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 « Pursuit of Happiness » IsakxAdrian

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: « Pursuit of Happiness » IsakxAdrian   Dim 15 Oct - 18:23

Il n'y a jamais que du bon ou du mauvais dans le monde. Jamais que du noir ou du blanc. On entend souvent dire que l'univers n'est que nuances de gris, selon la pureté ou la noirceur qu'on y ajoute. Mon monde à moi n'a jamais été que de nuances de rouge. Je n’ai toujours vécu que par le sang. Les coups de sang, le visage rouge de larmes, les plaies qui ne cessent de saigner. Depuis plus de quatre vingt ans maintenant mon univers est rouge sang.

Ce n’est pas que je ne crois pas en la pureté, c’est que je ne l'ai jamais vue. Petit, j’avais espoir qu'un jour je décide de la couleur de ma vie. J’avais espoir de voir autre chose que du rouge encore et encore. Cet espoir, comme tous les autres, est mort depuis bien longtemps. J'ai rencontré des gens qui m'ont ouverts de nouvelles portes sur le monde mais aucune d'elle ne refermait du blanc, jamais. Et aujourd’hui, plus que jamais, je n'y crois plus.

Aujourd’hui, je sais que derrière le meilleur des hommes se cache aussi ce rouge sang. Aujourd’hui je sais que derrière la plus douce des femmes se cache des intentions impures. J'ai beau le savoir, l’entendre et le voir, je n'arrive pas à l’accepter. Sauf que personne ne peut vivre dans le déni éternellement. Personne ne peut passer sa vie sans remettre tout ce qu'il voit en question. J'ai cru y arriver, j'ai cru être assez fort et pourtant quand je ferme les yeux, ce n’est certainement pas de la pureté que je vois.

Je vois Deborah derrière ce coup de feu. Je vois Damian se changer en cet animal ultraviolent. Je vois Tristan au milieu des flammes. Je vois Sienna et ce serpent qu’elle dompte au creux de ses doigts fins. Je vois Roman qui m'explique comment il a tué un homme. Anastasia pleine de sang sur ce canapé. Mikkel qui risque sa vie chaque seconde. Cordelia qui manipule mon destin de ses mots envoûtants. L'Enfer et ce monstre qui m'arrache la peau. Je vois la vie, corrompue et brutale qui me blesse en enfonçant chaque jour de nouvelles images dans mon crâne. J'ai mal, j'ai peur quand je vois ce monstre qui se reflète dans le miroir.

Je ne veux plus dormir.
Je ne veux plus vivre.

Je soupire sans plus chercher à faire disparaître ce bourdonnement incessant dans mes oreilles. Je me lève, attrape ma veste et parcours la ville à la recherche d'un bar quelconque. J'ai besoin d’être dans les bas fonds de l’humanité, besoin de remplacer les coups de marteau dans mon crâne par le bordel des autres. Les voir s'entretuer, se déchirer pour arrêter de m'exploser tout seul. J'ai besoin d'un moment de répit dans un lieu où je n'ai pas ma place. Ne plus exister pour souffler. Alors je passe la porte du Little Darlings. Je m'enfonce dans l’obscurité d'un monde auquel je n'appartiens pas dans le but de ne plus exister. Je m'installe dans le coin le plus reculé possible, sans un bruit, sans un mot. Pas une expression sur mon visage, pas un geste autre que celui provoqué par ma respiration. Les bras croisés, le regard dans le vide, j'observe le monde autour de moi sans jamais y prendre part. La serveuse pose un verre qui frôle mes doigts. Sans une once de vie en cet instant précis je me vois incapable d’articuler même un merci.

Pardon mademoiselle, c’est pas vous, c’est moi.

Et puis sans même le réaliser, me voilà accompagné. Le mec s’assoit, prend ses aises. Il fait partie du décors, à sa place ici comme personne dans ce foutu bar. Je lève les yeux, fixe son regard sans comprendre ce qu'il me veut. J'aurais pu partir, me lever, tout quitter. J'aurais pu l’éviter, tourner les yeux. J'aurais du me casser et pourtant je reste là, sans lâcher son regard mystérieux.

« Oui ? » Ma voix ne ressemble plus à rien. Je me redresse, sans toucher au verre et ne le perds pas des yeux malgré l’obscurité ambiante. « Sans vouloir vous vexer, je ne pense pas vous être d'une grande utilité. Je n’étais jamais venu ici. » Mais pourquoi je lui dis tout ça ? Je veux juste qu'il se casse avant que mon cerveau se remette à penser. « Et puis j'aimerais être seul en fait. » Un ton glacial alors que je rabaisse la manche de mon vieux sweat pour masquer les plaies sur mes mains. Masquer qui je suis, la fatigue sur ma peau, les cernes sous mes yeux. Laisse-moi tranquille, retourne à ta vie.

Je ne veux pas qu'il parle, pas qu'il pose de question. Je ne veux pas de lui, de personne. Alors je plonge un peu plus mon regard dans le sien pour vérifier s'il a bien compris. « Sérieux, c’est pas le moment là, va voir quelqu’un d'autre. »

Pourquoi insister, pourquoi chercher la petite bête. À quoi je joue au juste ? J'aurais du me taire, le laisser parler. Il serait parti, comme tous les autres. Pourtant je viens de lui donner une bonne raison de rester, de chercher. Me prouver à moi-même que je suis con. Je suis celui qui a tellement l'habitude de voir la vie couleur sang que lorsqu'il ne voit plus la violence dans ses pupilles il la provoque. Celui qui remplit les phases de calme par de la brutalité pour pouvoir dire je vous l'avais bien dit, ma vie n'est que violence.

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MessageSujet: Re: « Pursuit of Happiness » IsakxAdrian   Dim 22 Oct - 14:05

Le mafieux scrute sa grande salle avec un joint entre les doigts, soirée plutôt soft pour entamer les réjouissances avant de se laisser tenter par quelque chose de plus corsé lorsque l'heure d'aller se reposer pointerait le bout de son nez - il n'est pas question que ses cauchemars le hantent une énième fois. Que ses démons continuent de le poursuivre dans l'enfer de ses nuits. Pourtant, cette fois où la lame a transpercé le corps de sa soeur, cette fois où tout a failli basculer, et le néant le happer, il s'est promis de tout arrêter, au moins réellement d'essayer. Néanmoins Isak s'est encore menti, ou surestimé. Peu importe, il en est encore là aujourd'hui, à surfer sur la pente de sa came et de ses mélanges, sans parvenir à résister à cette vilaine tentatrice qui lui promet chaque fois l'oublie et la consolation. Ephémères, certes, mais le traumatisé des Géhennes s'en contente, s'y vautre totalement pendant que ses yeux s'attardent sur un homme dont le teint est encore plus blafard que le sien. Un autre qui semble porter le poids du monde sur ses épaules avachies et mal à l'aise dans ces lieux particuliers, dont l'expression est peinte des séquelles d'une vie trop cruelle. Un autre dont les rêves doivent être hantés par Lucifer.

Curieux, sans quitter l'étranger de son regard indiscret, il roule le tube entre ses doigts, joue quelques instants avec son herbe. Une distraction se dit-il, un personnage au faciès brisé qui l'intrigue et le pousse à se lever de son siège pour aller se porter jusqu'à la table de sa nouvelle convoitise. Le dealer savoure l'expression du nouvel arrivant - c'est la première fois qu'il l'observe par ici. Dans ses prunelles azurées est gravé le désespoir, ça l'intrigue, ça lui plaît. La souffrance d'autrui est la clé de son succès et de sa richesse. Répandre d'avantage de malheurs, son quotidien, son gagne-pain, sa deuxième drogue. Ca lui permet de s'évader de son tourment, de se distraire, de contourner son propre Enfer.

Comme un prédateur en chasse, le patron du Little Darlings s'avance à pas de velours jusqu'à sa proie, prend place à ses côtés avec un sourire carnassier qui disparaît aussitôt que l'inconnu lève ses yeux cernés vers lui. Le rictus se métamorphose en un fin sourire, qu'il veut volontairement indescriptible. Il est fugace, le marbre s'empare rapidement de son visage où seul un soupçon d'indiscrétion demeure. Le sorcier n'émet pas le moindre son, se contente de laisser son vis-à-vis s'exprimer; il l'étudie, examine chaque détail, tente de s'en faire la meilleure des idées, de le juger. Le brun déprimé lui lâche de l'information sans qu'il n'ait besoin de faire l'effort de la lui demander, fort bien. Le faire parler sera d'une facilité confortable. Extraire ses démons, le contraindre à y faire face, pour lui promettre ses merveilles qui lui offriront l'opportunité de tous les oublier. Voici là un client potentiel à ne surtout pas laisser filer.

D'un geste lent, il amène le bout de son pied jusqu'à la chaise qui le jouxte et accroche le dessous de l'assise pour la faire glisser jusqu'à lui. Il y dépose un talon, puis un autre, ses jambes tendues se croisent avec nonchalance pendant qu'il fume son trésor de cette même cadence. Il tourne légèrement la tête pour ne pas importuner celui que ne sait sensiblement pas à qui il a affaire avec la fumée qu'il souffle sereinement. Son oeillade en coin reste figée sur le petit nouveau que le mage n'a pas encore cessé d'épier. Le mégot s'écrase mollement contre le cendrier qui traîne sur le bois, s'ensuit l'arrivée d'un paquet de cigarettes qu'il sort de la poche avant de son jean dans la foulée. Isak s'empare d'un rouleau de nicotine qu'il allume promptement avant de le porter jusqu'à ses lèvres puis fait parvenir le reste jusqu'à l'étranger; c'est cadeau, une invitation à poursuivre ce semblant de discussion jusqu'ici à sens unique.

« Un homme qui a vraiment envie d'être seul, c’est un homme qui ne parle pas, et toi tu en as déjà trop dit. Mais à la fois, pas assez... Tu sais, je suis d’une oreille très attentive et je suis même certain de pouvoir t’aider à faire face à tout ce que tu tentes de fuir et qui t’a mené dans cet endroit »

Le Little n’attire que les pervers, les débauchés et les désespérés. Le verre de cet homme face à lui n’est pas encore entamé, son regard éreinté n’effleure aucune de ses danseuses dénudées, ne reste donc que la troisième catégorie, celle qui se trouve être la plus fleurissante - et la plus passionnante. Alors, le patron ne se présente pas, il préfère garder l'anonymat pour mettre l'autre d'avantage en confiance, profiter de toutes ses souffrances, celles qui l'aideront à écouler sa marchandise et, en l'instant, à se divertir. A faire abstraction de son reflet qu'il zieute chaque matin dans son miroir, toujours trop pâle et maladif, possédé par le diable, torturé, drogué, dément... condamné. Son portrait n'est pas meilleur que celui qu'il dévisage en ce moment, tout en savourant une taffe de sa cigarette, avant de laisser chuter un peu de cendres dans le cendrier. Cependant, lui possède quelque chose que sa compagnie ne détient pas encore : l'assurance et l'autorité, et ces derniers se déversent sur le dépressif sans tarir, naturels, jusque là sans noirceur apparente.

« On les remarque tout de suite, tous ces démons qui te pourchassent, ils sont inscrits sur ta face. T'es ici pour qu'ils disparaissent, tu tentes de les fuir, mais sans un petit coup de pouce tu ne leur échapperas pas, on ne peut jamais s'en échapper... Partout où tu iras, ils te poursuivront, mais tu peux les faire taire à défaut d'être capable de les affronter ». Son timbre est glacé et doux tout à la fois, expérimenté et assuré, compréhensif. Le magicien noir tente de se parer d'une aura bien moins sombre. Vilain comédien, un tantinet doué.


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You take a mortal man And put him in control, Watch him become a god, Watch people's heads a'roll, lJust like the Pied Piper, Led rats through the streets, We dance like marionettes - symphony od destruction - Steve 'n' Seagulls & -
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