantir d’une lourdeur et d’une hébétude générale. J’avais pensé qu’elle m’aurait oublié, moi l’interne parmi les autres. Mais non, elle se souvenait bien de moi. Et pas en bien, de toute évidence. La cinglée de l’Adventist. Je sentais le rouge me monter aux joues. La boule se former dans mon ventre et ma gorge. C’était comme ça qu’elle me voyait. Peut-être comme ça que tout le monde ici me voyait.
« Alors, c’est quoi l’histoire, t’as pas pris tes médocs ? T’as encore perdu la tête et tu as fait un boulot de merde ? »
Mizrahi semblait intarissable. Et puis vinrent les menaces. Je savais pertinemment que mon patient pouvait taper un scandale et porter plainte, après tout, il avait une plaie ouverte à l’épaule du fait d’une mauvaise orientation. Ma mauvaise orientation. Mais la légiste menace d’aller parler à la direction pour me faire virer. Je pourrais perdre mon job. Par ma faute. Par sa faute. Je ne peux pas perdre mon boulot. Etre ici, être une interne, devenir médecin, c’est mon rêve. Ca a été mon rêve depuis des années. C’est une promesse que j’ai faite, à Casey, d’aider les gens, de soigner, après lui avoir brisé sa vie. De sauver les gens après qu’il se soit sacrifié pour sauver ma vie, lors de l’Apocalypse. Je ne sais qu’être médecin. Si je perds mon boulot ici, qu’est-ce que je pourrais bien être d’autre ? La menace pèse, forme une épée de Damoclès beaucoup plus grande que moi. Parce que j’ignore si c’est la colère qui fait parler la légiste, ou si elle serait réellement capable d’aller parler à la direction. Après tout, qui écouteraient-ils ? La petite interne avec sa maladie mentale, qui a défrayé la chronique en sortant puis en rompant avec le psychiatre ? Ou la légiste professionnelle, impeccable, sans une ombre au tableau à part peut-être sa famille ? D’ailleurs, Mizrahi semble se ficher complètement qu’un jour, son frère se soit retrouvé sous ma responsabilité, et qu’il soit sain et sauf. Grâce à moi. Ce geste n’a aucune importance, de toute évidence. Ce qui compte, là, c’est mon erreur. Je ravale difficilement ma salive. Je ne sais pas quoi lui répondre. J’ai le sentiment que quoi que je réponde, elle aura la réponse, encore plus cinglante, encore plus méchante. Elle est capable de me détruire, pièce après pièce.

« Pas de café, donc. », je lance dans un souffle. Deux secondes de répit, avant de repartir à la défense.
« Je n’ai pas de diplôme. C’est le principe de l’internat. Mais je fais mon boulot depuis des années, et je le fais bien. Il me semble que tu ne t’en es pas plainte quand j’ai soigné ton frère. Et il me semble qu’il va très bien. J’ai fait une erreur. L’infirmière qui était avec moi quand l’arrêt cardiaque est arrivé a fait la même. Tu vas la faire virer aussi ? Ou c’est juste après moi que tu en as ? Parce que si tu as un problème, avec moi, ou avec mon état de santé mentale, on peut en discuter. Mais je fais mon job et si tu avais été à ma place, tu n’aurais peut-être pas mieux fait. »
Je croise les bras sur ma poitrine. Tente de garder le peu de courage que j’ai réussi à accumuler pour lui répondre.
« Je bosse ici parce que des gens arrivent ici tous les jours, trop pour le peu de soignants qu’on est. Tu veux faire la morale ? Viens bosser ici, au lieu d’être peinarde dans ta morgue. Les gens arrivent chez toi, ils sont déjà morts, plus rien à faire à part les découper. Mais nous, ça fait des jours qu’on se battait pour les maintenir en vie. Tous les gens qui n’arrivent pas chez toi, c’est grâce à nous. Alors merde, Mizrahi, prends ma blouse et viens montrer que t’es meilleure que moi ! »
Je soupire. Je ne suis pas d’humeur. Pas aujourd’hui.
« Je me suis excusée, je ne peux rien faire de plus. Tu veux essayer de me faire virer, vas-y. Pas étonnant que tu bosses avec les morts et pas avec les vivants, vu comment tu traites les gens. »

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MessageSujet: Re: I told you so [PV Enya]   Lun 2 Oct - 0:23

Le sang colore les joues, les mots ont visé la cible. La satisfaction ne se manifeste pourtant pas car l’injustice n’a pas encore trouvé d’écho acceptable. Sans doute qu’il n’en existe aucun, Aloy a déjà bien trop perdu la maitrise de son sang-froid pour ça. Aucune parole ne pourrait rattraper le geste, aucun discours ne pourrait altérer son attitude et pour cause, il ne s’agit pas d’une simple conversation, elle mène un procès dans ce couloir, entourée par des témoins bien moins mal intentionnés. La naïveté de son interlocutrice et son mutisme apportent un peu plus de fuel à cet incendie. La brune ne supporte pas cette candeur qui désarmerait le premier venu, elle la trouve trop facile, trop avantageuse au fond. Cette innocence n’a pas sa place dans un monde dévasté. De ce fait, elle ne peut pas être réelle et doit bien servir un but. Peut-être qu’elle l’envie de réussir à faire preuve d’autant d’humanité. La jalousie régit généralement son impulsivité, réveille des insécurités enfouies. L’israélienne ne se permet pas le moindre recul sur cette situation néanmoins. Elle continue sur sa lancée sans jamais tenter de comprendre les chuchotements qui entourent leur position. Quelques personnages se détachent de l’assemblée. Des regards avides, d’autres bordés d’inquiétude. Peu importe. Tout participe à agresser les sens sur-développés de la changeuse et à la rendre un peu plus acrimonieuse. Sa pupille se contente de picorer celle de son interlocutrice cependant, elle refuse de perdre le fil de l’action. Les autres ne l’intéressent pas. Les autres ne peuvent pas comprendre. Elle occulte les sons en se concentrant suffisamment pour ne plus voir qu’Enya, ne plus ressentir que sa rage gagner du terrain. Chaque réplique attise la braise, elles sont toutes de trop. Chaque tonalité s’apparente à une éraflure contre les nerfs de la métamorphe.

Les bras croisés pour s’empêcher un geste regrettable et stupide, elle fixe son opposante avec un peu plus de dédain. « Ha ouais, j’avais oublié ce détail, t’es même pas diplômée. Ça explique tellement de choses finalement. Pas la peine de poursuivre, tu peux arrêter de gâcher et ton temps, et celui des autres. » Une paume se pose sur l’épaule de la trentenaire. La légiste réagit au quart de tour, impulsion animale qui oblige le nouvel arrivant à ôter sa prise alors qu’elle se dégage abruptement d’un coup d’épaule brutal. Celui qui est venu au secours de l'interne a déjà battu en retraite pour son grand plaisir. « Allez voir ailleurs si vous avez pas de pauvres âmes égarées à sauver. Apparemment, je suis entrée en terre sainte. C’est quoi ton petit nom par ici, hein, Rivers ? T’es la vierge Marie peut-être aussi ? T’es du genre sainte-nitouche, ça me surprendrait pas en fait. » L’allusion à son frère la rend d’autant plus farouche. « T’as réussi une fois, à faire preuve de bon sens, tu veux aussi qu’on t’applaudisse et que je te discerne une médaille pour pas avoir être une pauvre incompétente pendant combien ? Soixante minutes ? L’infirmière obéit à tes ordres, t’as envie que le personnel morfle pour ta faute à toi aussi ? Je sais qu’elles ont aucune autorité et se mangent trop souvent les décisions des médecins. C’est toi, la responsable. » Si cette femme avait merdé avec son cadet, elle se serait vengée d’une façon bien plus violente mais elle se retient bien de le souligner. Les menaces de cet acabit ne serviraient à rien. Ça appartient au passé. Et c’est plus simple pour elle de l’envisager comme tel.

Un rire sans chaleur et sans âme s’extirpe douloureusement de sa gorge sèche à la dernière injonction de son adversaire. « C’est typiquement à cause des gens comme toi que je préfère cent fois plus côtoyer les morts, au moins ils savent quand la fermer. T’as salement foiré, compte pas sur moi pour compatir ou te plaindre. C’est inacceptable ce que tu as fait, y a rien qui pourra le justifier. J’ai plus de respect pour les morts comme tu dis que toi, pour les vivants de toute évidence. Ça en dit long sur ta santé mentale, ouais et sur ton professionnalisme. » Pas la première fois qu’on lui colle le terme d’asociale. Et pourtant, rien ne pourrait être plus faux. Ils ignorent juste ce qui se passe pour elle, une fois hors de sa morgue. Peut-être qu’elle ne s’entoure que de corps étrangers mais elle n’a rien d’une solitaire. Une contradiction dans laquelle elle entretient toutes les ambigüités cependant. Pas pour rien qu’un hybride a pris possession d’une partie de son être. Elle n’a jamais réussi à trancher, ne connait pas la nuance entre le silence et les cris. « Qu’est-ce qui se passe ici ? » Un duo approche, la doctoresse reconnait sans difficulté les dirigeants de l’établissement hospitalier. L’agacement prend des proportions rarement atteinte et ironiquement, le feu se métamorphose en glace. Le ton sec se permet juste d’émettre une dernière réflexion. « Je serais curieuse de voir les salades que tu vas vouloir leur faire avaler. » En s’accolant au mur, elle se distance juste assez de sa proie pour calmer le prédateur au fond d’elle.


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MessageSujet: Re: I told you so [PV Enya]   Aujourd'hui à 12:36

Les mots de la légiste sont tranchants et chacune de ses intonations me blesse un peu plus. La vérité, c’est que j’ignore pourquoi Mizrahi me déteste autant. Parce qu’au fond, je la respecte beaucoup. Je respecte le médecin qu’elle est, le travail qu’elle fait. C’est un bon médecin, réellement. Et j’aimerais être un bon médecin aussi. Alors pourquoi a-t-elle décidé de faire de moi son souffre-douleur ? Il ne me semble pas l’avoir poussée à bout ne serait-ce qu’une fois. Et la voilà qui me conseille d’arrêter la médecine. Je serre les poings. Elle frappe là où ça fait mal, elle semble douée pour ça, et je suis beaucoup trop sensible pour que ses remarques me passent au dessus de la tête. Si elle savait. Mais elle ne sait pas, elle ne me connait pas, ou à peine. Elle ignore tout de ma vocation à faire médecine, de ce qui me pousse à continuer malgré les difficultés d’exercer ce métier dans ce monde de merde. Elle ne sait pas que je me donne à fond pour tous mes patients, et qu’une erreur, aussi petite soit-elle, me pèsera sur la conscience pendant des semaines, des mois. Toutes les erreurs que je fais s’accumulent dans mon âme et celle-ci ne vient qu’ajouter un poids significatif à l’ensemble. Je n’ai franchement pas besoin de me faire engueuler, qu’on me rappelle mon erreur. Et j’ai beau chercher, tenter de me rappeler, de trouver à quel moment j’ai pu déclarer un homme mort alors qu’il ne l’était pas, je ne trouve pas. Je ne sais pas où je me suis trompée, et c’est peut-être pire. Il était mort.

Un collègue tente de me sauver la mise mais la légiste l’envoie bouler avec une violence qui me fait sursauter. Le pauvre fait machine arrière bien rapidement et je suis de nouveau seule face à elle, mais je remercie tout de même mon bon samaritain d’avoir essayé. Même si cela donne des cartouches de plus à Aloy pour m’insulter. Si Noah était là, il pourrait lui répondre avec calme et persifflement et la renvoyer dans sa cour, les yeux rivés au sol. Si Tim était là, il répondrait avec ses blagues nulles et la ferait tellement tourner en bourrique qu’elle s’en irait en fulminant. Si Vaas était là, il lui retournerait ses remarques en mode je-m’en-foutiste et elle serait frustrée. Malheureusement, je n’avais aucun des talents de ces trois hommes pour la répartie. J’étais seule et démunie face aux assauts incessants. Jusqu’à ce qu’une voix s’élève dans le couloir et que j’aperçoive de quelle bouche elle provenait. Je soupire à nouveau, mon sang se glace. La direction. Evidemment, il ne manquait plus qu’eux. Et de toute évidence, leur arrivée délecte Aloy, qui s’écarte pour la première fois et me laisse en pâture. J’aurais presque pu croire qu’elle les avait fait venir. Je me retrouve donc face aux deux personnes qui peuvent instantanément finir ma carrière.
« Miss Rivers, vous voulez bien nous expliquer ce grabuge ? »
Je tente un sourire, l’efface bien vite. L’instant de vérité.
« Désolée pour ça. Nous avons un souci avec un patient. Il a fait un arrêt cardiaque et cérébral, alors j’ai déclaré le décès et je l’ai orienté vers la morgue. Mais lorsque le docteur Mizrahi a voulu commencer l’autopsie, le patient s’est….Réveillé. »
Je vois le directeur hausser un sourcil et je sens bien que je ne le convaincs pas vraiment de se mettre de mon côté. Mais que pouvais-je faire d’autre ? Mentir ?
« Je ne comprends pas ce qui s’est passé, monsieur. Et pour être honnête, j’ai du mal à réfléchir puisque le docteur Mizrahi me harcèle en questionnant mes compétences et ma santé mentale depuis qu’elle est arrivée. »
Allez, prend toi ça, ça te fera du bien. Le directeur reporte son attention sur Aloy, le temps pour moi de souffler deux secondes. Puis il interpelle une infirmière.
« Allez me chercher le dossier du patient ».
L’attention revient sur moi.
« Nous allons éclaircir tout ça. Dans un endroit plus secret que le hall de l’hôpital, si vous le voulez bien. Vous voulez bien me suivre, toutes les deux ? »
Je crois que je suis blanche à ce moment. La peur au ventre. Je jette un regard à Aloy avant de hocher la tête, mortifiée.

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I told you so [PV Enya]

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