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 Fictional Reality {PV}

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SUCKER FOR PAIN

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↳ Métier : Libraire ; Créatrice et gérante du Bones ; Dirigeante de la Nemesis
↳ Opinion Politique : La haine et l’esprit de vengeance l’habitent, lui collent à la peau, s’amplifient de jour en jour. Elle se considère comme une anarchiste
↳ Niveau de Compétences : Jeune Daybreaker de niveau 1
↳ Playlist : Travis ♪ Re-Offender / U2 ♪ You're the best thing about me / Eiffel ♪ A tout moment /
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MessageSujet: Fictional Reality {PV}   Mer 18 Oct - 19:15

Fictional Reality.

A drone in the world of anarchy. Treachery, misery, violence, insanity. Covering the truth again. Insecurity afraid of things you cannot see. Words become the image of the enemy.

Des mystères et des secrets qui planent en permanence au-dessus de cette famille. Sans doute des restes d’une éducation trop stricte. Les objectifs principaux étant de garder les situations sous contrôle. De préserver leur image et de ne pas perdre en légitimité. Des conceptions mondaines qui semblent encore dominer en pleine période apocalyptique. Rivka vit avec la désagréable impression de traîner des poids invisibles qui semblent l’oppresser depuis trop longtemps. Enfermée dans des contraintes qu’elle avait voulu fuir, en explorant le vaste monde. Encore sous la coupe de sa défunte mère, quelque part, ou de ses descendants. Incapable d’opposer une quelconque résistance, alors qu’un sentiment de trahison détériore son monde intérieur. Alors que des nouveaux complots se nouent et la rongent jusqu’à l’âme. Elle se cache derrière son apparence rigide et austère. Réservée dans ses manifestations. Des traits délicats, des cernes violacées qui tapissent le dessous de ses yeux. Une moue mi sérieuse, mi donneuse de leçons. Affectée par Sa manie d’adopter un statut et des comportements qui ne lui correspondent pas du tout. La colère lui étreint la poitrine.

Lorsque des dizaines de pensées fusent dans son crâne. Telle une écervelée, elle a fermé les yeux. Pendant qu’Aloy traitait ses frères et sœurs comme des pestiférés. Naïve et misérable, elle lui a prêté une oreille attentive, incapable d’envisager de rayer ce petit joyau de son existence. Repoussant chaque jour le moment des adieux. Même lorsqu’elle est devenue l’incarnation de l’ingratitude, du vice, s’enlisant toujours plus dans le mensonge.  Un amour fraternel qui n’a plus de place sur cette terre, et qui lui fait risquer sa place un peu plus chaque jour. Elle qui se tue à la tâche, et qui ne voudrait pour rien au monde gâcher son précieux travail. Fière d’être à présent considérée comme un élément indispensable, pour la prospérité. S’assurant du bon fonctionnement des actions gouvernementales. La vérité doit enfin éclater. Les mensonges doivent enfin être condamnés. Pourtant, elle ne pipe pas un mot, le visage inexpressif. Même lorsque le chauffeur ouvre la porte arrière de la voiture luxueuse.

Un silence pesant s’installe, bien vite brisé par le bruit du moteur qui parvient à ses oreilles, ainsi que les crissements de pneus. Une angoisse sourde tonne dans ses veines. Menace de rendre tout le monde à bout de nerfs. Elle laisse ces relents de cendres froides flotter dans les airs. Ignorant royalement le petit joyau abject qui laisse des questions sans réponses. Un temps suspendu. Perdue entre les méandres de la mort et de la souffrance. Prête à dépenser toute son énergie dans le but de lui faire prendre conscience des réalités. Quitte à faire quelques tentatives maladroites pouvant accroître son sentiment d’échec. Les coups de klaxon fusent dans l’air, et détournent rapidement son attention. Elles sont arrivées à destination. « Arrêtez-nous ici, je vous prie. Nous allons continuer le chemin à pieds… ». Elle répète ses ordres plusieurs fois, d’une manière autoritaire, devant le regard déconcerté du chauffeur. Passe son bras fermement autour de la taille de sa cousine, censée être aussi fragile qu’un nouveau-né.

Elle prend quand même le temps de jouer la comédie. Attendant que les révélations audacieuses lacèrent son cœur dans le but d’annuler cette belle mascarade. Elle la traine d’un pas malhabile vers le pont instable. Un endroit dangereux qui sera sans doute fermé aux randonneurs. Se félicite mentalement de sa provocation. Les yeux sombres, lourds de reproches, elle se demande si Aloy aura le cran de braver sa peur du vide. « J’aurais tellement voulu que tu puisses examiner le paysage qui s’offre à notre vue ». Un air de défi s’imprime sur ses traits creusés par la fatigue. Mais laisse aussitôt place à une honte viscérale qui revient toujours la titiller. Les rires enfantins qui perçaient le calme de la demeure des Avraham résonnent encore à ses oreilles. Elle perçoit encore la lueur d’inquiétude qui brillait au fond de ses prunelles le jour où les médecins lui ont annoncé son handicap. Le voile sombre recouvrant son esprit souffrant. Elle aurait tellement voulu La comprendre. La protéger du monde extérieur. Faire fleurir des sourires sur ses lèvres. L’aider à échapper à ce train-train monotone et routinier. Traversant un fossé parsemé de convictions différentes.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Mar 24 Oct - 0:28

Consumée par la dissonance qu’elle entretient, Aloy remue avec nervosité sur la banquette. Les yeux se posent dans le vague, miment la cécité avec brio. Ce double rôle, elle l’a entretenu pour collecter ce que les silences ne pouvaient lui révéler. Un recueil de désillusions construit souvent avec les comportements de ses parents, parfois de son frère et sœurs. Grisant d’avoir cet ascendant, de pouvoir contrôler l’obscurité en la suggérant sans plus l’embrasser. Éreintant pourtant de le faire perdurer par-delà l'étreinte du temps. La brune ne sait même plus pourquoi elle continue à feindre son handicap avec Uriel. A oublié davantage pourquoi elle l’a caché à sa cousine en premier lieu. Difficile de céder face à la vérité après tant d’années recluse dans de drôles de mensonges. Ce qui la retient de tout révéler tient sur plusieurs lignes. La première débute avec Dillion. Parler de ce qu’elle est sans le mentionner, lui parait inconcevable. Mais l’idée d’aligner ces syllabes et de mettre un terme sur cette expérience, la terrorise pour un millier de raisons. Quant à expliquer le reste, jamais, elle ne pourra s’en sentir capable. La lâcheté pour seule excuse, la fausse aveugle se mure dans son malaise alors que les pneus crissent contre l’asphalte. L’israélienne ignore où ce voyage les mène, elle n’a absolument pas compris la démarche de Rivka. N’a pas tant cherché à saisir le but poursuivi à vrai dire. Le message qu’elle vient lui délivrer, la préoccupe bien plus. Les yeux encore bouffis témoignent de la violence de ses dernières insomnies, des larmes qu’elle n’a pas pu contenir une fois le foyer retrouvé. Hila, elle l’a tellement maudite pour mieux la pleurer désormais. Le chagrin incontrôlable, elle croit pouvoir le semer ou le diviser du moins en le partageant avec la recruteuse. Incapable de le garder en elle, gérant tout aussi mal le deuil d’Elazar qu'elle n'a même jamais débuté.

Oppressée par la tristesse et par son propre canular, la légiste se laisse entrainer sans tenter de résister. Le mutisme de son interlocutrice ne lui révèle rien d’engageant. Les lippes prisonnières des quenottes, elle joue son rôle à la perfection jusqu’à arriver à destination. Les jambes se dérobent quelque peu, flageolent malgré elle. Les prunelles flirtent avec l’horizon sans se faire aspirer par le vide mais l’anxiété grimpe dans chaque membre. La phobique s’accroche à la poigne que son acolyte a daigné lui offrir pour évoluer jusqu’à ce pont. Ce maudit pont. Chaque seconde lui dérobe de l’énergie. Elle ne sait même pas comment elle fait pour retenir ses cris. Tétanisée durant de longues secondes, elle n’arrive même pas à ouvrir sa bouche devenue pâteuse, pour répondre aux propos adverses. Affreusement emmêlé, son esprit part en tous sens. Heureusement, la paralysie l’empêche de courir en sens opposé alors que tout son être lui hurle de s’enfuir. « Le bol d’air était vraiment utile ? » finit-elle par articuler, une pointe de sécheresse dans la voix nuancée par une terreur bien mal dissimulée. Le secret au bout des lèvres semble gercer la peau. Elle y passe la langue une, deux, trois fois pour se gaver d’illusions. « C’est quoi ces bruits ? On est où ? » Elle feint encore l’ignorance. Obligée d’assumer jusqu’au bout sa supercherie. Les fourmillements parcourent la chair, résultat d’une transformation souhaitée, l’animal en appelant à son instinct de survie primaire. A moins que ça ne soit un signe avant-coureur d’une crise dont elle a le secret ? Trop tôt pour se déclarer.

Les spasmes saisissent certains muscles. La douleur se propage juste assez pour la faire grimacer. La trentenaire cherche à se décontracter mais la peur lui lacère les entrailles, chaque minute un peu plus. Trouver une excuse, partir de là. « Il faut que je te parle de quelque chose d'important... C’est pour ça que je suis venue te voir avant que l’envie te prenne, de faire cette petite balade champêtre. » Le reproche est enrobé par la peine éprouvée face à la nouvelle qu’elle est venue lui délivrer. Les sourcils s’arquent, la ligne mélodique dérape. « C’est à propos d’Hila… » Le timbre fragilisé par l’énonciation se brise quelque peu à son insu. Les larmes compriment durant quelques secondes la rétine, elle les refoule avec d’autant plus difficulté que la crainte s’immisce dans l'émotion présente. « Et je préférerais qu’on s’asseye pour ça. » La gorge serrée, elle comprime le bras de son appui avec beaucoup plus de force. Se tenir ici lui demande bien trop de bravoure. Et elle n’en dispose que de si peu. Faire abstraction du vide, oublier jusqu’à l’état précaire de leur support, lui parait impossible. D'un instant à l’autre, elle va craquer. La sueur perle déjà sur ses tempes alors que tout le corps se contracte pour accuser les vagues de panique. Ce n’est qu’une question de temps avant qu'elle ne se décompose. Sa volonté se manifeste toujours, de ne pas lever le voile. Pas comme ça, pas ici.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Mar 31 Oct - 18:41

Des valeurs et des bonnes croyances qui lui ont été inculquées à coups de pioches sur la tête, avec un ton intransigeant. Ses parents n’ont jamais laissé passer une soudaine insolence. Attendant d’elle une conduite exemplaire. Elle s’est empressée d’obéir, et de devenir un modèle de vertu. Refusant de se sentir souillée, de s’agenouiller dans la poussière et la crasse engendrée par des vices. Le temps s’empresse d’effacer leurs empreintes, mais elle sent encore des picotements désagréables lui tirailler la peau. Fréquemment giflée. Elle se souvient de ces mains puissantes et autoritaires. Leurs sourires de fierté restent également gravés dans son cœur. Elle a endossé le rôle d’une espèce de fanatique religieuse gardant toujours un œil sur chaque fidèle. Incapable de tolérer la moindre erreur. En tant qu’épouse, elle a souvent poussé Jürgen à encaisser toutes sortes d’accusations injustifiées. Lui qui n’a jamais voulu dépasser le stade de l’amertume. Du moins, pas à cette époque. Elle lui a volé son plaisir, ainsi que ses bouffées d’oxygène. La laissant pomper son sang jusqu’à la dernière goutte, tel un pou tenace, ainsi que sa joie de vivre. Réduite à l’état de pantin désarticulé ne faisant qu’infliger des procès-verbaux, elle n’a fait que reproduire le schéma familial.

Retombant sans cesse dans les griffes parentales, soi-disant experts dans l’art de gâcher des vies, et ses vieux travers. Chaque relent de légèreté lui faisant hausser un sourcil. Chaque risque inconsidéré faisant bouillir son cerveau à l’intérieur de son crâne. Ses discours moralisateurs et ses fichus idéaux faisant surgir de violentes migraines à tous ceux qui l’entourent. Obligeant chaque membre de sa famille à se distancier. A marcher sur les ruines fumantes d’un passé révolu. Aloy n’a jamais baissé les bras. Elle a été spectatrice de sa descente aux enfers, dès son plus jeune âge, et de son asservissement à l’autorité de ses aïeuls. Elle a supporté ses doctrines extrémistes, les rictus figés sur son visage, que leur relation progresse au gré de ses humeurs. Elle qui aurait dû lui briser la nuque d’un geste sec. Rivka est consciente d’avoir probablement mis ses nerfs à rude épreuve. Incapable de vivre en toute sérénité. Constamment sur le qui-vive, laissant l’étiquette de la parfaite névrosée lui coller à la peau. Consumée par cette insatisfaction chronique, le sentiment de mériter la palme de la plus grande imbécile ingrate de la planète, elle continue de fixer froidement l’horizon.

Se heurtant à un petit joyau terrorisé, qui tremble d’effroi par sa faute. Malheureusement, elle est incapable de rester impassible, lorsqu’elle repense aux scènes qui se sont déroulées devant elle. Elle se doit d’évacuer cette empathie et cette sensibilité débordante qui l’étouffent de l’intérieur. La tendresse menaçant de laisser place aux reproches incessants, depuis que les traînées de sang ont maculé le sol. Elle a le droit d’avoir des réponses à ses questions. De refuser qu’Elle noie ses actes odieux dans un silence glacé. Elle qui rayonne à chaque fois que Son regard s’apaise. Elle l’oblige à présent à se perdre dans un labyrinthe de tourments. « L’air frais remet les idées en place ». Une sentence dissuasive doit être infligée, dans de telles circonstances. Elle aurait préféré chasser définitivement ces évènements de sa conscience. Incapable de l’obliger à se glisser dans une de ces cavernes humides et lugubres. Ne pouvant se résoudre à lui infliger un tel supplice. Refusant de l’exposer aux pratiques barbares des gardiens. Que son corps porte les empreintes des poignes sanglantes et que les menottes lacèrent sa chair. Elle sent la peur paralyser sa cousine, et ne décroche pas un mot. L’adoration, la culpabilité et la colère brillant dans ses yeux ensommeillés.

Refusant catégoriquement qu’Elle lui tourne le dos, que la distance balaye tout ce qu’elles ont construit, en un seul souffle. « Il s’agit encore d’une de ces questions dont tu connais la réponse… ». S’exclame-t-elle pourtant, vindicative, fermant sa main en un poing serré. Les reproches devraient lui passer au-dessus de la tête, mais le simple fait que la tension accumulée puisse La déchirer en morceaux la propulse dans une douleur lancinante. Elle prend quand même ses petits airs de petite bourgeoise tyrannique. Une pluralité de questions se frayant un passage dans son esprit. Trop d’interrogations. Elle cherche la vérité derrière l’invraisemblable. Imagine tous les scénarios possibles. « Tu sembles épuisée. Tu as du mal à dormir, comme si tu étais dévorée par des remords. On dit que les secrets assèchent le cœur et tourmentent la conscience. Qu’en est-il ?  ». Dit-elle froidement, les mains croisées sur sa poitrine. La friction dans l’air aurait probablement pu générer des éclairs, si Rivka n’avait pas mis son cerveau en pause. Le temps de lui tendre la main, les traits tirés par l’inquiétude, et de l’asseoir sur un banc en bois se trouvant à proximité.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Ven 10 Nov - 0:35

Les énigmes, Rivka les alimente de ses gestes, de sa voix. Elle brode quelques réprimandes que la légiste ne rattrape pas. Elle est bien incapable d’enfiler cette étoffe de reproches, incapable de saisir la teneur de ces propos subitement acerbes. Les sourcils froncés et la main toujours occupée à serrer le bras adverse, Aloy se demande sincèrement ce qui a poussé sa cousine à la mener vers son plus grand péril. Le cœur remonte dans la gorge peu à peu et se brise contre les gencives alors que les mots restent bloqués, au creux du larynx. Aucune explication valable, pas le moindre indice concernant la vérité. Les traits marqués par la sévérité, la recruteuse ne dévoile jamais réellement ses sentiments. Difficile pour l’israélienne de la déchiffrer correctement. Elle pourrait se hasarder à quelques suppositions mais elle sait pertinemment qu’elle risquerait de se heurter à la complexité qui n’a cessé de rythmer l’existence de la brune. Derrière les remparts qu’Elle a soigneusement érigés, la trentenaire semble endurer sa psyché trouble. Un fait qui inquiète la changeuse. Il serait mentir de prétendre le contraire. Derrière chacune de leurs rencontres, l’observation a primé. L’instinct de survie n’a jamais réussi à étouffer la loyauté indéfectible de la métamorphe. Pourtant, elle n’oublie rien. Elle se rappelle même avec précision de l’état mental dans lequel elle l’a retrouvée, au fond de cet établissement spécialisé. Brisée, oui, Elle l’était, l'est sans doute encore. Et malgré elle, ça la touche. Comme si c’était son propre cœur qu’on avait piétiné, comme si c’était son propre gosse qu’on lui avait arraché. Une sensibilité que la toubib se garde bien de dévoiler. Même à sa cousine. Elle a appris à penser que la faiblesse n’amène que le danger, anime la cruauté et réveille la pitié chez autrui. C’est à l’histoire de son interlocutrice qu’elle dédie pourtant quelques-unes de ses pensées. C’est à ça qu’elle se raccroche pour ne pas lui sauter à la gorge en lui demandant de révéler les tenants et aboutissants de cette promenade.

Dérangée à sa façon intérieurement mais pas habitée des mêmes démons qu’Elazar tout de même, s’entend-elle-même songer pour parvenir à garder sa langue dans sa poche. Pour s’empêcher de la secouer, de la marteler du poing afin de lui faire dévoiler cette vérité pour l’heure déguisée par un dialogue étudié. La scientifique ne se permet plus la moindre parole avant d’avoir le dos fixé au banc. La paume déserte immédiatement le membre allié pour se réfugier contre le nouvel appui. Un recul qui lui sied. Ses mains moites se rassemblent contre une nouvelle texture bien plus fraîche. Les ongles s’enfoncent machinalement dans le bois humide pour marquer l’ancrage, seul réconfort dans l’anxiété grandissante. Les phalanges craquent sous la pression. Elle sait que sa comédie présente plus d’une brèche. Difficile pourtant pour elle de comprendre les allusions adverses. A moins qu’elle préfère tout simplement continuer à entretenir son déni, à croire que son secret sera toujours bien gardé. Les méninges refusent de tirer un début de conclusion. Inapte à faire face à cette réalité. Ça ne l’empêche pas de rebondir ultimement, crispée sur son siège et d'y ajouter une certaine dose de férocité. Le prédateur ne supporte pas de devenir la proie. « Tu te la joues mystificatrice depuis quand ? Et moi qui croyais que j’allais pouvoir discuter avec ma cousine, je me retrouve avec une voyante de foire. T’as pas envie d’éclaircir ma lanterne par hasard ? J’ai passé l’âge de jouer à Madame Irma. » Les frissons déchirent encore la chair, l’air s’échappe avec de plus en plus de mal hors du larynx. La peur continue d’évoluer, de muter. Au moins, ne doit-elle pas supporter le poids de son propre corps. Au moins, ces jambes ne se dérobent pas maintenant. Abréger l’entrevue lui parait, cependant, primordial.

Sans relever tous les points frustrants des réponses voisines, elle enchaîne en tentant de conserver un certain aplomb. « « Apparemment, le sort d’Hila ne semble pas t’interpeller tant que ça en tout cas. A moins que tu n’aies déjà été mise au courant par un de ces chie… » Elle se reprend juste à temps. Elle ne les aime pas ces miliciens, sans subtilité trop souvent. Machistes et prompts à la violence gratuite, même sur le personnel. « Par la milice. » complète-t-elle avec raideur. Avant de perdre son courage entre deux signes de ponctuation, il lui faut résumer l’ensemble et à toute vitesse. « Ils ont retrouvé Hila, morte. Assassinée. » Le mot claque en même temps que le palpitant. La douleur la transperce de part en part, un deuil trop frais. Un chagrin accroché à la carcasse, ébouillantant l’âme. « Les salopards se sont pas contentés de la vider de son sang, ils l’ont… » Elle qui ne supporte pas quand on se refuse à employer les termes directs, se retrouve à faire preuve de la même lâcheté. Un léger rire nerveux, triste lui échappe. Le regard perdu dans le vague toujours, l’expression bascule, durcit. « Ils ont abusé d’elle. » La voix est blanche, incapable de traduire correctement toutes les émotions qui se bousculent au-dedans.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Dim 19 Nov - 19:01

Elle la laisse nourrir des frustrations. N’apportant aucune réponse à ses interrogations silencieuses. La pression mentale continuant de heurter son esprit dément. L’enquête piétine, et déployer les trésors de manipulation et de persuasion ne la rapproche en aucun cas du but ultime. Au contraire, en atteignant son quota de désinvolture, transie d’une froideur inhumaine, elle ne fait qu’empirer la situation. Incapable de trouver quoi que ce soit à dire pour l’obliger à baisser sa garde. Pour lui arracher des aveux pouvant déboucher sur des condamnations. Pourtant habituée à faire subir aux accusés des interrogatoires riches en joutes verbales, et des interventions musclées. Le regard sévère braqué sur eux. Imposant des techniques d’entretien douteuses. Excellant dans l’art de faire plier la réalité à sa convenance. Le ton sec et insistant. Faisant déferler en eux une cascade d’émotions négatives. Acceptant l’idée de se briser en mille fragments et de déchirer son âme dans le but de défendre sa cause. Plongée dans un système de valeurs où quiconque doit se résoudre à admettre la vérité. Prête à suer corps et âme pour que la justice règne en maitre.

Reconnue pour son professionnalisme sans faille et son acharnement à résoudre les énigmes les plus ardues. Cette espèce d’hyperactivité qui l’a tenue éveillée jour et nuit, lorsqu’elle est entrée dans un quotidien morose, à la recherche de Calev. Enfermée dans cette cellule sans fenêtres ensuite, les joues creusées et le teint cadavérique, elle a souvent souhaité qu’on réduise sa cervelle en bouillie. Réduite au rang de pantin désarticulé. Les ailes coupées, forcée à errer dans les couloirs de l’hôpital. Une peur pesante et le sentiment d’inutilité lui rongeant les entrailles. Aloy a réchauffé son cœur, lorsqu’elle a assisté à sa déchéance morale. L’histoire d’une longue descente aux enfers. Chassant quelques idées noires qui se bousculaient dans son esprit. A cette époque, l’aura qui se dégageait d’Elle lui inspirait confiance et confidences. Elle est tombée de haut. Forcée de constater qu’Elle serait aujourd’hui dans l’incapacité de marmonner une vague d’excuses sincères. D’apprendre de ses erreurs, à sa manière, et de changer d’attitude. A croire qu’elle en est venue aux mains sans l’ombre d’un remord, et que les ténèbres se sont refermées sur elle. Un seul acte qui a suffi à chambouler sa vie à tout jamais.

Elle se sent responsable. Elle n’a pas réussi à apaiser les meurtrissures de son cœur, à chasser les mauvaises voix résonnant dans sa tête, à lui montrer les chemins de la délivrance. Incarnant à présent le modèle d’une écervelée vaquant dans les caniveaux, les bras encore couverts de marques à cause des anciennes piqures. Elle incarne le mauvais exemple. Elle aurait dû maîtriser ses émotions et éteindre ce brasier qui la consumait. Se relever plus rapidement, alors que ses yeux étaient voilés d’une lueur de tristesse et de profond désespoir. Elle a plus important à faire que de déblatérer sur sa part de responsabilité. Le visage rempli d’incompréhension, elle tourne indéfiniment en rond, en s’enfermant dans sa rumination intérieure. Avant de se poster devant Elle, la mine sombre, et de poursuivre la conversation. « Tu veux parler. On progresse. Mieux vaut tard que jamais ». Particulièrement attachée à son cynisme, elle ne peut retenir une nouvelle remarque déplaisante. Telle une adulte en train de réprimander un enfant un peu trop grognon. Vient l’heure des menaces vaines et impérieuses.

Abattre les cartes sur la table devient la seule alternative possible. « Je ne te laisserai aucun répit. Pas avant que tu sois passée aux aveux. Pas avant que tu justifies ces actes odieux. Tous ces mensonges ». Elle s’apprête à surenchérir, comme un avocat utilisant des moyens déloyaux, le chantage et la déstabilisation, dans le but de soutirer un maximum de blé. Aloy la robotise. Balaye ses idéaux d’un nouveau revers de main. Le ciel lui tombe sur la tête. Horrifiée, elle plaque une main sur sa bouche. Reste interdite, durant un court laps de temps. Visiblement choquée par cette découverte, elle La toise avec un air effaré. Accumule toute cette tension qui la déchire en morceaux. La gorge serrée, l’estomac noué, elle a un mal fou à prononcer ses paroles. « Je...je l’ignorais… ». Elle aimerait empêcher les larmes acides de brûler son visage. Conditionnée à préserver la réputation familiale. Celle du gouvernement. Dans l’impossibilité d’exhiber ses faiblesses. « Qui ? Je veux avoir la liste des personnes qui étaient présentes sur les lieux. Ce sont des actes qui ne resteront pas impunis… ». Ses yeux brillants se posent sur Elle, les images mentales la remplissent d’effroi et font trembler ses lèvres frêles.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Ven 24 Nov - 23:11


Les deux flux s’affrontent. Entre le mystère que Rivka entretient allégrement de ses mots et la douloureuse révélation qu’Aloy est venue délivrer, partager, diviser. Deux énergies qui se disputent d’abord l’espace dans sa poitrine. Entre agacement et terreur, entre incompréhension et chagrin. Et puis, finalement, elles se répandent dans l’environnement, l'emprisonnent et inondent le regard allié. A mi-chemin, les émotions fusionnent durant une brève seconde. Les yeux peinent à s’éloigner de la silhouette familière. Ils se fixent sur le genou, parfois sur le bras, miment toujours cette cécité de plus en plus encombrante. Les secrets la tuent petit à petit à l’heure où la vérité affiche des airs de tragédie implacable. Les ongles rejoignent nerveusement les quenottes sans toutefois être malmenés par ces dernières. Elle se les rongeait cependant gamine de manière compulsive et de façon totalement inconsciente. Quand sa mère ne l’assommait pas de paroles imbuvables à ce propos, Hila s’empressait de frapper symboliquement la main captive de cette mauvaise manie. Comme ça en passant, gratuitement pour marquer simplement sa désapprobation et pour faire régner l'ordre. Qu’est-ce qu’elle a pu la maudire pour ce geste répété. A l’adolescence, la brune s’est même mise à répliquer à ces quelques petites tapes à coup de coudes ou même de genoux. Des bagarres que sa grande sœur ne poursuivait pas. Figure d’autorité et de maturité de la fratrie Mizrahi, elle veillait à ne jamais perdre son sang-froid. La cadette a fini par s’en faire un défi, la sortir de ses gonds. Et elle y arrivait parfois. En y repensant désormais, elle trouve tout ça futile, puéril et inutile. Ce sont ces moments qu’elle gardera pourtant alors elle doit sûrement apprendre à les chérir.

Préférant remettre à plus tard les insinuations et l’agressivité soudaine de sa cousine, l’israélienne cherche plutôt à se raccrocher à ce qui a perturbé la façade. La trentenaire perçoit la tristesse, la grappille et s’autorise alors un mouvement un peu trop affectueux compte tenu des accusations et des menaces planant au-dessus de sa tête. Mais peu importe. L’impulsive attrape la paume de son interlocutrice et la serre avec douceur, communiquant sa compassion. La femme éprouve simplement le besoin de chasser le givre grattant sa chair. Il lui parait tout autant nécessaire de réaffirmer le lien familial de cette manière tangible, de s'octroyer ainsi une bulle sécurisante. « T’inquiète, ils ont eu leur compte. Plutôt deux fois qu’une. » crache-t-elle sèchement, se remémorant la scène de crime ainsi que les visages des coupables. Difficile pour la légiste de taire son implication dans la traque. Impossible de lui dévoiler des détails que seul un témoin aurait pu grappiller. Se retirer du tableau est primordial pourtant. « Y avait un type de la milice… Zaran quelque chose sur place apparemment. » Apparemment. Elle fait même semblant d’oublier le prénom du milicien, prétexte ne pas le connaître. Elle n’est pas censée avoir décrocher un diplôme, encore moins censée bosser comme médecin légiste pour les forces de l’ordre. « Il s’est chargé de les débusquer. La justice a été faite, on me l’a assuré, en tout cas. » La changeuse se retient de justesse de glisser sa langue sur ses lèvres. Le coywolf se régale au-dedans de cette petite vengeance. Il aimerait pouvoir se lécher les babines en se rappelant le goût de leur sang.

L’esprit divague sur la vendetta qui n’a pourtant pas soulagé le cœur meurtri. Ça ne la console pas de les savoir au trou. Ça ne la réconforte pas de savoir qu’ils auront ce qu’ils méritent. Parce que ça ne lui rendra pas son aînée et n’enlèvera pas ces images horribles du crâne. Celles qui la tiennent éveillée ces derniers temps. L’imagination a tôt fait de construire les scènes macabres. D’Hila se débattant et de ce monstre lui écartant les cuisses. La bile remonte sans mal l’œsophage, alimentée par la tétanie qui se poursuit face au décor. La scientifique comprime machinalement son sternum de sa main comme pour maintenir en place le palpitant meurtri. Ses doigts défont leur prise autour de la mimine adverse. Le souffle s’évade de manière pesante durant quelques secondes, peut-être même minutes. Le temps s’effiloche. Elle retrouve un semblant de contenance ultimement, récupère un peu de contrôle et s’attaque alors à ce qui lui parait moins douloureux. Pour le moment du moins. « Je peux savoir maintenant à quoi tu joues, Rivka ? Si t’as quelque chose à me dire, je préfère autant que tu t’abstiennes de tourner autour du pot. Je croyais que tu ne prenais jamais de gants avec moi. » Ses réflexions sont innocentes. Son déni reste intact. Elle ne croit rien risquer. Pas avec cette femme qui vient de s’émouvoir sincèrement pour la disparation d'un membre de sa famille. Pas sa cousine qu’elle a côtoyé pratiquement toute sa vie. Celle qui la tirait vers le haut. Celle sur qui elle croit pouvoir compter. Celle qui est bien sûr, trop perspicace pour gober les mirages. Mais de ça, la toubib n’en a pas conscience. Ou du moins, tente sciemment de l’ignorer. Les complications, ça a tendance à l'angoisser après tout. Alors il vaut mieux pour elle, qu'elles n'existent tout simplement pas.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Ven 1 Déc - 16:37

Le monde sombre de plus en plus dans le chaos. La barbarie est devenue monnaie courante, et les grandes mesures des projets de lois ne suffisent pas à assurer la sécurité de tous. Une lueur de déréalisation passe dans ses yeux, et des hurlements enragés font irruption dans sa tête, en disant long sur ce qu’elle ressent présentement. La déchirure de son cœur. Les espoirs anéantis, les illusions à demi envolées, le but de cette existence sur terre à questionner. Les regrets qui refont surface et qui la poussent à sortir peu à peu de sa réserve. La survenue de ce meurtre marquant un tournant évolutif dans leur relation. Un acte qui la pousse à revisiter un passé qu’elle aurait préféré enterrer. Les larmes montent aux yeux et elle est tentée de s’échapper. Pour éviter de flancher devant Elle. Impossible. La fatigue et l’angoisse planent sur elle. La fébrilité de ses membres la ralentirait dans sa course. Le tonnerre gronde dans sa conscience, et des éclairs pourpres déchirent le ciel noir. Si seulement la douleur pouvait cesser dans la mort.

Elle est dans l’incapacité d’envoyer valser ces idées morbides, un sentiment d’horreur emplissant son esprit, les plaies mal soignées rouvertes, des gouttes de sang en train de perler. Il ne s’agit pourtant pas de la pression d’une lame contre son dos, ou d’un coup de ciseau infligeant de nombreuses coupures, mais d’un claquement sec et piquant. Replongées dans cette ambiance de mort qui plane sur leur famille. La politique était censée être un don du ciel sauvant le monde de son abondance et empêchant les extrémistes de ce genre de puiser une grande quantité de violence et de rage au plus profond de leur être. Elle aimerait puiser dans sa force intérieure. Partir à la recherche de ces agresseurs dont elle ne connaît même pas l’identité. Font-ils parti d’un réseau de résistance ? La véhémence et la méfiance débordent dans sa gorge. Et s’il s’agissait d’un traître, appartenant à la milice et chargé de cette mise à mort ?

Ses entretiens auraient dû permettre de cerner leur personnalité, leur fonctionnement psychique et de déjouer leurs plans machiavéliques. Elle aurait pu refuser à la Grande Faucheuse de délivrer les victimes en les conduisant vers les couloirs de la mort. A croire que la crasse recouvre la totalité de son cerveau. Elle se lance dans une profonde méditation. Aimerait réussir à remonter le long du précipice. A s’échapper du gouffre qui s’ouvre une nouvelle fois du sol. Sa vie est en train de redevenir un véritable enfer. Gâchée par des fautes impardonnables dont elle est la seule coupable. Elle imagine les corps ensanglantés de Calev, Hila et Eleazar abritant un nid d’insectes. Des maux aggravant son état de démence. Interrompant cette trêve silencieuse qui a duré plusieurs années. Toute envie, toute intention de rejoindre les centres de la bataille disparues en une fraction de seconde.  Le désir maladif de perfection insatisfait. Dans l’impossibilité de rassembler son courage et de reprendre le contrôle d’elle-même.

La respiration qui s’affole, les nouvelles sordides qui la font trembler comme une feuille. « A croire que la malédiction est toujours là. Elle plane sur notre famille et pourrait nous abattre à tout moment. Je me sens responsable. J’aurais dû effacer le mauvais sort. Sortir de cette maison dorée dans laquelle je suis enfermée depuis plusieurs années, et veiller sur vous. J’ai l’impression de toujours reproduire les mêmes erreurs. Je suis désolée ». Elle resserre légèrement sa prise sur Sa main, comme pour se fournir une sorte de contenance psychique. La preuve inégalable de toute l’affection qu’elle lui porte. Elle a l’impression de tenir inlassablement le même discours. Craint que l’exaspération se dessine sur Son visage, comme c’était le cas avec Jürgen. Incapable de garder un contact permanent avec le monde extérieur. Toujours penchée sur son bureau, plongée dans un travail acharné, au point d’en perdre la raison. Les autres détails passent en dernier, dans la liste de ses préoccupations. Les récits flous, incomplets de Ses actions. En enchaînant sur le sujet qui fâche, Elle l’oblige à se montrer claire et directe. « Je voudrais que tu me parles de tes derniers instants passés avec Eleazar. De ta guérison spectaculaire ». Ne pouvant plus faire preuve d’indulgence.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Ven 15 Déc - 2:36

Sous les yeux encore bienveillants de l’israélienne, la cousine se démantèle légèrement. Aucune réaction excessive, ce qui n’a rien de surprenant. Avec Rivka, tout se joue au-dedans. Des tempêtes silencieuses, de celles qui ravagent davantage car elles laminent l’âme en profondeur. Aloy a appris à ne pas se fier à la surface mais à imaginer les tréfonds de cette conscience. Dès lors, son inquiétude devient réelle. Si la trentenaire se plait à l’oublier pour parfaire son joli déni, les faits, parfois, trouvent leur chemin jusqu’à l’esprit fuyant. L’évitement est ainsi compromis. Dans sa tête, les images s’enchainent et lui rappellent que son interlocutrice a déjà démontré d’une féroce fragilité. Pas aussi forte, pas aussi stable qu’elle pourrait l’espérer. La mère éplorée abrite quelques démons et ce n’est pas faute de les avoir contemplé. La légiste l’a vue au fond de son gouffre, dans cet établissement où les fous ne se distinguaient que par les maux dont ils étaient affligés. Une dépression sévère, est-ce un constat nécessitant un internement ? La métamorphe ne le jurerait pas. Parce que ça l’arrange de croire que sa seule alliée ne présente aucun signe de maladie. Parce que c’est terrifiant de penser qu’une souffrance soit invisible et puisse agir en traitre. Dans cette paranoïa totalement irrationnelle, la changeuse s’écoute penser à une contamination probable. Est-ce que ce type d’affection se transmet génétiquement, ont-ils tous des propensions au désespoir ? Pas moi, non, s’entend-elle se répondre. Elle, elle ne fléchira pas. Jamais.

L’affirmation catégorique lui redonne un semblant de bravoure. Quand bien même, elle est erronée, ça lui permet de se raccrocher à un espoir démesuré. Celui de ne jamais toucher le fond et de réussir à garder la tête hors de l’eau. Il le faut de toute manière en cet instant précis. En divulguant les faits sur son aînée, la cadette vient de placer son vis-à-vis dans une situation inconfortable. Elle tangue, Rivka, elle s’échoue pratiquement. Ses doigts dans les siens, défont un peu plus cette distance qu’Elle leur a imposée jusqu'ici. Durant une poignée de minutes, elle la retrouve alors, sa complice, sa sauveuse. La paume vient légèrement appuyer l’épaule en signe de compassion. « Ne sois pas stupide, Rivka. Personne n’aurait pu prévoir de telles atrocités. Hila faisait partie de la milice, je te rappelle. Elle savait très bien se défendre toute seule. Le monde est ce qu’il est. Puis l’insécurité est relative quand on sait ce qui se passe au-delà des murs. On est déjà des survivants. Certains nous penseraient chanceux pour ça. Tu n’es pas responsable de toute la misère du monde. Et encore moins des tarés qui tuent par plaisir. » Un léger sourire triste vient ponctuer ces quelques mots d’apaisement. Le climat mélancolique a recréé le lien entre elles. Jusqu’à la prochaine situation. Jusqu’au prochain accroc.

Il survient dès la seconde suivante. Dès que la réponse outrepasse les lèvres adverses et qu’elle met en exergue une vérité que la toubib peine à assimiler. « De quoi tu parles ? » Les sourcils se froncent devant la confusion. Les méninges s’activent difficilement. Le précipice a encore toute son attention, les mains sont toujours aussi moites et le cœur tout aussi troublé. Les genoux s’entrechoquent tant les membres tremblent et aimeraient pouvoir la sortir de là. Mais quelque part au milieu de ce brouillard mental, la réalité finit par se reformer. Elle sait. La surprise accroche les traits, les tord. A quel moment est-ce que l’ancienne aveugle s’est dévoilée ? A moins que la recruteuse ne soit juste une excellente observatrice. Tout semble trouver sa place subitement, les pièces se rassemblent et l’éclaircissement ne lui apporte qu'une immense colère totalement déplacée, une fois le choc passé. « Depuis combien de temps ? » demande-t-elle sèchement en relevant cette fois-ci, les prunelles pour la première fois. « C’est pour ça que tu as osé m’amener ici ? Tu voulais que je craque ? C’est bas. Franchement bas et sadique. » La mâchoire se crispe, émet un craquement.

Tout le corps traduit cette tension par la posture, par le mouvement qu'il opère. L'impulsive contient tout juste son irritation. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Je suis désolée, oui. Mais ça me semblait plus simple comme ça. Ça m’a permis d’en apprendre un peu plus sur ma chère famille qui croyait que je ne voyais rien de leurs agissements. » Des excuses, toujours plus d’excuses. Tout plutôt que la culpabilité qui ronge les entrailles. « Personne ne m’aurait cru à l’époque de toute façon. On ignorait encore que le monde était habité par un tas de monstres, dotés de magie et d'autres trucs. Qu’est-ce que ça change de toute façon, hein ? » Des justifications bancales et le timbre assuré qui se fissure le temps d’un doute, le temps d’un frisson. « Qu’est-ce qu’Elazar à avoir là-dedans ? » Une conclusion légitime. Comme si tout ce tableau ne pouvait être plus tragique et plus douloureux. La faute lui revient mais elle s'échine à la rejeter sans pouvoir l'assumer. Sa seule question, c'est jusqu’où pourrait aller la divorcée pour obtenir satisfaction ?

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Jeu 28 Déc - 17:03

Elle La fixe, comme si le poids du monde venait de lui tomber sur les épaules. Au bord du supplice, elle souhaiterait endiguer ce flot de paroles qui l’obligent à replonger dans un état second pitoyable et la réduisent encore une fois au rang de martyr de l’année. Le visage crispé par la douleur, pratiquement baigné de larmes, elle presse Ses mains, dans une demande silencieuse. Si seulement elle pouvait l’aider à relâcher la pression accumulée. La vider de toute cette souffrance. Lui faire avaler une potion calmante sans plus tarder. Remonter le temps et échapper aux cadavres qui peuplent le territoire louisianais. Rejoindre le parc désert et s’installer sur la balançoire. Entendre le bruit des courses poursuites de ses cousines. Sentir la douce chaleur du soleil sur son visage. Partir dans un fou rire devant la mine déconcertée d’Aloy, suite à la chute soudaine d’Eleazar, camouflé parmi les herbes hautes. Le regarder se redresser avec ce sourire moqueur habituel. S’allonger dans son lit, sa peluche préférée bien calée contre elle. Ecouter l’histoire narrée par son père, les yeux pétillants d’enthousiasme, avant de plonger définitivement dans un sommeil lourd.

Revoir Calev et répondre à toutes ses exigences. Le tenir fermement dans ses bras. Sentir ses petites épaules se soulever à intervalle régulier, alors qu’elle lui chante une berceuse en prenant une voix enfantine. La moue songeuse, elle laisse cette brise légère flotter sur sa psyché, lui conférer un aspect féérique. Elle ignore le bruit des klaxons incessant qui assourdissent les passants qui poussent des grondements indignés. Le vent qui siffle dans ses oreilles. Elle essaye de trouver une échappatoire, face à la dureté de la vie. Elle laisse ses muscles se détendre. Apprécie un court moment cette sensation de lâcher prise. Avant que ses voix intérieures reviennent l’assommer et que les propos d’Aloy fassent transparaître l’évidence. D’étranges ténèbres envahissent le monde et elles sont forcées jour après jour de regarder avec horreur chaque source d’espoir arrachée. La guerre est partout, et elles vivent quotidiennement avec des adeptes de sang, sombrant profondément dans la cruauté et la démence. Parfois, elle a l’impression que cette même noirceur se dessine dans les pupilles de son joyau, par effet de contagion émotionnelle.

Rongée intérieurement par un profond sentiment d’impuissance, conjugué à des regrets, elle ne parvient pas à se sortir de cette spirale répétitive, percevant sa vie comme une succession d’échecs, sous le regard absent et intransigeant des Avraham. Elle a pris des décisions insensées sans en connaître les conséquences. Faisant plonger  Hila dans des missions pleines de mystères et de danger. Ayant contribué à son recrutement, à sa nomination, en récompense à la bravoure dont elle pouvait faire preuve sur les champs de bataille. Incapable d’assurer la survie des siens. De prendre des mesures de protection supplémentaires. De les tenir à l’écart de ce chaos qui règne en permanence et de les laisser se perdre dans quelques rêveries. Il est inutile d’embobiner Aloy avec des excuses stupides. « Je suis réaliste. Je suis responsable du recrutement des miliciens. J’ai envoyé Hila sur le front au lieu de saccager toutes ses convictions et de la tenir éloignée de tous ces prédateurs qui avaient le regard rivé sur elle. Je ne mérite pas ton indulgence ». Les tensions latentes émergent aussitôt, alors qu’elle refuse de tomber encore une fois dans le piège des non-dits.

A chaque mot prononcé, le stress monte d’un cran. La culpabilité coule en abondance dans ses veines, et elle aimerait agripper son regard plein de détresse. Qu’elle se rende compte de l’absurdité de ses jugements et emprunte un chemin tout à fait différent, en réprimant ses pulsions meurtrières et destructrices. « Assez longtemps pour qu’une autre question me vienne en tête : et toi, mérites-tu mon indulgence ? ». Lui demande-t-elle, une note de tristesse dans le cœur. Elle laisse sa peur lui tordre les entrailles et prendre le pas sur la raison. Incapable de la laisser s’éloigner d’un pas vif. D’envisager une vie sans elle à ses côtés. « Je t’ai toujours protégée du monde extérieur. J’ai toujours pris l’habitude de t’innocenter alors que je te savais coupable. Et je continuerai de me battre pour assurer ta sécurité, quoi qu’il arrive. Je veux connaître la vérité. Je veux que tu regagnes ma confiance ». Elle sent sa voix trembler imperceptiblement. Les émotions reviennent au galop, et lui jouent des mauvais tours. L’empêchent d’évaluer la situation sous tous les angles, et d’émettre un jugement plus objectif et plus égalitaire.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Lun 22 Jan - 11:10

Les sentiments assaillent l’âme en déroute. La fugitive se retrouve piégée entre les phares d’une voiture et un flingue braqué sur la tempe. Des dangers qui l’obligent à se demeurer immobile, docile. La même sensation de suffocation sans aucune porte de sortie et le gouffre présent n’y est pas étranger. A croire que la réalité combine adroitement ses pires cauchemars. La métamorphe hésite même à se pincer la peau au niveau du poignet pour s’ôter le moindre doute. Que la vérité échappe à son contrôle et qu’elle soit jugée par sa cousine à proximité d’une falaise, ça relève du drame. Situation trop extrême au retournement brutal qui la laisse fébrile. Les événements se sont bien trop enchaînés depuis le décès d’Hila. Elle en a le vertige et ignore encore comment elle parvient à tenir en place. Mais en cela, la brune a toujours fait preuve de force de caractère. Dans les pires instants, elle se révèle plus féroce que jamais. Tant bien que mal, elle tente de se raccrocher à cette rage qui lui dévore les entrailles, qui fait affluer la vie dans le réseau sanguin. L’envie d’avaler l’air goulument et de nager à contre-courant sans se soucier du vent. Il lui faut tenir, quitte à boire la tasse, quitte à sombrer en eaux troubles. Sa ténacité la porte souvent au seuil du péril mais elle accepte volontiers cette conséquence. C’est ainsi qu’elle survit. Et qu’elle survivra sans nul doute. Elle grille quelques feux rouges en agrippant les prunelles voisines et en faisant preuve d’un culot qu’elle n’aurait jamais cru manifester devant Rivka. Les mains se crispent sur les cuisses. Pointer le doigt dans une autre direction alors que tout l’accuse, elle en a l’habitude. Elle a pris le pli en vivant avec Dillion, maitre dans cet art du rejet de la faute sur les autres. Les lèvres se tordent à ce constat. A-t-elle vraiment envie de ressembler à son maudit sorcier ?

L’esprit divague alors que les yeux s’enfoncent dans ceux de son vis-à-vis. La culpabilité de la recruteuse adoucit nettement l’intonation première. Les iris se recouvrent de tendresse. « Je ne t’ai jamais voulu le moindre mal, Rivka. C’était juste plus facile de prétendre que rien n’avait changé. » La voix tremble, fait émerger un peu de sa responsabilité. Elle croise et décroise les jambes nerveusement et soupire ultimement. L’israélienne a visé juste et a manié ses mots avec suffisamment de discernement pour l’obliger à cracher une partie de la vérité. Sans doute qu’Elle la mérite. Personne n’est mieux placé qu’Elle à vrai dire pour l’entendre et la changeuse sait bien qu'elle n'a que trop tardé. Cependant, elle aurait préféré lui annoncer tout ça sans avoir l'impression d'en être forcée. Le haut du corps se raidit naturellement, mentionner cet enchainement d’événements l’oblige à repenser à son démon personnel. « C’est arrivé en Amérique lors du voyage stupide qu’ils ont organisé pour les pauvres petits aveugles dans mon genre. » Le ton monocorde ne tromperait personne et surtout pas l’observatrice actuelle. « Di… » Les quenottes emprisonnent la langue. Inutile de l’invoquer en utilisant son prénom. « Un type… m’a prise par surprise, m’a pas demandé mon avis et il m’a changé en … Peu importe le nom que ça devrait porter. C’était un sorcier, ce mec. Et je suis devenue une sorte de… Bête de foire, j’imagine. » Les épaules se contractent davantage, malaise manifeste et colère refoulée. « Tout ce que je sais c’est que je me suis réveillée et que j’avais retrouvé la vue. Qu’est-ce que tu veux que j’ajoute à ça ? » Sûrement pas ce qui a suivi. La relation chaotique, les erreurs qui se sont succédées. Mauvais choix, mauvaise voie.

Un hochement de tête pour chasser le brouillard mental et elle revient poser son attention sur sa comparse. Autant lui dévoiler l’entièreté de sa situation au point où elles en sont. « Tu n’étais déjà plus vraiment présente quand je me suis installée en Amérique. J’ai obtenu un diplôme avant l’apocalypse. Je bosse avec la milice parfois, d’ailleurs. » L’angoisse de la croiser sans le vouloir, qu’on la mentionne peut-être même devant Elle. Il faut donc supprimer ce facteur de stress désormais bien inutile. Et quitte à lui apprendre son métier, autant décharger le cœur en péril. « C’est moi qui ai autopsié le corps d’Hila, Rivka. J’ai vu la scène du crime et les crevards qui lui ont fait ça qui n’ont pas pris la peine de quitter le lieu. » La mâchoire craque, les paupières se referment. La douleur pulse dans chaque recoin de son être, fantomatique mais bien réelle pourtant. Comment pourrait-elle mentionner Elazar alors que tout en elle appelle au démantèlement. Les émotions se chargent suffisamment de ronger la chair et d’offrir à l’insoumise, de quoi s’effondrer.

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MessageSujet: Re: Fictional Reality {PV}   Dim 11 Fév - 19:56

Incapable de laisser la peine derrière elle, Rivka souhaiterait, au fin fond de son âme tourmentée, chasser toutes ces interrogations qui tournent dans sa conscience et lui donnent la sensation de recevoir des violents coups de massue sur le crâne. La peur de sombrer à nouveau dans la mélancolie continue de lui ronger l’estomac. De perdre pied et d’être aspirée dans un trou noir en étouffant des gémissements de désespoir. Prise au piège dans cet espace sans issue, les yeux brûlant d’une douce démence. Des images, des cris, des pleurs, affluent dans son esprit et s’entrechoquent dans un délire hyper réaliste où après des années de souffrance, Aloy se résigne à lui faire ses adieux. Le cœur empli de douleur et d’amertume. Le visage déformé par la déception, écrasé par une multitude de ressentiments à son égard. Laissant la petite fille fragile d’autrefois, dégageant de l’innocence et de la fébrilité, reposer sous une couche glacée. Laissant la place à la redoutable Aloy, incapable de réfréner des pulsions guerrières. S’épargnant des conversations au ton morose.

Des ballades dans les couloirs d’un hôpital maussade aux murs blancs décrépis. Les hurlements de terreur qui vous glacent jusqu’aux os, au moment où le liquide quitte la seringue et que des perles de sang coulent abondamment. Rivka l’a obligée à se pencher sérieusement sur une pluralité de problèmes. Laissant maintenant la culpabilité peser sur ses maigres épaules. Difficile de faire marche arrière. De ravaler sa salive et de prendre totalement conscience de la portée de ses paroles directes et sans détour. Difficile de garder une mine plus impassible que jamais, une ligne d’action dans la tête sans échec envisageable. A croire que les robots au service du gouvernement finissent par s’user et se détériorer. Elle qui a été forgée pour trancher avec froideur et sans pitié. Avec une haine immense dans les yeux. Au milieu des chaos, elle sent ses entrailles se tordre tellement les émotions la submergent, sont hors de contrôle. L’empêchent de soutenir le regard, et d’ajouter de nouvelles paroles acides avec une touche d’insolence. Aloy, le bien le plus précieux de son humanité.

En Sa présence, un nouveau souffle de vie s’empare d’elle et la libération approche. Elle perd de vue son objectif fondamental. Celui d’éradiquer toute la vermine, afin de mettre les citoyens en sécurité. Ses aveux l’enchainent aux vestiges d’un passé révolu. Elle flotte sur un nuage utopique de bonheur. Baigne dans une atmosphère calme et paisible. « Je comprends. Mes pensées se mettent incessamment à voguer. Elles m’emmènent loin de ce monde de noirceur, où seule l’appelle du sang compte. J’aimerais tellement revenir en arrière. Me rendre avec Calev et toi sur les rives d’un lac paisible ». Elle ne peut pas s’empêcher de Lui adresser un sourire lumineux, et de renchérir d’une voix rêveuse. Avant que son visage s’assombrisse, à chaque minute qui passe. « Mais la réalité nous rattrape toujours. Et les secrets entachent les relations. Ne me mens plus, s’il te plait ». Elle n’est pas en mesure de supporter la violence du choc, absorbée par ses pensées moroses et ces révélations qui lui lacèrent encore le cœur. Les épaules tremblantes, la respiration désordonnée, elle passe une main sur Son visage crispé. Les lèvres frémissantes de tristesse. Les flammes de l’inquiétude commençant à lui lécher la poitrine.

Elle entend les os de Ses victimes grincer, tandis qu’Elle leur tord le cou. Imagine Ses dents amputer leur langue. Parvient-elle à contrôler les pulsions qui lui dévorent les entrailles ? Elle se juge mentalement. Se condamne sans se laisser la possibilité de se défendre. Prisonnière d’un égoïsme sans borne, elle n’a pas assuré Sa protection. Essayant de jouer le rôle d’épouse modèle sans se soucier du reste. « J’ai été tellement égoïste. Je menais la belle vie pendant que tu essayais de t’adapter à cette nouvelle condition. Si j’avais été présente, je l’aurais empêché de te faire le moindre mal ».  Les nouvelles sont difficiles à encaisser, et elle arbore une mine grave en pressentant les dangers qu’Aloy s’apprête à courir, en tant que milicienne. Donnerait ce qu’elle a de plus précieux pour la voir renoncer. « J’imagine que je pourrais difficilement te convaincre t’emprunter une autre voie… ». Dans l’expectative d’une issue favorable pour sa cousine. Les scènes contées par Aloy défilent à toute vitesse dans sa tête et affolent ses sens plus encore. « Je suis désolée que tu ais été confrontée à de pareilles horreurs. Il y a beaucoup trop de tension dans l’air, et je t’ai forcée à affronter tes plus grandes peurs. Je suppose que c’est assez pour aujourd’hui. Je vais demander au chauffeur de te raccompagner ». Sentant la crise d’anxiété arriver, Elle lui tend la main, dans un élan protecteur. Cette rencontre lui laissant un arrière-goût d’inachevé.

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