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 Endless Nights (Regan)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: Endless Nights (Regan)   Mer 20 Sep - 22:16

endless nights
Clouds are gathering in the darkness. Lightning strikes the Earth. Evil forces celebrate, Lucifer's rebirth. Necromancers, sacrifices, he'll be here for sure. Drained blood from a thousand men, and now he's back for more. Unholy rites. Assassins from hell. Cold endless nights upon us fell. The storm strikes our land with madness and pain. ▬ Now the time has come for mankind to prove strong or fall.

La sphère nocive embrase ses lippes, ravage ses poumons. Elle disperse sa fausse chaleur au creux de l’organisme, ronge l’épiderme en y distillant son arsenic. Assis dans son fauteuil, il observe son nouveau colocataire d’un air absent. L’animal meurtri couine dans son sommeil, gesticule en froissant la couverture étendue sur le sofa. Bien moins féroce et alerte dans sa situation. L’énorme bande qui recouvre entièrement le ventre laisse deviner l’étendue des blessures. Il était presque mort lorsqu’il l’a retrouvé, des morceaux de verre profondément incrustés dans la chair. C’est presque un miracle s’il s’en est tiré, mais ça ne l’étonne pas. Flop a la cuirasse dure, une volonté de fer qu’il envie presque. L’islandais ignore pourquoi il l’a emmené se faire soigner, au lieu de nourrir sa fille avec la vilaine bestiole. Ou il ne le sait justement que trop bien. Il doit bien ça à son voisin. Il l’a privé de sa femme, il ne peut pas en plus réduire son chien à un vulgaire gigot. Même si son ancien ami a eu bien moins de scrupules à admirer sa famille se faire croquer par des zombies. Des jours qu’il espère honteusement voir réapparaitre le rouquin, réinvestir la maison d’en face. Il sait pourtant que les chances pour que cela arrive se réduisent comme une peau de chagrin à chaque minute qui s’écoule. Qu’il ne s’agit certainement pas d’un bête cambriolage, d’un simple pillage. Les traces dans la demeure déserte laissent supposer une lutte acharnée. Les hypothèses troubles n’ont cessé d’envahir son crâne, jusqu’à lui infliger des migraines carabinées. La gueule de bois sans l’ivresse supposée la précéder. Juste cette anxiété pure, avec laquelle il a un mal fou à composer s’agissant du débauché.

L’enquête piétine, s’éternise bien trop à son goût. Il a d’abord pensé à une énième attaque homophobe. Le travesti qui se prostitue en femme, attire la convoitise perverse des uns et la haine maladive des autres en jouant sans complexe de ses charmes ambivalents. D’autres disparitions ont été annoncées. Dans la plupart des cas, il s’agit de personnes aux mœurs légères, sans la moindre importance pour les autorités. Au contraire, on féliciterait presque les responsables de purifier aussi efficacement et généreusement la ville. Certains ont été retrouvés à l’état de cadavre, les veines trop éclatées pour être identifiés à autre chose que de pitoyables junkies. Le constat d’assèchement extrême des victimes fait toutefois davantage penser à une traite abjecte qu’à des crimes dictés par la rage. Vider de leur hémoglobine des humains capturés au hasard pour éviter de subir les effets catastrophiques des brèches. Les rumeurs persistent, prennent trop d’ampleur pour être infondées. Ce n’est pas vraiment leur rôle néanmoins, de protéger les habitants. Les collègues qui s’en persuadent ne le font que pour garder la conscience tranquille. Ce n’est qu’une piètre excuse. Un pauvre pansement pour cacher la misère. Les soldats ne sont là que pour maintenir un semblant d’ordre, éviter tout débordement. Tant que les attaques sont isolées et servent même la prohibition, les tyrans ne voient pas vraiment l’intérêt d’intervenir. Il faudrait qu’un notable ou un de ses proches soit capturé pour que les choses bougent et changent drastiquement. Le veuf conserve une vision profondément cynique et sombre du système, même s’il en est l’un des pions.

L’insistance du militaire, à la limite du harcèlement, a cependant fini par payer. Des témoignages anonymes ont relayé des activités suspectes au sud. Son supérieur lui a permis d’explorer les bâtiments délabrés de la zone avec une petite équipe. Pas de quoi démanteler tout un trafic. Mais assez pour couvrir ses arrières et étendre ses recherches plus efficacement. Il laisse le cabot en convalescence dormir, et part rejoindre le lieu de départ de la milice. Le trajet s’effectue dans un silence presque obséquieux de son côté, la concentration en ligne de mire. Il se répugne de se sentir si concerné par le sort du roux, d’éprouver un pincement désagréable en songeant qu’il pourrait être mort ou torturé quelque part. C’est tout ce qu’il mérite et à la fois un châtiment qu’il exècre de toutes les fibres de son être. Un mauvais pressentiment crève ses tripes, les torpille à mesure qu’ils s’approchent. Le véhicule s’arrête une première fois, à proximité de l’usine désaffectée. Ils l’inspectent de fond en comble, finissent bredouilles. Les bâtiments alentours ne leur donnent pas satisfaction non plus. Ils sont d'ailleurs sur le point de renoncer et de rentrer lorsqu’ils ont l’idée de fouiller l’hôpital psychiatrique, en principe inutilisé depuis des années.

L’odeur âcre d’urine et de cruor le prend à la gorge sitôt entré. L’acuité de ses sens rend les odeurs insoutenables, et il en vient à regretter de ne pas s’être infligé la dose d’argent habituelle pour ne pas s’affaiblir. Des débris jonchent le sol, les murs décrépis s’effritent. Des frissons d’aversion lacèrent sa peau, s’accentuent à mesure que la troupe s’avance avec une discrétion très relative. Les pièces sont ouvertes une à une, dévoilent chacune une réalité plus sordide que la précédente. Des cages rouillées et cadenassés enferment de malheureux prisonniers. Totalement nus, abrutis par les tranquillisants, ils ne bronchent quasiment pas à leur passage. Comme résignés ou trop amorphes pour réagir. Ils ne sont pour eux que d’énièmes bourreaux, et pas l’incarnation de leurs sauveurs. Pas avec ces uniformes du moins. D’autres contiennent des macchabées, amoncelés sur le sol et en attente d’être transportés ailleurs. Les effluves de mort lui donnent la nausée, poussent sa paume à se replier machinalement contre ses lèvres.

Ecoeuré, il croit avoir atteint le pire lorsqu’il tombe sur le clou du spectacle. Des hommes et des femmes sanglés à des lits à la verticale, des tubes les reliant de partout, récupérant leur substance vitale. Le liquide écarlate s’écoule sans interruption, vient remplir des récipients en verre. Son palpitant trébuche sur ses battements lorsqu’il reconnait un visage familier parmi les victimes. Le soulagement de le voir toujours vivant se fait aussitôt balayer par l’horreur de le voir si mal en point. Il se précipite vers lui, commence à arracher les tuyaux sans réfléchir. Il y en a tellement qu’il en reste encore lorsqu’un bruit de moteur se fait entendre au loin. Certainement les tortionnaires qui viennent récolter leur dû. La carcasse frêle manque de s’effondrer lorsqu’il la libère de ses dernières entraves. Il le retient, le soutient comme il le peut. « - Putain Steinsson, qu’est ce que tu fous ?! Laisse-le où il est. Faut qu’on s’tire de là, on y retournera plus tard, on sait pas à combien ils débarquent. » La voix nasillarde de son collègue lui vrille les tympans. Il l’ignore délibérément, s’attarde sur le visage émacié. Il est inconcevable pour lui de fuir, et de l’abandonner à ces barbares. « - Regan, tu m’entends ? Tu peux marcher ? » Il le souffle avec brusquerie, l’inquiétude affleurant la surface. Face à l’absence de réponse, sa main libre claque finalement avec une brutalité mal contenue les joues maigres pour le faire réagir. Il a besoin qu’il ne reste pas dans les vapes pour l'aider.



HJ
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MessageSujet: Re: Endless Nights (Regan)   Mer 27 Sep - 14:49


Bâtisse aux airs d’abandon, pourtant vivante entre ses murs en ruine. Agitée des murmures de ceux qu’elle condamne et voit mourir en spectatrice silencieuse et perverse. Etrangers à l’unique point commun, cette humanité coulant dans leurs veines. Celle qui se fait rare, la salvatrice de toute une engeance hors-norme. Sacrifiés sur l’autel de la survie de ces autres qui ne sont que des visages sans nom, bruissements d’existence volant la leur. L’idée ne lui a pas traversé l’esprit lorsque les griffes se sont plantées dans ses épaules, surpris dans le sanctuaire de sa propre demeure. Violée par de malsaines intentions, l’adrénaline pure en guise d’unique défense. Pour sa survie, l’esprit alors conscient que quelque chose d’atroce menaçait de se tramer s’il ne résistait pas. Elan de rébellion mâté par la force des assaillants, le carnage s’invitant dans la maison pour signer sa chute. La bâtisse saccagée devenant alors l’unique témoin du drame, vie brisée et arrachée du sol sans difficulté, la brûlure d’une aiguille plantée dans la gorge pour faire tressauter le corps à grands coups de tranquillisant. Psyché mourant sous les hurlements à en déchirer le cœur d’un Flop en aussi mauvaise posture que son maître.

Dans son monde violent et sale, le temps n’existe plus. Figé au-dehors des murs insalubres de l’endroit servant d’écueil à la mort, Regan a tenté, aux prémices de son supplice, de garder la notion des heures et des jours. Ancrant le rituel des êtres venant de l’extérieur comme les chiffres sur une horloge. Mécanique huilée avec le sang de ceux que l’on dévalise sans pudeur, à chaque jour nouveau son lot d’habitude. La raison a pourtant fini par se perdre, par céder au rien qui lui tendait les bras. Lorsque le corps a commencé à défaillir, un morceau de chair juste bon à être déplacé d’un supplice à un autre. Résistant en perte d’énergie, fracassé comme il se doit dans les premiers moments où il a tenté de se défendre, poussé en avant par la peur et la stupeur lorsqu’il comprit enfin le but de tout cet odieux manège. Lorsque le sang est devenu l’élément commun à toutes les âmes recluses derrière des barreaux. Il a vu les corps s’entasser dans des salles prévues à cet effet, dépérir un nombre affolant d’hommes et de femmes, vidés de leur cruor au nom de rien. S’est insurgé en silence, profondément meurtri et choqué par ce nouvel élan de barbarie perpétré envers des semblables sans la moindre considération. Ils ne sont rien, seulement des enveloppes qu’il faut à tout prix maintenir en vie, le plus longtemps possible pour les dépouiller avant de les jeter quelque part où personne ne viendra les pleurer. Privés de leur vie dès leur arrivée, les vêtements jetés dans une salle capitonnée pour y être brûlés, les objets personnels balancés dans un tiroir pour y être oubliés. Seconde mort dans l’ignorance la plus totale, il ne sera qu’un cadavre que l’on jette dans une fosse. Nul renard des sables ne sera là pour le veiller, l’accueillir lorsque viendra le temps de renaître. La renaissance ne fait pas partit du voyage qu’il s’apprête à mener cette fois.

Froid de mort, glacé jusqu’à l’os. Unique ressentit d’un corps à l’agonie, les aiguilles qui le transperce n’existent plus dans son monde éreinté. Myocarde s’accrochant encore à ses battements, piteusement lents et fragiles, à l’image d’une respiration devenue mécanique et douloureuse. Pâleur de cadavre sur une peau déjà blafarde, la rousseur elle aussi dépouillée de ses couleurs. Rehausse les teintes criardes des contusions et autres marques des traitements qu'on leur inflige. Paupières closes sur les ténèbres, il s’est rendu aveugle à trop fixer les néons. Rétines fragiles brûlées par la lumière trop vive, un éclat blanc devant les yeux en unique vision. C'est un supplice aux accents de salut, pour avoir assez vu la misère et ne pas avoir à la supporter à l’aube de sa propre fin. Les frissons s’accrochent aux membres, à chaque soupir ou gémissement émanant d’un autre que lui, un infime spasme de malaise le traverse encore. Démence inconsciente, il en est réduit à supplier, espérer qu’il ne sera plus qu’un cadavre bon à être balancé sur tous les autres lorsque viendra l’heure de la récolte. Dans une poignée de minutes peut-être. D’heures, ou demain, il n’en sait rien.

Immédiatement, sous les traits d’un sauveur qu’il n’attendait pas vraiment. La frénésie avec laquelle on le libère de ses entraves lui paraît irréelle. Venue d’un autre monde, de cette vie qu’il s’invente dans les derniers sursauts de lucidité qui grattent son cerveau. Privé de son attache, le corps s’effondre. Les mains qui le retiennent le brûlent, affreusement chaudes sur sa peau glacée. Gémissement étouffé d’inconfort, libéré de la trachée détruite plus par réflexe que par véritable élan de conscience. Et au milieu du néant, son nom qui racle la surface, le rappelle à cette réalité qu’il tente de fuir. La gifle résonne comme une caresse, à peine perceptible tant il se tient loin de la ligne l’enclavant dans le monde des vivants. « - T’avais raison Steinsson, on sait où ils sont maintenant, c'pas la peine de rester là. On reviendra les repêcher plus tard avec du renfort. » Le milicien balance son angoisse, revolver en place près à cracher ses balles au moindre mouvement trop brusque dans son champ de vision. « - Bordel mais tu fais exprès ? C’est un putain de cadavre que tu tiens dans tes bras, laisse-le tomber qu’on puisse s’tirer. J'ai pas envie de m'retrouver à leur place moi. » L’énervement sous la peau, et une seconde gifle qui s’éclate contre les pommettes de l’inconscient. Le choc le heurte de plein fouet cette fois, rappelle l’âme dans son enveloppe au prix d’un insupportable effort.

Battements de cils fatigués, les paupières s’ouvrent mais il ne voit pas. Perçoit la présence d’un corps près du sien, un bras qui le soutient. Une chaleur déroutante poussant la carcasse à venir s’y blottir malgré la peur. Débandade dans la poitrine, la respiration s’accélère sous le joug de l’angoisse. Péniblement, le français lève une main, la laisse se poser contre le bras de l’islandais, s’y accroche avec la force du désespoir. Au-dessus des bourdonnements régnant dans son crâne, le claquement de semelles sur les sols miteux s’invite dans son agonie. « - Clyde et Burke… Fossoyeurs… » Parler est un supplice, une envolée d’énergie qui l’abandonne. L’air dans les poumons qui se fait rare à chaque souffle. Sa certitude quant à la présence du morbide duo est fragile. Ils viennent, une fois par semaine, récupérer les cadavres pour les faire disparaître. « - Aidez les autres… » Les doigts se pressent contre le bras, l’aveugle luttant pour ne pas sombrer à nouveau dans ce sommeil sans rêve. Les pupilles s’obstinent à contempler un point quelque part au pied du second milicien, sans le voir. Conviction frêle de connaître celui qui le maintien encore. Un unique nom sur la langue, celui qu’il laisse s’échapper dans un soupir plaintif. Comme une question trop douloureuse à formuler, celle qui doit pourtant être murmurée pour se rassurer. Se savoir hors de danger, même pour quelques minutes de plus. A l’abri de cette solitude qui guide son existence depuis trop longtemps. A la merci d’un ennemi au visage d’allié.

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❝ Naufragé dans la nuit



On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: Endless Nights (Regan)   Ven 6 Oct - 15:31

La vision des corps nus, vampirisés à l’extrême, le révulse. Pour la première fois depuis sa transformation, le métamorphe en viendrait presque à remercier son créateur de ne plus être humain. Ils ne sont que du bétail, des animaux qu’on saigne sans une once de compassion. Qu’on prend puis qu’on jette, comme un misérable tas d’ordures. Une condition de déchet pas vraiment éloignée de l’activité professionnelle du débauché. Vendre son corps, le soumettre aux bassesses infâmes des clients. Sauf qu’il n’y a nul argent à la clef. Seulement la délivrance sous la forme d’une agonie lente et douloureuse. La mort en unique issue de secours. Il n’ose pas imaginer les tortures endurées, le désespoir extrême par lequel le rouquin est passé. Le veuf parvient à regarder sans ciller les horreurs des arènes diffusées en boucle sur les écrans, à s’en détacher. Mais il peine à en faire de même en cet instant. Le fait de connaitre l’une des proies, de tenir à elle, rend le carnage atrocement personnel. Il ne peut que sentir un profond malaise l’envahir à la vue des carcasses décharnées, mutilées. Que certains soient assoiffés de pouvoir au point de consommer du sang humain lui parait surréaliste, à lui qui va jusqu’à s’injecter des piqures d’argent pour annihiler sa nature profonde.

L’insistance affolée du militaire lacère ses propres nerfs, en fait de vulgaires confettis. L’excès de lâcheté de son collègue l’irrite, lui fait se demander pourquoi ils ont assigné ce bras-cassé à une mission si périlleuse. Certainement parce que leurs supérieurs pensaient les voir rentrer bredouilles et qu’ils ne tenaient pas à placer leurs agents les plus expérimentés sur une opération vouée à l’échec. Il peut comprendre la réaction du couard toutefois, le fait qu’il empeste à ce point la peur. Il n’a lui-même jamais été confronté à une telle barbarie. Il a la douloureuse impression de tenir une poupée de chiffon entre ses doigts, inapte à tenir debout par ses propres moyens. Les jérémiades de son acolyte le poussent à reproduire son geste désespéré. La gifle semble atteindre sa cible cette fois, parvenir à faire émerger le résistant des limbes. L’enveloppe gracile se rapproche de la sienne, semble rechercher une chaleur éphémère. L’islandais en frissonne, tant la peau est glacée. Les rétines bleutées s’ouvrent, vitreuses. Il ne semble pas le voir, il n’est qu’une ombre dans son monde plongé dans les ténèbres. L’espace d’une seconde, il croit revoir sa fille, juste avant qu’elle ne rende son dernier souffle. L'infime éclat de vie dans les pupilles, avant la mort. Il ne peut pas se résoudre à le quitter, pas maintenant. Il ne se pardonnerait jamais d’avoir été si proche de le sauver pour finalement le laisser agoniser dans l’horreur et la crasse. Il ne peut pas s’ajouter ce fardeau sur la conscience. Pas plus qu’il ne se sent capable de le perdre.

« - T’as cru qu’on était ici pour enfiler des perles ? » La langue claque sèchement contre le palais, alors qu’il vient fusiller du regard le soldat peureux. Les autres ne bronchent pas, n’en pensent surement pas moins. « - Fallait te faire greffer des couilles avant de t’engager dans la milice, il est hors de question de se tirer maintenant. Ils auraient le temps de tout nettoyer, et on se retrouverait sans preuve ni témoins. » Le semblant de professionnalisme pour justifier le besoin déroutant de leur porter secours. Il n’y a que le français qui lui importe vraiment au fond, mais il brûle réellement de coffrer ces maudits trafiquants. Infiniment plus inhumains et abjects que tous les mafieux croisés jusqu’ici. La pression contre son bras le détourne de sa cible, amène les sphères d’acier à se reposer sur l’invalide. Les murmures hachés effleurent ses oreilles, permettent d’apposer un nom sur la probable menace. La faiblesse évidente du rebelle lui déchire le cœur. Attise sa colère avec une facilité déconcertante. « - T’en fais pas Regan, tu vas t’en tirer. » Il souffle la promesse avec une douceur presque déplacée, aux antipodes de son comportement habituel. Désireux de faire une trêve face à la gravité de ses blessures. Les billes translucides reviennent écorcher la silhouette du froussard. « - Rends-toi utile, et retire aux autres leurs perfusions. » Il le crache avec véhémence, se montre le plus autoritaire possible pour que l’imbécile ait davantage peur de lui que des fossoyeurs. Il finit par s’exécuter avec un mécontentement évident, persuadé d’être envoyé injustement au casse-pipes. « - Toi, reste pas plantée là, va faire le guet. » Il le siffle à la seule femme du groupe, ayant confiance en elle pour ne pas prendre la poudre d’escampette avec leur seul véhicule.

En dépit de la supplique du roux, il n’arrive pas à se résoudre à le lâcher pour s’occuper des victimes, pas alors qu’il se trouve dans un état si déplorable. « - Je peux surement aider. Tu permets ? » Le dernier milicien s’approche de lui, l’enjoint à s’écarter pour prendre le relai. Il sait ce qu’il est, qu’il est le seul à pouvoir lui redonner un simulacre de forces avant l’arrivée à l’hôpital. Mais c’est justement la raison pour laquelle il s’est toujours méfié du sorcier. Devant l’absence d’alternative, il cède. Abandonne avec précaution la loque aux bras du guérisseur. Les gestes sont empressés, précipités. Il doute qu’ils puissent tous les secourir. La rigidité de certains ne laisse aucun doute quant à leur condition de cadavre. D’autres respirent à peine. Ce n’est qu’un vaste gaspillage. Occire une masse monstrueuse d’humains pour en retirer une quantité absurde d’hémoglobine. Un cri pour les alerter suivi d'une série de coups de feu le fait violemment sursauter. Il sort son arme par pur réflexe, longe le mur crade pour les visualiser sans se faire repérer. Il a seulement le temps de jeter une œillade sur le côté, d’apercevoir le cadavre de la peacekeeper, avant de se faire mitrailler. Il se remet sur le côté de justesse, fait signe aux deux autres d’en faire de même. Les prunelles claires restent rivées sur son ancien allié, toujours en fâcheuse posture. La fébrilité s’empare de ses membres, plante ses griffes acérées dans ses entrailles. Il sent l’animal qui gratte sous l’épiderme, alléché par l’odeur âcre de cruor et les pulsions meurtrières.

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MessageSujet: Re: Endless Nights (Regan)   Mar 10 Oct - 20:06


L’éveil de l’esprit et du corps est un supplice, un exercice qui terrasse les faibles ressources d’une énergie proche de l’extinction. Le plus infime des réflexes prend des allures de défi impossible à réaliser, muscles engourdis par le froid et la douleur, il s’abreuve de la chaleur qui se distille du corps étranger contre le sien. Privé de sa pudeur, il n’a pas la force de chercher à se protéger du reste du monde, il s’en moque, lui qui n’a plus grand-chose à cacher pour un grand nombre. Des frissons contre la peau morte, une inspiration fébrile s’apparentant plus à un soupir de soulagement lorsque la voix s’élève dans son silence. Familière, affreusement forte et puissante au point de gronder dans les recoins vides de sa poitrine. Elle lui enivre les tympans, s’insinue avec chaleur dans les bris de sa conscience à moitié assassinée. Les mots lui semblent incompréhensibles, le flot trop rapide pour qu’il en saisisse pleinement le sens, mais peu lui importe, les notes seules lui suffisent. A la manière de ces paroles dénuées de sens que l’on murmure à l’oreille d’un enfant au sortir d’un monstrueux cauchemar afin d’apaiser ses angoisses par des mots. Prise malhabile contre le bras salutaire, les phalanges tremblent en écho avec le reste de la carcasse puis glissent. Lentement vers le gouffre, retombent mollement contre la cuisse et c’est tout le corps qui menace de s’écrouler à son tour. Jambes en bout de course, inutilisées depuis ce qui lui semble être une éternité. A mourir lentement pour le bien de ces autres qu’il a appris à exécrer. Sa haine pour se maintenir en état de conscience, s’occuper aux premiers instants de cette sordide captivité. Avant de sombrer et d’oublier le pourquoi et se contenter du comment. Ce parce que qui le rend bien plus insignifiant que cette prostitution volontaire jalonnant son existence.

L’agitation à l’entour lui parvient en échos fragiles, brisés par le bruit sourd de sa propre respiration. Du mouvement contre son flanc, l’abandon en une odieuse brûlure contre sa peau. Les sourcils tressaillent et le murmure d’une plainte fragile caresse les lèvres sèches. Faire de son plus bel ennemi son unique sauveur et se sentir mourir encore un peu plus lorsqu’il le délaisse. Nœud dans une gorge déjà serrée à l’excès, la peur s’élève dans le ventre et retombe aussitôt, les ailes plombées. Les émotions viennent et s’éloignent en un fragment de seconde, l’humanité qui se retrouve pour mieux se perdre et se faire oublier. D’autres mains, et cette fois le contact dérangeant d’une chair brûlante contre la sienne. Se débattre est une utopie qui se presse contre son crâne, seul empire où elle étend encore son emprise lorsque le reste de l’édifice se fait sourd et muet. Energie perdue s’invitant doucement dans la mécanique, éveille les sens et la psyché terrassée. Magie qu’il lui est impossible de ne pas reconnaître alors qu’elle prend possession de tout son être. Regain de force trop brusque créant un vide dans sa poitrine, un malaise à l’image de ceux qui s’invitent lorsque l’ivresse retombe. Un instant de flottement salué par la symphonie morbide de tirs et le sorcier délaisse le résistant pour venir se faufiler près de Rhys. « - Je ne peux pas faire mieux, il a besoin d’une transfusion et de soins. Emmène-le à la base, surtout pas à l’hôpital pour éviter les problèmes. » Il le souffle avec sécheresse entre deux giclées de métal brûlant. « - Envoie du renfort une fois là-bas. » La réplique se passe de réponse, et d’une main ferme il pousse le changeur vers la loque qu’il s’échine à vouloir sauver. Perte de temps à ses yeux, sa magie ne lui apportera que quelques minutes de sursis, rien de plus.

De quoi permettre au résistant de se relever avec l’aide de Rhys. Difficilement et péniblement, malhabile et troublé de se tenir à nouveau debout, Regan peine à avancer. Raclent les pieds sur le sol sale et jonché de débris, les doigts fermement agrippés à la veste du soldat comme à un roc en pleine tempête. Fuir est inutile, il le sent. Heurts violents dans la poitrine, à peine quelques pas et déjà il s’essouffle. « -Rhys… » Le murmure s’arrache, porté par une voix cassée. Le corps s’immobilise et entraîne celui du milicien dans son geste. « - Je ne pourrais pas aller plus loin. » L’odieuse évidence racle la trachée et les doigts s’accrochent plus fortement contre l’uniforme. Tire le militaire dans une direction qui s’inscrit dans les limbes de ses souvenirs défaits. Ce ne sont que quelques piétinements supplémentaires avant d’atteindre une porte aussi sale que le reste, et pourtant il se sent faiblir à nouveau. Peine à l’ouvrir pour finalement s’engouffrer à l’intérieur, le corps tremblant. Salle d’examen humide et lugubre, bureau d’admission et chambre de torture avant de se retrouver captif des cages rouillées, les pupilles abîmées n’ont pas besoin de voir pour savoir. Connaissance forcée du lieu, le supplice sur le lit miteux assassine la mémoire. Relents de mort, le sang qui se mêle à l’âcre entêtant des désinfectants. Un râle lui échappe, soupir mêlé à un étrange sanglot, il libère Rhys de son étreinte. Paume de la main contre le mur suintant, la peau fragile s’y abime avant qu’il ne se laisse glisser piteusement à terre.

Les échanges de tirs cessent enfin, plongeant l’asile délabré dans le silence. Calme funeste brisé par sa respiration, il tressaille et tend mécaniquement la main. Tâtonne le vide avant d’agripper à nouveau un morceau de tissu pour enjoindre à son compagnon d’infortune de s’assoir. Besoin déroutant de le sentir proche, de ne pas avoir la sensation d’être à nouveau seul. Aux portes du vide, Regan s’enlise dans les chimères de cette présence salutaire. Laisse ses doigts l’effleurer gauchement, se faufiler jusqu’à hésiter contre ceux du soldat. Faiblesse dans le geste, les phalanges se glissent fébrilement contre leurs jumelles, s’y lient avec une esquisse fragile de tendresse malvenue, se nourrissant à nouveau de la source de chaleur contre sa paume. Tension qu’il devine sous la peau, la fureur du fauve qui crève d’envie d’être libre. Les mots se pressent contre ses lèvres, mais s’y retrouvent prisonniers lorsque le crachat des armes reprend. Une détonation à rythme régulier, le martèlement de la mort s’invitant dans le froid d’une balle fichée dans la chair pour achever ces cobayes devenus dangereux et inutiles. Hoquet d’angoisse qui lui échappe, les doigts se resserrent contre ceux du changeur en un violent réflexe pour l’empêcher d’agir. « - Non… » Qu’il chuchote contre l’épaule du milicien. Supplique à l’opposé de la première formulée, craquements de crainte dans le timbre. Les fossoyeurs se sont changés en assassins, éliminent une par une les preuves de leur présence en ces lieux. Ceux qui vivaient encore comme ceux déjà morts. De l’indignation dans la poitrine, il a du sel sous les paupières mais nullement la force de faire brûler les larmes contre sa peau. Trop proche pour rester de marbre, à chaque déflagration, un spasme lui déchire le corps.  Une autre plus lointaine fait écho, signale la présence du second membre du mortel duo.

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MessageSujet: Re: Endless Nights (Regan)   Lun 20 Nov - 2:33

La décision est prise dans un état second, sans vraiment y réfléchir. Elle ressemble à un étrange sacrifice de la part de son coéquipier. Avec le rouquin à trainer, il n’est clairement pas le mieux placé pour partir chercher des secours, ne pouvant qu’être ralenti. Il les pense certainement tous condamnés. Il ne fait qu’offrir une infime chance à l’un d’entre eux. L’avancée est laborieuse, affreusement compliquée. Regan s’appuie de tout son poids sur lui, trébuche constamment. Il aurait plus vite fait de l’abandonner là, mais la simple pensée lui crève le cœur. C’est pour lui qu’il est venu dans cet asile sordide, qu’il s’est acharné à convaincre ses supérieurs de lui confier cette mission. Il n’aurait pas tant insisté pour des étrangers, ne se serait sans doute même pas intéressé aux disparitions suspectes à l’origine. Il y a longtemps qu’il ne fait plus de zèle, qu’il ne se passionne plus pour son travail. Piteux soldat de plomb, qui exécute les ordres sans se poser de questions. Se détacher de ses actions est le seul moyen qu’il a pu trouver pour ne pas tout envoyer valser. Enterrer ses valeurs profondément pour parvenir à appliquer exactement l’inverse. Fermer les yeux sur bien des composantes de la prohibition. Renier le gamin qui s’était pris un tesson de bouteille dans l’abdomen pour défendre une cause qui lui rongeait les viscères. Il s’imagine mal faire autre chose toutefois. Son statut de peackeeper lui assure des ennemis jurés dans chaque camp. Et il sait trop bien à quel point ne pas être sur le terrain pourrait le dévaster. Il a été conditionné pour ne jamais être inactif, pour prendre des risques au quotidien. L’adrénaline qui coule dans ses veines lui est vitale pour ne pas dépérir. Drogué jusqu’à la moelle. L’idée migre dans la caboche amochée pourtant, s’y loge perfidement.

Le murmure écorché lui égratigne les oreilles, l’immobilise. Il peut sentir tout son désespoir, la force presque surhumaine qu’il doit mobiliser pour ne pas s’effondrer. Le militaire ne cherche ainsi pas à protester, résigné à le suivre sans broncher. Il ne leur rendrait pas service en tergiversant inutilement. La porte crade les mène vers une pièce particulièrement sinistre, dont il n’ose pas deviner la finalité. Tout ce qui peut se trouver dans la bâtisse lui retourne l’estomac, fait jaillir des scènes ignobles derrière ses paupières. Il est convaincu qu’elle ne rend pourtant pas justice aux infamies endurées. Les bourreaux ne s’encombrent certainement pas de scrupules, dépersonnalisant leurs victimes à l’extrême. L’étreinte se détache, laisse courir d’étranges fourmis sous le tissu. Les prunelles claires tentent de s’habituer à l’obscurité, de distinguer les formes avec plus de netteté. La déglutition lui lacère la trachée, sèche à un point douloureux. La fin des détonations le fait sursauter, loin de le rassurer. Elle ne signe pas l’armistice, seulement la victoire d’un groupe au détriment de l’autre. La neutralisation d’une des deux entités. Il se sent horriblement lâche subitement, d’avoir fui. De ne pas être resté avec ses compagnons d’infortune pour les couvrir. Quelque chose au creux de ses entrailles lui hurle qu’ils ont perdu. Qu’ils n’ont pas survécu. L’espoir soufflé par l’humidité ambiante. La seule chose qui le retient de revenir sur ses pas de manière suicidaire est le geste du rebelle. La pression qu’il exerce sur ses vêtements pour l’enjoindre à s’asseoir. Il obtempère machinalement, tremble de haine plus que de crainte. Le sang se rue dans ses artères, lui vrille le crâne. Il sent son cœur battre jusque dans ses tempes, tambouriner avec une violence inouïe. « - Il n’y a pas d’issue. » Le triste constat est chuchoté davantage pour lui-même que pour son ancien ami, une pointe d’affolement dans son timbre.

Les doigts frêles s’entrelacent aux siens, lui intiment de rester tranquille. L’attention le touche et le frustre, l’obligeant à contenir le fauve qui gronde sous l’épiderme. Il gratte furieusement ses chairs, lui tord le ventre. Sans l’emprise de la lune capricieuse, il n’a jamais ressenti un besoin si viscéral de le laisser s’échapper. Oublier son humanité pour laisser la bête prendre le relai, mener le combat à sa place. Ou peut être pour la première fois, de concert avec lui. Les coups de feu reprennent, plus réguliers qu’une série de rafales dans tous les sens. Ils prennent leur temps, paraissent viser et tirer comme s’ils étaient les seuls maitres d'un jeu macabre. Comme si plus personne n’était là pour faire barrage. Des frissons d’horreur lui brisent l’échine devant l’évidence. Il s’apprête à se relever lorsque le débauché resserre son emprise sur ses phalanges. La supplique l’écartèle, le retient cloué au sol contre sa volonté. C’est insupportable de rester sans rien faire, terrés comme de vulgaires rats. Impuissants. D’attendre la mort, en misant sa survie sur la maigre perspective de voir les vampires faire demi-tour après avoir obtenu leur ration d’hémoglobine. Les spasmes d’effroi qui déchirent son voisin se répercutent contre sa propre enveloppe, le détruisent. Il ne parvient plus à obéir lorsque le bruit de pas contre le bitume lui érafle les tympans. Il se dégage sans délicatesse, retire sa veste avec empressement. Il n’a pas le temps de sauver le reste. Il ouvre la main du roux avec autorité, dépose son arme contre sa paume puis referme les serpents dessus. « - Si ça tourne mal… » Il n’achève pas sa phrase, redoute que le résistant soit trop affaibli pour s’en servir. Les rétines translucides recherchent le contact des siennes, s’y ancrent comme à un océan en pleine tempête. Il tente de leur insuffler un semblant de courage, n’est pas certain d’y parvenir. L’éloignement du corps nu se fait aussitôt après.

Insuffisamment pratiquée, la transformation lui fait regretter sa décision. Une souffrance intolérable suinte de ses membres, le ravage de l’intérieur. Les os se brisent, se recomposent, morceau par morceau. Réduisent son uniforme en de misérables guenilles. Il étouffe ses gémissements comme il le peut, alors que la masse difforme se mue en animal à part entière. La peau opaline se change en fourrure noire comme la suie. Le léopard au manteau d’ébène se secoue, s’ébroue avec vigueur. Dépourvu du ressenti de l’homme, il reste focalisé sur son objectif primaire, ancré aux tripes. Il ne jette pas un regard à l’humain, se positionne toutefois face à la carcasse. Protecteur et possessif. La panthère retrousse ses babines, grogne alors que les pas se rapprochent dangereusement. L’entrée métallique est repoussée sans prudence. Elle ne laisse pas au fossoyeur l’opportunité de comprendre et de tirer, elle bondit brutalement. Les crocs fondent sur la gorge, s’y plantent avec une hargne démesurée. La chair se délite sous les assauts agressifs, répand sa saveur délicieuse dans son palais. Les hurlements résonnent contre les murs, rendent la nourriture plus appétissante encore, saupoudrée de terreur. Le cruor gicle partout, repeint les lieux. La bestiole ne stoppe qu’en entendant l’appel affolé de l’autre criminel, devant le massacre. Se léchant les babines, elle traverse le cadavre pour s’extirper à l’extérieur, sent le cartilage crisser sous ses pattes. Effrayé par la taille de la bête, le mafieux décharge son revolver mais manque sa cible. La balle ne fait que l’effleurer, teinte d’écarlate la fourrure. La maladresse passagère lui permet de se jeter sur lui. Ce sont les hanches qui prennent en premier, paralysant son gibier. Elle ne s’arrête pas en si bon chemin, dévore sa bedaine jusqu’à dévoiler ses intestins. Le malheureux continue de remuer, de supplier. Les jérémiades augmentent sa rage et elle vise la jugulaire, pour le réduire au silence définitivement. Elle se repait quelques minutes encore de la carne chaude, avant d’abandonner son festin et de se faufiler vers la salle principale avec la prestance qui caractérise sa race.

Les dépouilles jonchent l’asphalte, froidement abattues. Le guérisseur git dans une mare pourpre, la cervelle éclatée, les pupilles vitreuses. La vision atroce fait remonter le milicien à la surface. Les craquements fusent, lui rendent sa forme d’origine. Les muscles ankylosés, il reste un instant par terre, inapte à remuer. Transi d’affliction, il met un moment à se relever. A détailler le carnage sans les yeux de la créature. Un immense gâchis. Contraint de jouer au vautour, il récupère un pantalon sur l’un de ses collègues, du même gabarit que lui. Un profond dégoût s’empare de lui en l’enfilant, mais il se voit mal débarquer dans sa tenue d’Adam à la base militaire. Il se dirige ensuite avec appréhension vers le bureau, enjambe les macchabées en tentant de ne pas songer à ce qu’il a pu leur faire. Il a le goût acre de leur hémoglobine sur la langue. A proximité de l’enveloppe recroquevillée, il s’accroupit, agrippe son bras pour l’aider à se remettre sur ses pieds. « - C’est fini, on peut partir. » Il le murmure avec douceur, tente d’adopter un ton assuré pour ne pas flancher. Il a l’impression terrible d’avoir passé la dernière heure dans des géhennes putrides. Il ignore comment son allié éphémère fait pour ne pas avoir perdu totalement la tête.  

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MessageSujet: Re: Endless Nights (Regan)   Jeu 23 Nov - 19:57


Détonations et hurlements. Un mélange cinglant qui se forme dans les tréfonds d’un esprit ravagé par l’horreur et la fatigue. La lutte est perdue d’avance, même avec l’appui du mage et de sa magie. Un regain de force dissipé dans un souffle fragile sous la violence d’un effort pourtant minime. Lui qui n’a plus rien d’humain si ce n’est l’enveloppe et le sang qui maintient l’ensemble en état stationnaire. Affolant de constater à quel point il est aisé et rapide de dégrader un être humain, de le réduire à l’état de rien pour qu’il finisse par oublier ce qu’il est véritablement. La facilité à se tenir debout, les sensations banales rythmant les jours, le rythme d’une vie qui finit par mourir lorsque tout disparaît. S’accrocher à ces morceaux brisés jusqu’à s’en entailler les paumes reste alors la seule chose à faire. Pour ne pas sombrer totalement, perdre le peu de raison qui s’arrime à la psyché brisée. Il a connu l’enfer, dans cette vie et la précédente. Dans sa forme la plus pure, celle qui soulève l’horreur et éveille les pulsions les plus impures qui soient. Celle qui défait l’âme pour ne laisser que de la destruction et du mal. C’est un autre enfer dans lequel il a été plongé de force, une nouvelle fois sans comprendre, ne réalisant l’ampleur de la terreur qu’une fois plongé tout entier dans ses entrailles sales. Jusqu’à s’oublier, tout oublier. Ne plus vraiment sentir le contact contre sa paume glacée, ces armes qui le révulsent et font courir des frissons de répulsion le long de son échine. Rien ne transparaît contre la carne blafarde, à peine un tressaillement au coin des lèvres. Solitude affolante, le carnage lui parvient comme un écho lointain. Un mélange entre passé et présent, ses vies qui se mêlent l’une à l’autre en une étrange alliance et le plongent dans une apathie singulière. Tendre les bras au néant, répondre à l’appel d’un murmure venu d’outre-tombe. Voix familière à la douceur sucrée, illusion de fin d’existence, il ressent la chaleur de ces mots qui le caressent. Tentateurs, Rose qui s’agenouille doucement devant lui et prend son menton entre ses doigts fins. Les regards s’accrochent, le noir pétillant contre le vert voilé.

C’est fini, on peut partir.
Elle le murmure avec tendresse, doucement tout en attrapant son bras. Il y a pourtant un écho étrange dans la voix de son épouse. Un timbre plus grave qui roule et racle le fond de sa conscience. Ce ne sera jamais fini. Un éternel recommencement qui l’épuise et le terrasse d’avance. Mots morts s’écrasant contre sa langue, impuissants à franchir le seuil de ses dents qui claquent avec excès. Poupée de chiffon d’une docilité affligeante, Regan se laisse tirer vers ce haut vertigineux. La main de Rose toujours contre son bras, en soutien pour lui éviter la chute. Son corps irradie d’une chaleur presque animale qui le rassure, lui donne envie de s’y plonger tout entier pour réchauffer sa propre enveloppe. Se blottir dans Ses bras et y mourir. Un hoquet de délice lui échappe, et dans un geste mécanique ses doigts s’agrippent faiblement contre les hanches. Trébuche dans sa délivrance, un soupir fébrile à chaque pas qui fait résonner le vide dans sa poitrine et éveille toutes les douleurs grignotant son corps. Souffrance à fleur de peau, visible sur la surface brisée de son visage, le résistant épuise ses dernières forces dans cette fuite lente et inconsciente. Aveugle enlisé dans ses propres chimères, il a le nom de son épouse sur les lèvres. Qui se soupire à chaque fois que ses pieds heurtent le sol. Il se mêle à celui de Rhys, l’insolite duo d’êtres diamétralement opposés qui n’en forment pourtant plus qu’un dans son cœur et dans sa tête. Les doigts fantomatiques de Rose se resserrent contre les siens, il la sent qui l’enlace et dans un râle lourd de tout ce qui le tétanise et le détruit, Regan sombre.

[…]

Détonations et hurlements, crèvent le silence. Eveillent les sens et poussent l’apathie hors du chemin. Dans un sursaut de panique, le résistant s’extirpe du lourd sommeil dans lequel il était tombé. Respiration dérangée et cœur battant à l’excès, de la douleur dans la poitrine sous la force des heurts, il bat des cils et scrute avec angoisse le décor. Aucune cage, ni chaînes. Aucun corps décharnés et plaintifs. Aucun bruit. Ce silence le dévore et ajoute une pièce à sa peur. Frayeur sourde coulant dans ses veines, il agrippe avec affolement le col du t-shirt qui recouvre son torse. La caresse de vêtements contre sa peau, il l’avait oublié. Les fripes ne lui appartiennent pas, et dans les rouages travaillant à plein régime de son esprit, le français se persuade que tout ceci n’est qu’une illusion. Un nouveau stratagème de ses tortionnaires pour mieux le briser. Piqué par ses frayeurs, il se lève brusquement, voit la pièce vaciller devant ses yeux tant le geste est brutal. Un appui précaire contre le lit, il avance péniblement, malhabile sur des jambes toujours fragiles. Effleure du bout des doigts chaque meuble, chaque matière qui se pressent à portée de main. Exploration tactile assassinant l’hypothèse et l’ancrant doucement dans sa nouvelle réalité.

C’est terminé. Libéré de ce nouvel enfer. L’entrave dans sa poitrine se desserre alors un peu. Les mains tremblent, hésitent puis viennent tâter fébrilement les bras. Là où la peau a été traumatisée, pour sentir la rigidité des veines fracassées et les piqûres en nouvelles taches de rousseur douloureuses. Ivre de peur et d’une étrange allégresse, Regan reprend son errance, s’approche de la fenêtre et contemple la rue en contrebas. Familière et étrangère à la fois, le présent lui explose dans la poitrine lorsque son regard se pose sur la façade éteinte de sa propre maison. Antre du pire, ses doigts se crispent contre le rebord de la fenêtre alors que tous les traumatismes endurés pendant ces dernières semaines reviennent fracasser les portes de sa mémoire. Elle lui fait horreur, éveille les frayeurs et attise la crainte. Cette bâtisse qui fut pourtant son refuge, le sanctuaire de son monde, la mémoire de Rose inscrite dans le moindre recoin. Le seul endroit dans toute cette ville pourrie où il se sentait en sécurité. Il pense alors à Flop, le dernier maillon de sa vie brisée qu’il a été contraint d’abandonner. Mort ? Très certainement. Son petit cadavre pourrissant sur le plancher de la salle à manger au milieu du chaos engendré par la lutte.

Avant même qu’il ne le réalise, les larmes brouillent sa vue. Inondent ses cils. Les retenir est inutile, tout son corps se rebelle et rejette le contrôle. Il s’effondre dans un hoquet de peine, un sanglot qui éclate dans le silence. Les doigts lâchent la fenêtre et dans l’océan de sa souffrance, le résistant se noie. Se recroqueville dans un coin de la chambre, s’abime le dos contre le mur, les genoux repliés contre sa poitrine et ses doigts qui s’accrochent avec ferveur au tissu de son pantalon. Piteuse créature brisée jusqu’à l’âme, toute cette détresse qu’il a gardé prisonnière dans les fibres de son être se déverse à la surface. Torrent de sel contre son visage émacié, la carcasse tremble et se défait à chaque sanglot étouffé. Juste une ombre, à peine un reflet de ce qu’il est. Terrassé, le résistant et son charisme flamboyant, remplacé par un assemblage branlant de faiblesse et de terreur. L’esprit qui se morcèle face à tout ce qu’il a enduré, et qui éprouve le besoin de se laisser aller dans l’espoir de pouvoir repartir. Contrepied d’une insensibilité affreusement bien rodée. Entre les sanglots spasmodiques se devinent les notes d’un rire mort frôlant doucement l’hystérie. Il oscille entre folie douce et dépression pure. Réalise alors que ce salut qu’il espérait tant derrière les barreaux de sa cage rouillée lui a échappé. Lui qui aspirait tant à être sauvé, se retrouve soudain à regretter ce retour brutal à la normalité. Il se sent mal, peine à respirer dans les accès de sa crise incontrôlée. Cœur en déroute dont les contractions frôlent la frénésie, l’agonie sous une nouvelle forme. Affolée et frénétique. Rose ne viendra pas cette fois, alors il agrippe avec encore plus de force ses genoux, son front qui vient s’y plaquer dans l’espoir de disparaître quelque part entre les ombres qui règnent dans la pièce. Douloureux constat que de se sentir vivant quand on est mort à l’intérieur.

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