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 Ice Hunt - Alex

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Ice Hunt - Alex   Jeu 12 Oct - 19:32

Ice Hunt

Le hurlement de la créature résonne dans la nuit, et sa progéniture hurle à la mort. Les gorges félines s’élèvent et soudain, les monstres pleurent leur mère. Comme les baleines, les loups, leurs mélopées déchirent la nuit sale, les émanations rustres et le cruel.  Comme les baleines, les loups, les hurlements, chants septuaires, résonnent et percutent les tympans, vagues de douleurs qui heurtent les cœurs les plus durs, arrachant dans le firmament les fragments d’âme des monstres les plus cruels, excitant leur colère, leur rage. Les âmes damnées qui peuplent Darkness Falls s’arrêtent et se gorgent de ce sentiment, si fort. La douleur, la haine s’épousent et s’enlacent encore et encore, dans les variations de voix de la progéniture à la gorge déployée. Et alors que certains se revêtissent d’un besoin profond de violence et de vengeance, que la progéniture se rassemble et s’engouffre dans le labyrinthe, provoquant l’ire des épines végétales qui s’affament de leurs petites proies. Une autre, plus ancienne, se réveille. Ses yeux s’entrouvrent avec peine, elle est plus vieille, plus ancienne, elle a connu mille guerres, l’entrées des mages noirs comme leurs départs, c’est un monstre qui ne s’émoie guère de ses comparses, pire encore, leur voue une haine cordiale. C’est un monstre ancien, souterrain, un monstre endormi que la rage éveille. C’est un monstre qui s’amourache d’une nouvelle idée.

A l’intérieur de sa demeure de terre, elle s’ébroue. Et ses écailles malsaines martèlent les murs de mille épines glacées. Poison du gel, un givre étrange couvre les pierres sales, éloigne cette boue, gèle l’air. Le froid émane de sa carcasse reptilienne. La créature est presque aveugle, le gel a envahie ses pupilles, mais elle n’a besoin de voir, ses sens inhumains sont bien plus puissants que ceux de toutes ses sœurs. Elle sent les pas des deux jeunes femmes sur le sol, le martellement incessant de leurs fuites. Oh comme ses petites proies sont vives, oh comme l’énergie de leur petits cœurs palpitants l’affame. Tant de jeunesse, tant de fougue, de petites âmes chasseresses.  Et soudain, c’est certain, elle ne les veut que pour elle. Les humaines sont si rapides, si furtives et si elles lui appartenaient peut-être pourraient-elles courir pour elle, lui ramener mille présents sanglants. La créature empoussiérée par son vieil âge se redessine une nouvelle jeunesse. Dans le cimetière d’os où elle attendait la mort, elle se relève dans un soupir rauque et  s’élève de nouveau, d’une fureur de vivre royale. Et malgré les blessures noires sur ses flancs, la lourdeur de sa tête endolorie, et les échardes qui traversent sa peau, elle s’avance, se mouve avec l'élégance des plus grands prédateurs.

Le hurlement du monstre résonne dans ses os. Il est profond, rauque, il l’appelle, il l’exige. Kriss s’arrête, se retourne, les deux crocs de la créature vaincue entre les mains, affrontant la brume et l’invisible rance. Une seconde de silence. Le long de son échine s’abat un terrible pressentiment. La mort s’en vient, horde en furie. La mort a les mêmes crocs que ceux de la mère, plus petits, plus fins, plus insidieux, ils déchireront sa peau sans difficulté. Autour d’elle la progéniture endiablée l’encercle. Les feulements agacent ses sens inhumains. L’adrénaline porte son corps à l’éruption. Son myocarde bat si fort, qu’il menace d’exploser, pulvérisant sa cage thoracique. Son souffle est rapide bien que contenu. Kriss ne se laissera pas mourir, pas si vite, pas sans se battre pour cette vie nouvelle. Le phœnix a dans les yeux la brulure mordorée de la faim et l’intime violence de ses appétits cruels. Puisse-t-elle mourir dans la douleur et la fureur. Les enfants de la morte se font plus pressants mais, venant des profondeurs, le monstre hurle, encore, clamant son ascendance. Les petits crocs claquent, un instant la meute enfantine songe à tenter une offense, à agacer le monstre pour récupérer sa proie. Mais le dragon de glace, au pas lourd et à l’âme glacée, se déploie dans la brume et feule son âge et son ascendance, brulant leur rêves de vengeance. Dans un bruissement, le doute s’installe, puis un hurlement lointain murmure que l’autre humaine fut retrouvée et alors la progéniture, non sans un cri unanime de rage, disparait progressivement.

Tu es belle. Tu es farouche. Tu as tuée celle qui osa me voler mon territoire. Ses crocs dans tes mains frêles sont dotant de promesses de chasse et de violence. Tu es mienne. Viens à moi.

La créature a la beauté lyrique de la mort. Les dentelles de givre qui la recouvre semblent piquantes et douces à la fois. Les arrêtes de sa carcasse, pleine de blessures la rende plus féroce encore. Les yeux fascinées de la belle se posent sur elle et s’émeuvent de tant de noirceur blanche. Les iris verts glissent le long de ses muscles d’acier, de ces os qui saillent, de cette gueule qui s’ouvre. Lentement, le monstre s’approche, baissant alors sa garde et son cou. Il s’approche, il s’approche et son cœur qui bat la chamade est statufié. Il s’arrête et la distance devient soudain douloureuse. Les crocs de la morte tombent au sol, ses mains faibles ne sauraient les retenir. Kriss s’avance, happée par les émanations mystiques de l’incarnation glacée des limbes. Sur son visage, nait la dentelle amoureuse d’un givre saisissant. Il fait froid. Il fait si froid. Kriss tends son bras, lève sa main. Elle ose. Elle ne saurait résister à l’appel enivrant de la chimère. D’une douceur amoureuse, elle pose sa main sur le visage osseux et tuméfié.

Tu es mienne, mais je ne m’acoquine pas des faibles, résiste moi.  

Dans un son rauque, la créature rejette une fumée sombre, mille milliers de perles de pollens noirs qui étouffent l’air. Qui l’étouffe, dans un nuage mortel. La brule, feu incendiaire. Qui la glace, givre qui s’étend sur sa peau. Kriss tombe au sol. Son corps épileptique tente de rejeter le mal qui la dévore. La douleur ravage ce qui lui reste de force. L’inconscience lui vole ses derniers restes de résistances.

Oh comme l’émanation de son âme est faible.
Oh comme s’affame sa marionnette, comme elle dévore les proies sans même y prendre garde.

Kriss. Kriss crisse contre son échine, embrasse de ses lèvres froides la mort qui l’enserre. Le cœur, lointain, profond, se délecte de tant de violence, elle épouse le monstre qui la possède et sa conscience jamais ne percute les émanations de la possession. Elle s’amourache de ses murmures qui la suivent et si parfois elle s’agace de ces trous noirs qui la hantent, elle ne se rend que rarement compte de l’empreinte de sa bête sur son âme. Il n’y a, de toute manière, personne qui puisse se rendre compte vraiment de sa disparition. Et le monstre, le monstre qui la nourrie et qui l’invite à la chasse, elle le laisse s’infiltrer plus profond encore. Elle l’invite dans ses labyrinthes, l’amuse de son cœur froid, l’affame de sa faim lancinante et de son besoin de tuer. Elle lui ouvre les sentiers malfaisants de ses sentiments retors. Kriss éveille l’insatiable haine de l’animal, elle excite sa possession. Et le monstre la recouvre d’attention. Il est plus intelligent qu’elle, il chasse avec davantage de cruauté, usant de son corps fin comme d’un scalpel. Il s’agace, elle n’est suffisamment forte. Si la volonté d’acier, le corps est de glaise. Des bleus couvrent ses jambes, les hommes qui se débattent lui brisent ses forces. Elle saigne. Elle se meurt, si vite, brulée par cette violence trop soudaine. Il n’y a rien à faire pour la réparer et le temps manque.

L’intelligence brille. Le monstre fouille sa mémoire, cherche une faille, une créature plus résistante. Perçoit Tyrell, s’en agace – jamais elle ne laissera Kriss s’éloigner d’elle et rejeter la possession. Percoit une ombre, plus profonde. C’était il y a longtemps, quand Kriss était plus jeune. Un visage percute. Alex. Alex Logan. Son premier contact avec la mort, dissimulée de son regard. Le premier meurtrier que l’âme autrefois si attentive, si malléable rencontra.

Alex Logan. Elle le surveille, le suit. Kriss est ce fantôme qui se glisse parfois, de faille en faille, suivant les ordres du monstre, notant précieusement ses habitudes. Et même la vision chaste d’Aritza ne l’éloigne de sa tâche. Alex Logan. Il lui donnera la force nécessaire pour nourrir le monstre. Alors elle susurre à sa belle ensanglantée. Et Kriss se trouve une robe blanche. L’oblige à chasser. Et Kriss se recouvre de sang. Un sang étranger et puis le sien aussi, des entailles de son âme, des blessures de son corps. Puis le monstre la porte aux abords d’une faille. Derrière, la réalité si proche semble si claire, si palpable.

Entre, et ramène le moi.


Kriss lance un dernier regard vide a sa maitresse puis s’engouffre dans le royaume des vivants. Il est tard, il fait nuit. Mais c’est tellement moins noir que l’intérieur du royaume des maudits, qu’il lui semble qu’il fait jour. Au loin, elle voit la silhouette de cet homme qu’elle ne connait pas. Il est seul. Et alors elle déploie monstre de créativité. Celle qui ne pleure pas se met soudain à gémir, et des sanglots traversent son corps fin. Elle tombe au sol, se tords comme brulée. Et des larmes ravagent son visage sale. Et puis, comme si elle percevait juste sa présence, elle se redresse un peu, tenant son bras contre son ventre faussement douloureux, et supplie.


Aidez-moi, je vous en prie.

Qu’il la dévore ou qu’il la protège du mal, il se jettera dans ses griffes.
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Ice Hunt - Alex

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