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 Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Sam 14 Oct - 11:40

Somebody to die for
À bien y réfléchir, il savait déjà qu’il y avait ces deux femmes. Maintenant qu’il avait pu les voir de ses propres yeux, en quelques sortes, il s’en rendait compte. Au travers des cauchemars d’Eliz’yan, qui tournaient majoritairement autour de ses enfants et de son mari, et dernièrement de la chose monstrueuse qui s’était glissée sous sa peau, elle avait été là. Jamais visibles, toujours en retrait, comme protégées par une force vive, la dernière qui restait peut-être à l’Anglaise, allez savoir. Itzal s’en moquait. Il se souvenait simplement, désormais, avoir déjà entendu, comme un écho en arrière plan, leurs hurlements. Oui, voilà ce qu’elles avaient été pour lui, et il n’en avait jamais pris conscience : une bande-sonore horrifique, la mort dans d’atroces souffrances, elles avaient été là dès le début et il n’y avait pas prêté attention. Et pourtant cela en disait long sur la place qu’elles avaient occupée dans l’existence chargée d’Eliz’yan. Maintenant, il pouvait mettre un visage sur ces femmes, à défaut d’une histoire. Maintenant, quand il les entendrait hurler encore et encore dans ses cauchemars, il saurait pourquoi. Ils avaient probablement bel et bien aggravé les choses, tous les deux, en jouant les apprentis sorciers, ou les scientifiques à deux balles ! Ce qu’elle voulait ? Oh, comme elle paraissait vexée ! Et pourtant, Itzal ne pouvait s’empêcher de songer qu’elle avait désiré cela, ce moment, elle ou la chose qui empruntait ses traits, toujours là, à la surface, comme la cinquième roue du carrosse, qui ne se montrait pas, ne se manifestait pas mais pesait par sa seule présence, et qui se délectait du chaos qui peu à peu s’installer entre ses deux cobayes. Itzal n’avait pas vraiment anticipé que cela serait un problème, mais à présent il avait la furieuse envie de plonger la main dans la poitrine d’Eliz’yan pour en arracher le monstre qui semblait se délecter à l’intérieur d’elle et l’éclater contre le mur comme une tomate trop mûre.

Et donc, ces femmes étaient ses sœurs. Génial, la famille s’agrandissait ! Mortes aussi, donc, sur un bûcher, et Itzal avait vu assez de conneries à la télé pour savoir qu’il n’y avait pas trente-six raisons à l’époque de coller une bonne femme sur un bûcher. Simple hypothèse, donc, qui cependant fit réagir Eliz’yan au-delà de ce qu’il aurait cru. Il haussa les épaules, se retint de lever les bras au ciel. Très franchement, il s’en fichait, de ses sœurs, sauf si elles étaient encore en vie quelque part et possédaient la solution à leur problème, ce qui ne semblait pas être le cas. Tout était possible, cela dit, le monde dans lequel ils vivaient tous aujourd’hui avaient tendance à ne pas les laisser les morts tranquilles. Mais qu’elles soient mortes par leur faute propre, par celle d’Eliz’yan ou par la seule connerie sans fond du reste du monde, cela lui était bien égal. Il prêta plus d’intérêt, à la limite, à la réaction que cela généra chez son interlocutrice. Au moins, il savait sur quel bouton appuyer s’il avait envie de la provoquer. Et il ne fut même pas étonné que ce sujet soit plus sensible à évoquer que celui des enfants sacrifiés – après tout, la famille, c’était la définition même du bordel absolu et des échelles de valeurs renversées, et il aurait été mal placé pour juger. « C’est un peu tard pour que je les oublie. Tant qu’elles continueront à hanter vos pensées, elles hanteront aussi les miennes. » Et elle le savait bien, alors elle pouvait se caler ses ordres dans son très joli popotin, pour rester poli. Et quant au reste… « J’assiste à vos cauchemars comme si j’étais assis au premier rang au ciné, vous vous rappelez ? Ce que vous voyez dans le miroir, dans vos rêves… Ce n’est probablement même pas le reflet de la réalité, mais c’est un indice assez clair de ce qui vous est arrivé. » Oui, il ne la verrait jamais telle qu’elle se voyait, elle. Il savait que cet honneur douteux était seulement réservé à eux, les gens comme elle. Lui, il avait droit à la version soft, ou déformée, ou hallucinatoire, simplement une trace, la persistance rétinienne de la terreur et le message clair qu’elle était habitée, en quelque sorte. Ça commençait à faire beaucoup de présences dans un seul petit corps d’Anglaise, tout de même. Peut-être qu’Itzal pouvait sympathiser avec le voisin, cela dit… Et ensemble ils pourraient regarder défiler les cauchemars d’Eliz’yan ensemble en bouffant du pop-corn.

La suite lui arracha un rire bref quoique vraiment amusé. Ah bon, il n’était pas censé se balader dans ce « plan d’existence » ? En vérité non, il ne le savait pas, du moins il n’y avait jamais vraiment réfléchi. « Rien dans ce monde ne fait sens, de toute façon. Le nombre de trucs qui foulent cette terre et qui ne devraient pas exister… Il y a trente piges, les choses étaient beaucoup plus simples. » Pour lui. La rue, les gangs, la violence ordinaire, la banalité du mal. Pas de sorcellerie, pas d’enfers mystiques, de monstres, de zombies et d’apocalypse. Et néanmoins, il cessa de faire les cent pas pour se frotter la nuque et jeter un regard méfiant à Eliz’yan, calmé. « J’imagine que par là, vous voulez dire que je devrais vivre à Darkness Falls ? » Une perspective assez peu attirante. Il avait croisé des « créatures comme lui » et même des pas comme lui au sortir de l’enfer et il n’avait pas trop jalousé la folie totale qui semblait les habiter alors. « Après vous, ma belle. » Puisqu’elle non plus n’avait pas sa place ici, en théorie. Sauf qu’ici, désormais, c’était en quelque sorte l’enfer. Un déplacement de Darkness Falls dans la réalité, comme deux plans mélangés.

Là-dessus, l’Anglaise perdit patience, et Itzal répondit à ses accusations en se remettant à faire les cent pas. S’il y avait bien une idée qui lui donnait envie de vomir partout c’était ça : le fait qu’il ait pu « s’attacher » à ses rêves par culpabilité ou même autre chose. Et pourtant c’était probablement la solution la meilleure, puisque c’était la plus simple. Il leva une main comme pour la faire taire, sans politesse aucune. « Vous avez été la première dont je me suis nourri, c’est vrai. La situation à cette époque était, hm, mauvaise. Et j’ai cru vous avoir tuée. Je ne vais pas nier m’être senti coupable, et j’ai commencé à voir vos rêves tout de suite après, ce qui ne m’a pas aidé à vous oublier. Aujourd’hui, je regrette presque ne pas vous avoir achevée. » Oups, il avait dit cette dernière phrase à haute voix ? Bon ben tant pis, alors… Il s’immobilisa de nouveau. « Peut-être que le seul fait de m’être enfin confronté à vous suffira, si ce n’est qu’une histoire de culpabilité. » Le vœu pieu… Mais il faut dire que maintenant qu’il l’avait vue, bien en vie, agaçante au possible, il ne ressentait plus aucune culpabilité envers elle. Hélas, d’autres sentiments bien plus envahissant – colère, impatience, violence, et quelque chose de plus sombre encore – avaient pris le relais.

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Dernière édition par Itzal Macaro le Sam 21 Oct - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Mer 18 Oct - 0:47

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Il n'y avait pas d'échelle humaine existante pouvant comparer le sentiment de perte ressenti par Jane lors de la disparition des sœurs et des enfants. C'était bien plus complexe, indéfiniment plus tordu. La complexité des sentiments qui avait habité Eliz'yan demeurait encore aujourd'hui intacte. En tant qu'ainée, elle s'en voulait d'avoir échoué dans sa mission première de protéger ses cadettes, alors que la Mère en elle regrettait son choix fatal. Au final, tout était lié sans que personne ne puisse le comprendre. Pas même Itzal.
Les sœurs avaient été des acolytes d'une vie pour Jane. L'Innocente et l'Ombre avaient côtoyé l'Anglaise, et tandis que l'une avait tenté de panser ses plaies, l'autre lui avait soufflé cette idée horrifique. Cette idée qui avait finalement fait son chemin afin de se concrétiser et les mener à leur perte. Mais ce n'était pas de sa faute, à Jennet, parce que c'était elle.. Elle, l'ainée, qui avait fait son choix. C'était elle qui avait mis fin à la vie de ses enfants. Elle avait sacrifié sa progéniture, comme elle avait pu sacrifier son âme.

Elle se souvenait encore de cet instant. De ce choix fait qui avait tout fait basculer. La panique avait laissé place à un moment d'obscure clarté. Jane avait vu cette voie s'ouvrir, face à elle, vers un autre chemin. Vers ce chemin de mort et de sang, vers celui de la Damnation. Elle s'était, elle-même, menée jusqu'à sa fin, leur fin. Tout cela, pourtant, l'Anglaise avait œuvré pour l'enfouir dans les méandres de sa mémoire afin que le seul souvenir demeurant à son esprit soit ce goût de chair brulé sur sa langue et de cris étouffés à son oreille. La fin était la seule chose qu'elle avait voulu retenir.

Mais Itzal, en bon gardien de ses cauchemars, avait exhumé ses pensées les plus lointaines afin d'éveiller les sentiments contraires qu'elle avait pris soin d'enfouir au plus profond de sa psyché. C'était aussi un peu pour cela qu'elle avait autant de mal à le supporter, tout en ayant besoin qu'il soit ce seul gardien - vivant - de ses images passées. C'était paradoxal, c'était insupportable.
Bien plus encore alors qu'il se permettait de mettre des mots sur la réalité des choses. « Fermez les yeux sur leurs images alors, vous semblez doué pour cela.. Fermer les yeux. » Pic amer lâché sans compassion aucune. Elle n'avait pas envie de lui sourire, de jouer la carte du charme. Eliz'yan avait envie de le blesser pour soulager son propre trouble.

Ce dernier s'accentuait davantage encore alors qu'il venait à parler de ce qu'elle pouvait voir dans le miroir ou ses rêves. Cette autre chose qui pouvait l'habiter et qui empoisonnait son existence toute entière, il l'avait donc vu. Son mirage horrifique devenait, soudainement, bien trop réel à son goût. L'Anglaise claquait la langue contre son palais, comme pour couper court à ses réflexions sur ce qu'elle pouvait être, sur ce qu'elle était censée être. C'était son problème à elle. « Mon subconscient vous fait dérailler. » Alors qu'il aurait dû le faire dérailler, elle. Dans cette histoire, il était le fou, parce qu'elle refusait de faire face à sa réalité, à ses vérités. Surtout pas avec Itzal en tant qu'ultime spectateur. N’était-ce pas un peu le monde à l’envers ? L’éclairée se voulait aveugle tandis que l’aveugle semblait y voir plus clair. L’Anglaise n’aimait pas cette situation.

Lorsque la tendance s'inversait finalement et que le sujet en revenait à la nature désormais profonde quoique nouvelle du Voleur d'énergie, elle haussait un sourcil en guise réaction première. L'agacement laissait place à un semblant de calme alors qu'elle ne comprenait pas vraiment ce qui semblait l'amuser dans sa situation. Comme pour beaucoup d'autre, Eliz'yan réalisait que lui aussi, il avait passé sa vie à se voiler la face. A son époque à elle, est-ce qu'il aurait fait partie de ces fanatiques si l'occasion s'était présentée ? Simplement parce qu'il n'aurait pas voulu que Sa Norme soit modifiée par des diableries en tout genre. Elle se le demandait, mais ce n'était pas ce genre de questionnement qui passait la barrière de ses lèvres, mais plutôt l'amère vérité. « Il y a trente années, je présume que tout était simplement cachés. Aujourd'hui, vous êtes simplement obligé de faire face à la vérité. La magie, elle a toujours animé le monde, elle l'a toujours fait vivre, et c'est parce qu'elle souffre, parce qu'elle s'amoindrit que le monde ne tourne plus rond. »

Son visage signant à la négative, elle faisait quelques pas avant de finalement laisser échapper un semblant de rire. Le sourire noire qui s'esquissait sur ses lèvres à la mention de cet endroit qu'elle nommait si affectueusement l'Enfer. Elle avait entendu parler de ce nom résolument moderne qu'on lui avait donné pour faire bien. « Je dis plutôt que vous ne devriez pas être comme vous êtes. Ces créatures monstrueuses, elles viennent de.. » Elle n'allait pas l'appeler, cet endroit. « Là-bas. » Jane aurait pu continuer à s'expliquer, à lui expliquer afin d'éclairer sa lanterne, mais lorsqu'il lui renvoyait la balle en l'invitant à retourner en Enfer, elle avait la sensation que son sang ne faisait qu’un tour au creux de ses veines. Lui, ancien humain, il n'avait aucune mesure du calvaire qu'elle avait vécu pendant des décennies. Il ne pouvait comprendre. « J'en viens. » Qu'elle lui crachait, non sans véhémence. L'idée de lui offrir un aperçu de cet Enfer la démangeait. Elle était prête à se souvenir de son calvaire et de ses tortures, rien que pour empoisonner ses cauchemars. Cette idée lui semblait soudainement exaltante. Sacrée garce.

Bien que suffisamment sournoise pour apaiser son humeur, l'idée ne suffit pas à la calmer alors que finalement, l'Anglaise ressentait toute la force de ses nerfs tendus à l'extrême. Alors qu'elle aurait pu trouver un semblant de calme dans l'achèvement de sa tirade, il l'avait coupé en plein milieu afin d'entamer la sienne. Le regard plissé, les prunelles à la teinte inquisitrice dardaient longuement les traits d'Itzal lorsque finalement, il achevait ses mots avec le regret de ne pas l'avoir achevé. L'instinct de survie de Jane ne put que lui broyer les entrailles alors que la colère venait à peser sur son esprit déjà noircit de ressentiment. Instinctivement, Eliz'yan venait à brimer les sentiments de son Voleur de Rêves. Cette fois-ci, c'était à elle de lui dérober quelque chose. Ainsi, au fil des secondes, elle le vidait de toute joie afin d'appeler la peur dans un écho au sein de son esprit. S'avançant d'un pas, la Brune gardait ce regard assassin accroché à celui d'Itzal. « Vous avez bien raison de le regretter. » Son timbre ayant gagné en gravité l'espace d'un instant, Eliz'yan retombait dans son silence tandis que cette vive quoique éphémère manipulation des sentiments de son vis-à-vis s'arrêtait net. Cet orage qui avait pesé sur le regard de Jane finissait par se dissiper alors qu'il semblait la délaisser au profit d'un soupçon de suspicion. « C'est ça, oubliez-moi. » Ironie ou non, elle laissait planer le doute alors que son humeur semblait incertaine.






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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Sam 21 Oct - 20:48

Somebody to die for
Dérailler, ouais, c’était probablement le mot juste. Mais à sa décharge, qui est-ce qui ne perdrait pas un peu le nord, à sa place ? Personne n’aimait faire de cauchemars, surtout quand ces cauchemars étaient redondants, alors que dire quand en plus, ces cauchemars ne lui appartenaient même pas ? Au nom de quoi devait-il supporter ces images qui n’avaient rien à voir avec lui, avec sa vie, avec ses décisions, ses erreurs, ses choix pourris, ses échecs et tout ce qui faisait le sel et la terre d’un rêve agité ? Il avait assez à faire avec ses propres conneries sans en plus devoir gérer les conneries d’une autre et pourtant c’était exactement ce qui lui arrivait. Dans l’histoire, cette affaire ne changeait rien à la vie d’Eliz’yan. Qu’il assiste à ses songes ou pas, elle n’en avait aucune idée, ne le ressentait pas, ne pouvait que le croire sur parole. Pour elle, c’était une question d’ordre psychologique, de fierté peut-être, ou au moins de dignité, pour elle il s’agissait d’accepter cette dure réalité, le fait qu’un total inconnu ait accès à des pans entiers de sa vie, et il considérait que c’était finalement pas très cher payé pour avoir croisé la route d’un voleur d’énergie affamé et hors de contrôle. Compte tenu du fait qu’elle n’en était pas morte. Lui devait se colleter avec les nuits blanches, les maux de tête et la fatigue que ces cauchemars occasionnaient chez lui, sans parler du fait, simple et net, que les images auxquelles il assistait étaient de l’ordre de l’horrifique, et n’importe qui de sain d’esprit serait déjà devenu cinglé, à sa place. Lui gardait encore vaguement sa santé mentale, ou alors il n’en avait jamais eue, en vérité, ce qui expliquait peut-être ceci et cela.

Il accorda une attention toute relative à ce que racontait Eliz’yan sur la magie et le surnaturel de ce monde. C’était pas comme s’il pouvait réfuter ses arguments. Elle avait raison, il voulait bien l’admettre, non seulement sur le fait que ces derniers temps, tout foutait le camp – il en était le premier conscient, avec ses dons qui foutaient le camp une fois sur deux –, mais aussi que c’était plus une histoire d’attention portée au monde que le monde lui-même qui aurait changé, de ce point de vue-là. Enfant, il se souvenait de la foi quasi schizophrène des habitants de la favela où il vivait, où les gens croyait en Dieu à en gerber partout et accordait en même temps toute leur attention, leurs peurs et leur respect à des traditions bien plus ancestrales, des créatures d’un folklore bien plus vieux que le Christ et des prières qui tenait parfois de l’incantation pour repousser les démons dans les ombres. Ni à l’un ni à l’autre il avait accordé la moindre attention. Peut-être qu’il aurait dû, mais pour quelle raison ? Il n’y avait rien en quoi croire dans son existence à part les choses concrètes, le poids d’une arme dans sa main ou le bruit de pièces de monnaie dans sa poche. Maintenant que la situation avait changé, il avait bien fallu qu’il suive un cours accéléré sur toutes ces bêtises… Mais à part sa propre situation, il ne s’était pas vraiment intéressé au reste. Par exemple, il savait très bien que Darkness Falls était plein à ras bord de zombies, et qu’il en était sorti par paquets de dix mille au gré des ouvertures et des déchirures que des crétins avaient provoquées dans le voile qui séparait l’enfer de leur monde. Cela semblait logique que le puits originel qui avait donné naissance aux abominations dans son genre à lui se trouve également à Darkness Falls, si c’était là ce qu’Eliz’yan était en train de lui dire. Juste avant de lui jeter à la gueule qu’elle en venait, justement. Il pencha légèrement la tête sur le côté, l’air de dire : « Normal, non ? » C’était pas lui qui faisait les règles. Les sorcières, aussi sûrement qu’elles brûlaient à son époque, atterrissaient ensuite à Darkness Falls. Et les sorciers aussi, pour ce que ça valait.

Il aurait bien pu lui jeter tout ça à la gueule, juste pour le sport, vu que leur petite joute verbale ne leur servait absolument à rien, mais il n’en eut pas l’occasion, sentant soudain une étrange oppression gagner son torse. D’abord concentré sur ce qui était en train de lui arriver – une sensation qu’il n’avait connue qu’une seule fois dans sa vie, la nuit de sa transformation –, il ne comprit qu’ensuite que c’était elle qui lui faisait ça, elle et son regard glacial et son visage comme celui d’une statue de marbre. Le souffle rendu plus court, il la fixa avec la volonté de lui ordonner d’arrêter ses conneries, mais ne trouvait plus sa voix. Elle n’avait plus rien d’humaine, alors que rien ne semblait avoir changé en elle, et pourtant ce fut l’impression qu’il eut : plus rien d’humaine. Se concentrer sur elle aidait à faire ce qu’il faisait le mieux : repousser ce raz-de-marée d’émotions dont il n’avait rien à foutre et qu’il refusait de laisser prendre le contrôle. Pourtant il la reconnaissait, cette angoisse, ce poids sur son cœur, et le pire, cette certitude que tout allait changer, qu’il ne serait plus jamais le même, qu’il allait mourir et que s’il ne mourait pas, ce serait pire encore, parce qu’il allait tout perdre. « Garce… » souffla-t-il, et ce fut tout ce qu’il put dire ou faire, vacillant sur place comme un gosse malade. Tout allait recommencer. Tout allait encore changer, et la fuite, il avait déjà essayé, ça n’avait rien donné. Il allait falloir retrouver un foyer, retrouver une vie, supporter les regards, ou bien mourir, même, encore une fois, en quelque sorte, et ça lui faisait peur, peur, peur…

La sensation disparut aussi rapidement qu’elle était apparue, lui apportant la preuve, s’il en avait encore eu besoin, qu’il ne venait pas de faire une crise de panique – deux mots qui lui étaient inconnus –, mais que ce petit passage à vide n’avait rien eu de naturel. Il releva les yeux sur elle, en rage, non seulement parce qu’elle s’en était pris à lui, mais qu’elle s’en était pris à lui de cette façon, et qu’il n’y avait rien qu’il ait pu faire, en plus. Retrouvant son souffle, il se sentait à un carrefour de son existence, la massacrer sur place ou encaisser cette petite preuve d’amour. La tuer résoudrait deux problèmes en une seule fois, alors que la laisser en vie, c’était s’exposer à ses cauchemars, mais en plus, désormais, à ses sautes d’humeur surnaturelles. « Bordel, il a fallu en plus du reste que ce soit vous. C’est ma faute, hein, j’aurais dû agresser quelqu’un d’un peu plus conciliant. » Il porta la main à sa gorge, sentant son pouls se calmer, puis inspira profondément et réussit à laisser échapper un rire bref, amer. « Au risque de vous décevoir, vous n’êtes pas facile à oublier. » Foutue bonne femme. Il allait falloir qu’il se fasse une liste : ne pas parler de ses mômes, ne pas parler de ses sœurs, ne pas parler, tant qu’à faire, de son mari ? Et ne pas la vexer, ne pas l’énerver, et puis quoi d’autre encore ?

« Bien, tout ça est fort passionnant, mais je ne crois pas qu’on ait beaucoup avancé. Si la seule façon d’en finir avec ce lien c’est que vous ou moi ne soyons plus ce que nous sommes, alors je crois bien qu’il va falloir nous faire une raison. » Aux dernières nouvelles, il n’y avait aucun remède à sa condition à lui, et quant à elle, eh bien, ces rêves n’avaient rien à voir avec sa nature, qu’elle soit humaine ou autre chose ne changeait rien à l’affaire. Au moins, et il pensa cela avec un brin d’ironie, n’était-il plus seul dans cette barque qui prenait l’eau.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Mar 31 Oct - 2:18

Somebody to die for

ft. itzal & eliz'yan  

Ce monde n'était que déchéance. Et Eliz'yan s'y connaissait depuis une petite éternité, en déchéance. Elle s'y était plongée, s'était laissée souiller, pour en ressortir transfigurée. Dire qu'elle était devenue ce qu'elle était, parce qu'un parasite avait élu domicile dans sa chair était un pieu mensonge. Avant cela, la Sorcière avait le choix de se transfigurer en une chose qu'elle aurait dénigré de son vivant. Elle avait fini par devenir malgré elle, la créature hideuse au dedans, et trompeuse au dehors. Celle des livres, celle des contes. Celle des enfants, pour leur apprendre à ne jamais outrepasser la ligne de bienséance.
Jane était devenue ainsi, et elle avait vu le monde partir en décrépitude depuis son retour sur cette terre. Le monde des vivants n’était guère plus qu'un reliquat de la vie elle-même, l'ébauche d'un Enfer qu'elle avait quitté au plus vite et malheureusement pas au plus tôt. Les spéculations avaient été nombreuses sur la raison première de l'existence de ces brèches : un dérèglement, une punition cosmique faute d'être divine, une conséquence à un acte grave. La liste s'était avérée non-exhaustive lorsqu'Eliz'yan s'était décidée à faire quelques recherches. Et rapidement, l’Ancienne Sorcière avait fini engloutie par un quotidien cruel. Mais bien moins cruel que ces siècles passés entre plaisirs sadiques et survie à fleur de peau.

Dans le fond, ici, ce n'était pas pire que là-bas. C'était ainsi que l'Anglaise avait conclu son affaire. Alors, elle s'était adaptée, jusqu'à connaitre à nouveau la faiblesse, la perte d'une partie d'elle-même, et le changement. En son for intérieur, Jane avait pris conscience qu'elle n'était plus vraiment Jane, mais quelqu'un d'autre.. Et peut-être même quelque chose d’autre. C'était un peu de l'une et un peu de l'autre qui avaient finalement optées pour la violence des sentiments. Dans un recoin de son esprit, l'Ancienne Sorcière estimait encore qu'Itzal devait payer le prix de son offense : pour son agression et ses transgressions. Et finalement, lorsqu'elle l'avait vu vaciller, une vague de contentement était venue déferler sur sa rage intérieure. Au creux de son regard, elle avait reconnu cette peur viscérale, cette crainte implacable.
Dans ses prunelles, Eliz'yan avait aimé, avec toute la cruauté dont elle était capable, apercevoir son ancien agresseur et son voleur payer. Qu'est-ce que ça faisait de se sentir démunit ? Perdu ? Sans défense ? Elle avait eu envie de lui demander. Mais les mots, les interrogations cruelles étaient restées coincées dans sa gorge jusqu’à ce que finalement, il parvienne à laisser échapper un mot. Un qualificatif qui collait à la peau d’Eliz’yan et lui arrachait un sourire. Garce. « Je sais. » Qu'elle lâchait dans un murmure satisfait.

Sa vengeance, elle en tenait un bout, un instant. Et elle s'en délectait.. Allant jusqu'à oublier tout ce qu'il pouvait voir d'elle, tout ce qu'il pouvait comprendre. Le paradoxe restait entier, tandis qu'Itzal demeurait le dernier gardien d'un temple dévasté ; Une part d'elle aurait voulu le faire souffrir jusqu'à l'obliger de fuir et oublier, tandis que l'autre ne demandait qu'à s'accrocher au passé révolu. C'était peut-être pour sauver celle qu'elle n'était plus, espérer retrouver un peu d'humanité. Balayant toutes ces réflexions de ses pensées, la Damnée esquissait finalement un sourire en joignant ses mains devant elle. Si calme, si posée, il semblait que son orage intérieur s'était apaisé. Elle n'était plus le monstre, Jane faisait à nouveau figure humaine face au Voleur d'énergie. « Agresser quelqu'un de plus conciliant.. » Qu'elle répétait simplement en détachant chaque mot, comme pour mettre en perspective leurs sens. C'était absurde selon elle.

« Il n'y a guère qu'une brebis égarée qui puisse être conciliante face au loup. Parce qu'elle ignore, sur l'instant, ce que lui prépare son prédateur. » Qu'elle lâchait avec philosophie. Ce trait de pensée avait de quoi l'amuser pendant un court instant avant qu'elle n'enchaine finalement après un léger bruit de gorge. « Vous l'avez senti, n'est-ce pas ? Cette peur à vous glacer le sang.. Celle qui vous tétanise et qui ne peut être vaincue que par un instinct de survie hors du commun ? Cette peur, je l'ai senti. Et cet instinct, c'est celui qui m'a permis de vous survivre. Maintenant, vous avez ressenti ce qu'il y avait à ressentir. L'essentiel qui nous lie. » Son timbre avait gagné en gravité le temps de ses mots, et elle faisait le choix de ne pas s'arrêter là tandis qu'elle s'avançait d'un pas. Un seul pas, et ses talons claquaient contre le carreaux, secouant le silence qui s'était imposé durant cet interlude. « Vous semblez doué pour vous en foutre d'autrui, mais sachez que la Garce égoïste, ici, c'est moi. Votre détachement mérite encore d'être travaillé. Il est brut et brutal, certes mais incomplet. Ce qui vous motive n'est pas votre envie de vivre, mais votre crainte d'affronter ce que vous êtes. Alors oui.. Fondamentalement, il a fallu que ce soit moi. Que vous tombiez sur moi. Manque de chance. » Un monstre n'en était que plus monstrueux lorsqu'il possédait un diapason de nuances le rendant insaisissable. Après tout, dans le fond, Jane était-elle si monstrueuse ? Etait-elle si cruelle ? Ses motivations ne justifiaient-elles pas ses actes ? Après tout, elle aurait pu se débarrasser de lui et de ces souvenirs, elle aurait pu n'observer aucune nuance dans ses faits et gestes. Mais elle ne l'avait pas fait, elle avait agi autrement, parfois même de manière relativement floue.

« C'est ce qui fait mon charme. » Qu'elle concluait au fait d'être difficilement oubliable. Face à la rage d'Itzal, elle ne se laissait pas décontenancer. Jamais. Sa propre rage était difficilement contrôlable, et elle préférait ne composer qu'avec elle, et elle seule. C'était, d'une certaine manière, bien mieux pour l'un comme pour l'autre.
« Je vais continuer à vous hanter, donc. » Sa main valide glissait dans sa chevelure brune alors qu'elle replaçait quelques mèches. « il est possible, parait-il, de conditionner ses rêves. Je pourrais veiller à faire d'agréables rêves.. » Elle proposait dans un sourire. Son esprit tournait et virait les possibilités oniriques qui se présentaient à elle. Elles étaient nombreuses : du sadisme au voyeurisme les possibilités s'étendaient quasi à l'infini. Tout allait dépendre de son humeur.. Ou alors, elle rêverait encore d'eux, parce qu'ils lui manquaient à en crever.

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MessageSujet: Re: Somebody to die for. ↯ ITZAL&ELIZ'YAN.   Jeu 2 Nov - 22:53

Somebody to die for
Il aurait préféré qu’elle continue à déblatérer sur qui était l’agneau et qui était le loup. Non pas qu’il appréciait se lancer dans ce genre de débat, ou même dans un débat tout court. En fait, il détestait ça, détestait les échanges de ce genre, forcément stériles, forcément une perte de temps. Il s’agaçait, s’énervait, n’exprimait pas ses idées clairement et préférait encore hausser les épaules, secouer la tête, garder les lèvres serrer, accorder, en apparence, la victoire à l’autre plutôt que se prendre la tête, car oui, c’était, pour lui, une prise de tête. Mais là, tout de suite, face à cette sorcière – et il ne voyait pas d’autre mot pour la décrire, et il pensait à ce mot dans tous les sens du terme –, il aurait pu, il aurait voulu débattre à volonté et l’infini plutôt que de revenir au sujet de la peur. C’était de base une thématique avec laquelle il n’était pas à l’aise, ayant rarement peur, acceptant peu la peur chez les autres, ne sachant pas vraiment comment la gérer chez lui ou chez les autres. Et en plus de ça, il n’avait absolument pas envie de philosopher là-dessus avec elle, cette femme, cette sorcière. Il lui semblait qu’en posant son regard sur lui, elle pouvait lire toutes ces fameuses peurs qui l’habitaient et dont lui-même ignorait l’existence. S’il y pensait un peu plus intensément, il finirait même par se dire qu’elle lisait dans ses pensées. Ce qui le dégoûtait et le rendait nerveux. Ironie de cette belle histoire, puisque lui pouvait réellement entrer dans sa tête, qu’il le veuille ou non. Elle lui avait fait goûter à sa propre médecine, en quelque sorte, et ça, il pouvait l’accepter – et presque le respecter. Il détestait juste être la victime, dans n’importe quelle situation. Et plus encore face à elle, si satisfaite. Il aurait voulu se boucher les oreilles, ne pas écouter ce qu’elle avait à dire. Mais ce qu’elle disait avait son importance. C’était pour cela qu’il était allé la voir, c’était dans l’espoir qu’elle ait quelque chose à lui dire, et c’était exactement ce qu’elle faisait. Elle le faisait se sentir stupide, mais elle le forçait à sortir de sa zone de confort également, à ses jeux habituels auxquels il excellait et où il gagnait toujours. Il fallait qu’il accepte que cette fois, il ne gagnerait probablement pas. Et même, que rien de tout cela n’était un jeu.

Ce qui les liait. Ces points communs, au-delà de cette conséquence mystique gênante apparue après qu’il l’eut mordue, qu’ils partageaient. Et qui aurait pu, qui aurait dû leur faire enterrer la hache de guerre. Ce qui les liait, et qui était plus que des cauchemars. Comme elle faisait un pas en avant, il se remit à faire les cent pas, dans ce trop petit espace pour lui, pour toute la rage qui l’habitait. À l’entendre, c’était presque plus que du hasard, qu’il se soit attaquée à la garce au cœur de pierre. Il secoua la tête sans un mot. Il n’avait pas besoin d’affronter qui il était. Il savait qui il était, il avait choisi qu’il était. S’était planté des fois, l’avait payé souvent. Avait déçu les uns et les autres. Il avait endossé tous les rôles, de son enfance dans la poussière de la rue vénézuélienne aux draps de soie des riches clientes que son père encore plus riche lui trouvait, en passant par le frère bagarreur, l’étudiant raté, le concierge anonyme. Il avait essayé tout ça, avait échoué à chaque fois, parce qu’au final, il n’avait jamais été quelqu’un d’autre qu’un gosse des rues. Et avoir perdu sa nature humaine n’y changeait rien, si ce n’était que cela faisait de lui un survivant, encore et toujours. Même pas une nouveauté. Comme elle, qui avait survécu à tant, à tout. Ce qui les liait. Il se figea, reporta son attention sur elle. « Je ne vais pas vous étonner, mais ma seule satisfaction dans toute cette histoire, c’est que c’est moi qui assiste à vos cauchemars, et pas l’inverse. » Oui, elle le hantait. Mais il préférait ça plutôt que de la savoir accéder à ses rêves. Là était le paradoxe car il avait pourtant l’impression de n’avoir rien à cacher. Plus qu’une impression, d’ailleurs, il n’avait rien à cacher. Et pourtant, cette seule idée le mettait mal à l’aise, et pas seulement parce que c’était à elle qu’il pensait. Il aurait été mal à l’aise avec n’importe qui ayant les clés de son esprit et de son passé.

Là-dessus, de manière totalement inattendue, elle réussit à lui arracher un sourire. Au-delà des implications coquines et des vannes à deux balles auxquelles il aurait pu s’adonner sans y penser à deux fois, sa remarque avait du sens. « Si vous en êtes seulement capable, je ne dirais pas non. » Si seulement elle arrivait à dormir. Lui vivait avec ce problème depuis un moment maintenant, mais au début, quand il avait compris ce qui lui arrivait, il en avait perdu le sommeil pendant quelques nuits. Il avait du mal à l’imaginer, dès ce soir, poser sa tête sur l’oreiller et s’endormir comme une fleur, sans penser à ce à quoi elle ne voulait pas penser, sans penser à lui, qui le verrait, qui le saurait. Peut-être, dans tout ça, rêverait-elle de lui… Un nouveau sourire fleurit sur ses lèvres et il recula d’un pas, puis de deux. « Eh bien, revoyons-nous dans vos rêves, alors. » Puisqu’ainsi étaient-ils liés, puisque c’était là leur malédiction.

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