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 I wanna be a thug. [Mikkel et Isak]

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Laugh like a jackal

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MessageSujet: I wanna be a thug. [Mikkel et Isak]   Mer 18 Oct - 16:54


« You tell me it's a man's world, play the rules »



Isak & Mikkel
featuring

Il faisait chaud cette nuit là, extrêmement chaud. Mon corps entier était en sueur et un masque d'angoisse crispait mes traits dans mon sommeil. Parfois, des mots en russe s'échappaient de mes lèvres, des jurons, des exclamations d'horreur. Je voyais Lizzie, ma petite soeur, allongée sur le sol du salon dans une marre de sang, ses yeux ouverts sur une expression de stupeur. Sa gorge tranchée. A ses cotés, mon frère gémissait de douleur en se faisant battre à mort dans des explosions de rouge. Ce sang, tout ce sang. Et mon père... Roman, il allait bientôt arriver, il allait découvrir ce carnage et que ferait-il ? Il se jetterait sur le responsable mais il ne pourrait rien faire, rien et il s'exposerait juste à la vengeance cruelle des mafieux. « Laisse Roman tranquille, putain, laisse-le... » Je parlais toujours en russe en dormant mais pourtant, Isak ne comprenait pas cette langue. L'incongruité de ce détail me réveilla soudainement, alors que je me redressais sur le matelas, le cœur battant et le corps en nage. D'un geste, je m'essuyai le front en regardant tout autour de moi. J'étais seul dans le salon, couché en travers de mon matelas posé à même le sol. Il n'y avait pas de sang, pas de cadavre de membres de ma famille et aucun bruit en dehors de la télévision qui crachotait doucement. Ce rêve avait été si réaliste que je n'aurais pas été surpris de voir le regard cruel d'Isak me fixer, à la manière d'un serpent venimeux.

Foutu cauchemar, il m'avait filé la migraine dès le réveil, ainsi qu'une sale impression qui me collait au basques. Pendant toute ma journée de boulot à l'hopital, je n'avais pas réussi à me débarrasser de cette sensation d'angoisse lancinante. Ce rêve n'était pas si incohérent, malheureusement. Je ne me souvenais que trop bien du jour où mon dealer était venu me trouver dans l'appartement familial pour me menacer. Il connaissait mon adresse, il avait même croisé ma soeur et il ne s'était pas gêné pour me faire des menaces très claires à son sujet. Par la suite, on avait réussi à trouver un terrain d'entente et les choses s'étaient un peu tassées. Mais depuis quelques temps, j'entendais de drôles de trucs au sujet d'Isak. Des mecs m'avaient laissé comprendre qu'il me cherchait. A leur ton, je doutais fort que ce soit pour m'inviter à une partie de poker...

Après le travail, j'avais filé me plonger dans les bas-fonds de la ville, pressé de me noyer l'esprit à grand renfort de vodka. Je ne connaissais rien de mieux pour faire passer une putain de migraine. Les mains au fond des poches, le regard lourd, j'avais poussé d'un coup d'épaule la porte délabrée qui menait au bar clandestin que je fréquentais régulièrement. Retrouvant ma place au comptoir, j'avais humé l'air vicié de ce bouge avec soulagement et j'avais essayé de me détendre. Plusieurs verres avaient été nécessaires pour y réussir mais au bout d'une heure, je me sentais déjà rudement mieux. J'en avais presque oublié mon cauchemar, lorsque soudain, au détour d'une conversation avec quelques potes ivrognes, le nom fut prononcé. Isak Erikson. « Parait qu'il te cherche, Ievseï, tu savais ? » J'avais vidé le fond de mon verre, la gorge soudainement nouée et j'avais mimé un gros air blasé. « Ce sacré vieux filou, c'est vrai que ça fait un bail que je l'ai plus vu. Mais bon j'suis hyper occupé comme mec. Au fait, au sujet de notre affaire, t'es toujours ok pour partager les benef ? » Changeons de sujet, noyons le poisson. On était ainsi passé à autre chose et quelques temps après, je me retrouvais seul devant mon verre vide et ma tête remplie de questions.

En sortant du bar, j'étais un peu bourré mais pas assez pour ne pas avoir les idées claires. La rumeur selon laquelle Isak me cherchait devenait un peu trop importante pour ne pas la prendre au sérieux. Evidemment, j'avais de quoi flipper. Parce que si jamais le mafieux avait eu vent de ce qui s'était passé au Bones, j'étais dans la merde jusqu'au cou. Pourtant, j'avais beau réfléchir, je ne voyais pas comment il aurait pu apprendre que j'avais aidé Moïra à éliminer ses deux hommes. J'avais encore froid dans le dos en repensant à cette horrible nuit, où on avait emmené ces types dans la cave du Bones, pour les faire bouffer par des zombies. Je grimaçai, tout en marchant dans les rues sales de Storyville. En dehors des zombies, on était seuls dans cette cave, Moïra et moi, il n'y avait pas eu d'autre témoins directs à cette boucherie. Et je ne voyais aucune raison qui aurait poussé la rouquine à me vendre auprès d'Isak. Il ne pouvait pas être au courant, merde ! Alors qu'est-ce qu'il me voulait ? Peut-être juste me foutre la trouille... Les images de mon rêve me revinrent en tête et je soupirai. Il avait déjà réussi, si c'était son but.

Tout en marchant, je m'aperçus que je m'étais dirigé dans la direction du Little Darling, presque inconsciemment. Je me mordillai les lèvres, restant immobile dans l'obscurité lugubre de la rue et je fixai la façade décrépie du bordel clandestin. J'ignorais si Isak serait capable de débarquer à l'improviste dans l'appartement de mon père et tout saccager pour me dénicher. Est-ce qu'il ferait du mal à ma famille ? Non, quand même pas... Merde. De toute façon, rien que l'idée que mon père tombe nez à nez avec ce connard me tordait les boyaux. Pas question de mêler Roman à mes histoires, j'avais aucune envie qu'il me fasse chier par la suite et qu'il me pose des questions emmerdantes. Ça me saoulait rien qu'à y penser. Et puis, ouais, peut-être que je m'inquiétais un peu pour lui, aussi. « Bon. » Ma voix résonna étrangement dans la rue puante alors que je décidai d'avancer, dans une impulsion subite. J'étais pas du genre à réfléchir pendant cent sept ans non plus. D'une démarche assurée, je traversai la rue pour rejoindre l'entrée secrète qui permettait de pénétrer dans la boite de strip-tease. Moins d'une minute plus tard, j'étais dans la place, une salle envahie par une musique inaudible du dehors où des filles à poil dansaient, sous une lumière tamisée.

Penchant la tête sur le coté, je fit craquer ma nuque avant de me composer un sourire de chacal vicelard. Ma grande spécialité. J'avais pas la trouille, j'étais dans mon élément, j'étais le mec le plus cool que ces enfoirés avaient jamais vu de leur vie ! Le comité d’accueil ne tarda pas à venir à moi : un malabar avec une tête de brontosaure, qui devait faire au moins deux fois mon poids. Je l’accueillis d'une œillade complaisante. « Jurrasic Park, mon vieux pote ! T'as pas changé, toujours la gueule de travers hein ! » Pour toute réponse, le mec m'attrapa la figure dans sa grosse pince et me fixa de ses yeux exorbités. Je me dégageai d'un mouvement ample en le repoussant et redressant la tête, tout en luttant contre la trouille qui m'envahissait. « J'te l'ai dit ou pas qu'on avait pas élevé les vélociraptors ensemble ? Touche moi pas, gros lard. J'suis venu voir ton boss, alors tu me l'ramènes fissa. » Sans attendre sa réponse, je me détournai pour filer entre les tables, plus agile qu'une anguille, pour échapper ainsi au malabar et rejoindre la scène. Ils n'allaient pas me casser la gueule en public tout de même ? Avec tous les clients du Little Darling venus pour se rincer l’œil sur les belles de nuit, ça aurait fait tâche, niveau standing. Je me posai donc à coté d'un groupe de clients, près d'un podium où une donzelle se déhanchait, et j'attendis, espérant que le maître des lieux daigne venir m’accueillir en personne...



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MessageSujet: Re: I wanna be a thug. [Mikkel et Isak]   Jeu 30 Nov - 15:02

« Allez, roule moi ça plus vite et déguerpis ». Nul besoin de s'encombrer de politesse quand on était le patron tout puissant de ces lieux et ces protagonistes naturellement débauchés, ou payés pour l'être. La jolie pute toute en dentelle, les cheveux auburn un peu en bataille après quelques roulades dans les draps du mafieux, était pleinement concentrée sur ce petit tas de drogue à émietter au milieu du tabac à rouler. Après le sport, le réconfort. Eriksson avait juste l'envie de s'évader jusqu'aux frontières de Morphée. De se libérer l'esprit, de faire le vide. De continuer à se vautrer dans son vice sans se soucier des répercussions sur Solveig ou sur ses affaires. De toutes manières, le navire était à flot et naviguait sur des eaux princières. Les caisses étaient pleines et les pigeons remplissaient à ras bords ses volières. Nulle inquiétude à se faire.

Une fois le joint concocté, puis bien niché entre les doigts du dealer, la donzelle s'éclipsa d'un claquement de talons légèrement courroucé, le collant déchiré par endroits et les yeux teintés d'une colère qu'elle n'avait pas le droit d'extérioriser; la réplique du caïd se révélait trop souvent démesurée. La porte de ses appartements claqua un peu trop fortement cela dit - elle avait du toupet cette petite, encore un peu trop sauvage pour le business, mais la pseudo rébellion n'allait pas durer, il en ferait son affaire-. Un juron s'échappa des lèvres du magicien avant que tout désir de riposte ne soit étouffé par une première latte. Isak s'allongea sur son grand lit, se cala confortablement sur son oreiller avant de savourer son herbe. Les cendres chutaient lentement dans le cendrier posé sur la table de nuit à ses côtés, dans un doux silence. Ce soir, c'était les larbins aux commandes, lui n'avait plus qu'à profiter de sa came et se languir, rappeler une autre charmeuse dans la nuit quand il serait complètement détendu, claquer des doigts pour obtenir tout ce que ses caprices exigeaient, n'importe comment, à n'importe quel instant.

Bam, bam, bam. Le mage se redressa subitement une vingtaine de minutes plus tard, sortant de sa léthargie. Un de ses gorilles tapait si fortement sur le bois qu'il aurait pu le faire sortir de ses gonds. Bam, bam, bam, bam. Les coups étaient de plus en plus rapides et plus violents, quelques « Isaaaaak » étaient criés à la volée. Ce dernier fit un geste nonchalant de la main, un tantinet irrité tout de même, puis se leva doucement avant de s’acheminer jusqu’à celui qui avait osé le déranger quand il avait pourtant ordonné le contraire. Dans un souffle agacé, la porte s’ouvrit sur un portrait de colosse aux traits légèrement de travers, bien plus contrarié qu’il ne l’était lui-même. Son regard brillait d’une rage qu’il ne lui connaissait que dans très peu de circonstances... « La pute du patron a fait sa réapparition » lâcha t-il sur un ton bien sombre. Ah oui, le camé l’aurait parié, Ievseï avait le don de mettre le comité d’accueil dans cet état de rage. Mikkel était l’homme le plus agaçant qu’il avait rencontré jusque là. « Il te demande ». Le russe était aussi de ceux qui se pensaient en droit d’exiger, et ça fonctionnait. Isak laissa derrière lui son cocon pour descendre jusqu’à la grande salle. Sa distraction favorite était finalement de retour, il était temps.

Ses yeux rougis, toujours dilatés, cherchaient la fine silhouette de son client venu du grand Nord. Posté tout près du podium, mélangé à la foule, ses prunelles noisette n’avaient pas l’air plus cleans que celles du sorcier. Après les derniers évènements - entre autre le bordel foutu au Little et son rapprochement avec sa précieuse cadette - il aurait fallu être un fou pour revenir ici sans ailes intrépides que seules les substances illicites étaient capables de déployer. Ces deux là avaient des comptes à régler, et Isak ne savait pas encore à quel point - il ignorait encore que ce jeune métamorphe avait participé à l’élimination de ses hommes de mains avec la sulfureuse Moïra -. Espérons pour lui que le boss n’apprenne jamais cela, pour le bien de celui qui se pensait sûrement invincible. Qu’il était dangereux de jouer avec les monstres de pouvoir petit Mikkel... Quand bien même les Ievseï n’étaient pas sans défense.

Le dealer passa d’abord par son bar pour s’emparer d’une de ses meilleures bouteilles de Vodka, puis vint rejoindre le rebelle près de la danseuse au somptueux déhanché. Sans dire mot, il débouchona l’alcool, avala une gorgée comme s’il s’agissait d’eau, puis l’offrit à son partenaire particulier. « Ne fais pas semblant d’admirer le spectacle, tout le monde sait que ces courbes ne t’intéressent pas ». Un regard en coin fut jeté au beau brun, aux lueurs lascives, avant de se plonger dans la danse dénudée. Un silence de quelques secondes s'installa avant qu'il ne s'exprime, d'un timbre tout à fait serein, la face sincèrement paisible. « Tu es bien le seul pour qui je daigne me déplacer Mikkel, certains vont finir par croire que tu es privilégié et je vais devoir gérer des crises de jalousie que je n'ai pas du tout envie de gérer... Rejoins moi plutôt là haut, loin des oeillades indiscrètes, et ramène la bouteille ». Sans attendre de réponse le mage sourit brièvement avant de reprendre la direction de son antre, sachant qu'il avait le nordiste sur les talons.

Derrière les deux hommes, la porte se ferma dans un léger grincement. Isak saisit le poignet du changeur avant qu’il ne s’éloigne et le plaqua délicatement contre le pan de mur, en s'aidant d'une main posée contre son torse qu'il jugeait trop tranquille. L'oisillon semblait se sentir un peu trop à l'abri dans ce nid pourtant rempli de rapaces. D'une voix toujours aussi placide, le mafioso ancra son regard le plus intense dans celui de son invité surprise. « Tu m'avais manqué, j'ai cru ne jamais te revoir ». Alors petit oiseau tombé du nid, que me vaux le plaisir de ton come back ? « Jouons un peu », avant de passer aux choses sérieuses... Le drogué recula nonchalamment en attrapant la bouteille. Sans quitter le métamorphe de ses yeux pétillants, il ôta à nouveau le bouchon puis fit descendre une autre lampée de vodka dans son gosier, tout en souriant franchement, avant de se retourner pour aller se vautrer dans son canapé en cuir.
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MessageSujet: Re: I wanna be a thug. [Mikkel et Isak]   Mar 9 Jan - 17:22


« You tell me it's a man's world, play the rules »



Isak & Mikkel
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L'attente me parut interminable, bien qu'elle ne fut sans doute pas si longue que ça, dans la réalité. Je retournais régulièrement des regards vers le fond de la salle, dans un mélange d'impatience et d'appréhension. Et lorsque soudain, la sihouette du mafieux émergea du brouillard créé par les fumées de clopes, je crus tout d'abord que je me tapais une hallu et je clignai des yeux, le coeur battant. Je ne le voyais plus, il semblait avoir disparu entre les tables et je sentis ma tension nerveuse me raidir la nuque. Dans un soupir lourd, mon regard égaré échoua sur les courbes voluptueuses de la danseuse qui se cambrait avec langueur. Et pendant que j'essayais distraitement de déterminer si elle avait fait de la chirurgie ou pas – bon sang, une telle grosseur mammaire était-elle naturelle ? - une voix derrière moi me fit sursauter. Il était là. Le trouble se marqua quelques secondes sur mon visage avant de laisser place à une moue passablement boudeuse. J'attrapais la bouteille offerte, sondant le regard du dealer avec circonspection.

« J'apprécie la performance artistique, qu'est-ce que tu crois.»

Dis-je dans un souffle. J'avais vu mieux niveau chorégraphie, cela dit, ses flotteurs devaient sûrement la gêner pour danser correctement. Quelque chose m'empêcha pourtant d'ironiser tout haut. Je ne savais pas à quelle sauce Isak avait décidé de me bouffer ce soir mais je m'attendais à tout sauf à une attitude aussi sereine de sa part. Avec une certaine appréhension, j'attardai mon regard sur lui, surveillant ses réactions. Le mec paraissait plus zen qu'après une séance de yoga et si je crus déceler quelques signes de défonce dans ses prunelles dilatées, le regard qu'il me dédiait n'avait rien d'agressif, tout au contraire. Ses paroles charmeuses me firent arquer un sourcil mais déjà, il se détournait et je m'offris le luxe d'une généreuse gorgée de vodka avant de lui emboîter le pas. Peut-être que j'aurais dû réfléchir avant de me laisser enfermer de mon plein grès dans sa piaule mais la curiosité gagnait à tous les coups. Ainsi, la porte nous isola des médisants et Isak en profita pour m'attraper.

Je reculais sous son impulsion jusqu'à m'adosser au mur, tous les sens en alerte, le cœur battant sous sa paume dont la délicatesse était désarmante. Ce ne fut qu'un pic d’inquiétude qui s'apaisa rapidement sous son regard de velours auquel je restai accroché, presque hypnotisé. Ses pupilles étaient si larges que le noir prenait toute la place, ce qui offrait à ses yeux un aspect aussi étrange qu'inquiétant. On aurait dit un félin, juste avant l'attaque. Pourtant il me gratifia d'une confidence des plus douces pour l’ego, laissant présager une soirée plutôt croustillante. Lui abandonnant la bouteille, je le suivis du regard tandis qu'il portait le goulot à ses lèvres, dans un geste qui alluma aussitôt quelques images salaces dans mon esprit tordu. Mes lèvres s'étirèrent dans un mince sourire en réponse au sien et je m'approchai de quelques pas du canapé, promenant mon regard sur lui.

« Peut-être que si tu variais tes spectacles, ça me ferait revenir plus souvent. Par exemple, en dansant toi-même. Là c'est sûr, que je serais au premier rang tous les soirs. » Imaginer Isak sur scène agrandit mon sourire et je retins un léger gloussement. Si j'étais assez éméché pour oublier rapidement toute inquiétude, l'attitude d'Isak – aussi surprenante soit-elle – achevait de me rassurer complètement. Il avait l'air sincèrement ravi de me trouver là, il n'était pas du tout en pétard contre moi visiblement. S'il cherchait tant à me revoir, c'était parce qu'il n'était entouré que de gens chiants comme la mort et à voir la gueule de ses employés, je ne pouvais que compatir à son triste sort. Je me rapprochai davantage de lui, jusqu'à rejoindre le canapé où il était installé, me plaçant juste devant ses jambes. « T'en fais pas, on va rattraper le temps perdu. Tu veux jouer à quoi ? C'est que je connais des tas de jeux, moi. » Ce disant, j'effleurai ses genoux de mes doigts, avec nonchalance et je fis mine de réfléchir un brin, me mordillant la lèvre inférieure. Mes mains se posèrent plus franchement contre ses jambes, remontant doucement sur ses cuisses avant que je ne lui reprenne la bouteille, dans un sourire provocateur. Je me détachai ainsi de lui, pour mieux m'asseoir à ses cotés et m'enfoncer entre les coussins avec nonchalance. Confortablement installé, je savourai une bonne lampée de vodka qui me brûla agréablement le palais.

C'était tout de même déconcertant de découvrir Isak dans de si bonnes dispositions. Non pas que je m'en plaignais, mais je m'étais attendu à devoir déployer des trésors d'ingéniosité pour réussir à le détendre et au final, il était déjà tout disposé à s'amuser. Bien-sûr qu'on allait jouer, avec notre santé, certes, mais on allait jouer. Ça passerait mieux que de se dire qu'on se torchait la gueule parce qu'on s’ennuyait ou qu'on estimait globalement avoir une vie de merde. « Je te proposerais bien le jeu de la bouteille », dis-je en désignant la susnommée, « on peut jouer à action-vérité, au je n'ai jamais, à ni oui ni non. Ou encore à... » Je pris une inspiration, me tournant vers lui dans un sourire mutin pour poursuivre d'une voix veloutée. « je te tiens, tu me tiens par la... barbichette. » Mon regard ayant dévié au niveau de sa ceinture avant d'articuler ce dernier mot, tous les doutes restaient permis.

Bien que mon ton restait léger et un poil railleur, je ne pouvais m'empêcher de m'interroger sur les sombres pensées d'Isak. Depuis le temps que je le connaissais, je n'étais jamais parvenu à le cerner, il restait toujours assez mystérieux. Bien que j'étais resté éloigné de lui depuis quelques mois, la curiosité qu'il m'inspirait me revenait à présent, comme une vague rafraîchissante. Noah avait refusé de me parler du lien qui le rattachait à mon dealer et j'ignorais toujours pourquoi ce mec avait eu besoin de voir un psychiatre. Il n'avait pas l'air d'être du genre à se confier. Mais si j'étais pas assez con pour espérer lui tirer les vers du nez avec mes jeux débiles, l'idée me paraissait poilante malgré tout.





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