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 Une chanson douce que me chantait ma maman...

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Une chanson douce que me chantait ma maman...   Lun 9 Oct - 0:18


« Une chanson douce que me chantait ma maman... »



Niklas Ivanov & Keren R. Nash
featuring

Les larmes qui coulent sont amères...

Un instant de grâce, un soulagement soudain, il m'enveloppa délicatement, un voile de chaleur qui recouvrait mon corps et je me retrouvais enfin dans un écrin doré. J'étais bien, soulagée de tous maux, comme accomplie, légère comme le vent, en cet instant précis la vie me semblait si paisible, si agréable... Il y avait bien longtemps que cette sensation m'avait fait défaut et je comptais bien me délecter de chaque seconde. J'en profitais alors pour savourer les bonheurs simples de la vie et j'entrepris une ballade en nature malgré celle-ci qui devenait de plus en plus instable en ces temps apocalyptiques. Espérer, laissé le soleil caresser mon doux visage, respirer l'air frais, lui même alimenté par la rosée du matin, écouter le chant des oiseaux et souffler, seulement souffler... Je marchais, je déambulais sans but précis, franchement aspirée à faire continuer ce moment libérateur de toute torpeur. Comment expliquer cette parenthèse inattendue ? Je m'en fichais pas mal, du moment qu'elle perdure, gourmande de la minute supplémentaire qui ravira mon âme meurtrie depuis un moment déjà... Quelques larmes aux coins des yeux traduisaient mon bien être, ma joie passagère, mon esprit se vidait pour ne laisser place qu'à l'instant présent, un instant béni entre tous, un instant de grâce.

… mais plus amères...

L'espoir d'une bulle immortelle que je me construisais et qui me rendait tellement heureuse, mais je le savais, je le sentais, chaque moment suspendu dans le temps semblable à ce que je vivais maintenant trouvera sa fin. Un happy end ? Non, une utopie. Une de plus... Puis le principe de l'utopie n'était ce pas l'impossibilité de se voir exaucer ses aspirations, si fortes soient elles? J'aurai pu, je m'en serai remise, voir même contentée si seulement là se trouvait qu'une énième et malheureuse fin à un bonheur descendu du ciel, mais hélas ce qui me guettais, ce qui m'attendait là, m'a avalé sans que je puisse crier gare.
Alors allongée sur l'herbe humide, toujours expectative, des picotements vinrent à me déranger, un grondement qui fit soulever mon cœur, puis quelque chose sur mon cou, et en à peine un quart de seconde, mon corps s'en vit propulsé, comme une boule de pierre sous le poids du levier de la catapulte. Impuissante, ravagée par ce changement incompréhensible, que s'était-il passé ? Que m'arrivait-il ? Le paysage ressemblait à l'exact opposé de ma récente réalité, j'étais totalement perdue et mes yeux hyperactifs ingurgitaient ce paysage de misère. Ainsi l'angoisse commença à détruire chaque émotions positives que je délectais tant jusqu'à maintenant. Mes muscles vinrent à se crisper, mes poings se serrèrent, agenouillée là dans ce décor horrifique. Il n'y avait pas de lumière, juste des nuances de gris, de marrons, et le noir oppressant et incroyablement envahissant... L'obscurité ambiante était parfois traversée par quelques palettes d'orange rougeâtres qui accentuaient la peur qui s'insinuait peu à peu sous mon anxiété indésirable. Mon regard coupable des frissons qui me parcouraient maintenant l'échine et un cri qui stoppa ce cycle malade...
Une bête atroce, au moins cinq fois plus grande que mon corps frêle, se tenait là devant moi, ses bras, ses tentacules plutôt, fendaient l'espace et je commençais à tousser, presque suffoquante, j'essayais de me relever, sans résultat. L'instinct de conservation s'affolait en mon sein mais mes membres ne suivaient pas sa dictée. Je ne réfléchissais plus, j'étais captive de la peur qu'avait engendré ce monstre... Quand...

...celles qui ne coulent pas...

Démangeaisons et douleurs, voilà le lot de mes derniers jours. Mon épaule me brûlait autant qu'elle m'assassinait de coups ennemis et je ne savais pas comment cette génante et grossière échymose m'était apparue. Sûrement une nouvelle nuit de débauche, une de celles où je n'avais pas réussi à étreindre mes draps pour une nuit qu'on aurait pu croire réparatrice... Bref, je ne voulais pas revivre ces souvenirs lamentables et mon soutien-gorge ne faisait que me rappeler mon mal, titillant ainsi mon cerveau pour rendre une nouvelle fois mon procès personnel. Comment en était-je arrivée là ? Pourquoi me faire subir sans cesse ce pitoyable état après toutes les épreuves auxquelles j'avais survécu ? J'avais besoin de réponse pour comprendre enfin qui je devenais, les raisons de mes actes douteux restaient un profond mystère et l'inconnu de ma mémoire défaillante me rongeait  plus encore... Sans compter sur ce cercle vicieux dans lequel j'étais prisonnière qui vint à me faire recourir une nouvelle fois à la solution de facilité ; oublier, laisser s'évanouir ma conscience dans un endroit sordide, avec des inconnus étranges et à la soif plus séductrice que raisonnable...



_________________

Keren R. Nash; Pour qui ne tente rien, le destin ne fait rien...
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