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 Love is like a bomb. (Laura)

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Love is like a bomb. (Laura)   Mer 11 Oct - 14:01


« You were simply my beloved wife »

Laura & Cassidy
featuring

La grande horloge qui orne le luxueux hall de marbre affiche vingt heure. Le plus prestigieux hôtel de la Nouvelle-Orléans organise aujourd'hui une soirée huppée où seuls les membres de la haute société sont conviés. Les invités, revêtus de leurs plus beaux atours, déambulent déjà dans les couloirs, prêts à rejoindre la salle de bal qui sera bientôt ouverte pour l'occasion. Parmi eux, se trouvent de nombreux membres éminents du gouvernement, ainsi que des bourgeois qui soutiennent activement le régime tyrannique, multipliant les dons en sa faveur. Certains convives font partie des  clients réguliers de l'hôtel, ceux qui peuvent se permettre d'y loger à l'année et de profiter ainsi de l'opulence des repas et du confort des lieux, pendant que la population meurt de faim. Dans leur candide hypocrisie, ces nantis ont donc organisé une soirée de gala en l'honneur d'un haut chef de la milice qui devra être décoré par le ministre de la sécurité en personne. Une récompense amplement méritée, dit-on, pour avoir si bien défendu la ville contre les présences hostiles. Durant ces festivités, une vente aux enchères est également prévue en milieu de soirée. Les bénéfices seraient intégralement versés aux familles des peacekeepers, décédés en mission. Enfin, le bal pourra commencer, sous les accords mélodieux de l'orchestre de l'hôtel. Quel programme...

La résistance s'organise, elle aussi. Dans l'ombre, nous avons réussi à nous préparer, à nous entourer des personnes compétentes dans plusieurs domaines. La confection de bombes, notamment. Au sein de mon équipe, je profite en effet des talents de Lazlo en tant qu’artificier. C'est lui qui fabrique ou monte certaines munitions qui nécessitent une expertise fine et il nous délivre ainsi le matériel nécessaire au cours de nos missions. Je sais que Lazlo est un spécialiste et qu'il est capable de déterminer la qualité des lots de munitions, il est assez méticuleux pour détruire celles qui arrivent en fin de vie ou qui sont trop instables. Son passé dans l'armée est un grand atout pour notre groupe, ainsi, je ne doute pas qu'il ait soigneusement vérifié le matériel que nous allons utiliser ce soir. Lazlo est parfois bien trop fantasque à mon goût mais les explications qu'il m'a fournies étaient claires. Tout devrait marcher si nous nous en tenons au plan.

Ce soir, je m'appelle James Faraday et je serai accompagné de ma chère et tendre épouse pour participer à cette soirée de gala. Nous avons réussi à nous faire inscrire sur les listes d'invités et l'hôtel nous a même réservé une suite, où nous pourrons nous préparer pour les festivités à venir. Des festivités explosives. Chaque pièce et chaque couloir de ce grand hôtel est décoré avec richesse et un épais tapis adoucit le bruit de mes pas. C'est en réfléchissant que je marche dans le couloir en attendant que ma fausse épouse se prépare. Je me suis rapidement changé, délaissant mes vieilles frusques habituelles pour endosser un costume trois-pièces, aussi élégant que raffiné. Il est parfois utile de posséder des dons de voleur mais ainsi habillé, je peux sans souci me faire passer pour l'un de ces riches invités, désireux de faire une donation généreuse. Sûr qu'elle le sera. La bombe préparée par Lazlo devrait faire pas mal de dégâts au milieu de cette foule, le but étant d'éliminer le ministre et ses sympathisants. Mais nous devrons être vigilent et l'emmener dans la grande salle sans nous faire repérer.

Ayant rejoint la suite luxueuse, dont les murs sont recouverts de tableaux de maître, je savoure une gorgée de bourbon. Le gout de l'alcool fort me donne l'illusion d'être encore humain. Pourtant, les meubles coûteux qui décorent le petit salon ne ressemble en rien à ce que j'ai connu dans ma vie. J'ai eu l'habitude de vivre dans la crasse et la misère mais également dans la liberté et sans artifice. Est-ce que le vieux bandit que je suis pourra faire illusion auprès de ces petits bourgeois ? Mes yeux se posent sur la porte qui mène à la chambre des époux Faraday et je me demande vaguement à quoi ressemblera ma conjointe. Laura a toujours été très belle, elle ne devrait pas avoir de difficulté à se faire passer pour une femme du monde. Cela fait plusieurs années qu'elle avait disparu et elle a bien manqué à notre groupe de résistants...

***

Plusieurs jours auparavant.

Le soleil venait de se coucher, alors que je m'avançais dans la pénombre des rues sales. Lorsque j'avais frappé à sa porte, Laura m'avait ouvert sans trop tarder, une expression incertaine sur ses traits délicats. Me reconnaissait-elle ? Lazlo m'avait parlé de son amnésie, le jour où il m'avait annoncé son retour. Je m'étais adressé à elle  d'un ton chaleureux, sincèrement ravi de la revoir. « Bonsoir Laura. Je viens de la part de Lazlo, vous me permettez de rentrer ? J'ai à vous parler. » J'imaginais que le prénom de l'oiseleur suffirait à lui inspirer confiance, dans le cas où mon visage lui serait inconnu. « Je m'appelle Cassidy Valdès et je suis journaliste pour The Mission. Vous vous souvenez de ce journal ? » Si c'était le cas, elle devait également se rappeler que nos articles dénonçaient systématiquement les mensonges du gouvernement. Et peut-être se souviendrait-elle aussi que mes actions dans la résistance dépassaient le cadre du journal. « J'ai une proposition à vous faire. J'ai besoin d'une femme pour m'accompagner à une réception dans le plus grand hôtel de la ville. Une femme de confiance... Et je pense que vous seriez parfaitement qualifiée pour ce rôle. »

Les dès étaient lancés. Dans mon cercle de connaissances, Laura était réellement la personne que je voyais le mieux pour cette mission, ce serait une chance formidable de la compter à nouveau dans nos rangs. Nous avions subi trop de pertes parmi les résistants, même si j'avais commencé à rallier d'autres groupes de rebelles et que les choses semblaient s'organiser de mieux en mieux. Ange avait été tuée et quelques temps plus tard, sa fille spirituelle, Vittoria, dite Khalissa, avait été portée disparue. Le retour d'une personne de confiance telle que Laura était une aubaine, d'autant plus qu'elle possédait certains pouvoirs, en tant que sorcière autrefois... La puissance des êtres surnaturels ne pouvait que nous aider dans notre combat contre l'oppression.

***

Laura ne m'a pas déçue, je la sens toujours aussi déterminée et courageuse qu'autrefois. Néanmoins, je constate à quel point la gente féminine est lente à se préparer, ce qui ne devrait pas me surprendre sans doute. C'est tout de même assez merveilleux que même dans une situation aussi grave, les femmes soient ralenties par des soucis de coquetterie. Que fabrique-t-elle ? J'étais censé l'attendre au bar mais au bout d'un moment, j'ai décidé d'aller la chercher directement au lieu de faire le pied de grue en écoutant les blagues idiotes du pauvre barman. Me voilà donc, un verre à la main, nonchalamment appuyé contre la porte de la chambre. Quelques coups, frappés avec politesse et je m'essaie à mon nouveau rôle, d'un ton complaisant. « Ma chérie, tu seras bientôt prête ? J'ai hâte de découvrir la couleur de ton rouge à lèvre. Dis moi, il est si difficile à choisir que ça ? » Il faut croire que oui, vu le temps qu'elle met. Un sourire narquois s'affiche sur mon visage alors que je l'entend me répondre de l'autre coté de la porte. Comment se déroulera la soirée ? Nous n'allons pas tarder à le savoir...


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MessageSujet: Re: Love is like a bomb. (Laura)   Jeu 18 Jan - 1:00


Elle se fixe dans le miroir, les mains croisés sur le comptoir en marbre. Les lampes créent des jeux de lumière dans ses mèches blondes, remontées en un chignon complexe à l’arrière de son crâne. Son visage, toujours habité de cette expression grave, qui ne la quitte pas, est maquillé avec soin. Les cicatrices, récoltées durant son temps hors des murs, ont disparu sous le fond de teint. Ses joues, rosies par le blush, semblent plus pleine, plus ronde, la rajeunissant un peu. Son regard bleu est ourlé d’un trait d’eye-liner et d’une épaisse couche de mascara. Elle grimace un peu, vérifie qu’elle n’a pas étalé son rouge, d’un bordeaux sombre, sur ses dents avant de secouer les épaules et de souffler fortement dans l’espoir d’évacuer la pression qui oppresse sa poitrine. Elle se redresse, plaque un sourire factice sur son visage et se sort de la salle de bain. Sur le lit, gigantesque, sous un lustre d’un luxe improbable, repose sa tenue. Une robe fourreau d’un noir d’encre, largement fendue sur une cuisse et dont le décolleté, dans le dos, descend à une profondeur à la limite du respectable. Elle déglutit en regardant le vêtement. Cette robe, qui a du coûté plus à la résistance qu’elle ne veut bien se l’avouer, cette robe qui rend la conversation qu’elle souhaite avoir avec Cassidy, plus difficile encore qu’elle ne le pensait. Le tissu moiré du fourreau noir est doux sous la pulpe de ses doigts quand elle l’effleure en hésitant. Ce qu’on attend d’elle ce soir, la pétrifie. Pourtant, elle se glisse dans le vêtement en soupirant de plaisir. La robe épouse les courbes de son corps et elle remonte la fermeture lentement avant de se faire face. Le miroir en pied lui renvoie l’image de ce qu’elle devait être, fut un temps. Elle lisse le devant de la robe, en retire une poussière distraitement et pince les lèvres. Elle ressemble à une femme de ministre. Ce soir, elle est Ellis Faraday, épouse de James, riche et prête à donner beaucoup d’argent à ce gouvernement qu’elle trouve parfaitement merveilleux. Elle glousse légèrement en enfilant ses talons, la tête de Cassidy quand elle sortira de la pièce risque de valoir son pesant de cacahuète. Elle se rappelle, avec une certaine tendresse la première fois qu’elle a rencontré son nouvel-ancien patron.

Elle était allongée sur son lit, les mains posées sur le ventre et le regard perdu dans le blanc sale du plafond. Elle revivait pour la millième fois la visite de Mikkel, dégustait avec bonheur les quelques souvenirs qu’elle avait réveillé. Un violent sursaut l’avait secoué quand on avait toqué à la porte. Elle s’était redressée, aux abois et s’était approchée silencieusement de la porte, regrettant une fois de plus, l’absence de judas. Elle avait, néanmoins, entrouvert le battant pour tomber face à un visage qui lui sembla familier. Grand, bruns, les cheveux et la barbe un peu ébouriffée, le regard droit et un sourire chaleureux étirant ses lèvres, Cassidy s’était présenté en utilisant le seul sésame possible. Si Lazlo l’envoyait, c’est qu’elle pouvait lui faire confiance. Elle l’avait donc laissé pénétrer dans son appartement. Elle s’était contentée de hocher silencieusement la tête quand il lui avait expliqué son emploi. Elle appréciait grandement le journal pour lequel il travaillait, mais elle ne comprenait pas ce qu’elle pouvait bien avoir à faire avec eux. Puis, elle s’était souvenue, Lazlo avait parlé à plusieurs reprises de Cassidy, le nom ne lui était pas inconnu, pas à cause de la position de journaliste de l’homme, mais à cause de son rôle dans le groupe de résistance dont elle faisait partie avant sa perte de mémoire. Elle s’était gratté la gorge, un peu nerveuse mais curieuse de savoir qu’il souhaitait d’elle. « Je vous écoute… ». Elle avait besoin de faire quelque chose, n’importe quoi, pour se battre contre la situation actuelle. N’importe quoi plutôt que de continuer à rester sans rien faire. Alors, elle l’avait écouté avec attention.

Il lui avait une journée de réflexion, et quand elle avait accepté de l’accompagner, lui avait expliqué les tenant et aboutissant de son plan. Sur le moment, le plan lui avait semblé parfait, un coup de force, qui détruirait l’un des symboles de ce gouvernement et ferrait grand bruit. Pourtant, les quelques jours qu’il avait fallu pour mettre en place le plan, lui avait fait prendre conscience d’une chose qu’elle n’avait qu’à moitié envisagée. L’idée de faire exploser un bâtiment ne lui posait absolument aucun problème. Elle adorerait probablement voir le Sonesta s’effondrer sur ses fondations, s’il n’avait pas été plein de gens. Elle avait conscience d’avoir accepté un plan meurtrier, mais n’avait pris conscience de la foule de gens qui périrait dans leur attentat qu’au dernier moment. Toute la rage et la colère qu’elle pouvait avoir contre les dirigeants ne s’était pas évaporée, mais leurs femmes et tout le personnel de l’hôtel n’y était pour rien. Qui plus est… Un évènement de cette envergure attirerait l’attention, fortement. On chercherait les coupables pendant des mois s’il le fallait. Son visage, bien que méconnaissable sous son maquillage, était connu, et il ne faudrait pas longtemps pour découvrir que Mr et Mme Faraday n’existait pas. Il faudrait encore moins de temps pour faire le lien entre leurs alias et eux-mêmes. Elle ne pouvait pas se mettre en danger de la sorte, pas alors qu’elle était si proche de son but. Pas alors que Mikkel venait de rentrer à nouveau dans sa vie, qu’il semblait prêt à lui faire confiance et prêt à l’aider à se préparer pour rencontrer Lizzie et Colin. Elle ne prendrait pas le risque de les perdre. C’est pourquoi, ce soir, elle devait expliquer à Cassidy qu’elle ne pouvait pas le faire. Elle allait devoir trouver une solution pour que cette idée de bombe lui sorte de l’esprit et si elle n’y arrivait pas, elle allait devoir trouver une solution pour empêcher l’explosion de se produire.

Elle se fixe dans le miroir et frotte son incisive du bout de langue, effaçant la petite trace de rouge qui s’y était déposé. Elle sursaute quand on frappe à la porte et rassemble son énergie, prête à lancer son ombre à l’attaque. Elle se détend rapidement, quand la voix de son collègue l’atteint à travers la porte. Elle laisse échapper un gloussement et secoue la tête en souriant. Elle se racle la gorge et prenant une voix suave répond. « Dans un instant, mon amour. Tu sais à quel point, j’aime que ma tenue soit parfaite ! Il ne faudrait pas que j’aie l’air négligée ! » Elle attache distraitement un collier simple autour de son cou et s’approche de la porte d’un pas qu’elle espère conquérant. Elle l’ouvre légèrement et laisse son époux de la soirée la rejoindre. Elle se tient bien droite, le port de tête altier tandis qu’elle tourne sur elle-même pour lui laisser le loisir d’admirer sa tenue. « Alors, comment tu me trouves ? » Elle s’arrête et en secouant la tête s’approche de Cassidy. « Mon Cher Époux, votre cravate est de travers ! C’est inadmissible, enfin ! » Elle ressert délicatement le nœud de cravate du grand brun, inspirant au passage une bouffée de son parfum. « Tu es très beau dans ce costume. » Le compliment est honnête et ne rentre pas réellement dans le jeu. Cassidy est bel homme, ce n’est pas un secret, ses traits marqués et ses yeux clairs sont un plaisir pour les yeux. Mais avec ses cheveux plaqués en arrière et son costume sombre, il semble parfaitement à sa place dans la chambre luxueuse. Elle pose les deux mains sur ses épaules et son expression se durcit quelques secondes. Elle tend l’oreille et jette un regard à la porte fermée avant de s’adresser à lui. « Bon, on fait un dernier récapitulatif avant d’y aller ? Je t’avoue que je suis un peu nerveuse. » Elle laisse échapper un rire gêné. « Physiquement, je pense que nous faisons parfaitement illusion… Mais, si j’ai déjà eu l’occasion de me rendre à un évènement de ce type, je ne m’en souviens pas. Je n’ai absolument aucune idée de ce que je peux dire, ou même faire… ». Elle lui chipe son verre et en descend une grande gorgée, la sensation de chaleur dans sa gorge la revigorant.

Ah, le voilà, le stress qu’elle étouffait sous ses doutes, celui qui était tapi au fond de son ventre et qu’elle ignorait. La bombe était plus importante, alors, elle avait fait comme si. Elle avait ignoré l’angoisse que lui inspirait cette soirée aux milieux des nantis et la voilà qui revenait d’un coup. Il y a aussi le fait qu’elle est censée être celle qui transporte la bombe. Personne n’ira regarder sous sa robe et elle a été choisie spécialement pour pouvoir cacher son petit fardeau. Elle inspire profondément, afin de juguler son angoisse, Cassidy l’aidant à s’apaiser. Le plan est revu, les détails sont vérifiés une dernière fois. Il lui tend une sorte de holster de cuisse, qu’elle attrape lentement, la bombe revenant à nouveau dans ses pensées. Elle déglutit, en l’attachant à sa cuisse, lentement, le dos tourné à son patron. Elle hésite à lui parler, ne trouve pas les mots et attrape en silence la petite bombe avant de la glisser dans l’attache qui a été prévue à cet effet. Elle est invisible, indétectable de l’extérieur, Lazlo a fait un excellent travail. Elle soupire et relève la tête, glisse une mèche qui s’est échappé de son chignon derrière son oreille. « Prêt ? » Elle hoche la tête en direction de la porte de la chambre. Elle trouvera comment empêcher la bombe d’exploser. Plus tard. Ils sortent de la chambre, son bras noué autour de celui de son mari d’un soir. Elle lui sourit et ils avancent de concert jusqu’à la grande salle de réception où se déroule la soirée de charité. La pièce, immense, très lumineuse et décorée avec un goût certain est tout aussi impressionnante que le reste de l’hôtel. La première partie du plan peut se mettre en place, la récupération d’information commence maintenant.
On leur demande leurs invitations et Laura les tends d’un geste délicat, à l’homme qui les à accueillit. Elle attrape deux coupes de champagnes sur le plateau qui passe près d’eux et en tend une à Cassidy. « On commence par qui, alors ? » Elle indique d’un hochement de tête, plusieurs couples qui pourrait leur permettre d’obtenir ce qu’il cherche. Elle sait qu’elle ne commande pas ici, Cassidy est clairement le patron et vu ce qu’elle souhaite faire plus tard dans la soirée, elle a tout intérêt à le brosser dans le sens du poil. Elle sirote une gorgée de son champagne avec délectation, consciente du grand n’importe quoi qui se trouve autour d’elle. Dehors, la plupart de la population crève de faim, pourtant les tables débordent d’amuse-bouche, l’alcool est interdit et un nombre hallucinant de gens sont en prison pour en voir vendu, ou simplement consommé, pourtant les verres ne sont jamais vides dans la pièce. Elle suit Cassidy dans la direction qu’il a choisi, exemple parfait de l’épouse un peu niaise et parfaitement soumise.

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Everybody loves the things you do From the way you talk to the way you move. Everybody here is watching you, cause you feel like home. You're like a dream come true. But if by chance you're here alone, Can I have a moment before I go? Cause I've been by myself all night long hoping you're someone I used to know ×


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