AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 It's time to live ⋆ Dante

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 689
↳ Points : 300
↳ Arrivé depuis le : 16/04/2017
↳ Age : 18
↳ Avatar : Stephen James
↳ Age du Personnage : 26
↳ Métier : Peacekeeper
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement, méfiant vis-à-vis de la Résistance
↳ Playlist : Woodkid - Conquest Of Spaces ⋆ Woodkid - The Great Escape ⋆ Arctic Monkeys - Do I wanna know ? ⋆ Elias - Cloud ⋆ Mc Solaar - La Belle et le Bad Boy ⋆ Matmatah - L'Apologie ⋆ Of Monsters And Men - Thousand Eyes ⋆ Missio - Anthem for the Broken ⋆ Boy Epic - Trust
↳ Citation : « L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #6666cc



les petits papiers
↳ Copyright: Thinkky ♥️♥️
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: It's time to live ⋆ Dante   Dim 17 Sep - 22:00


It's time to live
Dante & Marcus

Immobile, sur sa chaise, il attend impatiemment que l'aiguille se décale d'un rang. Le temps lui semble s'écouler plus lentement que d'ordinaire. À l'image d'un road en plein désert, il avance sans en avoir l'air. De temps à autres, un soupir d'exaspération interrompt la monotonie de la trotteuse. L'homme gigote un bref instant, cherchant une nouvelle position légèrement moins inconfortable et retrouve son silence. Alors l'appartement est de nouveau plongé dans un silence rythmé par l'écoulement des secondes. Son regard se perd une nouvelle fois, hypnotisé par le mouvement très cadencé de l'horloge. Parfois, lorsque ce n'est pas lui qui perd patience, c'est son compagnon canin qui s'agite brièvement. Il se relève, s'étire, baille, tourne la tête une nouvelle fois en direction de son maître, qui ne réagit pas. Alors, il abandonne et se rassied, redevenant statue à ses côtés. Les deux êtres paraissent alors comme figés sous le parfait contrôle du temps. Ils attendent, que vienne l'heure. Certainement pas celle de la sieste, qu'ils sont supposés faire en cet instant. Hélas, aucun des deux ne trouve le sommeil, trop peu fatigués par ce rythme de vie particulier auquel ils se plient non sans désespoir. Par moments, leurs regards se croisent et ils échangent quelques mots, silencieux.

Je sais Nero, on se fait sacrément chier. Nul mot ne sort de sa bouche. Le chien, dont les yeux noisette le fixent intensément, incline la tête sur le côté, affichant une moue abattue. Oui, il en a marre de cette inactivité, tout autant que lui. On doit prendre notre mal en patience, mon ami. Ils le savent, tous deux, même si le malinois ne maîtrise pas le moindre dialecte humain. Il est suffisamment sensible à ce qui l'entoure pour ressentir. Alors il sait, que ce n'est pas un jour à aller courir dehors à s'en épuiser tous les deux. Il sait, la raison de leur ennui. Ils ressortiront, mais pas tout de suite. Ils doivent se reposer, même si la fatigue est absente, chez le canidé tout du moins. Pour l'autre, il n'en est pas de même. Les traits de l'homme à côté de lui démentiraient le contraire. Sous des cernes profondes, son regard disparaît. Ses traits se montrent aussi plus creusés que d'ordinaire. La fatigue siège sur ses épaules, lui rappelant régulièrement sa présence. Lui, il aurait grand besoin d'utiliser ce temps de repos qu'il s'impose chaque après-midi, bien à contrecœur. Mais le sommeil ne veut pas de lui. De jour, comme de nuit.

Trop tracassé par sa conscience, l'italien n'arrive à rien. Suite à une récente blessure, ainsi qu'à sa difficulté croissante à avoir l'esprit clair, le repos est la seule chose qu'à trouvé à lui conseiller son médecin, à bien des raisons. S'exécutant, le tatoué a posé tout son compte de congés accumulés d'un seul coup. Il n'a pas encore terminé ses pseudo-vacances que déjà, l'inactivité le ronge. Pourtant, il sort matin et soirs aussi longtemps qu'il le peut et le supporte. Après tout, il est compliqué de prendre l'air en évitant au mieux le contact de ses semblables. Alors, lorsque la compagnie lui pèse trop, il rentre, retrouver ses occupations inexistantes. Mais ses réflexions incessantes l'empêchent de se vider la tête, contrairement à ce dont il aurait besoin. Il rumine intérieurement, s'agace silencieusement et, finalement, pète un câble. D'un bond, il se lève, scrute l'horloge. Ce n'est pas l'heure, il n'a même pas encore mangé, mais tant pis. Il grignotera sur place, au pire. À ses côtés, le chien se lève et observe avec attention son maître, pour entrevoir le signal. Le brun attrape le pull à manches longues qu'il a laissé traîner sur le dossier d'une chaise et l'enfile. Immédiatement, son compagnon commence à s’exciter dans l'appartement. Il se sait de la partie, évidemment.

« Doucement mon gars. » marmonne-t-il dans sa langue natale, alors que l'animal se précipite dans le couloir. Un instant, Marcus hésite à embarquer ses lunettes de soleil, à travers lesquelles il a trop souvent tendance à dévisager le monde. Il abandonne l'idée, ne pouvant en profiter que trop peu longtemps. Des lunettes de soleil dans des rues se plongeant peu à peu dans l'éclairage des lampadaires, ce n'est pas ce qu'il y a de plus crédible, même s'il n'en a rien à faire. Tout de noir vêtu, le voici qui commence à parcourir les rues, Nero le suivant à la trace. Ils errent quelques temps, guidés par leur curieuse logique de ne jamais prendre deux fois de suite la même direction. De temps à autres, ils se retrouvent face à une curieuse situation. L'homme veut prendre une route, mais le chien ne le suit plus, le forçant à le suivre. Ils échangent les rênes à de multiples reprises, jusqu'à finalement atterrir dans un parc, non loi duquel l'italien achète deux sandwichs. Assis sur un banc, son compagnon face à lui, ils grignotent au calme de ce semblant de nature. Nero n'a pas besoin de quémander, que Marcus lui donne de lui-même un bout après chaque bouchée.

S'ils sont plutôt tranquilles en cet endroit, la lente tombée de la nuit les amène à quitter les lieux. Initialement, voici l'heure à laquelle ils auraient plutôt dû quitter l'appartement. Cette fois-ci, ils n'errent pas sans but précis. Nero le sait, puisqu'il suit sans rechigner le moins du monde. Ils ne perdent pas trop de temps avant d'arriver enfin devant la devanture d'un établissement caché dans une ruelle à l'écart des rues principales du quartier. Un instant, le brun hésite. En service, il opterait pour passer devant sans rien dire, ignorant volontairement les quelques infractions qui peuvent s'y produire. Mais, comme il lui arrive de temps à autres, il n'est pas passé par ici par hasard. Une soirée a lieu ce soir. Et un certain Dante l'y a convié. Si d'ordinaire Marcus évite au maximum de se trouver dans des espaces fréquentés, il est d'autant plus disponible à sociabiliser un peu dans la mesure où rentrer chez lui le rendrait fou. « Viens » ordonne-t-il à son compagnon, alors qu'il pousse la porte et se décide à entrer, sachant que Nero est en général accepté. Après tout, ce n'est pas lui qui fera du grabuge.

Il lui faut un peu de temps avant de réussir à retrouver celui qui l'a pris sous son aile dès son arrivée, en dépit de son humeur trop souvent grincheuse. « Une nouvelle fois, tu m'as eu. Ya plus de monde que je l'aurai pensé. » C'est son bonjour à lui, son éternelle manière d'arriver sans trop de formalités. Et puis, l'autre italien ne lui est pas non plus inconnu depuis le temps. Au final, le malinois et le plus démonstratif, s'agitant passagèrement autour de celui qu'ils n'ont pas vu depuis quelques temps. S'il y en a bien un pour réussir à le faire sortir voir du monde sans trop hésiter, ça ne peut être que Dante. En cette période, sa présence ne pourra que lui faire du bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4679-do-you-wanna-know-me

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 595
↳ Points : 325
↳ Arrivé depuis le : 05/12/2016
↳ Age : 27
↳ Avatar : Josh Beech
↳ Age du Personnage : 29 ans
↳ Métier : Musicien et chanteur au Masquerade ; récolteur d'informations & photographe pour le BlackBird
↳ Opinion Politique : Résistance modérée (BlackBird)
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Cities in Dust - The Everlove | World on Fire - Les Friction | Sotto Falso Nome - Ludovico Einaudi | Blackbird - The Beatles | No Easy Way - Digital Daggers | Underneath - Kidneythieves | Daze - Poets of the Fall | Waking Up - PVRIS | Keep The Faith (It's Only You and Me) - of Verona | Bird Set Free - Sia | We Don't Celebrate Sundays - Hardcore Superstar | Human - Of Monsters and Men | Lover to Lover - Florence and the Machine
↳ Citation : “Certains attendent que le temps change, d'autres le saisissent avec force et agissent.” (Dante Alighieri)
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : Chocolate



les petits papiers
↳ Copyright: Thinkky ♥ & tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: It's time to live ⋆ Dante   Sam 14 Oct - 0:25

La flamme du briquet contre la nuit noire, la fumée qui sort doucement d'entre tes lèvres, forme des entrelacs opaques dans l'air trop lourd, trop humide de La Nouvelle-Orléans. Des années ici, et t'es toujours pas totalement habitué à ce climat quasi tropical, à cette moiteur de tous les instants. Quitte à choisir, tu préférais encore le climat à New York, mais c'est pas comme si t'avais pu choisir quelle serait la dernière ville des États-Unis à tenir debout après l'Apocalypse, right ? Peut-être que t'aurais dû succomber à la fièvre qui a failli te tuer. T'aurais pas eu à subir cette température suffocante à tous les instants.

Ouaip. T'es d'humeur un poil mélodramatique, ce soir, tu dois l'avouer.

Clope au bec, appareil photo entre les doigts, quand il est pas caché, glissé dans ta veste en cuir, tu suis discrètement un des membres du gouvernement. Flagrant délit de non-respect des propres lois imposées. Pas d'alcool ? Pas de drogue ? Pas de prostitution ? Pas de relations homosexuelles ? Pas de violence ? Ha ! Qui les respecte, ces foutues règles ? Même pas ces sacro-saints du gouvernement, ça, pour sûr. Que des hypocrites et des menteurs, y'a qu'à voir toutes les merdes qui se passent à La Nouvelle-Orléans, les disparitions qu'on cache et dont on ne donne aucune explication. Mais bon, c'est pas comme si t'avais un vague espoir de voir un jour ta télé et ta radio cracher autre chose que d'la merde. C'est bien pour ça que t'as rejoint le BlackBird, bien pour ça que tu prends ces photos incriminantes pour faire tomber quelques têtes. À la pensée du journal, au fait que t'y as pas mis les pieds réellement depuis quelques temps, tes mâchoires se crispent et une pointe de culpabilité t'envahit.

C'est un peu la merde au BlackBird et t'es conscient que c'est totalement à cause de tes propres conneries, tes propres mensonges. T'es entré dans les manigances de Giu, sans réellement penser au mal que ça pourrait faire, à la blessure profonde que ça pourrait engendrer. Peut-être parce que t'as jamais réellement compris l'amour romantique, peut-être parce que pour toi, ça a jamais été aussi important que pour la plupart des gens. Cette perte de confiance de Nolan, tu la comprends, tu la mérites, mais t'as jamais aimé être ignoré ou détesté, c'est comme ça, t'es un gamin égocentrique au fond de toi. La sale ambiance que ça fout au sein du journal, tu t'en veux, et tu l'aimes pas. Mais tu sais pas vraiment comment réparer ça, à part dire que t'es désolé et espérer que Nolan finira par ne plus t'en vouloir. Ton premier réflexe, c'est de vouloir l'embêter pour qu'il te pardonne, mais tu sais que c'est pas forcément la bonne solution, là, alors tu te tiens à carreaux. Tu fais ton boulot, tu transmets les infos et les photos que tu prends, mais t'évites un peu le siège du journal pour le moment. T'imagines que c'est mieux pour tout le monde.

Tes yeux se plissent, en voyant entrer ce bon vieux membre du gouvernement pile à l'endroit où tu comptais passer le reste de ta soirée à la fin de ta filature. Oh, le hasard fait bien les choses, comme quoi. Mais tu vas devoir mettre de côté ton boulot si tu veux pas te faire repérer, et faire gaffe à ton appareil, aussi. Manquerait plus que quelqu'un qui se colle un peu trop à toi le chope en soirée et là, t'es foutu. T'écrases ta cigarette terminée sous tes converses, et tu décides de faire un crochet par chez toi – t'habites pas si loin, après tout – pour déposer ton appareil, avant de retourner vers la soirée. T'y as plus ou moins invité Marcus, même si selon toi, les chances qu'il vienne, c'est fifty-fifty. L'Italien a jamais été aussi sociable que toi, pas vraiment amateur des grosses soirées dont toi t'es friand. C'est parfois dur de le tirer de là, même si tu penses que ça doit lui profiter, au fond. Tu te rappelles de quand il est arrivé à LNO, un peu paumé, avec un accent que t'as directement noté, et pis ces tatouages partout. Forcément que t'allais bien l'aimer d'instinct. Forcément que t'as plus ou moins imposé la chaleur italienne, que tu l'as plus ou moins pris sous ton aile et guidé dans la ville. Et les coins où on s'amuse, avant que la Prohibition vienne frapper à la porte.

Enfin, c'est pas comme si tu la respectais à la lettre cette Prohibition. Et c'est pas comme si Marcus ignorait ce fait. C'est probablement mal de corrompre un représentant de la loi, mais t'as jamais prétendu être un ange.

Quand tu retournes au club, c'est aussi bien pour passer du bon temps que pour bouffer. Les deux vont souvent de pair avec toi, faut l'avouer. C'est plus facile de voler des bribes d'énergie à toute une foule qui danse corps contre corps qu'à une cible unique. Ça affaiblit moins les autres, aussi. Même si t'as remarqué que t'as parfois des rêves étranges, des visages de victimes que tu revois. C'est loin de te plaire, mais après tout, t'as pas vraiment le choix, pas vrai ? Ou tu bouffes, ou tu crèves.

Tu as déjà en partie rassasié ta faim – et ta soif, même si l'alcool a moins d'effet sur toi, maintenant, ça en a quand même assez pour te mettre de bonne humeur – quand Marcus te trouve. Il a l'air grincheux, comme si ça lui plaisait pas d'être là mais vois au-delà du masque et tu le prends dans tes bras, sans réellement te soucier de tous les gens autour de vous. Tu cries au-dessus de la musique, avec un grand sourire aux lèvres et dans votre langue natale :

« T'es venu ! J'étais pas sûr que tu sortirais de ta grotte. »

Puis quand Marcus râle plus ou moins – tu sais que c'est plus du cinéma qu'autre chose, une façon taquine de dire bonjour – qu'il y a beaucoup de monde, tu réponds : « Mais c'est quand y'a du monde que c'est marrant ! »

Quand le chien de Marcus, que tu n'as pas noté de suite, s'agite autour de toi, tu caresses sa tête avec un léger rire : « Coucou à toi aussi. »

T'avises un instant Marcus, tu notes les cernes, la fatigue sur ses traits. Enfin, c'est peut-être un jeu de lumière, mais la lumière bleue qu'il y a dans le club n'aide certainement pas à flatter les ombres sous ses yeux. Tu commences à tirer l'autre Italien vers le bar, te frayant un chemin parmi les danseurs :

« T'as une de ces têtes ! Tu dors pas ou quoi ? Viens avec moi, bois, ça ira mieux. »


Spoiler:
 

_________________
- IF I COULD ONLY LET GO -
The air is silk, shadows form a grin If I lose control I feed the beast within Cage me like an animal A crown with gems and gold Eat me like a cannibal Chase the neon throne Breathe in, breathe out Let the human in
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4154-dante-your-forme http://www.mercy-in-darkness.org/t4611-dante-set-the-world-on-fire
 

It's time to live ⋆ Dante

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Kyara ¤ Time to live, Time to feel
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Session time out...
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» Hell In A Cell 2011

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Eastern New Orleans-