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 Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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↳ Métier : Propriétaire du Voodoo Museum.
↳ Opinion Politique : Opportuniste. ↯ Elle va où l'intérêt la porte.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1 (ensemble) ↯ Niveau 2 (manipulation des émotions) ↯ Niveau 3 (influence sanguine)
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↳ Citation : “ Give them pleasure. The same pleasure they have when they wake up from a nightmare. ” ↯ Alfred Hitchcock.
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MessageSujet: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Mer 20 Sep - 1:56

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Au nom du crépuscule, la nuit voilait de sommeille les paupières de l'Anglaise. Son corps s'enfonçait lentement entre les draps tandis que la solitude l'acceptait comme compagne éphémère. La cascade brune de sa chevelure échouait sur l'immaculée drapé alors qu'en l’espace d'un silence, elle finissait par quitter la réalité à la faveur des songes.
Là-bas, elle n'était plus une damnée. Là-bas, elle n'était plus une déchue. Car, comme bien souvent, elle se retrouvait propulsée au cœur d'un passé qu'elle s'efforçait de délaisser. Son inconscient abritant jalousement cette ultime étincelle de candeur tentait bien souvent de réanimer l'âme de Jane. Elle tentait de la sauver de cette déchéance qui avait fini par la prendre au corps. Démon, parasite, créature de l'outre-monde, il portait bien des noms et n'en demeurait pas moins une entité vague dont sa coquille n'avait pas pleinement conscience.. Et pourtant, cela ne l'empêchait pas de lutter.

De lutter au nom de son amour perdu, de sa vie réduite en cendre et de ses enfants sacrifiés. L'espace d'un rêve, Jane était capable de ressurgir d'entre les abîmes afin de retrouver un semblant de voix. Ainsi, elle se surprenait à reconnaitre ses crimes et à regretter amèrement ses gestes portés par la folie amoureuse. L'espace d'un rêve.. Elle paraissait plus humaine. Plus vivante. Plus.. Elle.
Ce retour aux sources, son subconscient lui imposait de manière mécanique lorsque sa psyché se retrouvait épuisée par son existence nouvelle, mais également et surtout par sa lutte perpétuelle contre elle-même. Certaines nuits, comme celle-ci, elle baissait sa garde et se rappelait des bons jours comme des mauvais. Elle se rappelait de cette époque où elle avait été stigmatisée et qui l'avait pourtant rendue si heureuse. Elle se souvenait de Lui, d'Elles, d'Eux.

Assise à une chaise, un lourd grimoire sur les genoux et habillée dans une robe d'antan, Jane reprenait vie dans cette existence, tout comme elle avait pu jadis la perdre. Le sourire accroché aux lèvres, elle se plaisait à lire, encore et encore, ses livres qui faisaient d'elle un monstre de sorcellerie aux yeux du monde. Cela lui importait bien peu parce que son univers était différent du leur. Il laissait sonner à son oreille des cris de joie, des instants de jeux turbulents et des moments d'affections dépassant les simples perceptions étriquées des fanatiques.
Deux filles et un garçon ne tardaient pas à entrer en trombe dans la maison, amenant dans leur sillage un souffle de vie et d'allégresse mêlée à de la malice. « Maman, maman ! Regarde ce que j'ai trouvé ! »
« TU MENS ! On l'a tous trouvé ! »
« Gnagnagna ! Mamaaaan ! »

La seconde fille, plus discrète, venait se loger derrière le siège de sa mère afin de jauger avec curiosité sa lecture puis les traits de sa génitrice qui observait amusée ses deux enfants. Diable qu'ils avaient de l'énergie.. Elle ne put retenir un éclat de rire en leur faisant signe d'approcher en refermant le grimoire doucement. « Et qu'est-ce que vous avez trouvé ? » Qu'elle demandât en se relevant tandis que la plus petite se délogeait de sa cachette afin de venir se dissimuler dans les jupons de sa mère. Les deux autres s'arrêtaient face à elle alors que le garçon montrait fièrement sa trouvaille. C'était un livre. Un livre élimé par le temps et les épreuves que son abandon lui avait fait subir. Une fois son propre grimoire déposé dans le fauteuil qu'elle avait précédemment occupé, elle venait se saisir de l'ouvrage afin de le feuilleté.

« Vous savez qu'il doit appartenir à quelqu'un ? » Qu'elle leur lançait en observant leur mine déçue. « Maaaais, on l'a trouvé ! » Le garçon protestait sans autre forme de procès tandis que la seconde fille ne retenait pas une moue déçue. Pendant ce temps-là, Jane s'arrêtait à la première de couverture afin de découvrir une écriture manuscrite maladroite. « Et nous allons le rendre à son propriétaire.. » Elle s'arrêtait dans son élan tandis que la porte s'ouvrait à nouveau pour laisser apparaitre une silhouette masculine. Les enfants se détournaient déjà pour courir vers leur père alors que l'Anglaise ressentait, comme au premier jour, ce sentiment qui venait à l'envahir lorsqu'elle portait son regard sur Lui.

« Je ne t'attendais pas aussi tôt. » Qu'elle lui lançait en avançant vers Lui. Une fois à sa portée, il délaissait les enfants après les avoir embrassés afin de glisser une main dans le dos de son épouse et déposer un baiser sur sa joue. « Et pourtant, je sais qu'il est déjà trop tard.. »
Ces mots, murmurés dans un sourire sonnait le glas du rêve. Un glissement lent et douloureux s'opérait à la faveur du cauchemar tandis qu'elle fronçait les sourcils d'incompréhension en observant son époux. Déjà, sur sa chemise une tache de sang venait à s'agrandir tandis que le silence qui glaçait les entrailles de l'Anglaise ne présageait rien de bon. Abaissant son regard émeraude, elle observait les corps désarticulés de ses enfants et le sang recouvrant sa robe jusqu'à ses mains.

Et soudain, elle se rappelait de l'amère réalité. Ce n'était qu'un rêve. Rien qu'un rêve. Son époux prenait la forme de son propre reflet déformé alors qu'elle semblait frappée par l'horreur. « Finit ce que tu as commencé. Après tout, tu n'es qu'un monstre. » Elle reculait, elle trébuchait sur le corps de sa fille, échouant finalement près d'elle, au sol. En un instant, le décor se transfigurait et la demeure d'antan devenait une boutique moderne.. Elle ressemblait à s'y méprendre au Voodoo Museum. Et dans cet univers nouveau, le remord et la tristesse venait à la prendre au corps alors que ses joues s'inondaient prestement de larmes. Ses prunelles tournées vers son reflet immonde, elle l'observait rire, une lame à la main. Le Monstre s'apprêtait à la frapper jusqu'à ce qu'elle ne s'arrache à son cauchemar dans un cri libérateur.

Le souffle court, elle se retrouvait assise dans le lit, les larmes coulant sur ses joues. Du revers de la main, elle venait à les effacer promptement ; Elle ne pouvait, ni ne devait se laisser dévorer par ses regrets. Elle assumait son geste.. Elle l'assumait, se répète-t-elle machinalement en s'arrachant du lit afin de gagner la cuisine. Tout cela n’était qu’un cauchemar, rien qu’un cauchemar.. Elle allait boire un verre d'eau avant de regagner le lit et retrouver un sommeille sans rêve.


Après une nuit mouvementée, Eliz'yan avait réussi à trouver le sommeil. Un véritable sommeil sans rêve. Cette fois-ci, elle ne s'était pas réveillée en larme, ni tremblante mais bel et bien reposé. Ayant pris soin de laisser de côté ses souvenirs, elle s'était focalisée sur sa nouvelle journée. Jane n'était plus ; A présent, elle n'était plus qu'Eliz'yan. Elle n'était plus que ce reflet immonde qui s'était présenté à elle durant son cauchemar. L'Anglaise était capable de frapper homme, femme ou enfant, si cela servait ses propres intérêts. Pire encore, elle était capable de retirer une certaine satisfaction sadique de son geste durant le processus. Tout simplement parce que.. Parce qu'elle avait finir par devenir ainsi. Ni plus ni moins.

Ayant ouvert le Voodoo Museum comme d'habitude, elle avait conseiller quelques clients durant la matinée, pensant déjà à comment serait occupée sa soirée. Elle voulait se changer les idées.. Elle voulait oublier.


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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Mer 20 Sep - 15:11

Somebody to die for
« Maman, maman ! » Des rires, et des cris joyeux, un bruit de cavalcade. « Maman, maman ! Regarde ce que j'ai trouvé ! »

De sa vie, de toute sa vie, Itzal ne se rappelait pas avoir jamais entendu rire des enfants. Les enfants de ses souvenirs avaient la rage au cœur et la survie à l’âme. Et des flingues à la main. Il avait été un de ces enfants. Royaume cent fois plus cruel que celui des adultes que l’orphelinat. Là-bas non plus, les enfants ne riaient pas. Et ils n’appelaient certainement pas leur mère. De mère, il n’en avait jamais eu. Ce n’était pas lui qui riait. Pas lui qui courait. Dans son sommeil, il remua, grogna. Ce rêve, car c’était un rêve, ne lui appartenait pas.

« Maman ! »

Sans cesse, les mêmes mots, la même joie, les mêmes images. Depuis des années. Et malgré le temps, il ne s’y était jamais habitué. Cela le mettait mal à l’aise, le rendait malade, de voir, d’écouter, d’assister à cette vie qui n’était pas la sienne, qui n’aurait jamais pu être la sienne, même dans un millier de vies différentes. Pourquoi ça ? Pourquoi ça précisément ? Pourquoi elle, si ce n’était pour le punir, lui ? Elle était là, dans ses habits d’un autre temps, avec ses boucles lourdes et brillantes, et comme d’habitude, sans qu’il puisse le contrôler, le film se déroulait sous ses yeux, les enfants délaissés, poussés sur le côté de sa conscience. Bientôt un homme allait entrer. Itzal connaissait tout ça par cœur. Il connaissait la fin. Il savait que la femme aussi la connaissait. Ils assistaient tous deux à la même tragédie et si seulement elle avait bien voulu rêver d’autre chose, il lui en aurait été reconnaissant, mais elle ne le pouvait pas, prisonnière comme lui des mêmes songes, si ce n’était qu’elle n’avait aucune idée que lui, comme un espion, comme un voleur, voyait tout, entendait tout, savait tout. Il remua encore, repoussa ses draps, tentant inconsciemment de s’arracher à ce qui allait suivre. Dix fois, cent fois, mille fois, depuis toutes ces années. Combien de temps encore est-ce qu’il allait devoir subir ça ? Qu’elle revoie en boucle les images de sa propre vie et de sa propre faute, cela lui paraissait juste, sinon mérité. Et surtout, c’était son problème à elle. Ca n’aurait pas dû devenir son problème à lui. Si ce n’était que sa responsabilité remontait à ce soir, il y avait environ quatre ans, quand il s’en était pris à elle. Une punition, un châtiment, même, qu’elle lui infligeait sans le savoir. Comme si elle ne voulait pas être seule à être punie.

Dans le rêve, avec les enfants, il y avait l’amour. Le bonheur parfait, où tout était à sa place, tout était naturel et spontané, avec cette sensation, à peine ressentie, de la catastrophe à venir, comme une ironie, comme pour blesser plus que nécessaire. À l’image de la félicité se substituait soudain le sang, les cris, les hurlements sans fin. Où se tenait-il, lui, dans tout ça ? Il n’avait même pas conscience de sa propre personne, incapable de détourner les yeux, il la vit pour la dixième fois, la centième fois, la millième fois accomplir l’impensable, l’irrémédiable. Pas étonnant qu’elle en rêve sans cesse. Il avait eu le temps de passer par tous l’éventail des émotions, de son côté. Le dégoût, le jugement, la satisfaction de la voir souffrir, quitte à devoir en souffrir avec elle. Et puis, petit à petit, l’empathie. Impossible de s’en empêcher. Il n’en aurait probablement pas tant éprouvé si elle s’était contentée de lui raconter ça autour d’un café. Mais ces rêves étaient plus que des rêves. Il était coupable en un sens, c’était sa nature qui voulait ça. Elle aurait probablement préféré ne pas avoir de témoin. Ni savoir que depuis quelque temps, il le voyait, le monstre dans le miroir. La première fois, cela l’avait réveillé en sursaut avec un hurlement coincé dans la gorge. Il savait ce que ça voulait dire. Encore un truc qu’il aurait préféré ignorer.

Cette fois encore, il se réveilla enfin, se redressa, empêtré dans ses draps, en sueur. Pendant une seconde, persistance rétinienne de l’horreur, il crut voir le monstre qui se tenait là, debout dans un coin de son studio, dans l’ombre, à le regarder. Il se passa une main sur le visage et resta immobile quelques secondes, puis se leva. Il était temps que ça cesse. Cela faisait un moment qu’il avait grappillé, sans le vouloir, des indices sur cette femme et ce qu’elle faisait dans la vie. Il avait déjà fait le tour de la ville en repérage. Il savait où la trouver, et s’il n’avait pas encore agi jusqu’à présent, c’était pour un tas de bonnes raisons. Mais peu lui importait les raisons. Il fallait que ça cesse. Il ne savait pas si c’était seulement possible, mais la première étape lui paraissait claire, il fallait qu’il aille se confronter à elle, elle qui était la victime originelle, avant lui, à cause de lui.

∟∟∟∟

Il avait attendu le soir, que les derniers clients s’en aillent. Il en avait profité pour se poser sérieusement la question de l’utilité d’une telle boutique. Hallucinant de voir qu’il y avait encore des gens pour s’intéresser à ce genre de choses, comme si ça pouvait régler tous les problèmes. Des masos. Une croix contre des vampires ? Des balles en argent contre les garous ? Des remèdes de grand-mère pour se rassurer le soir sur l'avenir de l’humanité...

Enfin, jugeant le magasin vidé de ses clients, il sortit de sa planque. Il y avait peut-être un système de surveillance, si le ou la proprio avait les moyens. L’établissement n’était pas encore fermé – pas tout à fait. Il fourra les mains dans les poches, adopta le rythme du client de dernière minute, ouvrit la porte de la boutique sans attendre ; à quoi bon reculer ce moment ? Cette femme ne venait pas ici tous les jours pour acheter un grigri. Elle y travaillait. Et aussi sûrement qu’il le savait, alors qu’il franchissait le pas de la porte, il vit glisser sa silhouette dans la pièce.

Elle s’appelait Jane. Et sans attendre, sans autre forme de procès, ce fut le nom qu’il prononça à voix haute, dans le silence de cathédrale des lieux, nul besoin de hurler.

« Jane… »

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Jeu 21 Sep - 1:52

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

La journée avait finalement été bien longue, mais surement bien moins que sa nuit. Le cauchemar balayé, il avait été renié sans vergogne par l'esprit intoxiqué de la Damnée. Le regard porté sur le monde moderne, ce dernier avait effacé les vestiges de larmes qui s'étaient écoulées à l'orée du réveil. Elle avait oublié pour survivre, parce qu'elle en avait besoin.. Elle avait besoin de vivre, et même si cela signifiait fermer les yeux sur ses actes les plus immondes. Dans le fond, Eliz'yan avait commis tellement de méfaits depuis ce premier geste meurtrier qu'elle n'avait plus aucune opportunité de connaitre la rédemption. L'Anglaise était coupable, du plus profond de son être, et elle le savait mieux que quiconque. Elle était baignée dans le miasme du monstre qu'elle s'était fabriqué en carapace.

Pendant bien longtemps, elle s'était cherchée des excuses ou même des raisons. Jane avait voulu comprendre pourquoi.. Pourquoi est-ce qu'elle avait été capable d'aimer un homme bien plus fort que ses enfants, plus fort que ses sœurs. Elle avait voulu comprendre les raisons de son attachement viscéral et de son sacrifice. La folie n'avait pas réussi à justifier son mal. Alors finalement, la Brune avait accepté. Elle avait assumé ses torts.
Surement était-ce pour cela qu'au réveil, tout devenait plus facile à digérer. Car même si son inconscient tentait de la ramener à un semblant d'humanité, sa raison n'avait de cesse de lui rappeler qu'elle était devenue un monstre incurable. Un monstre qui se dissimulait derrière un sourire serein et un regard analytique, à la recherche de la moindre faille, de la moindre faiblesse à exploiter. Le sadisme lui collait à la peau, telle une seconde chair carmine.

Vagabondant parmi les rayons, elle préparait la fermeture des lieux alors qu'elle aurait pu laisser un employé accomplir cette besogne. Mais Eliz'yan n'en avait pas réellement besoin, ni envie. Son esprit était affairé à trouver une occupation nocturne. La lune s'était déjà élevée dans le ciel étoilé et ses instincts l'appelaient à boire jusqu'à la déraison afin d’oublier la déchéance de ce monde, mais également la sienne. La seule chose qui lui manquait était le lieu de perdition où elle comptait s'égarer. S'échappant finalement des rayons poussiéreux, elle s'arrêtait près du comptoir où avait été laissé un vieux grimoire. Une sorcière était venue le consulter, à la recherche d'un conseil et l'avait finalement laissé là, misérablement. Un éclat se faisait dans son esprit, la tirant brutalement vers son rêve alors que ses doigts effleuraient la reliure élimée.
Ce bouquin relativement banal pour chacun ressemblait à un de ses anciens ouvrages. Il ressemblait à ce livre-là. Inspirant sereinement, elle venait le caler entre deux ouvrages dans un claquement alors qu'elle laissait couler les considérations qui s'étaient rappelées à elle en apercevant le grimoire. Le détachement était la clé de sa survie, la Damnée le savait et c'était avec démesure qu'elle en usait et abusait alors que ses talons la détournaient déjà de la caisse de la boutique. Glissant sa main libre dans sa chevelure brune, elle se faisait pensive. Elle avait besoin de retourner chez..

Et le silence de ses réflexions était brisé par ce prénom qui raisonnait dans l'espace brut de la boutique. Jane. Cette seule syllabe provoquait une ratée dans sa poitrine. Son cœur se serrait et son instinct appelait à la méfiance. Qui osait ? Qui osait l'appeler ainsi ? Pivotant sur ses hauts talons, Eliz'yan faisait face à la silhouette masculine qui se dessinait sous son regard émeraude. Sa main précédemment glissée dans sa chevelure retombait lentement tandis que ses sourcils se fronçaient. Face à Lui, elle n'était plus la Jane vêtue d'une robe d'antan et armée d'un sourire chaleureux. Elle gardait cette fierté vissée au menton, et était enlacée dans des vêtements bien plus modernes. Un ensemble d'un dos nu et d'un pantalon noir, ponctué par une ceinture de soie émeraude. Son regard ne portait plus aucune trace de joie, ni de tristesse.. Il analysait méticuleusement jusqu'à ce que finalement, les souvenirs refluent brutalement.

Eliz'yan se souvenait encore de cette agression qui avait manqué lui couter la vie. La chance avait été de son côté ce soir-là. Et lui, il avait été l'agresseur. L'agresseur.. La colère grimpait crescendo au creux de ses entrailles sous la forme d'un frisson serpentant insidieusement le long de son échine. Comment osait-il se présenter face à elle ? Et comment avait-il connaissance de son .. De ce prénom ? Un besoin pressent de vengeance inondait tout son être tandis qu'une rage sourde se collait à ses prunelles. Elle avait envie de le pendre par les tripes, de lui arracher la gorge, de l'achever lentement mais surement. Elle avait envie qu'il souffre.

Et malgré toute la violence de ses sentiments, elle s'avançait de quelques pas en sa direction, ouvertement méfiante, vêtue d'une véritable aura hostile. « Donnez-moi une bonne raison de ne pas vous tuer, là, tout de suite. » Un autre pas était fait alors qu'elle s'arrêtait près de l'étage sous vitrine d'objets rituels. « Comment osez-vous m'appelez ainsi ? Et comment connaissez vous ce.. Prénom ? Si vous êtes venu achever votre œuvre, sachez que je ne vous laisserais pas faire. Bien au contraire, je prendrais un malin plaisir à vous faire payer.. L'addition. » Chaque fibre de son être appelait à la violence, à la brutalité, et au sang versé. En ce cet instant, Jane était bien loin, il n'y avait que le monstre qui rampait sous sa chair, demandant son dû.



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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Jeu 21 Sep - 12:01

Somebody to die for
La voir enfin était un choc, en quelque sorte. Cela faisait des années qu’il avait compris qu’elle était envie. Il avait cru l’avoir tuée, sincèrement, de toute son âme, il avait cru l’avoir laissé tomber, morte, dans la ruelle sombre où il l’avait agressée, s’était nourrie de son énergie. La première, la toute première victime d’une longue série. Il ne contrôlait rien alors, à l’époque. Il venait de se faire chasser par Priya, qui lui avait refusé son aide, sa présence, son toucher, tout ce à quoi il avait aspiré, tout ce qu’il avait gagné avec elle. Elle lui avait tout nié et l’avait foutu dehors, lui avait même dit de quitter la ville, voilà à quel point elle ne supportait plus sa vue. Et il était parti, comme un chien blessé. Affamé, de plus en plus. Incapable de comprendre ce qui lui arrivait tout en le sachant, du point de vue de la raison. Mais réflexion et faits étaient différents. Il avait repoussé ce moment, refusant de ne plus être aux commandes. C’était lui, le maître de son vaisseau, bordel. Et quand la faim avait été si insupportable qu’elle l’avait aveuglé, lui tordant l’âme et le corps, ce n’était plus vraiment lui qui avait sauté sur cette femme, celle qui avait eu le malheur de passer devant lui dans la nuit. Ce n’était plus lui qui, à la recherche de sa peau nue, avait passé son bras autour de son cou, enroulé les doigts de son autre main autour de son poignet et aspiré son énergie vitale. Il n’avait repris conscience de sa propre personne uniquement lorsque c’était trop tard. Entre ses bras gisait une morte. Il en était si sûr qu’il l’avait laissée glisser au sol et était parti, fou de rage. Fou, et en rage.

Elle était là à présent, sous ses yeux. Il savait qu’elle avait survécu. Depuis des années. Mais il ne l’avait jamais revue. Ne l’avait jamais vraiment vue autrement qu’en songes, en fait, car le soir où il s’en était pris à elle, il n’avait pas une seule fois regardée son visage. Un choc, donc, malgré tout. Et, il le savait, un immonde pantomime de ce qu’elle avait vécu, de ce qu’elle avait rêvé, de ce qu’ils avaient rêvé tous deux : lui, poussant cette porte, elle, un livre ouvert entre les mains, relevant les yeux sur lui qui prononçait son nom… Mais la comparaison morbide s’arrêtait là. Ce n’était pas un regard empli d’amour qu’elle porta sur lui. Et lui n’était pas son mari. Nuls rires d’enfants pour détendre l’atmosphère, si ce n’est en écho, comme des fantômes, pour mieux souligner cette insoutenable ironie. Lui, en la contemplant, crut voir pendant quelques secondes le visage du monstre se superposer à celui de la femme, tant la colère de cette dernière était là, sous la peau. Il savait lire le meurtre dans un regard et c’était ce qu’elle portait en elle, en cette seconde. Il n’était pas venu pour mourir. Il ne savait plus pourquoi il était venu, mais certainement pas pour mourir, et il resta sur ses gardes. Il ne voulait pas non plus la blesser mais s’ils devaient en arriver là, plutôt elle que lui, et le fait qu’elle soit une femme ne changeait rien à l’affaire.

La voix était la même. Moins désincarnée, plus concrète, plus ferme. Tremblante d’une rage dont elle était dépourvue dans les rêves. Elle ne lui demanda pas qui il était, elle l’avait reconnu, comme si ça lui suffisait, comme si pour elle, il ne serait jamais que ça, son agresseur. Eh bien, c’était logique… En revanche, il comprit que « Jane » n’était plus à l’ordre du jour. Il ne s’avança pas plus dans la boutique, garda les bras le long de ses flancs. « Je ne suis pas venu pour vous faire de mal. Je suis même plutôt content de voir que vous allez bien. Je suis… » Aha, ouais, il était quoi ? Il n’avait pas vraiment répété avant de venir ici. Comment était-il censé lui dire tout ce qu’il avait à lui dire ? Il soupira. « Comment dois-je vous appeler, si ce n’est pas Jane ? Moi c’est Itzal. On n’a pas vraiment eu le temps de faire les présentations, la dernière fois, mais la dernière fois, je n’étais pas moi-même. » Tout ce blabla n’avait aucun sens, il tournait autour du pot. « Je ne suis pas venu pour m’excuser. » Enfin, peut-être qu'il aurait dû, ça aurait pu faire un bon début. Mais il était surtout venu lui dire qu’il partageait ses rêves depuis des années, qu’il savait tout de ses enfants et de son mari, qu’il savait ce qu’elle voyait en se regardant dans un miroir. Et tout ça pour trouver un moyen d’en finir avec ce lien.

« Jane… » C’était difficile de ne pas l’appeler autrement, lui qui entendait ce prénom depuis tout ce temps. Pour lui, elle était Jane. Mais à ce stade, il ne savait pas vraiment comment lui dire et de toute façon, elle n’avait clairement pas envie de discuter. Ce serait ironique, qu’ils se lancent dans la seconde manche, ici, et maintenant. Cela dit, la tuer serait probablement une solution pour en finir avec ce lien mystique qui les unissait.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Ven 22 Sep - 2:02

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Des êtres, comme lui, elle avait contribué à en créer. Eliz'yan était le genre de monstre qui en façonnait d'autres pour ne jamais se sentir seule, pour nourrir une satisfaction somme toute égoïste. Des êtres comme lui, elle en avait vu dans les Géhennes. C'était avec des voleurs d'énergie qu'elle avait alimenté sa soif sadique. C'était en balançant des Sorciers damnés aux Prédateurs infernaux qu'elle avait nourrit son bon plaisir et façonné leur plus grand malheur. Alors, l'Anglaise se demandait pendant un instant s'il n'était pas une de ses victimes pour être ainsi devenu son bourreau l'espace d'une soirée.
Les flashs lancinants de leur passé fugace lui revenaient brièvement alors qu'elle l'observait fixement. Non, ce soir-là, il avait été littéralement enragé. La perte de contrôle avait pris de surprise l'Ancienne Sorcière, faisant d'elle une proie parfaite pour une créature animée par la faim. Oui.. Il avait eu cruellement faim et lui avait volé son essence, sa vie, trop rapidement pour qu'elle soit en mesure de riposter, ou simplement de réagir. Elle se souvenait qu'à son réveil, les images de leur rencontre l'avaient hanté pendant un temps certain. Jane l'avait cherché dans l'optique de demander rétribution, dans l'optique de se venger. Mais elle n'avait trouvé qu'un vide et aux certitudes s'étaient – trop rapidement - substitués des souvenirs floues et une rancune limpide.

A présent, il lui faisait face. Il osait lui faire face alors qu'ils auraient pu s'oublier tout à fait simplement. Un frisson de rage contenue serpentait le long de l'échine de la Damnée alors qu'elle l'observait fixement. Elle le détaillait longuement, cherchant à imprimer durablement au fin fond de ses rétines son image. Cette fois-ci, il n'allait pas lui échapper aussi facilement.
« Mh. » Une onomatopée clairement ironique passait la barrière des lèvres de l'Anglaise alors qu'il affirmait ne lui vouloir aucun mal. C'était une blague ? Le mal était déjà fait. Elle rongeait son frein en l'écoutant.

« .. Vous êtes quoi ? Désolé ? Je méprise les excuses vides de sens. » Au moins, cela lui épargnait la peine de se lancer dans ce genre de discours.. Quoi que cela ne fut pas son objectif premier. « Vous m'avez laissé pour morte dans une ruelle. » Elle ne semblait pas décidée à lui donner son identité, pas celle qu'elle avait adoptée dans cette vie. « Malheureusement pour vous, j'ai survécu. » Si seulement Jane savait ! Elle avait terriblement raison, c'était bien le plus grand des malheurs d'Itzal, que de la voir en vie, parce qu'il avait accès à ses pires cauchemars et devait les subir depuis trop longtemps maintenant. « Vous n'étiez pas vous-même ? Et qu'est-ce que vous étiez alors ? Dites-moi tout. »
Son regard se plissait alors qu'elle n'avait pas bougé d'un iota depuis le début de leur conversation. Les épaules tendues, Eliz'yan était clairement sur la défensive. Après tout, elle refusait de se faire avoir une seconde fois. Pas encore. Car là, elle n'aurait d'autres choix que de prendre le blâme pour elle et non plus de le rejeter sur lui. « Tant mieux. » Qu'elle lui lançait au visage alors qu'il renonçait clairement à s'excuser.

Mâchoire grinçante et fureur contenue, elle aurait pu le laisser partir, afin de retrouver un semblant de calme, de sérénité. Mais toute tentative de paix volait en éclat au sein de la psyché de la Damnée. En un éclat, pour un nom.. Pour son prénom, pour cette identité qu'il bafouait en l'interpelant avec inconscience, Eliz'yan basculait brutalement. Une rage sourde rampait sur sa chair, les feux de l'enfer incendiaient ses prunelles émeraudes alors qu'elle donnait un coup brutal dans la vitrine qui se trouvait à sa droite, faisant voler en éclat le verre jusqu'à ses pieds. La peau de son poing se déchirait par endroit, laissant filer quelques traces subtiles de sang tandis qu'elle attrapait une des dagues rituelles joliment serties. Toute la violence intérieure de l’Anglaise s'échappait de ses pores alors qu'elle s'avançait vers Itzal.

Le monstre usait et abusait de l'essence même de sa colère pour prendre corps au détriment de sa geôlière et s'adonner à un carnage. « Ne prononcez pas ce nom comme si nous étions intimes. Comme si vous me connaissiez. » Son timbre vibrant allait de pair avec son attitude hostile alors qu'elle balançait le fourreau de son arme de fortune au sol afin de venir nicher la lame sous la gorge de son ancien bourreau. Le tranchant flirtait avec la chair d'Itzal alors qu'elle se retenait de tout son être d'appuyer davantage.. De blesser, de déchirer.

En temps normal, Eliz'yan se délectait de ses accès de violence, parce qu'ils n'étaient que le fruit de son plaisir sadique. Or, là, en cet instant, tout n'était que colère et rage. Elle détestait ce qu'elle pouvait ressentir, elle méprisait cette perte de contrôle et pourtant, elle ne parvenait pas à s'arrêter. Autrefois, Itzal l'avait blessé en perdant le contrôle par la rage, aujourd'hui, c'était elle qui lui rendait la pareille ; Bien qu'à sa différence, elle tentait tant bien que mal de se maitriser. Ses doigts blanchit par la violence de sa prise sur le couteau laissaient perler son sang. Au fil des secondes, sa chair ne tardait pas à se nécroser autour de ses plaies superficielles, mettant à nu le monstre qui l’habitait. Ainsi, Il était clairement à découvert.. Malgré elle.

« Qui.. Êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Pourquoi ?! Donnez-moi une bonne raison de ne pas vous achever, ici et maintenant. Donnez-moi une bonne raison.. Maintenant. » La menace se transfigurait presque en supplique. Il avait intérêt à faire vite alors qu'elle gardait cette lame contre sa chair et son regard niché dans le sien. Au sein de ses prunelles verdâtres, il y avait de la rage, de la colère et de la crainte. La crainte de ne pas être capable de s'arrêter. Parce que lorsqu'elle tenait les rênes, Eliz'yan était tout à fait apte à retrouver le contrôle. Or, en cet instant, une porte avait été ouverte et elle ignorait comment la fermer.
Le plus cruel demeurait que Jane pouvait presque entendre au creux de son souffle saccadé l'immonde lui murmurer qu'il ne serait qu'une victime de plus. N'était-ce pas sa psyché qui déraillait plutôt ? Non. Elle ne pouvait et ne devait pas se perdre dans des méandres de brutalité. Eliz'yan n'était pas ainsi faite. Sa brutalité rimait avec subtilité, et non pas avec monstruosité.



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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Sam 23 Sep - 23:46

Somebody to die for
Au moins avait-il vu juste en ne lui présentant pas d'excuses... Quand bien même l'aurait-il fait qu'elle ne les aurait clairement pas acceptées, et il ne lui en aurait pas voulu. Si les rôles avaient été inversés, il lui aurait déjà arraché la tête, en admettant qu'il en ait eu le pouvoir. Il était rancunier, mais plus que cela, il se dirait qu'il en allait de sa sécurité, que quelqu'un qui s'en prenait à lui une fois pourrait très bien le refaire. Et il ne croirait certainement pas le quelqu'un en question s'il se présentait à sa porte en lui promettant de ne pas lui faire de mal. Ils étaient au-delà de ça, de toute façon. Ce qu'il lui avait fait des années auparavant, il ne pouvait le défaire, mais il ne pouvait le nier non plus, ni nier l'impact que cela avait dû avoir sur elle, quand bien même elle n'était pas une faible et fragile femme comme il avait pu le croire au début, quand il avait repris ses esprits, dans cette ruelle, avec son corps léger et inerte entre ses bras. Sa venue ici avait tout d'une erreur. Mais il ne voyait pas d'autre moyen d'en finir avec ce lien insupportable. Et quand elle en apprendrait l'existence, elle n'aurait pas d'autre choix d'accepter l'inacceptable : parler avec lui. Ou bien cela ne ferait-il qu'ajouter à sa rage, c'était possible ici. S'il y avait bien une chose qu'Itzal aurait haï, c'est apprendre qu'un total inconnu avait eu accès à l'intérieur de sa tête...

Sans qu'il puisse s'en empêcher et malgré ces débuts difficiles, il prononça à nouveau son nom. En entendant sa réplique, en voyant la fureur prendre possession de son corps, il prit conscience que ce prénom dont il usait et abusait, elle avait dû l'entendre un millier de fois prononcé par son mari, mari qui n'était plus dans le paysage, et il était bien placé pour savoir pourquoi. Il était bien placé, aussi, pour lui rétorquer que si, justement, il savait tout d'elle. Pas tout, non, en vérité, mais quelque chose, une chose, probablement la plus importante pour elle. Il n'eut même pas le temps d'en dire plus, de toute façon, car elle était sur lui en trois enjambées, un couteau sous sa gorge. Voilà bien une situation dans laquelle il ne s'attendait pas à être. Si près d'elle, il pouvait déceler dans son regard les ténèbres qui logeaient en elle, et qu'il ne pouvait pas voir, pas autrement que dans ses rêves, du moins. Face à elle, et malgré ce qu'elle était, elle n'aurait jamais l'air que de Jane. Il resta silencieux un moment, ravalant sa propre colère, son envie de lui envoyer son poing dans la figure, couteau ou pas couteau, par réflexe, parce qu'il ne supportait pas qu'on le menace. Là encore, ce fut la perspective de rentrer chez lui sans avoir rien pu obtenir en guise de réponse, pour faire de nouveaux rêves qui ne lui appartenaient pas, qui le retinrent.

Au lieu de quoi, il leva lentement la main, l'enroula autour de la lame du couteau, faisant pression pour l'éloigner de sa gorge et se faisant, délibérément, laissant la lame mordre la chair de sa paume et le sang couler. Ce sang sombre, presque noir, qui plus que n'importe quoi d'autre chez lui, du moins pour quelqu'un n'ayant pas été victime de sa faim, dévoilait sa nature. « Vous savez ce que je suis… » Ce n'était pas vraiment cette réponse qu'elle avait cherché en posant sa question, mais c'était la seule qu'il pouvait lui donner pour le moment. « Vous avez dû le savoir à la seconde où vous avez repris connaissance cette nuit-là. De la même manière que j'ai su que vous étiez plus que ce dont vous aviez l'air. » Pas humaine, ou plus humaine, du moins. On n'avait pas cette apparence en 2017 après avoir vécu à l'époque victorienne ou quelle que soit l'époque qui l'avait vue naître. Il lâcha le couteau, ouvrit la main pour lui montrer le sang noir.

Ainsi les présentations étaient faites, ou presque. Il fronça les sourcils et essuya sa main sur son tee-shirt. « Et la raison pour laquelle vous allez me laisser vivre au moins deux minutes de plus, c'est que vous voulez savoir comment je connais votre prénom. » Il aurait bien voulu se dire qu'à sa place, il serait devenu fou. Qu'il n'aurait pu passer de cet être qu'il avait en rêve, entouré de ses enfants et de l'amour de sa vie, et celui qu'il avait en face de lui, seul, ou plus tout à fait, habité par les fantômes de sa famille et le spectre plus concret d'une autre présence. Mais il ne pouvait pas comprendre et ne le pourrait jamais, non pas qu'il ait eu envie un jour d'avoir des enfants ou une femme. Il aurait, en revanche, voulu la mettre au défi de recommencer, de le menacer et cette fois d'aller au bout de ses intentions. Au lieu de quoi, il ajouta, d'un ton quasi vide : « Ou celui de John. Ou d'Araon. » C'était morbide. Et c'était à croire qu'il cherchait exactement à obtenir l'inverse de l'effet recherché. « Je les connais parce qu'il y a quatre ans de cela, je vous ai volé votre énergie. Et autre chose, aussi. »

Ce que les gens savaient des voleurs d'énergie, il n'en avait aucune idée. Lui-même n'en savait rien à l'époque, ou seulement que ce qui se disait. « Je sais des choses sur vous que je n'avais pas envie de savoir, et je voudrais que ça cesse. » Un sacré raccourci qu'il venait de prendre, en sous-entendant que ça continuait encore aujourd'hui. Mais il voyait l'impact de ses paroles sur Jane. Avec cynisme, il se dit que si elle lui sautait dessus pour le tuer, il se défendrait, et la tuerait peut-être. Et alors il aurait obtenu ce qu'il était venu chercher, la liberté. C'était peut-être le plus simple et encore le plus sûr...

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Dim 24 Sep - 3:40

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Eliz'yan haïssait son souvenir, elle maudissait les images qui lui revenaient lorsqu'elle l'observait. L'Anglaise se souvenait encore de cet instant où elle s'était réveillée, seule, au milieu de nulle part. Le corps lourd, les pensées embrumées et la sensation d'avoir été vidée de son énergie vitale. Pendant une fraction de seconde, elle avait entrevue un semblant de paix dans le tumulte de sa psyché. Ses souvenirs avaient été réduit au silence, ses envies avaient été mise en sourdine au profit d'une plénitude mortelle. Et la Damnée avait autant détestée cela qu'elle l'avait apprécié. Elle avait été à la merci d'un inconnu, elle avait été son jouet, sa source tarissable. Et cela, Jane s'était toujours refusée de devenir ce genre de chose.. D'Être.
Alors, elle avait porté en elle une rancune que le temps avait presque voilé de poussière et d'oubli. Or, en venant fouler sa propriété, Itzal avait bafoué cet oubli au profit de souvenirs qui avaient éveillés une rage noire chez la Maudite. L'Immonde avait pris le dessus et la raison avait été muselée au profit d'une soif de sang, de brutalité, de paix rouge. Tout cela justifiait, à sa manière, cette lame logée sous la gorge du Voleur d'énergie. Si proche de lui, elle gardait cette ultime barrière ô combien dangereuse puisque tranchante entre eux.  

Son regard fiché dans le sens, Jane ne parvenait pas à s'en détacher. Il la regardait comme s'il la connaissait.. Il la regardait comme s'il avait vu au-delà du voile. Itzal lisait en elle comme s'ils s'étaient toujours connut et elle le maudissait d'autant plus alors que ses lèvres closes scellaient le silence qu'elle s'était imposé en l'attente de paroles salvatrices, de bonnes raisons pour calmer sa fureur meurtrière. Mais lorsqu'il venait enrouler ses doigts autour de la lame, elle gardait ses prunelles émeraudes ancrées au fond des siennes, attendant, tendue par la défiance extrême qui l'animait. Le regard se plissait finalement tandis qu'elle le portait sur le sang qui coulait de la plaie nouvellement crée. Voilà ce qu'il était. Mh.

Il avait raison sur un point, elle le savait. Depuis ce soir-là, depuis cette fois-là.. Depuis cette nuit cauchemardesque. « Un voleur d'énergie. » Qu'elle murmurait, le souffle court parasité par cette colère qui bataillait au fond de ses entrailles. La rage qui l'animait, il y a quelques secondes, s'étouffait insidieusement dans ce sang versé qu'elle observait longuement avant de revenir porter toute son attention sur son vis-à-vis. Abaissant la lame, Eliz'yan la conservait néanmoins solidement ancrée dans sa main. La méfiance demeurait entière à contrario de sa rage meurtrière qui semblait connaitre un semblant de répit.
Répit de courte durée ou ébauche d'un armistice signé dans le sang et la chair meurtrie, la Possédée semblait naviguer entre deux eaux alors qu'elle gardait toute son attention vissée sur Itzal en l'écoutant dérouler le fil de ses propos. Deux minutes de plus pour une raison. Quelle raison ? « J'écoute. » La curiosité motivait avant tout cette paix éphémère alors qu'elle restait là, immobile, sous son nez. Son aplomb demeurait intact alors qu'elle attendait la chute.

Et lorsque cette dernière venait la frapper de plein fouet, elle retenait son souffle. John. Sous sa chair, sous cette violence extériorisée, tout s'effondrait lamentablement. Bâtisse frappée à ses fondations, chutant brutalement, Jane avait la sensation d'être prise sous le courant trop puissant d'une douche glacée. Et alors que son immobilisme sauvait les apparences, son regard trahissait son trouble. L'immonde avait reculé d'un pas, au profit d'une épouse éternellement endeuillée. En une fraction de seconde, le souvenir de l'un se substituait à l'image de l’autre. Dans l'esprit troublé de l'Anglaise, les traits du Voleur d'énergie se transfiguraient en ceux de son époux avant que l'illusion ne cesse et qu'elle ne retombe brutalement dans la réalité qui était la leur. Aaron. Son second enfant, lui.. Il était une des clés de son péché originel. Son enfant.

Elle lui avait arraché son début de vie, l'avait sacrifié par amour. Par.. Amour. Et même si elle se targuait d'assumer ses méfaits, il n'en demeurait pas moins que Jane s'interrogeait sur la force de son attachement à ses enfants. Pourquoi ne les avait-elle pas aimés autant que son âme sœur. Le temps semblait se suspendre durant sa réflexion alors qu'elle gardait son regard rivé dans celui d'Itzal. Les ténèbres s’étaient reculées au profit de ces fantômes jusqu'à ce qu'elle se ressaisisse en fronçant sensiblement les sourcils. Autre chose..

« Mes cauchemars. » Le souffle court, ses mots murmurés retrouvaient un semblant de témérité alors que ses traits gagnaient à nouveau en dureté. Elizy’an avait vite fait de rassembler les pièces du puzzle qui les entouraient. Des êtres comme lui, elle en avait connu bons nombres par le passé et en connaissait encore. L’Anglaise avait eu connaissance du lien qui existait entre le voleur et la source, et bien qu'elle eût toujours trouvé cela fascinant, il s'avérait que dans le cas présent, elle était à la fois médusée et profondément mécontente, voire en colère. Sa prise sur la dague rituelle se resserrait davantage jusqu'à blanchir ses phalanges alors qu'elle inspirait profondément. « Quatre années à violer mon intimité, quatre années à partager mes rêves après m'avoir laissé pour morte. Comment osez-vous ?! » C'était bien la première constatation qu'elle se devait de faire. Elle le trouvait tout à coup effronté de venir à elle, ainsi. Surtout après autant de temps. « Vous avez bien profité de ce que vous avez vu et maintenant, vous en avez marre du cinéma morbide ? Vous avez vu ce que j'ai fait. Vous savez de quoi je suis capable et combien je l'assume.. » Mensonge. « Alors vous pensiez vous en sortir aussi facilement ? Je peux faire cesser tout cela en vous étripant. Qu'en pensez-vous ? Mh ? » Alors qu'attendait-elle pour le faire ? Eliz'yan s'était connue bien plus expéditive. « Est-ce que cela ne serait pas une merveilleuse idée ? De quoi soulager votre peine et apaiser ma colère.. » L'arme était là, elle pouvait le faire ! Allez ! Elle se devait de le faire. Elle devait se débarrasser du dernier témoin de sa folie meurtrière.. Du dernier témoin. C'était bien cela le problème, il était le seul à savoir, à avoir vu au travers de sa conscience, de ses souvenirs et de ses rêves. Il était.. Le seul.

Cette vérité la frappait bien plus fort que tout coup qu'on pouvait lui porter alors que ses doigts relâchaient leur pression progressivement sur leur prise et laissait échouer au sol, dans un tintement, la lame. « Je suis un monstre. » C'était une vérité incontestable et qui ne cherchait pas à être contestée, d'aucune manière. « Et dans mon inconscient, je vous ai fait payer le prix de votre méfait. » Un sourire ironique passait sur ses lèvres, ne trahissant aucune joie. Pauvre de lui, pauvre d'elle.. Elle lui en voulait encore cruellement d'avoir bafoué le sanctuaire de ses souvenirs déformés par sa conscience, néanmoins, Jane savait comment fonctionnait ce lien. C'était cruel, à bien des égards.



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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Lun 25 Sep - 21:19

Somebody to die for
Le terme l’avait toujours un peu fait marrer. Voleur. Comme si c’était trois fois rien, comme s’il n’était qu’un type, comme ça, qui en passant volait un portefeuille ou un collier arraché d’un joli cou. Comme s’il était encore humain, comme s’il se sentait encore humain et que sa transformation n’avait été qu’un accident de parcours, un détail de l’histoire d’Itzal Macaro. Il était mort, cette nui-là. Deux fois, à cause de Priya et de son rejet. Mais il était mort quasi littéralement, et il n’y avait aucune chance pour que l’être qu’il était devenu partage ne serait-ce que deux pour cent avec celui qu’il était. Cela l’avait changé physiquement et quand il « volait de l’énergie », la vérité, c’était qu’il agressait les gens, physiquement, qu’il les touchait de la plus infâme façon qui soit, comme il aurait lui-même haï et refusé qu’on le touche, et qu’il les vidait littéralement de leur essence, de ce qui les animait en tant que personne, en tant qu’organisme vivant. Au point tel que cela se voyait physiquement sur eux, leurs traits qui se creusaient, les cernes sous les yeux, le teint pâle, et s’il allait trop loin, la peau momifiée et le regard vide et terne. Voilà ce qu’il faisait, et à ses yeux, c’était un peu plus qu’un vol. Mais les gens comme lui, le reste du monde refusait de les accepter, de les regarder, de leur accorder le statut d’humain ou même d’être vivant à égalité d’eux-mêmes, alors les qualifier… ils n’avaient pas que ça à foutre. C’était plus facile de ne pas se casser le cul, et de se dire et de hurler que c’étaient des monstres, et puis c’est tout. À peu près les mêmes que les rôdeurs pourrissants qui se baladaient hors des murs et dans les caves des clubs de combats clandestins, sauf qu’il leur restait un truc au fond du crâne, qui leur permettait d’être conscient. Mais à part ça, c’était du pareil au même. Itzal aurait probablement dû s’estimer heureux de ne se nourrir que d’énergie et pas de chair humaine ou allez savoir quelle autre horreur ces foutus crétins sorciers étaient capables de pondre dans leur grande sagesse.

Non pas qu’il en voulait en sorcier. Ce qu’il avait vécu, il se l’était infligé à lui-même, et il avait toujours su que ça se finirait ainsi. Du moins avait-il toujours cru qu’il mourrait jeune et mochement. Jamais il n’aurait imaginé cependant se relever et continuer sa vie sous une autre forme. Quoiqu’il en soit, Jane semblait comprendre de quoi il parlait. Nul curiosité dans son regard, nulle pitié, nul intérêt, et il n’en demandait pas tant de toute façon. Mais pendant quelques secondes, un genre d’armistice, eux deux face à face, la main pareillement blessée, les conséquences différant ensuite, sachant qu’il n’allait pas tarder à guérir, et pas elle, cela il le savait, à défaut d’en savoir beaucoup sur ce qu’elle était. Tout ça était trop beau pour être vrai. Il fallait absolument qu’il donne un nouveau coup de pied dans la fourmilière, ce à quoi il s’appliqua à la perfection, comme à son habitude. De nouveau, elle s’embrasa du feu de la rage avec une rapidité et une violence qu’il reconnut pour en être lui-même souvent habité. Un simple prénom pour raviver la peine, la colère et la folie, et les fantômes qui pendant quelques minutes avaient cessé de la poursuivre, de les poursuivre tous deux. « Maman, maman ! » Mais justement, ce n’étaient pas les siens. Il s’en fichait, lui, e trois mômes assassinée des siècles plus tôt. « Et pourtant, je sais qu'il est déjà trop tard. » En quoi est-ce que c’était juste, qu’il paye pour ses crimes à elle, comme s’il était la troisième roue du carrosse ? De la compassion, il n’en avait pas beaucoup à revendre, et s’il lui était arrivé parfois d’avoir pitié d’elle, au fil des ans, en cette seconde, il ne ressentait que de la colère, lui aussi, puisqu’après tout, c’était aussi sa faute à elle. Mais sa rage n’avait pas grand-chose à voir avec celle de la femme qui se tenait face à lui et qui de nouveau, semblait prête à devenir autre chose.

Des cauchemars, oui, c’était le mot. Les siens. La conclusion, en impasse, des actes infanticides de celle qui à présent l’accusait de tous les mots, à croire qu’elle n’attendait que cela, depuis ce jour où elle avait tué ses propres enfants, trouver un autre coupable, pouvoir partager son péché. Ses mots, il n’y croyait qu’à moitié. Il croyait à sa rage, à son incrédulité, mais il ne la croyait pas capable de l’exprimer et encore moins par ces mots qui ne l’atteignaient pas, de sorte qu’il adopta son attitude préférée, les mains dans les poches, l’air passif, la gestuelle débonnaire qui lui avait valu tant de cris, de gifles et de gémissements désespérés. Lui, le sale gosse, qui face aux bonnes sœurs, face aux profs, face à son père, se contentait d’un rictus cynique, comme s’il s’en foutait, et tous ils avaient cru qu’ils s’en foutaient. Alors qu’en vérité, il avait envie d’exploser, de leur sauter à la gorge, de bourrer leur visage de coups de poings comme l’animal sauvage qu’il avait toujours été. Là encore, il laissa Jane parler, tout en lui répondant en pensée ; je me fous bien de votre vie, de vos crimes, de celle que vous étiez, ce sont vos problèmes, pas les miens… Il la défiait de passer à l’acte, au lieu de quoi ses mots finirent par mourir sur ses lèvres et il secoua doucement la tête. « J’aurais pu passer le reste de ma vie à assister à vos crimes… » C’est ça qu’elle aurait voulu ? Lui expliquer qu’il avait passé outre pendant des années parce que, une fois éveillé, les cauchemars ne le suivaient pas, lui, qu’il pouvait s’en libérer, en reprenant sa vie, en endossant ses propres remords et ses propres fautes. Lui dire que c’était le poids de la répétition et l’intensité de ses songes de plus en plus appuyée, et leur conclusion désormais toujours plus monstrueuse. Mais à quoi bon ? Elle-même en était arrivée à un autre genre de conclusion.

Il regarda la lame lui glisser des mains et résista au désir machinal de la repousser du pied un peu plus loin. Il laissa échapper un rire bref. « On est tous des monstres, dans ce bas monde. Si ça peut vous consoler de savoir que je l’ai vécu comme une punition, c’est vrai. C’est exactement comme ça que je le vis. » Il décida de ne pas lutter contre sa nature et, s’approchant d’elle soudainement en une enjambée, donna un coup de pied dans le couteau, l’envoyant valdinguer sous une étagère chargée de bibelots. « J’ai croisé des gens qui ont fait bien pire que trucider leurs mioches. En ce qui me concerne, vous vous êtes juste… paumée en route. Et je doute pas une seule seconde que vous allez vous le faire payer pour le restant de vos jours, et j’ai eu le temps de vous juger de toutes les façons possibles, mais maintenant, je m’en fous. Si ça pouvait nous aider d’une quelconque façon, je vous pardonnerais même vos crimes. Tout ce que je veux, c’est que ça s’arrête. C’est à vous d’expier vos fautes, pas à moi. » Il avait de nouveau son prénom sur le bout de la langue, mais se retint. Peut-être qu’elle finirait par s’y habituer. Il lutta pour ne pas former, dans son esprit, le visage de ce mari tué, de ces enfants assassinés, sans succès. Oui, en quelque sorte, il était le gardien de souvenirs qui, pour elle, étaient insoutenables, mais plus précieux que l’or ou l’eau en même temps. « Maman, maman ! » Il n’avait jamais prononcé ce mot de sa vie, et il n’en pouvait plus de l’entendre résonner dans sa tête. « Je suis désolé. Pour vos gosses. Jamais j’aurais cru dire un truc aussi bizarre, compte tenu du fait qu’ils sont nés il y a des siècles, mais ils avaient l’air… » Qu’est-ce qu’on disait comme compliment à propos de mômes joyeux et aimants à leur mère infanticide ? « Je sais de quoi ils avaient l’air. Heureux, la totale. Mais si vous avez la moindre idée de comment en finir avec ce lien… »

Bizarrement, il eut l’impression d’essayer de l’abandonner. Un genre de syndrome de Stockholm. L’abandonner, la laisser de nouveau seule avec ses fantômes et ses souffrances infinies, maintenant qu’il lui avait plus ou moins avoué en porter un peu du fardeau avec elle. Il préféra laisser la colère alimenter de nouveau son sang et son esprit. C'était plus utile et plus stimulant que quoi que ce soit d'autre.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Jeu 28 Sep - 2:56

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Un voleur. C'était ce que représentait Itzal à ses yeux. Il avait dérobé l'essence même de sa culpabilité.. Cette culpabilité, c'était son secret, son tabou, ce qu'elle n'acceptait pas, a contrario de ses méfaits. Eliz'yan était de ceux à clamer qu'ils assumaient ce qu'ils étaient et ce qu'ils avaient fait, mais il n'en demeurait pas moins que cet acte-là avait été différent de tous les autres. Clef de voute d'un édifice monstrueux, fondation d'une transformation, tout cela n'était pourtant parti que d'un amour trop fort. Un amour déraisonnable transfiguré en folie meurtrière.
Comment l'expliquer ? A lui, à son voleur, elle refusait de le faire. Elle refusait de lui expliciter les images déjà limpides qu'il avait eu loisir de voir et revoir. Les scènes avaient surement parlé pour elle, d'une manière aussi simple qu'abjecte. Face à son ancien bourreau, Eliz'yan n'aimait pas ce qu'elle ressentait ; Elle était en position d'infériorité. Il en connaissait davantage sur elle, qu'elle en avait connaissance à son sujet. Il possédait entre ses mains les cartes capables de faire d'elle un pantin. Or, d'ordinaire, c'était elle le marionnettiste et eux les poupées de chair manipulables et manipulées.

Cette inversion des pôles nourrissait la colère latente de l'Anglaise qui retrouvait au fil des secondes un calme tout relatif. Son regard brillait encore, par instant, des feux de la rancune tandis que son attitude trahissait, de manière tout à fait volontaire, sa méfiance. Dans le fond, Jane ne le connaissait pas. Il pouvait être tout et n'importe quoi. N'importe qui. Le jaugeant d'un regard long et insidieux, elle retenait une mimique transpirant le cynisme afin de laisser ses mots prendre le relais. « Ou vous auriez pu réagir plus rapidement. Si ce qui se cachait dans mon inconscient était aussi dérangeant, bien assez troublant pour bousculer votre quotidien, vous auriez dû me chercher avant. » C'était là, sur ce point-là, qu'elle avait souhaité insister en le blâmant. « Mais peut-être dans le fond, vous aviez peur de faire face à votre propre péché, à votre propre nature. Ce soir-là, vous étiez enragé après tout.. Une vraie bête. » Le regard se plissait d'abord tandis que la sérénité de la Damnée mettait en branle son esprit analytique. Au fil de ses mots, un brin de sourire se dessinait sur ses lèvres. Un sourire rouge.

Le véritable monstre était là, il se cachait dans les détails. Ne le voyait-il pas ? Ce n'était pas la rage qui était la plus nocive, mais plutôt cette capacité à chercher la faiblesse, la faille, pour l'exploiter et s'en nourrir sans conscience aucune. De la rage rouge, Eliz'yan avait finalement adopté une sérénité toxique. Pendant quelques minutes, elle n'était plus Jane, elle n'était plus cette mère qui avait péché. Elle était cette sorcière qui avait connu l'enfer et qui avait empilé les cadavres pour s'en échapper. « Me consoler ? Mh. » La Brune retenait tout commentaire alors qu'elle le regardait approcher d'un pas trop rapide à son goût. Pourquoi avait-elle lâchée son arme ? Elle n'aurait pas dû. Elle ne le connaissait pas assez pour lui faire confiance.. Et quand bien même, l'Anglaise n'était pas créature à faire confiance à qui que ce soit. Jaugeant longuement les traits d'Itzal, elle réalisait qu'en d'autres circonstances, il aurait pu lui plaire.. En d'autres circonstances, elle aurait pu le séduire. Or, dans leur situation, Jane ressentait surtout le besoin pesant d'effacer de son esprit ses souvenirs, à Elle.

Tiraillée, elle avait envie de le blesser moralement et peut-être même physiquement jusqu'à ce qu'il prie tous les Dieux pour qu'on lui efface ces images volées de l'esprit. Tiraillée, elle avait envie qu'il se souvienne et devienne l'unique gardien d'un temple qu'elle avait laissé trop longtemps à l'abandon. Après tout, il était la dernière âme qui vive capable de voir en elle la Jane qui n'avait pas encore fauté. Aux prises avec ses contradictions, l'Anglaise demeurait silencieuse en l'écoutant tenter de .. De quoi ? Justifier ses atrocités ? Peut-être. Ce qui était certain, c'était qu'il se trompait sur son compte. Elle s'était peut-être perdue, mais cela avait été le résultat d'un macabre processus. Jane avait d'abord, été terrassée par un chagrin sans commune mesure. La sorcière avait expérimenté la mort de l'âme et l'envie de passer de vie à trépas tout en observant ses enfants reprendre vie et espoir. Trop rapidement, elle avait ensuite appris à les détester pour leur habileté à sourire, à survivre à leur père. Pour leur capacité à exister dans un monde où Lui n'était plus là. Elle les avait détesté aussi fort qu'elle avait pu les aimer, et puis finalement.. Jane avait fait son choix.

« Je ne cherche ni à expier mes péchés, ni à être pardonnée. » Ces mots-là, ils sonnaient de manière bien étrange. C'était des paroles qui ne laissaient aucun doute quant à leur véracité. « La Jane d'hier regrette peut-être de ne pas avoir aimé assez fort ses enfants, mais l'Eliz'yan d'aujourd'hui regrette surtout que ce maudit sort n'ait pas marché. » Cette dualité était aussi étrange que véridique. Dans le fond, l'Anglaise ne pouvait nier qu'il existait une part de regret en elle, mais sa nature divergeait en fonction du point de vue. Il y avait la Mère, et puis, il y avait la Sorcière.

A présent, elle n'était plus aucune des deux. Elle n'était plus qu'un Tout né des différents reliquats de l'une et de l'autre. « Je rêve encore et toujours de ces instants parce qu'ils sont la pomme de ma version d'Eve. » Détachant son regard d'Itzal, elle le laissait vagabonder sur la boutique baignée dans une lumière tamisée tandis que la nuit s'était couchée sur la ville. Aux excuses du Voleur de Rêve, Jane venait lui accorder, à nouveau, toute son attention. « Environ quatre siècles. » C'était tout ce que l'Anglaise retenait dans un premier temps, parce qu'elle n'avait pas envie de s'accrocher à ses excuses. Elle n'avait pas envie de s'en imprégner, parce qu'elle-même, elle ne l'était plus depuis longtemps.. Désolée. « Mh. Vous êtes désolé que j'ai tué mes enfants. C'est original. » Un sourcil se haussait alors qu'elle reprenait quelques secondes plus tard. « Ils étaient heureux. Je ne leur ai jamais enlevé cela, au moins. » Mais elle avait effacé à jamais leurs sourires en mettant un terme à leur vie.

Son visage signait à la négative, et Eliz'yan semblait rejeter avec distance ces excuses. Elle ne voulait plus se laisser toucher. Pas parce cette histoire, pas par son passé. Pas par Itzal. Elle se devait de reprendre les choses en main, ce qu'elle tentait de faire au mieux. Cependant, lorsqu'il en revenait à ce lien qu'il souhaitait défaire, elle se sentait à nouveau tiraillée tandis que ses iris émeraudes le dévisageaient sans ménagement. C'était là, l'idée la plus censée qui émergeait de leur entrevue et pourtant, elle n'avait pas envie. Elle n'avait juste pas envie que cela se produise. Ou alors si.. Après tout, elle ne le connaissait pas. Pinçant les lèvres, Jane s'enlisait dans son silence avant de finalement se décider à le briser presque brutalement. « J'ignore comment défaire.. Ce lien. N'est-ce pas vous le Voleur ? N'avez-vous pas effectué des tests ? Des expériences ? » Eliz'yan se demandait s'il n'avait jamais été curieux quant à sa nature. Cela l'étonnait vraiment alors qu'elle continuait à l'observer fixement. « Qui êtes-vous ? » Cette question sortait finalement de but en blanc. Tout aussi brutalement que ses derniers mots. « Vous en savez bien trop sur moi alors que je ne sais rien de vous. » Blanc. L'Anglaise anticipait aussitôt. « Et je me fiche du fait que ce lien soit le fruit d'un accident et que vous n'ayez rien demandé. Les faits sont les faits. Alors.. Qui êtes-vous ? »
Cette question était vaste et offrait une multitude de possibilités. La Damnée était bien curieuse de découvrir sur quelles possibilités Itzal allait porter son dévolu.




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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Sam 30 Sep - 23:20

Somebody to die for
La chercher avant. Il aurait pu, oui. Il aurait certainement dû, à défaut de pouvoir. Mais il était arrivé un moment où il avait eu assez d’informations sur elle pour pouvoir se mettre à la chercher, ce qu’il n’avait pas fait. Mais ça n’était pas si évident. D’abord, il s’était cru fou. Complètement fou. Fou parce que son corps s’était transformé et sa nature profonde également, et fou, aussi, dans sa tête. Un vrai dédoublement de personnalité, une schizophrénie au sens littéral du terme. Persuadé d’être un tueur – mais c’était ce qu’il était. Un tueur d’enfants – mais des enfants, il en avait tués aussi, quand lui-même était enfant. Un monstre, une abomination – comme on se le chuchotait à propos des voleurs d’énergie comme lui. Il avait cru avoir cette autre personne en lui, cet être qui n’avait rien d’humain, et en théorie, c’était vrai, puisqu’il avait été transformé en Daybreaker, mais en pratique, il ne se reconnaissait pas dans ces nouveaux contours qui semblaient se superposer aux siens. La nuit seulement. Assailli, envahi, détruit par les cauchemars d’une vie qu’il était sûr de ne jamais avoir vécu mais qu’il ressentait comme la sienne, dont il se souvenait ensuite les détails. Il lui avait fallu du temps pour se rendre compte que ses souvenirs, il les tenait uniquement des rêves. Pas de sa propre expérience. Il avait appris, petit à petit, à mesure qu’il prenait la mesure de ce qu’il était, qu’il apprenait à maîtriser ce qu’il était, à vivre avec ce qu’il était, à définir ce qu’il était. Et ainsi, il s’était petit à petit détaché de cet autre lui qui ne semblait venir que la nuit. Cet autre, ce n’était pas lui. Et quand enfin il l’avait compris, il avait pu, alors, se demander de quoi il s’agissait. Tout cela au final avait pris du temps, et cela avait pris du temps aussi pour qu’il s’avoue ne plus pouvoir supporter ces songes. Il s’était habitué aux images, mais ne supportait plus l’idée d’être lié à elle, de ne pas être aux commandes de son esprits, dans ces moments-là, de subir et non pas d’agir. Et il y avait autre chose, qu’il ne pouvait pas lui avouer. Il pouvait lui dire qu’il en avait sa claque, il voyait et revoyait ses crimes et que ça l’empêchait de dormir, que ça l’éveillait en sursaut et en sueur la nuit, qu’il en ressentait comme des répliques dans la journée. Mais il ne pouvait pas lui avouer qu’il se sentait, également, de plus en plus aspiré dans des ténèbres qui n’étaient pas les siennes. Comme si, au contact de ses rêves à elle, il s’enfonçait, lui, dans un gouffre duquel il avait à chaque fois de plus en plus de mal en s’arracher. Ses cauchemars étaient nocifs. Elle était nocive, pour lui.

Il revint à la réalité en l’entendant prononcer un autre nom que le sien. Ou peut-être bien était-là son vrai nom, désormais, et « Jane » une réminiscence du passé. Des réminiscences de son passé, il en subissait bien assez. Il ne put s’empêcher de laisser échapper un rire bref et quelque peu incrédule. Ainsi, elle ne regrettait pas ses actes, ou du moins les regrettait-elle parce qu’ils n’avaient pas eu le résultat qu’elle escomptait. La mère de l’année. Mais qu’est-ce qu’il en savait, des mères ? Est-ce que la sienne était meilleure, qui l’avait abandonné dans la poussière des rues en guerre ? Ou l’autre, la bourgeoise, l’adultère, la camée, la suicidaire, la ruine humaine qu’il n’osait plus ne serait-ce que regarder depuis des années tant elle lui faisait pitié, et dans le sens péjoratif du terme ? Et celle-là, qui se tenait face à elle, la meurtrière, la femme amoureuse, la folie faite épouse. Peut-être qu’il y avait autant de types de mères qu’il y avait de femmes sur cette terre. Lui, il s’en foutait. Ses paroles glaciales ne faisaient que remettre les choses en perspective. Ce n’était pas la compassion ou l’empathie qui le libèrerait de cette malédiction. Il fallait être proactif. Passer sur chacune des paroles insensées qui franchissaient cette bouche séduisante. Plutôt bien fichue, pour une femme âgée de quatre siècles. Mais s’il avait fallu mettre un portrait à côté de la définition du mot « cinglée » dans le dictionnaire, il commençait à se dire qu’elle aurait pu faire l’affaire. « Ouais, j’imagine qu’en les tuant au moment de leur vie où ils étaient le plus heureux et le plus innocent a été tout à fait charitable de votre part. » L’impatience faite homme, dans son cas. Difficile de ne pas trépigner, puisqu’il semblait qu’elle n’allait pas le tuer, et qu’il n’allait pas la tuer. Ils se laissaient le temps et le droit de chercher une autre solution, au nom… au nom de quoi ? D’un lien qui les unifiait et dont elle venait d’apprendre l’existence ? Tout ça était bizarrement intime et absolument écœurant. Et il s’agaçait aussi de devoir venir la trouver pour ça et, en quelque sorte, la supplier de l’aider. Supplier et demander de l’aide étaient deux choses qu’il ne savait pas faire, ou bien il aurait évité le genre de commentaire qu’il avait lâché.

« Si je vous avais tuée ce soir-là, dans la ruelle, on n’en serait pas là. La tranquillité pour moi… » Et pour elle, la délivrance ? Peut-être qu’à l’époque, elle aurait été d’accord avec lui, qui aujourd’hui se berçait seulement de douces illusions, sur ce qu’il aurait pu faire, et sur ce qu’elle n’était probablement pas. Il émit un grognement rageur quand elle s’étonna qu’il n’ait pas fait d’« expérience ». Il entendait dans son ton le fruit de ses propres expériences à elle et il savait très bien ce que les gens dotés de dons étaient prêts à faire au nom de la connaissance et des limites à tester. « Et risquer de me lier avec toute la ville de la même façon que je me suis lié avec vous ? Non merci. Je suis ce que je suis. Je me nourris d’eux et il n’y a rien que je puisse faire pour empêcher les flashes de leur vie de me sauter à la gueule, tout comme ça a été le cas avec vous. Le souvenir que je garde de vous à cette époque, d’ailleurs, n’a pas grand-chose à voir avec ceux qui envahissent mes rêves désormais. Vous avez changé. » Une constatation moqueuse, non pas pour qu’elle lui en dise plus mais simplement comme un coup d’épée, dans l’eau dans la chair, mécanisme automatique pour la tester, l’agacer, perdre du temps, aussi, tourner en rond… Comme s’il n’avait que ça à faire.

Qui il était ? Quelle question. L’utilisation du mot « qui », cependant, l’apaisa légèrement, et il se trouva puéril d’avoir une telle pensée. D’ordinaire, on le traitait de « quoi » et non de « qui ». Ce qu’elle voulait, c’était on nom ? Une première, dans son histoire récente. « Itzal. J’ai exactement l’âge que je parais avoir. Je n’ai pas d’enfants, pas de femme, mais j’ai tué des gens, avant et après ma transformation. Voilà, je crois que ça nous met sur un même pied d’égalité, vous et moi, Jane. » Il rageait de voir qu’elle n’en savait pas plus que lui, mais après tout, comment l’aurait-elle pu ? Elle avait raison, en reportant la chose sur lui, c’était lui, le voleur d’énergie et c’était sa nature qui avait provoqué ce désastre. Il croisa les bras de nouveau. « Ou Eliz’yan ? Est-ce que ça a de l’importance, la façon dont je vous appelle ? Pour moi, cela fait des années que vous êtes Jane. » Et donc, elle ne savait pas. Elle ne savait rien. Il posa le regard sur elle, ses yeux se figeant, ses traits devenant fixes. Peut-être qu’il devrait se nourrir d’elle à nouveau. Peut-être que, tout comme cela avait tout déclenché, cela y mettrait un terme. Il n’y avait aucun mal à tenter le coup. Il y pensait, en cette seconde, très sérieusement.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Mar 3 Oct - 2:11

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Elle était nocive pour lui. Elle l'était, oui. Pour qui ne l'était-elle pas ? Jane était devenue un monstre rouge, au sang noir, corrosif. Elle infestait quiconque tentait de l'approcher, parce qu'ainsi était-elle faite. Dans la Vieille Angleterre, on avait mis en exergue sa pureté et sa bonté presque angélique, mais ce temps était révolu dans la mesure où ses ailes avaient fini mazoutées. Son âme brulée et son cœur déchiqueté par les monstres dantesques, il ne restait plus grand chose de la Jane qu'Itzal avait eu loisir d'entre-apercevoir dans ses cauchemars. Peut-être un reliquat, sans doute des fragments vivaces par instant. Mais rien de plus.. Rien d'autre.
Alors lui, le voleur d'énergie, son voleur de rêve, elle avait voulu le déchiqueter de part en part pour qu'il ne reste rien de son propre fantôme. Et puis finalement, elle s'était rendue compte que de sentir ce regard porté sur elle, cela l'avait presque apaisé. Il pouvait la juger et même la condamner que cela demeurait plaisant pour la Damnée. Parce qu'il portait au sein de ses prunelles les secrets qu'elle ne pouvait et ne voulait révéler à quiconque. En le regardant, elle savait qu'avec lui, elle n'avait pas besoin d'avouer ses méfaits. Parce que ceux-là, il les connaissait. Du moins, il connaissait cette version qui la hantait depuis une éternité.

Lorsque le sujet de ses enfants revint dans la bouche d'Itzal, elle l'observa un instant et ne dissimula pas ce rictus mi-amusé, mi-désabusé tandis que son visage signait à la négative. Evidemment qu'elle les avait tués dans la fleur de l'âge. Ils n'avaient même pas vu leur fin arriver, parce que la cruauté de la Sorcière avait eu ses limites. « Mourir de cette manière ou mourir en tant qu'engeances du diable.. Ma foi. » Elle haussait les épaules de dépit, renonçant à s'expliquer, parce qu'elle n'avait aucune justification à lui apporter. Elle n'était pas femme à épiloguer sur ses péchés afin de se faire pardonner, simplement parce qu'elle ne pouvait et ne voulait revenir en arrière. Encore aujourd'hui et malgré son expérience, Jane savait que cet acte, elle serait capable de le commettre à nouveau. Au nom de ses sentiments, au nom de sa rage, au nom de .. Beaucoup trop de choses.

Eliz'yan ne pouvait reconnaitre l'amère vérité ; elle se consumait depuis une éternité dans un vivier de contradictions. Mais l'Anglaise n'avait pas envie de se pencher sur la question, elle préférait jauger son vis-à-vis et constater la force de sa contrariété, ce qui lui soutira un sourire. Ses lèvres étirées en une esquisse d'amusement, elle lui faisait face et l'observait longuement avant de se décider à rebondir sur ses propos. « Dommage, n'est-ce pas ? Je suis bien en vie, vous m'en voyez désolée.. » Ses iris émeraudes se détournaient afin d'échouer sur sa main blessée. Les coupures superficielles avaient cessé de saigner et finalement, ses plaies avaient fini par noircir. La nécrose. C'était une grimace qui s'accrochait à ses traits alors qu'elle complétait ses propos avec un simple.. « .. Ou pas. » Non, finalement, elle n'était pas si désolée que cela.

L'état de sa chair la préoccupait pendant un moment alors qu'elle observait le phénomène avec attention. Captivée par ses plaies, Eliz'yan écoutait d'une oreille les mots du Daybreaker jusqu'à finalement reporter son regard sur ce dernier à sa constatation peu flatteuse, voire clairement moqueuse. Penchant le visage sur le côté, elle détaillait longuement les traits d'Itzal, avec une minutie qui ne souffrait d'aucune gêne. « Evidemment que j'ai changé. Et alors ? » Jane n'avait pas l'air le moins du monde vexée par cette constatation qui semblait bien plus réaliste que piquante. « Vous êtes bien moins effrayant que dans mon souvenir. Je crois même que vous êtes.. » Quel était le mot qu'elle cherchait ? « Grincheux. » Ah. A son tour d'être moqueuse, sans prendre la peine de dissimuler ce sourire au coin des lèvres alors que son attitude sereine était revenue au galop. « Au passage, si vous préférez fermer les yeux sur votre nature, c'est bien votre problème. Mais venir me trouver pour que je vous offre sur un plateau d'argent une solution alors que vous avez essayé de me tuer, c'est un peu spécial comme approche. » C'était une manière de voir les choses, ou alors de simplement le piquer à vif, parce qu'Eliz'yan était ainsi faite. Si elle n'avait pas pris ses propos comme une offense, elle avait su reconnaitre sa tentative de la provoquer. Et à chaque provocation reçue, elle était capable d'en renvoyer une. Elle aimait jouer à ce jeu-là, et était curieuse de savoir si son vis-à-vis était fait du même bois qu'elle. A ce sujet, quelque chose la faisait douter, mais elle ignorait encore quoi.
« En soit, vous avez de la chance dans votre malheur que je sois aussi.. » Tordue ? « .. Spéciale que votre approche. Du coup, je suis curieuse d'en savoir plus sur votre nature, pour diverses raisons, mais également et surtout parce que j'aimerai récupérer tous mes privilèges sur mes songes. » C'était une bonne idée en soit. Et puis, dans le fond, ce côté grincheux qui dissimulait l'orage grondant, il attirait tout autant son attention. Il y avait fort à parier que l'influence d'Eliz'yan n'allait plus s'arrêter à ses seuls rêves désormais, pour le plus grand malheur d'Itzal.

Néanmoins et avant toute chose, elle avait besoin d'en savoir plus. De comprendre davantage son vis-à-vis. La confiance était une chose qui ne s'inventait pas. C'était un lien qui se construisait avec beaucoup de temps et de patience. Et la démarche ainsi amorcée de l'Anglaise avait pour but de créer un début de lien qui mènerait ou non à un soupçon de confiance. Elle avait besoin qu'ils se placent sur un pied d'égalité, ou qu’ils en aient l’illusion. Et lorsqu'il fit son résumé, son unique réaction fut de claquer sa langue contre son palais. Jane. Jane. Oui, c'était tout ce qu'elle retenait. Il avait tué, comme beaucoup à cette maudite époque, et alors ? Il ne possédait aucunes chaines, aucunes attaches et à bien le regarder, il devait être solitaire. « Si je vous dis que je n'aime pas que l'on m'appelle Jane, vous vous ferez un plaisir de le faire. Vous m'excuserez l'expression, mais vous avez l'air d'un emmerdeur. » Et le tout était dit avec une mine sereine alors qu'elle se détournait de lui et de son regard. « Ne me regardez pas ainsi, je ne suis pas de la nourriture. » C'était lâché alors qu'elle s'approchait du comptoir en évitant les débris de verre au sol. Elle l’avait vu son regard.. Elle l’avait simplement vu avant de se détourner. Sa main intacte attrapait un tissu qu'elle observait longuement avant de venir l'enrouler autour de sa main meurtrie par ses plaies nécrosées. Sa demande avait été simple, presque sur le ton de la défiance, montrant clairement qu'elle n'était pas prête à se laisser surprendre une seconde fois.

Revenant vers Itzal, elle portait son regard émeraude sur le sien en arrêtant ses pas face à lui. Il était à portée, à une distance raisonnable. Elle prenait quelques secondes pour évaluer la situation avant de se décider à briser son silence. « Nous ne serons jamais sur un véritable pied d'égalité, Itzal. A moins que je ne pénètre votre esprit mais cela ne risque pas d'arriver. » C'était bien la première fois qu'elle prononçait son prénom ; avec son accent anglais, il gagnait une sonorité presque chantante. « Nous pouvons procéder à un test. J'accepte que vous vous nourrissiez de moi, que vous me preniez une quantité minime d'énergie. Néanmoins, si vous vous emballez.. Vous gouterez à la saveur de votre propre sang. » Il était prévenu. Il avait l'avantage d'avoir une Jane qui n'y allait pas par quatre chemins en face de lui. « Peut-être que dans ce test trouverons-nous une porte de sortie. Alors.. Comment voulez-vous procéder ? » Sur cette ultime question, elle se rapprochait d’un pas, réduisant cette distance qui les séparait.



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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Jeu 5 Oct - 22:19

Somebody to die for
Il n’y avait pas de violence. Il n’y aurait pas de violence physique, du moins, pas dans l’immédiat. Cet état de fait constaté, Itzal ne savait plus vraiment comment évacuer la colère qui faisait vibrer ses muscles et bouillir son sang. Elle, le prétendu monstre, la tueuse d’enfants, d’un sacrifice fait sur l’autel de l’amour mais non moins horrifique, ne semblait pas vouloir perdre son calme, à présent. Ils ne jouaient plus de la même façon, n’avaient pas leur tempérament en commun. Ils partageaient des images, des rêves, du sang, mais pas plus. Maintenant qu’elle s’était calmée, il l’observait avec un peu plus d’admiration, voire de fascination. Elle aurait dû être folle. Complètement cinglée. Elle aurait dû virer en Elisabeth Báthory. Au lieu de quoi elle se drapait dans ses méfaits comme dans une cape de reine, sans se cacher, sans se justifier. Pas de remords, pas de regrets, juste une froide indifférence face aux aléas de l’existence, qui l’avaient menée jusqu’ici, face à lui. Il était bien placé pour savoir que sous la façade bouillonnaient encore quelque sentiment flou. Si ce n’était pas elle, c’était son inconscient, il n’en savait rien, mais ces rêves, elle ne les faisait pas pour rien. Châtiment ou pas, cela ne le concernait pas. Il se contenter de lui faire face et d’essayer de deviner si le monstre se tenait là, devant lui, avec une apparence de femme, ou s’il était enfoui profondément sous la surface. Ou si, peut-être, le monstre existait depuis très longtemps, et qu’il n’avait fait que devenir autre, récemment. Il fallait être un peu monstrueux pour tuer ses enfants. Ou désespéré. Désespéré au point de commettre l’impensable. Il se demanda vaguement à quelle catégorie appartenait sa propre mère, qui l’avait abandonnée bébé à la rue. Monstrueuse, ou désespérée ? Comme il y avait de fortes de chance qu’elle ait été une ado ou une pute, il aurait tendance à dire : aucune des deux.

Comme elle s’excusait d’être en vie, Itzal esquissa un sourire mauvais. Les sentiments que cette femme éveillait en lui ! Il aurait pu l’étrangler, là, ici. Ce qui n’était pas vraiment son genre. Il avait peut-être eu tort de venir la voir. Tort de se dévoiler à elle. Peut-être que la proie n’était pas celle qu’il croyait. Il suivit son regard, avisa les chairs noircies de sa main. Il savait très peu de choses des gens comme elle. Comme elle n’avait pas l’air de réagir à l’état de sa blessure, il supposa que c’était là quelque chose de normal au vu de sa nature. Une information qu’il rangea dans un coin de sa tête. Il reporta son attention sur elle alors qu’elle reprenait la conversation, et leva les mains en une fausse posture de contrition. « Alors rien. Vous avez changé, mais pas tant que ça non plus. » Il porta son index à sa tempe, nul besoin de développer. Les cauchemars étaient toujours là. Le changement n’était pas si drastique. Il afficha un air outré quand elle l’accusa d’être grincheux, puis croisa les bras et leva les yeux au ciel brièvement. « C’est le manque de sommeil, ma belle. Ça vous fatigue un homme, à la longue. » C’était ça, et c’était tout le reste, et il n’avait pas l’intention de lui raconter sa vie. Et peut-être bien qu’il était grincheux. Il n’en avait aucune idée et s’en fichait un peu. Il balaya d’un geste sa réplique, prêt soudain à sortir de la boutique et à rentrer chez lui. Ce qu’il était, il l’acceptait depuis le premier jour, il y avait été forcé par les circonstances. C’était devenu non pas une seconde nature, mais sa nature première, à tel point qu’il songeait rarement au fait qu’il n’était pas humain. Il ne le vivait pas mal, il ne le vivait pas bien. Il s’en fichait, et qu’elle ne savait rien là-dessus, alors il allait la laisser et adieu. Enfin, jusqu’à son prochain rêve. Car dans ses rêves, il la retrouvait. Et la réciproque n’était pas vraie. C’était limite crade, et il devait s’avouer qu’il préférait encore être à sa place à lui qu’à la sienne.

Il ne bougea pas pourtant. Ils étaient désormais unis par un but commun. C’était beau. Et bien pourri. On avait connu mieux, comme relation stable et fiable. C’était quoi, le plan, ils iraient à la bibliothèque tous les jours pour faire des recherches ? Ce n’était pas son genre, à lui. Cela dit, c’était probablement le sien à elle, et à la limite, si elle était motivée, il était ravi qu’elle s’occupe de tout ça et fasse le boulot à sa place. De la chance dans son malheur, hein ? C’était peut-être bien vrai… Et puis, de nouveau, une réaction, et de nouveau, cela le fit sourire. Il aimait bien la voir sortir un peu de sa posture hiératique. Le prénom « Jane » était véritablement problématique, alors. Cette fois, il sourit franchement. Il l’appellerait comme elle voulait qu’il l’appelle. Lui n’aurait pas aimé qu’on l’appelle par un autre nom, encore qu’il n’en avait jamais eu qu’un, à l’origine et jusqu’à la fin, puisqu’il avait toujours refusé de porter le nom de son père adoptif. Mais il perdit son sourire avec la soudaineté d’une catastrophe quand elle se détourna de lui. Il avait cru passer inaperçu. Il maîtrisait sa faim, depuis un moment, il avait rencontré trop d’ennuis à cause de ça pour ne pas se faire violence. Rares étaient les gens qui décelaient ça dans ses yeux. Et, sans savoir pourquoi, il fut meurtri qu’elle en fasse parti. Pas elle, aurait-il préféré. Ce qui le fit se rendre compte que à quel point, à cause de ces années passées à ses côtés en rêve, il s’était habitué à sa présence et attendait d’elle une sorte de reconnaissance qui lui donna envie de vomir. Cette garce de sorcière…

Il recula d’un pas, d’autant plus quand elle parla d’entrer dans son esprit. Personne n’avait envie d’entrer dans son esprit, c’était trop crado et poussiéreux, et de toute façon, il n’en avait pas envie non plus. Cependant, la suite de son discours éveilla des sentiments contraires en lui. Se nourrir d’elle ? Ah, il s’était bien planté en l’imaginant comme un rat de bibliothèque. « Je n’aime pas ça. D’ordinaire, je ne me nourris pas de gens que je compte revoir. Cela génère une intimité que dont je n’ai pas envie. Mais j’imagine que vous et moi, on est au-delà de ça depuis un bon moment… » Il la regarda sans bouger, presque dégoûté. Voilà, s’il y avait bien un châtiment à être ce qu’il était, pour lui, c’était ça. Ces centaines de vies qui s’imprimaient dans son esprit en échange de l’énergie dont il avait besoin pour vivre, et les peurs, les blessures, les désirs, les rêves, les secrets, les fautes et les doutes des autres. Allez regarder quelqu’un dans les yeux ou discuter de la pluie ou du beau temps avec lui, après ça. Mais avait-il le choix ? Il l’avait, oui, probablement. C’était elle qui lui donnait l’impression qu’il ne l’avait pas. « Il y a encore des choses chez vous qui me sont cachées, vous savez. Je ne vois jamais tout. Vous êtes sûre de vouloir perdre ce privilège-là ? » Et lui, était-il sûr de vouloir s’enfoncer encore un peu plus dans les ténèbres de cette femme, alors qu’il vivait déjà mal la situation présente ?

Elle fit un pas vers elle et il prit ça comme une approbation. Il avança à son tour, s’empara sans détour de la main valide de l’Anglaise, laissant glisser la sienne le long de son bras, jusqu’à refermer doucement les doigts sur son coude. Il noua les doigts de son autre main à ceux d’Eliz’yan et, tout aussi aisément, simplement parce qu’il pouvait le faire, aspira son énergie par ce seul contact de sa peau à la sienne. Quelques secondes seulement, pas de quoi se nourrir vraiment, en vérité. Cela n’avait rien à voir avec les légendes urbaines de monstres assoiffés d’énergie qui sautaient sur leurs victimes et les trucidaient violemment. Du moins plus maintenant, dans son cas. Quelques secondes, mais cela suffisait pour que, en plus de lui voler son énergie, il lui vole quelques moments de sa vie, même s’il n’avait aucun contrôle sur ce qu’il voyait et que tout était toujours en vrac et souvent incompréhensible. Au moins le processus n’était-il pas réciproque. Ses pensées à lui, bien à l’abri dans sa tête. Et presque aussitôt, avec la même douceur, il la relâcha. Rien à voir avec la dernière fois.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Lun 9 Oct - 2:44

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Assurément désespérée, probablement folle à en mourir, Jane s'était perdue quand elle l'avait perdu. La Femme avait supplanté la Mère au fil des jours et des influences. Les murmures de Jennet, les conseils de sa cadette, elle avait fini par les imprimer jusqu'à les transcender en conviction. Et c'était ainsi qu'elle en était venue à mettre un terme à la vie de ses enfants. A bien y réfléchir, à l'époque, l'Anglaise s'était sentie trahit, acculée, désemparée et tout cela, elle aurait pu le fuir si le désespoir ne s'était pas mêlé à son équation personnelle. Parce que finalement, elle n'avait pas choisi de partir, mais plutôt d'en finir dans un jeu du quitte ou double.
Cette partie, contre la mort et le fanatisme, elle l'avait perdu. Par la même, elle avait perdu ses deux sœurs et la majeure partie de son âme. Ses cauchemars n'étaient que les reliquats de son restant de conscience qui lui rappelait à son bon souvenir. Oui, elle était encore là, sur courant alternatif, une fois qu'elle fermait la lumière et qu'elle laissait le monstre au placard. Mais finalement, son monstre intérieur, il profitait bien de la situation. Eliz'yan avait été en colère, voire enragée, de savoir qu'un autre qu'Elle avait pu percevoir ce qui se cachait derrière son voile de contrôle. Cependant, elle s'était finalement décidée à retrouver son calme, simplement parce que c'était la meilleure de ses armes. Sa sérénité lui permettait de prendre une distance acceptable avec les évènements qui se présentaient à elle, et ainsi d'aviser avec mesure de l'attitude à adopter. Par moment, cependant, elle ne calculait pas ses faits et gestes, parce qu'il restait encore une part de spontanéité dans son attitude. Elle refusait de devenir un monstre de manipulation alors qu'elle était déjà une créature de sadisme à ses heures perdues.

En parallèle, l'Anglaise avait pleinement conscience de l'influence qu'elle pouvait avoir sur autrui. Elle s'était déjà vue accusée de parasite, de diablesse et de bien d'autres qualificatifs. Parce qu'elle aimait amener jusqu'au précipice des principes ses fréquentations. La Damnée souhaitait plus que tout entrainer dans sa chute ceux qui se plaisaient à la côtoyer. Pour elle, c'était sa façon d'éveiller leur potentiel. Leur.. Potentiel. Ce dernier, elle le percevait enfin - et pour la première fois -, dans le regard d'Itzal, une fois dépassé les barrières robustes de la colère. Il y avait une ombre dans son tableau, a lui aussi, et elle devenait grandissante alors que Jane était là, en face de lui. Etait-ce à cause d'elle ? Impossible, elle ne pouvait être aussi présomptueuse, car cela risquait de fausser toute analyse de sa part. Ravalant un semblant de contentement face à son sourire mauvais, elle restait un instant murée dans son silence alors que finalement la suite eu le mérite de lui faire lâcher une exclamation amusée.
« Ah. » Elle n'avait pas autant changé que cela. Eliz'yan n'y croyait pas une seule seconde. « Et qu'est-ce qui n'a pas changé ? » Il la rendait curieuse et en définitive, elle le poussait à développer. Pauvre Itzal. Concernant son manque de sommeil, un brin de sourire venait ourler la commissure de ses lèvres alors qu'elle retenait tout commentaire déplacé. L'Anglaise aurait pu en faire un ou peut-être même deux. Pourquoi se privait-elle, d'ailleurs ? Ils s'étaient déjà fait la guerre et il en avait bien trop vu sur elle pour qu’Eliz’yan se cloitre dans une bienséance préfabriquée. « C'est étonnant. Je n'ai pas pour habitude de rendre grincheux les hommes que j'épuise. »

Et si tout s'était arrêté là, ils auraient pu s'en ressortir indemne, l'un comme l'autre. D'ailleurs, Jane le regardait amorcer sa sortir et fût presque déçue qu'il ne brave pas les assauts de sa langue de vipère. Mais finalement, il ne bougeait pas et c'était tant mieux. Tant mieux.. La Damnée se demanda soudain quand est-ce que c'était opéré ce glissement entre la rage meurtrière et le regret de le voir partir. Elle se devait de le maudire jusqu'à ce que mort s'en suive, après tout.. Il gardait en lui les souvenirs rouges de l'Anglaise. Il en était le gardien ou peut-être le geôlier, elle ne savait plus. Une moue ornait ses lèvres pendant quelques secondes jusqu'à ce que son regard s'attarde sur ce sourire franc qui se dessinait sur la bouche masculine. Un sourcil haussé, Eliz'yan ne dissimulait pas sa surprise alors que son expression se transcendait en bref sourire. « C'est un peu mieux. » Un peu, mais moins bien que ce sourire rouge qu'elle avait aperçu précédemment.

Finalement, elle s'était détournée et n'avait pas vu ce sourire mourir sur ses lèvres. Elle s'était détournée pour mieux se voiler la face. Ses blessures noircies, stigmates du mal qui la rongeait depuis trop de temps déjà, elle les dissimulait à la vue d'Itzal, mais également à la sienne. Et sans l’ombre d’un doute ou d’une hésitation, elle lui proposait l'impensable. Jane le voyait reculer, elle l'entendait maugréer face à son idée et finalement accepter alors qu'elle revenait lui faire face. « Vous allez m'offenser, en me regardant ainsi. Serait-ce du dégout ? M'est-il adressé ? » Curieuse, elle s'était avancée d'un pas, lui accordant un droit qu'il lui avait volé quelques années auparavant. Son ultime question, son avertissement à peine déguisé, elle l'accueillait avec un léger rire, éphémère. Un simple éclat qu'elle ne prenait pas la peine d'expliquer. La Brune estimait qu'il avait déjà vu le pire, le beau et le sale. L'immonde et l'inconcevable. Qu'Itzal puisse percevoir quelques tortures faites en Enfer ou quelques moments de sadisme n'était rien en comparaison d'un infanticide et d'une peine à en crever.

Ainsi, elle le laissait s'approcher. Son regard suivait chacun de ses mouvements.. Un peu par méfiance, beaucoup par curiosité. La main qui s'accrochait à son coude, l'autre qui se liait à la sienne. Un frisson serpentait le long de son échine et en une fraction de seconde, Jane reconnut ce phénomène dont elle avait été victime il y a quelques années. C'était bien différent de jadis, bien moins brutal et bien plus rapide. Cependant, durant ces secondes écoulées, elle lui offrit de nouvelles pages de son livre de vie. De sa mort sur un bûcher accompagnée de ses deux sœurs et entourée de fanatiques à l'hystérie meurtrière, jusqu'à l'Enfer. L'Enfer où elle était devenue un monstre parmi les monstres. Le contraste était là, entre le désespoir et l'horreur, entre la résignation et la cruauté. En une fraction de seconde, il percevait ce qu'elle avait été et ce qu'elle était devenue dans un bric à brac d'images incompréhensibles alors qu'elle ressentait, en parallèle, ce filet d'énergie la quitter. C'était trop rapide pour qu'elle s'en inquiète, et pourtant, sa main liée à celle d’Itzal se crispait alors qu'un soupçon de rage demandait à s'échapper, à lui échapper. Si la fatigue avait été plus grande, surement aurait-elle totalement perdue pied au profit d'instinct plus rouges et monstrueux, mais là, en cet instant, elle s'accrochait à ce qu'elle était. Elle luttait pour ne pas devenir le monstre qu'elle clamait être, en gardant son regard émeraude logé dans celui de son Voleur de rêves. Jane luttait dans un souffle alors que finalement, il la relâchait et qu'elle laissait échapper un soupir en détournant le regard afin de reprendre totalement ses esprits.

Quelques secondes, l'Anglaise prenait quelques secondes pour recentrer ses pensées en fermant les yeux afin d'éviter tout contact visuel. Quelques secondes suffirent pour que finalement, elle se redresse et se reconstruise son aplomb afin de reporter son attention sur Itzal. Etait-il horrifié par ce qu'elle était ? Un peu plus dégoûté par le monstre qu'il avait aperçu derrière le voile ? Elle avait envie de le lire dans son regard, de le traduire sur ses traits. Alors, elle l'analysait longuement avant de finalement briser son silence. « Alors, qu'en pensez-vous ? » C'était encore une question à choix multiples, comme elle les affectionnait tant. C'était à lui de choisir la direction qu'il voulait prendre avec ce qu'il avait pu constater, ressentir, envisager.




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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Mar 10 Oct - 22:26

Somebody to die for
Ce qui n’avait pas changé ? Il suffisait pour lui de la toucher ne serait-ce que quelques secondes, de se nourrir de son énergie, pour obtenir la réponse. Il y avait toujours la femme, il y avait toujours la dualité, coupable et victime, dans cet ordre-là ou pas, il y avait toujours le sentiment de perte, de vide, de néant absolu qui suivait, et il y avait toujours ce qu’il avait deviné à la lisière de sa conscience des années auparavant, avant même qu’il ne se manifeste aussi clairement : le monstre. Et puis, il y avait plus que cela. Toutes les choses qui, jaillies du passé, n’appartenaient pas au domaine du changement, de mouvement.  Mouvement des corps, trois femmes qui tournaient et viraient dans une nuit incandescente des feux meurtriers de l’ignorance et de la peur, une peur juste, mais une peur néfaste et incontrôlable, des hurlements déchirant l’air saturé de haine et de fumée, la satisfaction de visages anonymes et interchangeables, comme si le monde reprenait sa juste place sur son axe, comme si cela suffisait. Mais ça n’avait pas suffi, parce que les crimes de la condamnée avaient été réels, et bien réelle aussi sa chute en enfer, à l’image exacte que ses bourreaux avaient imaginée dans leur bêtise crasse. Itzal n’avait pas eu l’honneur de visiter Darkness Falls, mais depuis l’ouverture des portes des enfers, il avait eu le temps d’entendre des centaines d’histoire, qui toutes évoquaient les mêmes cauchemars. C’était bien la première fois qu’il pouvait voir et ressentir la réalité de l’endroit, même si c’était flou, même si c’était bref, même si c’était tordu et incompréhensible. Cela lui suffisait amplement.

Il la sentit se crisper sous sa main. Comme elle l’avait fait alors. Ces souvenirs-là, il n’avait pas besoin de les lui voler, il avait les siens propres pour tout se rappeler. Elle s’était débattue, elle avait lutté autant qu’elle avait pu, puis à mesure que ses forces déclinaient, qu’il les aspirait pour apaiser sa faim dévorante, elle avait faibli, n’avait plus été agitée que de léger frissons, tout comme maintenant. Il ne l’avait pas lâchée pour autant. Cette fois, cependant, il desserra son emprise, laissa glisser ses doigts entre les siens, la regarda se détourner le temps de reprendre contenance. Lui ne ressentait pas grand-chose et attendait qu’elle se reprenne, les bras le long des flancs. À trop lui laisser de temps, ce fut elle qui posa la seule question qui les intéressait vraiment. Ce qu’il en pensait ? Et d’abord, ce qu’il pensait de quoi ? Il avait l’impression qu’elle ne parlait pas de cette histoire de lien à briser, pas totalement en tout cas, et qu’elle voulait savoir ce qu’il pensait du reste. Quoi que ce soit. Il en pensait que les gens ne déconnaient pas avec ces histoires de bûchers, à l’époque. Il en pensait qu’il n’aurait pas voulu visiter Darkness Falls, et qu’à cause de ce qu’ils venaient de faire, il était forcé de cauchemarder de jour, et que si ce foutu lien tenait à leur proximité géographie et magique, peut-être que la solution était de déménager à l’autre bout de la planète. Mais ça ne suffirait pas. Tant qu’ils étaient sous le même ciel, ça ne suffirait pas. « J’ai l’impression que vous avez obtenu ce que vous vouliez. » Et lui n’aurait jamais dû consentir à ça. Mais ce qui était fait était fait et il n’était pas du genre à avoir des regrets. « Je n’ai eu aucune révélation sur le sujet qui nous concerne. Sur vous, en revanche, c’est une autre histoire. Mais j’imagine que vous vous en fichez. »

C’était à désespérer. Il était venu auprès d’elle sans autre plan que celui de lui annoncer la merveilleuse nouvelle, qu’un lien intime et envahissant les unissait, du moins dans son cas à lui, et peut-être qu’il avait espéré que le désespoir ou la colère lui permettre d’en finir au plus vite avec cette histoire, au lieu de quoi ils étaient empêtrés dans cette situation encore plus profondément. Dommage qu’il n’y ait pas un rayon « voleurs d’énergie » à la bibliothèque, ou un type à aller voir, un genre de maître Jedi du zombie. Finalement, il posa de nouveau le regard sur elle. « Ces femmes, que j’ai vues, elles ont brûlé avec vous. Une conséquence de plus de vos actes ? Ou bien étaient-elles des sorcières, elles aussi ? C’était bien ce que vous étiez, n’est-ce pas ? » Quelle autre solution à un problème mystique qu’une solution tout aussi farfelue ? On n’était plus à ça près, dans ce monde. Il désigna la boutique d’un vague geste du bras. « Il n’y a pas un grimoire poussiéreux ici qui pourrait nous donner des réponses ? » Il fut pris d’un accès de rage et d’une envie folle de tout saccager, ici, maintenant. Cette histoire le rendait fou, plus seulement la nuit mais le jour aussi. Puis une pensée lui vint et il serra les dents. « Si cette nuit les cauchemars s’intensifient, on saura au moins ce qu’il ne faut pas faire… »

Elle semblait croire qu’elle n’avait plus rien à lui cacher, mais il était sûr que c’était faux. Non pas les actes du passé, mais les émotions et le ressenti, toutes ces choses qu’elle lui cachait en cette seconde même, derrière son air altier et son calme moqueur. Son attitude était insupportable aux yeux d’Itzal, n’empêche qu’elle se planquait, comme tout le monde, sous son masque, et que ce masque se délitait une fois qu’ils étaient tous deux plongés dans le sommeil. Ne pas dormir ? Ne pas dormir en même temps ? La tuer ? La tuer… Encore et toujours, cela revenait en boucle. Et s’il devenait cinglé pour de bon, personne ne pourrait lui reprocher d’être passé à l’acte.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Ven 13 Oct - 5:29

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Ce qu'il pouvait voir de Jane, elle l'ignorait. Ce qu'il pouvait en comprendre, elle s'en doutait vaguement. Il ne faisait aucun doute pour la Damnée que la chappe de l'œil-juge se ferait plus lourde après.. Tout cela. Pouvait-elle l'empêcher ? Peut-être, en évitant qu'il se nourrisse de son énergie, en le gardant à distance et peut-être même en se débarrassant de lui. Là-bas, dans son Enfer, combien de Voleurs d'énergie avait-elle contribué à créer en balançant des carcasses vivaces de sorciers en pâture aux créatures d'outre-tombe ? Eliz'yan ne savait pas, elle ne savait plus. Parce qu'elle avait cessé de tenir les comptes depuis bien longtemps.
En cet instant, cependant, ce n'était plus vraiment sa culpabilité qui était mise en demeure. Il la savait coupable, elle se savait responsable. Comme Jane avait pu le faire comprendre précédemment, elle ne cherchait pas à faire amende honorable. Elle souhaitait avant tout trouver la clé de sortie d'Itzal, pour qu'il puisse quitter le confort de ses cauchemars les plus immondes. La raison l'avait emporté sur le ressentiment, et à la colère s'était substitué un besoin d'analyser la situation. C'était ainsi qu'il s'était retrouvé à goûter son énergie, cette fois-ci, avec bien plus de clairvoyance et de bienveillance que la première fois. A bien y regarder, Itzal n'était plus le monstre de leur première rencontre, il avait contrôlé ses faits et gestes alors qu'elle.. Elle avait dû lutter pour garder les commandes de sa chair et de son sang. Cette lutte acharnée, l'Anglaise la menait depuis des mois, peut-être même plus. Oui, assurément plus.

Son esprit, il ne pouvait souffrir d'aucune fatigue, ni connaitre un seul instant de répit. Elle se devait être aux aguets pour que son sang ne se mette pas à bruler de cette fureur meurtrière. Le sadisme lui collait – certes - à la peau depuis qu'elle avait quitté cette existence dans un amas de cendres, mais cela n'empêchait pas que ça.. C'était différent.
Reprenant alors entièrement le contrôle de ce qu'elle était, Eliz'yan reportait son regard sur son vis-à-vis. Elle le scrutait longuement, si longuement qu'elle semblait frapper d'immobilisme. Et puis finalement, son regard se plissait sensiblement. Un rien suffisait à ce qu'elle ne bascule, à ce que la bête s'extirpe de sa cage pour semer le chaos. Pourtant, l'Anglaise serrait les dents, les poings, elle se crispait. « Ce que je voulais ? C'est à dire ? » Ces mots, Jane les crachait avec retenue, non sans une dose d'incompréhension et d'amertume naissante. Parce que ce blâme, elle ne le comprenait pas, si tant est qu’il en soit un.

Détendant ses doigts lentement, Jane inspirait profondément. Il en avait appris davantage sur elle. Quelle merveilleuse nouvelle ! Le détachement extérieur cachait à merveille la tempête naissante qui tentait de faire rage au sein de la psyché de la Damnée. C'était à prévoir, elle avait accepté en connaissance de cause.. C'était inévitable, qu'elle se répétait intérieurement, tel un mantra visant à la calmer. Jane avait bien envie de lui demander, au contraire, ce qu'il avait encore vu sur elle. Elle avait envie de le questionner afin de savoir quel sanctuaire il avait bafoué – cette fois-ci - au creux de sa mémoire. Mais non ! Non, Eliz’yan gardait le silence. Barricadée derrière son masque de calme fissuré bien plus qu'elle ne l'aurait souhaité, l'Anglaise laissait filtrer par instant des éclairs de rage au creux de ses prunelles émeraudes. Son regard bien trop expressif la trahissait, ses traits tirés ne parvenaient pas à dissimuler l'impensable.

Sa colère à lui, Jane la percevait comme un écho lointain. Et en d'autres circonstances, elle s'en serait amusé avec distance, mais là, elle n'y arrivait pas. Parce que sa rage à lui, alimentait sa colère à elle. Néanmoins, tout aurait pu se tasser, s'oublier, s'il n'avait pas parlé de .. Ces femmes. Ces femmes, c'était ses sœurs. Son cœur et son sang. Le dernier reliquat de son existence passé. Fermant les yeux afin de couper court, l'espace d'un instant, à leur rencontre, elle digérait cette nouvelle transgression. Jane ne pouvait que s'en prendre à elle-même, elle était la seule responsable de cette nouvelle bravade, qu'elle se murmurait intérieurement. Mais est-ce que cela suffisait à la calmer réellement ? Lorsque son regard se reportait finalement sur Itzal, il avait gagné une nouvelle teinte. La colère se jouait, de concert avec un je-ne-sais-quoi dangereux. Peut-être que le monstre rôdait, ou peut-être était-ce l'Ainée qui refusait que l'on puisse parler de ses cadettes aussi simplement.

« Ces femmes, c'étaient mes sœurs. » Le ton était sans appel, il n'invitait pas à épiloguer à leur sujet. « Je vous interdit de bafouer leurs souvenirs. Pensez ce que vous voulez de moi et de mes actes, mais oubliez-les. » Jane acceptait tous les blâmes, toutes les responsabilités, mais elle refusait qu'on puisse toucher à leurs fantômes. Pour l'Anglaise, Itzal percevait des images mais ne connaissait rien à sa situation, il ne connaissait pas les vérités qui entouraient ses péchés. Et cela devait rester ainsi. Après un moment de silence, ses sourcils se fronçaient alors qu'un soupçon de suspicion venait à se glisser sur les traits d'Eliz'yan. « Comment ça ce que j'étais ? Pourquoi est-ce que je ne serais pas encore une sorcière ? »

Ce sous-entendu qu'elle voyait dans les paroles du Voleur d’énergie tenait peut-être de la paranoïa, mais dans le fond, il n'était, ni plus, ni moins, qu'une conséquence de sa propre défiance concernant sa nature nouvelle. Eliz'yan passait le plus clair de son temps à se voiler la face, mais dans le cas présent, elle n'aimait pas que son vis-à-vis cherche à lever le voile sur.. Ça. C'était son problème. A elle.
Concernant les problèmes qui pouvaient les lier, elle finissait par lâcher un grognement rageur à son idée de regarder dans les grimoires concernant sa nature et ses conséquences. « Il faudrait un grimoire relativement récent alors.. Peut-être trop récent pour qu’il puisse exister. Savez-vous seulement que les êtres comme vous ne sont pas fait, initialement, pour vivre dans ce plan d'existence ? » Son expression trahissait tout le questionnement qui l'animait. Eliz'yan se demandait s'il avait fait des recherches quant à ses origines nouvelles. Elle, elle avait passé bien trop de temps à lire, chercher, tester et il lui semblait dès lors difficile d'envisager que l'on ne puisse agir de la sorte.

Glissant une main sur ses traits, elle cherchait à se détendre autant que possible afin de reprendre un contrôle complet de son tempérament clairement empêtré dans un schmilblick d'irritabilité. Pourquoi la mettait-il autant sur les nerfs ? Elle se le demandait. Jane n'aimait pas qu'on puisse l'affecter d'une manière ou d'une autre. Car se laisser toucher, de manière positive comme négative, était - pour elle - synonyme de faiblesse. Les sentiments ouvraient la voie aux blessures, d'une manière ou d'une autre. Elle l'avait déjà expérimenté jusqu'à en crever.. Et à présent, Jane refusait de se laisser atteindre si cela signifiait perdre le contrôle d'une situation ou de sa propre humeur.
Se barricadant automatiquement derrière un mur de bonnes résolutions, elle le voyait s'effriter à la dernière remarque d'Itzal. « Pfft. » Qu'elle laissait échapper malgré elle lorsqu'il parlait de ses cauchemars. « Au moins, vous aurez avancé dans un sens à défaut d'avancer dans un autre. » C'était le plus logique, c'était le mieux à retirer de cette expérience. C'était sage. Elle se félicitait presque de ces mots avant que finalement la parole ne dépasse sa pensée. « C'est un peu le monde à l'envers. Je n'ai pas demandé à ce que vous entriez dans mon subconscient, je n'ai pas demandé à vous hanter. Je n'avais même pas connaissance de ce lien jusqu'à là. Ne vous êtes-vous pas demandé, une seule fois, pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous vous êtes accroché à mes rêves et cauchemars ? Est-ce la culpabilité ? Ou alors une attache quelconque pour celle que vous voyez durant votre sommeille ? » Elle se dissociait clairement de cette Jane pour ne pas devenir folle l'espace de ses réflexions. « Je hais l'idée même que vous puissiez me retrouver dans mon sommeille sans que j'en ai conscience. » Et elle s'arrêtait là. Jane n'en ajoutait pas davantage parce que le constat était là : elle détestait cette situation, parce qu'elle la mettait en position de faiblesse.





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