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 (Mikkel) | I fuck up everything but let me explain.

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: (Mikkel) | I fuck up everything but let me explain.   Mar 10 Oct - 0:24

I fuck up everything but let me explain.

Anastasia & Mikkel

Savoir se faire remarquer, c'est tout un art. Mais être un véritable artiste, c'est plutôt savoir se planquer, se faire discret, tout petit, ce genre de chose. Habituellement, je suis très douée pour ça. Je me fonds dans le décor, m'immisce dans les recoins ou l'on n'imaginerait pas me trouver et j'attends, en quête de réponses, d'infos ou de quoi que ce soit susceptible de me servir ou plutôt de servir les noirs desseins pourris de Georg. Ça aurait d'ailleurs dû se passer comme toutes les autres fois, j'aurais dû récupérer les infos qu'il me faut m'éclipser et pouf ! Ni vu, ni connu ! Ça aurait dû, ouais... si je n'avais pas été coincée dans un conduit d'aération tellement rouillé que rien qu'à le regarder, je me sens prise d'assaut par le tétanos. Encore heureux que je ne puisse pas choper ce genre de saloperie, tiens ! Ça ne se passera pas comme d'habitude, car le métal sous mes mains gémit et grince, comme pour me faire remarquer que mes cinquante kilos à tout casser sont déjà trop pour lui. J'ose à peine respirer, n'essaye même pas de me faufiler plus avant pour trouver un meilleur angle ou une position plus confortable, car je sais que si je fais ça, soit ils vont me repérer, soit je vais carrément leur tomber dessus.

Un léger soupir quitte le refuge de mes lèvres tandis que je tente d'oublier la douleur qui me broie les rotules et les coudes. Putain... Georg, un jour je te ferai la peau. Je ne sais pas quand ni comment, mais t'y auras le droit ! Je redresse la tête, tends l'oreille et tente de déchiffrer au mieux ce qui se dit juste en-dessous de moi. Un trafic étrange, louche et bien sûr illégal. Au bout de quelques instants, des effluves de souffre et d'acide parviennent jusqu'à mes narines, et il me faut toute l'énergie du monde pour ne pas me mettre à tousser. La vapeur me brûle les yeux mais j'en ai vu d'autres. Oui, j'ai vu pire, je ne dois pas bouger, tout ça c'est dans la tête, blablabla... Je commence à regretter de ne pas être entrée dans le labo clandestin de ces deux petits cons armée d'un flingue et d'une corde pour les ficeler et les interroger efficacement. Fut une époque où je pratiquais ça plutôt bien, l'interrogatoire musclé... seulement, Georg m'a dit pas de vagues, pas de bordel, rien que de la discrétion. Discrétion que je lui foutrai bien au cul, à cet instant.

Si on avait été dans un film, les choses auraient pu se terminer ainsi : la vaillante héroïne qui attend le bon moment pour se retirer, toutes ses infos en poche, et les deux hors la loi mis hors d'état de nuire dans les 48 heures. Seulement, on n'est pas dans un film et je ne suis pas une héroïne. Par-dessus tout, j'ai un foutu karma de chat noir qui me poursuit depuis quelques temps et qui va trouver le moyen de me péter à la gueule dans moins d'une minute. Et ça n'a pas manqué. Comme je ne vois rien, je ne sais pas ce qui a merdé. Ce que je sais, c'est que ma conduite rouillée s'est mise à trembler, que les deux types en-dessous de moi ont commencé à crier et paniquer, et que j'ai à peine eu le temps de m'extirper de ma cachette avant qu'une gigantesque explosion ne retentisse.

Boum !

Si je devais résumer les choses, ça a donné ça. Un grand bruit, des hurlements, et puis un petit immeuble qui s'est effondré sur ses habitants à cause de deux crétins et d'une architecture vieillissante qui ne tient plus la route. J'l'ai toujours dit ! Ces vieux bâtiments datant d'avant 2012, c'est d'la merde et ça finira par s'effondrer ! Ça n'a pas loupé... tout est tombé ! Je me suis sentie tomber, ai tenté de me raccrocher à un rebord de fenêtre pour sauter jusqu'au bâtiment le plus proche, mais un morceau du plafond m'a entraîné dans sa chute et... c'est le trou noir. J'ignore combien de temps je suis restée inconsciente, mais lorsque j'ouvre à nouveau les yeux, il fait sombre autour de moi. Pas assez pour que mes yeux ne métamorphe ne voit rien, mais un nuage de poussière et de gravas m'empêche de distinguer quoi que ce soit avec précision. Je tousse, la gorge encombrée de poussière et secoue la tête pour dégager mes cheveux de ce qui les parsème. À un mètre de moi, je distingue un bras qui dépasse de sous un monticule de pierres. Il ne bouge plus, et je n'ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour savoir que celui ou celle à qui il appartient est parti vers un monde que j'espère meilleur. Un sifflement désagréable me perce les tympans et, comme un bruit de fond étouffé, j'entends des survivants appeler à l'aide et des sirènes déchirer l'obscurité au-dehors. Je suis restée inconsciente suffisamment longtemps pour que les secours soient en route, donc. Super... Je soupire, m'assure que j'ai encore mon intégrité physique malgré les douleurs lancinantes qui me traverses le corps et entreprends alors de me relever. C'est alors que je me rends compte que je ne plus bouger ma jambe droite. Le cœur battant à tout rompre, je baisse les yeux vers la partie inférieure de mon corps, priant en silence pour ne pas y voir ce que je redoute le plus. Un grognement de douleur et de résignation m'échappe tandis que je fixe ce qui devrait être ma jambe. Ensevelie sous des morceaux de pierre et de tôle, je n'ose imaginer dans quel état elle est et commence petit à petit à céder à la panique.

Mes jambes, c'est probablement ce que j'ai de plus précieux, les deux membres qui m'ont maintes fois permis de courir pour sauver ma peau, qui m'ont offert la couverture parfaite lorsque je chaussais mes pieds d'escarpins pour une soirée mondaines et surtout, ce sont elles qui me permettent de danser, de libérer mon corps et mon esprit de tous les vices qui les encombrent. Sans mes jambes, je ne suis même pas la moitié de moi-même, je ne suis rien du tout. Ma respiration s'accélère à mesure que la panique me gagne, et c'est avec des gestes fébriles que j'entreprends de soulever les gravas qui retiennent ma jambe prisonnière. Je panique, soulève une pierre qui en fait retomber une autre et pousse alors un hurlement de douleur. Mauvaise idée, Anya, la gravité ne t'aide pas. Alors que la chute et l'inconscience avaient atténué la douleur, cette pierre qui appuie sur ma jambe en réveille la douleur. La respiration courte, je cherche autour de moi un objet qui pourrait me permettre de faire levier le temps que je retire ma jambe de là. J'avise alors une barre en métal mais j'ai beau tendre le bras vers elle, il me manque un bon mètre pour l'atteindre.

Plusieurs options s'offrent à moi : attendre gentiment que les secours arrivent jusqu'ici ou me changer en coyote et espérer que ma patte, plus fine que ma jambe, s'extirpe de là. Optant pour la seconde option, je me rends alors compte que ce qui me semble habituellement si naturel et évident m'échappe : je suis incapable d'adopter ma forme animale car je n'ai aucune idée de la façon dont je dois procéder ! Comme si... comme si mon cerveau opérait brutalement un blocage. Le traumatisme de l'explosion, me chuchote le dernier neurone encore valide qu'il me reste. Probablement... il ne me reste que la première option, à savoir attendre gentiment qu'on vienne me sauver. C'est bien ma veine, tiens...

Je ne sais pas combien de temps s'écoule entre le moment où je rends les armes et celui où j'entends au loin les voix des secouristes. Tout ce que je sais, c'est qu'ils se séparent pour couvrir le plus de surface possible, et qu'au milieu des décombres et de la poussière, j'aperçois une silhouette. Alors, j'agite le bras et me mets à hurler d'une voix enrouée et affaiblie par la douleur.

« Ici !! À l'aide, je suis ici ! ICI ! »

Mais alors que je hurle ça, je me rends compte d'une chose : c'est en russe que les mots me viennent et non en anglais. Plus de transformation ni de langue de Shakespeare... j'ai l'impression d'être revenue à l'époque où je ne maîtrisais ni l'un ni l'autre, comme si mon cerveau faisait un brutal blocage en réponse à l'explosion. Tandis que je réfléchis, et panique, soyons clairs, un type en combinaison et équipe d'un masque se précipite vers moi.

« Vous allez bien, madame ? Nous sommes là pour vous aider, nous allons vous sortir de là ! Vous pouvez vous lever »

Ça, c'est texto ce qu'il a dit. C'est aussi ce que je n'ai pas compris, car si je n'arrive plus à prononcer le moins mot anglais, je n'en comprends plus non plus la grammaire ou les subtilités. Alors je désigne ma jambe et me mets à parler à toute vitesse, me fichant bien de savoir s'il me comprend tant qu'il me fait sortir de là.

« Ma jambe est coincée sous les gravas, je ne peux pas bouger ! Vous voyez ? Ma jambe, là ! »

Il me fixe, regarde ma jambe, semble comprendre ce qui se passe et pourtant, voilà qu'il se relève. Je rêve où il va me laisser crever là, le con ? Je le vois attraper un talkie-walkie à sa ceinture, le genre de vieux modèle qu'on ne fait plus depuis l'âge de pierre, et l'allumer.

« Chef ? On a un problème, ici. Une femme, le trentaine, qui est consciente mais coincée sous la moitié du plafond qui lui est tombé dessus. Je l'aiderais bien à sortir mais je ne sais pas si elle s'est cassée autre chose. »

L'appareil grésille et la voix d'un type énervé lui répond. Ce qu'ils ont pu se dire ? Aucune idée, je ne comprends toujours rien.

« Bah j'aimerais bien, mais elle ne parle pas un mot d'anglais ! À première vue ça ressemble à du russe. Ievseï est dans le coin ? »

Et là, un mot percute mon esprit. Ou plutôt un nom. Ievseï... non non non. Pas de Ievseï ce soir, ce n'est ni l'endroit, ni le moment ! C'est quoi, l'idée ? Demander à Roman de venir me masser les épaules pendant qu'on démonte l'immeuble pour me sortir de là ? Ou demander à Andreï de m'achever d'un coup de pelle derrière la tête ? Je n'ai pas le temps de protester que déjà, le type est loin. Pas un mot ni un geste, il m'a simplement laissée là comme une andouille. Super... Je soupire, me laisse retomber au sol en étoile de mer et tente de penser à tout sauf à la douleur qui enfle dans ma jambe.

Quelque part, c'est bon signe : tant que j'ai mal, c'est que ma jambe est « vivante ». Mais s'ils pouvaient m'envoyer un traducteur et surtout quelqu'un de compétent, ça m'aiderait quand même pas mal...

_________________


We are going to die, and that makes us the lucky ones. Most people are never going to die because they are never going to be born.
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MessageSujet: Re: (Mikkel) | I fuck up everything but let me explain.   Mar 17 Oct - 14:57


« I fuck up everything but let me explain. »

Anastasia & Mikkel
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17 octobre 2017, 19h23 ~

Appuyé sur la machine à café, une tasse à la main, je suivais d'un oeil éteint les info à la télé, un petit écran accroché dans un coin de la salle de repos. C'était ma première pause après avoir enchainé plusieurs heures de boulot, à un rythme éreintant. Le job de brancardier était assez imprévisible, parce qu'on bossait en fonction des évènements qui survenaient mais, dans notre époque troublée, les accidents graves ne cessaient de se multiplier, partout en ville. Heureusement que je pétais la forme parce que le métier était exigeant physiquement et on restait debout à transporter des charges lourdes tout au long de la journée, quasiment sans s'arrêter. Heureusement aussi que j'étais assez débrouillard pour me faire inviter et bouffer grassement de temps en temps, parce que c'était pas avec ma poignée de pâtes quotidienne que j'aurais pu nourrir mes muscles. Saloperie de rationnement. Aux info, on évoquait encore une fois ce pacte, mis en place entre les tyrans du gouvernement et cette drôle de communauté hors des murs qui représentait sois-disant nos sauveurs. Ces gars là avaient l'air d'être les nouveaux chouchous à la mode et rien que pour ça, je ne les aimais pas.

« Vite, Ievseï,  ramène-toi, on a besoin d'aide à l'extérieur ! »
La voix de mon collègue m'arracha de mes pensées et je fronçai les sourcils, levant ostenciblement ma tasse de café.
« J'suis en pause, putain, ça se voit pas ? En plus j'suis censé bosser en interne ce soir.»
« Tu tiens à ton salaire à la fin du mois ? Alors tu te bouges et tu sautes fissa dans l'ambulance. »

19h36 ~

Ça faisait plus d'un an que j'avais écopé de cette malédiction qui me transformait en animal sauvage tous les mois et j'avais appris à être attentif aux cycles lunaires. Mieux valait que je ne bosse pas les soirs de pleine lune. Pourtant, je ne risquais rien ce soir, ce n'était qu'un mince croissant qui se dessinait dans le ciel crépusculaire, comme un sourire désabusé posé sur le monde. L'ambulance avait filé dans les rues délabrées, accompagnée des pompiers et d'une voiture de la milice, censée nous protéger. Le quartier était craignos, écrasé par une ambiance lugubre et les immeubles détruits me donnaient la sensation d'être plongé dans un pays en guerre. Le personnel soignant était dépassé par le nombre de blessés et de morts à ramasser dans tous les coins de la ville, dans des conditions aussi dangereuses qu'éprouvantes. Pourtant, comme me l'avait si bien rappelé mon collègue, j'avais sacrément besoin de fric et j'avais qu'à fermer ma gueule si je voulais garder mon job. Alors, je plongeai dans cette ambiance apocalyptique, armé d'une civière, en essayant d'oublier que je pouvais me prendre un pavé sur la gueule à tout moment. La structure des immeubles voisins avait l'air stable pour le moment mais rien n'était sûr.

Il y avait bien longtemps que la vue du sang, des chairs écrasées et les râles des blessés ne me heurtaient plus. Je captais tous les sons qui m'environnaient de façon plus précise ces derniers temps et je profitais de cette acuité pour repérer les blessés dans les décombres. La poussière qui régnait dans l'air rendait la pénombre de la rue plus opaque mais je parvenais quand même à distinguer les silhouettes qui m'entouraient. Mes pauvres humains de collègues, eux, ne disposaient pas des mêmes compétences. Je profitais qu'ils se soient éloignés pour faire sereinement les poches des corps sur lesquels je me penchais, sans que personne ne s'en aperçoive. Tout en m'adressant à lui avec douceur, je fouillais donc ce vieux type qui gisait sur le sol, pauvre passant surpris par l'effondrement. « Vous en faites pas, on va vous emmener à l’hôpital... » Mais laissez-moi d'abord vous débarrasser de votre porte-feuille, mon bon monsieur. Dans un sourire de chacal, je rangeai mon larcin sous ma tunique lorsque soudain, quelqu'un beugla mon nom.
« IEVSEÏ ! » Je me retournai précipitamment, haussant les sourcils d'un air totalement innocent, une expression que je mimais à merveille. « Ouiiii ? » Un des secouristes me faisait signe de me ramener et je me dépêchai de transporter mon vieux blessé dans l'ambulance avant de rejoindre mon collègue. Qu'est-ce qu'on me voulait encore, bordel de merde, on ne pouvait pas voler les gens tranquillement ?

« On a une blessée là-bas, de l'autre coté des décombres mais elle parle que le russe. Vas voir ce que tu peux faire. » Mon air blasé s'éclaira soudain alors que je soupirai. « Qu'est ce que vous feriez sans moi... okay, je sauve la situation, mais c'est bien parce que j'ai droit à une prime de risque. C'est que j'suis pas pompier moi hein, j'ai même pas eu un droit à un casque, ni à un masque. Vous avez vu comme ça pue là dedans ? Sans déc c'est blanc de poussière, on n'y voit que dalle et si ça se trouve, j'vais tomber sur des zombies coincés là dessous, qui peut savoir, c'est vrai putain et je... » Il m'avait filé un casque. J'avais bien tenté d'insister pour cette histoire de prime mais visiblement, je pouvais toujours me la mettre quelque part. Ce fut donc sur un soupir résigné que je plongeai vers le danger, n'écoutant que mon courage et mon abnégation, escaladant souplement le monticule de décombres pour rejoindre l'endroit désigné. Tout de même, l'idée de causer russe avec quelqu'un était toujours motivante. La curiosité brillait dans mes yeux, tandis que j'apercevais la silhouette coincée sous cette masse de gravats. Cette meuf aux joues sales et au regard bizarre ne me disait rien du tout et pourtant, je lui adressai un large sourire. Si elle était en train de crever, autant lui offrir une dernière vision des plus charmante. Voir Mikkel et mourir, c'était pas beau ça ?

« T'sais que t'as le cul bordé de nouilles ? On m'envoie te sauver la mise, chérie. » Est-ce qu'elle causait bien le russe, au moins ? Mes collègues étaient assez cons pour confondre avec du polonais. J’espérais découvrir assez vite si elle me comprenait tandis que je me rapprochais d'elle pour m'agenouiller à ses cotés. Mon casque cachait mes cheveux bruns et dans l'obscurité, on me confondait très souvent avec Andreï. Sacré Andy, je pouvais pas m'empêcher de penser à lui quand je parlais le russe, c'était quand même la personne avec qui je pratiquais le plus cette langue, actuellement. Ma grand-mère – paix à son âme - m'avait souvent répété à quel point je lui ressemblais, surtout dans ses expressions, cette façon de sourire, de gonfler les joues ou même, dans mon accent russe. Parce que j'avais tout donné pour apprendre cette langue à la perfection, dès ma prime jeunesse, et bien que je n'avais jamais mis les pieds en Russie, je parlais notre merveilleuse langue slave, sans aucun accent, comme un véritable né-natif de l'endroit.

Je poursuivis donc, sur le même ton chaleureux qui était le mien, tout en vérifiant si la blessée inconnue respirait correctement. La loose, on m'avait même pas filé de masque, on était vraiment en manque de matos en plus de tout le reste. Comment j'étais censé soigner les gens dans des conditions aussi merdiques ? Comme toujours, Mikkel devrait assurer avec les moyens du bord, son optimisme et son si beau sourire. « Comment tu t'appelles, bichette ? Faut que tu restes allongée, je vais vérifier tes blessures et ensuite, on pourra te dégager. » Elle avait l'air consciente mais je devais m'assurer qu'elle n'avait pas reçu de choc à la tête et si elle était assez lucide pour parler. En cas de traumatisme crânien, ce serait pas si évident de la transporter dans ce merdier mais une chose à la fois. Je palpai son crâne en douceur, attentif à ses réactions avant de palper ses bras, puis son torse. Par réflexe, ma main s'introduisit dans sa poche au passage, presque malgré moi, sans que je ne cesse de lui parler pour capter son attention. « Moi j'suis de Moscou, c'est la plus belle ville du monde, tu diras pas le contraire hein. Tu sais me dire où tu as mal, ma cocotte ? »


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