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 The hardest part is never known || Kezia

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: The hardest part is never known || Kezia   Dim 17 Sep 2017 - 12:21


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
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Comment deux sensations diamétralement opposées pouvaient-elles être en aussi bonne osmose dans un corps ? Le cerveau, cette machine merveilleuse, pleine de surprises, jamais à court d’imagination pour donner vie à de sombres cauchemars, à ces peurs savamment enfouies dans le but de les ignorer. Nous enterrions des cadavres aux fins fonds de nos êtres, notre esprit en déterrait des os calcinés qui nous hantaient sans cesse, heurtant notre conscience avec force. Le reste, la chimie s’en chargeait très bien toute seule, ordonnant à ces poumons de ne plus laisser entrer assez d’air, à ces mains de perdre leur stabilité, à ce cœur de battre plus vite que nécessaire.

J’essuyais rageusement mes pommes moites contre mon jeans, agacée par mes propres faiblesses. J’avais assez étudié l’humain pour savoir que l’angoisse qui m’agitait, n’était que le fruit d’un esprit inquiet sur lequel j’avais le pouvoir. Une théorie sans faille, mais une pratique que je n’arrivais pas à appliquer. C’était pourtant le calme qui avait dominé ma vie, le jour fatidique, résignée ou peut-être même heureuse du sort qui m’attendait. Mais de l’attente était née l’angoisse, le vent soufflait sur une mer calme et avec les heures passant, les courants s’étaient fait bourrasques, les vagues déferlant en rythme, déversant leur dose de panique dans mes veines.

48h plus tard, une seule question tournait en boucle dans ma tête. Pourquoi ? Niklas avait-il décidé de me faire ployer autrement ? Avait-il prévu de s’en prendre à l’une de mes connaissances ? J’avais beau avoir été discrète, cet homme savait tout, voyait tout. Avait-il une liste ? Qui serait le premier à tomber par ma faute ? La culpabilité me rongeait et c’est elle qui me poussa à sortir de mon appartement. Mon regard vagabonda sans cesse autour de moi alors que j’évoluais dans les rues de la ville, si j’étais suivie je n’en vis rien. Je continuais à errer des heures durant, sans but évident, mais m’assurant par des détours d’apercevoir les rares personnes que je pensais en danger. La chevelure immanquable de Sigrid, m’ôta d’un poids. De tous, c’était pour elle que je m’inquiétais le plus. Les autres avaient tous des moyens divers et variés de se protéger. « Divers et variés », je n’arrivais toujours pas vraiment à accepter ce qu’Orfeo m’avait imposé, je ne pouvais pas mettre de mots sur ce que j’avais vu, encore une fois… Mes souvenirs de cette soirée-là, se superposant à ma confrontation avec Orfeo. Deux fois, avais-je été témoin, et je n’arrivais toujours pas à en accepter la pleine mesure.

Comme à la roulette russe, là où le soleil éclatant m’avait brûlé la peau pendant des heures à parcourir la ville, une pluie dense vint me tremper jusqu’à l’os en quelques secondes. Que faire désormais ? Mon regard s’attarda sur mon environnement, le décor calciné du nord de la ville s’imposa à mes yeux, la couche de poussière ambiante plaquée au sol par la violence de l’averse. Je ne suis qu’à quelques minutes de son appartement, je le sais, mais mes pieds refusent de bouger dans cette direction. Que vais-je découvrir sur place ? Les doutes, conjugués avec la peur, sont autant de petites aiguilles s’enfonçant avec lenteur dans un esprit, douloureux, vicieux, imprévisibles. J’ai besoin de savoir. Cette simple constatation me permet de reprendre ma marche, qui se transforme en course quelques mètres plus loin. Ce n’est qu’une fois au pied de son immeuble que je me stoppais, une main sur le cœur, l’autre agrippée à ce qu’il restait d’un grillage, prête à vomir dieu sait quoi. Je n’avais jamais été une grande sportive, évidence que j’avais oublié le temps de quelques minutes. Il me fallut quelques instants de plus pour m’assurer que la nausée pouvait être reléguée au second plan, mais je finis par franchir le mur d’enceinte et attaquais l’escalade finale.

Debout devant sa porte, le souffle court, le cœur battant furieusement dans ma poitrine, autant sous l’effort que l’inquiétude, ma main suspendue à quelques centimètres du bois, une dernière hésitation paralysait mon bras. Était-ce au moins une bonne idée que de frapper et me faire repérer ? Je n’avais pas d’arme sur moi, sans défense si jamais je ne trouvais pas Kenneth derrière cette porte, mais autre chose. Je pris une grande respiration, sans doute par peur de faire du bruit en respirant une fois dedans et actionnais la poignée de la porte. Le couinement des gonds me fit instantanément regretter mon geste et une grimace étira mes traits. Trop tard pour la discrétion, trop tard pour faire demi-tour, trop tard pour tout. Mon corps se glissa de lui-même dans l’appartement, ignorant tout sens de préservation. J'ignorais les gouttes d'eau qui glissaient le long de mes vêtements pour finir sur le sol, laissant une trainée nette dans mon passage. Mon regard cherchant avidement une quelconque trace de sa présence.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Dim 17 Sep 2017 - 16:25


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Du repos. C'était tout ce que je demandais. Ces derniers jours avaient été éprouvants, mais j'avais tenu ma parole. Lucrezia était en sécurité et relâcher la pression me permit de me rendre compte que j'avais tenu le coup grâce à mes nerfs à vifs. Si j'avais ce besoin de la voir, j'étais également à bout d'une certaine manière. Ma patience, ma tolérance. J'avais failli la perdre, encore une fois ; ce ne serait sûrement pas la dernière mais je ne préférais pas y penser, tout simplement parce que je ne savais pas si j'étais prêt pour ça. Je prenais les choses comme elles venaient, comme elles se présentaient à moi. Je me demandais si j'en avais quoi que ce soit à faire de l'avenir, du futur ? J'étais un homme qui vivait principalement dans le passé. Qui ressassait, qui revivait les mêmes moments encore et encore, jusqu'à ce que ma mémoire endommage les images nettes et les rende plus floues. Depuis peu, je m'aimais à vivre dans le présent. Profiter de chaque seconde comme si c'était la dernière. Je n'avais jamais eu de perspective d'avenir, c'était pourquoi servir le Gouvernement ne m'avait jamais questionné. Chaque seconde où j'inspirais de l'air dans mes poumons signifiait que j'étais vivant, et c'était tout ce qui m'importait. Désormais, j'espérais être un peu plus fort que je ne l'avais été ces deux dernières années, et il pouvait m'arriver d'imaginer, peut-être, ce que demain serait, et de me projeter, vaguement. Grâce à Lucrezia.

Allongé dans le canapé, les rideaux fermés, la lumière extérieure provoquait pourtant une ambiance tamisée et douce dans mon appartement, favorisant mon repos. Seul le bruit de la pluie pouvait perturber cet instant. Mes yeux se laissaient même tenter à se fermer d'eux-mêmes. Le renard secoua brièvement une oreille alors que je pouvais distinguer, dans le silence le plus total lorsque je fis abstraction du reste, des bruits de pas dans le couloir. Rien d'anormal, mais le renard, à l'affût, remarqua que la personne s'était arrêtée devant mon appartement. Je rouvrais brusquement les yeux sans bouger davantage. Je n'avais pas besoin de voir pour savoir mais j'étais prêt à bondir. Peut-être avais-je des ennuis ? Peut-être que Niklas en voulait plus ? Peut-être voulait-il faire le ménage derrière lui et me supprimer de l’échiquier définitivement ? Les pas avaient été trop légers pour que ce soit quelqu'un de robuste qui se tienne derrière ma porte. Peut-être que pourrais-je l'abattre au corps à corps sans ameuter le voisinage ? Non. Attaquer de manière aussi frontale n'avait pas de sens. Je voyais plutôt ses sbires me frapper dans le dos après m'avoir empoisonné. Je me relevais et glissais jusqu'à la porte d'entrée à pas de félin, laissant ma tête pencher sur mon épaule. Quel drôle de comportement qu'adoptait la personne cachée derrière. Peut-être cherchait-elle quelque chose ? J'inspirais une nouvelle bouffée d'air pour satisfaire mes poumons et l'odeur me renseigna immédiatement. Une odeur que je m'étais juré de reconnaître entre des milliers, même si actuellement elle n'était pas parfaitement nette. Je laissais l'incompréhension se dessiner sur mes traits. Elle était seule et j'étais sûr que c'était elle. Elle était tellement nerveuse. Lucrezia. Un fin sourire se dessina sur mon visage alors que je vis la poignée se tourner. Elle ne manquait pas d'air. Ne lui avait-on jamais appris à frapper à la porte avant de pénétrer chez quelqu'un ? Mon dos se retrouva, en une fraction de seconde, plaqué contre le mur, me cachant derrière la porte d'entrée. Elle avait beaucoup de chance que je possède les capacités que le renard m'avait offertes. Elle aurait pu se prendre une balle en pleine tête. Comment pouvait-elle entrer chez moi de cette façon sans prévenir ? Elle était parfaitement folle et inconsciente. Je me demandais parfois ce qui ne tournait pas rond chez elle. Beaucoup de choses, sans aucun doute.

J'observais Lucrezia alors qu'elle osait faire ses premiers pas chez moi, en silence. Son cœur battait la chamade et elle était trempée. C'était à cause de la pluie que cela avait été un peu plus difficile pour moi de l'identifier. Et maintenant ? Elle était toujours aussi nerveuse. Que cherchait-elle exactement ? Si j'étais curieux de savoir ce qu'elle allait faire si je ne me manifestais pas, j'étais davantage joueur dans un tel instant. Je préférais alors l'acculer. Je me rapprochais très lentement, dans le silence caractéristique d'un prédateur, avant de brusquement bondir derrière elle. Je passais mes bras autour d'elle et plaquais son dos contre mon torse pour l'emprisonner, ne lui laissant aucune occasion de s'enfuir. Un bref coup de pied dans la porte derrière nous et elle claquait, nous offrant une nouvelle intimité. Il n'avait fallu qu'une seule seconde pour que je sente une nouvelle fois cette alchimie, cette connexion particulière entre nous. J'étais tout à elle, aucun doute là-dessus. Si le renard peinait à accepter cette évidence, il se pliait une nouvelle fois face à la présence de Lucrezia contre laquelle il ne pouvait rien. Je resserrais inconsciemment ma prise autour de Lucrezia et laissais mes lèvres glisser contre ses cheveux trempés et sa peau humide, prenant vaguement refuge dans son cou, inspirant un bref instant son odeur pour que chaque fibre de mon être s'en nourrisse. C'était maintenant que je réalisais qu'elle m'avait manquée. Pourquoi n'étais-je pas passé la voir plus tôt déjà ? Peut-être avais-je encore un peu de patience et de tolérance en stock finalement.

En quoi puis-je vous aider Mademoiselle ? Murmurais-je à son oreille après avoir lentement redressé la tête.

Lui rappeler qu'elle avait beaucoup de culot ne servirait à rien. Quelque chose me disait qu'elle était bien consciente de ses faits et gestes. Restait à savoir la raison de sa présence ici. Voulait-elle me voir ou croyait-elle qu'elle pourrait trouver quelque chose dans mon appartement ? Une partie de moi se méfiait toujours d'elle. Elle ne pouvait pas s'empêcher de me mentir ou en tout cas d'omettre certains éléments durant nos échanges. A vrai dire, j'avais des choses à lui dire, et c'était une bonne chose qu'elle soit venue jusque là. Elle devait être informée que le Gouvernement menait sa petite enquête ; ou plutôt Ambre. Cette Rookie ne lâcherait pas tant que Lucrezia ne ramperait pas sur le sol du Colosseum. Ce qui n'arriverait pas, j'y veillerai.
   



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