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 I've got thick skin - Jaisy

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: I've got thick skin - Jaisy   Ven 20 Oct - 0:46


« Just call my name on the edge of the night
And I'll run to you, I'll run to you »



Maisy & Joseph
featuring

Août. C’était la dernière fois que j’avais vu Joseph. Après notre dispute, si on pouvait appeler ça comme ça. Après l’angoisse de notre voyage en enfer, nous avions tous les deux besoins d’un peu de temps pour reprendre nos esprits. Il avait eu raison de demander une pause, raison de s’éloigner. Mais, une part de moi lui en voulait. Parce que j’étais fragile, j’avais eu besoin de lui, j’avais eu besoin d’être rassurée. Pourtant, il avait choisi de me laisser seule, était rentré lécher ses plaies, seul. Mon appartement était rapidement devenu étouffant et j’avais passé la première semaine entre celui de mon père et celui de Lazlo. Je n’avais pas eu la force de rester chez moi, je n’y étais même pas rentré, me contentant d’emmener avec moi la cage de mon rat, d’abord chez Papa, puis chez Lazlo. Puis, il avait bien fallu rentrer, il avait fallu me battre contre mes cauchemars, contre ma terreur de me faire aspirer, seule cette fois-ci. J’avais été voir Joseph au Little Darling, comme prévu, deux fois. Et à chaque fois, bien qu’il n’ait pas été désagréable, il m’avait bien fait comprendre que ma place n’était pas là, qu’il n’avait pas besoin de moi. Le LD était sa seconde maison, il y connaissait tout le monde et tout le monde le connaissait, je n’avais pas ma place dans cette partie de son univers. Notre histoire, pour peu qu’elle est réellement existée, n’avait connu que mon appartement et quelques chambres d’hôtel pour tout décor. La forêt, quand nous avions été chercher Orka, quelques bars parfois. Jamais chez lui, jamais au LD, toujours loin de tout ce qui le rattachait à la vie réelle. Comme si, je n’étais qu’une parenthèse qui n’avait pas le droit de déteindre sur son monde. Comme la vapeur qui se déposait sur le miroir de la salle de bain. Je n’avais été qu’éphémère dans sa vie et j’aurais dû le comprendre bien plus tôt. J’étais bien assez grande pour entretenir des relations légères, bien assez intelligente pour ne pas transformer une vulgaire histoire de cul en histoire de cœur. Pourtant, ni lui, ni moi, n’avions mis de mots sur ce que nous étions, et j’avais fini par croire que je pouvais m’attacher à lui, le laisser prendre sa place dans ma vie, s’y rouler comme un chien dans son panier. J’avais cru qu’il en avait envie, mais je m’étais trompée.

C’était à ça que je pensais, en me promenant dans la rue. Il faisait nuit, il faisait bon et l’ambiance festive, que Bourbon Street arrivait encore à garder parfois, déteignait sur moi. J’aurais aimé avoir Joseph à mon bras, la chienne devant nous. J’aurais aimé l’entendre grogner de sa voix bourrue mon oreille. L’entendre dire qu’il préférerait être chez moi. J’aurais aimé le voir rire, chose rare, de son rire rauque, qui envoyait des frissons dans mon ventre. Pourtant, je tournais de rue en rue, cherchant un bar qui me plairait, laissant mes yeux effleurer les hommes et les femmes qui se tenait en terrasse, buvant des jus de fruits, des cocktails sans alcool. Il y avait une pénurie, mais pourtant la ville trouvait encore les moyens de faire la fête, l’humanité avait ce pouvoir. Celui de continuer à chercher son plaisir même dans les temps plus durs.

Avec un soupir résigné, je me décide enfin, je tourne au coin d’une rue et prends la direction de Storyville. Son fief, son quartier, le coin de la ville qu’il connaissait le mieux, celui dans lequel il vivait et dans lequel il travaillait. Rapidement, l’ambiance passe de festive et légère, à lourde et suspicieuse. À Storyville, on ne s’amuse qu’à l’intérieur, bien à l’abri des yeux des Peacekeeper, bien à l’abri des yeux qui pourrait détruire des commerces qu’on a mis des mois, parfois des années, a installé. Je soupire et rentre dans le premier bar que je croise. Je n’ai pas envie de réfléchir, je n’ai pas envie de laisser mes pas me ramener à Joseph, me ramener au LD, ou je le verrais, debout dans son coin, un verre de whisky dans la main et Orka à ses pieds. Son regard sombre posé sur ses danseuses, surveillant les filles comme des bijoux précieux. Je n’ai pas envie de voir son regard passer sur moi et ses sourcils se froncer, comme si je n’avais pas ma place là. Dans son monde. Je m’assieds au bar, refusant de m’asseoir à une table vide et d’avoir à subir la ronde incessante de ceux qui voudrait partager un verre, une clope, une conversation ou mon lit. Je lève deux doigts et commande un gin. Le patron me connaît et le verre atterri rapidement devant moi.

J’ai déjà commencé ma soirée à l’Old Absinthe House, il ne m’en faudra pas beaucoup plus pour être suffisamment ivre pour m’endormir sans risquer de réfléchir trop fort. Puis qui sait, peut-être que quelqu’un réussira à éloigner mes pensées de l’Anglais. Je soupire et fait tourner le liquide translucide dans mon verre. Je pense aux dernières nouvelles, à cette fameuse communauté qui siège hors des murs, à ces gens qui vivent libres, à ceux qui n’ont pas à cacher qu’ils aiment les hommes ou les femmes, à ceux qui ont le droit de boire, le droit de vivre amplement. Je pense à Lazlo, qui y trouverait sa place si facilement. Il trouverait sa place au milieu d’un troupeau de buffles s’ils savaient parler. Un sourire étire mes lèvres à cette idée et je glousse dans mon verre. Mon meilleur ami à définitivement le contact trop facile. S’il ne l’avait pas eu, peut-être que je ne lui aurais jamais parlé, peut-être qu’il n’aurait jamais pris la place qu’il a actuellement et peut-être que mes cauchemars ne tourneraient pas autour de lui aujourd’hui. Je ne rêve plus de l’Autre-Coté. Je rêve de Lazlo, il ne se passe pas grand-chose, mais j’ai juste ce sentiment d’urgence et de danger qui me serre la gorge quand je me réveille. Je lui en ai parlé, il ne s’est pas moqué, mais m’a convaincu que je m’en faisais pour rien, alors, je lui fais confiance. Mes pouvoirs déconnent en ce moment, alors peut-être que c’est juste mon cerveau qui me torture et pas la magie qui tente de me prévenir. Je soupire et frotte mon front du bout des doigts avant de descendre mon verre d’un coup.

Les minutes passent, peut-être même les heures, je perds le compte à mesure que les verres augmentent. J’aurais pu aller chez Giu’, lui faire un coucou, jouer aux cartes un peu, mais je n’ai envie de rien d’autre que de me saouler ce soir. Alors, c’est ce que je fais. Un gars, un peu louche, un peu entreprenant est venu s’asseoir à côté de moi, mais je l’ai remballé rapidement, je n’ai pas envie de ramener quelqu’un chez moi ce soir, encore moins envie d’aller chez lui. J’ai été sèche, désagréable et méchante pour le faire fuir, mais quand il a posé la main sur ma cuisse, je n’ai pas vraiment eu d’autre choix. Je finis mon dernier verre, paie le barman et, d’une démarche rendue chancelante par l’abus d’alcool, m’éloigne du bar. Les lumières sont éteintes dans la rue, prohibition oblige et je cligne des yeux à plusieurs reprises pour que mon regard s’habitue à la noirceur qui m’entoure. J’en profite pour allumer une cigarette, plissant les yeux quand la flamme éclaire mon visage. Lentement, en vacillant, je m’éloigne du bar. Tu fais pitié Weaver, tu fais vraiment pitié… Oh, je sais, je suis pitoyable. Je trébuche sur le bord du trottoir et mon briquet m’échappe. « Merde ! » Ma voix est pâteuse d’alcool, pâteuse de tristesse aussi. Une main s’en empare et m’aide à me stabiliser.

Je remercie distraitement mon sauveur, avant de me rendre compte qu’il s’agit du mec du bar. « Tain’, t’m’suis ou quoi ?! » Je recule prestement, arrachant mon bras de l’étreinte de sa main. Il se contente de sourire et se rapproche à nouveau. Je cherche ma magie et elle se contente de clignoter en moi, s’approchant et s’éloignant sans que je puisse l’attraper. Je fronce les sourcils, perturbée. Une faille ? Non, l’effet était différent quand la faille nous à avaler. Je frotte mes mains sur mes cuisses, cherche une fois de plus à puiser dans mes pouvoirs. Pourtant, ils continuent à m’échapper. Je recule, cherche à m’éloigner de l’homme qui ne cesse de s’approcher. Quand il agrippe ma hanche, je lui assène une claque retentissante. Il jure et son poing s’abat sur mon visage, écrase ma lèvre contre mes dents. Les insultes résonnent, étouffées par l’étourdissement et la douleur. Le goût du sang envahit ma bouche, souille ma langue, dégouline sur mon menton. Je n’ai pas le temps de réagir qu’il frappe de nouveau, mon arcade sourcilière, ma joue, ma tempe. Il s’arrête quelques secondes et je recule de mon mieux, il me rattrape, frappe mon ventre, mes côtés, mon épaule, mon plexus solaire. Il me coupe le souffle et je ne suis plus que douleur. Je suffoque et m’affale sur le sol, sous un des derniers lampadaires en activité du quartier. Il s’arrête finalement et le seul son qui résonne pendant une poignée de secondes, est celui de ma respiration, sifflante, saccadée. Il recule finalement, essuie ses poings ensanglantés sur son jean et me crache dessus. La substance gluante me frappe en pleine joue et je ne bouge même pas. « Ça t’apprendra à croire que tu peux revenir parmi nous. T’as tué trop des nôtres pour avoir le droit de revenir dans nos rangs sale pute du gouvernement. » C’est donc ça… Weaver, qu’elle idée t’as eu de croire qu’ils t’accepteraient sans poser de questions ? C’était pareil la dernière fois et t’as du tué pour te sortir de ça, comment tu vas faire cette fois hein ? Finalement, il s’éloigne, me laisse sur le sol, recroquevillée sur moi-même, les genoux égratignés, le visage en sang.

À nouveau, les minutes passent, peut-être les heures, je ne sais, je perds le compte et je m’évanouis probablement une fois ou deux. Je me réveille en sursaut, gelé jusqu’à l’os. Mon œil droit refuse de s’ouvrir et mon épaule gauche me fait pousser un cri de douleur quand j’essaie de m’appuyer son mon bras pour me relever. Je trébuche, siffle de douleur, halète et manque de m’étaler à nouveau. J’avance lentement, je ne réfléchis pas à la direction que je prends. Pourtant, quand je lève la tête, je me retrouve face à un immeuble que je connais. Si je n’avais pas eu si mal, la situation m’aurait fait rire. Je tape le code de l’interphone et rentre sans trop réfléchir. Après tout, c’est toujours plus près que chez Lazlo… Peut-être qu’avec un peu de chance, il voudra bien m’aider. J’observe l’escalier et serre les dents en montant les étages qui me séparent de sa porte. Je fais une pause à mi-chemin, le souffle court, la douleur irradiant de tous mes membres. Je fini mon trajet et m’appuie contre le mur avant de ma laisser glisser jusqu’au sol. Incapable de me relever, je me contente de frapper sa porte du plat de la main. Je laisse mon bras retomber le long de mon corps et soupire, j’entends la chienne japper à l’intérieur et des bruits de bas. Ses jambes apparaissent dans mon champ de vision et je soupir de soulagement. « Ici, Townsend. » Je lève la main pour lui indiquer ma position, recroquevillée contre le mur en une boule compacte, le corps tremblant, l’obscurité du couloir lui cache la majorité de mes blessures, mais ma voix pâteuse, trahit mon état d’alcoolémie. Je tente de me redresser, mais me mets à tousser quand ma côte, fêlée au mieux, cassé au pire, se rappelle à moi. « J’aurais besoin d’un p’tit coup de main… » J’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu restes près de moi, que tu panses mon corps et mon cœur, que tu me dises que ça ira. « Chuis un peu pitoyable et j’me suis fait un peu… Bousculée dehors… Je demande l’asile ? » Je ris doucement devant ma propre connerie tandis qu’il glisse ses mains sous mes aisselles en grommelant.

Il me redresse et je pousse un cri de douleur, quand mon épaule probablement démise bouge. Mon rire se transforme en larmes et je sanglote contre son épaule tandis qu’il me traîne à l’intérieur. La lumière de son appartement ne lui cache rien de ma situation. Arcade ouvertes, œil poché, lèvres éclatées, genoux en sang. Il voit ce qui est visible. Il ne voit pas, pas encore, l’épaule démise, la côte fêlées, les bleus sur mon ventre. Je halète de douleurs tandis qu’il m’examine et je sens la rage qui bouillonne en lui, je sens sa colère à chaque blessure qu’il découvre et je frémis sous ses doigts pourtant doux. Les larmes ne s’arrêtent pas, je sanglote et tremble debout, en miette au milieu d’un salon que je n’ai vu que rapidement. Orka pigne contre ma jambe, consciente qu’il y a quelques choses qui ne va pas, sa grosse truffe se niche dans ma main et elle lèche doucement la plaie sur ma paume. Je suis en sécurité maintenant, alors pourquoi est-ce que je continue à pleurer ?





_________________

'Cause maybe you're lovable and maybe you're my snowflake. And your eyes turn from green to gray and in the winter, I'll hold you in a cold place.


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