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 Out of control | ITZAL

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« The forgiven warrior »

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MessageSujet: Out of control | ITZAL   Jeu 21 Sep - 13:03

Out of control
Itzal&Esperanza
Un succulent repas, quelques notes de jazz, le brouhaha des conversations. Esperanza était bien installée, elle profitait de son statut privilégié. La famine hantait les foyers des plus pauvres quand les plus riches se remplissaient la panse jusqu’à n’en plus pouvoir. Esperanza était une femme raffinée, elle avait savouré chaque bouchée de son plat mais hélas, le temps s’était invité à sa table. Son regard d’émeraude avisa sa montre de luxe. Il était temps d’y aller. Lasse, la métisse laissa quelques billets sur la table et s’éclipsa du restaurant à l’ambiance chaleureuse. Il était étonnant de constater tout le contraste qui animait la Nouvelle-Orléans. D’un quartier à l’autre les choses pouvaient paraitre totalement différentes. Le Vieux Carré, le quartier français, était un endroit animé le soir, un endroit encore vivant qu’Esperanza appréciait arpenter quand elle en avait le temps.  Ce soir pourtant son cœur n’était pas à la fête. La jeune veuve était préoccupée. Si elle était partisante du Gouvernement, elle était également partisante de la richesse. Parfois elle dérogeait au règlement en prêtant sa fortune à ceux qui en avaient besoin. Esperanza fermait les yeux sur les activités parfois peu scrupuleuses de ses clients d’un jour. Tout ce qui comptait pour elle était les intérêts qu’elle récupérait à la fin de l’histoire. Parfois elle faisait affaire avec des gens désespérés, parfois ses clients étaient beaucoup moins recommandables. Pourtant la métisse n’avait peur de rien, elle savait parfaitement comment récupérer son dû lorsque le délai était écoulé. Et pour cela elle faisait souvent appelle à un homme : Itzal Macaro.

L’hispanique avait atterri sur la route d’Esperanza quelques années auparavant. D’abord garde du corps irréprochable aux côtés de son défunt mari, les deux individus avaient rapidement sympathisé. A la mort de l’époux, les deux amis se sont éloignés puis ont finalement repris contact. Esperanza apprit que son ancien employé avait changé de méthode et qu’il n’hésitait plus à rendre des services contre salaire. Des services musclés et efficaces. Autant dire : tout ce dont Esperanza avait besoin.  Depuis quelques temps déjà Itzal l’aidait lorsqu’il fallait faire payer des retardataires. La carrure et la détermination du colosse s’avérait souvent efficace. Il était plutôt rare qu’Esperanza l’accompagne, sauf dans certaines situations qui engageaient des sommes faramineuses, comme cette nuit là. L’individu était un trafiquant, pour se lancer il était venu quémander des fonds à la richissime veuve.  Jamais la jeune femme ne s’était cachée de sa richesse, bien au contraire. Cependant le criminel s’avéra mauvais payeur. Repoussant l’échéance, mentant pour pouvoir grappiller quelques jours de plus. Esperanza n’en pouvant plus avait lancé l’assaut. Elle avait contacté Itzal pour aller sortir le rat de son trou. Car l’homme se cachait, il était criblé de dettes et l’ancienne sorcière n’était visiblement pas la seule à vouloir lui faire la peau. Elle voulait être la première sur le coup. Il aurait été dommage qu’on le tue sans qu’elle n’ait récupérer son argent.

D’un pas rapide la jeune femme traversa la rue qui séparait le quartier français de Tremé. Le décor s’assombrissait à mesure qu’elle s’enfonçait dans le dédale de rues. Le rendez-vous était convenu au coin de la planque de l’individu. Un bar miteux à la devanture qui laissait à penser qu’il s’agissait d’un commerce lambda. Pourtant lorsqu’on connaissait l’homme à l’entrée, il était très facile d’y pénétrer. Le bureau de la cible se trouvait au sous-sol. Esperanza s’en était assurée. Alors qu’elle arrivait au point de rendez-vous, elle n’eut qu’à attendre quelques minutes avant que la silhouette d’Itzal ne se découpe dans la pénombre.

« Hola Itzal. Tu es prêt ? D’après mes informations le gars gère tout au sous-sol, la devanture est un leurre. Faut qu’on soit convaincants. » dit-elle en prenant une grande inspiration.

Dans son ancienne vie, sa vie de pirate, Esperanza avait pris l’habitude de mentir, de se faire passer pour ce qu’elle n’était pas. Mais depuis tout ce temps elle était un peu rouillée, cependant elle semblait déterminée. Le plan était simple : se faire passer pour des clients. Le trafiquant en question avait tenté de percer dans le nouveau trafic à la mode : le sang humain. Malheureusement son commerce avait été surpassé par celui d’une mafia bien plus compétente. Voilà pourquoi le criminel était fauché, son pseudo bar ne lui rapportait pratiquement rien. Une fois à l’intérieur de ce dernier il allait falloir insister pour voir le patron. Suffirait ensuite de faire pression sur l’individu et le tour était joué. L’entreprise était petite et l’endroit ne devait être gardé que par quelques hommes sans importance. Rien d’insurmontable pour ce duo d’un soir.




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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Ven 22 Sep - 7:23

Out of control
Il marchait d’un pas fringuant, absolument pas refroidi par le décor miteux qu’il traversait comme un décor de cinéma. Ce quartier merdique, il n’en avait pas peur, et il n’était pas le seul. Ceux qui comme lui s’y baladaient avec la gueule de propriétaire étaient les plus malins, les plus puissants ou les plus stupides. Les autres se terraient dans les ombres comme des rats. Ce royaume de cauchemars, cette Cour des miracles de la pauvreté et de la violence, Itzal l’aimait bien pour la seule familiarité rassurante qu’il y retrouvait. Partout où ses yeux se posaient, il reconnaissait ce qu’il voyait. Les clodos, les mendiants, les façades lézardées et à l’abandon, les dealeurs, les types comme lui. Une chorégraphie bien orchestrée, l’horreur du quotidien diluée dans ce septième cercle de l’enfer ; pauvreté et famine, maladie et violence. Ici, rien n’inattendu ne pouvait arriver. Ici, chaque coup de feu, chaque coup de poing, chaque supplication affamée, chaque regard vide et morne était prévisible. Ca lui rappelait le bon vieux temps, pour ainsi dire, un temps où les gens faisaient semblant de croire que les États-Unis n’avaient pas déjà sombré dans l’apocalypse alors que pour le reste du monde, principalement au sud de l’Équateur, il n’y avait jamais eu que cela, une longue et lente agonie de pauvreté, de violence et de décadence. Maintenant, tout le monde était logé à la même enseigne. Et si Itzal avait l’air de bonne humeur, c’était qu’il allait rejoindre Esperanza. Quand Espe faisait appel à lui, ce n’était pas pour jouer aux fléchettes. Cette nuit, quelqu’un allait passer à la caisse, et Itzal aimait bien régler les comptes – de toutes les façons possibles.

Né de la violence elle-même, il y avait toujours eu de la violence en lui, et beaucoup de colère qu’il n’avait jamais su définir ni expliquer. Autant dire que se défouler était sa principale source de soulagement, et s’il y avait eu des moments dans sa vie où il avait dû enfiler le masque du gosse de riche bien élevé, désormais, il était libre d’être l’homme qu’il avait toujours été, et le monstre que ce monde avait tant voulu qu’il soit. Les doigts s’étaient dressés, l’avaient tous jugés coupables, eh bien soit, il était coupable, une véritable bénédiction qu’il accueillait désormais avec simplicité. En arrivant au point de rendez-vous avec Esperanza, il affichait un grand sourire. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas eu besoin de lui. Il fermait les yeux sur ses collusions avec le Gouvernement comme il avait déjà fermé les yeux sur d’autres de ses décisions par le passé, simplement parce qu’elle le payait toujours, et pour des jobs qui lui plaisaient. Et puis, le temps avait fait son œuvre : ils étaient amis. Les amis rendaient services. L’argent, c’était du bonus. Il ne crachait pas dessus parce qu’il était bien placé pour connaître l’ampleur de la fortune indécente d’Esperanza, il s’était tenu debout derrière elle quand elle avait signé, entre deux sanglots, les papiers du notaire entérinant le transfert de la fortune de son tout récent défunt mari sur ses propres comptes en banque. La belle empoisonneuse. « Hola chiquita ! ¿ Listo para dar un paseo ? » Prête pour une balade, elle en avait l’air, assurément. Comme d’habitude, elle semblait avoir tout préparé, tout prévu à l’avance. Il lui adressa un sourire modeste. « T’en fais pas, tu me connais. Insistant, c’est ma spécialité. » Tout en politesse. C’était tout lui.

Il effleura le flingue glissé dans sa ceinture dans son dos, une des quelques armes qu’il portait sur lui ce soir, puis avisa la devanture qu’Esperanza lui avait montré. Une entrée à l’avant, probablement au moins une autre à l’arrière, voire plus puisqu’il s’agissait d’un établissement illégal et que le type n’était pas con au point de ne pas prévoir un moyen d’échapper à une descente de la milice. Combien ils étaient là-dedans pour la garde rapprochée de ce criminel raté ? Le meilleur moyen de le savoir, c’était d’entrer. Il savait que ce soir-là, Esperanza le suivrait. Il y avait des moments, comme ça, où elle aimait voir en direct son débiteur prendre la sage décision de la rembourser. Il pouvait comprendre, elle défendait ce qui lui appartenait. Il traversa la rue, la sachant sur ses talons, et sans autre forme de procès, poussa la porte de la boutique pourrie. Il s’agissait d’un de ces nombreux magasins fourre-tout, mélange de mont-de-piété et de bazar poussiéreux où tout disparaissait, rien ne se vendait, et probablement même rien ne se volait. Aucun fric dans la caisse, aucun client dans la boutique, juste un type, pour l’heure, assis sur une chaise derrière sa caisse, en train de roupiller à moitié. Personne ne rentrait jamais ici, personne d’inattendu en tout cas. Le type eut un léger sursaut, puis reprit contenance et leur jeta un regard glacial qui aurait pu suffire à les faire partir s’ils avaient du genre touristes perdus dans le quartier. Au lieu de quoi, Itzal le salua d’un geste nonchalant, puis entreprit de faire le tour de la pièce tranquillement, repérant les éventuelles portes, issues ou présence dissimulées. Abaissant les persiennes cassées, verrouillant la porte d’entrée de l’intérieur en repassant devant. Prenant possession des lieux, en profitant pour montrer au planton qu’ils n’étaient pas là pour faire du shopping, également. Un peu de pression n’a jamais fait de mal, et il préférait laisser Esperanza mener le dialogue tant qu’ils en étaient au dialogue.  

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Lun 25 Sep - 13:25

Out of control
Itzal&Esperanza
Une vague d’adrénaline s’empara d’Esperanza au moment où Itzal  la rejoignit. Un sourire effleura les lèvres féminines tandis que l’homme s’exprimait dans leur langue natale. Un parfum de nostalgie. Malheureusement la balade nocturne ne serait pas de tout repos. La métisse appréhendait mais ne reculerait devant rien. Ainsi elle hocha la tête comme pour confirmer les dires de son ami. Elle le connaissait, c’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait fait appel à lui et pas au premier guignol qui se vantait de connaître les arts de la négociation musclée. Lorsque la main de son ami disparut dans son dos, Esperanza devina qu’il s’était assuré d’une sécurité supplémentaire. Une sécurité meurtrière faite en métal que la métisse avait parfois du mal à appréhender. L’action s’enclencha en même temps que l’hispanique s’aventura de l’autre côté de la rue. Le visage sévère d’Esperanza ne laissait pas de doute sur sa détermination, cette fois elle ne pouvait se permettre de faire marche arrière. Une fois dans la porte du faux commerce passée, la métisse eut un léger rictus. Un bazar monstrueux s’entassait dans les coins, la poussière s’étalait parfois en couches épaisses sur certains objets miteux. La pièce faisait peine à voir et l’homme à moitié sonné n’inspirait pas vraiment confiance. Son regard vitreux se voulait menaçant pourtant ni Itzal ni Esperanza ne semblèrent impressionnés. La jeune femme s’avança avec une grâce inappropriée vers l’homme qui grogna presque. « Ne fais pas cette tête. C’est pas comme ça que ton boss va se faire de l’argent, t’accueille tous les clients comme ça ? » dit-elle avec nonchalance. Ses deux émeraudes se baladèrent vers l’étroit couloir qui s’étirait à droite du comptoir, une porte en bois au fond de ce dernier attira son attention. Finalement l’homme qui restait méfiant plissa ses petits yeux noirs, la métisse se demanda s’il la voyait encore.

« J’vois pas d’quoi vous parlez. Et lui qu’est-ce qu’il fout à s’balader partout dans ma boutique ? » cracha-t-il en désignant Itzal du menton.

Esperanza sourit légèrement. Il n’était pas aussi bête que ça finalement. Rien d’insurmontable, pour l’instant il n’avait pas encore donné l’alarme et ne les menaçait pas. Non, il les testait, les sondait. Esperanza jeta une œillade discrète vers son ami. Son attention se reporta vite sur l’inconnu agressif, la métisse haussa les épaules, pas déstabilisée pour un sou.  « Le quartier est pas vraiment fréquentable, s’y aventurer seule aurait été une bêtise non ? Maintenant est-ce qu’on peut voir ton boss ? J’ai une affaire à lui proposer. Tu crois que si on était des planqués on t’aurait laissé vivre si longtemps ? » demanda-t-elle sur un ton beaucoup plus pressant. La patience de la veuve avait des limites. Cet homme n’était qu’un rempart branlant, pas de quoi perdre son temps. S’il ne coopérait pas il faudrait sûrement utiliser la manière forte. Il était visiblement seul à l’étage, s’il les laissait passer il était presque sûr que l’ivrogne replongerait dans un sommeil profond. Les miliciens ne laissaient généralement rien passer. Si peu que la gueule du type ne leur revenait pas ils l’embarquaient pour un prétexte bidon et fouillaient les locaux sans prendre de gants. Esperanza connaissait leur méthode. Elle savait que parfois ils pouvaient même être capables de  bien pire. Pour l’instant son regard restait planté dans celui du type jusqu’à ce que finalement, l’homme se laissa tomber contre le dossier de sa chaise et désigna le fond du couloir et ses ténèbres.  

« Ok ok, vous connaissez l’chemin, la porte au bout. » marmonna-t-il

La jeune femme acquiesça, satisfaite. Pourtant elle ne fit pas entièrement confiance à ce type. Allait-il leur tirer dans le dos une fois que les deux amis baisseraient leur garde ? Esperanza s’avança vers le couloir et sans même se tourner vers Itzal annonça « Restons prudent, je ne le sens pas. » la veuve crut entendre l’autre râler mais elle n’y prêta aucune attention. Disparaissant un instant dans le couloir et ouvrant la porte dont les jointures gémissèrent. Un escalier à l’éclairage faiblard s’offrit à elle. Dieu seul savait ce que renfermait ce sous-sol. Son indic’ lui avait seulement dit qu’il y avait plusieurs pièces et que celle du fond renfermait le bureau du patron. Bien sûr l’homme ne s’était pas risqué à s’aventurer derrière chaque porte. Auquel cas il ne serait sûrement jamais revenu.


*italique = espagnol même si je pense que t'avais compris

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Mar 26 Sep - 20:52

Out of control
Il fallait la voir, Esperanza, endosser le rôle de parrain de la mafia. Lui était habitué, depuis un moment. Il l’avait probablement sous-estimée une seule fois, la première fois, la première seconde où il l’avait rencontrée, jugée sur les apparences. Fine, frêle, de grands yeux, et si on s’arrêtait là, c’était trop simple de se dire qu’elle pouvait casser comme une brindille. Depuis, il avait eu le temps de se faire une idée. Même si elle ne l’impressionnerait peut-être jamais plus que lorsqu’il l’avait vue débarquer dans le salon du vieux crouton qui lui servait de mari. Il n’aurait pas pu épouser une vieille dégueulasse sans âme, pour aucune raison, alors il supposait que ça faisait d’Esperanza quelqu’un de plus résistant que lui, et puis voilà. Il n’avait aucun problème à lui accorder cela, et comme toujours, ce n’était pas le cas des autres, comme le planton de la boutique. Lui, pour le moment, il était juste un peu emmerdé, un peu méfiant, mais pas du tout raccord avec la situation telle qu’il aurait dû la comprendre, telle qu’elle était réellement. Il se foutait bien de ce qu’Esperanza pouvait lui raconter et son regard ne le quittait pas des yeux, lui, Itzal. Il avait identifié la menace physique mais refusait encore de faire le lien entre Itzal et celle qui donnait les ordres. Le préjugé classique, atavique, d’un homme face à une femme, et plus encore dans le merveilleux milieu du petit délit merdique. C’était différent dans le crime organisé – de la politique à la mafia. Là, les femmes étaient les plus dangereuses, du moins celles qu’Itzal connaissait… Il releva les yeux et adressa un salut à l’homme, toujours sans rien dire, laissant monter la pression. Il croisa le regard d’Esperanza et dut se retenir de sourire. Elle n’avait pas vraiment envie de rire. Il revint au milieu de la pièce, se planta derrière elle et croisa les bras dans une attitude neutre mais que l’autre ne manquerait pas de mal interpréter.

Finalement, la flemme eut raison du planton. Quel manque de professionnalisme. Esperanza ne représentait pas une réelle menace pour lui, et donc il estimait qu’elle n’en représentait pas une non plus pour son patron. De plus, elle avait parlé de faire affaire, et ça lui suffisait. C’étaient vraiment des criminels de bas étage. Pas étonnant l'Al Capone en carton, là en bas, s’était planté en beauté et se retrouvait à devoir de l’argent à la pire rapiat de tous les temps. Le planton finit par leur indiquer la direction et Itzal se retint de faire un commentaire moqueur. L’autre semblait tout prêt à retomber dans sa torpeur. Esperanza était méfiante, et Itzal hocha la tête. « T’inquiète, pour le moment, ce couillon ne doute pas une seule seconde qu’on est là pour faire affaires. » Sinon, tout comme eux lui auraient déjà fait sauter la tête s’ils avaient été de la milice, il leur aurait déjà tiré dans le dos. Itzal lui lança un dernier regard. Le type les fixait, le visage apathique. Les mains sous son bureau. Le Vénézuélien sut que ce serait pour sortir, qu’il allait leur causer des problèmes. Ah, pas si couillon que ça, finalement. En attendant, il passa devant Esperanza dans l’escalier. Impossible d’arriver furtivement vu le boucan que faisaient les vieilles marches de bois. Une fois dans le long couloir, il soupira à la vue des portes fermées ou entrouvertes qui ponctuaient le chemin.

« Tu sais si ton copain a un moyen de sortir autre qu’en passant par la boutique ? » souffla-t-il. Ça pouvait valoir le coup d’être discrets tant qu’ils le pouvaient encore, dans cas, ou bien l’autre leur filerait entre les doigts. Il s’avança au niveau de la première porte, grande ouverte, la pièce plongée dans l’ombre. Il n’était pas venu pour fouiner, ce que ces mecs trafiquaient de l’intéressait pas. Il y jeta un coup d’œil, vit qu’elle était vide même s’il l’avait déjà senti en utilisant ses sens accrus. Il resta immobile un moment, laissant à son amie le soin de fouiller si elle en avait envie, se concentrant sur son ouïe. À part le battement du cœur d’Esperanza, il n’entendait rien d’autre que les bruits du bois qui travaille. Et deux respirations calmes derrière la deuxième porte, légèrement ouverte. Il leva deux doigts avant de pointer le battant à Esperanza, puis haussa les sourcils. Comment voulait-elle procéder ? Passer comme si de rien n’était et ressortir la carte du rendez-vous d’affaire avec le patron ? Sinon, il pouvait défoncer la porte d’un coup de pied et défourailler dans la pièce. À la limite, il était plus doué pour ça que pour marcher sur la pointe des pieds, mais c’était pour ça qu’il laissait à sa patronne le soin de décider.

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Mar 3 Oct - 10:26

Out of control
Itzal&Esperanza
Tout comme elle, Itzal ne voyait en l’homme aucune menace. Peut-être que l’inconnu ne mesurait pas la dangerosité du duo, peut-être parce que pour lui, une femme ne représentait aucune pression, aucun danger pour le petit business de son patron miséreux. Si tel était le cas, il se plantait royalement. Esperanza eut un  vague sourire alors que son ami lui passait devant. Les escaliers en bois gémirent sous le poids des deux acolytes. Un frisson parcourut l’épiderme de la métisse qui ne pipa mot une fois arrivée en bas. Ca sentait l’humidité, la lumière pâle qui tapissait les murs grésillait. Il y faisait frais, un endroit idéal pour conserver du sang ou pire encore. Esperanza se fichait bien de ce que ce malfrat trafiquait, tout ce qui la préoccupait était de récupérer son dû. Si l’homme était une brèle en affaire ou qu’il perdait tout son argent dans ses vices, cela ne la regardait en rien. Il était temps pour lui de faire face à ses responsabilités. Responsabilités qui se traduisaient par la présence d’Itzal et elle en ces lieux. La voix du vénézuélien la sortit de sa réflexion. Par où commencer ? Certaines portes devaient être scellées, tenter d’ouvrir chacune d’elle serait une perte de temps monstrueuse.  L’autre là-haut, bien qu’il n’ait montré aucun signe d’inquiétude signifiait toujours une menace potentielle. Menace à ne pas négliger. Si Itzal et elle se retrouvaient piégés de deux côtés la situation deviendrait dramatique. Les deux iris émeraudes se posèrent sur le brun, la métisse secoua légèrement la tête.

« J’en sais rien, je pense que oui, au cas où la milice débarquerait. Sauf s’il est encore plus bête que ce que je croyais. » dit-elle en haussant les épaules.

Que pouvait bien faire ce type, terré dans son bureau. S’il avait été absent l’autre à l’étage les aurait fait déguerpir. La cible était donc bien ici, quelque part derrière l’une de ses portes. Esperanza n’avait aucune patience. Jadis elle avait passé des heures, des jours, des semaines entières à écumer les mers dans l’espoir de trouver un trésor légendaire, c’était sûrement ces quêtes vaines qui avaient usé sa patience. Ou peut-être tout simplement son errance traumatisante à Darkness Falls à attendre une mort qui ne venait pas. Sans s’en rendre compte, la jeune femme s’était pincé les lèvres. Le simple fait de repenser à l’enfer la mettait mal à l’aise. Pendant qu’Itzal s’approchait d’une pièce donnant sur les ténèbres, Esperanza avait tenté d’ouvrir une porte. Malheureusement pour elle ce fut un échec. Elle se retourna vers son acolyte du jour, on aurait dit deux flics en mission. L’hispanique désigna une porte. La métisse comprit qu’il devait avoir perçu quelque chose. Elle s’approcha puis sursauta lorsqu’une voix de femme brisa le silence tout juste installé. La voix était étouffée, la veuve tendit l’oreille pour essayer de comprendre. « J’en ai besoin tu comprends. » disait la voix féminine. Esperanza plissa les yeux. Une affaire se tramait là dedans, et elle comptait bien l’interrompre. Dans un hochement de tête, la jeune femme fit comprendre à Itzal qu’il fallait tenter le coup. Sans plus attendre Esperanza poussa la porte. La pièce qui s’offrit à elle était un peu plus éclairée que le couloir. Une blonde assise sur une chaise lui tournait le dos, devant elle un homme au crâne rasé caressait sa barbe l’air songeur. Il releva immédiatement la tête vers Esperanza qui parut déçue. Ce n’était pas l’homme qu’elle cherchait. D’ailleurs il sembla peu amical jusqu’à ce qu’il aperçoive Itzal dans l’ombre de la métisse. Esperanza hésita un moment puis prit un air agacé.

« Je cherche ton boss, c’est un labyrinthe votre planque. J’ai une affaire à lui proposer. » dit-elle d’un ton impatient.

La blonde tourna la tête, elle avait les traits tirés par la fatigue, quelques mèches lui barraient le visage. Elle semblait à deux doigts de perdre connaissance. Esperanza la toisa un court instant puis reporta son attention sur le chauve. Elle commençait à bouillir. Le rat se fichait d’eux. Et l’autre là haut qui s’était bien caché de leur indiquer à quelle porte toquer. La jeune femme serra les dents. Est-ce que l’autre croirait à son histoire ?  « Quel genre d’affaire ? » demanda l’homme, plus méfiant que son collègue. La veuve plissa les yeux, elle ne semblait pas ravie qu’on lui pose trop de questions. Elle allait répondre lorsqu’elle entendit des bruits de pas pressés, comme si on fuyait dans le couloir. Instinctivement elle se retourna vers Itzal. Que se passait-il dans ce fichu sous-sol ?





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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Mar 10 Oct - 19:35

Out of control

Même dans la pénombre, même dans cet état de concentration dans lequel ils étaient tous deux, Itzal pouvait voir qu’Esperanza perdait patience. Il faut dire qu’elle avait dû épuiser tout son stock de patience des années auparavant, quand elle supportait son mariage avec le vieux dégueulasse. En tout cas, il avait été aux premières loges pour admirer le calme et le self-control de la jeune mariée, ces sourires adaptés à la réaction que le vieux baveux attendait d’elle au bon moment, les regards modestes qui dissimulaient à la perfection le feu qui couvait sous la braise de ses iris glaciaux. Même lui s’était fait prendre, au début. Il s’était dit, comme tout le monde en les voyant côte à côte, qu’elle cherchait l’argent, et lui un accessoire à son bras et l’illusion vaine et pathétique qu’il était encore un homme et pas un cadavre ambulant, mais ne pensait pas que ça irait plus loin. C’était au quotidien qu’il avait pu admirer la belle dans son jeu du chat et de la souris – et il avait compris que le prédateur, c’était elle. Itzal, lui, n’avait aucune patience. Quand il bouillonnait, et ça arrivait souvent, cela se voyait. Pour un garde du corps, ça la foutait un peu mal. Plus d’une fois, planté derrière un client, il avait levé les yeux au ciel, grogné, secoué la tête ou même éclaté de rire. Plus d’une fois, il s’était fait rappeler à l’ordre. Cela n’avait pas été différent quand il protégeait le vieux croûton, mais Esperanza, elle, lui avait donné une vraie leçon, à l’époque. Lui n’avait qu’à protéger le vieux, ce qui n’était rien comparé à son quotidien à elle. Des fois, il s’était demandé s’il n’aurait pas mieux fait de laisser l’ancêtre se prendre une balle dans le caisson. Mais là encore, il n’avait pas anticipé. Tout était écrit à l’avance et elle n’avait pas eu besoin d’elle pour retrouver sa liberté. Alors oui, il pouvait comprendre qu’une fois libre, le naturel était revenu au galop, le feu avait repris, et la patience s’était envolée.

Cela ne le surprit donc pas quand Esperanza défonça quasiment la porte derrière laquelle se trouvaient deux personnes – dont une femme, à entendre sa voix. Il entra dans la pièce sur les talons de son ami, avisa la femme, le type, l’absence de fenêtre et de porte ; la perfection. Les mains du type étaient encore nouées sous son menton en une attitude de boss de la pègre, comme s’il avait besoin de se la jouer gros dur face à la créature tremblotante qui se tenait face à lui, en position de faiblesse. Itzal s’en foutait, de ça, d’elle, de leurs affaires. Tout ce qu’il remarqua, c’était le mec n’avait pas d’arme à la main. Décidément, ils se croyaient inaccessibles, tous, ici. Il resta cependant en alerte. Que le bonhomme fasse un geste vers sa ceinture ou la poche de sa veste, et on arrêterait avec les politesses. Il laissa Esperanza mener la danse, comme à leur habitude. Cette dynamique, ils la connaissaient bien, désormais. Il haussa un sourcil quand le type demanda de quelles affaires il s’agissait. Il se prenait pour qui, la secrétaire ? Ce bonhomme qu’Esperanza recherchait n’était vraiment pas du milieu, aucun de ses hommes de main n’était tenu en laisse, c’était le foutoir, cette histoire. Là-dessus, un bruit de cavalcade retentit dans le couloir qu’ils venaient de quitter. Esperanza se tourna vers lui, et Itzal ne perdit pas de temps en longues réflexions sur le sens de la vie. Il ressortit de la petite pièce comme un bulldozer et cueillit le fuyard de l’épaule au moment où celui-ci passait devant la porte, l’écrabouillant plus ou moins proprement contre le mur. Tout ça lui rappelait les parties de football américain avec son frère, quand tous deux finissaient invariablement en sang. L’inconnu laissa échapper un gargouillis et glissa lentement le long du mur comme une tapisserie en train de se décoller. Itzal se baissa pour le choper par le col et le redresser. « Pardon, hein. » Même s’il n’était pas du tout désolé.

Il savait que dans la pièce, le chauve avait dû réagir, d’une façon ou d’une autre. Probablement mal. On n’attendait pas de criminels qu’ils se tournent les pouces pendant un moment de crise… Mais ce n’était qu’un chauve. Esperanza pouvait très bien s’en débrouiller. La blonde, Itzal ne l’avait pas trop étudiée. Peut-être que c’était un démon de l’enfer, n’empêche qu’elle était dans un sale état, trop ne serait-ce que pour lever un bras et lancer un avion en papier. Il traîna le type à l’intérieur et le brandit comme un paquet de lingue sale à l’attention de l’assemblée. « C’est lui, ton type ? » Non parce qu’il n’avait aucune idée de ce  à quoi il ressemblait, finalement, le parrain en mousse. Est-ce que tout allait bien, là-dedans ? Est-ce qu'ils pouvaient commencer à faire affaire, oui ou merde ? Même si en réalité, Itzal s'amusait beaucoup, là tout de suite. Il espérait bien que ce n'était pas déjà fini.

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Ven 13 Oct - 13:07

Out of control
Itzal&Esperanza
La moiteur des lieux, l’humidité, et le regard perçant de ce type qui les dévisageait. Esperanza fut coupée dans son élan. A peine avait-elle entre-ouvert les lèvres qu’un brouhaha la stoppa net. Il ne fallait pas être savant pour deviner que quelqu’un prenait la poudre d’escampette. Malheureusement ce quelqu’un ne semblait pas avoir hérité de quelconque science infuse. Une œillade vers Itzal et l’homme disparaissait des radars. Le chauve sembla comprendre aussitôt que quelque chose n’allait pas. Un bref sourire courba ses lèvres. La blonde assise sur la chaise restait amorphe, tremblotante. Elle paraissait avoir un temps de retard et ne pas comprendre, pourtant tout se mit en place rapidement. Il ne fallut qu’un instant pour que le chauve se retrouve face à Esperanza. Elle avait juste détourné le regard un instant, le temps de voir filer Itzal dans le couloir. L’autre sbire avait saisi sa chance. A vue d’œil il était le genre de macho qui aimait s’attaquer aux femmes pour prouver qu’il en avait dans le pantalon. Le genre à toujours s’attaquer à plus faible que lui. La main de l’agresseur se resserra sur la gorge de la métisse qui en eut le souffle coupé. Ses yeux s’écarquillèrent mais bien vite ses sourcils se froncèrent. La blonde se leva dans un couinement et profita de la cohue pour s’éclipser. En difficulté, Esperanza se saisit du poignet de son assaillant. Elle ne métrisait pas ses nouveaux dons, mais ces quelques mois de cohabitation avec son parasite lui avait fait prendre conscience de certaines choses. La première de ces choses était que, lorsque ses émotions devenaient trop fortes, ses mains étaient capables d’horreurs morbides. Ainsi, lorsque les doigts de la veuve s’apposèrent sur la peau du mafieux, cette dernière se mit à s’assombrir dangereusement. Elle nécrosait. L’homme lâcha prise puis poussa un hurlement dément, venant bêtement se saisir de son poignet blessé de sa main valide. Il regarda la jeune femme comme si elle était devenue un monstre, ses yeux grands ouverts étaient remplis de terreur. La jeune femme avait mal à la gorge, quelques marques rouges commencèrent à assaillir son épiderme.


« Morbleu ! » dit-elle en portant une main à sa gorge meurtrie.

Les bruits provenant du couloir ne signalaient rien de bon. L’autre blessé se précipita vers le bureau, peut-être dans l’espoir d’en sortir une arme. Trop tard. Malgré qu’elle soit secouée, Esperanza eut assez d’esprit pour rattraper sa victime. Elle enfonça ses ongles dans la chair de son crâne qui commença lui aussi à noircir. Cette fois s’en était trop. L’homme tomba à genoux dans des gémissements aigus en tenant son crâne. « Ca t’apprendra à t’attaquer aux femmes. » finit-elle par dire tandis qu’au même moment, Itzal revenait dans la pièce, brandissant sa prise. La métisse opina du chef en souriant. Bitch better have my money fut la seule pensée qui lui traversa l’esprit. L’homme était le front recouvert d’un voile de sueur moite. Comment avait-il compris ? Esperanza l’ignorait, ce qui l’agaça en revanche fut sa tentative de fuite. « Exactement. » La veuve se rapprocha du type qui secouait négativement la tête. « J’ai ton argent. Je savais pas qui c’était, j’ai quelques ennuis. Si ton molosse me lâche je te donnerais tout ce que j’ai. Puis qu’est-ce que vous avez fait à Cormac ? » demanda-t-il avec horreur lorsqu’il vit l’homme au crâne nécrosé qui continuait de gémir par terre. Les émeraudes d’Esperanza se plantèrent dans le regard d’Itzal avant de s’attarder sur le mafieux de bas étage. « Tu n’es pas en mesure de négocier. On va te lâcher, tu vas nous conduire où tu planques l’argent et ensuite on partira tranquillement, comprendes ? (elle regarda le type par terre en haussant les épaules) il faudra lui apprendre les bonnes manières. » conclut-elle dans un haussement d’épaules. « Bon Itzal je pense qu’on peut le lâcher maintenant. De toute façon, s’il tente quoique ce soit ça sera la dernière chose qu’il fera. » dit-elle avec certitude. Itzal était loin d’être un enfant de cœur. Boulot ou non, la jeune femme savait que si leur type tentait de les prendre pour des imbéciles en tentant de fuir, le vénézuélien en ferait de la bouillie.

Finalement l’homme finit par les conduire dans un dédale de couloirs. La planque s’étendait là dessous. Ce n’était pas immense mais cela interpella Esperanza qui fermait la marche. Après quelques minutes le trio se retrouva devant une porte. Un mauvais pressentiment tordit l’estomac de la veuve. Bizarrement elle douta qu’un coffre-fort puisse se trouver ici. A peine eut-elle le temps de comprendre que l’homme avait déjà ouvert la porte. De là un grognement sourd s’éleva. Des dizaines d’yeux vitreux apparurent dans la pénombre. Des zombis. « Sacrebleu ! » s’exclama-t-elle avant qu’une force inconnue ne la pousse vers l’intérieur de la pièce. A croire que la fuyarde blonde n’était pas allée si loin finalement, et qu’il lui restait assez de force pour tenter de rendre justice à ce fameux Cormac.



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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Sam 14 Oct - 12:23

Out of control

Il s’en passait, des trucs, dans la pièce juste dans son dos. Itzal pouvait entendre Esperanza probablement botter le cul du chauve et peut-être de la blonde aussi. En tout cas, il l’entendit clairement jurer comme un vieux routier. Il était habitué à entendre Esperanza s’exprimer comme un personnage de bande-dessinée des années soixante. Ses « sacrebleu » et autre « morbleu » ne lui faisaient plus autant d’effet qu’avant. C’est sûr qu’au début, il lui avait jeté des regards insistants, parce qui parlait comme ça de nos jours à part dans les dessins-animés de pirates pour enfants ? Eh bien, Esperanza O’Connell, apparemment. Et mal lui en aurait pris de lui faire une remarque ou de se foutre de sa gueule, du moins un peu trop ouvertement. Lorsqu’il entra dans la pièce de nouveau, il vit la blonde tenter de s’échapper. Ne sachant pas si elle était importante pour les histoires de sa patronne, Itzal hésita à la pousser violemment contre le chambranle de la porte au moment où elle passait. Le Vénézuélien l’aurait enjambée sans plus lui prêter attention, traînant son otage avec lui. Avant, peut-être qu’il aurait eu un peu de mal à malmener une femme – mais juste un peu, alors –, maintenant, il s’en battait l’œil. Pour ce qu’il en savait, cette blonde était pire que le chauve, pire qu’Espe, même, pire que les deux réunis. Les gens aujourd’hui, et même avant, et même, depuis toujours, on ne savait pas de quoi ils étaient capables et se contenter de croire aux clichés de genre, c’était la meilleure façon de mourir – et la plus conne, aussi. Cependant, ça s’agitait dans la pièce et il préféra retrouver Esperanza. Il revint pour trouver le chauve recroquevillé derrière un bureau. Il ne le voyait pas trop vu d’ici mais il avait l’air mal en point. Itzal jeta un regard entendu à Esperanza. Il ne savait pas ce qu’elle lui avait fait mais ça confirmait bien qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Sa patronne ne transpirait même pas.

Il secoua son bonhomme comme une piñata histoire de l’aider à se concentrer. Apparemment, c’était lui, le pauvre demeuré qui avait emprunté de l’argent à Vampirella. Connaissant l’attrait d’Esperanza pour les choses qui brillaient, même lui n’aurait pas osé lui demandé deux dollars pour s’acheter un paquet de chewing-gum. La carrière du type dans les affaires allait s’arrêter là, et c’était probablement mieux pour tout le monde, le type en question y compris. Enfin, s’il survivait à cette soirée. C’était qui le molosse ? Itzal grogna comme un chien pour donner raison à sa victime, puis croisa le regard de sa patronne. Ah ouais, on en parlait du mec en train de gangréner par terre comme un bout de viande oublié au soleil ? Il avait déjà vu ce genre de phénomène et l’associait généralement à quelque chose qu’il n’avait pas des masses envie de relier à Esperanza, mais la vie était une garce, hein ? Ils en reparleraient, voilà ce qu’ils se dirent en silence pendant cette fraction de seconde. Mais d’abord, money money money. Il relâcha sa victime à la demande de son amie, tirant sur sa chemise pour la défroisser un peu. « Pendant que tu fais tranquillement ce qu’elle te demande, je vais penser à tout ce que je vais te faire si t’essayes de t’enfuir, d’accord ? » Le type couina, ce qu’Itzal prit pour un oui, et les guida dans le sous-sol sans se faire prier. Tant de bonne volonté, ça lui aurait presque mis la larme à l’œil, si ce n’est qu’il les mena droit sur une porte derrière laquelle un tas de trucs s’agitaient. Itzal n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que l’autre ouvrait le battant. Il n’aurait pas pu penser à une meilleure réaction qu’un bon vieux « sacrebleu ! » effectivement.

Le temps d’envoyer son poing dans la gueule du crétin, Esperanza s’était fait happer dans la pièce, et voilà pourquoi il ne fallait jamais hésiter à tabasser une femme, même si elle était blonde et visiblement en pleine descente. Itzal ne la voyait nulle part, mais ne doutait pas qu’elle finirait par se montrer, en attendant il y avait plus urgent. Il sauta dans le nid à zombie, son flingue à la main, ajustant aussitôt sa vision à la pénombre de sorte à y voir facilement. Ah, des rôdeurs… c’était comme travailler un jour de congé. C’était en se battant contre l’un d’entre eux qu’il avait fini par devenir ce qu’il était, son bras en portait encore la marque. Et c’était son job au quotidien, désormais, de tuer ces trucs. C’était pas comme si une blessure de leur part pouvait lui faire grand mal, désormais – du moins tant qu’il ne se faisait pas éventrer comme un poulet. Une balle dans le caisson, voilà ce qu’il leur fallait, et Itzal se servait d’un calibre assez gros pour le crâne explose en un seul tir. Il ne vit pas Esperanza tout de suite, mais tant qu’elle ne se trouvait pas entre lui et ses cibles, ça lui convenait. Il ne vit pas la blonde non plus. Peut-être qu’elles se tapaient dessus, sur un ring, dans la boue, en bikini… « T’es toujours avec moi, jefa ? » Chaque coup de feu résonnait de façon assourdissante dans la petite pièce, mais il n’était pas temps de faire sa précieuse. Qu’est-ce que ce mec foutait avec des zombies dans sa cave ? C’était ça, son affaire ? Quel gros naze… Il ne les avait pas nourris depuis un moment, apparemment, ils étaient dans un sale état – tant mieux pour eux deux, mais ça restait de la maltraitance, non ? En attendant, se frotter à autant de zombies dans une pièce si petite n’était pas idéal, ça leur donnait l’avantage, malgré leur lenteur. Il hésita à ressortir pour en attirer le plus possible à sa suite, mais tant qu’il ne savait pas comment allait Esperanza, il ne bougerait pas.

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Ven 20 Oct - 11:19

Out of control
Itzal&Esperanza
Jusque là tout s’était bien déroulé. Le duo avait su passer chaque étape sans encombre. Les protagonistes sur leur route furent faciles à contourner. Tout était bien trop facile depuis le début. L’imbécile qui servait de chef à tout ce beau monde s’était lui-même livré dans l’indiscrétion de sa fuite. Rattrapé puis livré par Itzal, il ne fallut pas beaucoup de temps avant que l’homme ne capitule. Le Vénézuélien qui accompagnait Esperanza ne lui laissa aucun espoir concernant une éventuelle tentative de fuite. Le teint du mafieux était devenu pâle, sa peau transpirante, il avait l’air malade. Pourtant il avait abdiqué, menant les deux comparses dans le dédale de couloirs que formait son antre. Esperanza s’était réjouie trop vite, sûrement aveuglée par la promesse de retrouver ce qui lui appartenait. Elle aimait aussi le fait de pouvoir montrer qu’elle n’était pas du genre à plaisanter. Quoiqu’il en soit lorsque le trio d’infortune parvint devant cette porte, il ne fallut pas longtemps avant que la situation ne tourne au vinaigre. Tout alla très vite. La porte s’ouvrit dans un couinement aigu. La veuve n’eut même pas le temps de réaliser qu’on la poussait violemment dans les entrailles de la piaule à zombies. Car elle avait quand même fini par comprendre que le mafieux les avait conduits dans la gueule du loup. Que la blonde fragile était à son service, et qu’elle s’avéra être une ennemie redoutable.

Esperanza y voyait à peine, son cœur se mit à cogner si fort dans sa poitrine qu’elle n’entendit presque plus les grognements des créatures. Elle perçut néanmoins le coup qu’Itzal donna au mafieux, devinant que son ami avait dû réagir pour ne laisser aucune chance au malfrat de leur fausser compagnie. De son côté Esperanza y alla par coup de pieds, tapant dans la moindre silhouette qui l’approchait. Malheureusement pour elle, la pièce s’avéra bien trop exigüe pour qu’elle puisse fausser compagnie aux zombis. Une flopée de jurons s’extirpa d’entre les lèvres de la jeune femme. L’adrénaline animait chacun de ses gestes pourtant elle comprit vite que la situation devenait de plus en plus critique. Pour la première fois depuis un long moment, ce fut la peur qui s’empara des traits de l’ancienne sorcière. Elle se voyait déjà morte, le crâne déchiqueté par les mâchoires putrides de ces créatures d’outre-tombe. Elle aurait alors perdu bien plus que de l’argent mais sa vie. Des coups de feu sortirent bientôt la métisse de sa vision apocalyptique. Itzal s’était jeté dans la foule funeste. Il fallait se méfier, l’autre garce devait bien se terrer dans un coin. Lorsqu’Esperanza perçut la voix de son ami, elle fut soulagée durant une demi-seconde. « Je suis là ! Je vais pas tenir très longtemps. Fais attention à l’autre puta ! » cria-t-elle avant de se baisser pour échapper à une morsure. La panique était totale. Elle parvint à son paroxysme lorsqu’un cercle se forma autour d’elle, cette fois ci il allait être difficile de s’en sortir. La seule lumière parvenait du couloir, elle suffisait à peine à distinguer les silhouettes. Esperanza plissa les yeux pour essayer de s’accoutumer à l’obscurité ambiante. Elle avait gagné les Forgiven Days, s’était vaillamment battue dans ces arènes, ce n’était pas pour finir dévorée par des morts.

Les coups de feu attirèrent l’attention sur Itzal, Esperanza put avoir quelques instants de répit. N’en pouvant plus, elle se décida à charger dans la masse. Certaines créatures perdirent un membre sous le choc. La métisse dont le front perlait de sueur se retrouva bientôt près de son ami. Rassurée par sa présence –bien que toujours en danger dans cette pièce de la mort- elle se détendit. L’adrénaline disparut au profit d’une vive douleur. Esperanza devint livide dans les ténèbres « Itzal… » dit-elle d’un ton grave alors que sa main se posait sur son flanc. Elle sentit le tissu de son haut poisseux, un liquide chaud souillait le tee-shirt. La jeune femme ne mit pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait de son propre sang. Elle ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle s’était faite mordre durant ses vaines tentatives de repousser les morts-vivants. Elle n’avait pas aperçu la silhouette plus petite, celle d’un enfant mordant la chair de sa hanche. L’adrénaline avait – dans un premier temps- annulé toute douleur mais désormais Esperanza souffrait. « Itzal ils m’ont eue. » déclara Esperanza tandis que des larmes apparaissaient aux coins de ses yeux clairs. Les coups de feu fusèrent, les silhouettes s’effondraient dans des bruits sourds. Soudain une silhouette qui n’avait rien d’un zombi surgit dans la pénombre, la blonde tentait de prendre la fuite. Dieu seul savait où elle s’était terrée, en attendant elle avait de quoi se réjouir, la fièvre envahirait bientôt Esperanza et l’emporterait sûrement dans la tombe.



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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Dim 22 Oct - 19:42

Out of control

Ce genre de situation finissait toujours de la même façon, ou presque. Itzal était bien placé pour le savoir, qui s’était battu des années contre des rôdeurs jusqu’à ce que l’un d’eux finissent par l’avoir, et qui pour sa peine était forcé de continuer à se battre contre eux, officiellement cette fois. Plus d’une fois il avait failli y passer, plus d’une fois, il n’avait dû la vie sauve qu’à la chance ou à une bonne âme qui avait eu pitié de lui. L’avantage qu’il avait sur les autres, c’était qu’il ne craignait plus les griffures et les morsures. Il avait déjà donné, était passé par là et à moins que la blessure ne soit mortelle, n’avait plus à faire attention où et dans quoi il balançait ses poings et ses pieds. En l’occurrence, il n’était pas très à l’aise avec l’idée de défourailler dans une pièce sombre et close mais l’heure n’était plus à la prudence, d’autant plus qu’Esperanza répondit à son appel, le rassurant quelque peu. Quant à la puta en question, si par hasard elle se prenait une balle perdue, personne ici n’irait pleurer sur son crâne explosé. Pour le moment, il n’avait pas vraiment le temps de s’occuper d’elle, et s’il avait été à sa place, il se serait tiré en courant. L’afflux de zombies paraissait sans fin, mais ce n’était qu’une illusion, la nature était stricte, il y avait une limite au nombre de corps, même morts et pourrissants, qu’on pouvait entasser dans une pièce. Il avait senti la brûlure de blessures sur ses bras et dans son dos, mais sous le coup de l’adrénaline et de l’urgence, n’y prêtait pas attention. Enfin, il distingua la silhouette d’Esperanza, qui était parvenue à la rejoindre. Au moins il n’avait plus à s’inquiéter de lui coller une balle dans le buffet par erreur. Jusqu’à aujourd’hui, il avait toujours réussi à la garder en vie, dans leur ancienne vie ou dans celle-ci, et il avait bien l’intention que cela continue.

Il l’entendit l’appeler, alors que, d’un geste rapide et affirmé, il rechargeait son arme. Il n’avait pas prévu de devoir combattre une armée et n’avait pas d’autres chargeurs sur lui, il allait falloir choisir l’option de la fuite. Il gardait Esperanza dans son champ de vision et du coin de l’œil, la vit vaciller. Il se rapprocha d’elle, l’entendit bredouiller quelques paroles et soudain il eut l’impression que le temps ralentissait. Il y avait de ces moments immuables, de ces prises de conscience insupportables où on savait qu’un événement catastrophique venait d’arriver et qu’il n’y avait rien que l’on pouvait y faire, et certainement pas remonter le temps. Se laisser aller à fantasmer à des « si seulement » était non seulement inutile mais contre-productif. Il savait très bien ce que cela voulait dire, et elle aussi le savait, et il n’y avait plus rien qu’ils puissent y faire, ce qui devait arriver arriverait. Et sa seule chance de survie désormais était de sortir d’ici en vie, déjà, et on verrait après pour la cascade de conséquences que cette infime seconde allait générer. Il vit la blonde se faire la malle et dans d’autres circonstances, il lui aurait couru après pour la massacrer, mais sa colère, ses envies de vengeance et même son instinct, tout ça n’avait plus d’importance. Il passa son bras autour de la taille de son amie, la soulevant à moitié pour l’entraîner vers la sortie en même temps qu’il tirait ses dernières munitions sur la meute. « Ça va aller, Espe, je vais te sortir de là. » Et après ? Après serait pour après. En passant dans le couloir, il vit que le type, ce foutu type pour lequel Esperanza et lui étaient venus ici, reprenait conscience. Itzal lui fila un coup de pied dans la gueule en passant et le laissa là, gisant dans le couloir. De quoi occuper les zombies restant, et bon appétit.

Au bas des marches, il faillit buter contre le gorille de la boutique, venu probablement chercher son patron. Il n’hésita pas à tirer sa dernier balle, à bout portant, et sentit un goût de sang dans sa bouche. Envoyant boulet le cadavre, il rangea son flingue et souleva Esperanza, les dents serrées. Quelle connerie ! Il aurait pu, il aurait dû, si seulement… Une fois dans la boutique, il referma la porte d’un coup de pied, renversa une étagère devant. Pas de quoi retenir indéfiniment les locataires d’en dessous, mais d’ici là, nul doute que la milice serait passée par là. D’ailleurs, mieux valait ne pas traîner. Dans la rue, tout semblait calme, et il s’enfonça aussitôt dans une ruelle parallèle, à l’abri des lumières de la ville ainsi que des témoins. Personne ne devrait faire le lien entre les deux personnes ensanglantées, dont une blessée, qui étaient sorties de la boutique, et les zombies qui seraient inexorablement trouvés dans quelques heures. Personne ne devait savoir ce qui pouvait – ce qui allait – arriver à Esperanza. Il finit par s’arrêter dans une ruelle sombre et déposa son amie par terre, avant de s’accroupir face à elle. « Laisse-moi voir. » Peut-être s’était-elle trompée, peut-être était-ce la brûlure d’une balle perdue qu’elle avait ressentie. Il effleura doucement la blessure, à défaut de la voir, en sentit les contours éclatés, déchirés, rien à voir avec une plaie par balle. Il se releva d’un bon, la vision virant au rouge pendant quelques secondes, puis shoota dans le premier truc à sa portée, une poubelle. « Putain de merde ! Fait chier ! Fait chier ! Merde ! » Il se força au calme, tournant le dos à Espe pendant une dizaine de secondes. Elle n’avait pas vraiment besoin de lui en train de péter un plomb. Il se retourna, s’accroupit de nouveau face à elle, cherchant son regard.

« Je suis désolé, ma belle. » Que pouvait-il dire d’autre ? Pas grand-chose. Mais il y avait beaucoup à faire, en revanche. « Je te ramène chez toi. Et je vais rester avec toi. Je ne vais pas te quitter, et tu vas surmonter ça. » Survivre, déjà, ce serait pas mal. On verrait ensuite, pour le changement d’une existence tout entière, rien que ça. Même si avec le recul, c’était comme tout : on s’y faisait. Il s’y était fait, en tout cas. Quand il avait été à sa place, il avait trouvé des bras aimants entre lesquels il s’était tordu de douleur et avait greloté de fièvre. Il avait rendu la pareille à Brooke quand elle avait dû en passer par là. Et il n’avait pas su protéger Esperanza, alors que c’était son seul et unique job. Alors il ne la laisserait pas, ni cette nuit, ni ensuite, parce que pour lui, il n’y avait aucun doute, elle survivrait à cette nuit.

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Mar 24 Oct - 10:46

Out of control
Itzal&Esperanza
Un gouffre. Esperanza n’entendit soudainement plus que son cœur tapant dans sa poitrine. Elle se sentait comme tomber profondément, lentement, dans un puits de ténèbres sans fond. Elle sentait son cœur se recroqueviller de peur. Elle était terrorisée. Qui ne l’aurait pas été dans une telle situation ? Le genre de situation qu’on imagine vaincre avec force et robustesse, avec fierté, pensant que notre orgueil ne laissera aucune place pour la peur. Pourtant elle était bien là, la peur, envahissant chaque parcelle de son corps meurtri. La jeune femme revint à la réalité lorsque le bras de son ami passa autour de sa taille, l’empêchant de sombrer dans le gouffre sombre. Sortir d’ici, oui, au plus vite. Si Esperanza devait en finir avec cette seconde vie, elle aimerait que cela se fasse hors d’ici, hors de ces murs crasseux, de ces couloirs sans fin baignés d’une odeur de mort et de chair pourrie. Pour l’instant il n’y avait que la douleur de la morsure qui lançait la jeune femme. Elle pouvait donc marcher même si cela restait plutôt pénible. Parfois son visage se déformait un peu sous la peine. Elle apprécia voir le pied de son ami heurter de plein fouet le malfrat responsable de cette mascarade. Finalement, les zombis auraient un repas frais, de quoi se rassasier un moment. Alors qu’elle s’accrochait comme elle pouvait à Itzal, Esperanza commençait à se poser mille questions. Combien de temps cela prendrait avant qu’elle ne périsse ? Elle n’y connaissait rien. Elle avait croisé quelque uns de ces voleurs d’énergie à Darkness Falls, elle en avait entendu parler au Gouvernement, elle savait Itzal lui-même victime de ces revenants. Mais la métisse savait aussi que la plupart ne survivaient pas.

Une bruine de sang éclaboussa les deux compères. Le Vénézuélien aida son amie blessée à remonter en surface. Derrière eux le cadavre du sbire baignait déjà dans une flaque pourpre. Les zombis en liberté viendraient sûrement finir le travail. Esperanza l’espérait vivement. Au fur et à mesure que les minutes s’égrainaient, la jeune femme commençait à sentir son cerveau pulser dans sa boite crânienne. La douleur s’immisçait dans sa tête. Sans vraiment réaliser comment, Esperanza se retrouva assise par terre, le dos contre un mur de briques. Elle leva son regard vers Itzal. Un léger sourire courba ses lèvres. Au-delà de n’être qu’un homme qui l’accompagnait dans certaines missions, Itzal était un ami. Un ami précieux. Esperanza le savait déjà, néanmoins par les temps qui courraient, quelqu’un d’autre aurait sûrement pris la fuite. Il vérifia attentivement la blessure. Lorsqu’il s’emporta tous les espoirs de la jeune femme s’envolèrent. Au fond elle savait qu’elle n’avait pas fait d’erreur, malgré ça elle n’avait pu s’empêcher d’espérer qu’elle avait eu tort. Tandis que le Vénézuélien shootait dans la première chose sur sa route, l’ancienne pirate ferma un instant les yeux.

" Dios te salve, María,
llena eres de gracia,
el Señor es contigo,
bendita Tú eres entre todas las mujeres…”


Les excuses d’Itzal l’interrompirent dans ses prières. D’un battement de cil lent, Esperanza avisa son ami. « Ce n’est pas ta faute, c’est le risque. Puis il a plutôt mal fini, on s’en sort pas si mal.» Dit-elle dans un sourire terne. Elle avait mal au crâne, elle avait l’impression que son cerveau était sur le point de bouillir. Elle aurait voulu plonger dans une baignoire de glace pour se soulager. Elle aurait voulu s’en aller loin de tout. Elle repensa un instant à sa vie. A tous les gens qu’elle avait perdus. Sa mère qui s’était sacrifiée pour qu’elle puisse vivre libre, ses enfants qu’elle n’avait pas vus grandir. William… Elle se reprit, hochant la tête. Oui elle voulait rentrer chez elle. Loin de ces ruelles poisseuses. Elle se redressa non sans peine. Elle tenta de ne pas trop laisser paraitre la douleur, retenant des grimaces. « Itzal… Comment ça va se passer ? Est-ce que tu crois qu’on pourra vite en finir ? » Demanda-t-elle d’une voix tremblante. Une fine pellicule de sueur commençait à recouvrir son front. Au moins si la fin arrivait, elle ne serait pas seule. Bien qu’elle ait déjà goûté à la mort, la métisse se rendit compte qu’elle n’était pas prête. Elle ne voulait pas encore quitter ce monde aussi apocalyptique soit-il. Elle avait la sensation qu’elle n’avait pas accompli toutes les choses qu’elle aurait dues. La mort cette chose étrange qui vous créé un élan de conscience fulgurant. « J’espère qu’on pourra vite en finir. » finit-elle par murmurer. Si la mort l’attendait bel et bien, alors elle espérait qu’elle agisse vite. Devenir l’une de ces voleuses d’énergie impliquerait un changement radical dans sa vie. Un changement de plus qu’elle n’était soudain pas certaine de pouvoir surmonter. Finalement débout, Esperanza serra les points. Tous les deux étaient souillés de sang. Dans un  quartier comme celui-là cela passerait relativement inaperçu. Pourtant avec toute l’agitation, la jeune femme savait qu’une armée de miliciens ne tarderaient pas à débarquer. Ce n’était qu’une question de minutes désormais.



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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Jeu 26 Oct - 21:22

Out of control

C’était sa faute. Pas complètement, il n’était pas du genre à se vautrer dans la culpabilité. Mais c’était aussi sa faute. Il aurait pu faire en sorte que ça n’arrive pas, il aurait dû sortir Esperanza de là tout de suite au lieu de faire des cartons sur les zombies. Il aurait dû défoncer le crâne de cette garce blonde à la seconde où elle avait tenté de s’enfuir. Et peut-être que dans un monde parallèle, un Itzal parallèle avait réussi à empêcher une Esperanza parallèle d’être blessée. Et peut-être que dans un autre, elle était tout simplement morte. Au moins ne s’était-elle pas fait tuer, son Esperanza, et avec la force de l’habitude, il chassa ces pensées parasites. Tout ça ne servait à rien, ni à lui et encore moins à elle. Une fois la constatation faite, sa culpabilité acceptée, il devait aller de l’avant. Il savait qu’elle passerait la nuit. Férocement, il y croyait à cent pour cent. Il ne pouvait pas imaginer une seule seconde qu’elle meure comme ça, de façon aussi conne, aussi horrible. Et pourtant, il savait que tout ça n’était qu’un grand jeu de roulette russe biologique. Pourquoi certaines personnes mouraient et d’autres non, nul ne le savait, probablement parce que les gens s’en foutaient, des voleurs d’énergie, il y a encore peu de temps, et qu’on se contentait de les traquer pour les massacrer. Quelque part, dans un labo secret du gouvernement, des Dr Mengele en puissance devait faire des tas d’expériences sur des cobayes pour tâcher de trouver la raison à ce mystère. Il pouvait même imaginer qui… Mais ce qui était sûr, c’était que pour l’heure, la transformation n’obéissait à aucun critère visible. Il avait assisté à ça des dizaines de fois, au Bones, avant de lui-même en être la victime. Des brutes de cent cinquante kilos qui convulsaient par terre et rendaient l’âme. Tandis que des personnes en apparence faibles surmontaient l’épreuve. Hasard total, donc, et ce n’était pas parce qu’il n’avait pas envie de voir Esperanza y passait qu’elle n’y passerait pas. Mais il ne pouvait simplement pas l’imaginer, l’appréhender. Encore moins l’accepter.

Il la laissa se relever, faire quelques pas. Puis il la rejoignit, passa un bras autour de sa taille pour la soutenir, et ils se mirent en route ainsi, lentement, en titubant. Il capta sa question, soufflée d’une voix devenue faible, comme il ne l’avait jamais entendue. Pour y répondre, il dut convoquer ses propres souvenirs, et faire le tri dans ce qu’il était nécessaire de lui dire et ce qu’elle découvrirait bien assez tôt. Mais il ne pouvait pas lui mentir non plus. « Vite, non. Ça va te paraître interminable. Et douloureux. Et tu vas avoir l’impression de mourir, littéralement. » Probablement parce que c’était exactement ce dont il s’agissait. Un genre de mort du corps, avant la renaissance en autre chose, de plus tout à fait humain. Ou la mort tout court, mais il refusait d’y penser. Au moins n’aurait-il pas à lui coller une balle dans la tête. Si elle ne se transformait pas en voleuse d’énergie, elle mourait, tout simplement, et c’était beaucoup mieux que l’idée de se transformer en zombie. « T’en auras pour quelques heures, un jour ou deux maximum. Et ensuite… ensuite ça ira mieux. C’est une promesse. Regarde-moi, la perfection faite homme. Toi aussi, tu en viendras là. Et d’ici là, je t’aiderai. » Parce qu’entre le moment où elle combattrait la fièvre et le moment où elle pourrait reprendre un semblant de vie normale, il y aurait cet atroce période de folie, de désorientation totale, de faim dévorante, sans parler de tous les petits bonus indésirables. Lui était allé trouver un être cher, s’était dit que mourir dans ses bras, après tout, pourquoi pas, mais il n’était pas mort, et en guise de période d’acclimatation, s’était retrouvé enfermé dans un cachot du gouvernement. Et la faim… c’était ça le pire. La faim, et ce qu’elle vous faisait faire, les actes innommables qu’elle vous faisait commettre et les conséquences avec lesquelles il fallait vivre ensuite…

Mais en attendant tout ça, il fallait déjà se mettre à l’abri. La dernière chose dont elle avait besoin, c’était que la milice lui mette la main dessus. Même une fois devenue autre chose, elle pourrait se raccrocher à sa vie, à ce qui la définissait jusqu’à aujourd’hui. Elle pourrait reprendre ses affaires et faire illusion. Et même, certains jours, se mentir à elle-même et avoir l’impression que rien n’avait changé. Tout ça tomberait à l’eau si elle se faisait prendre, étiquetée par un obscur gratte-papier du gouvernement et jetée sous les murs de la ville pour devenir ce qu’il était, un larbin nettoyeur, à jouer avec sa vie tous les jours parce que sa vie, justement, ne valait plus rien. Mais jamais autant que dans ce genre de situation ne prenait-il conscience de sa propre valeur en tant qu’être vivant. Simplement parce qu’à ses yeux, Esperanza n’avait pas moins de valeur non plus, quelle que soit sa nature. « Ta vie va changer, mais c’est toi qui décideras jusqu’à quel point. » Une promesse dans le vent, ou pas. Lui-même s’était si bien adapté qu’il éprouvait une certaine fierté d’être ce qu’il était. C’était tout le reste qui le foutait en rogne.

Un bruit de pas, des chuchotements dans la ruelle perpendiculaire à la leur : il enroula son bras autour du cou d’Esperanza, pressa le visage de son ami contre son épaule, faisant barrage. Deux silhouettes fantomatiques les dépassèrent sans faire attention à eux. Pour cette fois.

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MessageSujet: Re: Out of control | ITZAL   Jeu 2 Nov - 10:31

Out of control
Itzal&Esperanza
La mort, ce poison, cette chose contre laquelle l’être humain est impuissant. Cette  chose qui surgit des ténèbres sans qu’on ne puisse l’arrêter. Voilà ce qui coulait dans les veines d’Esperanza à ce moment précis. Perdue, résignée, la métisse se contentait de se laisser emporter par la voix rassurante de son ami. Itzal était là, Itzal ne partirait pas, non, il ne l’abandonnerait pas de sitôt dans les bras de la Grande Faucheuse. Soutenue par le bras puissant de son ami, l’ancienne sorcière ne put retenir une grimace. La mauvaise nouvelle venait de tomber. Le processus était donc lent. Aussi vicieux qu’il en avait l’air il allait sûrement la faire souffrir comme jamais. Esperanza était déjà morte une fois, cela avait été rapide aussi loin qu’elle pouvait s’en souvenir. Une balle avait perforée son cœur meurtri et tout s’en était allé. S’en suivit une chute au milieu de l’enfer, une errance que la jeune femme ne se sentait pas capable de revivre. Encore fallait-il que la fièvre la terrasse. Fièvre qui commençait à faire chauffer son crâne. La métisse mordit sa lèvre inférieure. Elle avait peur, c’était plus fort qu’elle. « Itzal, si tu vois que je souffre trop il vaudra peut-être mieux qu’on arrête tout ça. » sur ces mots les yeux clairs d’Esperanza vinrent se mêler à ceux de son ami. Tous deux marchaient péniblement pour fuir ce quartier lugubre et maudit. Non seulement Esperanza n’avait pas récupéré son dû mais en plus elle était sur le point d’y laisser sa peau. Le malfrat ne s’en était néanmoins pas mieux sorti. Il ne devait rester de lui qu’une bouillie de chair à l’heure qu’il était. L’ancienne pirate en aurait presque rit. Finalement ce fut la remarque du vénézuélien qui lui arracha un faible sourire. « La perfection ? Dis-donc tu m’avais caché ça… » Railla-t-elle en continuant d’avancer avec peine. Elle bénissait Itzal de vouloir paraître rassurant.  C’était une digne manœuvre pour détourner l’attention. Si elle s’en sortait, Esperanza lui serait éternellement reconnaissante. « Ne fais pas des promesses que tu ne pourras pas tenir. En tout cas si je m’en sors je te jure que plus personne n’osera me voler mon fric. » Assura-t-elle en voulant détendre l’atmosphère.

Les deux amis approchaient du quartier français. Le Vieux Carré, ce quartier animé qui bordait le voisinage lugubre de Treme. S’il y avait du monde, leur périple passerait sûrement inaperçu aux yeux des badauds. Deux silhouettes les frôlèrent, Esperanza cacha son visage. Elle avait l’impression qu’elle était à deux doigts de s’embraser. Elle avait chaud, terriblement chaud. La sensation horrible qui lui mordait le flanc la faisait parfois grimacer. Une multitude de pensées sordides lui envahit l’esprit. Une voix lointaine résonna dans sa tête. C’était Itzal. Elle l’entendait comme s’il s’adressait à elle du haut d’un puits. Cherchant son air avec peine, la jeune femme continuait de marcher. La route lui semblerait interminable. Tout comme l’adaptation à cette potentielle nouvelle existence. « T’es un chic type Itzal. J’aurais pas pu me faire mordre en meilleure compagnie, ça c’est certain. » Avoua Esperanza. Sa nouvelle vie elle y penserait plus tard. Il était inutile de se faire de faux espoirs, de se voiler la face. Il était possible que la métisse ne survive pas à cette mascarade.

__

Après avoir traversé une bonne partie de la ville, Esperanza et Itzal atteignirent finalement la demeure O’Connell. Une vaste villa bien trop grande pour une femme seule. L’état de la jeune femme n’avait cessé de se dégrader. On devinait à peine qu’elle était métisse tellement son teint était devenu pâle. Elle commençait à ressembler à un zombi sorti tout droit d’outre-tombe. Elle avait chaud pourtant une sueur glacée lui recouvrait le dos. Elle avait demandé à son ami qu’il la laisse sur son canapé. Au diable les tâches de sang qui le souilleraient, jamais elle n’aurait la force de se hisser à l’étage. Avachie sur la toile du sofa, Esperanza respirait faiblement. Et maintenant, qu’allait-il se passer ? L’agonie. « Ma tête va exploser (elle porta une main à son front brûlant) Sacrebleu ! » les mots avaient été articulés avec difficulté. Esperanza se demandait bien comment pouvait-on survivre à une telle épreuve. Pourtant elle en avait la preuve vivante sous les yeux. Et pour sûr elle ne connaissait pas plus vivant qu’Itzal. Il lui donnait espoir. Comme une lueur dans ses ténèbres. Dans quelques heures tout sera fini.




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