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 The hardest part is never known || Kezia

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Moi Renart

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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Jeu 21 Déc - 13:07


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Je ne savais pas si j'allais le payer. Probablement, n'est-ce pas ? Tout ce bien-être, tous ces rires, tous ces moments de complicité et de plaisir partagés, tout ce calme et tout ce temps dont nous avions profité ensemble, ininterrompus. Ce n'était ni habituel ni commun ; pas pour nous en tout cas. Et si la vie m'offrait quelque chose de précieux, elle allait me prendre autre chose en échange. Je le savais. La vie ne m'avait jamais rien apporté jusqu'à maintenant, pourquoi cela serait différent aujourd'hui ? J'aurais pu en mettre ma main gauche à couper. J'en étais persuadé. J'allais le payer.


* * *


Je l'observais ; ou plutôt je la dévisageais. Lucrezia était toujours là, près de moi, dans mes bras. Mes doigts bougeaient à mon insu, à peine, caressant sa peau nue et je ne ferai rien pour les en empêcher. Je voulais profiter de chaque seconde comme si c'était la dernière, comme si à tout instant les choses pouvaient changer en un claquement de doigt. J'espérais me tromper et je laissais l'appel de mon instinct de côté sans lui répondre. A la place, je croisais le regard de Lucrezia et je dessinais et mémorisais un nouveau portrait d'elle dans mon esprit. Chacun d'entre eux était précieux et ils étaient également tous différents. Un faible sourire sur son visage m'obligea à sourire à mon tour, par mimétisme, peu enclin à lui transmettre mes inquiétudes silencieuses. Je la laissais jouer avec mes cheveux et le renard, en boule, habité par une appréhension inexplicable et inidentifiable, ne pouvait malgré tout qu'apprécier ses caresses. Il n'avait pas changé d'avis, mais il était aussi faible que moi et il se laissait amadouer par la douceur des doigts de Lucrezia.
Et lorsque la belle brune reprit la parole, mon regard quitta ses lèvres pour croiser le sien à nouveau. Un acompte ? Je ne pus m'empêcher de soupirer de rire, à peine. En fait, j'avais cru qu'elle avait déjà remboursé sa dette ce soir, mais d'accord. Si elle estimait que ce n'était pas assez, qui étais-je pour la contredire ?

Deuxième option... murmurais-je simplement.

Je la laissais se rapprocher davantage de moi jusqu'à ce que nous soyons finalement parfaitement entrelacés. Elle avait toujours eu cette habitude et cela ne me déplaisait absolument pas. Ma joue frotta spontanément ses cheveux, sa peau et tout ce que je pouvais atteindre, plusieurs fois, comme un animal imposerait son odeur sur un autre. Et finalement je me figeais tout entier, mis à part mes doigts qui profitaient toujours délicatement de la peau de la jolie brune. Je me sentais en sécurité, tel un animal de compagnie auprès de son maître. Sa chaleur, sa douceur, son coeur battant contre sa cage thoracique et qui résonnait contre la mienne, tout ce qui me paraissait si rare, si précieux, et qui me semblait pourtant tellement accessible désormais, tellement normal. C'était tout ce que j'avais toujours désiré pour nous et je crois que nous pouvions enfin l'avoir. La vérité était que si j'aurais pu la garder éternellement dans cette chambre, je l'aurais fait, mais je n'étais pas très sûr qu'elle accepte de rester enfermée dans cet appartement, bien qu'elle y serait en sécurité.

Tu risques de mettre du temps à payer l'intégralité de ta dette. Te garder ici en attendant me paraît être une bonne idée... Ca éviterait aussi que tu te mettes en danger en permanence...

A vrai dire, je ne savais pas vraiment si je plaisantais ou non. Peut-être seulement en partie. Mais où était passée l'incroyable susceptibilité de Lucrezia ? Si les gens pouvaient changer avec le temps, c'était comme si la belle brune avait changé en quelques jours. Etait-ce parce qu'elle avait pensé mourir ? Avait-elle réfléchi sur ses priorités et sur ce qu'elle désirait vraiment ? J'imaginais que vivre une telle expérience nous marquait que nous le voulions ou non. Je n'allais pas m'en plaindre. Si j'avais pu gagner un échelon dans son coeur, j'essayais de me convaincre que j'avais fini par le mériter d'une façon ou d'une autre. Une promotion que j'avais si longtemps désirée et réclamée, inlassablement.

Alors je te propose de rester ici. J'hésitais, avant de finalement reprendre la parole : En fait, je ne te le propose pas, je viens de te prendre en otage. C'est juste que tu n'as pas encore essayé de t'enfuir alors je n'ai aucune raison de sévir. Mais essaie un peu de sortir d'ici pour voir...

A ces mots, mon bras sous Lucrezia se resserra spontanément autour d'elle, comme s'il nous était possible d'être plus proche que nous ne l'étions déjà, alors que ma main libre attrapa son menton pour redresser son visage vers le mien sans négociation. Mes lèvres recherchèrent naturellement les siennes pour y déposer un baiser. Comme pour sceller un contrat silencieux. Lui en donner un seul, doux, simple, avait été le but initial, mais j'étais faible et je ne pus m'empêcher de continuer à l'embrasser. Finalement, je fus assez brave pour me séparer de ses lèvres pour l'observer un très bref instant avant de l'encourager à se réinstaller comme précédemment contre moi. Si mon geste aurait pu être décrit d'une quelconque manière que ce soit, le mot adapté aurait été caprice.

Je n'avais ni envie de parler de la Menrva, ni d'Ambre. Je n'avais pas non plus envie de lui poser la moindre question. J'avais envie que nous restions légers, complices, comme nous l'étions actuellement. Je me surprenais maintenant à avoir peur de perdre ce moment. Pourtant, je savais qu'il faudrait qu'il se finisse. Cela aurait été normal, cela aurait même été la suite logique. Tout moment était prédestiné à se terminer à partir de l'instant où il commençait, et ceci quelle qu'en soit la façon. Cela ne voulait pas dire que nous n'allions pas revivre un moment similaire dans le futur, mais pourtant j'étais étreint par ce mauvais pressentiment qui refusait de lâcher mes entrailles. Est-ce que Lucrezia était réellement concernée par cette appréhension que je ne pouvais définir ? Je n'en savais rien.

Son parfum flottait dans l'air et c'était l'odeur que je préférais le plus au monde alors qu'elle envahissait mes poumons et chacune de mes cellules à chaque inspiration. Pas l'odeur d'un bon repas, pas des odeurs superficielles de cosmétiques ; la sienne était indescriptible. Je ne voyais rien à comparer avec son parfum à elle, si spécial, si important. Il avait une valeur particulière à mes yeux - ou plutôt à mes narines. C'était comme l'odeur de la maison. Une odeur spécifique et rassurante. C'était également son identité, et personne ne pourrait me tromper car son odeur était unique et reconnaissable parmi des milliers d'autres. Si un humain lambda n'y prêtait pas forcément attention, c'était quelque chose qui s'imposait naturellement à moi désormais.

Est-ce que tu veux rester ici ? Murmurais-je suite à mes pensées.

Après tout, ce n'était pas si incohérent. Elle serait en sécurité, elle aurait tout ce que dont elle aurait besoin et je pourrais veiller sur elle, ce serait sûrement plus facile. Au moins je saurais où elle était en permanence et je me poserais sans aucun doute bien moins de questions. C'était comme vouloir la mettre dans une bulle, à l'abri du monde extérieur. A vrai dire, si j'avais pu la pucer, je l'aurais probablement fait. Alors pourquoi pas après tout ? Je ne savais pas si mon appartement était adapté pour recevoir une femme mais était-ce vraiment important, surtout de nos jours ? Je ne savais pas. Ce n'était pas comme si nous pouvions nous montrer trop difficile, mais si elle préférait ailleurs, alors pourquoi pas. J'étais prêt à faire des compromis pour elle tant que je pouvais la garder sous papier-bulles. Peut-être que je me précipitais, peut-être que je rêvais, peut-être était-ce seulement mon besoin de possession qui se manifestait ; mais cela me paraissait être une bonne idée. Qu'Ambre essaie de passer cette porte d'entrée pour voir, elle aurait ce qu'elle méritait. Je pouvais me montrer très agressif lorsque l'on touchait à mon territoire, et malheureusement, Lucrezia n'était pas une exception.
   



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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Mer 10 Jan - 17:25


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Comment expliquer cette euphorie ambiante teintée d’une inquiétude habilement dissimulée. Je n’avais pas vraiment de raison d’être si heureuse, tout allait de travers, plus rien n’était certain, et pourtant, j’étais là et j’étais plus que bien. Je devrais pourtant être en train de m’inquiéter de l’avenir, de définir une nouvelle stratégie de survie, d’élaborer de nouveaux axes de développement pour la Menrva, de trouver comment récupérer un semblant de vie normale comme couverture. Pourrais-je seulement retourner travailler à l’hôpital ? J’allais devoir peser les quelques avantages contre les tonnes d’inconvénients. Résolument, trop de problèmes me guettaient au détour de cette porte et je n’étais pas prête à en sortir. Il était bien plus facile de me concentrer sur Kenneth et l’instant présent.

C’est encore mon sourire qui s’agrandit contre sa peau à sa réponse. Bien qu’elle soit prévisible, elle n’en était pas moins rassurante. Il voulait encore de moi, adviennent tous les coups bas que j’ai pu lui faire, malgré les situations dangereuses dans lesquelles il s’était mis pour moi, il était encore là, toujours plus près. Si j’avais eu peur de son rejet, sa manière de m’accepter avec mon panel de défaut, m’encourageait à m’ouvrir un peu plus. Lequel de nous deux était l’animal à apprivoiser finalement ? Je ne me transformais peut-être pas à la demande, mais je lui avais donné toutes les peines du monde afin de m’approcher. Déterminer à quel moment j’avais assez baissé ma garde pour la première fois ne me semblait pas possible. Était-ce la première fois que j’avais cédé à cette attraction qui me prenait aux tripes à chaque fois que mon regard croisait le siens, ou était-ce plus tard, à l’arrière de cette voiture. Beaucoup de chemin parcouru en si peu de temps, des changements d’esprits radicaux, à ne plus savoir exactement qui j’étais désormais. Scientifique qui fuit sa propre religion, ancienne leader de mafia, ancienne mère, ancienne épouse. Aujourd’hui je n’étais plus qu’une personne lambda sans occupation, à part être une amante. Il était peut-être temps de penser à une reconversion à plein temps dans ce dernier domaine, pour une période de transition, le temps de me définir un nouveau mode de vie.

Du temps… J’en avais à revendre désormais, alors si Kenneth voulait me garder enfermée, je n’avais rien à y redire, du moins pour l’instant. Il marquait cependant un point, j’étais en sécurité et je ne voulais pas sortir de ce cocon rassurant qu’il avait érigé pour moi. Une vague de soulagement me traversa lorsqu’il me le proposa enfin. Soulagement qui se transforma rapidement en amusement, j’aurais pourtant dû me vexer qu’il cherche à m’imposer quoi que ce soit. Mais j’avais envie d’être son otage, j’étais même prête à blâmer le syndrome de Stockholm pour mon comportement s’il le fallait. Je frottais mon nez contre la peau de son cou retenant un rire alors que sa prise se resserrait sur mon corps. J’étais redevenue une adolescente, prête à ronronner sous un baiser qu’il m’imposait. Tout ce comportement qui avait pu me faire sortir de mes gonds pas plus tard qu’un moment plus tôt. Pouvais-je être plus ambivalente encore ? Là, où j’aurais entendu un jugement et une insulte, je n’entendais désormais qu’un défi innocent.

Sauf que ce n’en était même plus un car il me laissait le choix. Je n’étais visiblement pas la seule à avoir changée. Ou peut-être pariait-il sur mon propre changement et comptait sur moi pour prendre de bonnes décisions. J’allais forcément finir par le décevoir sur ce sujet, mais pas aujourd’hui, pas tout de suite et pas sur cette question. Cela n’enlevait rien à mon humeur taquine et mon envie d’embêter mon compagnon. À nouveau confortablement installée, mon regard braqué sur le bout de profil que je pouvais apercevoir de ma position, je répondis avec un brin de malice dans la voix.

Je ne sais pas… Suis-je vraiment en sécurité enfermée en huit clos avec un prédateur ?  


Sa propension à vouloir me protéger resterait probablement un mystère absolu pour moi, mais il semblait tellement y tenir que le taquiner devenait une évidence. Quant au prédateur en question, j’essayais d’en rire pour ne pas en avoir peur, je tâtonnais encore avec le principe et étais loin d’en comprendre toutes les implications. Maintenant plus que jamais je regrettais d’avoir rejeté ma famille, de ne pas avoir cherché à comprendre ce monde qui m’échappait tout en contrôlant ma vie en même temps. J’aurais probablement eu besoin des explications et conseils de ma demi-sœur pour appréhender sereinement cet aspect de Kenneth. Sœur morte et enterrée, quant à son père, comment imaginer reprendre contact avec cet homme qui n’avait pas hésité à laisser ma mère malade sur le pas de ma porte avant de disparaître. J’étais seule sur ce coup et je l’avais choisi des décennies plus tôt sans le prévoir. Chassant mes regrets, je revins vers l’objet de mes pensées, pas décidée pour un sou à devenir sérieuse.

Mais est-ce un défi que j’ouïe là ? Demandais-je faussement en me mouvant tranquillement, ma jambe glissant pour me servir d’appui pendant que ma main quittait ses cheveux pour rejoindre le matelas à côté de sa tête. Mon corps tout entier coulissa sur celui de ma proie alors que je l’escaladais pour le dominer. De mon promontoire, je pouvais caler mon regard dans le sien alors que mes lèvres effleuraient les siennes au rythme de ma nouvelle question. Qu’est-ce que je risque exactement si je cherche à m’échapper ?

Inutile d’en ajouter plus, il savait pertinemment ce que j’attendais de sa réponse, un simple sourire provocateur suffisait à accompagner mes mots. Mais je n’avais pas l’intention de lui laisser assez de répit pour me répondre franchement. Au lieu de ça, j’emboîtais nos bassins sans gêne aucune, mes lèvres venant capturer les siennes dans un baiser volage avant que mes dents ne viennent mordiller gentiment sa lèvre inférieure. Je n’arrêtais que pour glisser quelques mots de plus, continuant sur ma lancée.

Est-ce tu es sûr de vouloir t’imposer ça ? Il va falloir m’occuper pendant tout ce temps. Tu as des propositions, j’espère.


Les mêmes que les miennes et cela m’arrangeait au possible, mais il y avait une certaine jubilation à le voir ne pas pouvoir résister à mon corps contre le sien. Un appel auquel j’avais du mal à ne pas répondre moi-même et dont j’étais autant l’esclave que lui, mais cette fois, je l’avais accepté et n’en ferais plus une faiblesse.

Il faudra bien que tu me rendes un monde extérieur un jour et je devrais bien retourner affronter ma vie.

Derrière la boutade, une simple vérité. La réalité nous rattraperait bien assez tôt, mais elle le ferait, nous le savions tous les deux. Mais je ne voulais pas qu’elle sonne le glas de ce que je pouvais entrevoir à cet instant, alors je me pressais d’ajouter encore quelque chose, voulant le rassurer, mais aussi me rassurer.

Mais ne t’inquiètes pas, on trouvera toujours de quoi alimenter ma dette.

J’agrémentais malgré moi mon affirmation d’un sourire qui ne laissait aucune chance de méprise sur le sujet. Je faisais peut-être l’autruche, mais il serait bien temps d’être adulte et responsable demain.
   


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Moi Renart

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MessageSujet: Re: The hardest part is never known || Kezia   Jeu 11 Jan - 2:43


« Are you brave enough to stripped away the walls ? »


   
   
Kenneth & Lucrezia
The hardest part is never known.

Je n'appréhendais pas la réponse de Lucrezia. Après tout, l'indépendance était l'un des traits de caractère le plus fort dans sa personnalité, après le fait qu'elle soit bornée et têtue bien sûr. Si je ne m'étais pas de moi-même imposé dans sa vie, elle n'aurait jamais réellement compté sur moi pour l'aider ou la soutenir. Je crois au fond que c'était encore le cas aujourd'hui. Elle avait probablement toujours pensé qu'elle avait besoin de me manipuler pour arriver à ses fins et cette mauvaise habitude resterait peut-être encore quelques temps, tout comme je peinais à me séparer d'une habitude similaire. J'espérais néanmoins qu'elle savait que c'était faux. Ca avait toujours été faux. J'avais toujours été disposé à faire ce qu'elle me demandait, et ceci sans jamais rien demander en échange. Une parfaite privilégiée, je l'épargnais quand j'avais pris l'habitude, pour ma survie, de me faire payer pour la moindre action et le moindre mouvement. Alors, lorsqu'un je ne sais pas s'échappa des lèvres de ma muse, un fin sourire s'inscrivit sur mon visage. Quelque chose me disait qu'elle savait parfaitement mais qu'elle ne voulait pas s'exprimer. A la place, ce fut le ton de sa voix, joueur et séducteur, qui me guida vers le fait qu'elle préférait poursuivre sur la légèreté que nous avions instaurée depuis un moment maintenant, et ceci même si elle abordait encore le sujet du renard. Ou alors interprétais-je mal ses propos ? Mon sourire n'avait pas quitté mes lèvres et le renard avait redressé la tête un bref instant, peu intéressé. Il était inoffensif. Je voulais m'en persuader. Nous ne faisions qu'un, et par conséquent, comment aurais-je pu m'en prendre à Lucrezia d'une quelconque manière que ce soit ? Cela paraissait surréaliste. Parfaitement improbable, pour ne pas dire impossible.  

J'imagine que ça dépend si tu comptes le contredire ou non... murmurais-je en adoptant un ton similaire au sien.

Elle n'était pas obligée de répondre maintenant. A vrai dire, elle pouvait ne jamais répondre si elle le souhaitait. Tant qu'elle savait que ma porte lui était grande ouverte, c'était tout ce qui m'importait. Je proposais, elle disposait. Et si cela devait se passer de mots, alors soit, nous nous tairons si nécessaire.

Bientôt, je sentis Lucrezia bouger contre moi et j'écoutais attentivement chacun de ses mots. Je me résolus à desserrer mes bras pour qu'elle puisse retrouver la liberté de mouvement qu'elle réclamait. Mon sourire s'agrandit de lui-même, réellement amusé par la réaction de la belle brune. Allait-elle essayer de s'enfuir ? J'étais rapide et j'étais prêt à bondir. Qu'elle soit sûre qu'elle ne quitterait pas cet appartement, si encore elle arrivait seulement à quitter ce lit, ce dont je doutais. Mais je réalisais que je me méprenais sur ses intentions alors qu'elle s'installait au dessus de moi. Je laissais mes yeux naviguer sur son corps en soupirant de désir. Mon sourire s'évanouit alors en même temps que mon self-control, en une demi-seconde à peine, et mes doigts glissèrent lentement sur la peau dénuée de son dos jusqu'à ce que mes mains s'installent sur ses flancs. J'étais un adolescent auprès d'elle. Un adolescent encore dans la découverte, parce que cela faisait si longtemps que tout ceci n'avait pas eu la moindre importance, à part celle de soulager un besoin physiologique. J'accueillais les lèvres de Lucrezia près des miennes et je me retins simplement de ne pas la faire taire en l'embrassant. Je voulais me risquer de lui murmurer qu'elle pouvait toujours tenter une échappée pour voir ce qui allait se passer, mais elle me coupa dans mon élan. Je sentis son bassin s'emboîter au mien et mes lèvres répondirent à peine à son léger et rapide baiser, me provoquant davantage plus qu'autre chose. Je laissais un discret gémissement franchir la barrière de mes lèvres alors que ces dernières ne pouvaient se retenir de transformer quelques unes de ses morsures en de faiblards petits baisers. M'imposer ça ? Il était vrai que je souffrais ; j'espérais qu'elle sentait ma souffrance contre elle alors que je la désirais désormais totalement. Il était triste de constater que je démarrais au quart de tour à la première de ses caresses. Si j'avais toujours été plus ou moins ainsi, c'était majoré avec Lucrezia, probablement parce que je l'avais beaucoup trop désiré et ceci pendant bien trop longtemps. Mes mains glissèrent et s'accrochèrent davantage à la belle brune, puis dans une impulsion, je la repoussais et l'accompagnais dans le mouvement. Je m'installais au dessus d'elle, récupérant la place que je préférais avoir. Parfois j'avais la sensation de devenir fou auprès d'elle. Cette sensation pure et dure d'euphorie et de folie entremêlées sans réellement pouvoir expliquer ou définir ce que je ressentais, car tous les mots resteraient trop imprécis pour décrire ce qui me dévorait les entrailles. Tout ce que je savais, c'était que je n'avais pas ressenti cela depuis très longtemps et que je ne pensais pas que ce serait encore possible. A vrai dire, la vérité était qu'une partie de moi-même avait totalement oublié ces sensations. Je la dévisageais avant de murmurer :

Est-ce que tu sais que le Kamasutra répertorie un peu moins de cent-trente positions ?

Aucune idée d'où j'avais eu cette information, qui était peut-être même erronée d'ailleurs, mais j'espérais que le message était clair. Si Lucrezia souhaitait que nous restions occupés, cela serait possible sans aucune difficulté, nous avions l'embarras du choix. Nous avions même encore beaucoup de travail pour prétendre avoir réduit ne serait-ce qu'un peu nos possibilités.

Ses prochaines paroles me firent pencher à peine la tête dans sa direction. Je savais qu'elle avait raison. Je ne pourrais pas l'empêcher de mener sa vie, et bien évidemment, cela n'avait jamais été mon intention. Néanmoins, la préserver et la protéger étaient de puissants instincts que je peinais à maîtriser. Comme un père trop protecteur avec sa fille, sans inceste. Je voulais simplement le meilleur pour elle, et je n'étais pas sûr que tous les choix qu'elle avait fait jusqu'à maintenant soient les bons, ni que le monde actuel l'aiderait à s'épanouir ou à corriger le tir. Nous étions tous pris dans des engrenages bien plus forts que nous contre lesquels nous ne pouvions pas lutter.

Shht... susurrais-je à peine.

Je voulais simplement qu'elle se taise. Parce que oui, elle était dans le vrai, et oui, malheureusement, elle retrouverait bien assez vite le monde extérieur, mais s'il vous plaît, pas maintenant. Ses prochaines paroles me firent à peine sourire alors que je sentis une certaine chaleur caresser mon cœur. Combien de temps tout cela durerait ? Cette question me poignardait violemment à coups de pioche en plein dans le cœur. Je savais que la réponse ne serait pas bonne. Elle ne l'était jamais. Je dus laisser la tristesse s'emparer de mon visage alors que mon sourire restait verrouillé à mes lèvres. Avec Lucrezia, je peinais désormais à maintenir le filtre impassible habituel que j'utilisais au quotidien. J'avais naturellement abaissé quelques défenses, quelques murs sans jamais réellement m'en apercevoir jusqu'à maintenant. Mais ça n'avait aucune importance. Et je me surpris à prier dans le plus grand des silences ; à supplier que jamais on ne me la retire. Mais je savais que toute prière était vaine. Je n'avais jamais été en mesure de choisir, jamais été en mesure de changer les choses, et je savais que même si j'essayais du mieux que je le pouvais, j'étais toujours esclave de ce destin. S'il devait m'être favorable une seule fois dans toute ma foutue vie, alors je choisissais que ce soit pour Lucrezia. Mon visage plongea dans son cou, dans le but de se cacher premièrement, puis pour la couvrir de baisers ensuite. Mes dents se resserrent autour du lobe de son oreille, le tirèrent à peine avant de l'épargner finalement en le relâchant, me permettant de reprendre la parole :

Poursuivons le paiement. Tout le reste peut attendre demain, susurrais-je alors avant de reprendre mes baisers avec davantage ardeur, comme si aucune négociation n'était possible, espérant ainsi la faire taire.

Je n'étais pas prêt à voir cette bulle éclater pour laisser la réalité nous rattraper. Non, pas encore. Je voulais en profiter davantage, je voulais savourer cette tranquillité qui nous était offerte. Je ne pouvais pas me résoudre à la rendre à sa vie chaotique, à la Menrva, au monde extérieur devenu cruel et sans merci ; tout comme je n'étais pas prêt à quitter ce lit pour retourner à mon semblant de vie, à cette mascarade, à cette pièce de théâtre dans laquelle je jouais au quotidien. Non, je ne voulais pas que nous quittions ce lit. Jamais. Comment cela aurait pu en être autrement quand j'étais bien conscient de ce qui nous attendait demain matin ?


* * *


La réalité avait fini par nous rattraper et je refermais la porte de mon appartement derrière Lucrezia. Je restais quelques instants debout, figé, écoutant sans difficulté le bruit de chacun de ses pas jusqu'à ce que je ne lâche prise. Elle était en sécurité, je devais m'en convaincre, et j'avais raison de la laisser partir. La bulle que je voulais créer autour d'elle n'était pas viable. Doucement, son odeur singulière se dissipait dans l'air mais je pouvais toujours encore le sentir. J'aurais aimé pouvoir mettre en bouteille ce parfum si rassurant qui caractérisait Lucrezia. C'était une partie de son identité.

Mais dans l'air, je constatais maintenant qu'une autre odeur planait et ce n'était pas la mienne. Quelqu'un était entré dans mon appartement. A quel moment avais-je baissé ma garde exactement ? Bon Dieu, j'avais tellement été noyé par Lucrezia que je n'avais même pas prêté attention au reste. Ma muse avait raison : elle était ma force mais également ma plus grande faiblesse.

L'odeur me menait au petit meuble proche de la porte d'entrée de mon appartement. Sur cette dernière, une enveloppe qui ne m'appartenait pas. Je redressais un sourcil, saisissant l'objet suspect et le portais spontanément à mon visage pour utiliser mon odorat, inspirant une nouvelle fois avec davantage de concentration.

Marie, me contentais-je d'annoncer et je retrouvais un certain calme.

Nous ne nous étions pas forcément quittés en bons termes, néanmoins j'avais refusé de l'abandonner et de la livrer au Gouvernement. J'ouvris l'enveloppe sans attendre davantage, dévoré par la curiosité. A l'intérieur, un dossier et un message épinglé à ce dernier.

« Mon cher ami.

Cette note amère que tu m’as laissé lors de notre dernière rencontre reste encore en travers de ma gorge. Ma fierté aurait voulu m’empêcher d’écrire ces mots, mais il est temps de la mettre de côté. Le temps séchera l’affront que je suis en train de lui faire. Il ne saura combler ce vide que ton absence laisse toujours à mon cœur. C’est d’une banalité affligeante mais tu me manques Kenneth. Je viens donc en paix, avec ces quelques informations que j’ai pu récupérer sur cette personne que tu cherches tant. Malheureusement ce n’est pas grand-chose, probablement pas assez, mais peut être cela pourra t’il t’aider dans ta quête. 
Fais en bon usage.

Marie.
 »

Je grimaçais à peine. Ca avait toujours été ainsi entre nous. Quelque chose d'animal et de silencieux qui nous liait ; plus qu'une amitié, moins que que de l'amour quelle qu'en soit sa forme. Je me permis un sourire attendri alors que mes doigts ouvrait déjà le dossier qu'elle m'avait confectionné. A l'intérieur, une photo d'un homme et un nom inscrit au dos : Eamon Grimes. Sous la photo, une courte note expliquant que cet homme aurait partagé une cellule de prison avec Stain des mois durant. Aucun détail sur la relation qu'ils partageaient, mais si Marie me donnait cette information ce n'était pas pour rien. Non, Marie ne faisait jamais rien pour rien. Pourquoi voulait-elle que j'enquête sur cet homme ? Il devait y avoir une raison précise. Une raison que j'allais découvrir.

Mes pas me guidèrent vers la fenêtre de mon salon et j'observais le nord de la Nouvelle-Orléans reprendre conscience petit à petit. Ce mauvais pressentiment ne me quittait pas depuis maintenant quinze heures ; oui, je comptais. Dans combien de temps allais-je comprendre pourquoi cette désagréable sensation me collait à la peau ? Mes yeux se levèrent sur le ciel et je sursautais à peine, entrouvrant la bouche dans le processus. J'étais persuadé d'avoir vu un OVNI, un bref instant, dans le ciel bleu de la Nouvelle-Orléans qui annonçait une belle journée. Je m'approchais davantage de la vitre pour constater que c'était le reflet d'un épis de mes cheveux que j'avais confondu pour de la vie extraterrestre. Je n'étais pas seulement fatigué mais je devais également être très mal coiffé si j'en jugeais mon faible reflet. Ma main libre aplatit spontanément le haut de ma chevelure. Il fallait que je me repose. La nuit avait été intense et pour rien au monde je ne l'aurais troquée contre du sommeil, mais maintenant que Lucrezia n'était plus là, une sieste s'imposait. J'avais le shift d'après-midi. Quelques heures de sommeil me ferait le plus grand bien. Je me dirigeais vers ma chambre, y entrais et déposais le dossier sur ma table de chevet. Je ne pris pas la peine d'arranger le lit totalement défait que Lucrezia avait quitté il n'y a pas si longtemps et je m'y logeais, inspirant mon odeur favorite tel un drogué, celle qu'elle avait laissé sur les draps et sur l'oreiller qu'elle avait utilisé cette nuit. Ma tête logée sur ce dernier, je fermais les yeux et laissais le sommeil m'emporter doucement.


[ RP terminé ]
   



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The hardest part is never known || Kezia

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