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 Don't dead open inside • Duncan&Ayalone

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Ven 8 Sep - 21:20

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Duncan & Ayalone



Derrière la trop petite vitre poussiéreuse de l'avant boutique pendait un vieil écriteau portant la mention "CLOSED" en lettres capitales. Pourtant, les contours du verre reflétaient une faible lumière qui trahissait la présence d'une personne à l'intérieur, malgré l'air parfaitement abandonné de l'endroit. De toute manière, Ayalone avait souvent pensé que la majorité de la Nouvelle Orléans ressemblait parfois à une ville fantôme, alors pour rentrer dans le moule, sa boutique de prêt sur gage ne faisait pas exception à la règle. 
Et de fait, il semblait que cette technique, à défaut d'être efficace, n'était tout du moins pas dissuadante puisqu'aujourd'hui encore, malgré les toiles d'araignées et les volets à moitié décrochés qui pendaient mollement à leur dernier lien, la fréquentation de la boutique avait été parfaitement satisfaisante.

Tout en rangeant quelques objets sans grande importance dans leur casier respectif, Ayalone se remémorait des informations qu'elle avait réussis à grappiller durant les derniers jours. Il n'y avait rien de bien grandiose, quelque nouvelles disparitions, des liaisons interdites et un de ses clients qui avait tué le chien de ses parents avec une énorme dose de mort aux rat, alors qu'il ne devait pas avoir plus de 12 ans. 
Mais tout savoir était bon à prendre quand on n'était jamais vraiment sûr de ce dont on pourrait avoir besoin et quand. Il était incroyable de voir le nombre de choses que certaines personnes étaient capables de faire pour cacher les cadavres - aussi ridicules soient ils - qu'ils pouvaient avoir dans leur placard... 
Enfin ce n'était pas pour autant que la jeune femme révélait absolument tout à Rafael. Un choix devait être fait pour ce qui pouvait ou non intéresser le Gouvernement. 

Ayalone traversa la petite avant-boutique pour vérifier que la porte d'entrée était correctement verrouillée, remarquant au passage que le loquet tenait de moins en moins bien. De toute manière, chaque soir la belle rousse descendait également une énorme grille devant la façade de son magasin et avait fait installé un système d'alarme plutôt sommaire mais efficace. La propriétaire des lieux ne pouvait se permettre d'offrir à ses clients une sécurité partielle. 

De retour derrière la caisse, la Daybreaker enclencha le bouton pour ouvrir le tiroir caisse et se mit à faire le compte de ses recettes du jour pour la deuxième fois de la soirée. 

Si ça n'avait tenu qu'à elle, Aya aurait certainement fait faire un grand nettoyage et réaménagé le tout pour un plus grand confort et un luxe bien plus apparent. C'était ce à quoi elle avait été habituée, il y avait de cela bien longtemps, avant de passer plus de 600 ans en Enfer... Et malgré tout, ses goûts exigeants n'avaient pas su disparaître. Mais la jeune femme devait s'adapter au monde actuel et exposer son oisiveté, aussi relative soit elle, n'était en aucun cas souhaitable. Alors elle s'était contentée de laisser son lieu de travail sobre pour meubler ses appartements d'une manière plus noble et qui lui convenaient d'avantage, sans pourtant la satisfaire pleinement. 

Ayant terminé de former les dernières liasses de billets, la Daybreaker rangea l'intégralité de son argent (qui correspondait aux emprunts et aux gracieux intérêts qu'on lui avait rendus) dans une pochette quelle ramènerait plus tard chez elle, juste dans le bâtiment d'en face. 
Mais d'abord elle devrait attendre, plus très longtemps elle l'espérait car normalement Rafael était d'une ponctualité exemplaire.
Habituellement, l'informateur du Gouvernement passait par la porte arrière du bâtiment, ça avait été décidé pour une plus grande discrétion. Ayalone ne voulait pas faire fuir ses clients en leur faisant voir quelqu'un du Gouvernement rôder dans les parages. Il y avait des gens de toute sorte qui venaient échanger temporairement leur biens et mieux valait que ça reste ainsi.

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Jeu 14 Sep - 10:34

Il commençait à faire froid alors que la nuit tombait peu à peu sur la Nouvelle Orléans. Les gens rentraient chez eux ou se dirigeaient vers les bars de la Bourbon Street. L’ambiance était tendue. Les évènements de ces dernières semaines y contribuaient beaucoup. Il faut dire, des pauvres gens qui disparaissent sans laisser de traces, ça fait peur. Surtout que le peu qui avait réussi à revenir racontaient des histoires cauchemardesques. Déjà que tout le monde redoutait une pénurie de vivres, si en plus on avait un monde d’horreur qui nous tendait les bras…Je ne savais pas trop quoi penser de tout ça. Ce monde était étrange. Cette époque était étrange. Mais l’Enfer sur Terre, j’avais du mal à m’y faire. Ce n’était pas censé se passer comme ça. Alors j’avançais, un jour après l’autre, comme j’avais toujours fait depuis 2012. J’avais vécu suffisamment d’emmerdes pour savoir qu’on ne pouvait pas y échapper, seulement s’y préparer et les affronter le moment venu, tête haute. Pour l’instant, je faisais mon job. Et mon job, ce soir, consistait à remplacer Rafael pour aller à la pêche aux infos. Visiblement, il avait trouvé une indic fiable. J’ignorais ce qu’il lui donnait en échange, mais ce n’était pas franchement étonnant que les gens cherchent de quoi se faire un peu de blé en filant des informations. J’arrivai donc devant une devanture, avouons-le, un peu passée de mode. Prêteur sur gages. Je souris ; probablement un des métiers les mieux placés pour avoir des ragots. Rafael m’avait indiqué de passer par derrière, ce que je fis. La porte était ouverte, parfait. J’entrai donc dans une arrière boutique, puis dans la boutique principale. J’aperçus une femme, penchée sur sa caisse. Il fallait un sacré caractère pour qu’un petit bout de femme s’adonne à ce genre de profession. Cela dit, il fallait un sacré caractère pour traiter avec Rafael Morienval. Je toquai sur la porte ouverte, faisant se retourner la jeune femme.

Non. Pas juste « la jeune femme ». Pas n’importe quelle jeune femme. Je clignai des yeux plusieurs fois, tentant de chasser la vision que m’offrait mon cerveau détraqué. Mais rien n’y fit. Au bout de deux, trois secondes de silence plombant, je dus me rendre à l’évidence. Je ne rêvais pas.
« Je te croyais morte. Définitivement, je veux dire. »
Mais Ayalone n’était pas morte. J’avais pourtant cessé de ressentir le lien qui m’unissait à elle en 2012, lorsque j’étais redevenu humain. Je ne sentais plus sa présence. Alors j’avais présumé qu’elle faisait partie des victimes de cet Enfer des mages dont parlaient parfois ceux qui en étaient sortis. Mais elle était là. Aussi belle que lorsque je lui avais planté un couteau dans le cœur, au sens littéral du terme. Lorsqu’elle avait voulu me prendre mon fils, huit ans après l’avoir abandonné avec moi sur un lopin de terre minable. La colère monta, froide, tellement froide qu’elle en devenait brûlante, dans mes entrailles. J’avais très bien accepté l’idée qu’elle ne reviendrait pas. C’était mieux, pour moi, pour tout le monde. Mais la voir, là, en chair et en os. Qui travaillait avec Rafael, en plus. Si proche du meilleur ami que je n’aie jamais eu. Trop proche. Que comptait-elle faire, briser ma vie une fois de plus ? L’idée m’était insupportable. L’idée qu’elle puisse me casser en miettes comme elle l’avait fait 7 siècles auparavant était insupportable. Je serrai le poing et la machoire.
« Rafael est indisponible ce soir. Je le remplace. Il parait que t’as des informations intéressantes. »
Me focaliser sur ma mission et mon job pour éviter de partir en vrille. J’avais construit quelque chose ici. Je ne pouvais pas permettre qu’il vole en éclats. Pas à cause d’elle. Je ne comprenais pas pourquoi Rafael avait accepté de coopérer avec elle. Pourquoi il ne m’avait rien dit. Pourquoi il m’avait envoyé droit dans la gueule du loup. Je ne comprenais pas tout ce merdier. Alors j’allais récupérer les infos qu’elle me devait, foutre le camp d’ici et tenter d’oublier ce que j’avais vu.

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Ven 22 Sep - 21:57

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Lorsque l'on toqua à la porte derrière elle, la belle rousse se retourna, lâchant ses affaires et affichant un grand sourire, certaine qu'elle était de voir apparaître Rafael dans l'entrebâillement. Mais quand elle croisa ce regard sombre là, son sourire vola en éclats comme un verre se brisant au sol et il lui fallut, d'une main aussi discrète qu'elle le put, se retenir à son propre comptoir pour ne pas céder à ses jambes soudain cotonneuses. La première pensée d'Ayalone fut que c'était impossible. Que tout cela était tiré d'une vile illusion, qu'on l'avait droguée à son insu ou qu'elle s'était endormie et que ce cauchemar était juste plus vif que les autres. Pourtant elle se sentait parfaitement consciente et réveillée et lui, paraissait parfaitement tangible. 
Il semblait à la prêteuse sur gage, pendant un instant encore, qu'on avait retiré tout l'air de ses poumons et que personne ne semblait prêt à le lui rendre assez rapidement pour qu'elle y survive. Pourtant son souffle fini par être reprit et avec lui les esprits de la Daybreaker. Plus de six cent ans qu'elle ne l'avait pas vu. Bientôt plus proche des sept cent d'ailleurs et le revoir maintenant était certainement une des choses les plus douloureuses qu'Aya avait eu à vivre depuis toutes ces années. Bien entendu, le moment où Gabriè lui avait planté lui même un couteau dans le cœur était hors catégorie. Et cette pensée fini de réveiller la colère de la jeune femme et de la sortir de sa torpeur. Les yeux de la jeune femme détaillèrent l’intrus sans aucune retenue. Il était exactement pareil. Avait-il seulement prit une ride ? La rousse en doutait.

‹‹ Je te croyais morte. Définitivement, je veux dire.  »

Et elle donc ! À tel point et pendant tellement longtemps que cette rencontre paraissait parfaitement irréelle. La belle rousse se redressa, à nouveau parfaitement droite, prête à présent à affronter cet homme, peu importe si c'était vrai ou non. Alors Ayalone comptait lui demander ce qu'il osait foutre là quand l'homme la précéda. 

‹‹ Rafael est indisponible ce soir. Je le remplace. Il parait que t’as des informations intéressantes.  »

Un moment, la jeune femme continua à dévisager son ancien amant, interdite, alors que chacun de ses mots alimentait encore le feu qui brûlait en elle. Il connaissait Rafael. Il était assez proche de lui pour aller jusqu'à le remplacer dans une mission pour le moins confidentielle. Quel genre de hasard sadique cela pouvait-il être ? Et comment osait-il être si froid ? Il l'avait tuée, il l'avait envoyée en Enfer pendant bien plus d'éternités qu'il en fallait pour perdre la raison et maintenant, après des siècles d'absence à croire en la mort de chacun avec une paisibilité toute relative, il la traitait comme s'ils s'étaient à peine connus ! Comme si chacun n'avait pas influencé la vie de l'autre sur des centaines d'années pour une passion dévorante qui les avait totalement dépassés. 

- C'est tout ce que tu as à dire ? Après tout ce temps ?  

La voix sourde, colérique, la prêteuse sur gage s'était avancée d'un pas pour mieux lui faire face. Peut être pour mieux l'observer aussi, inconsciemment, puisque toute sa conscience elle, était occupée à songer à mille moyens de l'écorcher vif, indignée comme elle l'était. Il fallait qu'elle le bouscule, qu'elle ait une réaction, un affront et si ça devait en arriver aux mains, qu'il en soit ainsi !

- Ou bien tu es venu voir si tu pouvais me tuer une deuxième fois ? 

Presque une lueur de défi dans ses yeux, mais clairement un éclair de rage. 

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Dernière édition par Ayalone V. Hastings le Ven 6 Oct - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Mer 4 Oct - 12:05

« C'est tout ce que tu as à dire ? Après tout ce temps ? «
Une chose était sûre : Ayalone savait toujours se mettre en colère. Cette colère sourde, piquante, typiquement féminine. La colère qui savait vous glacer le sang alors que le ton n’était pas monté. J’avais tellement connu cette colère. Elle ne me rappelait pas de bons souvenirs. Elle n’était pas morte, et elle était toujours la Ayalone que j’avais connue.
« Ou bien tu es venu voir si tu pouvais me tuer une deuxième fois ? »
Ouch. La remarque faisait mal. Elle faisait affreusement mal. Je sentis mon sang bouillir d’un coup dans mes veines. Le français franchit seul mes lèvres, comme une réminiscence du passé, à l'image de la femme qui se tenait devant moi.
« Ca dépend, tu es venu voir si tu n’avais pas un autre fils à vendre comme de la marchandise ? Voir si j'étais toujours à ta merci? Non, je n'ai rien d'autre à te dire, Ayalone. »
Œil pour œil, comme dirait l’autre. Je soupirai. C’était tellement prévisible. A peine nous nous retrouvions, nous nous sautions dessus. A quel moment notre relation était-elle devenue ainsi ? Quand elle m’avait transformé, probablement. Mais je me rappelais du début. Nos rendez-vous en secret. Les sourires, les rires, la complicité. Sa beauté qui me faisait chavirer. La seule femme qui m’avait jamais fait chavirer, dans ma vie emplie de personnes. Et puis elle m’avait brisé le cœur. Et je lui avais brisé le sien. Ca n’avait aucun sens. Je repassai à l'anglais, plus calmement, desserrant les poings.

« Alors comme ça, t’es prêteuse sur gages maintenant ? Les choses changent, en sept cents ans, faut croire. Ecoute, je…. »
Je soupirai une nouvelle fois. Je ne savais pas quoi dire. J’avais l’impression d’être incapable de tenir une conversation normale avec Ayalone. Ce n’était juste pas possible. Pas avec notre relation, pas avec notre passé. Pas là, comme ça. J’avais tellement de questions pourtant. Pourquoi, comment, combien de temps ? Pourquoi, surtout. Mais les questions restaient coincées au fond de ma gorge. Ce n’était pas le moment. J’étais en mission, j’allais remplir ma part du boulot et ensuite j’aurais une petite discussion avec Rafael. Du genre, pourquoi mon meilleur ami fait-il affaires avec la femme qui m’a condamné une grande partie de ma vie ? Les choses étaient en train de devenir tellement compliquées.
« J’ai juste besoin des infos que tu voulais donner à Rafael. Ensuite je m’en vais, je te laisse tranquille, tu fais ta vie, je fais la mienne, tout le monde est content. »
Et je ne viendrais plus te voir. Tu ne me verras plus, parce que je ne veux plus te voir. C’était implicite, elle comprendrait très bien. Ayalone était une fille intelligente. Bordel, qu’est-ce qu’elle était belle, en plus. Sept siècles n’avaient pas terni sa beauté. Mais je ne pouvais pas continuer comme ça. Rafael devrait assumer un peu ses rendez-vous. Voire changer d’indic, ce serait bien. Je ne voulais pas qu’elle entre à nouveau dans ma vie. Elle m’avait tué à la dernière fois. Techniquement, je l’avais tuée, mais passons. J’avais un foutu panda roux en guise de compagnon à cause d’elle. J’avais perdu un fils à cause d’elle. J’avais perdu ma vie, mon monde, à cause d’elle. Je ne voulais pas perdre la vie que j’avais construite ici à cause d’elle. C’était hors de question.

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Ven 6 Oct - 20:53

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Des années lumières de ça, des centaines de rencontres, des tonnes de blessures, des myriades de colères et des foules d'émotions différentes et pourtant, Ayalone se souvenait parfaitement du moment où Gabriè avait mit fin à sa vie, tout comme elle revoyait leur rencontre. Ca n'avait pas été effacé par le temps, son regard brûlant d'amour et celui brûlant de haine ne pouvaient l'être. A chaque fois il l'avait atteint en plein cœur, la seconde fois ça avait juste été plus littérale.

‹‹ Ca dépend, tu es venu voir si tu n’avais pas un autre fils à vendre comme de la marchandise ? Voir si j'étais toujours à ta merci? Non, je n'ai rien d'autre à te dire, Ayalone.  »

En français. La jeune femme tiqua. Le fait qu'il utilise cette langue du passé, de leur passé, une période révolue et dépassée l'agita plus encore, retournée également par la claque glacée qu'elle venait de se prendre en retour d'ascenseur. Les doigts de la jeune femme se rétractèrent jusqu'à ce que ses ongles viennent se ficher dans sa paume. En réalité, c'était dans sa chaire à lui qu'elle aurait voulu les planter.
Elle répondit en anglais, parce qu'elle n'était plus la même, la même qu'à cette époque où il lui avait fait perdre la tête avant de lui faire perdre son existence. Elle n'était plus sienne. Elle l'avait à peine été.

- Tu m'as tué, Gabriè. J'ai demandé à ce que tu me rende notre enfant et tu m'as ôté la vie ! 

Sa voix n'avait aucun relent d’hystérie, mais son ton était sans appel. Une colère sourde, un volcan qui déverse sa lave destructrice sans avoir besoin de gronder et s'agiter en mascarade et en spectacle pour faire des dégâts.

- Tu sais ce que c'est la légitime défense ? C'est répondre à la hauteur de l'attaque. 

Des sous entendus sous ses phrases, des mots que la Daybreaker ne disait pas, pas encore. Que c'était injuste, qu'il ne devait pas l'aimer tant que ça pour la tuer si facilement, se débarrasser d'elle si vite. Tout ce qu'elle avait gâché pour lui, tout ce qu'elle avait du faire pour se reconstruire... Et lui qui avait tout anéantit en un seul mouvement. Un geste si simple, si radicale, empli d'une telle haine qu'à aucun moment elle ne l'avait vu regretter.

‹‹  Alors comme ça, t’es prêteuse sur gages maintenant ? Les choses changent, en sept cents ans, faut croire. Ecoute, je….  »

La conversation soudain plus douce, si banale, décontenança la belle rousse un moment. Il changeait de sujet, de ton, il essayait de l'apaiser. Et Ayalone n'aimait pas aller dans la direction qu'on lui montrait, non, son envie de collaborer était même inversement proportionnelle à l'énergie qu'on mettait à lui indiquer le bon chemin. Pourtant elle se tut, attendant la suite du laïus de Gabriè sans cesser de le dévisager de ses yeux brûlants, comme si elle avait pu cramer son beau visage par son seul regard.

‹‹  J’ai juste besoin des infos que tu voulais donner à Rafael. Ensuite je m’en vais, je te laisse tranquille, tu fais ta vie, je fais la mienne, tout le monde est content.  »

Une petite expression d'indignation s'échappa d'entre les lèvres de la voleuse d'énergie. Pour qui la prenait-il ? Croyait-il vraiment qu'elle allait lui faire confiance après ce qu'il lui avait fait ?

- Je ne te dirais rien. 

Elle lâcha.
En en plus il pensait que maintenant qu'il avait refait surface dans sa vie Ayalone pourrait juste l'effacer de nouveau, d'un revers de main et faire comme avant, comme s'il était toujours mort ? C'était impossible, elle ne pourrait pas faire semblait. Une fois de plus Gabriè avait irréversiblement changé sa vie sans qu'elle n'ait son mot à dire là dedans. Elle le haïssait, d'une haine dévorante sur laquelle elle pouvait de nouveau mettre un nom.

- Si tu veux transmettre quelque chose à Rafael, tu pourras lui dire que je viendrai le voir personnellement pour lui donner mes informations. 

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Ven 17 Nov - 17:15

Quoique je fasse, il n’était pas possible d’apaiser la situation. Il y avait trop de rancœur entre Ayalone et moi, trop de non-dits, trop de siècles passés à se haïr. Le simple fait de l’entendre m’appeler Gabriè me fit l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. Parce que personne ne m’avait appelé comme ça depuis 2012. Personne ne connaissait même mon prénom d’avant. Rafael, peut-être, avait été mis dans la confidence une fois, mais pour le monde entier, j’étais Duncan. Le monde entier, sauf elle. Elle ne connaissait pas Duncan. Elle ne connaissait que Gabriè. Et je ne connaissais que celle qu’elle était il y a des siècles.
Je ne pris même pas la peine de répondre à son choix de vocabulaire. Que je lui « rende » notre enfant ? Paul n’avait jamais été sa propriété. Elle l’avait abandonné. Je l’avais élevé, j’avais pris soin de lui. Il ne lui appartenait pas, il ne m’appartenait pas non plus. Mais elle n’avait clairement aucun droit sur lui, car tout ce qu’elle avait fait était de l’avoir mis au monde. Le reste, c’était mon œuvre. Des années de ma vie. Mais je n’avais pas envie d’épiloguer sur le sujet. Déjà parce que ce serait stérile. Aussi parce que, malgré tout, parler de mon fils était douloureux. Un fils que je n’avait pas connu adulte, parce que j’avais décidé de sacrifier ma vie et celle de sa mère. Un fils qui était peut-être mort en conséquence de cette décision.

Alors autant rester sur le sujet du boulot. Sauf qu’Ayalone ne semblait pas de cet avis.
« Si tu veux transmettre quelque chose à Rafael, tu pourras lui dire que je viendrai le voir personnellement pour lui donner mes informations. »
Je roulai des yeux et soupirai. Elle avait décidé de rendre ma tâche très difficile. Ca devait juste être un détour simple avant de rentrer chez moi, pas un parcours du combattant pour satisfaire Rafael. Des fois, je me disais que je n’avais pas le patron le plus facile. Heureusement qu’il était aussi mon ami.
« Bien sûr, tu vas aller le voir personnellement. Et tu crois qu’ils vont te laisser monter jusqu’au bureau de Rafael ? Votre collaboration est secrète, sinon je ne serais pas là. Et il ne prendra jamais le risque de montrer qu’il a quoi que ce soit à faire avec une prêteuse sur gages de Bourbon Street. Tu crois qu’il mettrait sa réputation et ses opérations en danger pour ton confort ? »
Je lâchai un petit rire narquois. Elle ne connaissait pas bien Rafael, de toute évidence. Il gardait ses secrets farouchement….secrets. J’étais le seul à connaitre ce manège avec Ayalone, et je savais qu’il y avait bien d’autres « alliances » dont j’ignorais tout. Rafael avait fait de la méfiance un sport national où il gagnait la médaille d’or haut la main chaque fois. Personne ne savait réellement ce qu’il faisait. C’était sûrement mieux comme ça, vu son métier. Mais il ne laisserait jamais Ayalone venir au gouvernement.
« Allez, arrête ton jeu, ce sont des caprices de gamine. Donne-moi les informations, je les file à Raf et je me retire du jeu. Je ne sais pas ce qu’il te donne en échange mais ça doit être quelque chose que tu veux, voire dont tu as besoin. Ce serait con que tu perdes votre marché parce que tu joues les divas avec moi. Tu crois qu’il écouteras qui, une de ses nombreuses indics, ou son ami de longue date ? »
Je n’aimais pas trop la menace, mais j’avais des réactions peu rationnelles en présence d’Aya. Ca avait toujours été comme ça. Comme quoi, certaines choses ne changeaient pas, même en plusieurs siècles.

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Dim 3 Déc - 14:02

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Il fallait qu’elle se détourne de lui, qu’elle décroche son regard avant de lui décrocher un poing. Alors avec le peu de raison qu’il restait dans ce moment saturé de colère, Ayalone se retourna pour reprendre son travail et tenter d’indiquer que la discussion était close. Ne voyant plus que Gabriè du coin de l’œil, la jeune femme se mit à ranger, trier, annoter, tout en prenant soit de toujours garder un objet en main au cas où elle aurait l’occasion de le lui jeter en pleine tête. 

- Je trouverais un moyen. Je l’ai déjà fait. La terre tournait très bien avant toi tu sais.  

Avec un regard incendiaire pour la forme.

- Il tournait même mieux. 

Sans jamais aucune remise en question, sans se demander si le feu qu’elle n’avait jamais cessé d’entretenir ne lui était pas destiné à elle pour tous ses mauvais actes passés. Mais ce que la belle rousse comptait dans les mauvais actes concernait toutes les choses tournant autour de Gabriè et de leur stupide idylle. Alors pour la prêteuse sur gage, le feu était pour lui et il méritait d’en être consumé tout entier. 
Pourtant la jeune femme n’ajouta rien pour répondre aux affirmations du beau brun concernant Rafael. Elle aurait pu lui dire qu’il se trompait, que l’homme du Gouvernement était déjà venu ici dans les heures les plus discrètes de la nuit pour saisir lui même les informations qu’il désirait, sans risque de perte ou de parasitage. Mais la Daybreaker n’en fit rien : si Gabriè mentait et qu’il était en réalité un ennemi de Rafael, il n’apprendrait en tout cas rien d’elle. 

- Quand bien même je te ferais confiance - et ce n’est pas le cas - tu n’obtiendrais rien de moi.  

Pas un mot, pas une seule bribe d’information. De toute manière, l'hypothèse qu'Ayalone puisse de nouveau lui faire confiance un jour était parfaitement utopique. Comment croire quelqu'un qui avait volé vos rêves et votre avenir ?

- Après tout, Rafael ne m’a jamais parlé de toi et je n’ai pas été prévenue de ta venue.  

Mais comment la prêteuse sur gage aurait pu croire que son malheureux invité aller se contenter de ces quelques paroles et rentrer bien sagement chez lui ? A l'époque déjà il n'avait pas l'habitude de baisser les bras pour si peu et non seulement à présent ne partait il pas, mais en plus le bel homme ne tarissait plus en paroles et en menaces. De longues tirades et une attitude hautaine qui affirmait pleinement sa supposé supériorité et qui agitait la Daybreaker plus que jamais.

‹‹ Tu crois qu’il écouteras qui, une de ses nombreuses indics, ou son ami de longue date ? »

- Et qu’est ce que tu vas faire, Gabriè ? 

Elle se retourna dans une soudaine explosion de colère, ses traits tirés dans une fureur évidente, son regard de feu dardant son ennemi du moment. 

- Tu vas lui dire que j’ai refusé de donner des informations confidentielles à un homme dont je ne sais plus rien depuis plus de cinq siècles et qui la dernière fois que je l’ai vu ma planté une arme blanche en plein cœur ?  

La jeune femme voulait faire un pas, avancer vers lui, poser ses doigts sur sa peau et dévorer jusqu’à la dernière goutte d’énergie que son ancien amour pouvait contenir. Pourtant elle se retint, car s’il disait vrai concernant son amitié de longue date avec Rafael, mieux valait ne pas faire de lui qu’un simple cadavre. Mais y avait-il encore plus qu'un fil de raisonnement qui la retenait d'agir ?

- Vas. Dis le lui et je pense que j’aurais encore une médaille pour ma prudence ! 

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Sam 23 Déc - 23:02

« Je trouverais un moyen. Je l’ai déjà fait. La terre tournait très bien avant toi tu sais. »
Je soupirai. Elle était têtue. Elle avait toujours été têtue, quand nous nous étions rencontrés j’avait même trouvé ça charmant. Ca la démarquait de la plupart des jeunes femmes de son âge. Les autres étaient ingénues au point que ça en devenait agaçant, elles se laissaient manipuler trop facilement. Aya, elle, elle savait ce qu’elle voulait et elle se battait pour ça. Mais aujourd’hui, ce qui m’avait charmé il y a des siècles devenait plus un boulet à ma cheville qu’autre chose.
Et en plus, elle n’avait pas tout à fait tort. Je pourrais être n’importe qui. Je pourrais être de n’importe quel côté. Je n’avais pas beaucoup de moyens de prouver ce que j’avançais. J’avais bien mon badge du Gouvernement mais de nos jours, ces choses-là se trafiquaient plutôt bien à ce que j’avais compris. Armstrong en avait fait les frais, une fois.  Et Rafael, avec sa manie des secrets et du cloisonnement, n’avait évidemment jamais parlé de moi à Ayalone. Ca aurait évité bien des emmerdes, si vous voulez mon avis. Ca aurait évité en premier lieu que je me retrouve ici, face à elle. Probablement la dernière personne au monde que j’avais envie de voir.

« Tu vas lui dire que j’ai refusé de donner des informations confidentielles à un homme dont je ne sais plus rien depuis plus de cinq siècles et qui la dernière fois que je l’ai vu ma planté une arme blanche en plein cœur ? »
Je soupirai une nouvelle fois, agacé. En colère. Vexé. Elle remettait beaucoup de choses en question. Des choses que personne ne devrait remettre en questions.
« Tu crois vraiment que je te mentirais ? Tu me prends pour qui ? J’ai un honneur, bordel. Des principes. Mentir, c’est pas mon truc, et encore moins aux gens que je connais, et encore moins quand il s’agit de business. Tu devrais le savoir, j’ai toujours été honnête, tu me connais mieux que ça. »
Bon, il pouvait m’arriver de manipuler un peu la vérité. On faisait dire ce qu’on voulait aux mots, c’était ça la beauté de la chose. Comme quand je disais que mon animal totem était un prédateur, et pas un putain de panda roux. Ca ne faisait pas de mal, comme mensonge. Puis si on est un bambou, le panda roux est un sacré prédateur, en soi. Mais mentir frontalement aux gens, ce n’était pas moi. J’étais peut-être un salaud, pour ce que j’en savais, mais j’étais un homme honnête et intègre. Et jamais je ne lui avais menti, jamais. Ayalone avait toujours eu mon honnêteté totale. Je savais qu’au fond, elle le savait. Alors ses accusations étaient blessantes. Son air d’indifférence alors qu’elle rangeait ses affaires en me tournant le dos puis sa colère dirigée vers moi étaient blessantes. Le fait que la seule chose qu’elle retienne de notre relation, c’était sa fin, était blessant plus que tout.
« Ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que je pensais que c’était la bonne chose à faire. Tu voulais te servir de notre enfant comme une monnaie d’échange, enfin ! J’étais censé te le donner avec un sourire, alors que j’avais élevé ce gamin seul toute sa vie ? C’était mon fils aussi, Ayalone, tu sembles l’oublier. Et je suis toujours le même homme. Un peu plus vieux, plus sage, moins tête de con. Je suis comme le bon vin, je m’améliore avec l’âge. Mais au fond, c’est toujours moi, c’est toujours celui que tu connais. Je ne suis peut-être plus Gabriè, le paysan commerçant, je suis Duncan le chargé de sécurité. Mais l’homme est toujours le même. Et il fut un temps où on s’aimait. Ou alors ce n’était qu’un mensonge pour te servir de moi ? »
J’ignore si je voulais vraiment connaitre la réponse à cette question. Je me l’étais posée, souvent. Est-ce que l’amour qu’Ayalone m’avait déclaré était réel, ou était-il une ruse, un moyen perfide d’arriver à ses fins ? Une façon de me manipuler avant de me transformer en sa créature ? J’avais eu le temps d’y réfléchir, paumé sur mon lopin de terre, puis errant dans un monde dont j’ignorais tout. Je n’avais jamais eu de preuve d’aucune hypothèse que j’avais forgée. Mais je n’étais pas sûre d’en vouloir une. Je ne savais pas ce que je voulais, si je préférais qu’elle m’ait aimé ou non, parce que quels qu’aient été ses sentiments véritables, l’issue n’en demeurait pas moins tragique et la blessure n’en était pas moins profonde, pour elle comme pour moi.

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Sam 6 Jan - 14:06

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Il n’y avait rien que l’homme aurait pu dire et qui aurait fait changer d’avis Ayalone. Elle était butée et il la connaissait aussi bien qu’elle, alors a quoi s’attendait Gabriè ? A une soudaine reddition providentielle ? Comme si tout à coup elle allait déposer les armes, dire qu’il avait raison et lui donner, sans plus de bataille, tout ce qu’il demandait et plus encore s’il le voulait.
Cette conversation serait stérile et ils se retrouveraient bientôt tous deux acculés dans une impasse sans chance que l’un ou l’autre ne concède une sortie. Tout ça était déjà arrivé avant...

- Comment oses tu me parler d’honneur et d’honnêteté ?  

Comme si c’était honnête et honorable d’avoir tué celle qui une fois, il avait déclaré aimé. Ayalone ne pouvait plus être répugnée par cette homme... Elle s’en était convaincue tout du moins. 

Quand est ce que la belle rousse se rendrait elle compte de ce qu’elle avait fait ? De tout ce qu’elle avait gâché avec ses aspirations illusoires ? Ayalone était loin d’être stupide, elle avait souvent songé à ce à côté de quoi elle était volontairement passé. Une vie simple faite d’amour de son homme et de son fils... mais l’avouer aurait été considéré comme un échec. Et se soumettre à cette existence trop plate aurait été un échec. Après tout, le Gabriè de l’époque n’était pas tombé amoureux d’une jeune sainte sans désirs. Il l’avait aimé elle, avec ses manières de duchesse et son ambition exempte de limite. Il avait aimé sa détermination et son caractère marqué... Alors comment avait il pu attendre d’elle qu’elle courbe le dos ? Qu’elle abandonne tous ces idéaux pour qu’elle devienne pour lui, ce que la jeune femme n’avait jamais été ?

‹‹ Ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que je pensais que c’était la bonne chose à faire. Tu voulais te servir de notre enfant comme une monnaie d’échange, enfin ! J’étais censé te le donner avec un sourire, alors que j’avais élevé ce gamin seul toute sa vie ? C’était mon fils aussi, Ayalone, tu sembles l’oublier. »

- Lui il aurait sut se défendre ! 

Elle laissa s’échapper, avec une colère moins évidente cette fois, mélangée avec une tristesse plus insidieuse, alors que ses yeux se perdaient sur les lames du plancher. 

- Ce n’était qu’une petite fille, elle était innocente, surprotégée. Ils l’auraient brisée... 

Ils l’avaient sûrement fait, mais la propriétaire des lieux n’osait pas y penser. Et à l’époque, leur fils était plus âgé, plus fort, c’était ce qu’elle c’était dit à ce moment là. Parce qu'Ayalone n’était plus tout à fait la même non plus. Un instinct maternel était né en elle depuis qu’elle avait quitté Gabriè. Trop tard pour son fils mais surdimensionné pour sa fille chérie. Sa fille qu’elle avait perdue bien qu’elle était prête à faire le pire des sacrifices pour elle. 

‹‹ Et je suis toujours le même homme. Un peu plus vieux, plus sage, moins tête de con. Je suis comme le bon vin, je m’améliore avec l’âge. Mais au fond, c’est toujours moi, c’est toujours celui que tu connais. Je ne suis peut-être plus Gabriè, le paysan commerçant, je suis Duncan le chargé de sécurité. Mais l’homme est toujours le même. Et il fut un temps où on s’aimait. Ou alors ce n’était qu’un mensonge pour te servir de moi ?  »

Ayalone se sentie piquée à vif et elle détesta ça. Elle nota quelque part le changement du prénom de Gabriè comme une information annexe et se concentra sur le reste de son discours. La prêteuse sur gage aurait voulu se dire que tout ça ne devait servir qu’à l’adoucir, qu’il voulait la berner encore une fois pour mieux se débarrasser d’elle cette fois... Elle n’avait pas le droit de croire quelqu’un qui l’avait trompé une fois. Ça aussi ça aurait été un échec, une honte. Que lui arriverait il si elle se permettait à nouveau de le croire et qu’il lui plantait un nouveau couteau dans le cœur ? Mais les mots étaient trop insultants, trop révoltants, la jeune femme ne pouvait pas les ignorer. 

- Comment peux tu croire une chose pareille ?! Je t’ai aimé comme personne auparavant et plus jamais je...  

N’ai aimé comme ça.
La belle rousse se stoppa net dans une expression de surprise momentanée, mais les dégâts étaient faits, elle en avait trop dit. Alors son masque de colère retomba sur ses traits, comme un nouveau mécanisme de défense. 

- Plus jamais je ne te ferais confiance.  

La Daybreaker releva la tête dans une expression d’assurance et de défiance, comme si c’était bien la fin de sa phrase qu’elle voulait simplement rendre plus théâtrale. 
Mais déjà elle regrettait. Elle aurait du lui dire que tout ça n’avait jamais été qu’un mensonge. Une aventure pour la changer de son petit confort et lui donner l’impression d’exister. Elle aurait du lui dire qu’il n’avait jamais compté pour elle et que c’était pour ça qu’il lui avait été si facile d’abandonner leur enfant. Mais la colère avait parlé à sa place, trop vite comme toujours et avec plus de sincérité qu’elle n’aurait jamais plus voulu lui donner. 

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Sam 13 Jan - 19:21

« Comment oses tu me parler d’honneur et d’honnêteté ? »
Mais j’osais tout moi, ma petite dame. Même parler d’honneur à une femme qui avait abandonné sa famille pour Dieu sait quelle contrée lointaine. Même parler d’honnêteté à une femme qui s’était servie de moi en me transformant en une créature, me condamnant à l’exil et à manger du bambou une nuit par mois. Mais je n’allais pas lui expliquer, une fois de plus. Ayalone était persuadée d’être dans son bon droit. Persuadée, comme moi, d’avoir fait les bons choix dans cette histoire. Et je n’avais pas le pouvoir de lui ouvrir les yeux, j’étais probablement la dernière personne au monde à pouvoir le faire. Après tout, je l’avais tuée, c’est vrai. Pour protéger un innocent, certes. Il n’empêche que la lame qui avait transpercé le cœur d’Ayalone, c’était ma main qui la tenait. Nous condamnant tous les deux. L’envoyant dans un endroit sordide. Si j’avais su ce qui l’attendait, aurais-je agi différemment ?
Les mots d’Ayalone, de plus, me perturbèrent. Elle parlait de Paul qui aurait pu se défendre. Puis elle parla d’une petite fille. De qui parlait-elle ? Je ne comprenais pas. Je tentai de recoller les morceaux, mais il n’y avait pas de petite fille dans l’histoire. Il n’y en avait jamais eu. Ayalone parlait donc d’elle-même. Elle n’était déjà plus une petite fille, à l’époque. Mais elle se voyait vraisemblablement comme telle. Une petite fille brisée. Je fronçai les sourcils. C’était pour ça qu’elle était venue chercher Paul ? Pour se protéger ? J’avais toujours envisagé son acte comme un acte d’égoïsme. Elle m’avait dit être venue pour régler un conflit avec quelqu’un, un marché qui avait mal tourné, une connerie comme ça. Je ne me souvenais pas de ses mots exacts. Mais en tout cas, ce n’était pas une question de vie ou de mort. Mais aujourd’hui, je comprenais surtout qu’elle ne m’avait pas tout dit. Pourquoi ? Pourquoi me mentir ce jour-là ? Quand on voit où ça nous avait mené…Si elle avait dit la vérité, cela nous aurait peut-être tous sauvés. Elle, moi, Paul.

« Comment peux tu croire une chose pareille ?! Je t’ai aimé comme personne auparavant et plus jamais je... »
Mon cœur loupa un battement. J’étais persuadé qu’elle me balancerait une atrocité à la tronche. Qu’elle m’avouerait qu’elle ne m’avait jamais aimé et que j’étais un moyen de se défaire de l’emprise de son paternel, de découvrir le monde. Alors qu’elle me dise qu’elle m’avait aimé, sincèrement. C’était douloureux et beau à la fois. Mon cœur brûlait, mais je ne saurais pas dire si c’était de colère, de tristesse, de nostalgie, de plaisir. Parce que je l’avais aimée, bordel, qu’est-ce que je l’avais aimée. J’étais tombé fou amoureux d’elle, il n’y avait jamais eu une femme avant elle. Jamais après non plus, d’ailleurs. Mon cœur n’avait pas eu le courage de retenter le coup, après Aya. Les femmes m’avaient toutes paru manipulatrices, fausses. Capables de vous briser le cœur en mille morceaux si vous n’y preniez pas garde. Il n’y avait personne comme Aya.
« Plus jamais je ne te ferais confiance. »
Je haussai les épaules.
« Eh ben comme ça on est deux. »
Le silence retomba, lourdingue. Je ne savais plus quoi dire. J’étais déçu. Elle était en colère. C’était un fiasco sur toute la ligne. Quelle soirée de merde. Je passai une main sur ma nuque, soupirant.
« Je vais te laisser. Je dirai à Rafael que tu es têtue comme une mule. Il reviendra te voir lui-même s’il veut. »
Je haussai de nouveau les épaules., me retournai. J’allais passer la porte quand je me tournai de nouveau vers Aya.
« J’aurais aimé que ça se passe autrement. Toi et moi. On aurait pu être heureux, tu sais. Paul, il était…c’était un sacré gamin. Il a pas eu de chance, avec des parents comme nous. Toi qui ne voulais pas être mère, moi qui ne savait pas comment être père. Il me manque, parfois. J’aurais aimé que tu le connaisses. J’aurais aimé que tu saches ce que c’est d’être mère. Je voulais juste qu’on soit heureux. »
Il était temps de partir, maintenant. Et d’aller oublier le visage d’Aya, une nouvelle fois. En espérant que ça ne me reprendrait pas six siècles.

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MessageSujet: Re: Don't dead open inside • Duncan&Ayalone   Mar 23 Jan - 22:37

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L'homme de sa vie. Ayalone ne lui en dirait pas plus, mais c'était ce qu'il avait été : Gabrié avait été l'amour de sa vie. Le seul. Personne ne l'avait jamais remplacé et jamais elle n'avait cherché à le faire. Aimer l'avait brisé trop de fois, l'aimer lui d'abord, puis sa fille. Que des choses qui l'avaient toujours plus trainée vers le bas... Après tout ce qu'elle avait entendu sur l'amour. Ca n'était finalement qu'une illusion, un éphémère destiné à tomber, inéluctablement attiré par le bas, pour finir par exploser et détruire le plus de choses possibles sur son passage. Gabrié de son côté avait sûrement refait sa vie, c'était certain, il avait fait un excellent père de famille, Aya le savait. Il avait eu largement le temps pour tout reconstruire.
La belle rousse lâcha la bombe sur son absence éternelle de confiance et la réponse vint la frapper en pleine tête comme un retour de manivelle bien placé.

‹‹  Eh ben comme ça on est deux.  »

Le silence qui s'installa ensuite fut long, beaucoup trop long, trop chargé d'on ne sait quoi. Quelque chose entre la douleur, la colère et les regrets. La prêteuse sur gages s'en voulait de ressentir tout ça, elle s'en voulait de ressentir quoi que ce soit. Où était donc son cœur de glace quand elle en avait besoin ?

‹‹  Je vais te laisser. Je dirai à Rafael que tu es têtue comme une mule. Il reviendra te voir lui-même s’il veut.  »

Il abandonnait, il baissait les bras, enfin. Pourtant Ayalone ne ressentait pas le soulagement qu’elle avait imaginé à l'idée de le voir enfin partir de son domaine.

- Dis lui ce que tu veux.  

Elle lâcha comme si tout lui était parfaitement égal avec un geste de la main avant de détourner le regard, comme pressée de retourner enfin à ses occupations.
Sans plus un mot, accrochée à son comptoir, la Daybreaker observa le brun se rapprocher de la sortie. Elle ne le retiendrait pas, elle n'en avait aucune envie, il fallait juste qu'il parte, qu'il disparaisse de sa vie à nouveau. Après tout, pendant toutes ses années à la Nouvelle-Orléans ils ne s'étaient jamais croisés, pourquoi en serait-il autrement à l'avenir ?

‹‹  J’aurais aimé que ça se passe autrement. Toi et moi. On aurait pu être heureux, tu sais. Paul, il était…c’était un sacré gamin. Il a pas eu de chance, avec des parents comme nous. Toi qui ne voulais pas être mère, moi qui ne savait pas comment être père. Il me manque, parfois. J’aurais aimé que tu le connaisses. J’aurais aimé que tu saches ce que c’est d’être mère. Je voulais juste qu’on soit heureux.  »

Il sembla à Ayalone qu'elle hurlait « Va-t'en ! » et en même temps, elle était prête à parier qu'aucun son ne s'était échappé de ses lèvres.
Quand la porte se referma la jeune femme contourna le comptoir pour se laisser tomber dans un des fauteuils qui meublaient sa boutique. Un soupire profond s’échappa de ses lèvres. Il lui faudrait du temps pour assimiler tout ce qu’il venait de se passer, pour digérer ces retrouvailles de six siècles qui allaient certainement l’atteindre plus qu’elle n’oserait jamais l’avouer. Enfoncée au fond des coussins, la jeune femme porta ses mains à son visage où Ayalone eu bientôt la vague impression qu'un torrent de larmes s'écoulait.


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