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 This world is just illusion [PV Mackie]

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MessageSujet: This world is just illusion [PV Mackie]   Mar 5 Sep - 1:21

This world is just illusion
I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Each time you get hurt, I don't want you to change. Because everyone has hopes, you're human after all. The feeling sometimes, wishing you were someone else. Feeling as though you never belong. This feeling is not sadness, this feeling is not joy. I truly understand.


Le regard éteint se pose à nouveau sur les lignes belliqueuses. L’encre perce la pupille, répand l’obscurité. Une autre confrontation, une autre négociation, encore des justifications. Le grec repose la lettre sur la table basse, chassant les cadavres de la veille. Les bouteilles roulent avec indifférence contre le bois usé. Face à lui, le messager attend dans un silence qui ne lui ressemble pas mais Elias ne le réalise pas. Ses pensées orientées vers Carley et ce maudit procès, l’achèvent quelque peu. Sa main tremblante pioche à nouveau dans ses réserves. Le gamin de la voisine remue pendant ce temps. Cette fois-ci aussi, il ne prend pas le temps d'annoter le mouvement. Les gélules se mélangent dans le creux de sa paume puis au fond de son estomac. Il a raclé les fonds de tiroir, déniché de nouvelles ordonnances délaissées, imité la signature de son ancienne épouse pour se procurer ces pilules. Sa dépendance le rend esclave de chaque circonstance. Tout devient une excuse pour en gober une de plus. Une de trop. La vérité, c’est que les effets s’amoindrissent et que le manque se fait sentir à tout point de vue. Mentalement mais physiquement également. De tressaillements en sueurs froides, son organisme rejette toute sobriété, réclame toujours plus les molécules salvatrices. Il y a des jours où il se permet de lutter contre cette envie dévastatrice et d’autres où il se sent prêt à tout afin d’assouvir ce vice. Une addiction qui a déjà dépassé le seuil du viable ou du déni, il devrait se faire traiter. Il le sait. Même quand il mêle sa liqueur au cocktail chimique, il a conscience de son degré de décrépitude et même ça, ça ne peut l’arrêter. Pas aujourd’hui. Sa faiblesse évidente transforme l'homme à la morale infaillible en créature apeurée, déstabilisée, pathétique.

L’esprit confus se métamorphose en incohérence totale. Les mains rattrapent la tête si lourde, les doigts massent les tempes inutilement. Vaseux et fiévreux, le grec tente de s’allonger dans son vieux canapé mais le vertige l’en préserve dans l’immédiat. « ‘Sieur Kaligaris, je veux pas fourrer mon nez dans vos histoires là. Mais vous avez vraiment une sale gueule, voyez. Vous devriez pas trop bouger, je pense bien. » Elias croit s’entendre répliquer, de façon acide, méchante. Il formule bien des phrases sans réussir à réfléchir pourtant. Les contours de la silhouette adverse se mêle à l’arrière-plan, fresque absurde, amalgame entre les formes et les couleurs. Tout comme sa propre voix se confond aux sons ambiants, à l'autre tonalité, créant une cacophonie étrange. Plus de limites, plus repères. L’anxiété grignote la poitrine du drogué. « Bougez pas, sieur. » Des mains se contractent contre ses épaules. Depuis quand est-il debout ? Il se défait de l’oppression, vacille en échappant à son opposant incongru et titube jusqu’à l’escalier. Les doigts serrent la rampe quand les pieds buttent contre les marches. Il rampe à moitié pour atteindre le palier et continue sa progression incertaine en se cognant contre les murs. Son cœur accélère pour mieux ralentir. La panique l’oblige à arracher les boutons de sa chemise, pour palper l’endroit où le palpitant s’agite.

La tête penchée sous le jet d’eau froide, il s’attend à reprendre pied. L’instinct de survie l’a guidé jusqu’à la douche mais même le liquide glacé ne parvient à le sortir de cette torpeur aux accents cauchemardesques. Le trentenaire échoue devant l’évier, la bile remonte l’œsophage à trois reprises sans jamais hanter la cavité buccale. Acidité qui lui donne la sensation de ne pas pouvoir respirer. Il aspire l’air à la manière d’un noyé, effraie le seul témoin de ce spectacle lamentable. « Je vais chercher de l’aide. » Qu’il crie, le Piedro en s’effaçant ultimement. Non, veut-il hurler à son tour. Plus d’intonations, la bouche trop pâteuse, la force trop absente. Les battements de son cœur s’amenuisent, ils se pressent ensuite plus vigoureusement dans la gorge avant de ralentir à nouveau. La peur survient, plus lancinante que jamais. Elle attaque les dernières réserves d’énergie, saccage les pans de la conscience diminuée.

Il va mourir, ici. Sous ce néon grésillant, agressif, plaqué au carrelage froid et sans âme de cette maudite salle de bain. Il se rappelle de l’acharnement avec lequel son ex-femme tentait de faire briller cette pièce. De ce blanc immaculé qu’elle voulait tant obtenir. Le seul endroit de la maison où la crasse ne pouvait être décemment tolérer. Le brun associe ce lieu à cette recherche de pureté idyllique. Une belle métaphore pour leur mariage foireux. Ce besoin de gratter les défauts, de frotter toujours plus contre les plaies, personne n’acceptant l’imperfection inéluctable. C’est donc ici, qu’il va crever, c'est d'une ironie. Les convulsions donnent raison à ses macabres pensées. Il est tombé depuis quelques minutes. Il ne s'en souvient pas, la douleur au crâne lui permet tout juste de comprendre qu'il s'est évanoui un instant. Un trou noir remplacé désormais par l’agitation. Son corps se secoue désagréablement, pire qu’une fièvre qui ne passe pas. La tête heurte à plusieurs reprises le sol tant il ne peut retenir la violence de ces soubresauts. Il ne pourra pas relever, demeure cloué à ces foutus dalles glacées. Des pas se joignent à l’horreur de cette scène. Depuis quand est-ce que le gosse est parti ? Et qui a-t-il jugé bon de ramener ? Le rédacteur aimerait le savoir mais son esprit en décide autrement. Au milieu de cette agitation, il perd connaissance. L’opacité d’une nuit sans étoiles. C’est sans doute la fin, s’entend-il penser ultimement avant que les ténèbres ne l'emportent. Et l’idée lui déplait. Au fond, il n’a jamais voulu que ça arrive. Et ironiquement, il croyait que vivre, ça ne pouvait être possible qu'en faisant taire ses démons. A la place, il a survécu comme il pouvait et il a créé d’autres monstres contre lesquels, il n'a, de toute évidence, pas gagné.
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MessageSujet: Re: This world is just illusion [PV Mackie]   Mer 13 Sep - 17:31




Folie latente qu’elle ne parvient plus à réfréner totalement. Nature instable qu’elle ne parvient plus à contrôler. Un refuge qui n’en est plus vraiment un. Son laboratoire ne lui apporte plus le réconfort d’autrefois. Des semaines passées en isolement. Solitude rompue brusquement par la visite d’Elias. La seule depuis tout ce temps. Entrevue dont elle ne connaît toujours pas l’issue. Perdue sur le fil d’une relation complexe, elle a l’impression de frôler deux extrêmes. Balancée entre le vrai et le faux, le réel et l’inventé. Le palpable et l’impalpable. La chimiste perd pieds, s’éloigne de monde qui l’entoure et s’enfonce dans les limbes dévastatrices de son esprit décharné. Obscurité salvatrice dans laquelle elle se plonge volontairement. La lumière ne passe plus au travers des fenêtres obstruées. L’air est à la limite du respirable. Elle se confine de plus en plus dans cet endroit de moins en moins vivable. Craignant chacune de ses sorties. Chacun de ses pas au dehors de ce lieu familier et rassurant par ce seul aspect. La dernière fois qu’elle s’est retrouvée à sillonner les rues, elle a été projetée dans un monde apocalyptique dont elle ne prend toujours pas la mesure. Tout cela la conforte dans ses décisions stupides. Elle se pese rationnelle en s’isolant de tout. De tout le monde. Elle grogne quand un visage connu passe la porte. Elle ne l’a même pas entendu toquer. Trop absorbée par son oeuvre.

« - Y’a quelqu’un pour toi là-haut, Mack. C’est urgent » Le barman s’éclipse aussi rapidement qu’il est arrivé. Laissant la chimiste dans le doute le plus total. Sourcils froncés, elle laisse ce qu’elle était en train de faire en attente. Pensant certainement y revenir au plus vite. Qui pourrait demander à la voir ? À part Elias et Ava, personne ne devrait la convoquer de la sorte. Elle s’imagine déjà en train de sermonner celui qui la dérange et la force à quitter son laboratoire. S’étonne de découvrir la silhouette tristement connue du gamin qui l’excède par son unique présence en haut des marches. Pourquoi est-il ici ? Pourquoi est-il encore ici ? Elle se renfrogne un peu plus mais s’inquiète en voyant son visage étrangement fermé et terne. Expression peu habituelle pour l’adolescent. « - Piedro ? Qu’est-ce que tu fais là ? », souffle-t-elle en le tirant par le bras pour l’entraîner dans un coin plus calme et surtout plus discret. L’australienne se serait certainement fait un plaisir de pouvoir se défouler sur l’insolent, se serait réjouie de lui infliger un sermon en poussant sur sa voix pour le rendre public. Elle n’en a pourtant pas l’occasion. Pas le temps non plus. C’est le timbre pressé et alerte de Piedro qui la rend nerveuse. Les mots qu’ils prononcent lui viennent dans le désordre. Elle peine à les rassembler pour former une conclusion concrète. Il lui faut même plusieurs secondes pour la saisir entièrement, la comprendre. Des médicaments, dit-il. Beaucoup. Le nom d’Elias qui entre en jeu et la blonde perd ses moyens. Elle ne perd pas plus du temps, n’écoute pas la suite de ce qu’il a à dire. Elle l’entraîne dans sa course, aura certainement besoin de bras une fois arrivée sur place. Le palpitant s’emballe dans la cage thoracique de la dealeuse qui se met à courir en direction de lac demeure du journaliste, s’en prendre en compte les passants qui s’agglutinent dans les rues. Pourvu qu’elle n’arrive pas trop tard.

Elle franchit le seuil de la maison en trombes, ne s’attarde pas sur le décor qui l’entoure, ni sur le manque d’air et de lumière puisqu’elle y est devenue familière. Piedro sur ses talons, elle gravit les marches qui la sépare de l’étage, manque de trébucher dans la précipitation. Elle s’égosille en appelant le journaliste de toutes ses forces, espérant ainsi le garder éveiller, lui donner la force de garder les yeux ouverts, si c’est un pouvoir qu’elle possède encore. Écoutant scrupuleusement les indications de l’adolescent qui la suit, l’australienne se dirige automatiquement vers la salle de bains. La porte est restée ouverte, elle distingue la luminosité criarde qui s’en dégage. La blonde ne s’attarde pas, pénètre dans la petite pièce et y découvre ce qu’elle redoutait le plus. Elias, allongé sur le carrelage immaculé, la chemise déchirée, les cheveux trempés. Inconscient. Un instant de panique la submerge, la blonde continue de hurler son nom, espérant qu’il finisse par s’éveiller de lui-même. En vain. Et Piedro qui tourne en rond sans savoir quoi faire. Elle non plus, ne sait pas quoi faire. Pas sur le coup. La situation la dépasse et il lui faut un moment avant de retrouver contenance et de rassembler ses connaissances. Elle se tient la tête pour se concentrer, secoue le journaliste par intermittences. Déboussolée de le trouver là. Finalement, l’autodidacte qu’elle est reprend le dessus. Elle prend son pouls, vérifie qu’il respire. Rien.

Elle s’en remet aux gestes salvateurs qu’elle pratique sans réfléchir. Comme une impression de déjà vue très désagréable. Les poings de la demoiselle s’écrasent sur la poitrine dénudée du rédacteur. La pressent à en faire rompre les côtes. Le thorax qui se met à craquer sous les efforts déployés. Elle se met à parler, autant pour elle que pour lui. Le faire réagir. N’importe quoi. Massage cardiaque qu’elle a déjà pratiqué, sans succès. Des salves d’images lui reviennent, passent devant ses prunelles. Pendant un instant, c’est Jayden qu’elle voit allongé par terre, et non Elias. Une seconde seulement, pendant laquelle elle se voit étouffer. Mais elle ne s’arrête pas pour autant. Il est hors de question que le même schéma se répète. Elle ne perdra pas Elias. Pas encore. « - Piedro il faut que tu retournes à mon labo. Au fond de la pièce, dans un placard tu verras une boîte dédiée au Narcan. J’en ai besoin, ramène tout » Indique-t-elle le plus posément possible, tout en continuant le massage. La molécule lui sera indispensable pour permettre à l’organisme d’Elias d’éliminer ce qu’il a ingéré. Peu importe ce que c’est. Elle se fiche que l’adolescent la vole, lui dérobe toute sa marchandise. Elle pourra tout reprendre à zéro si c’est nécessaire. Une minute se passe sans aucune réaction, pas un mouvement, pas un souffle. Rien. Elle perd doucement le contrôle, pense échouer une fois de plus. Arrête les geste de premiers secours pendant quelques secondes, le temps de reprendre un pouls. Silencieuse, concentrée. Une vie est en jeu, elle n’a pas le droit à l’erreur. La blonde pense d’abord avoir échoué. Une fois encore. Se blâme déjà pour ça. Elle jure de toutes ses forces, se tape le crâne avec les poings, pas prête à accepter le verdict macabre. Dernier recours, la colère la gagne. Comment a-t-il osé succomber aussi facilement ? Comment peut-il la laisser ? Elle se mord les lèvres, agenouillée près du corps inerte du journaliste. Ultime manifestation de sa géhenne intérieure, elle frappe d’un grand coup sa poitrine déjà malmenée.
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MessageSujet: Re: This world is just illusion [PV Mackie]   Mer 20 Sep - 1:10

Durant ce laps de temps où l’esprit bascule dans l’infini, la paix est absolue. Il est étreint par une chaleur anormale, enveloppé par une douceur indescriptible. Des présences le frôlant, l’invitant dans un sanctuaire qui ne connait de bordures, de marquages, de limites. La sérénité guide cette errance, la conviction de faire partie d’un tout. De trouver sa place dans un ensemble bien plus vaste. C’est rassurant, c’est naturel. C’est salvateur. Tout disparait, ne demeure que cette émotion ravageuse, réconfortante. L’obscurité n’effraie pas le mourant, elle l’apaise. Il lâche prise, sans jamais chercher à lutter. Et quand on l’arrache à ce rêve fou, à cette quiétude profonde et inépuisable, il en est ultimement déçu. L’âme se débat dans les limbes, remonte à la surface bien malgré elle. La première aspiration râpe désagréablement le larynx. La conscience du corps éprouvé ne survient même pas, seule perdure, la sensation de noyade imminente. La joue plaquée au carrelage, l’agonisant rejette le contenu de son estomac sans cérémonie. La bile érode l’œsophage à son tour. Il tousse, s’étouffe même et recrache un peu plus la salive imbibée de ces relents de mort. Plié en deux, le drogué accuse difficilement de nouveaux tremblements. Son essence ne voulait pas revenir là, il est à l’étroit dans cette coquille qu’il a sciemment détérioré de ses vices et crimes. Le froid engourdit ses membres, la solitude l’écorche. Il se sent abandonné, piégé dans un monde hostile. Un monde qu’il ne comprend pas. Un gémissement franchit faiblement ses lippes. Plainte qui vient ponctuer le rejet exhalé. Elias est convaincu du bienfondé de son ressenti. La présence de Bran, vibrante, et celle légèrement plus ténue de Louiza, ont rythmé son inconscience. Deux forces qui ont veillé sur lui, l'ont abrité d'une bienveillance inouïe. Des retrouvailles aux airs d’hallucination, de délires mentales surprenants mais elles lui paraissent bien plus tangibles que son présent, désormais, fragmenté.

Dans cette dimension, le journaliste souffre. Ça débute par la cage thoracique, ça se poursuit avec la tête et ça se termine dans le fiel qui s’amasse encore en bordure des lèvres. Le cœur hurle entre ses côtes endolories, il le bat pour l'affront. Des coups qui devraient laisser des hématomes à l'intérieur. La vie reprend ses droits hargneusement, le force à respirer, l’oblige à coopérer. Une seconde lamentation fait frémir la gorge, dédiée cette fois-ci, aux diverses meurtrissures de la carcasse échouée. La poitrine se soulève à nouveau, la quinte s’intensifie encore. Une éternité s’écoule avant qu’il ne daigne accoster complètement son environnement. Les soubresauts animent encore la chair quand les paupières basculent lentement, prudemment. Les larmes scellées jusqu’à lors par les cils, s’éparpillent paresseusement contre les pommettes. La lumière agresse la rétine, ramène également la lucidité de son exil forcé. Captif de sa mémoire, des sensations engendrées, il croit discerner au milieu des tâches informes, une silhouette. Toujours habité par un chagrin indescriptible, il éprouve immédiatement le besoin de communiquer. Mais parler lui demande une énergie considérable. Sa voix lui échappe, une mélodie enrayée, brisée. « Car… Carley ? » Les yeux se referment quelques secondes ou quelques minutes. Le temps ne se mesure pas encore. Au loin, des sons à la sémantique inconnue berce la scène.

L’accent traine, lui rappelle étrangement le soleil de Grèce. Ses réminiscences lui tiennent compagnie un bon moment au point qu’il divague, prononce quelques mots sans sens avant de flirter à nouveau avec l’abime. « ‘Savais pas qui contacter, Sieur. M’avez jamais dit où elle était partie crécher votre ancienne femme. » Il a envie que le bruit s’estompe, jusqu’à périr. « Elle était toubib, sa meuf d’avant. Elle a même déjà réanimé mama. ‘L’est cardiaque ma mama. » Le crâne menace de se fendre à chaque tonalité. « Cela dit, votre nouvelle bombasse s’en est bien tirée, Sieur. » Même s’il ne veut pas entendre, interpréter, sa main s’est déjà mise à la chercher, tâtonnant difficilement le sol dès qu’il a compris qu’il ne s’agissait pas de Carley. Aucun repère, une chute libre et la logique qui tente péniblement de tisser quelques conclusions. « Qu’est-ce qui …? Qu’est-ce qui… » Les intonations se meurent, l’interrogation avec. Raclement de gorge. « De l’eau… » Une priorité. La bouche trop pâteuse, le gosier trop sec. En s’attardant sur ce constat, il en vient un autre fait. « ‘Trop froid. » Est-ce pour ça qu’il grelotte de la sorte ?

Le dos cherche à se décoller du parquet. Des mains viennent soutenir les épaules avant qu’il ne retombe en arrière. Piedro. « Mack… » supplie-t-il à la place. Qu’une note qui s’évanouit immédiatement. Il n’a pas la force de maintenir sa position assise, s’en remet ainsi au gamin pour ce maintien incertain. Les contours se précisent juste un peu. Garder les yeux ouverts lui est toujours affreusement compliqué. Ses globes oculaires ne peuvent supporter l’agression orchestrée par le néon. « ‘Devrait l’amener dans son pieu, m’dame, nan ? Zavez salement merdé ce coup-ci, sieur quand même, hein. » Un grognement pour toute réponse. La confusion et l'incohérence lui épargnent toutes les nuances de cette situation complètement insensée. Le souffle, quant à lui, est toujours pesant, lourd. Haletant alors qu’il ne remue même pas. Revenir d’entre les morts produit cet effet. Une course contre la montre au départ précipité pour une arrivée brutale et inachevée. Une part de lui ne veut décidément pas y revenir, à l'instant présent.
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