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 Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Lun 25 Sep - 0:07

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Il avait toujours cru que la nuit serait son alliée. Pour toutes ses années de vie, et depuis le tout début, elle l’avait été, en tout cas. Ses ombres faisaient les meilleures des cachettes, la façon dont elle absorbait les pas et les cris, dont elle rendait le pire un peu supportable, dissimulait les horreurs ou au contraire les multipliait ; tout cela lui avait toujours rendu la nuit familière et rassurante. Entre ses ténèbres, il en avait fait, des conneries. Et il en avait commis, des crimes, de toute nature. Et cette fois encore, il avait cru qu’elle serait son alliée, mais alors qu’il courait sans bruit, glissant comme une ombre au pied des murs de la Nouvelle-Orléans, il se rendait compte que cette nuit-là était différente des autres. Cette nuit-là était la nuit où il s’enfuyait. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait, loin de là, mais ses précédentes fuites n’avaient pas été aussi lourdes de conséquences. Il n’avait jamais laissé quelqu’un d’important derrière lui. Je ne supporte même plus de te regarder. Il s’était toujours laissé la possibilité de revenir. Je ne veux plus jamais te revoir. Comme si en vérité, il ne s’agissait que d’un petit accident de parcours aisément oubliable une fois le feu qu’il avait allumé réduit à l’état de braises. Il n’avait jamais tourné le dos à sa propre existence en étant aussi certain qu’aujourd’hui que sa vie était terminée, cette partie-là de sa vie. Cette vie où il avait été un garde du corps au service du gouvernement et où il avait eu, jusqu’à quelques jours, quelques heures encore, une autre personne. Une « autre », extérieure à lui, et qui avait accepté de partager sa vie. Jusqu’à ce qu’il détruise tout. Mais détruire, jusqu’à présent, ça l’avait fait rire. Il rirait de se saborder lui-même. Il n’avait jamais compris qu’il en riait parce que sa propre existence lui importait peu. Cette fois, il y avait une « autre ». Tu me dégoûtes et je veux que tu partes. Quitte la ville. Je ne veux plus te voir, jamais.

La nuit n’était plus son alliée du tout. Il avait profité de la nuit pour aller se battre dans un club clandestin, contre des zombies. Il avait passé la nuit à se tordre de douleur et de fièvre entre les bras de Priya, en sachant très bien qu’il vivait ses dernières heures de vie commune avec elle, que c’était la dernière fois qu’elle le touchait, qu’elle était là pour lui et qu’il pouvait compter sur elle. C’était quelques nuis auparavant que, affamé, sans plus comprendre ce qui lui arrivait, aveuglé par l’épuisement et le manque d’énergie, il avait attaqué et tué cette inconnue, dans la rue, en se nourrissant d’elle. Et c’était cette nuit, encore, qu’il avait finalement décidé d’obéir à l’ordre ultime de son employeuse. Il partait. Il fuyait. Il quittait la ville. Et ne fois les murs franchis, la nuit n’était que menace. Il courait en silence, et il avait l’impression pourtant que ses pas résonnaient cruellement dans le silence, que son ombre s’étalait comme une traînée de peinture sur le mur qu’il était en train de longer, ombre chinoise à la lueur de la lune. Dans chaque recoin d’ombre, il croyait voir une silhouette en embuscade, prête à lui sauter dessus. Une fois encore, il allait à l’encontre de la loi. Ce qu’il tentait était passible de mort, et la seule idée d’être condamné à mort par un gouvernement qu’il méprisait le rendait malade. Il n’avait plus personne pour l’aider, ni Priya, ni son père, ni son frère. Partir était la meilleure chose à faire, s’il y arrivait. S’ils te trouvent, ils te tueront comme un chien, parce que c’est ce que tu es, maintenant. Sur ce point, elle n’avait pas tort. Et depuis quelques minutes, il le savait, il était suivi. Poursuivi même, serait le bon mot. Et il était sûr que s’il était pris, on le traiterait encore moins bien qu’un chien. Il n’avait pas encore l’habitude ce qu’il était devenu mais il avait travaillé assez longtemps aux côtés de tous ces connards arrivistes et sans âme pour savoir ce que ce gouvernement pensait des gens comme lui. Et pour commencer, pour eux, il n’était plus une personne.

Il s’arrêta quelques secondes et tendit l’oreille. Il était poursuivi. Difficile de ne pas les entendre. Ils étaient plusieurs, et ne faisaient aucun effort pour cacher leur progression, eux, et pourquoi le feraient-ils ? Itzal sut qu’il n’avait aucune chance. Mais ça ne l’empêcha pas de repartir. Il savait comment ces traqueurs fonctionnaient. Bientôt, il arriverait jusqu’à la couverture des arbres et alors, ils se sépareraient, puisqu’ils avaient l’avantage du nombre. Et eux étaient dans leur droit. L’assurance faisait tout, et autant dire qu’Itzal en manquait, en cette seconde. Il ne s’était pas nourri depuis la femme, l’inconnue de la ruelle. Son corps encore engourdi et douloureux de la transformation qu’il avait connu, sa cicatrice, sur son avant-bras, pulsant doucement au rythme de son sang devenu épais et noir. La fatigue le fit bien vite ralentir. Il slalomait entre les arbres, avec l’impression que les rayons de la lune étaient braqués sur lui comme un projecteur. Cent mètres, peut-être deux cent mètres, c’était toute la distance qu’il avait réussi à mettre entre lui et cette foutue ville.

Devant lui, il capta du mouvement, freina brutalement pour changer de trajectoire, mais une silhouette sembla littéralement naître des ombres et il abandonna l’idée de fuir. Au moins ne s’agissait-il que d’une seule personne. Une très petite et très frêle personne. Ce qui le mit sur ses gardes, si c’était possible de l’être plus. Le gouvernement n’enverrait pas une gamine à la poursuite des Daybreakers en fuite, à moins que la gamine en question soit bien plus que cela. Et c’était lui qu’on allait traitait de monstre… Il aurait pu supplier, marchander, mais à quoi bon ? Ces gens-là étaient sans pitié et incorruptibles. Et un jour, le couperet tombait sur leur cou à eux… Itzal sortit un couteau de sa ceinture, frustré de ne pouvoir se servir de son flingue. Il n’y en avait qu’une, et c’était encore sa seule chance de s’en sortir. Si le reste de la meute se pointait, c’était fichu, et il préférait ne pas les attirer d’un coup de feu. Il chercha son souffle difficilement, sentit chacun de ses muscles refuser de répondre à ses sollicitations. Il aurait dû attendre. Sa transformation était trop récente. Il avait été trop orgueilleux, n’avait pas supporté la façon dont Priya l’avait traité. Et il allait le payer dès ce soir. Sauf s’il égorgeait cette mioche avant qu’elle n’appelle du renfort. Sa vie était vraiment devenue merdique. « T’es sûre que c’est moi que tu cherches ? » On ne savait jamais. Tout en parlant, il fit un pas de côté. S’ils pouvaient en terminer dans les trente prochaines secondes, ça l’arrangerait.

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Dim 15 Oct - 1:47

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Un nouveau dossier se retrouvait dans leur service, créé après l’invasion de zombies suite à une nouvelle ouverture des portes de Darkness Falls. Encore un qui s’ajoutait à la multitude qu’ils devaient déjà gérer. Elle entendait certains de ses collègues râler, d’autres jubiler. Elle, elle ne se détachait pas de son air froid, vide. La jeune fille s’était contactée d’attraper les papiers et d’y jeter un coup d’oeil. Quelques secondes nécessaires pour avoir les informations en tête, et ne pas être surprise lorsque le moment de l’intervention arriverait. Les erreurs, elles étaient mortelles dans leur cas, et Ambre avait besoin de tout savoir, de tout contrôler. Son cerveau ne vivait que grâce à cela. Les connaissances, l’information, le tout utilisé pour créer les stratégies les plus précises, pour réussir au mieux les missions. Elle faisait peur la petite blonde, bien qu’elle n’avait pas été prise au sérieux à l’ouverture de cette unité. Une unité d’élite, une unité de monstres aux yeux de certains citoyens. L’italienne ne comprenait pas cette appellation. Après tout, les shadowhunter risquaient leur vie pour protéger les autres, cherchant à tuer, détruire ou capturer ces anomalies avant qu’elles ne s’en prennent aux personnes lambdas. Ces zombies, voleurs d’énergie, n’avaient plus rien d’humain, et il faudrait que ses chers concitoyens s’en rendent compte.

Cette pensée rappela à sa mémoire une situation qui s’était déroulée quelques jours plus tôt. Une femme qui avait voulu protéger son mari alors que celui-ci s’était transformé, passant à l’état de bête sauvage, d’abomination. Elle avait refusé de s’écarter quand Ambre était arrivée avec ses collègues, avait cherché à amadouer la jeune fille, comme si celle-ci pouvait compatir ou faire preuve d’empathie. Quelques secondes de trop, de perdu pour les miliciens, et l’inconnue s’était fait griffer, mordre par celui qu’elle tentait de défendre. Et tuer par la suite, l’italienne préférant éviter le moindre souci de futures contaminations. Ainsi, les citoyens préféraient risquer la vie des autres plutôt que de laisser les miliciens faire leur travail. Pathétiques, ils l’étaient. Bouffés par les sentiments, et l’amour qu’ils portaient à leurs proches. Ambre trouvait cette situation profondément inutile, et ne supportait pas que l’on tente de se mettre en travers de son chemin. Enfant psychopathe, créée pour être une arme, et qui s’acquittait à la perfection de sa mission. Tant de sang tâchait ses mains, et la quantité avait été multipliée avec les zombies. Au rouge s’était alors mêlé le noir, preuve de l’immondicité que ses êtres étaient devenus.

Ambre ne comptait plus le nombre de personnes qu’elle avait assassiné à cause de cette loi, de son métier. Pourtant, une nouvelle était tombée quelques jours plus tôt. Les voleurs d’énergie n’étaient plus à tuer, juste à capturer. Un changement radical dans la ligne du Gouvernement, mais l’italienne n’y avait pas vu de problème. Elle suivait juste les ordres, sans poser la moindre question. D’ailleurs, on finit par venir toquer à la porte de son bureau. La mission de surveillance allait bientôt débuter. Et Ambre se devait d’être prête en avance, histoire de jauger les forces qu’elle aurait à disposition. Parce que oui, on l’avait mis à la tête de l’expédition. Elle, la gamine dans les rangs des miliciens. L’enfant, certes, mais nettement plus douée que nombre de ses collègues. C’était l’avantage d’être surdouée, d’avoir des connaissances militaires approfondies, bien que cela ne plaisait pas forcément d’après les regards haineux et méprisants qui se posaient sur elle, alors que les armes et les protections trouvaient leur place sur son corps. Calmement, sans se laisser impressionnée par les muscles que les hommes faisaient rouler. S’ils savaient qu’elle pouvait les mettre à terre en quelques secondes… Ils feraient moins les malins.

Les directives furent données en quelques minutes, Ambre ne s’en embarrassant jamais. Puis le groupe décala, trouva la nuit noire de la Nouvelle-Orléans.

Il ne leur fallut pas plus d’une dizaine de minutes pour trouver une de leurs proies. Ou plutôt, pour qu’Ambre la reconnaisse. A partir de là s’ensuivit une course-poursuite, qui leur fit traverser la ville de la façon la moins discrète au monde. Mais bon, au vu de l’heure et avec le couvre-feu… Peu de personnes iront les arrêter, prendront ce risque.

L’homme continuait de courir quant à lui, pensant certainement qu’il pouvait fuir le groupe de miliciens. Comme si quelqu’un le pouvait… Les murs de la ville s’approchaient, et ils finirent par se glisser à l’extérieur. Certains des hommes auraient voulu ralentir, faire demi-tour, mais l’ordre d’Ambre était sans appel : continuer. Eux tout droit, le poursuivant sans relâche. Et elle… Elle bifurqua dès l’entrée de la forêt, anticipant les mouvements de la proie. A ce jeu-là, elle se savait la meilleure. Et elle n’avait pas eu tort. La trajectoire avait parfaitement était calculée, et lorsqu’il chercha à se détourner des miliciens, ce fut elle qu’il eut en visuel. Aucune possibilité de s’en sortir, il allait devoir s’y faire. Elle perçut les mouvements dans la pénombre. Il avait pris un objet. Ce constat, simple, la poussa un peu plus sur ses gardes. Elle s’attendait à une arme à feu, évidemment.  Quelques mots prononcés, comme pour la déstabiliser, mais elle ne bougea pas d’un millimètre, détaillant celui qui lui faisait face. Puis elle répondit, le ton monocorde, vide :

« Absolument certaine, sinon je n’aurais pas enclenché une traque. » La cruauté des mots, offerte sans le moindre sentiment. Ambre n’était pas du genre à s’embarrasser de diplomatie ou de tact, encore moins avec un monstre. Un mouvement lui fit retirer la sécurité de sa première arme. Pensait-il réellement pouvoir lui faire face, l’attaquer ? Le sourcil se arqua, alors que de nouvelles paroles se formaient : « Je vous conseille de ne pas résister. La politique vous concernant n’est plus à l’élimination, mais je n’hésiterais pas à vous tuer si j’en ressens l’utilité. »

Il n’était rien à ses yeux, et le descendre ne serait jamais un problème pour elle. En revanche… Elle ne percevait plus ses collègues. S’étaient-ils perdus ? Enfin, ce n’était pas bien important. Sa position se modifia, tout comme ses appuis. Ses yeux vairons ne lâchaient pas une seconde la silhouette de l’autre, quand bien même il était compliqué de réellement le voir dans cette pénombre.

« Mettez vos mains en l’air donc… Autant faire ça calmement et rapidement, vous ne trouvez pas ? »

Tellement à côté de la plaque comme fille… Comme si quelqu’un allait se laisser faire lors d’une arrestation. Enfin, on parlait de celle qui était incapable de voir le Gouvernement comme mauvais, et qui le soutenait qu’importaient les rumeurs et la réalité...

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Ven 20 Oct - 21:18

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

La gueule de cette môme, ça lui foutait presque la chair de poule, à Itzal. Malgré la pénombre, il pouvait distinguer son visage lisse, qui portait presque encore les rondeurs de l’enfance, mais surtout vide. Complètement drainé de ses émotions. Il aurait pu se dire que ça n’avait rien à voir avec lui, que cette fille était juste un des robots que le Gouvernement formait à la dure pour en faire des armes ambulantes, il en avait croisés plus que son compte du temps où il était encore à la bonne de tous ces braves gens – putain, c’était hier ! hier encore, sa vie n’avait rien d’extraordinaire –, mais il savait que ça n’était pas ça. Certes, elle devait être un brin dérangée, cassée et recollée de travers, pour faire le job qu’elle faisait. Mais en vérité, ça avait tout à voir avec ce qu’il était, lui. Il avait du mal à s’en rendre compte. La prise de conscience, violente à tous les niveaux, ne s’était toujours pas faite dans son esprit. Pourtant, il avait été mordu, il l’avait bien senti, et son bras pulsait encore de douleur. Il en avait bavé toute la nuit, aussi, entre les bras de Priya. Il avait bien vu l’horreur dans ses yeux, au petit matin. Il avait bien senti la fin, aussi, la douleur dans tous ses membres, sous son crâne, qui faisait bouillir son sang et grincer ses os. Et puis, il avait tué cette femme, cette anonyme croisée dans une ruelle. Il avait aspiré toute son énergie vitale. Oui, il méritait probablement un genre de punition divine. Mais pas comme ça. Pas à travers le bras de cette inconnue aux yeux de qui il était clair qu’il ne valait pas mieux que la terre collée sous ses chaussures. Il aurait pu supplier, lui raconter sa vie, se justifier, qu’elle n’en aurait eu rien à foutre, c’était clair. Lui passer une lame au travers du corps ou le ramener jusqu’à la prison la plus proche lui était égal, et Itzal ne savait pas encore quelles étaient ses intentions. Pour elle, apparemment, c’était une soirée comme une autre. Qu’est-ce qu’il fallait avoir vécu, vu et fait, dans une vie aussi courte, pour en arriver à un tel degré de détachement ?

En d’autres circonstances, cette fille lui aurait fait pitié. Mais cette fois, la circonstance, c’était que sa vie était en jeu. Il s’était déjà fourré dans un tas d’ennuis, avait déjà manqué crever dix fois, mais cette fois, la confrontation avait un goût amer. S’il voulait survivre, il allait falloir qu’il la tue. Il n’en avait pas envie, mais il avait encore plus envie de vivre que pas envie de la tuer. Sauf qu’il n’était pas sûr d’en être capable. Elle n’était pas là pour faire la déco, il savait comment le gouvernement fonctionner. Si elle se tenait là, face à lui, c’était qu’elle avait les moyens de le tuer si elle en avait eu l’ordre. Alors que lui se sentait aussi vaillant qu’une poignée de porte, en cette seconde. Tout son corps lui faisait mal, ses réflexes étaient émoussés, sa respiration hachée. Il se sentait comme une merde, et ça tombait plutôt mal. Histoire de gagner quelques précieuses secondes, il balança une parole en l’air, à laquelle, à sa grande surprise, elle répondit très sérieusement. Premier degré total, on n’était pas là pour enfiler des perles, donc. Il se savait en position de faiblesse. Ne serait-ce que parce qu’il avait encore du mal à s’imaginer tuer une môme alors qu’elle, il en avait conscience, culpabiliserait plus à écraser une mouche qu’à l’égorger, lui. La gamine reprit la parole, arrachant un rire bref à Itzal. Aaaah, ouais, la nouvelle politique… Il en avait entendu parler, mais n’avait pas écouté. Comme tout ce qui concernait ce cirque corrompu, Itzal ne s’y était pas intéressé. Les décisions du Gouvernement n’avaient rien à voir avec lui. Enfin, jusqu’à aujourd’hui. C’était drôle, non ? « J’ai le choix entre me laisser ramener dans une geôle ou me faire tuer, alors ? Quelle générosité. Tu ferais quoi, à ma place, petite fille ? » La provoquer ne servirait à rien, il s’en rendait compte. Il aurait pu lui réciter du Shakespeare qu’elle n’aurait pas cillé. Mais il n’avait pas beaucoup d’autres solutions, et il était prêt à tout tenter. Dans le même temps, il la scrutait, malgré les battements de son cœur à cent à l’heure. Putain, il allait finir par gerber et tomber dans les vapes, ce serait la capture la plus navrante de l’histoire de l’humanité. Elle était armée. Il tenta de deviner plus.

« Qu’est-ce que je peux t’offrir pour que tu fasses semblant de ne pas m’avoir vu ? » Oh, il savait d’avance que la corruption n’était pas le truc de ce petit androïde. Mais le blabla, ça pouvait toujours détourner l’attention. Il leva sagement les mains en l’air, sans lâcher son couteau. Pas con. Et elle, pas conne. Tous les deux étaient sur leurs gardes et il était impossible de savoir qui allait agir en premier. Jusqu’à ce qu’il le fasse. Il attendit qu’elle s’approche, puis lança le couteau, un art dans lequel il excellait. Il avait visé la gorge – une cible moins large et moins facile que le torse, mais plus difficile à défendre, et plus létal en cas de réussite. Il n’attendit cependant pas de voir s’il avait atteint sa cible ou pas. Tournant les talons, il se remit à courir, conscient que c’était probablement inutile. La tuer ou se laisser capturer. Ou se laisser tuer… Mais il ne voulait pas mourir. Il dégainé son arme et sans cesser de courir, se retourna pour voir où elle était. Disparue. En tout cas, il ne vit son corps étalé nulle part, son couteau dans le cou. Eh merde.

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