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 Bombs for throwing at you

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MessageSujet: Bombs for throwing at you   Mer 18 Oct - 17:46

Leslie & Gabriel
Bombs for throwing at you


Glissée entre ses lèvres, la clope se consume tranquillement au fil de la discussion, la fumée exhalée disparaissant rapidement à la faveur de celle, plus importante, du petit feu autour duquel les quelques personnes sont réunies. Le début de soirée s’annonce posée, alors que le soleil s’éternise encore à l’horizon et les baptise de quelques rayons orangés ; aujourd'hui n’a pas été une journée trop agitée, du moins en ce qui les concerne, et force leur est d’admettre que cela ne fait pas de mal de temps à autre. Un peu de repos n’est jamais superflu, surtout ces derniers temps, et personne ne va aller cracher dessus.
Rodriguez et Elain sont, au sein de la communauté, ce qui à ses yeux se rapproche le plus de la définition d’amis de longue date : bonne entente, conversation agréable, rires échangés à la faveur d’une plaisanterie… s’il n’irait pas jusqu’à leur confier ses secrets les plus noirs, il est indéniable que Gabriel aime passer un peu de temps avec le duo formé par ces deux chasseurs. Ils lui ont proposé de partager une partie de leurs prises d’aujourd’hui (la plupart de la viande sera mise à sécher, comme d’habitude, sauf pour ce lapin-là qui s’est vu réserver un tout autre destin entre les flammes de ce petit barbecue improvisé) en retour pour un service rendu un peu plus tôt dans la semaine, et l’armurier ne s’est certes pas gêné pour accepter aussitôt. La quiétude de cet instant est d’autant plus agréable qu’ils savent qu’elle sera brève : c’est toujours le cas, ici, souvent du moins. En quelques secondes, tout est susceptible de virer au cauchemar ou à la pagaille, mais c’est un risque encouru et accepté pour vivre hors les murs, on s’y fait à force ou bien on ne fait pas long feu, et on profite en attendant que cela arrive.

« Toujours pas de nouvelles de MacLean ? » Les braises de sa cigarette tombent et s’éparpillent au sol à travers les quelques brins d’herbes épars qui se disputent la terre sèche à ses pieds. La question a fusé après un silence de quelques minutes et Gabriel finit par hausser les épaules tandis qu’il coule un regard en biais à Rodriguez et laisse filer un léger soupir. « Il peut bien rester là où il est, en ce qui me concerne je crois pas que ça sera une grosse perte pour le reste d’entre nous. » Son interlocuteur échappe un léger ricanement alors qu’Elain, à l’inverse, roule des yeux sans renchérir ; plutôt au fait des quelques tensions existantes entre l’actuel bras droit de Velasquez et l’armurier, elle n’a jamais été friande de ce genre de débat à l’inverse de son compagnon qui, en ce qui le concerne, semble partager l’avis de Gabriel au sujet de Leslie. C’est qu’ils sont des “vieux de la vieille”, tous les deux, à l’inverse de cet espèce d’enfant prodige qui s’est hissé si haut en leur faisant un pied de nez phénoménal à tous. Alors quoi, jalousie, amertume, méfiance légitime qui refuse de se tarir avec le temps ? « De toute façon, partir en raid seul aussi longtemps… » La remarque du chasseur lui tire un reniflement dédaigneux mais il ne rétorque pas tout de suite, laissant son regard exprimer d’abord le fond de sa pensée tandis qu’il termine d’épuiser le tabac artisanal de sa roulée et balance ce qu’il reste du mégot au feu. « Tu crois vraiment à une connerie pareille ? » Ce n’est pas qu’il remette en doute la valeur de Leslie, non, il ne s’aveugle pas dans sa dépréciation du personnage au point de l’estimer incompétent notoire et est plutôt même au fait de l’inverse, mais envoyer quelqu’un de son statut en mission solo avec tous les risques inhérents au bordel sans nom qu’est devenu le monde ? Ou c’est une mission suicide, ou c’est une vaste fumisterie. En ce qui le concerne, il n’a pas eu une seconde d’hésitation avant d’opter pour la seconde option – et l’assumer, ouvertement. « M’est plutôt avis qu’il est en train de se la couler douce là-bas. » D’un vague mouvement de la main, il ponctue sa tirade en désignant la direction globale dans laquelle se dressent au loin les murs de la ville. « Tu parles d’un raid », il marmonne dans sa barbe tandis qu’il s’occupe les mains à se refaire un petit stock de roulées. L’accusation implicite qu’il ne formule pas encore clairement pend au bord de ses lèvres quand Elain allonge sans crier gare la jambe pour lui donner un coup du bout du pied ; Gabriel saisit pleinement la mesure de l'avertissement muet alors que le regard de Rodriguez semble fixer derrière lui un point un peu au dessus de son épaule gauche.

Avec un sens de l’à propos remarquable, MacLean se tient debout dans l’embrasure de la porte d’une caravane embourbée à quelques mètres de là et la tête qu’il tire laisse à penser qu’il n’a pas perdu une miette de ce qui vient de s’échanger. Si Gabriel, tandis qu’il se retourne vers lui, ne cache pas sa surprise de le trouver là, il n’a pas en revanche la politesse de paraître un minimum gêné par ce qu’il a dit, ou s’apprêtait à dire avant d’avoir connaissance de sa présence ici. « Quand on parle du loup, il grimace d’un ton réticent avec un rictus sardonique en guise de seul salut. Et dire qu’on s’inquiétait, justement, de ton absence prolongée. » Il ne lui fait pas l’offense, bien sûr, d’imprégner ses propos d’une hypocrisie visant à les faire passer pour sincères.

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MessageSujet: Re: Bombs for throwing at you   Lun 23 Oct - 20:05


Saleté du retour incrustée dans les vêtements, jusque dans les moindres recoins de peau offerte aux agressions de l’extérieur. Mon retour a été une surprise pour tout le monde. Maria n’ayant visiblement pas été prévenue de la date de ma libération. Oubli malencontreux qui ne m’étonne pas, j’en étais à me demander s’ils allaient vraiment se décider à me relâcher. Déconvenue à la sortie de voir que personne n’avait pris la peine de se déplacer pour récupérer les morceaux de l’un des leurs. Rien non plus hors des murs, excepté la perspective de devoir se taper tout le chemin retour à pieds. Avec en guise de compagnie, la faim qui détruit le corps et aveugle la raison, et cette douleur persistante dans les reins. Absence de nourriture digne de ce nom, quelques vols à l’arrachée sur les taulards les plus agressifs en guise de défense. Et taire l’autre mal qui ronge la carne bousillée, fermer sa gueule et souffrir en silence en jouant avec la chance. Se dire que ça ne pourra pas empirer en si peu de temps, sans compter sur des reins visiblement peu enclins à coopérer. Premières victimes d’un virus qui bouffe tout, à petites bouchées mais avec la ferme intention de tout engloutir à la fin. Se jeter, à la manière d’un fauve mis au régime échappé de sa cage par mégarde, sur la première âme passant à portée de main. Uniforme noir envoyé en reconnaissance dans les rues nauséeuses de la Nouvelle-Orléans dont il ne restera plus qu’un cadavre desséché quand ses petits copains iront à sa recherche. S’ils ont suffisamment de jugeote pour s’en inquiéter. Repas dégueulasse ayant laissé des traînées d’horreurs dans ma mémoire, des visions de carnage sur les paupières qui n’ont fait qu’accentuer la haine couvant déjà sous la peau envers cette civilisation qui ne regorge que de monstres assoiffés de souffrance et de mort. Le retour en solitaire pour laisser du temps à la colère de se dissiper, ne serait-ce qu’un peu afin d’éviter tout massacre une fois les portes du camp passées.

Elle a été ma première destination, comme une évidence, un besoin de rendre des comptes à celle qui domine et dirige le petit groupe. Maria, surprise et contrariée par une situation qu’elle a été contrainte d’accepter seulement une fois la mécanique mise en route. Je l’ai lu dans son regard sombre, son irritation et les reproches qui ne tarderont pas à fuser face à cet allié qui n’a pas pris la peine de l’avertir de ses intentions. Parti seul pour résoudre une affaire qui ne le concernait pas, et impulsif au point d’accepter une sentence qui n’était pas la sienne. Maria, qui a alors pris des airs de Lisbeth. A trop se côtoyer l’une commence à déteindre sur l’autre, et pas dans le bon sens, pour mon plus grand déplaisir semble-t-il. La fin du jour n’était pas le moment des explications, c’est remettre à plus tard une confrontation que chacun sait inévitable, mais mon état pitoyable a dû être suffisant pour la pousser à écourter le sermon. Plus tard, en guise de conclusion. Se replier sans demander son reste, partageant la sagesse de la décision et avec pour unique envie celle de retrouver le grand air. Claustrophobie passagère, engendrée par des jours affreusement longs d’enfermement. Ma propre caravane me donne la nausée et me fait frissonner d’angoisse. Dormir dehors, au point où j’en suis, ne me paraît pas une si mauvaise option. Admirer au passage les éclats sanguin de la fin du jour, m’en bousiller la rétine jusqu’à y graver l’illusion de l’astre déclinant. Beauté incendiaire dans un monde de cendres ternes, de la couleur à s’en abîmer la rétine au point d’être aveugle pendant quelques temps pour effacer la crasse morne d’une cellule.

Détour de dernière minute près de la caravane faisant office d’infirmerie. S’improviser voleur sous le couvert du jour déclinant pour s’offrir un semblant de confort refusé jusqu’à lors. Retourner l’ensemble en prenant malgré tout la peine de remettre les choses en ordre, pour finalement s’immobiliser lorsque mon nom éventre l’air. Un murmure lointain perçu par les sens du monstre qui me pousse à faire silence. Arrêter ma quête perdue d’avance et me plonger dans la discussion ayant lieu à quelques mètres de là. Je m’improvise spectateur, voyeur aux oreilles traînant là où elles ne devraient pas. Un rictus amer sur les lèvres lorsqu’une voix bien familière accompagne la première. C’était une évidence, j’aurais dû me douter qu’il serait parmi ceux qui casseraient du sucre sur mon dos en mon absence. Le premier à ne pas croire à cette histoire de raid, un peu trop tirée par les cheveux. Quand on sait que j’ai failli y rester, dans un de ces fameux raids, il est clair que me lancer dans une nouvelle expédition de ce genre en solitaire ne me ressemble pas tellement. Ou alors un élan de folie suicidaire, ce serait encore possible. Traînent les godasses sur le sol et pèsent sur la petite marche improvisée devant l’habitacle lorsque je décide finalement de m’extirper de mon abris de fortune. S’approcher du petit groupe en un invité supplémentaire, dardant sur les trognes un regard oscillant entre chaleur et noirceur.

« - Je suis navré que mon absence ait été à l’origine d’une quelconque inquiétude. » Je le lâche dans un souffle rêche une fois arrivé à côté de l’armurier. Domine un instant l'attroupement et m’octroie le droit de m’assoir dans le cercle formé par le groupe. Malaise visible sur les traits d’Elain, elle se lève et balance un regard sans équivoque à un Rodriguez peu enclin à bouger. « - Mais je t’en prie, continue Gabriel, ne te dérange pas pour moi. » Sourire hypocrite sur les lippes, et les pupilles qui mordent la figure du bonhomme, défi dans l’éclat d’un regard brulant d’une malice glaciale.

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MessageSujet: Re: Bombs for throwing at you   Ven 3 Nov - 17:39

Leslie & Gabriel
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Amusant de constater à quel point l’ambiance s’est soudainement tendue à l’intrusion importune de McLean : entre Elain qui semble soudainement avoir l’envie d’être n’importe où du moment que ce n’est pas autour de ce feu de camp, et Rodriguez qui a visiblement avalé sa langue, le nouvel arrivant s’installe tranquillement sans paraître réaliser le changement d’atmosphère. Ou plutôt, s’il en est parfaitement conscient, il affecte l’air de ne pas s’en formaliser. Sans doute qu’il n’en a rien à foutre ou, au contraire, que ça l’amuse. Quelle autre justification à sa décision de prendre place au milieu de leur petit groupe comme s’il y était le bienvenu ? « Quoi de plus normal, Gabriel réplique sur un ton suintant de sarcasme, après tout tu es tellement important pour la communauté. Il serait dommage qu’il te soit arrivé quoi que ce soit, non ? » Ses propos contredisent allègrement ceux qu’il a balancé un peu plus tôt mais l’armurier s’en fiche, ce n’est après tout pas comme s’il essayait de faire avaler quoi que ce soit à Leslie concernant la fausse affection qu’il pourrait bien avoir à son égard. Au moins là-dessus les deux hommes savent-ils parfaitement à quoi s’en tenir. Un petit rire de gorge s’échappe devant l’insistance de Leslie, il sent le regard de ce dernier qui lui brûle la peau mais prend un temps exagéré à terminer de rouler sa cigarette, les yeux concentré sur sa tâche en ignorant délibérément ceux de l’autre. Finalement, il referme le sachet de tabac artisanal et remise l’ensemble dans ses poches avant de redresser la tête. « Tu sais très bien que je ne me gêne jamais pour toi. » Les iris sombres se rivent à ceux de l’ami, soutenant le défi qui y brille au fond des prunelles. De fait, Gabriel ne s’est jamais dérangé pour l'ouvrir devant le bras droit de Velasquez et c’est même là la clef de voûte des problèmes relationnels existants entre les deux hommes. « Rodriguez, il balance abruptement sans se retourner vers le concerné – il devine que ce dernier a tressailli sous l’apostrophe –, t’avais pas encore des morceaux à mettre au séchage ? » L’autre saisit l’excuse au vol, acquiesce et se lève dans la foulée pour tourner les talons, Elain pour lui emboîter le pas. Gabriel retient un soupir et une pique acerbe devant le comportement du chasseur ; grande gueule quand il s’agit de râler dans le dos des autres, il semble avoir toujours eu le plus grand mal à porter ses couilles et assumer ses opinions quand il sait qu’elles sont dérangeantes. C’est probablement, aussi, que Leslie l’intimide malgré tout. Difficile de lui tenir rigueur pour ça.

« T’arrives un peu trop tard pour le barbecue. » Le commentaire ironique fuse tandis que Gabriel se penche pour remuer les braises et raviver la flamme. « Vu ta promptitude à t’inviter parmi nous, je tenais tout de même à te le signaler. » Enfin, de ce “nous” il ne reste plus que lui, et l’espoir d’une soirée agréable et tranquille s’est envolé avec le départ d’Elain et de Rodriguez. Quand il en aura terminé ici avec son vis-à-vis, il ne lui restera plus qu’à retourner dans son atelier de fortune ; ce ne sont pas les occupations qui lui manquent, là-bas, et il sait d’ores et déjà qu’il ne sera probablement pas d’humeur à se coltiner quelqu’un d’autre pour les quelques heures restantes avant celle où il ira sombrer dans un sommeil précaire et instable. « Mais bon, puisque t’es encore là malgré tout, j’imagine que ta foutue manie de te mêler des affaires des autres ne t’a pas quittée pendant ton absence. » Les railleries continuent de se bousculer entre ses lèvres tandis que ses mains s’occupent machinalement avec le zippo, au moins à jouer ainsi elles affectent la tranquillité au lieu de se crisper en un poing provocateur. En l'occurrence, l’armurier se moque en toute connaissance de cause puisque lesdites affaires des autres concernaient clairement son nouveau compagnon. « Alors quoi, tu n’es pas d’accord avec ce que j’ai dit ? Exprime-toi, fais-toi plaisir : je m’en voudrais de te gâcher une si belle opportunité de rétablir la vérité. » Gabriel dit au moins vrai en ce qu’il est tout disposé à l’écouter, quoi que l’autre ait à dire sur le sujet. Sa curiosité n’est pas feinte en ce qu’il désire réellement savoir où Leslie se trouvait et ce qu’il y a foutu, bien qu’il ne soit pas stupide au point de croire que celui-là lui dira la vérité s’il s’avère qu’elle frôle un tant soit peu les accusations qu’il ne s’est pas privé d’étaler tout à l’heure. « Pour peu qu’elle ait besoin de l’être, bien sûr. » Oh, il le provoque sciemment, tente de le pousser à la réaction ; il crèverait de l’envie de le voir se trahir mais c’est un espoir qu’il sait insensé. Il n’empêche qu’il a eu le temps, durant l’absence de McLean, d’accumuler aussi bien soupçons qu’un fiel à l’arrière goût douceâtre de jalousie.
A n’en pas douter, le concerné doit être ravi de tout se prendre en plein visage au premier soir de son retour parmi les siens.

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MessageSujet: Re: Bombs for throwing at you   Mer 8 Nov - 20:04


Il y a toujours un convive que l’on préfère ne jamais inviter à sa table. Celui qui s’incruste malgré tout à chaque réception, soit parce qu’il n’a pas conscience que sa présence est gênante, soit parce qu’il le sait, et qu’il s’amuse de cet inconfort qu’il créé en s’invitant de lui-même là où il n’est pas convié. Au malaise qui plane autour du feu de camp lorsque je m’octroie le droit de siéger avec les autres, il est clair que je suis ce convive. Celui qui s’invite parce qu’il sait, combien il peut déranger. Celui qui fait grouiller l’inconfort sous la peau, donne envie de se trouver n’importe où sauf face à lui. Deux convives mal à l’aise et le troisième qui s’en moque éperdument. Fiel encore accroché au coin de ses lèvres, comme un reste de bouffe qui viendrait se coller dans les poils sur le menton. Petit brin d’inconfort que l’on ne voudrait enlever pour rien au monde, loin d’en avoir honte, au contraire, il devient nécessaire de le montrer et de garer la tête haute. L’armurier n’a jamais baissé les yeux devant quiconque, trop fier, trop sûr de lui et de son impact sur les autres. Le bonhomme qui en impose et qui le sait, au point d’oublier le siège bancal sur lequel il a posé son cul. On se ressemble lui et moi, aussi troublant et dérangeant que cela puisse être.

Accueillir alors ce fameux convive et l’enrouler dans du sarcasme à ne plus savoir qu’en faire. Ces paroles pleines d’une animosité nullement dissimulée pour mieux l'enrober dans du miel hypocrite. A m’en faire sourire, dévoiler les canines dans un rictus carnassier. Etincelle fauve dans la prunelle qui s’absorbe dans la contemplation du feu, pupilles rougies par l’éclat incendiaire comme teintées d’écarlate. Se relever pour croiser alors celles de l’armurier et se heurter au noir qui soutient le défi sans sourciller. « - Bien entendu, c’est d’ailleurs l’une de tes innombrables qualités. » Réplique acerbe se lâchant sur le même registre d’hypocrisie bien placée que celle de mon acolyte du moment. Rien à ajouter face à l’ironie suintant du commentaire suivant. A peine un hochement de tête entendu, infime pour signifier que ce n’est rien. La créature n’a plus d’appétit pour ce genre de chose, se moque éperdument des butins qui se ramènent après chaque raid ou chasse. Des réserves en plus pour les autres, c’est un des avantages à avoir manqué d’être réduit en miettes par une horde de mort-vivants affamés. J’ai l’esquisse d’un rire grinçant sur la langue, les notes fracassées qui se dispersent dans le vide devant moi, les paupières qui se ferment une mince seconde et le regard qui se pose distraitement sur les mains qui s’acharnent sur le malheureux zippo qui préfèrerait certainement se trouver n’importe où plutôt qu’à se faire tripoter par les pognes de l’armurier. Nerveux peut-être ? Touchant.

« - Il semblerait que non. Elle fait partie du boulot, cette manie d’être partout… Malheureusement vivre en communauté nécessite ce genre d’habitude. Sans ça, ce serait la porte ouverte aux mutineries et autres mauvaises pensées au sein d’un groupe comme le nôtre. » Et faire couler l’acide en appuyant sur les mots qui fâchent. Accabler Gabriel du poids de la suspicion concernant ses intentions, cette défiance qu’il ne cherche même pas à cacher. Vomie de ses paroles comme un venin trop amer pour être conserver à l’intérieur. Loin d’être aveugle ou stupide pour ne pas comprendre qu’une infime part de jalousie se cache dans l’attitude revêche de celui qui fait partie de la communauté depuis sa création. Quand je ne suis que la pièce rajoutée, celle qui aurait dû rester sur le bas-côté au lieu de gagner sa place aux côtés des hautes sphères. Sa curiosité me dérange. Parce qu’elle oblige à réfléchir, à dévier de la ligne véritable pour la masquer sous un tas d’autre chose. Mentir par omission pour ne pas offrir aux ennemis de nouvelles armes pour mieux descendre l’être abhorré.

« - Pas vraiment, il y a un point sur lequel je me dois de te contredire… Se la couler douce quand il est question de se retrouver à l’intérieur des murs à devoir pactiser avec nos nouveaux amis, ce n’est pas vraiment ma définition de la chose. » Je le lâche dans un soupir, les dents serrées et le regard rivé sur les braises. « - Parce que, comme tu le sais, des négociations sont encore en cours avec eux. Et qu’il faut bien se rendre ville pour qu’elles aient lieu. J’ai été retenu plus longtemps que prévu, leurs suspicions faisant office de barrage pour revenir ici. » Semi-vérité cette fois, on m’a retenu plus longtemps que prévu. Volonté sadique ou simple oubli, peu importe le résultat étant le même dans les deux cas. Les mains se cherchent et se lient, pour mieux torturer des phalanges qui craquent, une à une dans une symphonie haineuse. Celle qui vient se poser sur les traits fatigués, creusés par l’enfermement et tout ce qui peut l’accompagner.

« - Pas une grosse perte pour le reste d’entre vous, hein ? Tu es bien prompt à juger de l'utilité des membres de la communauté et à vouloir les éliminer du groupe... » Il y a du froid dans les paroles, en latence sous la chaleur factice qui se déverse des mots prononcés. Amabilité de façade quand les nerfs sont depuis longtemps à fleur de peau, tendus à en devenir douloureux. J’en suis presque à regretter de ne pas avoir croisé immédiatement la route de Tobias, j’aurais eu bien moins de scrupule à le cogner dès l’instant où il aurait ouvert la bouche. Gabriel, c’est une toute autre histoire.

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