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 Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Lun 25 Sep - 0:07

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Il avait toujours cru que la nuit serait son alliée. Pour toutes ses années de vie, et depuis le tout début, elle l’avait été, en tout cas. Ses ombres faisaient les meilleures des cachettes, la façon dont elle absorbait les pas et les cris, dont elle rendait le pire un peu supportable, dissimulait les horreurs ou au contraire les multipliait ; tout cela lui avait toujours rendu la nuit familière et rassurante. Entre ses ténèbres, il en avait fait, des conneries. Et il en avait commis, des crimes, de toute nature. Et cette fois encore, il avait cru qu’elle serait son alliée, mais alors qu’il courait sans bruit, glissant comme une ombre au pied des murs de la Nouvelle-Orléans, il se rendait compte que cette nuit-là était différente des autres. Cette nuit-là était la nuit où il s’enfuyait. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait, loin de là, mais ses précédentes fuites n’avaient pas été aussi lourdes de conséquences. Il n’avait jamais laissé quelqu’un d’important derrière lui. Je ne supporte même plus de te regarder. Il s’était toujours laissé la possibilité de revenir. Je ne veux plus jamais te revoir. Comme si en vérité, il ne s’agissait que d’un petit accident de parcours aisément oubliable une fois le feu qu’il avait allumé réduit à l’état de braises. Il n’avait jamais tourné le dos à sa propre existence en étant aussi certain qu’aujourd’hui que sa vie était terminée, cette partie-là de sa vie. Cette vie où il avait été un garde du corps au service du gouvernement et où il avait eu, jusqu’à quelques jours, quelques heures encore, une autre personne. Une « autre », extérieure à lui, et qui avait accepté de partager sa vie. Jusqu’à ce qu’il détruise tout. Mais détruire, jusqu’à présent, ça l’avait fait rire. Il rirait de se saborder lui-même. Il n’avait jamais compris qu’il en riait parce que sa propre existence lui importait peu. Cette fois, il y avait une « autre ». Tu me dégoûtes et je veux que tu partes. Quitte la ville. Je ne veux plus te voir, jamais.

La nuit n’était plus son alliée du tout. Il avait profité de la nuit pour aller se battre dans un club clandestin, contre des zombies. Il avait passé la nuit à se tordre de douleur et de fièvre entre les bras de Priya, en sachant très bien qu’il vivait ses dernières heures de vie commune avec elle, que c’était la dernière fois qu’elle le touchait, qu’elle était là pour lui et qu’il pouvait compter sur elle. C’était quelques nuis auparavant que, affamé, sans plus comprendre ce qui lui arrivait, aveuglé par l’épuisement et le manque d’énergie, il avait attaqué et tué cette inconnue, dans la rue, en se nourrissant d’elle. Et c’était cette nuit, encore, qu’il avait finalement décidé d’obéir à l’ordre ultime de son employeuse. Il partait. Il fuyait. Il quittait la ville. Et ne fois les murs franchis, la nuit n’était que menace. Il courait en silence, et il avait l’impression pourtant que ses pas résonnaient cruellement dans le silence, que son ombre s’étalait comme une traînée de peinture sur le mur qu’il était en train de longer, ombre chinoise à la lueur de la lune. Dans chaque recoin d’ombre, il croyait voir une silhouette en embuscade, prête à lui sauter dessus. Une fois encore, il allait à l’encontre de la loi. Ce qu’il tentait était passible de mort, et la seule idée d’être condamné à mort par un gouvernement qu’il méprisait le rendait malade. Il n’avait plus personne pour l’aider, ni Priya, ni son père, ni son frère. Partir était la meilleure chose à faire, s’il y arrivait. S’ils te trouvent, ils te tueront comme un chien, parce que c’est ce que tu es, maintenant. Sur ce point, elle n’avait pas tort. Et depuis quelques minutes, il le savait, il était suivi. Poursuivi même, serait le bon mot. Et il était sûr que s’il était pris, on le traiterait encore moins bien qu’un chien. Il n’avait pas encore l’habitude ce qu’il était devenu mais il avait travaillé assez longtemps aux côtés de tous ces connards arrivistes et sans âme pour savoir ce que ce gouvernement pensait des gens comme lui. Et pour commencer, pour eux, il n’était plus une personne.

Il s’arrêta quelques secondes et tendit l’oreille. Il était poursuivi. Difficile de ne pas les entendre. Ils étaient plusieurs, et ne faisaient aucun effort pour cacher leur progression, eux, et pourquoi le feraient-ils ? Itzal sut qu’il n’avait aucune chance. Mais ça ne l’empêcha pas de repartir. Il savait comment ces traqueurs fonctionnaient. Bientôt, il arriverait jusqu’à la couverture des arbres et alors, ils se sépareraient, puisqu’ils avaient l’avantage du nombre. Et eux étaient dans leur droit. L’assurance faisait tout, et autant dire qu’Itzal en manquait, en cette seconde. Il ne s’était pas nourri depuis la femme, l’inconnue de la ruelle. Son corps encore engourdi et douloureux de la transformation qu’il avait connu, sa cicatrice, sur son avant-bras, pulsant doucement au rythme de son sang devenu épais et noir. La fatigue le fit bien vite ralentir. Il slalomait entre les arbres, avec l’impression que les rayons de la lune étaient braqués sur lui comme un projecteur. Cent mètres, peut-être deux cent mètres, c’était toute la distance qu’il avait réussi à mettre entre lui et cette foutue ville.

Devant lui, il capta du mouvement, freina brutalement pour changer de trajectoire, mais une silhouette sembla littéralement naître des ombres et il abandonna l’idée de fuir. Au moins ne s’agissait-il que d’une seule personne. Une très petite et très frêle personne. Ce qui le mit sur ses gardes, si c’était possible de l’être plus. Le gouvernement n’enverrait pas une gamine à la poursuite des Daybreakers en fuite, à moins que la gamine en question soit bien plus que cela. Et c’était lui qu’on allait traitait de monstre… Il aurait pu supplier, marchander, mais à quoi bon ? Ces gens-là étaient sans pitié et incorruptibles. Et un jour, le couperet tombait sur leur cou à eux… Itzal sortit un couteau de sa ceinture, frustré de ne pouvoir se servir de son flingue. Il n’y en avait qu’une, et c’était encore sa seule chance de s’en sortir. Si le reste de la meute se pointait, c’était fichu, et il préférait ne pas les attirer d’un coup de feu. Il chercha son souffle difficilement, sentit chacun de ses muscles refuser de répondre à ses sollicitations. Il aurait dû attendre. Sa transformation était trop récente. Il avait été trop orgueilleux, n’avait pas supporté la façon dont Priya l’avait traité. Et il allait le payer dès ce soir. Sauf s’il égorgeait cette mioche avant qu’elle n’appelle du renfort. Sa vie était vraiment devenue merdique. « T’es sûre que c’est moi que tu cherches ? » On ne savait jamais. Tout en parlant, il fit un pas de côté. S’ils pouvaient en terminer dans les trente prochaines secondes, ça l’arrangerait.

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Dim 15 Oct - 1:47

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Un nouveau dossier se retrouvait dans leur service, créé après l’invasion de zombies suite à une nouvelle ouverture des portes de Darkness Falls. Encore un qui s’ajoutait à la multitude qu’ils devaient déjà gérer. Elle entendait certains de ses collègues râler, d’autres jubiler. Elle, elle ne se détachait pas de son air froid, vide. La jeune fille s’était contactée d’attraper les papiers et d’y jeter un coup d’oeil. Quelques secondes nécessaires pour avoir les informations en tête, et ne pas être surprise lorsque le moment de l’intervention arriverait. Les erreurs, elles étaient mortelles dans leur cas, et Ambre avait besoin de tout savoir, de tout contrôler. Son cerveau ne vivait que grâce à cela. Les connaissances, l’information, le tout utilisé pour créer les stratégies les plus précises, pour réussir au mieux les missions. Elle faisait peur la petite blonde, bien qu’elle n’avait pas été prise au sérieux à l’ouverture de cette unité. Une unité d’élite, une unité de monstres aux yeux de certains citoyens. L’italienne ne comprenait pas cette appellation. Après tout, les shadowhunter risquaient leur vie pour protéger les autres, cherchant à tuer, détruire ou capturer ces anomalies avant qu’elles ne s’en prennent aux personnes lambdas. Ces zombies, voleurs d’énergie, n’avaient plus rien d’humain, et il faudrait que ses chers concitoyens s’en rendent compte.

Cette pensée rappela à sa mémoire une situation qui s’était déroulée quelques jours plus tôt. Une femme qui avait voulu protéger son mari alors que celui-ci s’était transformé, passant à l’état de bête sauvage, d’abomination. Elle avait refusé de s’écarter quand Ambre était arrivée avec ses collègues, avait cherché à amadouer la jeune fille, comme si celle-ci pouvait compatir ou faire preuve d’empathie. Quelques secondes de trop, de perdu pour les miliciens, et l’inconnue s’était fait griffer, mordre par celui qu’elle tentait de défendre. Et tuer par la suite, l’italienne préférant éviter le moindre souci de futures contaminations. Ainsi, les citoyens préféraient risquer la vie des autres plutôt que de laisser les miliciens faire leur travail. Pathétiques, ils l’étaient. Bouffés par les sentiments, et l’amour qu’ils portaient à leurs proches. Ambre trouvait cette situation profondément inutile, et ne supportait pas que l’on tente de se mettre en travers de son chemin. Enfant psychopathe, créée pour être une arme, et qui s’acquittait à la perfection de sa mission. Tant de sang tâchait ses mains, et la quantité avait été multipliée avec les zombies. Au rouge s’était alors mêlé le noir, preuve de l’immondicité que ses êtres étaient devenus.

Ambre ne comptait plus le nombre de personnes qu’elle avait assassiné à cause de cette loi, de son métier. Pourtant, une nouvelle était tombée quelques jours plus tôt. Les voleurs d’énergie n’étaient plus à tuer, juste à capturer. Un changement radical dans la ligne du Gouvernement, mais l’italienne n’y avait pas vu de problème. Elle suivait juste les ordres, sans poser la moindre question. D’ailleurs, on finit par venir toquer à la porte de son bureau. La mission de surveillance allait bientôt débuter. Et Ambre se devait d’être prête en avance, histoire de jauger les forces qu’elle aurait à disposition. Parce que oui, on l’avait mis à la tête de l’expédition. Elle, la gamine dans les rangs des miliciens. L’enfant, certes, mais nettement plus douée que nombre de ses collègues. C’était l’avantage d’être surdouée, d’avoir des connaissances militaires approfondies, bien que cela ne plaisait pas forcément d’après les regards haineux et méprisants qui se posaient sur elle, alors que les armes et les protections trouvaient leur place sur son corps. Calmement, sans se laisser impressionnée par les muscles que les hommes faisaient rouler. S’ils savaient qu’elle pouvait les mettre à terre en quelques secondes… Ils feraient moins les malins.

Les directives furent données en quelques minutes, Ambre ne s’en embarrassant jamais. Puis le groupe décala, trouva la nuit noire de la Nouvelle-Orléans.

Il ne leur fallut pas plus d’une dizaine de minutes pour trouver une de leurs proies. Ou plutôt, pour qu’Ambre la reconnaisse. A partir de là s’ensuivit une course-poursuite, qui leur fit traverser la ville de la façon la moins discrète au monde. Mais bon, au vu de l’heure et avec le couvre-feu… Peu de personnes iront les arrêter, prendront ce risque.

L’homme continuait de courir quant à lui, pensant certainement qu’il pouvait fuir le groupe de miliciens. Comme si quelqu’un le pouvait… Les murs de la ville s’approchaient, et ils finirent par se glisser à l’extérieur. Certains des hommes auraient voulu ralentir, faire demi-tour, mais l’ordre d’Ambre était sans appel : continuer. Eux tout droit, le poursuivant sans relâche. Et elle… Elle bifurqua dès l’entrée de la forêt, anticipant les mouvements de la proie. A ce jeu-là, elle se savait la meilleure. Et elle n’avait pas eu tort. La trajectoire avait parfaitement était calculée, et lorsqu’il chercha à se détourner des miliciens, ce fut elle qu’il eut en visuel. Aucune possibilité de s’en sortir, il allait devoir s’y faire. Elle perçut les mouvements dans la pénombre. Il avait pris un objet. Ce constat, simple, la poussa un peu plus sur ses gardes. Elle s’attendait à une arme à feu, évidemment.  Quelques mots prononcés, comme pour la déstabiliser, mais elle ne bougea pas d’un millimètre, détaillant celui qui lui faisait face. Puis elle répondit, le ton monocorde, vide :

« Absolument certaine, sinon je n’aurais pas enclenché une traque. » La cruauté des mots, offerte sans le moindre sentiment. Ambre n’était pas du genre à s’embarrasser de diplomatie ou de tact, encore moins avec un monstre. Un mouvement lui fit retirer la sécurité de sa première arme. Pensait-il réellement pouvoir lui faire face, l’attaquer ? Le sourcil se arqua, alors que de nouvelles paroles se formaient : « Je vous conseille de ne pas résister. La politique vous concernant n’est plus à l’élimination, mais je n’hésiterais pas à vous tuer si j’en ressens l’utilité. »

Il n’était rien à ses yeux, et le descendre ne serait jamais un problème pour elle. En revanche… Elle ne percevait plus ses collègues. S’étaient-ils perdus ? Enfin, ce n’était pas bien important. Sa position se modifia, tout comme ses appuis. Ses yeux vairons ne lâchaient pas une seconde la silhouette de l’autre, quand bien même il était compliqué de réellement le voir dans cette pénombre.

« Mettez vos mains en l’air donc… Autant faire ça calmement et rapidement, vous ne trouvez pas ? »

Tellement à côté de la plaque comme fille… Comme si quelqu’un allait se laisser faire lors d’une arrestation. Enfin, on parlait de celle qui était incapable de voir le Gouvernement comme mauvais, et qui le soutenait qu’importaient les rumeurs et la réalité...

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Ven 20 Oct - 21:18

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

La gueule de cette môme, ça lui foutait presque la chair de poule, à Itzal. Malgré la pénombre, il pouvait distinguer son visage lisse, qui portait presque encore les rondeurs de l’enfance, mais surtout vide. Complètement drainé de ses émotions. Il aurait pu se dire que ça n’avait rien à voir avec lui, que cette fille était juste un des robots que le Gouvernement formait à la dure pour en faire des armes ambulantes, il en avait croisés plus que son compte du temps où il était encore à la bonne de tous ces braves gens – putain, c’était hier ! hier encore, sa vie n’avait rien d’extraordinaire –, mais il savait que ça n’était pas ça. Certes, elle devait être un brin dérangée, cassée et recollée de travers, pour faire le job qu’elle faisait. Mais en vérité, ça avait tout à voir avec ce qu’il était, lui. Il avait du mal à s’en rendre compte. La prise de conscience, violente à tous les niveaux, ne s’était toujours pas faite dans son esprit. Pourtant, il avait été mordu, il l’avait bien senti, et son bras pulsait encore de douleur. Il en avait bavé toute la nuit, aussi, entre les bras de Priya. Il avait bien vu l’horreur dans ses yeux, au petit matin. Il avait bien senti la fin, aussi, la douleur dans tous ses membres, sous son crâne, qui faisait bouillir son sang et grincer ses os. Et puis, il avait tué cette femme, cette anonyme croisée dans une ruelle. Il avait aspiré toute son énergie vitale. Oui, il méritait probablement un genre de punition divine. Mais pas comme ça. Pas à travers le bras de cette inconnue aux yeux de qui il était clair qu’il ne valait pas mieux que la terre collée sous ses chaussures. Il aurait pu supplier, lui raconter sa vie, se justifier, qu’elle n’en aurait eu rien à foutre, c’était clair. Lui passer une lame au travers du corps ou le ramener jusqu’à la prison la plus proche lui était égal, et Itzal ne savait pas encore quelles étaient ses intentions. Pour elle, apparemment, c’était une soirée comme une autre. Qu’est-ce qu’il fallait avoir vécu, vu et fait, dans une vie aussi courte, pour en arriver à un tel degré de détachement ?

En d’autres circonstances, cette fille lui aurait fait pitié. Mais cette fois, la circonstance, c’était que sa vie était en jeu. Il s’était déjà fourré dans un tas d’ennuis, avait déjà manqué crever dix fois, mais cette fois, la confrontation avait un goût amer. S’il voulait survivre, il allait falloir qu’il la tue. Il n’en avait pas envie, mais il avait encore plus envie de vivre que pas envie de la tuer. Sauf qu’il n’était pas sûr d’en être capable. Elle n’était pas là pour faire la déco, il savait comment le gouvernement fonctionner. Si elle se tenait là, face à lui, c’était qu’elle avait les moyens de le tuer si elle en avait eu l’ordre. Alors que lui se sentait aussi vaillant qu’une poignée de porte, en cette seconde. Tout son corps lui faisait mal, ses réflexes étaient émoussés, sa respiration hachée. Il se sentait comme une merde, et ça tombait plutôt mal. Histoire de gagner quelques précieuses secondes, il balança une parole en l’air, à laquelle, à sa grande surprise, elle répondit très sérieusement. Premier degré total, on n’était pas là pour enfiler des perles, donc. Il se savait en position de faiblesse. Ne serait-ce que parce qu’il avait encore du mal à s’imaginer tuer une môme alors qu’elle, il en avait conscience, culpabiliserait plus à écraser une mouche qu’à l’égorger, lui. La gamine reprit la parole, arrachant un rire bref à Itzal. Aaaah, ouais, la nouvelle politique… Il en avait entendu parler, mais n’avait pas écouté. Comme tout ce qui concernait ce cirque corrompu, Itzal ne s’y était pas intéressé. Les décisions du Gouvernement n’avaient rien à voir avec lui. Enfin, jusqu’à aujourd’hui. C’était drôle, non ? « J’ai le choix entre me laisser ramener dans une geôle ou me faire tuer, alors ? Quelle générosité. Tu ferais quoi, à ma place, petite fille ? » La provoquer ne servirait à rien, il s’en rendait compte. Il aurait pu lui réciter du Shakespeare qu’elle n’aurait pas cillé. Mais il n’avait pas beaucoup d’autres solutions, et il était prêt à tout tenter. Dans le même temps, il la scrutait, malgré les battements de son cœur à cent à l’heure. Putain, il allait finir par gerber et tomber dans les vapes, ce serait la capture la plus navrante de l’histoire de l’humanité. Elle était armée. Il tenta de deviner plus.

« Qu’est-ce que je peux t’offrir pour que tu fasses semblant de ne pas m’avoir vu ? » Oh, il savait d’avance que la corruption n’était pas le truc de ce petit androïde. Mais le blabla, ça pouvait toujours détourner l’attention. Il leva sagement les mains en l’air, sans lâcher son couteau. Pas con. Et elle, pas conne. Tous les deux étaient sur leurs gardes et il était impossible de savoir qui allait agir en premier. Jusqu’à ce qu’il le fasse. Il attendit qu’elle s’approche, puis lança le couteau, un art dans lequel il excellait. Il avait visé la gorge – une cible moins large et moins facile que le torse, mais plus difficile à défendre, et plus létal en cas de réussite. Il n’attendit cependant pas de voir s’il avait atteint sa cible ou pas. Tournant les talons, il se remit à courir, conscient que c’était probablement inutile. La tuer ou se laisser capturer. Ou se laisser tuer… Mais il ne voulait pas mourir. Il dégaina son arme et sans cesser de courir, se retourna pour voir où elle était. Disparue. En tout cas, il ne vit son corps étalé nulle part, son couteau dans le cou. Eh merde.

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Sam 2 Déc - 22:50

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Un refus d’obtempérer, elle le sentait alors que l’autre restait silencieux. Cherchait-il réellement un moyen de s’enfuir ? Si oui, il allait se heurter à un mur, puisqu’Ambre était le genre de personne à accomplir la mission qu’on lui avait donnée, qu’importait le temps qu’elle mettrait, ou la traque qu’elle devrait engager. Il riait, mais avait-il de quoi rire de la situation ? Il crèverait ou finirait en taule. Un choix de vie peu agréable, elle était la première à l’avouer, quand bien même elle n’hésiterait pas à se suicider dans un cas similaire. Oui, elle en était à ce point-là la gamine. Vie arrachée, réduite à néant en même temps que ses émotions et sa conscience. On l’avait fait espionne, tueuse et manipulatrice. On lui avait dit qu’elle ne vivait qu’au travers des ordres et des demandes faites par un géniteur ou un supérieur. Elle n’était rien, et la mort n’était certainement pas quelque chose qui lui faisait peur. Lui, il donnait l’impression de ne pas être capable de se tuer, alors même que l’idée de finir sa vie en prison lui semblait insupportable. La milicienne était incapable de comprendre les personnes comme lui. Même transformé en abomination, il continuait de penser qu’il pourrait vivre une vie normale. Pathétique.

Une question, posée à son encontre. Et toi, que ferais-tu ? Les lèvres se pincèrent. On lui demandait de penser par elle-même, elle qui avait été conditionnée à obéir et suivre les idées qu’on lui mettait dans la tête. Ce fut d’ailleurs cela qu’elle suivit, continuant de sa voix monocorde. « Je ne me serais pas retrouvée dans cette situation déjà. Et sinon, je me serais déjà tuée. Vivre en tant qu’abomination ne m’intéresse pas. » Toujours aussi sérieuse, sans se rendre compte que l’abomination, la personne contre-nature… C’était elle, et non lui. Elle qui avait abandonné son humanité, ou plutôt qui s’était retrouvé amputer de celle-ci. Elle était un monstre, bien pire que ceux supposés qui pullulaient dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Pourtant, jamais la jeune fille ne s’était interrogée sur son comportement. C’était la norme à ses yeux, d’être une tueuse, d’agir toujours avec la même froideur et régularité. Et peu étaient capables de la déranger à ce sujet. A part une personne, mais Ambre n’avait pas réellement envie de se détourner de sa mission ce soir. Puis bon, ce serait mieux de rester en vie…

Proposition de corruption. Dommage pour lui, mais Ambre n’était pas une politique. Et puis, en tant qu’héritière et tueuse à gages, elle avait des moyens suffisamment importants pour subvenir à ses besoins jusqu’à la fin de sa vie. Elle avait toujours vécu entourée de fastes, que ce soit avant ou après l’Apocalypse. Elle n’était pas du genre à plaindre, ou à avoir besoin de moyens supplémentaires. « Absolument rien ne me fera changer d’avis, puisque ce qui me rendrait la plus heureuse, c’est de te voir enfermé derrière des barreaux. » Paroles coupées par un geste de l’homme. La lame brillante se dirigeait droit sur elle, l’obligeant à faire un pas de côté et détourner le regard de sa cible. Il avait visé la gorge, et aurait presque pu l’avoir. Finalement, un mince filet de sang, sortant d’une fine entaille, fut le seul résultat de l’attaque. Ca et la disparition physique de sa victime. Une insulte en italien quitta ses lèvres, alors qu’elle entreprit de se lancer à sa poursuite.

C’était qu’il allait vite le bougre en revanche… Et à lui courir après, comme un chien, Ambre savait qu’elle ne le rattraperait pas. Alors, elle fit confiance à son foutu instinct, aux calculs dans son crâne, pour estimer la trajectoire de l’homme, et surtout pouvoir l’intercepter. Soit, il pensait pouvoir s’échapper. Ca aurait été possible, avec n’importe lequel de ses collègues. Il était juste tombé sur la gamine qui ne fallait pas. Celle qui l’emmerderait jusqu’au bout. S’il savait… Les cheveux dans le vent, l’arme toujours entre les doigts, elle filait dans cette forêt qu’elle avait visitée à plusieurs reprises. Des missions suicides qui n’auraient plus lieu d’être sous peu, mais qu’elle avait pourtant apprécié. Au moins, elle pouvait quitter la ville et les murs aux allures de prison.

De longues minutes, avant qu’elle perçoive enfin sa cible, qui courrait dans sa direction. Dommage qu’il regarde derrière lui et non devant… Et elle l’accueillit avec une balayette dans les jambes, et un poing dans la gueule. Avant qu’il ne s’écrase sur le sol. Respiration maîtrisée, coeur tambourinant pourtant. Elle avait beau être une sportive, et surtout entraînée, elle détestait toujours autant courir pour rien. « Essaie encore une fois de fuir, et je t’égorge. » Le robot qui avait laissé place à la glace. Ambre n’aimait pas qu’on se joue d’elle, et n’hésitait pas à en faire part à l’autre. Qu’il décide où il voulait que ce petit jeu les emmène...

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Ven 8 Déc - 22:05

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Il ne savait pas qui avait fait l’éducation de cette gamine, mais c’était un sacré psychopathe. Itzal n’attendait aucune pitié de sa part, il n’était pas stupide, mais il aurait été en droit d’avoir affaire à un être humain, au moins. Les humains étaient capables de froideur, de distance, et de commettre les pires actes, comme s’en prendre à la liberté d’autres êtres humains. Mais celle-là, elle était bien au-delà de ça. Il aurait pu lui dire qu’il était bien d’accord avec elle sur le fait qu’en premier lieu, il aurait mieux fait de ne pas agir comme il l’avait fait, sur un coup de tête. Enfin, si seulement elle avait été ouverte à la discussion. Mais entendre une sale petite moucheronne claironner qu’elle se serait fait sauter la cervelle plutôt que d’être capturée, c’était fort, tout de même. Qu’est-ce qu’elle connaissait de la vie, celle-là, à part les quatre murs du labo où un cinglé avait dû la faire pousser à partir de cellules souches ? Oh, allez, elle était aussi humaine que lui. C’était la bonne vieille affaire de l’inné et de l’acquis. Il lui manquait un tas de truc, à cette fille, mais elle ne pourrait pas toujours se couper du monde et s’en protéger. Un jour, elle se prendrait dans la gueule tout ce qui lui manquait pour ressentir un minimum de compassion pour une abomination comme lui – on l’avait traité de beaucoup de choses dans sa folle jeunesse, mais ça c’était une première. Bien qu’à ce rythme, il ne serait probablement plus de ce monde pour la voir apprendre à la dure à se faire pousser un cœur et une âme, et tout ce qui remplissait les vides entre les deux. Comprenant que pour l’heure, il aurait aussi bien pu parler à une porte, il choisit donc la fuite. Il s’en rendait compte, aussi attaché qu’il était à la vie, lui qui en connaissait la valeur, il ne voulait pas vraiment la tuer. Il le ferait s’il y était forcé, du moins il essaierait, mais il n’en était pas encore là sur son échelle personnelle du désespoir, hélas, en témoignait son lancer de couteau pas très motivé. Il aurait probablement égorgé debout un pécore lambda, mais il en faudrait plus pour se débarrasser de cette fille, et il n’était pas certain de vouloir en faire plus. En revanche, il était certain de se sentir en manque de quelque chose, de se sentir devenir petit à petit autre, un être plus sauvage, plus animal, parce qu’affamé…

Il courait dans la forêt comme du gibier et n’entendait que ce mot qu’elle avait prononcé, « heureuse », comme si elle savait de quoi elle parlait, alors qu’elle ne le répétait probablement que parce qu’elle l’avait entendu des dizaines de fois dans un contexte particulier. Putain, ce monde était vraiment dingue. Et en attendant, elle ne lui courait pas après. Impossible qu’elle ait abandonné juste pour ses beaux yeux, n’est-ce pas ? Il ne cessait de regarder derrière lui tout en sachant que si elle n’était pas déjà sur ses talons, c’était qu’elle préparait autre chose. Et soudain, elle se matérialisa devant lui et en une seconde, il fut par terre, sonné, le museau en sang. C’est qu’elle cognait dur, la môme, tout en angles et en os. De là où il était, il pouvait la voir, debout, plus grande qu’elle ne l’était en réalité, à lui parler comme un boss de la mafia… Il ne put s’empêcher de rire. Essuyant le sang de sa bouche, il ferma les yeux et se marra comme une baleine. C’était fini, alors ? Comme ça, juste comme ça ? Et elle, ce puceron même pas assez âgé pour se commander une bière, et qui le menaçait de l’égorger… « Ça te rendrait heureuse, ça aussi ? Pourquoi tu le fais pas, alors ? Tu pourras toujours prétendre que j’ai essayé de me tirer. Personne ne le saura jamais, ça sera ton petit plaisir perso. » Désobéir aux ordre, elle ? Il n’y croyait pas une seconde. Aussi cinglée soit-elle, des gens comme elle, il en avait croisés des dizaines dans sa vie. Ces gens qui ne se posaient aucune question, qui obéissaient aux ordres, parfois par arrivisme, parce que c’était si simple de commettre l’impensable quand on pouvait s’abriter derrière l’autorité, et parfois parce qu’ils pensaient ne pas avoir d’autre choix qu’obéir aux ordres, tout imbibés qu’ils étaient du fanatisme de la hiérarchie.

« Un jour tu te sentiras pousser une conscience, quand tes ordres entreront en conflit avec tes convictions. » Elle en avait, forcément, même si elle n’en avait encore aucune idée. Un jour, il lui faudrait courir après un être cher et l’emmener se faire exécuter ou l’achever comme un chien, exactement comme en cette seconde. Pour elle, il n’était rien. Mais un jour, à sa place, se tiendrait quelqu’un qui compterait pour elle. Il se redressa en position assise. Il n’avait pas lâché son flingue. Il le leva devant son visage. « T’en dis quoi ? Je me fais sauter le caisson, pour suivre ton précieux conseil ? Ou je te tue, toi ? » Puisque le choix, pour elle, se réduisait à ça. Pour lui, c’était plus compliqué. Heureux les innocents, comme disait l’adage, et c’était elle, l’innocente. L’innocente aux mains rouges de sang.

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Mer 3 Jan - 0:13

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Il y avait une part d’elle qui aurait aimé avoir une quelconque peur, un quelconque stop, pour ne pas aller trop loin dans ses actions, pour se battre pour des valeurs considérées comme vertueuses. Bonnes. Et à côté, il y avait la conscience. Brûlante, imposante. Celle qui bloquait tout changement mauvais. Celle qui l’empêchait d’aller voir ailleurs, au-delà de ce qu’elle connaissait. C’était pour la protéger, dans un premier temps. De ce monde extérieur qui aurait tôt fait de la réduire en cendres si elle abandonnait sa carapace et ses facilités. De ceux qui n’attendaient qu’un seul faux pas pour la manipuler, l’influencer. Elle avait déjà donné, durant son enfance, avec ces émotions qui n’avaient été qu’un poids. Elle s’en était débarrassée, pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Désormais incapable de faire la différence entre le bien et le mal, elle s’enfonçait dans l’horreur et le macabre, et les repères de plus en plus malsains. Dont Niklas Ivanov, ou l’un des hommes les plus haïs par la population. Et ancien compagnon de son géniteur. Moisi jusqu’à la moelle diront certains, comme Dante. Ambre n’y croyait pas. Ou ne le voyait plus. Dans tous les cas, la pourriture, elle était plongée dedans depuis sa naissance..

Elle l’avait rattrapé, coupé, et en un geste, mis à terre. Finalement, il se prenait pour un dur, un génie, à viser sa gorge avec un couteau, à se supposer suffisamment doué pour l’atteindre, se défendre, mais… Il n’était rien. Rien d’autre qu’un vulgaire parasite dont elle devait se débarrasser. A une époque, il serait déjà mort. A une époque, les lois étaient nettement plus dures envers les abominations. Mais aujourd’hui, elle devait se contenter de l’amener en prison, là où il resterait jusqu’à devenir nettoyeur. Un ordre était un ordre, et elle n’avait pas à le discuter, même si pour le coup, cela aurait été nettement plus pratique de le descendre. Elle écouta le rire, décalé dans la situation. Elle ne savait pas rire elle, elle n’avait jamais su. Il n’y avait aucun éclat dans le grand manoir de ses géniteurs. Juste du froid, comme le marbre ornant les escaliers, et le sol de cette villa. C’était beau oui. En apparence seulement. Et elles étaient souvent trompeuses. Les sourires n’étaient que façades. Des châteaux de cartes qui volaient en éclats une fois à l’abri des regards, derrière les portes massives. Finalement, il l’intriguait, cet inconnu, à rire ainsi.

Nouvelle provocation. Etait-elle étrange ? C’était ce qu’elle semblait percevoir derrière les mots de l’homme. « Pourquoi ? Parce que je suis les ordres, et je n’ai pas envie de remplir des dizaines de papiers juste pour un vulgaire parasite. » Au moins, on ne pouvait pas dire qu’elle tournait autour du pot. Toujours directe, toujours en train de suivre les demandes, aussi malsaines soient-elles. Déjà dix ou vingt ans qu’elle agissait ainsi. Elle avait beaucoup sacrifié avec ce conditionnement. Son innocence, ses sentiments, sa vie… « Je ne sais pas si ça me rendrait heureuse à vrai dire. Les sentiments sont des erreurs de la nature aussi. » Comme toi. La suite n’était pas sortie, elle préférait saisir son arme plutôt que de discutailler plus longtemps. Sauf que l’autre avait l’air disposé à gagner du temps de la pire manière que ce soit. Bordel. Elle ne pourrait même pas retourner se blottir sous ses draps, au chaud, loin de ce monde de fou…

« Tu as le temps alors. Je mourrai avant d’en avoir une. » Le sourire en coin contrastait avec la froideur précédente. « Et mes convictions sont guidées par mes ordres, dommage pour les anomalies. » Jamais elle ne pourrait aller à l’encontre des ordres. Son conditionnement ne lui permettrait pas. Et ses souvenirs non plus. C’était le souci, d’avoir cette mémoire si important. L’hypermnésie comme maladie, avec les voix du passé qu’elle ne cessait de se ressasser. Ca la boufferait jusqu’à ce que la Faucheuse ne l’emmène. Parce qu’Ambre, elle ne pouvait pas s’imaginer dans une situation où son coeur prendrait le dessus. Pourtant, il y avait bien une personne qui comptait pour elle. Juste… Trop compliqué, de penser aux sentiments, quand elle s’apprêtait à prendre la liberté de quelqu’un.

« Que penses-tu qu’il serait mieux de faire ? Ca peut te faire un challenge, d’essayer de me descendre moi. » Comme s’il pouvait y parvenir. Ambre se savait supérieure à lui, en tous points. Ou le croyait-elle. Qu’importait, elle avait l’entraînement pour elle. Et l’intelligence, la stratégie de son cerveau surdoué. Juste pour ça. Le reste, c’était encore au stage de développement. « Qui tirera le premier, à ton avis ? » Il souffrira, s’il tentait. Il souffrira, elle n’hésitera pas. « Donc fais-toi sauter le cerveau. Mais ne te loupe pas, ce serait dommage que je doive terminer le boulot. » Glaciale, macabre. Sa propre arme fut baissée, et son dos trouva un arbre pour s’adosser. Elle donnait l’impression de se détendre, de baisser sa garde. Mais Ambre, elle était incapable de faire tout ça. Toujours sur ses deux oreilles, toujours attentive. Surtout quand elle ne le paraît pas.

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Lun 8 Jan - 21:50

Damned us from the start, when they label us public enemy number one

Bizarrement, l’entendre parler de paperasse eut pour effet d’ôter à la situation un peu de son absurdité. Être réduit à un bout de papier que cette moucheronne n’avait pas envie de remplir, voilà bien un truc qui aurait dû le vexer, mais Itzal aurait menti s’il avait prétendu emmerder le monde pour la première fois de sa vie. Il avait toujours été un bout de papier. Sauf au tout début de sa vie, avant que les services sociaux ne le ramassent dans la rue pour le coller dans un orphelinat où il n’avait jamais eu envie d’aller et qui n’avait jamais voulu de lui. Ce jour-là, oui, il était rentré dans le système, était devenu un prénom, une photo, des renseignements, une fiche administrative de plus. Idem quand il avait été adopté, puis quand il avait été à l’école, puis à la fac, puis quand il s’en était fait virer, et quand il avait eu un job pourri à New York, et un job un peu moins pourri ici, dans cette ville à l’agonie, dans ce gouvernement, celui-là même qui aujourd’hui lui envoyer ce mini-Terminator, et voilà qu’au bout de ce long cycle épuisant, il était de nouveau un bout de papier. Encore qu’un peu moins que d’habitude, puisqu’elle ne voulait même pas se fouler à poser sa signature en bas de sa page perso. Et d’après elle, il n’y avait que ça qui la retenait de le tuer là, comme un chien, plutôt que de le ramener. Il en doutait fortement, mais dans un cas comme dans l’autre, cela faisait d’elle une sacrée psychopathe, et pourquoi pas après tout ?

C’était la fête, ce soir, pour tout le monde. Même pour lui, le « parasite ». Là encore, il n’eut aucun mal à faire le lien entre les mots de cette gamine et sa propre personne, ce qui en disait long sur sa dignité, là, tout de suite. Il devrait l’admettre. Il avait échoué, perdu, il s’était pris les pieds dans le tapis. Et cette fille n’était que le visage d’un ennemi plus vaste et plus puissant, la façade, une facette parmi des centaines d’autres. Itzal lui-même avait endossé ce rôle la veille encore. Oui, la veille encore, tous deux étaient du même côté, travaillait pour les mêmes anonymes aux noms et aux traits flous et interchangeables, monstre à la bouche béante jamais rassasiée. En une nuit, le vent avait tourné. Une nuit, une connerie, une mauvaise décision, et un canyon les séparait désormais, elle, le bon petit soldat qui rentrerait chez elle ce soir en ayant accompli sa mission, et lui, le parasite, le bout de papier, bientôt le rien du tout, la vie arrachée juste comme ça. Pas par ce petit vampire, mais par un autre, un doppelgänger aux bottes invisibles mais dont le rôle serait le même que celle-là : appliquer une loi qui ne faisait pas sens. La petite sortie de son bourreau à visage d’ange sur les sentiments arracha un nouveau sourire à Itzal. « Les sentiments sont des erreurs de la nature. » Ah ! Ahah ! S’il en avait la force, il en aurait ri à s’étouffer. Mais qu’est-ce qu’elle avait connu, comme vie, cette fille ? Ou plutôt, qu’est-ce qu’il lui restait à connaître ? Ça filait le vertige. Mais il ne serait plus là pour le voir. Il sourit en coin malgré tout, soupira doucement. « Si un jour on se revoit, on pourra reprendre cette conversation… » En tout cas, elle avait déjà une conscience professionnelle, elle qui se vantait d’être aussi vacante qu’une coquille vide. Le tout, ce n’était pas de changer, c’était de s’en rendre compte. Et pour sa santé mentale à lui, il fallait bien qu’il se convainque qu’un jour, elle aurait ce qu’elle méritait – une brutale, violente, horrifique prise de conscience.

Fou, il était en train de le devenir. Fou de rage, contre une tout autre personne, malgré les circonstances. Oui, il haïssait Priya encore plus fort que cette mioche, là, tout de suite. Il fallait bien qu’il soit devenu dingue. Et dingue aussi de se coller le canon d’une arme sur la tempe. Il aurait pu la retourner contre la fille, qui patientait comme à la machine à café. Il essaya de se souvenir s’il était déjà tombé plus bas, et décida que oui. Mais jamais il n’avait été aussi prés de la mort. Du moins le serait-il à la seconde où il arrêterait de lutter. Heureusement qu’il ne comptait sur personne. Heureusement qu’il ne vivait pas pour les autres. Des autres, il n’en avait plus. Pas un seul être dans cette ville, là-bas, de l’autre côté de ces murs, ne respirait pour lui, ne l’attendait, lui. Mais il ne vivait pas pour les autres. Son instinct de survie lui appartenait, en main propre. En finir ici, de sa propre main, ou lui coller une balle dans le buffet, à elle. À la fin, tout était simple, tout était limpide. Il laissa passer de longues secondes, admettant pour la première fois qu’elle pensait comme lui, et qu’il pensait comme elle, au moins sur un point : elle était certaine de pouvoir le tuer ce soir, et lui était certain de pouvoir la tuer ce soir. Mais elle était certaine de ne pas mourir, et lui non. Finalement, il écarta le flingue de son visage et tourna le canon vers elle. Enfant, il avait tué de sang froid, le regard vide, et s’était entendu dire qu’un jour, au pire moment, il n’en serait plus capable. Il avait probablement réagi comme elle à l’époque. Et voilà que ce jour était venu, maintenant qu’il avait l’impression de regarder dans un miroir reflétant le passé. « Brave petit soldat… » souffla-t-il doucement. Son bras s’abaissa et il lâcha l’arme, la laissant tomber par terre. Juste comme ça, la fin.

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MessageSujet: Re: Damned us from the start, when they label us public enemy number one || Ambre   Lun 15 Jan - 23:25

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Elle n’avait pas peur Ambre, elle n’avait jamais eu peur. C’était l’avantage de son esprit, de cette facilité qu’elle avait toujours eu dans la stratégie. Son géniteur avait su en tirer profit à une époque, et le conditionnement continuait. Etrangement, il y avait quelque chose de réconfortant à rester dans cette situation. Parce qu’elle y était habituée. Et parce que remettre en cause les bases de son existence était encore impossible pour elle. Ce n’était pas du temps qu’il lui faudrait, mais du courage. Et Ambre était lâche, très lâche, même si son courage était salué par nombre de ses supérieurs. Etait-ce réellement du courage à ce point-là ? Non. Elle était juste un bon chien docile, qui acceptait, suivait les ordres. Et ça leur plaisait, qu’elle ne dise jamais non, même à la plus dangereuse des missions. Comme celle-ci. Chasser un parasite, un zombie encore humain, l’un de ceux qui pouvaient vous vider de votre énergie vitale en quelques secondes. Beaucoup considéreraient cela comme du suicide, et c’était bien la raison pour laquelle seuls les shadowhunters étaient appelés dans cette situation. Après quatre ans passés à les traquer, Ambre parvenait à deviner leurs pouvoirs, et les utilisations. Oh, il y avait beaucoup de zones d’ombre, mais bien peu pour lui résister…

Elle était de ceux qui se pensaient supérieurs. Elle bougerait avant que lui ait le temps de lui tirer une balle. Comment pouvait-elle en être si certaine, et comment pouvait-elle se montrer si sereine ? Il était supposé puissant, et pourtant… Mis à terre par une gamine. Elle ne tiqua même pas aux propos. Reprendre cette conversation ? Mais plus jamais ils ne se feront face. Deux mondes différents qui se construisaient, qui s’opposaient, qui étaient séparés par une fine vitre… Ils pourraient se voir, mais lui accordera-t-elle la moindre attention ? Non. Déjà que ses « alliés » n’avaient aucune considération de sa part, alors un inconnu qui n’était rien d’autre qu’un parasite… La jeune fille ne s’était jamais interrogée : et si un jour, c’était quelqu’un qu’elle appréciait ? Sa main tremblerait-elle au moment de l’exécution ? Non répondait l’esprit de bon petit chien. Et pourtant, les graines de l’hésitation avaient déjà été plantées.

Des bras qui se levaient dans sa direction, une arme pointée vers elle. Aucun mouvement de la part de la gamine, si ce n’était un regard plus dur, plus froid. Elle attendait, ses iris vaironnes ancrées dans celles de l’autre. Bataille qu’aucun des deux ne souhaitait perdre. Et Ambre était imperturbable, à l’imminence de sa mort. Peut-être qu’elle avait lu dans les muscles de l’autre, et perçu cette incapacité à la descendre. Ou simplement qu’elle se pensait supérieure, et capable de le faire passer à trépas avant qu’il ne puisse tirer. Tout était calculé semblait-il… Après, c’était son temps de réaction qui lui permettrait de s’en sortir. Et esquiver une balle était surhumain, et techniquement impossible, même pour quelqu’un de sur-entraîné… Jouait-elle avec la Faucheuse ? Dernière danse fatale…

« Merci pour le compliment. » L’arme était tombée, et elle avait fait son boulot. Son dos se décolla du tronc, ses pas la rapprochèrent. Du bout du pied, elle fit voler le pistolet plusieurs mètres plus loin, pour éviter qu’il ne tente une balle à bout portant, en désespoir de cause. Quelques secondes pour lui entraver les poignets, le remonter sur ses deux jambes, et son sens de l’orientation fit le reste, pour le ramener à bon port, entre les quatre murs de la ville, et ceux d’une prison.

Elle récupéra l’escouade au passage, perçut les regards dans sa direction, mêlée de mépris et d’une certaine haine, ainsi que d’une couche d’étonnement. Evidemment, ils pensaient tous que son corps de crevette ne lui permettrait pas d’appréhender le criminel, masse de muscles. En oubliant consciemment que si elle était shadowhunter, ce n’était pas pour faire la décoration. Enfin, il ne fallait attendre que les miliciens aient un cerveau, encore plus lorsqu’il s’agissait d’hommes. Tous des cons.

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