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 The hardest part is never known || Kezia

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: The hardest part is never known || Kezia   Dim 17 Sep - 12:21


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
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Comment deux sensations diamétralement opposées pouvaient-elles être en aussi bonne osmose dans un corps ? Le cerveau, cette machine merveilleuse, pleine de surprises, jamais à court d’imagination pour donner vie à de sombres cauchemars, à ces peurs savamment enfouies dans le but de les ignorer. Nous enterrions des cadavres aux fins fonds de nos êtres, notre esprit en déterrait des os calcinés qui nous hantaient sans cesse, heurtant notre conscience avec force. Le reste, la chimie s’en chargeait très bien toute seule, ordonnant à ces poumons de ne plus laisser entrer assez d’air, à ces mains de perdre leur stabilité, à ce cœur de battre plus vite que nécessaire.

J’essuyais rageusement mes pommes moites contre mon jeans, agacée par mes propres faiblesses. J’avais assez étudié l’humain pour savoir que l’angoisse qui m’agitait, n’était que le fruit d’un esprit inquiet sur lequel j’avais le pouvoir. Une théorie sans faille, mais une pratique que je n’arrivais pas à appliquer. C’était pourtant le calme qui avait dominé ma vie, le jour fatidique, résignée ou peut-être même heureuse du sort qui m’attendait. Mais de l’attente était née l’angoisse, le vent soufflait sur une mer calme et avec les heures passant, les courants s’étaient fait bourrasques, les vagues déferlant en rythme, déversant leur dose de panique dans mes veines.

48h plus tard, une seule question tournait en boucle dans ma tête. Pourquoi ? Niklas avait-il décidé de me faire ployer autrement ? Avait-il prévu de s’en prendre à l’une de mes connaissances ? J’avais beau avoir été discrète, cet homme savait tout, voyait tout. Avait-il une liste ? Qui serait le premier à tomber par ma faute ? La culpabilité me rongeait et c’est elle qui me poussa à sortir de mon appartement. Mon regard vagabonda sans cesse autour de moi alors que j’évoluais dans les rues de la ville, si j’étais suivie je n’en vis rien. Je continuais à errer des heures durant, sans but évident, mais m’assurant par des détours d’apercevoir les rares personnes que je pensais en danger. La chevelure immanquable de Sigrid, m’ôta d’un poids. De tous, c’était pour elle que je m’inquiétais le plus. Les autres avaient tous des moyens divers et variés de se protéger. « Divers et variés », je n’arrivais toujours pas vraiment à accepter ce qu’Orfeo m’avait imposé, je ne pouvais pas mettre de mots sur ce que j’avais vu, encore une fois… Mes souvenirs de cette soirée-là, se superposant à ma confrontation avec Orfeo. Deux fois, avais-je été témoin, et je n’arrivais toujours pas à en accepter la pleine mesure.

Comme à la roulette russe, là où le soleil éclatant m’avait brûlé la peau pendant des heures à parcourir la ville, une pluie dense vint me tremper jusqu’à l’os en quelques secondes. Que faire désormais ? Mon regard s’attarda sur mon environnement, le décor calciné du nord de la ville s’imposa à mes yeux, la couche de poussière ambiante plaquée au sol par la violence de l’averse. Je ne suis qu’à quelques minutes de son appartement, je le sais, mais mes pieds refusent de bouger dans cette direction. Que vais-je découvrir sur place ? Les doutes, conjugués avec la peur, sont autant de petites aiguilles s’enfonçant avec lenteur dans un esprit, douloureux, vicieux, imprévisibles. J’ai besoin de savoir. Cette simple constatation me permet de reprendre ma marche, qui se transforme en course quelques mètres plus loin. Ce n’est qu’une fois au pied de son immeuble que je me stoppais, une main sur le cœur, l’autre agrippée à ce qu’il restait d’un grillage, prête à vomir dieu sait quoi. Je n’avais jamais été une grande sportive, évidence que j’avais oublié le temps de quelques minutes. Il me fallut quelques instants de plus pour m’assurer que la nausée pouvait être reléguée au second plan, mais je finis par franchir le mur d’enceinte et attaquais l’escalade finale.

Debout devant sa porte, le souffle court, le cœur battant furieusement dans ma poitrine, autant sous l’effort que l’inquiétude, ma main suspendue à quelques centimètres du bois, une dernière hésitation paralysait mon bras. Était-ce au moins une bonne idée que de frapper et me faire repérer ? Je n’avais pas d’arme sur moi, sans défense si jamais je ne trouvais pas Kenneth derrière cette porte, mais autre chose. Je pris une grande respiration, sans doute par peur de faire du bruit en respirant une fois dedans et actionnais la poignée de la porte. Le couinement des gonds me fit instantanément regretter mon geste et une grimace étira mes traits. Trop tard pour la discrétion, trop tard pour faire demi-tour, trop tard pour tout. Mon corps se glissa de lui-même dans l’appartement, ignorant tout sens de préservation. J'ignorais les gouttes d'eau qui glissaient le long de mes vêtements pour finir sur le sol, laissant une trainée nette dans mon passage. Mon regard cherchant avidement une quelconque trace de sa présence.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Dim 17 Sep - 16:25


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Du repos. C'était tout ce que je demandais. Ces derniers jours avaient été éprouvants, mais j'avais tenu ma parole. Lucrezia était en sécurité et relâcher la pression me permit de me rendre compte que j'avais tenu le coup grâce à mes nerfs à vifs. Si j'avais ce besoin de la voir, j'étais également à bout d'une certaine manière. Ma patience, ma tolérance. J'avais failli la perdre, encore une fois ; ce ne serait sûrement pas la dernière mais je ne préférais pas y penser, tout simplement parce que je ne savais pas si j'étais prêt pour ça. Je prenais les choses comme elles venaient, comme elles se présentaient à moi. Je me demandais si j'en avais quoi que ce soit à faire de l'avenir, du futur ? J'étais un homme qui vivait principalement dans le passé. Qui ressassait, qui revivait les mêmes moments encore et encore, jusqu'à ce que ma mémoire endommage les images nettes et les rende plus floues. Depuis peu, je m'aimais à vivre dans le présent. Profiter de chaque seconde comme si c'était la dernière. Je n'avais jamais eu de perspective d'avenir, c'était pourquoi servir le Gouvernement ne m'avait jamais questionné. Chaque seconde où j'inspirais de l'air dans mes poumons signifiait que j'étais vivant, et c'était tout ce qui m'importait. Désormais, j'espérais être un peu plus fort que je ne l'avais été ces deux dernières années, et il pouvait m'arriver d'imaginer, peut-être, ce que demain serait, et de me projeter, vaguement. Grâce à Lucrezia.

Allongé dans le canapé, les rideaux fermés, la lumière extérieure provoquait pourtant une ambiance tamisée et douce dans mon appartement, favorisant mon repos. Seul le bruit de la pluie pouvait perturber cet instant. Mes yeux se laissaient même tenter à se fermer d'eux-mêmes. Le renard secoua brièvement une oreille alors que je pouvais distinguer, dans le silence le plus total lorsque je fis abstraction du reste, des bruits de pas dans le couloir. Rien d'anormal, mais le renard, à l'affût, remarqua que la personne s'était arrêtée devant mon appartement. Je rouvrais brusquement les yeux sans bouger davantage. Je n'avais pas besoin de voir pour savoir mais j'étais prêt à bondir. Peut-être avais-je des ennuis ? Peut-être que Niklas en voulait plus ? Peut-être voulait-il faire le ménage derrière lui et me supprimer de l’échiquier définitivement ? Les pas avaient été trop légers pour que ce soit quelqu'un de robuste qui se tienne derrière ma porte. Peut-être que pourrais-je l'abattre au corps à corps sans ameuter le voisinage ? Non. Attaquer de manière aussi frontale n'avait pas de sens. Je voyais plutôt ses sbires me frapper dans le dos après m'avoir empoisonné. Je me relevais et glissais jusqu'à la porte d'entrée à pas de félin, laissant ma tête pencher sur mon épaule. Quel drôle de comportement qu'adoptait la personne cachée derrière. Peut-être cherchait-elle quelque chose ? J'inspirais une nouvelle bouffée d'air pour satisfaire mes poumons et l'odeur me renseigna immédiatement. Une odeur que je m'étais juré de reconnaître entre des milliers, même si actuellement elle n'était pas parfaitement nette. Je laissais l'incompréhension se dessiner sur mes traits. Elle était seule et j'étais sûr que c'était elle. Elle était tellement nerveuse. Lucrezia. Un fin sourire se dessina sur mon visage alors que je vis la poignée se tourner. Elle ne manquait pas d'air. Ne lui avait-on jamais appris à frapper à la porte avant de pénétrer chez quelqu'un ? Mon dos se retrouva, en une fraction de seconde, plaqué contre le mur, me cachant derrière la porte d'entrée. Elle avait beaucoup de chance que je possède les capacités que le renard m'avait offertes. Elle aurait pu se prendre une balle en pleine tête. Comment pouvait-elle entrer chez moi de cette façon sans prévenir ? Elle était parfaitement folle et inconsciente. Je me demandais parfois ce qui ne tournait pas rond chez elle. Beaucoup de choses, sans aucun doute.

J'observais Lucrezia alors qu'elle osait faire ses premiers pas chez moi, en silence. Son cœur battait la chamade et elle était trempée. C'était à cause de la pluie que cela avait été un peu plus difficile pour moi de l'identifier. Et maintenant ? Elle était toujours aussi nerveuse. Que cherchait-elle exactement ? Si j'étais curieux de savoir ce qu'elle allait faire si je ne me manifestais pas, j'étais davantage joueur dans un tel instant. Je préférais alors l'acculer. Je me rapprochais très lentement, dans le silence caractéristique d'un prédateur, avant de brusquement bondir derrière elle. Je passais mes bras autour d'elle et plaquais son dos contre mon torse pour l'emprisonner, ne lui laissant aucune occasion de s'enfuir. Un bref coup de pied dans la porte derrière nous et elle claquait, nous offrant une nouvelle intimité. Il n'avait fallu qu'une seule seconde pour que je sente une nouvelle fois cette alchimie, cette connexion particulière entre nous. J'étais tout à elle, aucun doute là-dessus. Si le renard peinait à accepter cette évidence, il se pliait une nouvelle fois face à la présence de Lucrezia contre laquelle il ne pouvait rien. Je resserrais inconsciemment ma prise autour de Lucrezia et laissais mes lèvres glisser contre ses cheveux trempés et sa peau humide, prenant vaguement refuge dans son cou, inspirant un bref instant son odeur pour que chaque fibre de mon être s'en nourrisse. C'était maintenant que je réalisais qu'elle m'avait manquée. Pourquoi n'étais-je pas passé la voir plus tôt déjà ? Peut-être avais-je encore un peu de patience et de tolérance en stock finalement.

En quoi puis-je vous aider Mademoiselle ? Murmurais-je à son oreille après avoir lentement redressé la tête.

Lui rappeler qu'elle avait beaucoup de culot ne servirait à rien. Quelque chose me disait qu'elle était bien consciente de ses faits et gestes. Restait à savoir la raison de sa présence ici. Voulait-elle me voir ou croyait-elle qu'elle pourrait trouver quelque chose dans mon appartement ? Une partie de moi se méfiait toujours d'elle. Elle ne pouvait pas s'empêcher de me mentir ou en tout cas d'omettre certains éléments durant nos échanges. A vrai dire, j'avais des choses à lui dire, et c'était une bonne chose qu'elle soit venue jusque là. Elle devait être informée que le Gouvernement menait sa petite enquête ; ou plutôt Ambre. Cette Rookie ne lâcherait pas tant que Lucrezia ne ramperait pas sur le sol du Colosseum. Ce qui n'arriverait pas, j'y veillerai.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Dim 29 Oct - 18:33


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
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Un silence de mort, les coups effrénés de mon propre cœur résonnaient à mes oreilles comme un grondement menaçant. Plus mes yeux parcouraient l’appartement sans trouver la moindre présence, plus je réalisais mon action irréfléchie. Je ne devrais pas être là et à l’instant même où je m’apprêtais à faire demi-tour, ma retraite fut coupée par une étreinte. Un étau soudain que la peur me fit mal interpréter. Un cri étouffé remonta le long de ma gorge alors que je me pétrifiais. Les quelques secondes suivantes furent nécessaire afin que je commence à rassembler un semblant d’idée. C’était lui, ce ne pouvait être que lui, je le niais peut-être encore, mais mon corps savait désormais reconnaître la morsure de ses mains. L’ensemble de mes muscles se détendirent alors que son visage voyagea contre mon cou, ma tête s’inclinant d’elle-même pour lui laisser un meilleur accès. La rapidité avec laquelle mes sentiments changeant en sa présence m’inquiétait plus que je ne voulais bien l’admettre. Comment pouvais-je être anxieuse et à la fois heureuse, comment sa seule présence pouvait-elle m’apaiser ainsi ? Des questions que je préférais ignorer encore une fois. Le son de sa voix me rappela à l’instant la raison de ma venue. Je sursautais brusquement pour me retourner et lui faire face, mes mains se plaquant derechef sur son visage, mes yeux cherchant la moindre blessure, sans en trouver ils se contentèrent de fixer leurs homologues. Je ne savais pas ce que j’y cherchais, une approbation ?

Tu vas bien.

C’était une affirmation, un soulagement que j’avais besoin d’exprimer sans qu’il n’ait la moindre importance. Il savait mieux que quiconque s’il allait bien ou non. Mais l’angoisse s’était faite telle avec les heures, que je me devais de l’évacuer d’une manière ou d’une autre. Et les mots ne suffisaient pas, clairement, je me sentais encore nauséeuse à l’idée de l’avoir mis en danger égoïstement. Ma prise se fit plus acérée alors que je tirais son visage contre le mien, mes lèvres heurtant brutalement les siennes, m’assurant qu’il était bien là. Je relâchais mes prisonnières qu’après quelques secondes, récupérant mon souffle avant que les mots ne s’échappent rapidement entre deux respirations.

Niklas n’est jamais venu, j’ai eu si peur qu’il décide de s’en prendre à mes proches pour me faire payer. J’ai parcouru toute la ville pour savoir à qui il avait pu s’en prendre. Je les ai tous vus, ils sont tous hors de danger pour le moment. J’ai fini par toi, pourquoi tu ne fermes pas ta porte à clé comme tout le monde ? J’ai cru…

Qu’est-ce que j’avais cru exactement ? Je n’en savais trop rien. Si la porte avait été fermée à clé, j’aurais fait demi-tour sans m’attarder. Je ne m’étais certes pas attendue à ce que la porte s’ouvre sans résistance. La curiosité malsaine m’avait attiré à l’intérieur, ce besoin viscéral de savoir. J’avais encore eu une chance infinie de ne tomber que sur lui, j’avais encore pris un risque non calculé, encore une erreur. N’apprendrais-je jamais ?

Mes mains quittèrent son visage pour l’enlacer à mon tour, mon visage baissé contre son épaule, je fermais les yeux brièvement, ne voulant pas poser la question. Je redoutais tellement sa réponse que je continuerais de vivre dans le déni jusqu’à ce qu’il y réponde.

Dis-moi que tu n’y es pour rien. Dis-moi que tu n’as pas approché Niklas. Dis-moi que tu ne lui es pas redevable. S’il te plaît.

L’idée même qu’il soit redevable à Niklas pour ma survie me faisait paniquer sans que je ne puisse me contrôler. Qu’avais-je fait ? Mais surtout, qu’avait-il pu marchander pour me sauver la vie ? J’essayais de ne pas imaginer le pire, attendant qu’il me réponde, qu’il me dise qu’il n’avait rien à voir avec ce revirement de situation. Que Niklas imagine tous les plans du monde pour me faire tomber, tant que personne ne chutait avec moi, je n’en avais que faire. S’il y avait un Dieu à cet instant, je priais de toutes mes forces pour que la réponse ne me plonge pas dans les ténèbres de ma culpabilité chérie.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Ven 10 Nov - 21:49


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Si j'avais bien ressenti la peur de Lucrezia, je ne relâchais pas pour autant mon étreinte ; parce que je savais qu'elle était en sécurité, et elle le réaliserait bien assez vite par elle-même. L'effrayer un peu n'était qu'une maigre punition pour son imprudence. Finalement, je sentis son corps se détendre de lui-même et je compris qu'elle m'avait reconnu. Lorsqu'elle me permit de profiter davantage de son cou, j'eus d'autres envies que de débuter une discussion ; néanmoins, si elle était ici, ce n'était probablement pas par hasard ou parce que je lui manquais tout simplement, bien malheureusement pour moi. Bien vite, Lucrezia se retourna et la vue de son visage m'apaisa profondément. La familiarité que je retrouvais, là maintenant, était similaire à celle d'un animal de compagnie lorsque son maître rentrait. Aussi dépravante cette constatation était-elle, ces sentiments qui m'étreignirent à cet instant étaient plus aisés à expliquer et à définir de cette façon pour le renard que j'étais. Elle allait bien ; tout allait bien. Ses mains sur mon visage me firent pourtant reculer légèrement la tête, spontanément, par pur réflexe. Je ne m'y ferais jamais. C'était comme attraper le museau d'un prédateur avec les deux mains sans le prévenir et espérer que ce dernier ne réagisse pas. A moins qu'il en ait l'habitude, il y avait de grand risque pour que son premier instinct soit de vous mordre, même involontairement. Pour toute réponse à ses mains telles une cage autour de mon visage, je me figeais avant de me détendre doucement à mesure que je m'y accoutumais. Je constatais maintenant qu'elle m'observait avec la plus grande attention. Pourquoi ? Sa question me fit légèrement froncer les sourcils avant qu'un doux sourire ne se dessine sur mon visage.

Bien sûr trésor. Pourquoi ? Demandais-je simplement.

Ses doigts me contraignirent davantage et je soupirais, très brièvement car ses lèvres se fracassèrent immédiatement contre les miennes pour toute réponse. Je répondis à son baiser avec une parfaite symétrie alors que mes mains glissèrent dans son dos en une caresse possessive. Bien vite, trop vite, Lucrezia éloignait son visage et je l'observais à nouveau. Son visage, ses lèvres rougies par la pression des miennes, ses yeux dans lesquels je pouvais lire du soulagement et de l'incompréhension simultanément, son cœur qui battait encore un peu trop vite ; je la détaillais encore tout en écoutant attentivement chacun de ses mots. Elle m'avait tellement manquée. Rien ne semblait avoir davantage d'importance qu'elle. Je laissais un très fin sourire se dessiner sur mon visage alors que l'une de mes mains libéra son dos pour glisser lentement sur sa joue avant que mes doigts ne se logent entre ses cheveux. Je ne l'avais pas prévenue. Je lui avais caché tout ce qui s'était passé ; avec Niklas, avec Timmy, le braquage. Je savais qu'elle me tuerait si elle l'apprenait sans vraiment comprendre pourquoi et cela aurait été trop ironique pour moi. Elle pensait pouvoir gérer seule et c'était faux. Moi aussi j'avais eu besoin d'aide et j'avais dû y laisser quelque chose en échange des bons services de Timmy : ma crédibilité et mon indépendance. J'avais toujours voulu me montrer fort pour tenir mon rôle, et pourtant fort était de constater que nous n'avions pas toujours ce que nous voulions dans la vie. Néanmoins, j'avais décidé de lui mentir, ou tout du moins de ne pas lui dire la vérité, mais je n'avais jamais pensé qu'elle vivrait dans la peur de perdre ses proches. A vrai dire, si elle ne me l'avait pas spécifié aussi clairement, ça ne me serait jamais venu à l'esprit. Il était vrai qu'Ivanov était assez fou pour s'en prendre à tout son entourage avant de la mettre à genoux pour l'achever. C'était ce que je ferais si j'avais été à la place de cet homme en tout cas. Je laissais échapper un soupir de rire à sa dernière remarque. Verrouiller ma porte ? Croyait-elle vraiment qu'un verrou ferait une quelconque différence lorsque j'étais dans mon appartement ? Je pouvais remarquer une présence jusqu'au bout du hall, et peut-être même plus loin encore si je me concentrais suffisamment ; pensait-elle sincèrement que j'avais besoin de fermer ma porte à clé ? Bien malgré moi je laissais échapper un nouveau rire à cette pensée, bref, franc. Bon Dieu qu'elle était amusante. Le bien-être qu'elle me faisait ressentir n'était probablement pas innocent dans la légèreté avec laquelle je riais.

Lucrezia délaissa finalement mon visage et j'eus la sensation de retrouver une partie de ma liberté. Une illusion absurde, surtout que, au bout du compte, ce ne fut pas spécialement plus confortable. Je l'accueillais dans mes bras, ma main caressant l'arrière de sa tête dans le but de la rassurer d'une quelconque manière que ce soit. Mon visage prit spontanément refuge à travers sa chevelure, respirant son parfum, son odeur significative que je pourrais reconnaître parmi des milliers d'autres. Si je m'étais piqué et injecté une drogue, la sensation aurait été exactement la même. Mais je fus bien vite sorti de force de ma torpeur dans laquelle je serais bien volontiers resté des heures. Lui dire que je n'y étais pour rien ? Je ne pouvais pas faire ça. J'avais espéré qu'une telle idée ne lui traverse jamais la tête. Lui mentir par omission, d'accord. Mais lui mentir tout court ? J'étais bon pour ça, habituellement. Ici, ça ne sonnait juste pas correct sans que je ne comprenne réellement pourquoi. Que devais-je répondre ? Je restais silencieux quelques secondes, me trahissant peut-être dans le processus. Quelque chose m'indiquait qu'il était trop tard pour lui mentir maintenant. Et en avais-je réellement envie ? J'étais prêt à affronter sa fureur ; j'avais toujours été prêt pour ça. Peu importait qu'elle me haïsse ensuite, qu'elle me reproche ma décision, qu'elle m'en tienne rigueur ; tant qu'elle allait bien, j'allais bien et c'était comme ça désormais. C'était comme ça que ça fonctionnait. Je m'étais battu pour elle jusqu'à maintenant, pourquoi les choses devraient être différentes aujourd'hui ? Et si je devais continuer de me battre jusqu'à mon dernier souffle, je le ferai. Ce qui était sûr c'était que je n'abandonnerai pas. Jamais. J'étais allé trop loin pour reculer maintenant. J'avais manqué ma chance il y a quelques mois de ça, tout lâcher pour poursuivre ma vie là où je l'avais laissée avant de la rencontrer. Ce n'était plus envisageable désormais. J'hésitais encore un bref instant, puis finalement je laissais les mots franchirent mes lèvres sans réfléchir davantage :

J'ai marchandé ta vie contre un service... Je réalisais que j'avais été maladroit dans mes propos avant de tenter de me rattraper : Je veux dire que je lui ai rendu un service en échange de ta vie. Mais c'est fini maintenant. J'ai été aidé par un ami et le deal a été rempli avec succès. Tu n'entendras plus jamais parler de lui... Sauf si tu retournes lui chercher des poux bien évidemment... ajoutais-je bien malgré moi sans que ma voix ne sonne pour autant comme un reproche.

J'espérais que cela la rassurerait. Son cauchemar avait pris fin ; c'était tout ce dont elle devait s'inquiéter, non ? Une petite voix en moi, probablement celle du renard d'ailleurs, me dit que j'allais en prendre pour mon grade, d'une quelconque façon que ce soit, et je n'étais même pas sûr de savoir pourquoi. Pourquoi aurais-je dû être puni pour l'avoir aidée à s'en sortir ? Elle m'y avait obligé, à sa façon. Ce n'était pas comme si j'avais un quelconque blâme à prendre. Et comme pour me défendre avant même d'être hypothétiquement attaqué, j'ajoutais en ma faveur :

C'est pas comme si j'avais eu un autre choix. Comment aurais-je pu rester inactif exactement, à attendre que tu te fasses tuer par ce type ?

Je me justifiais et j'utilisais des arguments évidents pour se faire. Oh elle était bien informée de tout ça. Qu'avait-elle attendu de moi ? Que je vienne récupérer son cadavre une fois toute cette histoire finie et que je l'enterre dans le magnifique cimetière de la Nouvelle-Orléans ? Désolé, mais ça n'arriverait jamais. J'y veillerai, jusqu'à ma propre mort.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Jeu 7 Déc - 16:19


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

« Bien sûr ». L’évidence avec laquelle il me donna sa réponse ne faisait aucunement écho au fil de mes pensées. Bien sûr qu’il allait bien, je le constatais de mes propres yeux, mais le danger était tellement présent, que jamais je n’aurais pu prendre sa sécurité pour acquise. Paranoïaque, je l’étais probablement. Qui pourrait imaginer la nature de notre relation. Il était venu m’arrêter dans mon propre hôpital, devant l’ensemble de mes collègues et des dizaines de témoins anonymes. Mais Niklas avait des yeux partout. De la même manière qu’il avait découvert mes manigances, je l’imaginais connaître le moindre détail de ma vie, même ceux qui n’étaient connus que de Kenneth et moi. Des personnes que je pouvais encore considérer comme m’étant proche, il était pourtant le plus inattendu. Il n’avait jamais fait parti de mon plan de le laisser entrer dans ma vie, encore moins dans mon cœur. Alors, même s’il n’avait été qu’un pigeon pendant un temps, je redoutais plus que tous que l’évolution de notre lien ne soit visible. Un simple pion délaissé n’attirerait pas l’attention du monstre.

Mon angoisse semblait glisser sur Kenneth, imperméable à mon inquiétude. Son calme me faisait l’impression de passer pour une folle, et peut-être l’étais-je, trempée, le souffle court, plantée au milieu de son appartement dans lequel j’étais entrée sans m’annoncer. Son sourire détendu et sa sérénité arrivaient pourtant à me calmer sans que je ne sache comment. De la même manière, je n’arrivais pas à saisir comment il avait pu devenir mon roc, cette ancre à laquelle je pouvais me raccrocher en toute confiance. Chose que je m’étais interdit de faire depuis des années. Je plaçais des paris, mais jamais n’accordais ma complète confiance. Pourtant aujourd’hui, je ne pariais plus ou alors très mal.

C’est son rire, discret, mais franc, qui me ramena au présent alors que je m’égarais dans mes réflexions. Un son que je n’avais jamais entendu jusqu’à aujourd’hui. Ma respiration se coupa alors que je profitais de ces sonorités étranges. Au-delà de savoir ce que j’avais pu dire qui puisse le faire rire à ce point, j’étais simplement stupéfaite de cette nouvelle expérience. Peu sûre de l’interprétation à en faire, je préférais ne rien dire et restais figée. Au final, ce qui m’intéressait vraiment restait à venir. La réponse à ma question, une libération ou une sentence, et plus les secondes s’égrainaient plus la boule d’angoisse au fond de ma gorge se rappelait à mon bon souvenir.

J’aurais préféré ne jamais avoir posé la question, ne jamais savoir, ne jamais être submergée par la honte et le dégoût de moi-même une nouvelle fois. Plus les explications se faisaient, plus je me sentais malade. Toute cette situation m’avait échappé, j’avais gâché tellement de choses dans ma quête aveugle et égoïste. Que penserait-il de moi s’il savait qu’il avait mis sa vie en danger pour sauver celle de quelqu’un qui ne tenait pas à la sienne. Mon égoïsme vint me frapper une nouvelle fois en plein figure, ma conscience faisant un retour en fanfare. Je n’avais rien fait de ma vie pour mériter que quelqu’un fasse cela pour moi. Tous les efforts et les sacrifices fait pour moi, j’avais tout dédaigné, préférant la fuite facile, une fin à cette agonie de vie. J’avais refusé de voir tout ce que j’avais à perdre, de réaliser tout ce qui me raccrochaient encore à ce monde. Désormais, je voyais clairement, les remords n’en étaient que plus puissants.

Je m’arrachais de l’étreinte à la seconde où je sentis la bile remonter le long de ma gorge. Je ne pus pas aller plus loin que l’évier avant de laisser échapper le liquide transparent. Peut-être lâchais-je complètement prise, mes nerfs mis à trop grande épreuve, mais les larmes se mirent à couler sans discontinuer.

Je suis tellement désolée….

Ma voix n’était qu’un murmure bataillant pour se faire une place entre les sanglots silencieux. Je fis de mon mieux pour me reprendre un minimum, essuyant mes lèvres d’un revers de main avant de me retourner pour lui faire face.

Désolée que tu aies dû intervenir, de t’avoir impliqué dans tout ça, et de ne pas mériter la moindre de ces actions.

La culpabilité devait déborder dans mon regard et je ne pouvais déjà plus supporter le sien. Mon visage s’inclina vers le sol de lui-même.

Il sait maintenant. Il s’en servira contre toi ou contre moi quand ça l’arrangera.

Ma plus grande peur prenait forme désormais, Niklas avait toutes les cartes en main pour me blesser via Kenneth, mais je ne pouvais même pas blâmer celui-ci d’avoir essayé de me sauver, d’autant plus qu’il avait réussi. Qu’allions-nous faire désormais ? Vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ? Devoir toujours surveiller nos arrières, vivre dans la peur ? J’avais déjà assez donné et plus jamais je ne me laisserais tomber dans cette dérive. Alors quoi ? Commanditer un nouveau meurtre ? J’avais démontré mon inaptitude à gérer mes agents et une tentative d’assassinat ratée ne serait que le clou qui scellerait nos cercueils à tous. Pourtant, tant que cet homme vivrait, jamais nous ne pourrions vivre pleinement nos vies.

Rien est fini. Je le ferais tuer si seulement je le pouvais.

La rage que j'éprouvais pour cet homme m'aidais à regagner en confiance et en contrôle de moi-même alors que je relevais enfin mon regard vers celui de Kenneth. Je ne pouvais pas m’effondrer sous prétexte qu’il serait là pour me rattraper. Alors malgré les larmes encore présentes aux coins de mes yeux, ma voix se fit plus assurée.

Il faudra trouver un moyen de le tenir à distance pour de bon.

Je sentais la colère de Kenneth poindre à peine je formulais ces derniers mots. Il allait me traiter d’inconsciente encore une fois, mais je me trouvais seulement réaliste. Je refusais de vivre pour survivre, il allait devoir s’y faire.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Jeu 7 Déc - 18:43


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Lucrezia était restée incroyablement calme. Quand je m'attendais à une crise, elle restait silencieuse. Ca allait vraiment barder pour mon matricule, n'est-ce pas ? Plus je patientais pour une quelconque réaction, plus je savais que j'allais prendre cher. Elle ne faisait que se préparer à l'intérieur, probablement en train de bouillir et d'attendre que son sang soit arrivé à ébullition. Brusquement, elle se retourna vivement pour se jeter au dessus de l'évier de ma cuisine et je fis un pas en arrière, surpris par le moment. Elle vomit, à peine, et c'était la seconde fois que je la voyais être malade depuis que je la connaissais. Je fronçais à peine les sourcils. Soit je la dégoûtais tellement que cela la rendait littéralement malade à vomir, soit il y avait autre chose que je ne comprenais pas. Je restais silencieux, pris un peu au dépourvu. Je peinais à comprendre les mots suivants qu'elle formula avec difficulté. Je laissais maintenant afficher le choc sur mon visage sans m'en cacher, l'espace de quelques secondes. Elle pleurait et c'était comme si elle me poignardait directement en plein cœur. Je baissais les yeux à peine une seconde et lorsque je reposais mon regard sur elle, je le croisais cette fois, et rien ne fut visible sur mon visage désormais. Je la laissais s'exprimer, impassible, résistant face au déversement d'émotions qu'elle se permettait soudainement avec moi. Si elle méritait mon aide, c'était à moi d'en juger, pas elle. Pourtant, je restais silencieux. Je n'avais nullement l'intention de l'interrompre. Si elle avait besoin de vider son sac, ce qui était plutôt surprenant de sa part, je ne comptais sûrement pas la couper dans son élan. Ses excuses sonnèrent si sincères et si étranges à la fois. Depuis quand était-elle si encline à s'excuser ? Et pourquoi s'excusait-elle quand aucune excuse n'était nécessaire ? Qu'aviez-vous fait de ma Lucrezia ? Elle baissait les yeux, devant moi, et je ne pus m'empêcher de m'approcher de quelques pas. Elle avait peur des représailles, n'est-ce pas ? Je hochais à peine la tête, négativement.

« Je le ferais tuer si seulement je le pouvais. » Mon regard s'assombrit. Comme j'aurais aimé la préserver de telles pensées. Ce n'était pas sa place. A vrai dire, je ne doutais pas de sa force, mentale en tout cas, mais c'était inadapté. Je savais qu'il fallait se défendre dans ce nouveau monde pour survivre ; manger - déchiqueter - avant d'être mangé, prévenir plutôt que guérir, je le faisais au quotidien et chacune de mes relations en avait pâti jusqu'à maintenant. Mais s'il y avait bien quelque chose que je ne voulais pas pour Lucrezia, c'était ça. Vivre comme ça. A attendre que le coup tombe ou vouloir donner le premier coup par sécurité. J'aurais aimé la préserver de tout ça. La vérité était que je n'en avais pas le pouvoir. Je n'étais pas intouchable, elle ne l'était pas non plus. Je n'avais pas encore assez de pouvoir pour ça. Et je n'étais pas Ivanov. S'il était un adversaire redoutable, je refusais néanmoins de m'agenouiller devant lui. Je ne poserai pas un seul genou au sol pour ce type. Il ne gâcherait pas nos vies ; il ne gâcherait pas sa vie, même si je devais renoncer à la mienne pour le tuer, et ceci même si c'était la dernière chose que je pourrais faire sur cette Terre.

Néanmoins, cela me remémora les paroles de Rookie. La Menrva tuait visiblement des gens pour son compte. Et si Lucrezia était réellement à la tête de cette mafia, alors les ordres venaient d'elle. On ne connaissait jamais vraiment les personnes qu'on aimait, n'est-ce pas ? Je ne savais même pas qui elle était en réalité. Protégeais-je une criminelle ? Me manipulait-elle ? Etais-je moi-même juste un pion qu'elle utilisait habilement ? Ne faisais-je qu’obéir à des ordres silencieux ? Maîtrisait-elle aussi bien la manipulation ? Si les doutes m'envahissaient avec une aisance démesurée, j'avais déjà répondu à toutes ces questions auparavant. N'avais-je pas déjà accepté toutes ces conditions ? Et si elle me mentait, est-ce que cela faisait la moindre différence ? La seule réponse que j'avais pu m'apporter à moi-même, c'était que je ne le faisais pas pour elle ; tout ça, je le faisais pour moi, pour mon bien-être. J'étais trop faible pour la laisser partir, quelle qu’en soit la façon. Une bonne chose pour elle, nos buts coïncidaient. Je la protégerai, qu'elle me mente ou qu'elle me manipule, parce que je ne pouvais pas vivre sans elle. C'était ainsi, aussi triste et pitoyable cette constatation fut.

Tenir Niklas Ivanov à distance. Ce n'était pas comme si je n'y avais pas pensé auparavant. Parce que j'avais réalisé cette mission pour lui, il penserait peut-être qu'il pourrait faire appel à moi quand bon lui semblerait pour lui rendre des services plus ou moins compliqués. Qu'il se détrompe. J'avais un dossier sur chacune de mes proies. Ivanov n'y échapperait pas. Et chaque geste que je ferais pour lui, je pourrais le faire retourner contre lui. J'espérais néanmoins ne jamais en arriver là. Tant qu'il respectait sa part du marché, je respecterai la mienne. Je n'avais aucun intérêt à courir après cet homme, bien au contraire. Quelque chose me disait que Niklas était bien conscient de ça ; mais qu'il était également bien conscient de sa toute-puissance. Alors pourquoi avoir accepté mon deal ? Par curiosité ? Parce qu'il n'a absolument aucun intérêt à me confronter une nouvelle fois ? Tout ceci sonnait trop beau pour être vrai. Mais quelque soit son prochain mouvement, si mouvement il y avait, je serai prêt.

Je soupirais, bruyamment, fortement, expulsant ma frustration et ma mauvaise humeur par la même occasion. Qu'étais-je censé répondre à tout ça ? Un banal ne t'inquiète pas ne suffirait pas. Pas même un je contrôle la situation, parce qu'en vérité, je ne contrôlais rien du tout. Je ne faisais qu'essayer de m'adapter au jour le jour ; me convaincant que j'étais prêt à parer une attaque d'Ivanov s'il se décidait à agir une nouvelle fois contre nous. Néanmoins, je ne vivrais pas dans la peur. Il en était hors de question. Pas Lucrezia en tout cas.

Mes pas me guidèrent vers mon canapé où j'attrapais un vieux plaid en mauvais état. Je me rapprochais à nouveau de Lucrezia et passais la couverture abîmée autour d'elle. Elle n'allait pas bien, c'était clair. C'était trop pour elle. Mes lèvres déposèrent un puissant baiser sur sa mâchoire alors que je terminais d'installer le plaid sur ses épaules. Je goûtais brièvement à l'eau salée de ses larmes avant que mes lèvres ne dérivent vers son oreille en une caresse. Je murmurais alors :

Un deal est un deal. Tu n'as plus rien à craindre de lui.

Je ne mentais pas. Si Ivanov était dangereux, il était aussi un homme d'honneur. J'avais pu le voir durant notre rencontre. Je devais croire qu'il se raccrocherait à cet honneur et qu'il tiendrait parole. S'il revenait, il reviendrait vers moi, et ce serait à moi de le gérer, pas elle. Que ce poids se retire de ses épaules, ce n'était plus le sien.

Tu dois le laisser partir, comme il a décidé de te laisser partir. Ne ruine pas tous mes efforts.

A vrai dire, c'était un ordre. Je savais qu'elle serait sensible à ces arguments. Lucrezia ne voudrait jamais gâcher mon travail ; du moins j'essayais de m'en persuader. J'avais pris des risques pour elle. Bon Dieu, beaucoup de risques. Et j'avais failli poser un genou au sol face à ce petit enfoiré de Timmy. Mieux valait que ce ne soit pas pour rien, ou alors ma colère serait un véritable trou noir qui boufferait tout sur son passage. Quelque chose me disait que Lucrezia le savait. Mes bras s'installèrent naturellement autour d'elle, lentement aussi, la calant contre moi, profitant de sa présence. Durant l'étreinte, mes yeux se posèrent spontanément sur mon évier.

Par contre, si tu es enceinte, je crois que c'est le moment de me le dire, souriais-je naïvement sans qu'elle ne puisse le voir.

Je n'étais pas sûr que ce soit possible, pas depuis ma malédiction en tout cas. Quelque chose me disait que si je pouvais encore me reproduire, j'aurais déjà eu quelques enfants à charge depuis longtemps. Je n'étais pas spécialement du genre prudent, je ne l'avais jamais été, et je pense qu'au fond de moi j'avais toujours été bien informé que la possibilité d'avoir une vie de famille normale s'était évanouie en même temps que l'arrivée du roux dans mes entrailles. Cela ne m'empêchait pas de la taquiner pourtant.

Ou est-ce que rien que de voir mon visage te rend malade à ce point ?

C'était encore une possibilité bien plus réaliste que la première. Bien bien plus réaliste, malheureusement. Je nous fis pivoter et je la poussais déjà en direction de mon canapé. Je la fis prudemment tomber dans ce dernier avant de m'asseoir à mon tour sur ma table basse pour lui faire face.

En toute honnêteté, nous avons un autre problème bien plus urgent à régler.

Je n'oubliais pas tout ce que j'avais à lui dire. Toutes les informations que j'avais récolté auprès d'Ambre et ses rapports, cette foutue Rookie qui fouillait dans les affaires de la Menrva.

Tu es dans le viseur du Gouvernement et je ne suis pas bien sûr de savoir combien de temps il va encore leur falloir pour découvrir l'identité de la personne à la tête de la Menrva.

Ce n'était pas totalement exact et je grimaçais à peine, avant de reprendre :

Plus précisément, tu es dans le viseur d'une de mes collègues qui a à cœur de détruire la Menrva. Je ne sais pas pourquoi. Elle ne semble pas clairement et directement mandatée par le Gouvernement. Elle enquête sur son temps libre et je ne sais pas comment elle a pu arriver aussi loin, mais elle est déterminée à te faire tomber. Ses rapports ne sont pas encore arrivés jusqu'aux bureaux des concernés et elle est toujours en train d'y travailler, mais ça finira par arriver, et quand ça arrivera, tu ne seras plus du tout en sécurité. Son dossier sera tellement solide que tu iras directement sur la chaise électrique sans même bénéficier d'un passage au tribunal.

Nous n'avions pas de chaise électrique, enfin je crois. Mais bref, l'idée était là. Je lui laissais quelques secondes pour s'imprégner de toutes les informations que je venais de lui donner. Je soupirais à peine, la dévisageant. J'avais déjà réfléchi à ça, très peu, mais tout de même suffisamment. Soit elle abandonnait la Menrva, soit je tuais Ambre pour que ses rapports ne voient jamais le jour. J'avais beau retourner le problème dans tous les sens, les solutions n'étaient pas si nombreuses, et en plus, elles étaient simples.

Je vais devoir te demander d'abandonner la Menrva. Cette mafia résistante est de toute façon inutile et vouée à l'échec.

J'avais peut-être été un peu dur, mais j'étais honnête. Pourquoi risquait-elle sa vie ? Pour se venger du Gouvernement tout entier ? Elle ne réussirait jamais à avoir ce qu'elle voulait. Ce qu'elle faisait était vain. Il fallait qu'elle le comprenne. Aider tous ces idiots à se rebeller, et pour quoi ? Quelle perte de temps et d'énergie. Je n'étais pas prêt à la voir mourir pour une cause perdue d'avance. Cette bataille était terminée avant même d'avoir commencé. Si elle avait un peu de jugeote, elle le comprendrait.

Réfléchis-y, s'il te plaît. Cette bataille n'a aucun sens.

La milice, et par extension le Gouvernement, viendrait à bout de chaque mafia, chaque organisation Résistante. Ce n'était qu'une question de temps. Elles finiraient par manquer de ressources et elles tomberaient les unes après les autres, et ceci si elles ne faisaient pas un faux pas avant bien évidemment. Mais aussi douées pouvaient-elles être, elles ne gagneraient pas ; elles ne le pouvaient pas, car on ne se battait pas à armes égales. Ce n'était qu'une question de temps. Fermer les yeux et le nier étaient des actes, des comportements d'idiots désespérés en quête d'un changement qui ne viendrait jamais. Je laissais mes yeux détailler Lucrezia de bas en haut et son contraire. J'aimais sa force, j'aimais sa détermination, j'aimais absolument tout ce qu'elle était, mais je ne soutenais pas sa cause. Elle risquait sa vie si inutilement que c'en était presque risible. N'était-ce pas de mon devoir de tenter de la dissuader de gâcher le peu de temps qu'elle avait encore sur cette Terre ? Elle avait un bon statut, de bonnes perspectives d'évolution, une vie tout court et toute simple devant elle, elle ne manquerait jamais de rien. C'était bien plus, bien bien plus, que quatre-vingt pour cent de la population encore vivante dans cette foutue ville. Pourquoi ne pouvait-elle pas s'en contenter ? Pourquoi jouait-elle ainsi et pourquoi prenait-elle le risque de tout perdre ? Il faudrait qu'elle finisse par le réaliser, qu'elle finisse par le comprendre, et qu'elle arrête toute cette folie pendant qu'elle le pouvait encore.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Lun 11 Déc - 11:47


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Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Je tentais vainement de me reconstruire un minimum de remparts pour ce qui allait suivre, pour ne pas me laisser atteindre par les reproches qui allaient pleuvoir, pourtant je savais pertinemment qu’il était trop tard pour ça. J’avais ouvert une porte que j’étais incapable de refermer. J’aimais difficilement mais passionnément, je l’avais toujours fait et cela resterait probablement ma plus grande faiblesse, courcicuitant jusqu’à mon bon sens parfois. J’étais prête à tout pour ceux-là, mais j’étais surtout vulnérable sous leurs propres coups. Mes yeux s’écarquillèrent de surprise lorsque Kenneth se contenta de soupirer puis de sortir de la pièce. Si je ne commençais pas à le connaître, je me dirais qu’il gardait son ressentiment pour lui. Mais cet homme n’avait jamais rien gardé pour lui lorsqu’il s’agissait de dire ce qu’il pensait de mon comportement. J’étais donc stupéfaite qu’il se contente de simplement baisser les bras. Ce pourrait-il qu’il partage mon opinion sur le sujet ? Je ne préférais pas me faire de faux espoir. Je le suivais donc silencieusement du regard alors qu’il revenait vers moi avec une couverture. Je le laissais me couvrir sans un mot ou un geste, attendant toujours qu’il prononce une parole. Ce qui ne tarda pas à arriver finalement. « Ne ruine pas tous mes efforts ». Un fin sourire étira mes lèvres, il commençait un peu trop à me connaître pour mon propre bien. L’ironie de la situation ne m’échappa pas. Moi qui avais reconnu le pouvoir qu’il pouvait avoir sur moi. Lui n’avait pas mis plus de temps pour comprendre les axes d’influence qu’il avait gagnés. J’essuyais rapidement les traces de larmes qui restaient sur mon visage avec un soupir. Évidemment, j’allais devoir lui faire complètement confiance sur ce point, même si tout mon être hurlait contre cette décision. Mon instinct serait le plus dur à combattre pour le « laisser partir ». Mais je pouvais essayer, je suppose.

Rien à craindre est un grand mot, mais je veux bien faire un effort. Nous n’aurons qu’à dire que je suis paranoïaque et que tu es naïf, qu’en dis-tu ?

Je ne pouvais m’empêcher de bougonner pour le principe, même si je m’engageais à suivre son injonction, pour le moment du moins. Mes bras virent spontanément s’enrouler autour de sa taille pendant l’étreinte. Je fermais même les yeux un instant pour profiter de cette simple proximité, l’angoisse et la colère en sourdine quelque part. Sa simple remarque me fit brutalement rouvrit les yeux. J’étais choquée par plusieurs choses. Une, qu’il en parle avant autant de légèreté, deux, la raison pour laquelle il émettait l’idée, trois, était-ce simplement possible ? Je ne considérait même pas l’idée et tout à coup elle devenait tangible, ce qui me glaçait le sang. Avoir un enfant ? Encore ? Dans ces conditions ? Pour le voir mourir une nouvelle fois ? Je n’étais pas de taille pour affronter ce chagrin une seconde fois. Ce qui était probablement une boutade destinée à me détendre, venait de me faire l’effet d’une douche froide, si l’on pouvait dire. Je ne pus même pas répondre à sa seconde boutade, n’ayant pas digéré la première. Bon dieu, pourquoi étais-je si sensible ? J’avais pourtant œuvré à me déshumaniser pour supporter le poids de mes intentions. Pour monter la Menrva, il avait fallu que j’abandonne cette faiblesse. Je me repris juste à temps pour suivre le mouvement sans que cela ne paraisse trop bizarre.

Mon attention lui fut tout entière lorsque les mots problème et urgent virent ensemble dans la même phrase. Qu’est-ce qui allait encore nous tomber dessus ? Cela ne s’arrêterait donc jamais. J’écoutais donc religieusement la suite. Dans le viseur du gouvernement ? Niklas m’avait donc vendu après tout. Cet homme méritait de pourrir en enfer ou je ne sais où tant qu’il souffrait pour ce qu’il faisait à ce monde. Mes pensées virulentes furent stoppées dans leur élan alors que Kenneth enchaînait. Une collègue ? Je fronçais inconsciemment les sourcils alors qu’il m’expliquait à quel point j’étais dans la merde jusqu’au cou. Ce pourrait-il que se soit-elle ? Aucune shadowhunters ne viendrait fouiner du côté de la Menrva, mais ELLE, elle avait une raison toute trouvée. J’aurais dû plus me méfier, elle était bien trop efficace pour être fiable. La menace de mort glissa sur moi comme de l’eau sur de l’huile. Je savais très bien à quoi je m’exposais depuis le début, et même si je m’étais découvert un certain goût pour la vie depuis, j’étais devenue experte en l’art d’ignorer ce genre de détail.

Ta collègue. Son prénom ne serait-il pas Ambre ?

Ce n’était probablement pas la réponse qu’il attendait, mais s’il voulait des réponses, je devais bien m’assurer de lui donner les bonnes. Lui donner ces réponses précises allait me coûter, j’allais lui exposer ce que j’avais fait de pire dans ma vie, je ne serais plus la même à ces yeux à ce moment-là. Peut-être même que cela pourrait le décider à s’éloigner du monstre que je pouvais être. Il allait bientôt voir que le pire de nous deux, n’était vraiment pas son petit souci de compagnon surprise.

Nous nous dévisagions pendant un instant avant qu’il ne reprenne la parole, provoquant un raz-de-marée d’égo et colère à la fois. La Menrva, inutile ? Je le prenais comme une insulte. Comment pouvait-il dénigrer le travail d’une vie ? J’avais dû sacrifier beaucoup de choses pour créer cette organisation, des parties de moi-même aussi. La pilule était vraiment difficile à avaler. Ma raison se disputait avec mon impulsivité, quand l’une voulait maintenir la paix, l’autre réclamait rétribution pour cet affront. Je savais que mon regard débordait de colère pour ces propos. Était-ce tout ce qu’il pensait de moi ? Peut-être étais-je vouée à l’échec moi aussi. Me prenait-il pour un projet de sauvetage pour l’aider à se sentir mieux dans sa peau, pour se rassurer qu’en a ce qu’il était ? La rage me rendait venimeuse, je le savais, et ce n’est qu’au nom de ce lien que nous bâtissions que je réussis à ne pas lui cracher au visage.

Elle n’a aucun sens pour TOI, réussis-je à répondre malgré ma mâchoire contractée sous la colère.

Je devais me calmer pour notre propre bien, mais la tâche était si ardue que je dus prendre le temps de respirer une bonne fois avant de reprendre la parole.

Tu ne peux pas me dire que ce qui régente ma vie depuis des années est inutile. Qui es-tu pour en juger ? Je sais que tu as fait tes devoirs depuis le temps, mais sais-tu réellement quel impact la Menrva peut avoir ?

Il pensait probablement tout savoir et je n’en serais pas complètement surprise, mais en vérité les chances étaient si minces que je ne pouvais l’envisager. Je passais une main sur mon visage, lasse et frustrée à la fois. Je ne voulais pas nous brusquer encore une fois, alors j’attrapais sa main dans les miennes avant de continuer.

Mais si cela peut te rassurer, c’est déjà fait. Aussi inconsciente que je peux être, cette organisation compte à mes yeux et il est hors de question qu’elle disparaisse avec moi. Alors je l’ai placé entre des mains compétentes, en attendant.

Je n’avais pas l’intention de lui cacher mon intention de récupérer la Menrva un jour. Même si je n’en étais plus à la tête pour le moment, jamais je n’en perdrais vraiment l’implication. En ce qui concernait Ambre, du moins, je supposais, cet état de fait ne changerait rien. La gamine avait une dent contre moi, à juste titre puisque je l’avais utilisé, manipulé, trompé et que j’avais essayé de m’en débarrasser. Ce qu’il allait me falloir maintenant, c’est l’amadouer en espérant qu’elle soit ouverte aux négociations. Bien que la probabilité qu’elle me colle une balle avant que je ne puisse parler, soit bien plus grande.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mar 12 Déc - 2:23


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Ses paroles m'amusèrent un bref instant mais je ne le montrais plus désormais. Naïf. Quel drôle de mot. Si je la savais parfaitement ironique dans ses propos, Lucrezia avait pourtant un véritable côté paranoïaque. Ne l'avait-elle toujours pas réalisé ? Je laissais échapper de mes lèvres :

Je suis tout sauf naïf.

Je n'allais sûrement pas lui expliquer que je m'attendais à un retour d'Ivanov, à un moment ou à un autre. Cela l'aurait inquiété inutilement et si je n'aimais pas spécialement m'occuper des affaires des autres, les siennes étaient désormais les miennes. Qu'elle le veuille ou non, je prenais la suite. Il était donc inutile de négocier ou de déblatérer sur ce point.

Je n'avais obtenu aucune réponse à mes remarques ; mes questions détournées se confrontèrent à son silence. Bien, cela resterait un mystère et ça n'avait pas d'importance. Qu'elle soit enceinte ou que je puisse l'écoeurer, dans tous les cas, elle était encore là, présente. Elle m'avait même rendu mon étreinte, c'était tout ce qui m'importait réellement en réalité.

La suite de notre échange serait désormais bien plus sérieux, bien plus important. Un problème actuel qu'il faudrait régler le plus tôt, le plus vite possible. Je constatais que Lucrezia savait parfaitement de qui je voulais parler. Je trouvais même cela d'autant plus suspect qu'elle n'avait eu aucune hésitation sur l'identité de ma collègue. Bien, alors elles se connaissaient toutes les deux et j'avais manqué un épisode ? Qu'est-ce que c'était ? Une vengeance ? Un marché qui avait dégénéré ? Une négociation infructueuse ? Peu importait vraiment, au fond, le véritable problème était la Menrva. Plus de Menrva, plus de problème. Lucrezia redeviendrait une citoyenne lambda, à l'abri des dangers de cette ville, et je n'aurais plus besoin de me mettre en avant et de prendre des risques pour la protéger. Et Rookie n'aurait plus rien sur elle, elle n'aurait plus qu'à lâcher prise. Je me contentais de hocher la tête pour confirmer l'identité de ma collègue, n'affichant aucune surprise. Pourquoi aurais-je dû être surpris ? Lucrezia me cachait plus de choses que je ne lui en cachais. J'aurais dû me douter que la détermination de la petite blonde avait un rapport avec une histoire personnelle.

Alors je m'étais contenté de demander à Lucrezia d'abandonner la mafia qu'elle avait bâti. C'était la solution la plus raisonnable, la plus facile. Mais pour qui ? Oh pour moi, très certainement. Réalisait-elle qu'elle ne pouvait pas continuer ainsi ? Ca devait prendre fin. Son affaire avec Ivanov aurait déjà dû la refroidir. Cette histoire avec Ambre aurait dû achever le processus. Je me laissais alors surprendre par la colère de la jolie brune. Mon menton se releva légèrement alors que je prenais un peu plus de recul, physiquement comme psychologiquement. Bien, une dispute semblait planer dans l'air. Comment lui faire comprendre qu'elle n'était pas objective et que l'avenir de sa détermination était l'échec, voire la mort ? Je hochais la tête positivement, en simple réponse à ses questions. L'impact de la Menrva, n'est-ce pas ? Parlons-en.

C'est vrai qu'en plus de récolter des fonds pour je ne sais quelle Résistance bien cachée aussi inutile que risible, elle s'est maintenant mise à l'assassinat organisé. Brillante, la Menrva. C'est bien d'avoir plusieurs cordes à son arc Lucrezia, vraiment, ça me paraît très intelligent. Mais tout aussi dangereux.

Sa main dans la mienne aurait dû me calmer, même un peu, et même si elle faisait battre mon cœur un peu plus vite, un peu plus fort, juste par sa simple présence, je ne comptais pas reculer ni taire ce que j'avais à lui dire. Je savais que j'avais raison, j'en étais persuadé. Et aucune caresse ne pourrait me convaincre du contraire. Je la laissais pourtant prendre ce qu'elle voulait prendre. Bien sûr que la Menrva comptait pour elle, je n'étais pas aveugle ; mais je raisonnais de manière objective contrairement à elle. J'étais l'avis extérieur qu'elle aurait dû écouter. Parfois, il fallait savoir s'arrêter, et malheureusement pour moi, ça n'avait jamais été le cas de cette jolie brune.

En attendant ? Répétais-je immédiatement après qu'elle ait terminé son petit speech qui se voulait probablement rassurant. En attendant quoi ?

En attendant de calmer le jeu ? En attendant de se faire un peu oublier ? Pour ensuite reprendre de plus belle son activité ? Cette femme était une manipulatrice et une menteuse et je me surpris à le penser de manière absolument méprisante cette fois-ci. Je détournais les yeux. Il n'y avait rien que je ne pouvais faire à ce sujet. Et je ne pouvais pas l'obliger à se séparer voire à détruire la Menrva. Je n'avais pas ce pouvoir. Pas sans employer la force en tout cas, et c'en était hors de question. Alors quoi, j'allais juste la laisser faire et me placer en tant que garde du corps ? Et puis quoi ensuite, je tomberais avec elle ? Cela paraissait toujours plus acceptable que de la laisser tomber seule. Pourtant, j'aurais aimé qu'elle m'épargne. Qu'elle comprenne qu'elle ne devait pas jouer avec moi de cette façon. En avait-elle au moins quelque chose à foutre ? Ne faisais-je pas simplement parti des dommages collatéraux ?

Alors qu'est-ce que tu proposes ? Que je tue Del Nero pour que tu puisses continuer tes magouilles ? Que tu la tues toi-même peut-être ? Ou bien que tu envoies l'un de tes propres tueurs à gage faire ton sale boulot ?

Ma main quitta spontanément les siennes, retrouvant sa liberté, avant que je ne l'utilise pour la désigner vaguement.

Et, est-ce que je peux au moins savoir ce qui s'est passé entre vous deux ? Quelle est la nature de votre différend exactement ?

Ca ne pouvait pas être si pire, si ? Lui avait-elle vendu des contrefaçons et la jeune Rookie, susceptible comme pas possible, aurait promis de la faire tomber ? Mon regard se posa et se verrouilla dans celui de Lucrezia. J'avais cette désagréable sensation que nous ne pouvions avancer que dans le conflit, elle et moi. Mais en réalité, c'était principalement parce que nous n'avions ni les mêmes méthodes, ni les mêmes pensées. Même si nous étions tous les deux animés par la même force, par la même raison à nos comportements de base, la vengeance, nous ne l'exprimions pas de la même manière. J'avais beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, il fallait réaliser que nous risquions de ne jamais être d'accord. Il faudrait que l'un de nous deux lâche du leste, et c'était bien parti pour que ce soit moi. Comme d'habitude ? Qu'est-ce que je n'aurais pas fait pour cette femme ? Probablement rien. Rien du tout. Pauvre con.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mar 12 Déc - 17:52


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
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« La meilleure défense est l’attaque ». Cette phrase semblait décrire nos échanges depuis le début, je devais bien reconnaître qu’au final, nous n’avions pas avancé d’un iota lui et moi. Était-ce ma faute ? Probablement. Arriverais-je à la corriger ? Probablement pas. J’avais l’impression de me battre contre mon propre camp sans arriver à corriger le tir. J’encaissais les coups, chaque mot faisant plus mal que le précédent. J’ignorais ses intentions et ne comprenais pas vraiment pourquoi il était si venimeux. S’était-il fait un devoir personnel de couler la Menrva ? Tout ce que j’arrivais encore à comprendre, c’est que je méritais tout ça, d’une manière ou d’une autre. Le pire fut sans doute le sous-entendu à peine voilé sur ma manière de l’utiliser. Qu’il tue Ambre pour moi ? Jamais de la vie.

J’avais comme l’impression qu’il était temps pour moi de laisser Kenneth partir et pour cela, j'allais le dégoûter de tout ce qu'il avait pu faire pour moi. J'aurais pu me dire que c'était pour son bien, mais n'était-ce pas pour le mien ? Le mépris et le dégoût que je commençais à lui inspirer, n'allaient que grandir avec les révélations, et je n'étais pas sûre de pouvoir les encaisser. Alors j'allais encore ne penser qu'à moi et fuir, l'abandonner lâchement en me berçant d’illusions. Bien sûr qu'il serait mieux sans moi étant le premier des mensonges qui me venait à l'esprit pour me rassurer.

Prisonnière de son regard, je sentais le gouffre se creuser entre nous, même s’il n’était qu’à quelques centimètres de moi. Il ne me restait plus qu’à sortir la pelle pour continuer à le creuser.

Tu veux savoir ? C'était mon homme de main, c'est elle qui a exécuté mes contrats. Mais, elle a commencé à fouiner pour connaître mon identité, malgré un échange sur le sujet, elle n'a pas voulu lâcher le morceau. Alors j'ai fait la seule chose qu’il me semblait pouvoir me protéger. J'ai tenté de la tuer. Pour tout te dire, je suis assez mauvaise à ce jeu-là et j'ai comme l'impression que ce qu'elle veut, c'est me coller une balle et non pas me remettre au gouvernement.


On en était aux vérités toutes crues, même si je faisais exprès de ne pas y mettre de forme et de déshumaniser mes propos. Mes yeux ne lâchaient pas les siens, en espérant que ceux-ci ne trahissent pas les émotions contraires à mes propos. Je me détestais pour ce que j’étais en train de faire, pourtant, je continuais sur ma lancée, plus cinglante que jamais.

Est-ce que tu en as assez ? Est-ce que tu réalises enfin pourquoi je ne mérite pas ton aide ? Où est-ce qu'il t'en faut encore ?

Je bluffais, je n'avais rien de pire sur la conscience, mais il me poussait dans mes retranchements. Je savais que je n'aurais jamais dû nous laisser dériver, jamais cela n'aurait dû prendre une telle ampleur. Je m'étais servie de lui sur toute la ligne, d'abord sans la moindre considération pour celui qu'il était, puis par égoïsme pour toucher du doigt un morceau de bonheur oublié. Comme ce petit bout de gâteau qu'on sait ne pas devoir manger, mais qui nous appelle irrésistiblement. Le manipuler une dernière fois ne ferait pas une si grande différence n’est-ce pas ?

Je ne sais pas ce que tu veux entendre. Je n’ai aucune idée de ce que je dois faire pour régler ça. Alors quoi ? Tu veux que je reconnaisse que je suis complètement dépassée par la situation ? Je le suis !

Je baissais enfin les yeux, consciente de ruiner mes efforts encore une fois. Je le laissais tomber dans le canapé, passant une main lasse sur mon visage. Je ne pouvais déjà plus le regarder en face et j’aurais dû me lever pour m’en aller et achever cet embryon de relation, mais je n’arrivais pas à m’y résoudre. À la place, je me sentais obligée de me justifier. Dans quel but ? Je ressentais que cela ne suffirait pas, jamais.

Je ne sais pas qui je suis dans la Menrva, je me suis bâtie dessus. Je suis incapable de retourner à ma vie de médecin lambda, je n’en vois plus l’intérêt, autant quitter la ville et attendre la mort. Tu me demandes d’arrêter de me battre, et c’est peut-être un combat que tu trouves inutile, mais c’est tout ce que j’ai.

Trop de confessions inutiles, rien dans mon comportement n’allait. Je me relevais donc d’un bond, faisant tomber la couverture derrière moi. Je devais arrêter de me trouver des excuses et terminer ce que j’avais commencé. Rien de mieux pour le détourner de moi que de lui cracher la vérité toute nue, celle dont il se doutait peut-être sans vraiment en être certain. Mes pas me dirigèrent plus loin dans la pièce, vers l’une des fenêtres par laquelle on ne voyait pas grand-chose dans la noirceur ambiante.

Je ne te demande rien Kenneth, je n’aurais jamais dû te demander quoi que ce soit. Écoutes, je ne suis pas fière de ce que je t’ai fait. Je reconnais qu’au départ, je ne comptais que t’utiliser et je l’ai fait. Je ne pensais pas qu’on en arriverait là un jour.

J’aurais pu continuer sur ma lancée, lui expliquer qu’aujourd’hui tout était différent, mais cela serait contre productif. De toute façon, en étant objective, cela sonnerait tellement mal venu, comme un coupable qui essaie de se justifier. Alors même si la vérité était toute autre, je me mordis la langue pour ne pas prononcer une parole de plus. À ce stade, il devait me détester et j’attendais un déferlement de rage suite à ma petite déclaration. Devais-je fuir tout de suite ou faire face à ce que j’avais provoqué ? Un peu de courage, pour une fois, je lui devais bien ça après tout, l’opportunité de se venger en quelques sortes. Alors je me tournais à nouveau vers lui, prête à encaisser ce qu’il avait à envoyer, du moins je l’espérais.

Tu es toujours sûr de ne pas être un peu naïf ?

Une dernière provocation pour mettre le feu aux poudres. Une dernière fausse parade pour sauver les apparences.  
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mar 12 Déc - 21:48


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Ambre Del Nero, l'homme de main de Lucrezia Mantegna. Une Shadowhunter exécutant les ordres de la Menrva. Je laissais afficher ma surprise un bref instant. D'accord, c'était pire que tout ce que je croyais possible. Pourquoi ? Pourquoi Ambre aurait-elle agi de mèche avec la Menrva ? Pour l'argent ? Parce qu'elle était Résistante elle-même ? Qu'est-ce que j'avais manqué ? Je ne comprenais pas. Pourquoi Ambre offrirait-elle ses services à une mafia ? Etait-elle une agent double ou quelque chose du genre ? Sans qu'elle ne le sache, Lucrezia venait de m'offrir sa porte de sortie sur un plateau d'argent ; que dis-je, d'or et de diamants. Je ne comprenais pas pourquoi elle n'y avait pas pensé elle-même. Oh oui, parce qu'elle dirigeait la Menrva et que pour tirer sur Ambre, il faudrait d'une certaine manière qu'elle tire sur sa mafia. Mais moi je le pouvais. Je pouvais tirer sur les deux à vrai dire, en concentrant mes tirs sur Rookie bien évidemment.

Lucrezia m'avait m'avoué qu'elle avait voulu elle-même tuer ma collègue. J'aurais vraiment tout entendu. Vouloir tuer une Shadowhunter entraînée. Elle était médecin, elle n'était pas un soldat. Comment avait-elle pu avoir cette idée ? Mais le fait qu'elle ait essayé me laissait dubitatif. Une escroc et une meurtrière ; c'était quelque chose d'engager des hommes de main pour faire son sale boulot ; c'en était une autre de se salir soi-même les mains. A vrai dire, je ne l'aurais jamais cru capable d'essayer. Elle ne reculait devant rien pour protéger la Menrva, et c'est là que je réalisais à quel point elle aimait cette mafia.

Je l'écoutais silencieusement, ne l'interrompant nullement dans les mots sincères qu'elle avait décidé de laisser sortir de sa bouche. Une partie de moi était heureux qu'elle s'exprime, juste qu'elle me parle. Depuis combien de temps attendais-je ça ? Je ne savais pas si elle me mentait ou si elle cherchait à me manipuler, mais elle semblait parfaitement honnête. Que ce qu'elle avait à me dire me fasse plaisir ou non, c'était autre chose. Je ne faisais pas parti de ces gens qui posaient des questions et attendaient une réponse précise, ou qui voulaient entendre que ce qu'ils voulaient bien entendre. Je ne me mettrai pas en colère non plus. Je ne dénigrerai pas sa vérité. J'avais simplement voulu des réponses. Je décidais alors de la croire. Elle avait été trop loin, trop longtemps, pour reculer maintenant. L'obliger à abandonner la Menrva, à la détruire, c'était la tuer elle. Tout ce qu'elle était, tout ce pour quoi elle vivait encore, tout ce dont en quoi elle croyait et qui la maintenait en vie. J'aurais essayé. J'aurais vraiment essayé de lui faire ouvrir les yeux sur la peine perdue qu'elle servait ; la cause pour laquelle elle se battait sans aucune chance de vaincre. Le fait était que peu importait le résultat de la guerre qu'elle menait, elle la menait à fond et elle respirait pour elle et elle uniquement. Je ne pourrais jamais la priver de sa raison de vivre. Tout comme je ne laisserais personne me voler ma vengeance ou simplement se mettre sur mon chemin.

Je passais une main sur mon visage avant que mes doigts ne repoussent mes cheveux en arrière. Bien. Les décisions étaient prises alors. Lucrezia s'éloignait de moi et je supportais difficilement cette distance. Bien heureusement pour moi, elle se contentait de s'approcher de la fenêtre de mon salon et non de la porte d'entrée de mon appartement. Je me levais à mon tour sans pour autant réduire la distance qu'elle avait volontairement instaurée entre nous. Je me contentais de rester debout, tourné dans sa direction. Bien sûr qu'elle m'avait utilisé par le passé, j'en étais bien conscient.

Dis-moi quelque chose que je ne sais pas, dis-je simplement avant de laisser un soupir de rire franchir mes lèvres.

Le fait était que je savais que les choses étaient différentes aujourd'hui. Je le savais, j'en étais persuadé. Et même si ça n'avait pas été le cas, j'étais bien conscient qu'elle m'utilisait. Mais qu'elle se serve de moi autant qu'elle le voulait, voire même qu'elle le pouvait. J'étais son chevalier servant et je l'avais accepté. Et si je devais tuer Ambre pour la protéger, qu'elle en soit persuadée, je le ferai. Sans même grimacer.

Lucrezia s'était retournée vers moi et je croisais finalement son regard. A cet instant, je décidais de me rapprocher. Un peu naïf ? Non, toujours pas. Néanmoins, je me contentais de lui répondre à voix basse :

Un tout petit peu alors...

Maintenant tout près d'elle, je laissais mes mains se poser sur ses bras et les caresser lentement, à peine, avant de les figer et de resserrer mes doigts autour de sa peau dans une prise possessive.

Je ne comprends pas ta cause, et probablement que je ne la comprendrai jamais. Mais je te soutiens toi, et s'il faut soutenir la Menrva dans le processus, soit, je le ferai. Je l'ai déjà fait et je recommencerai si nécessaire.

J'abdiquais. Je n'étais pas le Shadowhunter qui remettrait Lucrezia à sa place. J'abandonnais mon rôle de conseiller extérieur puisqu'elle ne voulait rien savoir ni entendre. Je n'étais pas vraiment surpris de ne pas avoir pu la convaincre. Elle était têtue comme une mule. D'ailleurs, si elle devait être maudite comme moi - ce que bien sûr je ne souhaitais absolument pas -, je n'aurais pas été surpris qu'elle se transforme en mule ou en âne à chaque pleine lune. Plus sérieusement, je ne pouvais pas la convaincre de renoncer à tout ce qu'elle était et j'aurais été bien égoïste d'insister quand moi-même je ne l'aurais pas personnellement fait. Nous étions similaires, elle et moi, que je le veuille ou non. Cette solide détermination dans ses yeux, je pouvais la lire sans aucune difficulté, parce qu'elle faisait écho à la mienne.

On peut faire reculer Ambre sans avoir à la tuer, annonçais-je simplement. Son implication dans la Menrva fait d'elle une traître, et une meurtrière qui plus est. C'est incompatible avec son statut de Shadowhunter. Je sais que dans ma bouche c'est l'hôpital qui se fout de la charité, mais elle risque très gros et je peine à comprendre pourquoi elle aiderait une mafia en premier lieu. Le fait est qu'elle ne peut pas enterrer la Menrva et ses crimes en même temps. Ambre est intelligente, mais pas assez maintenant que je suis rentré dans la partie.

Un sourire prédateur s'afficha sur mon visage. Je prenais toujours du plaisir dans ce genre de situations, même si c'était contradictoire avec mon besoin de vivre tranquille loin des autres. La vérité était que j'avais apprécié Ambre ; c'était pourquoi je l'avais toujours plus ou moins naturellement protégée sans me poser de questions. Mais si elle s'en prenait à Lucrezia, alors elle devenait immédiatement une ennemie, sans hésitation. Et si elle faisait tomber la Menrva, je la ferai tomber elle, et je veillerai à ce qu'elle ne puisse jamais être pardonnée, ni même se relever après ça. Son avenir et sa vie seraient ruinés pour toujours et je me ferai une joie de le lui faire comprendre. Et si vraiment elle était encore assez folle pour refuser mon deal, une balle dans la tête ferait l'affaire. Ca au moins, ça se passait de négociation.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mer 13 Déc - 18:57


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Si j’étais complètement parano je penserais que l’homme en face de moi n’était pas Kenneth. Si j’étais estomaquée par son calme, j’étais choquée par cette simple phrase. Il savait, depuis le début ? Un millier de questions surgissaient dans mon esprit. Pourquoi m’avait-il laissé faire étant la plus importante. Ma fierté aurait pu en prendre un coup, je n’étais pas si bonne manipulatrice que cela finalement, mais à vrai dire, je n’en avais que faire. J’étais face à une énigme d’un comportement que je n’arrivais pas à décrypter. Comment étais-je sensée pouvoir remettre de la distance entre nous dans ces conditions. La désagréable impression de ne pas avoir toutes les cartes en main suscitait quelques mauvais réflexes.

Pourtant, je me tenais immobile, attendant la suite. Était-ce le calme avant la tempête ? Je l’observais s’approcher tel un animal en chasse, ou bien étais-ce seulement moi qui me sentais comme une biche coincée dans les phares d’un camion. Force était de constater que j’étais mauvaise dans mes prédictions quant à ces réactions, autant ne plus chercher à anticiper, mais cela ne m’empêchait pas de rester sur mes gardes. Je n’étais pas à l’abri d’un déluge quelconque après tout. Ce qui put expliquer la crispation à la prise soudaine qu’il exerça sur moi. Je me détendis au fur et à mesure de son discours, à nouveau stupéfaite des mots qui sortait de cette bouche. Étais-ce le même homme qui venait de me demander d’abandonner la Menrva qui maintenant me jurait de m’aider à la faire survivre ?

Tu le sais et tu n’as rien fait ? Tu m’as juste laissé faire ? Tu m’as consciemment aidé là où je ne voyais que mon intérêt ? Mon regard plongé dans le sien cherchait des réponses, guettant la moindre indication. Pourquoi ?

Je détestais ne pas comprendre, ne pas saisir les implications de ses choix, ne pas comprendre ses motivations. Une idée me traversa l’esprit, quelque chose que j’avais intentionnellement enfouie pour ne plus jamais y penser. Se pourrait-il que tout soit lié à ce jour-là ? Je ne savais pas comment poser la question, le sujet me rendant toujours mal à l’aise d’un certain point de vue cartésien. Malgré l’aide d’Orfeo pour comprendre, mais surtout pour accepter que je ne puisse pas tout expliquer avec ma chère science. Je tâtonnais dans un nouveau monde que j’avais du mal à intégrer. Je devais appréhender des notions et des concepts qui allaient, pour moi, contre la nature de tout ce que j’avais appris. Des années à me murer dans le déni et l’aveuglement, les habitudes avaient toujours la vie dure.

Est-ce que tu avais peur que je te fasse chanter pour… ce que j’ai vu ? Hésitais-je.

Bravo Lucrezia, très mature et plein de tact. J’avais envie de creuser un trou et m’y planquer. Honteuse de parler d’un sujet que j’étais loin de maîtriser, mais aussi d’un sujet qui me semblait très intime pour ceux qui étaient maudits. Si Orfeo m’en avait parlé, c’était uniquement sous la pression et au nom d’une amitié solide, rien de plus. Apprendre que celui que j’aurais pu considérer comme un petit frère était en réalité bien plus âgé que moi restait quelque chose de dérangeant. En y repensant, j’avais trouvé certain de mes propos et comportements bien stupide à la lumière de cette vérité. J’espérais donc glisser sur le sujet sans trop m’y attarder et enchaînais avec un sujet plus aisé pour moi.

Pour la faire reculer, il faut des preuves.

Simple constatation, je n’allais pas apprendre son métier à un shadowhunter. Surtout pas quand celui-ci arborait une telle expression lors de ces propos. Si j’avais fait l’objet de sa chasse, heureusement que je ne l’avais pas vu avec ce sourire, car j’aurais fui sans demander mon reste depuis bien longtemps. Qui plus est, des preuves j’en avais, peu mais suffisamment. Seulement, je ne pouvais m’en servir en personne. Kenneth apparaissait soudainement comme la personne tierce idéale pour porter cet équilibre des chantages. Mais cela reviendrait à me servir de lui une nouvelle fois, quelle brillante idée. Je secouais la tête doucement, traduction involontaire de mon refus, avant de l’incliner doucement sur le côté interrogatrice.

Je ne te comprends pas. Soit, tu as un sens du sacrifice hors norme, soit tu as une idée en tête.

Je ne doutais plus de sa détermination, ou de ces capacités ou même de son champ d’action. Il avait réussi à gérer Ivanov, nom de dieu, qu’est-ce qui pouvait encore lui résister. Mais je me méfiais d’Ambre comme la peste, cette gamine avait une manière de penser tout à elle, anticiper ses réactions relevait du défi ou de la folie dans son cas. Avoir été son médecin avait été bénéfice dans un sens, pourtant cela n’avait pas été d’une si grande aide au final. Ce que je pouvais prédire sans grande difficulté en revanche, était que si elle découvrait mon identité, elle ne me ferait pas de cadeaux.

Je n’arrive pas à me faire à l’idée que tu mènes mes batailles à ma place, des batailles que tu méprises en plus de ça. J’ai beau être aux abois, te laisser gérer ça en plus d’Ivanov c’est…

Dérangeant ? Inconcevable ? Honteux ? Le tout à la fois ? Je ne savais pas exactement quel mot serait juste. Je fermais les yeux de dépit en laissant mon visage s’affaisser vers le sol. C’était trop, mais je savais enfin reconnaître au moins une bataille perdue d’avance. Il ne lâcherait rien. Je pris une grande inspiration avant de relever mon regard vers le sien, mes doigts venant effleurer sa joue dans une caresse aérienne.

Même si j’aimerais le croire, tu n’es pas invincible et si tu continues à m’aider, tu vas probablement y laisser la vie.

Mon regard détailla ses traits, comme je prenais trop rarement le temps de le faire, mémorisant du mieux que je le pouvais ce visage que j’avais appris à aimer malgré moi.

Je ne veux pas que tu te sacrifies pour moi, ce serait la goutte de trop.

Je ne pourrais pas subir une nouvelle perte, ce qu’il me restait de volonté partirait en fumée au même moment. Et le perdre lui, par ma faute, sonnerait le glas de toute une vie de culpabilité.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mer 13 Déc - 21:21


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Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Les questions de Lucrezia me volèrent un sourire. Sincère et tendre. Ne m'oblige pas à te dire pourquoi fut ma seule réponse et les mots ne réussirent pas à quitter ma bouche qui restait résolument close. Les choses avaient changé. Au départ, elle n'était censée être qu'un jeu. Si je l'avais protégée d'une quelconque manière que ce soit ou si j'avais joué au chevalier servant, c'était uniquement pour la séduire. Le bénéfice de l'uniforme. Jouer aux grands garçons protecteurs. La mettre dans mon lit puis abandonner toutes mes bonnes intentions ensuite comme si elles n'avaient jamais existé en premier lieu. Jouer de mon charme était un sport ; je m'amusais puis je fuyais, vite et loin. Mais j'avais perdu contre cette femme. C'était elle qui avait le plus couru, et je m'étais contenté de lui courir après en continuant mon petit jeu à la con, en espérant qu'il finisse par fonctionner. Avant que je ne le réalise, j'étais tombé dans mon propre piège et maintenant j'étais à ses pieds. Alors, oui, je ne savais pas vraiment comment nous avions pu en arriver là, mais quel autre choix me restait-il ? J'avais essayé de lui tourner le dos, j'avais essayé de me convaincre que si je ne lui avais pas été utile, elle ne m'aurait même pas regardé en premier lieu, jamais. Mais peu importait les constations que j'avais pu me faire, m'imprimer dans ma petite tête de con, le résultat était le même. J'avais besoin d'elle. Peut-être plus qu'elle n'avait réellement besoin de moi. Elle était tout ce qu'il me restait. Elle était la seule que j'aimais assez pour trouver une raison de me lever le matin. Jusqu'à présent, ça n'avait été que la haine qui avait animé chacun de mes gestes. Aujourd'hui, je me surprenais à avoir une autre raison de vivre que la vengeance, même si cela n'était pas suffisant pour me détourner de cette dernière.

Je la dévisageais, détaillant chacun des traits fatigués de son visage et j'en dessinais un parfait portrait qui resterait gravé dans mon esprit. Elle avait laissé passer mon silence, pour finalement me poser une question qui me fit redresser un sourcil. Je comprenais immédiatement de quoi elle parlait. Elle parlait de ma condition de métamorphe. Me faire chanter ? Moi ? Etait-elle sérieuse ? Mon visage afficha une légère grimace et je tentais au mieux de me retenir de rire. En vain, je laissais échapper un rire, vraiment amusé par ses paroles. Attendri également. Bon Dieu, qu'elle était drôle ce soir. Et le pire, c'était qu'elle était sérieuse. Merde, je ne voulais pas la vexer ou quoi que ce soit, ce n'était pas le but, mais mesurait-elle ses propos ? Elle était trop adorable pour son propre bien et mes doigts caressèrent lentement sa joue avant que mon pouce ne touche ses lèvres qui me tentaient toujours un peu trop, tout le temps. Ces mêmes lèvres qui permettaient à de telles sottises d'être exprimées.

Si ça avait été le cas, sache que tu serais déjà morte et enterrée dans le bayou. Mais j'aurais quand même couché avec toi avant.

Au moins, elle ne pourrait pas me reprocher d'être honnête, mais c'était parfaitement vrai. Et je n'aurais pas voulu manquer notre première partie de jambes en l'air pour rien au monde, je l'avais tellement désirée. Et bien que celle-ci m'avait mené à ma fin. La fin de tout ce que j'avais connu jusqu'à maintenant et ceci depuis des années. Risible. Un véritable adolescent. Je n'aurais pas dû en être fier ; je portais désormais un collier au cou avec un joli pendentif et sur ce dernier était gravé : Kenneth Zaran. Si chiot perdu, appelez Lucrezia Mantegna. Le renard au fond de mes entrailles m'obligea à passer ma main autour de mon cou, juste pour vérifier au cas où. Un instinct absolument primaire. Je me demandais à cet instinct ce que j'étais vraiment, un être humain ou un animal ? Pitoyable. Oh je sais que tu la détestes, et je sais que tu n'approuves pas, mais c'est comme ça mon petit pote. Il fulminait, je le sentais, je pouvais même le visualiser. A vrai dire, Lucrezia le rendait fou, mais pas de la même manière que moi. La seule chose que nous partagions, c'était notre impuissance.

Nous avions recentré notre échange sur Ambre. Notre nouveau problème. Des preuves. Exact, il fallait des preuves...

Des preuves que tu as bien entendu. N'est-ce pas ?

Lucrezia était une femme d'affaires intelligente. J'espérais sincèrement qu'elle se couvrait pour chacun de ses actes, mais surtout qu'elle avait un dossier sur chaque personne qu'elle employait. Elle secoua la tête et j'espérais que ce n'était pas la réponse à ma question. Ses prochaines paroles me firent légèrement pencher la tête vers mon épaule, un fin sourire sur mon visage. J'avais toujours une idée en tête, en permanence, même si ce n'était pas toujours ce qu'elle croyait. Je l'écoutais attentivement. Est-ce que je menais ses batailles à sa place ? Je n'y avais jamais pensé auparavant. A vrai dire, je n'avais jamais réfléchi aux choses sous cet angle. J'accueillais ses doigts à proximité de mon visage et fermais à peine les yeux à sa caresse, beaucoup moins possessive que lorsqu'elle était entrée dans mon appartement, beaucoup plus agréable par conséquent. Non je n'étais pas invincible, néanmoins j'étais doué. Doué dans mes mots, doué dans mes gestes, et j'étais loin d'être un imbécile. Pourquoi ne pourrait-elle pas user mes compétences lorsqu'elle en avait besoin ? C'était tout ce que je pouvais faire pour elle... Il était vrai que je tenais à ma vie ; j'avais toujours été animé par un profond besoin de survie même. Mais cela semblait presque obsolète. Qu'aurais-je fait de cette vie sans elle désormais de toute manière ?

Oh mon trésor, soupirais-je, approchant mon visage du sien. Ca c'est ma décision. De plus, je doute que quelqu'un soit plus malin que moi ou puisse anéantir mon instinct de survie. A part toi. Mais vois-tu, tu ne possèdes pas les mêmes armes que les autres, ce qui te rend particulièrement dangereuse pour moi.

Je m'en sortais toujours. Que ce soit par la ruse ou par la force de vivre qui m'animait au quotidien. C'était tellement contradictoire avec mon histoire de vie. J'aurais dû abandonner depuis tellement longtemps et pourtant j'en étais incapable. La vie m'avait mis à terre et je n'avais pas pu me résoudre à renoncer. Ma sœur avait été ma raison de vivre durant tant d'années. Vivre pour deux, vivre pour elle, et la venger, quoi qu'il arrive. Mais probablement que je vivais pour trois désormais, maintenant que Lucrezia était entrée dans ma vie tel un ouragan sans me laisser la moindre chance de dire non. Alors, je n'étais pas prêt à perdre. Je ne connaissais plus ce mot depuis longtemps. J'avais eu mon lot de pertes par le passé ; plus jamais. Je savais que je devais la protéger, quoi que cela m'en coûte, en espérant que les dégâts ne soient pas trop importants.

Je t'avoue que ça m'aurait bien arrangé que tu abandonnes la Menrva, mais en bon mulet que tu es, cette possibilité n'est plus à envisager... murmurais-je avant de laisser mes lèvres se réfugier dans son cou.

J'embrassais lentement sa peau, à plusieurs reprises, avec une force faisant écho à l'ardeur de la passion que je ressentais pour elle. Je ne savais pas si ça finirait par être plus facile à gérer avec le temps, si la violence de mes sentiments et de mes émotions finiraient par céder. Le fait était que j'aurais tout fait pour pouvoir l'embrasser au quotidien de cette façon. Tout. Il était donc évident que je ne lésinerais pas à la protéger non plus.

Et qui te dit que je fais tout ça pour toi ? Murmurais-je au creux de son cou avant de redresser mon visage. Tu sais que je suis quelqu'un de très égoïste. Tu devrais savoir que je fais tout ça pour moi.

Mes mains s'installèrent sur ses flancs dans une prise possessive avant que mon corps ne l'oblige à reculer, et ceci jusqu'à ce que son dos ne frappe l'un des murs de mon salon. Je ne savais pas si elle comprendrait mes paroles ; je ne comptais ni m'expliquer ni donner davantage de détails. J'espérais simplement que si je n'étais pas clair, mes gestes lui donneraient plus d'indications sur le sens de mes mots. Mes lèvres se verrouillèrent sans attendre aux siennes avec une fougue qui était habituelle entre nous. Ma langue caressa la sienne une fois, peut-être deux, avant que mes lèvres ne se figent. Je rompis notre baiser et calais mon front contre le sien en soupirant discrètement de plaisir.

Je devrais peut-être te faire payer mes services tiens. Je pourrais être employé par la Menrva. Cumuler deux jobs. Manque de chance pour toi, je ne suis pas très attiré par l'argent... Est-ce que tu as un autre moyen de paiement à me proposer ? On pourrait commencer maintenant... Tu pourrais peut-être commencer par me faire un massage, au niveau de la nuque de préférence, histoire d'effacer ton ardoise ? Sauf si tu as une meilleure idée...

Mes lèvres lui volèrent un nouveau baiser. Il n'était absolument pas surprenant que je ne prenne pas tout ceci au sérieux. Ivanov, et maintenant Del Nero. Qui serait le suivant ? Le premier ministre lui-même ? Oh, quel idiot je faisais, cet homme me devait une faveur, alors honnêtement, rien ne pourrait atteindre Lucrezia. Pas pour le moment. J'y veillerai et je ferai le nécessaire pour qu'elle soit en sécurité. Je m'en savais capable, du moins je voulais m'en convaincre. Chaque chose en son temps ; nous avions la chance d'avoir un moment de calme bien à nous. Cela nous arrivait tellement rarement. Je ne comptais pas perdre ces prochaines minutes à m'inquiéter outre mesure. Lucrezia était là, contre moi, saine, sauve et en bonne santé. Que ma très chère Rookie continue de creuser et de s'user les ongles, j'avais bien mieux à faire là maintenant avec cette femme, douce addiction contre laquelle je ne pouvais - que dis-je - ne pourrais jamais lutter.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Ven 15 Déc - 17:43


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Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Encore un rire, nom de dieu, la stupéfaction passée, l’envie de lui pincer la joue comme un enfant pris en faute me démangeait le bout des doigts. Une fois, je pouvais lui laisser le bénéfice du doute, mais là, il était clair qu’il se foutait ouvertement de ma gueule. Au temps pour moi et mes efforts pour parler des choses dont je ne voulais pas parler. Mes yeux se rétrécirent, promettant douleur à celui qui me provoquait, mais ses doigts sur mon visage me déconcentraient et je finis par afficher un sourire en coin. J’aurais pu me vexer qu’il ne me prenne pas au sérieux ou pour une menace, à aucun moment de notre relation, mais sa remarque m’amusa plus qu’elle ne m’insulta. Évidemment qu’il aurait couché avec moi, c’est ce qui nous avez lié au premier regard, ce besoin incontrôlable de se jeter sur l’un sur l’autre, advienne que pourra.

Au moins j’avais un semblant de réponse. Il m’avait laissé faire pour avoir ce qu’il voulait lui aussi. Mais il avait fini par l’avoir et pourtant rien ne s’était arrêté là. J’avais le pressentiment que je n’aurais pas plus de détails et pour l’instant, je devrais me contenter de cela. J’observais son mouvement sans en comprendre la signification, fronçant rapidement les sourcils d’incompréhension, mais avant que je ne puisse poser une question, nous étions déjà passé à autre chose. La question resta en suspens un moment, un silence qui pourrait facilement interpréter par un non. J’hésitais simplement à lui donner cette information, il me semblait qu’en le faisant, je m’ôtais ma dernière chance de le tenir éloigné. Je réalisais la connerie de cette pensée à l’instant même. L’éloigner n’était plus une option depuis longtemps, j’aurais beau faire, Kenneth s’immiscerait dans mes problèmes d’une manière ou d’une autre. Autant lui donner un maximum de munitions pour le faire.

Sa décision comme il venait de me le rappeler, et rien que je ne puisse dire pour l’en faire changer. Son assurance pourrait me rassurer, mais elle m’inquiétait que plus, trop de confiance amenait à faire des erreurs, j’en étais la meilleure preuve. Ne me restait-il qu’à espérer qu’il soit aussi increvable qu’il le pensait ? Je tiquais pourtant sur le reste de ces propos. Moi, être dangereuse pour lui ? Se moquait-il encore de moi ? Même s’il était sincère, cela ne faisait que me faire un peu plus peur. Si j’étais la seule à pouvoir mettre en veilleuse son instinct, comment m’assurer que je n’étais pas en train de le faire avec Ambre. S’il était vraiment près à tout pour moi, alors j’en étais certaine, il se ferait tuer à cause de moi un jour ou l’autre.

Je passais sur l’insulte alors qu’il me donnait encore à réfléchir. Était-ce vraiment le seul moyen de le mettre à l’abri ? Abandonner ce que j’avais bâti avec mon âme et mes larmes ? Le contact de ses lèvres sur la peau dénudée de mon cou me déconcentra dans mon introspection, me faisant perdre le court de mes pensées. Traître, il savait que les frissons qui naissaient à cet endroit précis n’étaient que la partie visible de l’électricité que je sentais déferler dans mon corps vague par vague, baiser après baiser. Mes yeux se fermèrent progressivement, faible que j’étais lorsque mon corps réclamait à grands cris ses attentions. Ma main droite voyagea d’elle-même jusqu’à la naissance de ses cheveux alors que la seconde me permit de me stabiliser en se posant sur son épaule. Un soupir discret s’échappa même de mes lèvres que je n’avais pas eu conscience d’entrouvrir lorsque les mots murmurés contre ma peau provoquèrent un nouveau frisson.

Mes yeux s’ouvrirent lorsque je le sentis se redresser et je découvris ce regard affamé que je connaissais parfaitement désormais. Un regard qui savait faire naître un sourire du même type sur mes lèvres. J’étais prête à accepter cette explication pour le moment, parce que j’étais faible et que je n’avais pas envie de le combattre. L’anticipation et le plaisir se mêlaient avec une aisance déroutante, mais c’était encore une chose que j’avais acceptée sans plus me poser de question, que cela passe par cette prise possessive sur mon corps ou sur la rencontre de mon dos contre ce mur, le moindre de ce geste savaient attiser en moi les braises du feu qu’il allumait à chacune de nos rencontres. Ma prise sur son propre corps s’affermit alors que j’accueillais ses lèvres contre les miennes comme un soulagement, comme un remède contre ce mal qui me rongeait, un mal que ce même remède provoquait. Englués dans ce cercle vicieux, aucun de nous ne voulait ou pouvait s’en extraire. Éphémère, il s’échappa à ce baiser aussi rapidement qu’il l’avait commencé, pour venir coller son front contre le mien. Parler… Il voulait parler quand je ne rêvais que de me réapproprier ce qui était mien. Je levais les yeux au ciel, entre amusant et exaspération. S’il voulait se faire payer en nature, je n’étais pas contre, loin de là et il le savait pertinemment. Je me laissais embrasser une nouvelle fois, un fantôme de sourire encore sur les lèvres.

Par une meilleure idée, tu entends une des tiennes ? soufflais-je doucement, un sourcil légèrement arqué.

Je n’attendais pas vraiment de réponse et il devait s’en douter. Alors au lieu de lui laisser le temps d’en caser une, mes lèvres virent s’écraser contre les siennes au même titre que l’ensemble de mon corps après avoir pris appui contre le mur. S’il pensait s’en sortir aussi facilement, c’est qu’il lui restait encore un peu de chose à apprendre. Sans rompre notre baiser, je le poussais gentiment vers le canapé, l’obligeant à circuler à l’aveugle et à reculons dans son appartement. Rien de bien compliqué pour lui en théorie, dans la pratique non plus, mais je réussis tout de même à le faire s’asseoir dès lors que l’arrière de ses jambes entra en contact avec le canapé. Je l’observais un instant de haut, un sourire mutin aux bouts des lèvres.

Tu es sûr de vouloir être mon employé ? Il parait que je suis autoritaire et bornée.

Ne pas être vexée ne voulait pas dire que j’étais prête à laisser passer la pique. Mon regard quitta le sien alors que je me décidais à le rejoindre, prenant le soin de m’installer à califourchon avec lenteur tout en continuant sur ma lancée.

Non attends, je cite un « bon mulet »… Mais attention, dangereux ce mulet.

Désormais bien installée, une main vint se glisser dans ses cheveux avec délicatesse pendant que l’autre se positionna sur le canapé à côté de sa tête pour me permettre de pencher mon visage au-dessus du sien.

Pauvre… pauvre… renard…

Ah, j’avais beaucoup moins de problèmes avec ce sujet lorsqu’il s’agissait de le manier avec ironie. Je pouvais me moquer de son prédateur comme vengeance, ma conscience le supporterai très bien. Ma prise dans ses cheveux se fit plus vive alors que je rapprochais mes lèvres de son oreille.

Ton instinct de survie a intérêt à être infaillible quoi qu’il en soit. Ne me laisse pas être ta faiblesse.

Je m’adressais à eux deux, et si je le faisais sonner comme une menace s’était pour être sûre que mon message passe, rien de plus. En réalité, ce n’était qu’une supplique née d’une angoisse qui ne me quitterait probablement jamais. Ma main lâcha sa prise alors que je me redressais pour plonger mon regard dans le sien.

Jamais, murmurais-je.

Avec tout ça, j’avais complètement avorté notre conversation sur Ambre. Nous avions tout le temps de revenir dessus plus tard.. ou jamais, j’aurais préféré.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Sam 16 Déc - 1:58


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Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Je pouvais lire le désir dans les yeux de Lucrezia. Des yeux si sombres, si profonds. Si j'étais l'eau ou la glace selon mon humeur, elle était tout mon inverse, la terre et le feu, et c'était ce que j'aimais le plus chez elle. Bon Dieu comme j'aimais ses yeux. Nous nous complétions, en parfait accord et c'était pourquoi j'aimais tant me perdre dans ses pupilles qui me dévisageaient tantôt avec défiance, tantôt avec une confiance qui paraissait la rendre aveugle. Il m'était bien difficile de savoir ce qu'elle pensait réellement. Le sourire qui se dessina sur son visage fit écho au mien et je savais que nous étions sur la même longueur d'onde sur au moins un point : la passion que nous ressentions. Je ne savais pas comment elle avait fait pour l'ignorer, la contrôler durant tant de temps quand moi j'en avais été littéralement l'esclave. Elle avait une force de caractère bien supérieure à la mienne.

Je lui avais proposé de payer mes services en nature, parce qu'après tout ce serait le seul paiement que je pourrais accepter de sa part. Ce n'était ni dégradant ni narquois. C'était vrai. A vrai dire, rien qu'un baiser ou une caresse aurait pu suffire pour que je m'agenouille devant elle. Elle devait savoir que je le ferai si elle me le demandait. Ou bien alors je ferai le beau. J'étais un renard après tout. Ses paroles m'amusèrent et mon sourire s'agrandit de lui-même en conséquence. La jolie brune avait parfaitement raison. Je voulus ouvrir la bouche, lui dire que c'était sa première réponse sensée ce soir, mais elle ne m'en laissa pas le temps. Bientôt noyé dans ses baisers, je me laissais submerger une nouvelle fois, oubliant toute pensée cohérente ou toute forme de réponse que j'avais précédemment voulu formuler.

Le fait était qu'aujourd'hui, Lucrezia ne me résistait plus. Le calme régnait sur moi tout comme sur l'environnement qui nous entourait. La tranquillité et l'excitation, parfaits antonymes, se livraient une bataille acharnée dans mon abdomen sans pour autant être incompatibles. Je la désirais sans colère, sans sentiment contradictoire. Je la voulais dans la plus grande simplicité, parce que je l'aimais et que le moment semblait propice à me laisser aller à mes envies. Je la voulais plus que tout. Plus que ma vie peut-être. Et si le sujet de conversation précédent avait été important, nous avions dérivé avec une aisance démesurée, comme si finalement ça avait été ça le plus important : l'expression de nos désirs.

Voilà que je me retrouvais à marcher à reculons, poussé par le corps de Lucrezia dans le processus. Je devais avouer que j'aimais la voir entreprenante. C'était tellement étrange et séduisant à la fois. J'avais toujours été celui qui avait souhaité la pousser dans ses retranchements, l'obliger à avouer, manifester son désir pour moi, à l'exprimer. Maintenant, elle ne s'en cachait plus et je notais à quel point il avait été facile de la lancer sur cette pente glissante ce soir. Finalement, une majeure partie de moi était convaincue que je ne l’écœurais pas. Peut-être que non, au contraire, elle m'aimait aussi, sincèrement, et que l'acceptation de ses sentiments l'avait amenée à l'acceptation de tout le reste. C'est ça, rêve. Et cela le dégoûtait, lui. Il haïssait cette partie encore humaine qui s'accrochait à Lucrezia comme à une bouée de sauvetage en pleine tempête. Un sauvetage qui allait s'avérer difficile ; mais qui valait sans aucun doute le coup.

Sans encombre et sans difficulté, j'avais atteint le canapé de mon salon, Lucrezia dans mes bras que j'avais passé autour d'elle pour la maintenir contre moi un peu plus tôt, même si cela avait été inutile. Mais alors qu'elle me repoussait en arrière, m'obligeant à m'asseoir, je me laissais aller à sa demande silencieuse et la relâchais dans le processus pour immédiatement lever les yeux sur elle. En une fraction de seconde, le sourire de la brune acheva d'allumer un feu dans mes entrailles qui ne s'éteindrait que lorsque je l'aurai possédée, peut-être même plusieurs fois. Si elle ne se dépêchait pas de venir près de moi à nouveau, j'allais aller la chercher moi-même. Ses paroles interrompirent d'ailleurs mon élan et je l'écoutais attentivement, maintenant amusé par ses paroles.

Ouh... laissais-je simplement franchir de mes lèvres dans un soupir accompagné d'un sourire provocateur.

Finalement, Lucrezia s'attelait à s'installer sur moi dans une lenteur excessivement agaçante, et j'avais changé d'avis. En temps normal, je l'aurais obligée à se hâter, je l'aurais contrainte à mon propre rythme, mais pas maintenant. Je l'observais, m'installant même davantage correctement au fond de mon siège, détaillant chacun de ses gestes, mémorisant chacun de ses mots comme si elle me marquait au fer rouge, à sa façon. Je mémorisais cet instant, aussi précieux qu'elle toute entière. Bon mulet résonna d'entre ses lèvres et je me demandais si elle était en colère ou si elle cherchait simplement à me faire comprendre qu'elle allait me faire payer mes précédentes paroles. Mon sourire s'agrandit de lui-même naturellement. Et une fois qu'elle fut assise sur moi, je passais immédiatement mes bras autour d'elle, la serrant suffisamment pour que le manque qu'elle avait volontairement créé s'efface.

Ca dépend combien ce dangereux « bon mulet » est prêt à me payer... murmurais-je à proximité de son visage alors qu'elle passait déjà une main dans mes cheveux.

Pauvre... pauvre... renard... Mon compagnon roux, bien affaibli par mes propres émotions et mes propres envies, se contenta de secouer une oreille attentive. S'adressait-elle vraiment à lui ? Mon sourire avait disparu de lui-même alors que j'écoutais prudemment chacun de ses mots. Je n'étais plus très sûr de savoir à qui elle parlait en fait. Faisait-elle seulement une quelconque distinction entre l'être humain et l'animal ? Car je n'étais pas persuadé de réellement la faire moi-même parfois. Lorsque Lucrezia resserra sa prise dans mes cheveux, je fermai les yeux un très bref instant, à peine une seconde, alors qu'un fin gémissement entre surprise et plaisir quitta mes lèvres. Ne me laisse pas être ta faiblesse. Je fronçais à peine les sourcils sans qu'elle ne puisse le voir. Savait-elle qu'elle était également ma force ? Et toute force s'accompagnait d'une faiblesse. C'était l'équilibre de chaque chose. Néanmoins, je comprenais ses mots. S’inquiétait-elle vraiment pour moi ? Son autorité naturelle avait une nouvelle fois frappé, et si ce comportement qu'elle m'avait servi tant de fois avait pour habitude de me mettre en colère, cette fois-ci, cela n'eut le don que de réveiller brutalement mon appétit, et mon désir pour elle se manifesta une nouvelle fois, avec violence, écrasant toute autre forme de sentiment dans le processus. Elle relâchait mes cheveux et je croisais son regard à nouveau. Comme je la voulais ; je pense qu'elle ne pouvait pas imaginer à quel point, même si j'étais persuadé qu'il était aisé de le lire dans mes yeux. Jamais. Je soupirais à peine avant que mes mains ne se contentent de lui retirer calmement sa veste pour toute réponse. Et une fois fait, je la jetais un peu plus loin sur le sol, espérant que la magnifique brune n'ait pas froid. Mes yeux qui n'avaient pas quitté les siens se permirent un bref égarement pour la détailler davantage. Ses vêtements et ses cheveux étaient encore humides, mais j'avais une bonne idée de comment la réchauffer. Mes yeux se verrouillèrent sur les siens une nouvelle fois alors que mes mains glissèrent lentement sous son haut, caressant sa chute de reins du bout des doigts dans le processus. J'entrepris de retirer le bout de tissu avec un peu plus de hâte que le précédent et le laissais rejoindre le sol à son tour. Si mes gestes étaient encore précis et contrôlés, mon ardeur menaçait de venir briser tout ce calme apparent. Mais pas ici.

D'un bond aussi impulsif que brusque, je me levais, entraînant la brune avec moi, la portant tout contre mon corps. Je pouvais sentir sa chaleur corporelle me brûler même à travers mes vêtements. Je pouvais entendre son cœur battre contre sa poitrine aussi fort que si ça avait été un marteau qui frappait, inlassable, régulier mais puissant et rapide. Mon visage prit refuge dans son cou, inspirant son odeur comme si ça avait été une drogue. Et c'en était une pour le prédateur que j'étais. Je me hâtais jusqu'à ma chambre. Je voulais faire les choses correctement, pour une fois. Prendre mon temps, penser à son confort, me réveiller auprès d'elle le lendemain matin, peut-être lui refaire l'amour alors ou tout simplement lui proposer quelque chose pour le petit déjeuner, comme un homme normal dans une relation normale. Je me sentais humain auprès d'elle, comme je ne m'étais plus senti depuis tant et tant d'années. Pendant bien trop longtemps. Mais j'étais humain. Grâce à elle, je m'en souvenais. Et si j'avais toujours bousculé la belle brune depuis notre rencontre, ce soir serait différent. Je nous le promettais. Je voulais lui montrer que je pouvais être à la hauteur, être quelqu'un de bien ; d'assez bien pour elle. Cela faisait fulminer le roux aux oreilles pointues, mais dans un tel instant il n'avait absolument aucun pouvoir ni aucun mot à dire. Il s'alignait sur le fait que j'avais des besoins physiologiques néanmoins, mais il n'était pas d'accord sur la méthode ni sur le choix de la partenaire. Il savait pertinemment qu'après ce moment d'intimité, simple, passionnel, sans émotions contradictoires ou problèmes sous-jacents, sans troc de sentiments également, pire toute la situation serait. La sincérité d'un tel moment, je l'avais attendu depuis longtemps. Pas parce que j'avais poussée Lucrezia à bout, pas parce que je préférais baiser avec elle plutôt que de la tuer de rage, mais bien parce que je voulais lui montrer à quel point je tenais à elle. Bons sentiments inutiles quand tu peux l'avoir sans t'attacher outre mesure, constatait le renard, mais la vérité était que je ne choisissais pas. Je ne choisissais plus depuis quelques mois déjà. J'étais l'esclave de cette relation qui avait pris une place bien plus importante qu'elle ne l'aurait jamais dû et Lucrezia était devenue irremplaçable. C'était elle, ou personne. Et à cette remarque, le renard s'insurgea. Sans conséquence.

Mon pied poussa la porte de ma chambre déjà entrouverte et j'installais immédiatement Lucrezia dans mon lit avec prudence. Je retirais ses chaussures et les jetais à distance, pensant qu'elle s'amuserait demain à retrouver toutes ses affaires à travers mon appartement. Ce fut au tour de ses chaussettes que je jetais à l'opposé, juste pour rire, et un sourire amusé me trahit dans la manœuvre. Combien de temps avais-je attendu pour un moment aussi simple, aussi honnête, aussi paisible ? J'aurais aimé que tous les jours soient ainsi ; j'aurais aimé qu'elle soit entrée dans ma vie bien avant, ainsi j'aurais eu une raison de vivre bien avant Stain, une raison de me lever tous les matins et de trouver le courage de continuer à avancer, au quotidien. Nous nous serions soutenus et peut-être que nous aurions fait autre chose de nos vies à la Nouvelle-Orléans. Je ne savais pas. Mais aujourd'hui, je pouvais avoir tout ça, même si j'étais bien conscient que ce ne serait jamais aussi simple que je voulais bien me le faire croire. Je détaillais Lucrezia, allongée dans mon lit. Elle était à moi et elle le resterait, j'y veillerai. Je pouvais prendre soin d'elle, je savais que je pouvais le faire ; faire les choses bien, correctement, la protéger, pour qu'elle se sente en sécurité et ceci pour le restant de sa vie.

Bientôt, je m'allongeais au dessus de Lucrezia, réduisant finalement une distance qui avait suffisamment duré. Mes mains se calèrent près de ses épaules alors que mes bras se tenaient solides tels des piliers qui me soutenaient. Je lui souris, à peine. J'aimais beaucoup trop regarder ce visage pour mon propre bien. Elle était si belle que cela paraissait presque irréel ; comme si j'attendais que quelque chose interrompt ce moment, comme si cela aurait été logique que quelque chose de grave perturbe cet instant de paix. Pourtant, je n'avais pas la volonté d'attendre plus longtemps pour vérifier si mes mauvaises pensées se réaliseraient. Mes bras fléchirent d'eux-mêmes et mes lèvres se jetèrent à nouveau sur celles de ma drogue brune. Et à ce baiser, j'en oubliais tout le reste. Mon corps se colla davantage contre le sien, se frottant même dans le processus, alors que l'ardeur de ma passion avait totalement pris le relais, balayant ma retenue précédente et le calme qui avait contrôlé chacun de mes gestes jusqu'à maintenant. Mes baisers devinrent naturellement plus intenses, réclamant plus de profondeur alors que ma langue se fracassait à multiples reprises contre celle de la femme qui possédait mon cœur, pour toujours.
   



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When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left. They must have left with all my faith.


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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mer 20 Déc - 16:49


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Ma petite vengeance semblait dériver en un simple jeu auquel je prenais étonnamment plaisir. Le plaisir de découvrir quelque chose de nouveau pour nous, cette provocation simple et sans ressentiment mais chargée d’une tension bien à nous. En même temps, cela me semblait tellement naturel que je me laissais glisser sans même y réfléchir, comme si nous avions enfin trouvé notre manière de communiquer. Un sourire provocateur, une monosyllabe, tout ce qu’il me fallait comme réponse. Mon sourire ne fit que s’élargir et la satisfaction se transforma doucement en une forme de douce jubilation. Je redécouvrais les joies d’une relation complice, même si ce n’en était que les prémisses, celle d’avoir quelqu’un d’assez proche pour partager des moments simples mais réconfortants, et d’une certaine façon la joie d’explorer une relation relativement saine. Malgré tout ce que nous avions traversé, malgré le contexte, malgré même sa nature, j’avais le sentiment que cette situation était la plus saine de toutes celles que j’avais vécu. Impression trompeuse sans doute, nous revenions de si loin, mais quelque chose s’agitait constamment au creux de mon estomac, me poussant à chérir et embellir. A y regarder de plus près, je n’avais jamais su choisir les hommes qu’il me fallait dans ma vie, heureusement pour moi Kenneth ne m’avait pas laissé le choix et son instinct semblait avoir fait un meilleur travail que mon esprit d’analyse.

Je n’aurais jamais pu imaginer que nous puissions nous déchirer un instant pour nous réconcilier l’instant d’après. Si j’étais honnête avec moi-même, je n’y étais pour rien, Kenneth restait le meilleur de nous deux, c’était grâce à lui et uniquement lui que nous étions ici aujourd’hui. Moi, je restais l’égoïste qui profitait de ce qu’il voulait bien me donner, souvent à l’excès. Alors quand il était question de bien le payer, j’aurais pu facilement retomber dans ma culpabilité adorée, pourtant elle ne m’effleura même pas cette fois, accaparée par l’ambiance joueuse qu’il avait instaurée. Mon sourire ne se fana pas un instant, les mots roulant sur sa langue pour s’écraser sur ma peau. Je ne pourrais jamais le payer assez, c’était un fait, mais je pouvais donner de ma personne, beaucoup et longtemps.

Je fouillais dans ces yeux pour y trouver un quelque chose qui me rassurerait, qui me confirmerait qu’il ne ferait pas de moi un point faible dans sa vie, mais ma recherche fut mise au ban par la vague de désir que ces prunelles me renvoyaient. Est-ce mes propres envies qui se reflétaient, un miroir de mon âme dans ces yeux hypnotiques ? Captive de ce regard, je me laissais faire, aidant même en me redressant pour lui faciliter la tâche. Je ne pris même pas la peine de regarder ce qu’il avait fait de ma veste, mais un son étouffé me suggéra qu’elle avait atterri quelque part par terre plus loin dans la pièce. Je savais quelle pente nous arpentions, glissante et connue, mais cette fois je ne fis rien pour nous freiner et retarder l’inévitable, bien au contraire. Le soulagement de ne plus sentir le tissu mouillé contre ma peau vint compléter le plaisir que faisaient naître ces caresses aériennes sur ma peau sensible. Je me laissais tromper par le calme olympien de ces gestes, me laissant aller, mon attention diffuse, noyée dans la mer de sensations et d’émotions qui me traversaient. Je dus ravaler un hoquet de surprise au mouvement brusque du corps contre le mien. Au-delà de me demander comment il avait réussi à se relever avec moi sur lui, mes jambes virent automatiquement se nouer autour de sa taille et mes bras envelopper son cou. La surprise passée, c’est un éclat de rire qui remonta le long de ma gorge, un rire de bien-être pur. Cet homme était fou, mais d’une folie que j’adorais.  Ma tête bascula vers l’arrière, lui donnant libre accès au passage, mon rire devenant un léger gloussement avant de s’éteindre. Je plantais alors mon regard dans le sien, un sourire probablement dément sur les lèvres alors que je le laissais me trimballer dans son appartement comme un animal de compagnie. Le voyage fut si court que je n’eus pas vraiment l’occasion de faire quoi que ce soit hormis rire. Le contact moelleux du matelas sous moi m’arracha un nouveau rire, à ce stade je ne savais plus ce qui me faisait rire exactement, peut-être que mes nerfs avaient complètement lâchés. Je me redressais sur mes coudes pour observer de plus près le manège de mon tortionnaire. Le sourire amusé de celui-ci me fit hausser un sourcil, je rêvais où il cherchait à éparpiller mes affaires un peu partout ? S’il voulait s’amuser de me voir chercher plus tard, il allait être déçu. Je préférais de loin laisser quelques affaires trainer, à la longue ce serait lui le plus embêté. A la longue… Cette pensée me fit l’effet d’une gifle. Je n’arrivais pas à me souvenir de la dernière fois où j’avais été capable de me projeter dans ma vie personnelle. Le simple fait de penser à un quelconque avenir me semblait impossible jusqu’à présent.  

Le poids de son corps sur le mien m’arracha à mon trouble, et bien que je ne l’aie temporairement affiché, j’espérais qu’il ne l’aurait pas vu. Je l’accueillais contre moi avec un soupir de bien être alors qu’un sourire mutin revint instantanément sur mes lèvres, lui rendant son regard. Il voulait jouer, j’allais jouer aussi, mais dans une autre catégorie. Je restais donc immobile, attendant qu’il soit le premier à craquer avec un regard de défi. Mon attente ne fut pas longue et amplement récompensée, en un instant il avait donné le départ et sonné la fin de nos réserves. La suite ne fut que la concrétisation de ce que nous voulions tous deux désespérément, apaiser le feu que nous nous provoquions l’un à l’autre. Jamais je n’avais autant eu besoin d’un corps contre le mien, de ces étreintes possessives, des différentes notes que ces soupirs font flotter dans l’air, de ces lèvres qui laissent des traînées brulantes sur ma peau, et de cet amour que l’on a peur de toucher car il pourrait disparaitre à l’instant fugace, fragile.

~~~

Pour la première fois depuis la disparition de Luca, je me sentais enfin sereine et complète. Comme si l’amour et l’attachement dont mon cœur débordait, et que j’avais tenté de diffuser à de nouvelles personnes, avait enfin trouvé le bon réceptacle. Des années de peur et d’angoisse, à surveiller mes sentiments pour ne pas trop m’attacher, pour ne pas revivre la douleur et le désespoir. Tout venait de prendre fin et cela restait le plus grand défi de ma vie. J’étais sur le chemin d’une rédemption que je cherchais sans désirer, apaisée et protégée dans les bras de celui qui pourrait devenir mon univers si je le laissais faire.

Mon regard erra sur l’ensemble de mon champ de vision pour revenir sur le visage de Kenneth, un sourire amer en coin. Je pourrais me laisser séduire par cette illusion de normalité. Nous avions créé une bulle hors du temps, quelques instants de liberté dans un monde chaotique. Mais il nous faudrait revenir à la réalité de nos vies. Je me surpris à espérer pouvoir me terrer dans cette chambre jusqu’à la fin des temps, l’espace d’un instant je souhaitais ne jamais avoir créé la Menrva, tout aurait été plus simple sans elle aujourd’hui. Mais sans elle, aurais-je seulement approché Kenneth ? Probablement pas.

Un frisson me fit trembler doucement, loin d’être de froid, entourée par la chaleur de son corps contre le mien et de la couverture qui nous isolait et protégeait du monde comme l’on porte une cuirasse. J’avais l’impression de savoir qui nous étions ici, à l’abri du regard du monde, mais une fois à l’extérieur je n’étais plus sûre de rien. Je jouais distraitement avec une mèche de ces cheveux qui j’adorais, la tortillant doucement entre la pulpe de mes doigts. Si je commençais à envisager qu’un avenir soit possible, je ne voyais pas du tout lequel. Nous étions semblables et si différents à la fois, je me demandais si nous saurions faire front commun à l’avenir, comme deux personnes qui se font confiance. Mais à chaque jour sa peine et ses doutes. J’étais décidée à profiter de l’instant présent et de l’homme qui était mien, du moins temporairement.

Peut-on considérer que je viens de déposer un acompte ? Ou est-ce que tu comptes me garder ici jusqu’à remboursement complet de ma dette ?

Même si j’avais voulu paraître sérieuse, j’étais trahie par les traces d’amusement dans ma voix. Bien que je ne sois vraiment pas contre l’idée, je préférais le provoquer gentiment. En vérité, rien ne m’appelait ailleurs que dans ce lit. Plus de travail, plus de mafia, plus de proches. J’envisageais sérieusement de de me terrer ici pour quelques temps, jusqu’à ce qu’un certain renard n’en puisse plus et réclame son territoire. Mais nous n’y étions pas encore. Je me recalais donc plus étroitement que possible contre ma bouillote humaine, la sensation de ma peau contre la sienne provoquant un soupir d’aise qui vint s’échouer contre la peau tendre juste sous son oreille. J’avais, telle une plante grimpante, investi son corps comme ma propriété, une jambe glissée entre les siennes, un bras en travers de son torse dont la main jouait dans ses cheveux, le visage niché contre son cou. Un sentiment de plénitude, un sourire en coin satisfait, j’étais là où je devais être, rien n’était plus clair que ça.
   



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