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 and way down we go (trixie)

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MASTER OF ILLUSIONS

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Féminin
↳ Nombre de messages : 335
↳ Points : 16
↳ Arrivé depuis le : 20/10/2017
↳ Age : 27
↳ Avatar : Katherine McNamara
↳ Age du Personnage : 24 ans
↳ Métier : assistante d'Esperanza O'Connell, au Mary Rose. Anciennement barmaid.
↳ Opinion Politique : neutre. Pro gouvernement pour les apparences, coincée dans ce rôle qui la fait se sentir comme un imposteur.
↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
↳ Playlist : way down we go + kaleo
hard times + seinabo sey
sober + p!nk
cupid carries a gun + marilyn manson
sin + nine inch nails
criminal + fiona apple
take me down + the pretty reckless
gods and monsters + lana del rey
humanity + scorpions
cold little heart + michael kiwanuka
↳ Citation : Before embarking on a journey of revenge first dig two graves.
↳ Multicomptes : aucun
↳ Couleur RP : #6699cc



les petits papiers
↳ Copyright: cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
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MessageSujet: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 17:04


Beatriz "Trixie" Marianne Deveraux
« Pound me the witch drums, the witch drums, better pray for hell, not hallelujah »


le MIDien derrière l'écran


↳ pseudo :
spf (audrey suffit)
↳ âge :
vieille
↳ pays :
france
↳ ton avis sur MID ?
le contexte est tellement riche que je vais vraiment apprécier rp ici, j'ai vraiment hâte de participer aux intrigues.
↳ niveau d'addiction :
tout le temps, pour le rp ce sera dans les transports. merci le portable.
↳ dédoublement :
pas encore, je viens d'arriver  
↳ et le règlement tu l'as lu ?
 Yep, voilà chose faite hier soir, quand j'ai eu accès à mon ordi.
↳ t'as découvert MID comment ?
on m'en a parlé (Matthias, Ambre, je vous vois)
↳ un dernier mot ?
merci pour tout I love you
↳ smiley fétiche :

24 ans ━ mère célibataire
nightkeepers ━ ft katherine mcnamara


©️ CAROLE71
↳ Date et lieu de naissance :
Elle est née à Anchorage, en Alaska, le 21 septembre 1993. Fille du froid, fille polaire, elle est née le jour où le soleil passe au zénith de l'équateur, où le jour dure aussi longtemps que la nuit. C'est aussi le jour où le sabbat de Mabon est célébré en l'honneur des dieux des moissons, où on fait des offrandes à la déesse mère. C'est le jour où la nature se meurt lentement pour s'étirer jusqu'à l'hiver, rythmée par les chutes de feuilles mortes aux reflets mordorés et les migrations massives d'oiseaux en quête de chaleur et de vivres.
 
↳ Forme animale :
ras.
↳ Métier :
Elle était barmaid, Trixie, tout du moins jusqu'à ce que la Prohibition vienne tout bouleverser. Avenante et charmeuse, Trixie avait le sens du contact avec le client et elle faisait les cocktails comme personne. Une rumeur courait dans le quartier français, il se murmurait que ses breuvages étaient uniques en leur genre, qu'ils étaient magiques. Au contact des gens, elle a même appris deux autres langues, en plus de son anglais natal: le français et l'espagnol. Désormais, cette époque bénie est révolue, elle a perdu tous ses repères, elle a quitté un emploi qu'elle adorait pour rentrer dans les rangs. Aujourd'hui, elle est l'assistante d'Esperanza O'Connell et elle l'aide à gérer le Mary Rose du mieux qu'elle peut, s'accommodant particulièrement bien de la clientèle huppée qui y défile.
↳ Orientation sexuelle :
Salope, murmurait-on sur son passage, le regard tantôt moqueur, tantôt envieux. L'ensorceleuse à la chevelure de feu collectionnait les conquêtes, jadis, pour oublier sa solitude écrasante, pour compenser sa peur terrible de l'abandon. Elle s'oubliait dans des bras d'hommes et de femmes, profitant des plaisirs de la vie, le sexe en faisant partie. Et quand on lui demande combien de partenaires elle a eu dans son lit, le feu follet esquive la question, se refuse à toute réponse. Puis elle est tombée enceinte, Trixie, sans même s'apercevoir que son corps changeait, se déformait. Elle était trop rongée par la magie pour s'en rendre compte, de toute façon. Comment pouvait-elle savoir, personne ne lui a rien dit. Du jour au lendemain, elle s'est retrouvée dépossédée de son propre corps, son enfant est né sans même qu'elle n'ait pu s'y préparer convenablement. Désormais, son corps est meurtri, saccagé, elle déteste ce corps qui plaisait tant autrefois. Son fils n'est pas arrivé seul, il apportait la dépression post-partum dans son sillage,la dépression qui grignotait peu à peu son cerveau, ses rêves, ses espoirs...et sa libido. Aujourd'hui, elle est asexuelle, cela fait longtemps qu'elle n'a pas partagé son lit avec qui que ce soit, et à dire vrai, elle n'en ressent même pas le besoin.
↳ Force :
Elle n’en a même pas conscience, Trixie, mais elle a appris la résilience. Il faut dire qu’elle n’a pas vraiment bien démarré dans la vie. Petite dernière d’une fratrie nombreuse, elle a grandi dans l’ombre de ses aînés et dans l’indifférence de ses parents. Elle a pourtant essayé de leur plaire, Trixie, elle s’est efforcée de coller au mieux à leurs exigences – si tant est est qu’ils en avaient, des exigences – mais elle a tout simplement laissé tomber, préférant consacrer son énergie à autre chose que brasser du vent. Malgré le vide affectif autour duquel elle s’est construite, ça ne l’a pas empêchée de vivre, d’aimer, de rêver, parfois trop vite, parfois trop fort , jamais dans la demi-mesure. Il fut une époque où elle savait ce qu’elle voulait, et ce qu’elle ne voulait pas. Elle disait non, souvent, quand elle n’était pas d’accord. Elle est même partie en claquant la porte, quand elle ne pouvait plus supporter l’ambiance qu’il y avait à la maison. Elle était jeune, Trixie, mais son indépendance lui a permis de s’adapter aux changements, de vivre décemment. Aujourd’hui, sa dépression l’empêche de voir au-delà de ses difficultés, la jolie flamme qui l’animait autrefois s’est éteinte, elle est devenue insignifiante, Trixie, presque effacée, toujours à acquiescer, même si sa conscience hurle, mais elle fait la sourde oreille. C’est mieux comme ça.
↳ Faiblesse :
Si Trixie a bien une faiblesse, il s’agit de la magie noire. la découverte de ses capacités hors du commun ont été très excitantes pour l’adolescente qu’elle était, c’était la réponse à beaucoup de questions qu’elle se posait depuis toujours : pourquoi était-elle différente, en décalage, pourquoi voyait-elle toutes ces choses ? Elle n’en a jamais parlé à personne, bien sûr, pourquoi le ferait-elle ? Elle vivait déjà seule à ce moment là. Alors, elle a lu, beaucoup, elle a multiplié les expériences, parfois à outrance , toujours dans l’excès. Elle a exploré les recoins sombres de la magie, elle a appris quelques pratiques liées au vaudou auprès de spécialistes du genre. C’est qu’elle était fascinée par tout ce qui avait trait à la Mort et à la Résurrection,  la gamine, et par le Cycle de la vie en règle générale. Ayant appris la résilience, elle est devenue très endurante, au point d'ignorer où se trouvent réellement ses limites. Et elle l'a appris à ses dépends, Trixie. A l’époque, elle avait à peine supporté l’exorcisme de cette gamine à peine plus âgée qu’elle. Puis, il y a eu la nécromancie, expérimentée pendant les Hunter’s seasons, qui faillit la mettre hors course définitivement. Elle aurait dû en rester là, être raisonnable, mais elle n’est pas raisonnable, Trixie, elle veut toujours avoir raison, coûte que coûte. Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, elle plongea dans des abysses sont elle n’était pas sûre de pouvoir revenir. Cela n’empêcha pas la jeune femme qu’elle était alors de transformer sa propre sœur en métamorphe. Elle aurait dû dire non, s’opposer un peu plus fermement, essayer de faire entendre raison à Caroline, mais dans le fond elle voulait sentir cette puissance qui l’habitait, cette sensation grisante de pouvoir disposer de la vie des autres comme bon lui semblait. Alors elle porte son secret sur ses épaules telle une Atlas, elle s'est promis de l'emporter jusque dans la tombe, même si c'est trop lourd à porter, même si ça la ronge de l'intérieur. Aujourd’hui elle continue à lutter contre ses pulsions qui la déchirent. Elle pratique certaines formes de magie – plus beaucoup depuis que les pouvoirs des surnat sont en berne – selon le bon vouloir des agents du gouvernement. Dans ces conditions, il est vraiment dur de lutter contre sa nature plus sombre. Elle menace de basculer à chaque nouveau rituel effectué, à chaque fantôme exorcisé.
↳ Avis sur le Gouvernement :
En apparence, Trixie approuve, Trixie obéit, Trixie balance. Elle sait qu’elle n’a pas le choix : ayant fait étalage de sa magie lors des derniers Hunter’s seasons, elle a dû acheter sa tranquillité contre un soutien inconditionnel au gouvernement. Elle travaille pour eux, rend service à ses émissaires autant que possible. Parmi les miliciens, beaucoup sont au courant de ce qu’elle est capable d’accomplir, alors, ils utilisent les dons de Trixie à leur profit, parce qu’avoir une sorcière dans leurs rangs est toujours utile. Quand bien même Trixie serait capable de se faire avocat du diable, elle ne fait pas confiance aux hautes instances du gouvernement pour autant. Elle a conscience que la situation est tout à fait anormale, elle pense même que les gens ont raison de se rebeller contre la tyrannie en place. Elle n’irait pas jusqu’à soutenir publiquement les résistants, elle qui a tant à perdre si elle désobéit, mais elle n’en pense pas moins. Elle se sent coincée, Trixie, prisonnière de sa condition, obligée de choisir entre sa situation relativement privilégiée et ses convictions. Qu’à cela ne tienne, elle fait passer ses intérêts et ceux de son bébé en premier. Elle est maman, maintenant, elle n’a aucun intérêt à risquer sa peau au nom d’idéaux irréalistes.
↳Particularité :
(1) Trixie a une sœur jumelle, et elles sont parfaitement identiques, comme deux gouttes d’eau. Le seul moyen de les différencier, ce sont les tatouages que Trixie possède. Depuis qu’elle a commencé à pratiquer la magie, elle a inscrit ces symboles ésotériques dans sa peau, de façon indélébile. Elle en a surtout sur son épaule, autour de ses bras, jusqu’à la naissance de sa poitrine, ce sont autant de symboles qui cascadent sur sa peau, à la manière d’une constellation. (2) Elle souffre d’une dépression post partum et de plusieurs PTSD (syndrome de stress post traumatique) : le premier découle de son passage obligé dans les arènes du gouvernement dans le cadre des Hunter’s seasons, et le second fait suite aux abus qu’elle a subis du fait d’un milicien qui l’avait confondue avec sa sœur. (3) Du fait de ces PTSD, elle a souvent des absences, des trous de mémoire. Elle ne sait plus où elle est ni ce qu’elle était en train de faire, ni quel jour on est. Elle oublie le nom de ses collègues, la façon dont on fait certaines choses. Elle a d’ailleurs recommencé à avoir des terreurs nocturnes. Elle n’en parle pas, Trixie, pas même à ses proches, elle continue de faire comme si de rien n’était

Ambitieuse ▬ bornée ▬ rigoureuse ▬ fière ▬ créative ▬ individualiste ▬ résiliente ▬ détachée ▬ indépendante ▬ rancunière


l'histoire


PARTIE 1: ROLLING IN THE DEEP (1993 ~2011)

ANCHORAGE, ALASKA (2001, 8 ANS) La scène avait de cruels relents de familiarité. Ce n'était pas un sentiment précis, défini, délimité, c'était plutôt une vague impression de déjà-vu. Je l'étais persuadée, j'avais déjà vécu cet épisode de ma vie dans un passé plus ou moins lointain. Troublée par ce sentiment étrange, je ne faisais plus attention à l’oraison funèbre que mon père était en train de déclamer. Il ne manquait plus que la main sur le cœur et l’illusion aurait été parfaite. Nous étions réunis en ce lieu pour célébrer la mémoire d’un ami à eux, mort dans des circonstances brutales. Je ne savais pas exactement de qui il s'agissait, je me souvenais juste d'un monsieur un peu bizarre vêtu d’un long pardessus couleur crème qui n’était pas sans rappeler celui de l’inspecteur Colombo. Ce n’était pourtant pas Peter Falk que nous étions en train d'enterrer, mais ce bonhomme que j'ai dû voir deux ou trois fois dans ma jeune vie.   Aujourd’hui, Maman nous avait vêtues de jolies robes noires, symbole du deuil que nous portions tous. Pourtant, lorsque je regardais notre petite assemblée, je ne pouvais m’empêcher de me dire que nous étions les deux seuls enfants à être présents. Mon frère n’était plus vraiment un enfant, il avait dix ans de plus que nous, alors ça ne comptait pas vraiment. Ainsi alignés en rang d’oignon, nous avions l’air d’une famille unie dans l’adversité mais il n’en était rien. Ma mère nous regardait à peine, elle était davantage préoccupée par le qu’en dira-t-on que par le reste. Manifestement, ça ne lui était pas venu à l’idée que deux fillettes de huit ans n’avaient pas leur place à un enterrement, n’en déplaise au respect qu’on était supposés avoir envers les morts. Déjà perdue dans mes pensées, je jetai un regard oblique à ma sœur, qui avait l’air très concentrée sur ce qui se passait.

« Je crois que j'ai déjà vécu cette scène. » chuchotai-je à Caroline, la voix tremblante. Ma sœur jumelle s'arracha à sa contemplation silencieuse pour me regarder à son tour, perplexe. « Quoi, tu savais qu'il allait mourir ? » Elle fronçait les sourcils, Caroline, alors qu'elle réfléchissait au sens profond de mes aveux. « Je ne sais pas. » admis-je en esquissant une légère moue. « Je ne saurais pas te dire quand ou comment, juste que j'ai une impression de déjà-vu, c'est tout. » Caroline marmonna quelque chose que je n'entendis pas. « C'est franchement bizarre. » commenta-t-elle distraitement. « Moi aussi j'en ai déjà eu, des impressions de déjà-vu, tout le monde en a. » OK, elle ne me croyait pas. Soit. Ce n'était pas comme si je m'attendais à une quelconque autre réaction de sa part de toute façon. «  Par contre je sais que j’ai très envie de faire pipi et ce n'est pas une impression de déjà-vu. » Mon regard s’éclaira. « On n’a qu’à y aller, personne ne verra qu’on n’est plus là de toute façon. » Je ne croyais pas si bien dire, c’était à peine si nous  avions de l’importance à leurs yeux. Caroline regarda nos parents, hésitante, puis elle finit par capituler. Je nouai mes doigts à ceux de ma sœur puis nous nous faufilâmes entre les invités, sortant du cercle qui se resserra immédiatement après notre départ. Caroline sur les talons, on s’aventura plus loin entre les monuments. Encore plus loin, il y avait de la verdure à perte de vue, et des buissons derrière lesquels Caroline pourrait se cacher. Déjà les tombes s’espaçaient, ce qui laissait supposer que nous étions en train de sortir de ce petit cimetière à flanc de colline. Ma sœur lâcha ma main puis elle s’aventura plus loin pendant que je faisais le guet.  

C’est là que je ressentis une sensation très particulière et extrêmement désagréable. Un frisson glacé me parcourut l’échine, tandis que j’entendais comme des murmures, sans toutefois comprendre ce qu’ils disaient, même en tendant l'oreille et en me concentrant sur ce son étrange et inconnu au bataillon. Je rajustai ma veste autour de moi tandis que je claquais des dents. « Caroline ? » appelai-je, peu rassurée. «  Tu es là ? » Pas de réponse. Je jetai un regard derrière mon épaule, m’assurant que les adultes n’étaient pas en train de partir, puis lorsque je tournai la tête, je ressentis une présence autre que celle de ma soeur. Mon souffle se raréfia dans ma poitrine, je me sentis soudainement comprimée. Alors, quand je crus voir quelque chose bouger à ma gauche, je me mis à hurler de terreur.  Lorsque les adultes accoururent, j’étais en train de pleurer et de trembler comme une feuille. Je ne parlai à personne de cette présence étrangère que j'avais ressentie, ni de ma troublante impression de déjà-vu. Bien que mon attitude avait fortement agacé mes parents, l’incident fut clos. On n’en parlera plus jamais, même si en mon for intérieur je me doutais bien que je leur avais fait honte ce jour là. 

______________________

ANCHORAGE, ALASKA (2002, 09 ANS) Longtemps, il a hanté mes cauchemars, l’homme à l’imper au visage arraché, celui-là même qui avait provoqué une troublante impression de déjà-vu. Quand je fermais les paupières, je revoyais le magma d’os fragmentés, de chair éclatée et de peau en lambeaux, alors qu'il mourait dans un accident de voiture avant de plonger dans le fleuve. C’était une image d’une violence insoutenable pour la petite fille que j’étais alors. Et surtout, il y avait cette sensation de froid glacial, celui qui rognait  les entrailles et figeait l’âme. Ça s’insinuait sous mon épiderme, ça se lovait contre les muscles et ça te paralysait toute entière. Je comprenais désormais le sens de l’expression  transi d’effroi ou toute autre exposition qui combinait la peur et le froid. Cette sensation, j’ai souhaité ne plus jamais la ressentir, de toutes mes forces, mais tout portait à croire que mes prières n’avaient pas été entendues. Depuis, j’ai ressenti d'autres présences à l'haleine glacée. Evidemment, j’étais la seule à les percevoir, et quand j’en parlais, personne ne me croyait. Alors, j’ai arrêté d’en parler, tout simplement. Ce n’est pas pour autant que j'ai cessé de ressentir ces présences intrusives. Cela donnait lieu à des situations pour le moins embarrassantes, car d’un œil extérieur, j’étais celle qui parlais à on ne savait trop quoi, et en plus de ça, je ne savais même pas dire ce que je voyais avec exactitude. Aussi je me donnais régulièrement en spectacle devant les rares personnes qui passaient par là au même moment.

(comme par hasard.)

Si vous ne l’aviez pas encore compris, mes parents n’étaient pas vraiment du genre attentifs. Par contre, ils savaient veiller à ce que rien ne vienne entacher leur réputation parfaite, comme quoi leur intérêt envers nous était sélectif. Aussi s’étaient-ils rapidement saisis de la question quand ils ont appris que depuis un certain temps je ressentais des présences extérieures, et que  j’ai arrêté d’en parler lorsque je me suis aperçue que personne ne daignait m'écouter. Même quand j’arrêtais d’en parler, on ne me croyait pas, parce qu’il paraît qu’en passant devant ma chambre, ils m’ont entendu parler toute seule alors que je ne jouais pas. Il y avait ces terreurs nocturnes qui me faisaient me réveiller en sursaut, trempée de larmes et de sueur. Et il y avait ces troublantes impressions de déjà-vu qui n'ont jamais cessé de se multiplier. Tant de comportements qui, à en croire mes parents, étaient franchement intolérables. C’est l’infirmière scolaire qui les a alertés. Elle-même avait été prévenue par l’enseignante qui m’avait punie pour bavardages, alors que je n’avais pas de voisine de table.

Je sens une présence. Ça a l’air étrange dit comme ça, voire même complètement dingue. Qui irait croire un truc pareil, franchement ? Pourtant, c’était le seul terme qui correspondait plus ou moins à tout ce que je ressentais, et qui n’existait plus. Ou tout du moins qui avait existé et qui n’existait plus, laissant son empreinte sur Terre, parmi les vivants. Ce fut à peu près à cet âge là que je commençai à me documenter à ce sujet, parce que je voulais savoir, je voulais comprendre (non, je n’étais pas folle, non, je n’avais pas d’amis imaginaires, non, ça ne justifiait pas de m’envoyer chez le psy parce que mon attitude était très clairement anormale et que je devais grandir un peu. Je n’avais pas davantage développé une fascination morbide pour la mort depuis qu’on m’avait traînée dans un cimetière pour assister à l’enterrement de je ne sais qui, pas plus que cet événement m’avait traumatisée – d’après mes parents.) Ces séances chez le psy, je les avais endurées, vaillante, répondant aux questions aussi honnêtement que possible. Même la psy finit par abandonner, estimant que j’étais un cas désespéré. Au lieu de diagnostiquer je ne sais quelle maladie mentale incluant notamment la mythomanie et autres troubles de la personnalité multiple, elle a congédié mes parents et les a incités à s’intéresser un peu plus à moi, parce que c’était peut-être parce qu’ils étaient absents que j’avais développé un  sentiment de solitude extrêmement pesant et que j’avais appris à compenser leur désintérêt de cette manière.

Il n’empêche que mes parents auraient été prêts à me faire diagnostiquer une maladie mentale au lieu d’envisager la possibilité que je puisse effectivement avoir une sensibilité pour le surnaturel supérieure à la normale et donc que je pouvais faire des rêves prémonitoires, ressentir la présence d'esprits errants même sans les discerner avec exactitude, juste savoir qu'ils étaient là.  

J’avais 8 ans, merde.

8 ans. Je n’étais qu’une gamine paumée.  8 ans. Je suis sidérée quand j’y repense. Pour sur, ils n’étaient pas près de décrocher le diplôme des parents de l’année.

______________________

ANCHORAGE, ALASKA (2006, 13 ANS) Les mois passaient et j’empruntais de plus en plus d’ouvrages à la bibliothèque municipale. Ils faisaient des cartes pour jeunes lecteurs, aussi avais-je tanné mes parents pour qu’ils m’en fassent une. Je n’avais pas eu besoin de trop insister pour avoir ce que je voulais, il m’avait suffi de prétexter avoir besoin de livres pour l’école et que tout le temps passé à la bibliothèque était en réalité du temps que je consacrais à mes exposés et autres travaux scolaires. Mon excuse ne fut jamais remise en question puisque j’étais une bonne élève et mes notes étaient à la hauteur de mon investissement : excellentes. C’était une période bénie où je m’en sortais encore bien à l’école, où j’arrivais à me fondre dans la masse. Pas même on venait m’embêter à cause de mes bizarreries, je n’intéressais pas les autres élèves, et encore moins les plus populaires. Je n’étais personne et ça me convenait, ce n’était pas comme si je n’étais pas habituée à demeurer invisible.

En parlant d'esprits errants, je m’étais habituée à eux. Je n’étais toujours pas capable de les voir et encore moins de communiquer avec eux  - sans doute à cause de la frontière a priori étanche entre le monde des vivants et celui des morts – mais au moins je ne faisais plus de terreurs nocturnes. Je m’habituais à ces présences étrangères, ceux-ci étant pour la plupart du temps complètement inoffensifs. Je n’avais pas encore rencontré d'esprits en colère, et ce n’était pas quelque chose que je souhaitais particulièrement. Cependant, si je devais garder en mémoire un des principes fondamentaux de l’Autre monde, ce serait qu’il ne fallait surtout pas crier trop vite. Ce monde, celui d’où viennent les fantômes  (tout du moins, celui que je m’imaginais à l’époque ) n’obéissait pas aux mêmes règles que le nôtre. Si eux étaient capable d’interagir avec leur environnement, la réciproque n’était pas vraie, aussi la plupart des humains ne savaient pas qu’ils étaient là, ce qui rendait leur existence difficile à croire. Moi, j'y croyais. Même si je n'en avais pas encore eu la preuve formelle, je savais qu'ils étaient là.  Ma sœur fut la première à changer d’avis, à se dire que, peut-être ; je n’étais pas en train de m’inventer des compagnons imaginaires, ou que je n’étais pas en train de faire mon intéressante parce que j’étais jalouse de l’intérêt que suscitait Caroline. Tout le monde adorait ma sœur, elle n’était pas la foldingue de service, elle était pleine de vie, et elle avait tout pour plaire et devenir populaire. Pour être franche, je l’enviais parfois, elle était si normale, si insouciante. Quant à moi, j’étais condamnée à rester dans son ombre.

Et croyez moi, c’était parfois pesant. Elle me ressemblait de façon troublante, c’était même ma copie conforme, mais je savais que je n’arriverai jamais à sa cheville.

Et tandis qu’elle se recoiffait devant le miroir des toilettes des filles, j’étudiais son profil. Alors même que notre adolescence commençait, Caroline avait l’air d’avoir confiance en elle. Je soupirai lourdement, avant de mettre du savon liquide au creux de mes mains et de me frotter vigoureusement les mains. Je relevai la tête en voyant les néons du plafond grésiller puis s'étreindre. Caroline, à côtéoantôme?  [/color]» demanda-t-elle, soudainement blême. « [coor=#6699cc]Je ne sais pas.[/color] » admis-je en regardant autour de moi pour tenter d'identifier d'où provenait la menace, sans succès. « Mais je ressens une présence, oui. Je ne saurais pas dire s'il ou elle nous veut du bien. Tu sais quoi? Tu n'as qu'à imaginer qu'elle ressemble  à Mimi Geignarde et  qu’elle va plonger dans les toilettes pour provoquer une inondation. » Pour ceux qui n’auraient pas saisi la référence, Mimi Geignarde était un fantôme de jeune fille qui hantait les toilettes désaffectées à Poudlard. Cependant, je commençais à ressentir sa colère, la rancoeur qu'elle nourrissait à l'encontre de ceux qui lui avait fait du mal, peut-être même ici,  la faisant plutôt ressembler à Carrie, la gamine flippante tout droit sortie d’un roman de Stephen King. Et tout comme Carrie, celle-là était particulièrement vénère, et elle avait des comptes à régler. « Il faut qu’on parte, elle a l’air vénère. » pressai-je Caroline en la poussant vers la sortie. Sur notre passage, les portes des cabines claquèrent et les chasses d'eau s'actionnèrent toutes seules, avant de provoquer une mini-inondation. Je venais à peine  de poser la main sur la porte que Caroline se mit à crier. Un objet contondant, de type ciseaux, venait de traverser la pièce pour entailler profondément son bras.

Lorsque nous fûmes hors de danger, Caroline était en train de faire une attaque de panique. Avec ses mains, elle réclamait un temps mort. «  Mais je croyais qu’ils étaient gentils » geignit-elle, en sanglotant. « Pas tous. » dis-je, le cœur cognant a tout rompre dans ma poitrine. « C'est juste une impression, un sentiment. J'ai ressenti beaucoup de colère, de rancune. J'ai tout de suite pensé à Carrie. » Ma sœur m’interrogea du regard. « Laisse tomber. » soupirai-je avec lassitude. « Mon bras. » haleta Caroline, qui se calmait à peine. « Il faut soigner mon bras ! » Je jetai un coup d’œil à la plaie. Elle ne s’était pas loupée. « Comment on va expliquer ça aux parents ? » me lamentai-je, consternée par ce qui venait de se passer. « Si tu veux mon avis, ils ne s’en à percevront même pas mais au cas où, on devrait leur dire que c’est Meghan Davis qui m’a agressée. » Je fronçai les sourcils. « La fille que t’aimes pas ? » Caroline sourit jusqu’aux oreilles. « Celle-là même. » dit-elle d’un ton conspirateur. « Mais on ne risque pas d’avoir des ennuis, si on accuse quelqu’un sans preuves ? » bredouillai-je, mal à l’aise. Caroline, qui avait toujours réponse à tout, prit mon visage entre mes mains et me regarda droit dans les yeux. « Je préfère que ce soit elle qui a des ennuis plutôt que toi. » Ma lèvre inférieure trembla. Caroline avait toujours l’air confiante à propos de son plan. « Alors tu les ressens souvent, ces présences ? » Je me mordillai la lèvre inférieure et baissai le regard. « Oui, depuis longtemps. » Caroline remit en place une mèche de mes cheveux. « On s’en fout de ce que disent les autres. » affirma-t-elle avec aplomb. « Papa et Maman t’ont fait la misère à cause de ça parce qu’ils ne te croyaient pas mais moi, je te crois. » Les paroles de ma sœur m’allèrent droit au cœur. Emue jusqu’aux larmes j’étreignis Caroline avec force, m’en fichant bien qu’elle saignait et qu’elle pouvait en mettre partout.

______________________

STILLWATER, NEVADA (2009, 16 ANS) Trixie,  

Je suis désolée de commencer cette lettre en ces termes, mais il faut que tu rentres à la maison. Il s'est passé quelque chose de grave. Papa est mort. Comme tu le sais, il était malade...et...bref, s'il te plaît, reviens à la maison. J'ai besoin de toi. Emmett a besoin de toi. Si tu ne reviens pas, c'est moi qui viendrai te chercher. Dis-moi au moins si tu vas bien, je m'inquiète pour toi, ça fait tellement longtemps que tu n'as pas donné de tes nouvelles que je ne suis même pas sûre que tu recevras un jour ma lettre. Mais bref, reviens.  

Bien à toi,  
Caroline
 

Mes mains froissèrent grossièrement le papier qui portait l'écriture douce et régulière de ma sœur. Je m'étais sentie bouillir en lisant ces quelques mots. Papa est mort. C'était tout ce qu'il y avait à retenir, dans le fond. Le reste n'avait pas d'importance. Papa est mort. Je me demandais encore si c'était une blague, ou si c'était bien vrai. J'avais beau retourner le problème dans tous les sens, la nouvelle ne me faisait ni chaud ni froid. En vérité, je ressentais une profonde colère que je n'aurais jamais soupçonnée. Je ressentais sa disparition comme un injustice. Jamais il ne saura que je disais vrai toutes ces années, jamais il me dira qu'il était fier de moi, jamais il ne me demandera pardon pour toutes ces fois où j'ai pu douter de moi (même qu'aujourd'hui, je doutais encore.) Je ne me souvenais même plus de la dernière conversation que nous avons eue, ça faisait longtemps qu'il ne me regardait plus.  

Et il fallait que je vienne à son enterrement, que je lui rende une dernière visite avant qu'il rejoigne la lumière, comme les autres. Avec une certaine ironie, je me surpris à espérer qu'il n'aille pas tout de suite dans la lumière. Je souhaitais qu'il me rencontre alors qu'il était sous sa forme de fantôme, et comme ça, il saura. Il saura que je n'ai jamais menti à ce sujet, que je ne faisais pas ça pour attirer l'attention, pour me dédouaner des bêtises que je faisais. Je pouvais toujours rêver. A tous les coups, il a rejoint la lumière sans même regarder en arrière, sans aucun regret, sans aucun problème à régler avant de partir – comme si tout était en ordre. La vague à l'âme, l'amertume dans le regard, la fureur à fleur de peau, je m'emparai d'un crayon puis, sans même prendre la peine de prendre un papier vierge, j'écrivis au dos de la lettre ma réponse à Caroline, qui tenait en un seul mot:  

NON.  

Je glissai ma réponse dans une enveloppe, écrivis l'adresse du domicile familial, la timbrai, puis la postai telle quelle sans le moindre remords. Il était hors de question que je remette les pieds là bas, que je reste en compagnie de ces faux culs, que je passe mes journées à sourire à des gens que je ne pouvais pas voir en peinture. Ma sœur sera très probablement déçue que je ne la soutienne pas en ces instants difficiles, elle pensera sûrement que je suis ingrate, que je pourrais être là pour elle pour compenser toutes les fois où elle m'a aidée. Je n'en éprouvai pas le moindre remords, ma décision était prise. Demain, je partirai, non pour retourner à Anchorage mais pour embrasser une toute autre destination. Caroline disait qu'elle viendra me chercher si je ne me ramenais pas à la maison, mais je ne voulais pas qu'elle me trouve, alors, je bougeais régulièrement, je voyageais à bord d'un autocar pourri qui me ballottait dans tous les sens.  

Depuis quelques mois, j'avais entrepris un voyage initiatique dans l'optique de rencontrer d'autres personnes comme moi. Lorsqu'elle a su que je ne comptais pas poursuivre mes études et passer mon bac, ma mère avait poussé des cris d'orfraie. Comme Alistair avant moi, j'étais partie en claquant la porte, laissant Caroline dans ce panier de crabes. Peut-être que je gâchais mon énorme potentiel en vadrouillant ça et là, mais je ne regrettais rien. J'apprenais la vie. Je restais quelques temps, ils m'apprenaient la magie, et en échange, je les aidais à tenir leur commerce, je servais les clients dans leurs restaurants, je faisais la plonge et j'épluchais les patates quand c'était nécessaire. Au fil du temps, je pus accumuler de nombreuses connaissances théoriques, découvrir autant de façons de pratiquer la magie qu'il y avait de sorciers. Mon cerveau fertile était plus que ravi d'acquérir un savoir qui était autre qu'académique. J'élargissais le champ des possibles, et j'avais dès lors le sentiment que ma vie avait enfin un sens.  

Je m'étais trouvée.   

______________________

ALBUQUERQUE, NOUVEAU MEXIQUE (2010, 17 ANS)  Albuquerque, Nouveau Mexique était la dernière ville où j'avais résidé. J’avais atterri ici par hasard, sans l’avoir prémédité. Il s’agissait d’une ville de 545 842 habitants située à l’extrême nord du désert de Chihuahua, toute en altitude. Le climat était aride, la chaleur était écrasante en été. Si les habitants de la ville avaient l’habitude, ce n’était absolument pas mon cas. J’avais vécu toute ma vie à Anchorage, en Alaska, juste en dessous du cercle polaire, où l’hiver était glacial. Quoiqu’il en soit, je n’étais pas à Albuquerque pour le climat mais pour en apprendre davantage sur mes capacités peu communes. Les sorciers que je côtoyais alors étaient spécialisés dans les exorcismes et j’eus l’occasion d’apprendre, à mes dépends, que c’était la partie la moins glamour de mon don .

Il n’y avait pas que des gentils fantômes, toujours propres sur eux. Il y en avait des défigurés, selon la façon dont ils étaient morts. Il y en avait des bienveillants, il y en avait des vénères, qui pouvaient même blesser intentionnellement leurs cibles – Caroline, bien qu’elle ne puisse pas les voir, en avait fait les frais. Et il y avait ceux qui possédaient les humains et qu’il fallait exorciser – oui oui, comme dans les films d’horreur. Tout un tas de mythes circulaient à propos de l’exorcisme et des exorcistes,  mais de façon universelle, cette pratique consistait à expulser une entité maléfique d’un corps possédé par elle de façon tout à fait arbitraire. Je n’ai pas appris cette pratique auprès d’un prêtre catholique mais auprès de sorciers vaudous, qui croyaient beaucoup aux fantômes et aux esprits errants.

Ce jour là, nous avons été appelés par des fermiers qui vivaient dans la steppe, et dont la fille âgée de 17 ans présentait des signes manifestes de possession : démence, fièvre, tremblements, voire convulsions, crises de rage, injures. Très vite ces symptômes ont été psychiatrisés – j’en savais quelque chose puisque j’ai moi-même été soupçonnée de souffrir d’un trouble de la personnalité multiple voire même de sociopathie de par propension évidente à ne pas vouloir assumer mes responsabilités – mais en tant que sorciers confrontés à l’existence de fantômes nous savions que la psychiatrie, dans de telles hypothèses, n’y pouvait pas grand-chose. En tant qu’apprentie, je n’avais rien à faire, je n’avais qu’à me contenter de regarder, j’étais encore bien trop inexpérimentée pour qu’ils se permettent de risquer la vie de quelqu’un.

Légèrement tendue, je faisais les cent pas dans la pièce, pendant que mon mentor récitait des prières dans un langage que je ne connaissais pas. Ces prières, disait-on, étaient destinées à purifier l’âme. La fille était attachée, de telle sorte qu’elle ne pouvait pas attaquer qui que ce soit dans  un accès de rage. À en croire l’expression de souffrance qui burinait ses traits, je doutais de l’efficacité de cette mesure. Dans ces moments là, me répétait-on, mieux valait ne pas trop avoir d’empathie. Les esprits maléfiques étaient maîtres dans l’art de la manipulation, ils étaient capables de corrompre même les âmes les plus pures, et ils y laissaient une empreinte indélébile. Ils avaient beau supplier, se lamenter, ce n’était qu’une ruse. Alors je faisais la sourde oreille, j’essayais de faire abstraction du fait qu’elle était à peine plus âgée que moi, que c’est Caroline qui aurait pu se retrouver à sa place, dans ce lit.

« Elle est morte. » dit enfin le sorcier, l’expression grave, en arrêtant immédiatement ce qu’il était en train de faire.  « Son âme était perdue depuis longtemps, nous n’avons rien pu faire. »

Elle est morte. Ces quelques mots me firent l’effet d’une gifle. Je sortis en trombe de la pièce où il régnait une atmosphère étouffante pour dévaler les escaliers et répandre le contenu de mon estomac sur les dalles de la cour intérieure. Je mis un moment pour calmer mes spasmes nauséeux. Elle est morte. Parce que les exorcismes ne finissaient pas toujours bien, il arrivait que la personne meurt d’épuisement, son corps n’étant pas assez fort pour accueillir durablement les mauvais esprits. S’il fallait retirer une leçon de cet épisode, c’est que les fantômes pouvaient posséder le corps d’une personne tout juste morte, pour peu que le corps ne soit pas trop endommagé. Cette fille était probablement morte des suites de la fièvre intense qui l’avait gagnée, bien qu’à notre époque on ne mourrait plus pour cette raison. Lorsque je m’arrêtai de vomir, mon visage était baigné de larmes. Je ne voulais pas de cette vie là, je ne voulais pas passer mon existence à courir après les fantômes pour les chasser du monde des humains. Plus que jamais, je considérais mon pouvoir comme une malédiction.

Si tu savais, Caroline.
Si tu savais à quel point je vivais mal d’être de l’autre côté du miroir. J’aurais tellement voulu être comme toi, aveugle, insouciante.
Tu n’imagines même pas.



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Dernière édition par Beatriz M. Deveraux le Mar 31 Oct - 19:40, édité 30 fois
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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 17:04




Histoire (partie 2): the day after tomorrow (2012~ Nowadays)



NEW YORK CITY,  (2012, 20 ANS) Le monde avait changé. Il y avait bien entendu les changements de climat drastiques comme signes évident de l’événement mais en mon for intérieur j’avais senti que c’était quelques chose d’autre. L’origine de ces bouleversements n’était pas humaine, due à une industrialisation nocive pour l’environnement. La cause était magique. L’onde magique alors générée avait été puissante, tellement puissante qu’elle avait électrisé l’atmosphère et vibré jusqu’au fond de mes entrailles. J’étais sur la route quand c’était arrivé. Caroline m'accompagnait dans mon périple, elle m'avait rejointe à Albuquerque parce que je n'étais pas venue à l'enterrement de notre père, aussi avait-elle décidé que si je ne venais pas à elle, elle viendra à moi. Après l’épisode désastreux d’Albuquerque, j’avais continué mon tour de l’Amérique, poursuivant inlassablement mon but : apprendre la magie. Notre périple nous avait menées dans le Midwest et dans les plaines immenses, qui n’avaient plus rien à voir avec le décor de steppes que nous venions de quitter. Partout où nous allions, la désolation s’était installée. Les intempéries avaient ravagé des villes entières, la plupart des habitants étaient évacués vers des zones urbaines moins endommagées. Aussi les habitants de ces villes encore intactes voyaient arriver un flot massif de réfugiés, réfugiés dont nous faisions nous-même partie.

New York était la ville la plus proche, bien qu’elle était encore à quelques jours de route d’ici. Pour plus de sécurité, nous voyagions en petits groupes, faisions des escales régulières dans d’anciennes stations-service aujourd’hui détournées de leur fonction de base. Une fois en ville, je ne perdis pas de vue mes compagnons de voyage, la plupart d’entre eux étaient des sorciers. Je m’installai en colocation avec  Caroline et une sorcière plus âgée que moi, et qui s’appelait Debbie. Ce n’était pas vraiment de la colocation, c’était surtout du squattage – l’Apocalypse avait eu lieu, et les propriétaires de logements en avaient profité pour faire flamber leurs prix. Avoir un toit sur la tête était un luxe en ces temps difficiles, luxe que nous ne pouvions pas nous permettre. Alors nous en étions réduits à squatter, prenant le risque d’être découverts et expulsés à tout moment. Inévitablement, cela finit par arriver, mais la sanction qu’on m’infligea fut d’une nature assez particulière : j’avais été désignée pour participer à la troisième édition des jeux du gouvernement, les Hunter’s seasons. .
Lors d’une précédente édition, j’ai eu l’occasion de rencontrer Matthias Petersen, un ami de mon frère. En arrivant à New York je n’ai pas vraiment eu l’occasion de le revoir, mais je savais qu’il était là, très proche. Lorsque c’était au tour de Matthias de combattre dans l’arène, je lui avais fait une faveur. L’homme était superstitieux et il avait accepté le grigri que j’avais confectionné à son attention, lequel était destiné à assurer sa protection. Conformément à ce que je lui avais promis, Matthias remporta les jeux et, lorsque je fus appelée à mon tour, j’allai le trouver pour demander conseil. Parallèlement, avec Debbie et Caroline, nous étions en train de travailler d’arrache-pied pour me préparer au mieux et m’éviter de me faire massacrer  J’avais passé en revue tous les sorts que je connaissais. Puisque j’étais dotée de capacités hors du commun, autant que cela serve à quelque chose. De plus, j’allais enfin pouvoir mobiliser toutes les connaissances acquises au cours de mon périple. Je maudis un à un mes potentiels adversaires, les destinant à une défaite certaine. C’était un véritable compte à rebours qui s’était déclenché, une course contre la montre.

Dix.  

Le gouvernement faisait des perquisitions dans chaque maison et appartement de la ville. Debbie eut à peine le temps de mettre nos grimoires à l’abri de l’autodafé qui s’organisait alors.

Neuf.

Les larbins du gouvernement confisquèrent nos accessoires servant à la pratique de la magie. Les idées que nous défendions étaient contraires à la position défendues par les hautes instances de l’Etat. Je ne sus jamais ce qui était arrivé à Debbie, ils prétextèrent qu’elle avait quitté la ville.

Huit.

Je fus emmenée dans l’arène, spécialement aménagée à mon attention. Je le savais, des bestioles se cachaient dans les hautes herbes de ce faux décor, et si je voulais survivre, j’allais devoir les combattre et les tuer, alors même que je n’avais jamais tué aucun être vivant, en dehors des poulets sacrifiés à des fins rituelles.

Sept.

J’aperçus Pablo dans l’arène, un des mages avec lesquels j’avais voyagé dernièrement, et avec qui j’avais partagé une certaine forme d’intimité puisqu’il avait été mon amant. Lorsque Pablo leva le regard vers moi, il était presque suppliant. Épargne-moi, semblait-il dire. Je hochai vigoureusement la tête. Les règles étaient très claires : c’est lui ou c’est moi. Et comme je n’avais pas l’intention de mourir ce soir, je n’avais pas d’autre choix que de sacrifier Pablo.

Six.

Je verrouillai mon cœur à double tour, pour ne pas me laisser parasiter par les émotions. Je me rappelai de la faiblesse dont j’avais fait preuve lors de cet exorcisme à Albuquerque, et je ne voulais plus être cette personne là. Je voulais montrer à mes anciens mentors que j’avais appris ma leçon, et que j’étais digne du savoir qu’ils m’avaient enseigné.

Cinq.

La première bestiole surgit, gueule béante et tous crocs dehors. Puisqu’elle ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu jusqu’à aujourd’hui, j’en déduisis qu’elle venait tout droit de Darkness Falls et qu’elle avait été capturée pour les besoins de ces jeux, pour exciter l’audimat.

Quatre.

Lorsque ma lame transperça la bête, un sang noir jaillit de la plaie et tâcha mes vêtements. Lorsque je retirai mon poignard, le monstre s’effondra, inerte. Il agonisa quelques instants avant de s’éteindre. Pablo était mort depuis peu, son corps était a peine en train de refroidir . Cela faisait plusieurs heures que je me trouvais dans l’arène, et je commençais à me sentir épuisée, au bout du rouleau. Le coup de canon n’ayant pas encore retenti, je devais continuer.


Trois.

Le danger continuait à fuser de toutes parts. A mesure que le temps passait, je ne saurais dire si ces attaques étaient réelles ou si elles n’étaient que des illusions destinées à jouer avec mes nerfs. Le corps de Pablo était toujours hors de portée. C’est là qu’il me vint une idée. Je pouvais utiliser la magie pour distraire les créatures envoyées à nos trousses, combattre les illusions en créant d'autres illusions.

Deux.

En direct à la télévision, j'étais en train de créer une illusion assez bancale, qui tenait surtout du rafistolage pour gagner du temps. Je ne m'inquiétai pas que tout le monde puisse me voir.  J’étais déjà foutue de toute manière, même si je sortais vivante de ces jeux, je n’allais plus jamais être la même. Peu importe  que tout le pays pouvait me voir en train d’utiliser mes dons. C’était mon souhait le plus cher, de ne plus avoir à cacher ma vraie nature, qu’on me croit enfin, qu’on se dise enfin que peut-être je n’étais pas en train de mentir pour faire mon intéressante.

Un.

Je donnais tout ce que j'avais pour donner corps à mon illusion. J'essayais de créer un petit chien pour distraire mon ennemi, mais je n'avais pas suffisamment d'expérience pour maintenir le mirage plus de quelques minutes. J'avais déjà mobilisé trop d'énergie,   je commençais à saigner du nez, de même que je ressentais une sensation d'étourdissement.  Mes défenses cédaient une à une, alors que je laissais la magie m’envahir, me posséder toute entière. Le coup de canon retentit au même moment où le chien prenait forme. . Je n’eus cependant pas l’occasion de savourer ma victoire, mon tour de passe-passe m'avait vidée de mes forces, il faut dire que j'avais déjà été fortement éprouvée par ces heures passées dans l'arène.  je m’effondrai à genoux avant de rouler au sol. Mon visage était maculé de sang, de substances poisseuses émanant des bestioles que j’avais terrassées et de sable alors que ma chute soulevait un nuage de poussière.

Je restai au sol quelques instants, le temps de reprendre mes esprits. J'avais à peine conscience de ce qui se passait autour de moi. Je n'entendais plus les rugissements du public, je me moquais bien qu'on était en train de proclamer ma victoire, que j'avais gagné, tout ce qui m'importait, c'était de rentrer à la maison, de me réfugier dans mon cocon, en sécurité avec Caroline.

______________________

NEW YORK CITY (AUTOMNE 2013, 22 ANS) A peine me fus-je réveillée qu’une tornade rousse me sauta dessus. Tout d'abord surprise de la voir, je mis quelques instants à me rappeler qu'elle m'avait accompagnée jusqu'à New York, et que nous habitions ensemble avec une autre personne. Sans doute avait-elle été appelée par une de nos connaissances communes, laquelle avait eu la délicatesse de penser que nous serions mieux une fois réunies. Lorsque je posai mon regard sur ma sœur, je vis à quel point elle avait les traits tirés et le teint émacié, comme si elle avait veillé sans relâche pendant plusieurs jours. « Dieu merci ! » s’écria Caroline, en relâchant un peu son étreinte pour me permettre de respirer. « J’ai eu si peur, Trixie, ça fait plusieurs jours que je ne te voyais plus bouger et que je craignais le pire. » Elle pressa son front contre le mien, et passa une main tendre dans mes cheveux emmêlés. « Ne refais plus jamais ça, d’accord ? » « Aucune chance. » soupirai-je avant de me laisser tomber en arrière dans le lit, bientôt imitée par ma jumelle. Nous restâmes allongées l’une contre l’autre, à regarder le plafond alors que je renouais tout doucement avec la réalité. « Tu as gagné les Hunter’s seasons. » constata Caroline, platement. « Ouais. » répondis-je, toute aussi évasivement. Caroline se redressa pour pouvoir me regarder. Je grimaçai, le corps endolori. « Je crois que ça n'a pas plu à certains, que je gagne. » Caroline soupira. « Tu t’es foutue dans une sacrée merde en tout cas. » J’accueillis sa remarque avec un haussement de sourcils sarcastique. Et c’est elle qui disait ça ? « Alors comme ça tout le monde sait que je suis une sorcière ? » m’enquis-je avec prudence, tout en me redressant péniblement. « Euh, pas vraiment. » répondit Caroline, embarrassée. « Le président a été assassiné, Trixie. C’est l’anarchie, en ville. Ce n’était pas un accident, c’était un attentat. On ne parle plus que de ça. » Je m’assis complètement dans le lit, absolument abasourdie. « Tu déconnes ? » Ce fut ma seule réaction tant je n’y croyais pas.

Caroline m’expliqua alors que peu de temps après ma victoire aux jeux du gouvernement, nous nous sommes faites attaquer dans la rue par un type qui n'avait vraisemblablement pas apprécié que je gagne. Mes exploits avaient été rapidement étouffés par les autorités. Pour rassurer la population, ils ont prétendu qu’il s’agissait d’un trucage et que l'apparition du chien était une idée à eux, pour rendre le show plus palpitant et plus cruel encore: oui, c'était inhumain de jeter en pâture à un monstre un animal doux, innocent et affectueux comme tout. Puis, le gouvernement a été la cible d’une attaque terroriste et une vague de froid s’est abattue sur la moitié nord du pays. « Le froid ? » balbutiai-je, sidérée. « Mais…Et la maison ? »  Comme si ça m’inquiétait vraiment, puisque j’en étais partie depuis bien longtemps. « Il n’y  plus rien, elle est prise sous une épaisse couche de neige. Les autres ont tout juste eu le temps de prendre leurs affaires et de partir. Tu savais que Maman était arrivée en ville il y a quelques temps, déjà? Par contre je suis désolée mais elle n’est as encore passée te voir, selon elle c’était trop dur de te voir dans cet état. » Je laissai échapper un sifflement lorsque Caroline mentionna notre mère. « Désolée. » ajoute-t-elle d’un air contrit, avant de se reprendre. « Bref, la vague de froid commence également à sévir par ici, plusieurs dizaines de SDF meurent toutes les nuits, les plans grand froid sont totalement inefficaces. Les gens ont commencé à migrer vers le sud, mais nous sommes encore là parce qu’il était hors de question qu’on t’adonne ici. » Elle se mordilla la lèvre inférieure. Caroline avait l’air embarrassée, comme si elle voulait me dire quelque chose sans jamais oser. « Caroline, qu’est-ce qu’il y a que tu ne me dis pas ? » Ma sœur baissa la tête. « Emmett est veuf. »  lâcha-t-elle enfin, des larmes dans les yeux. « Sa femme est morte il y a peu, elle a été assassinée. » Je laissai échapper un oh étranglé. Caroline se mordilla la lèvre inférieure, comme si elle n’avait pas tout dit. Elle se jeta finalement à l’eau.  

« Tout ce qui s’est passé dernièrement m’a fait réfléchir. » dit-elle sur la réserve. «  Entre Emmett qui perd sa femme et toi qui restes dans les vapes pendant plusieurs semaines parce qu’ils t’ont envoyée au casse-pipe avec leurs jeux débiles, j’ai réalisé que je ne veux pas vous perdre vous aussi. Vraiment pas. J’ai pas envie que tu deviennes un fantôme, qui va me prévenir qu’il y en a un si tu n’es plus là pour le faire ? » J’émis un léger rire. « Ecoute. J’ai pu me procurer pas mal d’ouvrages traitant de la magie pour pouvoir te les donner en personne. C’est ce que j’ai réussi à récupérer avant qu’ils crament tout. Et en les feuilletant j’ai trouvé quelque chose de très intéressant. C’est à propos des métamorphes. » je haussai un sourcil dubitatif, ne sachant pas où elle voulait en venir. « Je m’en veux de ne pas avoir été là pour te protéger. J’aurais dû être là quand tu as morflé. Je suis ta jumelle, t’es mon âme sœur, Trixie. Et je veux pouvoir être en mesure de savoir quand tu as des problèmes. » « où tu veux en venir ? »  la pressai-je, bien que je me doutais de ce qu’elle était en train de me suggérer. « Et bien…je me suis dit que tu pourrais me transformer en métamorphe. » lâcha-t-elle enfin. « La réponse est non. » coupai-je, sèchement. « Et ce n’est pas négociable. Tu n’as aucune putain d’idée de ce que ça peut être. Puis tu es normale, toi, pourquoi tu voudrais être une surnat ? Je ne suis pas immortelle. Si je meurs, tu resteras sous ta forme animale jusqu'à ce que tu crèves toi aussi. C'est ça que tu veux? » Caroline ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, comme si elle voulait parler, et qu'aucun son ne pouvait émaner de sa gorge.  « Je préfère être un animal jusqu'à la fin de mes jours plutôt que de vivre sans toi »  « Tu ne pourras pas avoir d'enfants. » « Je n'en veux pas. » Moi non plus je n'en voulais pas, aussi ne trouvai-je rien à répondre à cet argument.  « Tu ne pourras pas sexer avec d'autres métamorphes de la même espèce que toi. T'imagines,
tu te transformes en louve, et tu rencontres un chacal?
»  Caroline s'esclaffa, davantage amusée que révulsée par l'idée  « Les chacals c'est pas si mal, tu sais. Puis de nous deux, c'est toi qui a toujours été la plus portée sur la chose. » Mes lèvres s'arrondirent en un o passablement outré.  « Tu es en train de dire que je suis une salope?  » Caroline s'empourpra.  « Non, pas du tout. C'est juste que toi, tu pécho plus souvent que moi, voilà tout. »  « Oui mais mes relations ne durent pas, donc ça ne compte pas du tout. »

Le silence retomba entre nous, complice, apaisé. Caroline cala sa tête contre mon épaule, et elle ne réitéra pas sa proposition absurde. Toutefois, mon répit fut de courte durée, puisqu'elle ne tarda pas à me harceler de nouveau pour que j'accepte, et, aussi étonnant que ça puisse paraître, je finis par infléchir ma position et lui accorder ce qu'elle voulait, c'est à dire, être liée à moi pour toujours. Il nous fallut des mois de préparation pour ce rituel, mois pendant lesquels je régénérai mon capital magique après ma mise hors-circuit. Entre temps, la ville continuait à se désertifier, prisonnière d'un piège glacé. J'ignore encore aujourd'hui pour quelle raison le rituel a plutôt bien fonctionné, au-delà de nos espérances. Caroline avait évidemment souffert le martyre pendant sa mutation, j'ai dû moi-même puiser très loin dans mes propres abysses, mais pour nous deux, le supplice ne fut pas aussi terrible que nous l'avions craint. De base, notre lien était déjà puissant, et notre relation était fusionnelle. De plus, Caroline était devenue une métamorphe de son plein gré, elle s'est offerte à moi, me témoignant sa confiance inconditionnelle. Désormais, nous étions liées non seulement par le sang, mais aussi par la magie. Quelque part, Caroline avait raison.  

Elle était mon alter-ego, j'étais le sien, depuis toujours et pour toujours.  
Jusqu'à ce que la mort nous sépare.

______________________


NOUVELLE ORLEANS, LOUISIANE (AOUT 2016, 23 ANS) Pas très longtemps après la mutation de Caroline en métamorphe, nous avons à notre tour quitté New York pour ensuite migrer à la Nouvelle Orléans, en Louisiane. Comme quand nous étions petites, nous étions à nouveau inséparables, complices. Caroline me racontait ses histoires de mecs et moi, je racontais les miennes. On se fâchait parfois, quand l'une couchait avec un mec que l'autre convoitait. On échangeait nos identités, parfois, j'étais elle, et elle était moi. Malgré la tyrannie qui nous écrasait, malgré l'Apocalypse, nous essayions d'avoir une vie normale, autant que faire se peut. J'avais trouvé un poste de barmaid dans un bistrot dans le quartier français. La Prohibition commençait tout juste à se mettre en place, aussi faisions-nous semblant de vendre des boissons non-alcoolisées, refourguant celles contenant de l'alcool en douce. Caroline venait me voir au bar. Elle avait même un petit-ami, un humain. Quant à moi, je recommençais à accumuler les conquêtes d'un soir, quand je ne m'exerçais pas à la magie.  

J'ai plus ou moins fini par accepter que je pouvais voir les fantômes, malgré les années passées à lutter contre ma vraie nature. A présent, j'essayais d'établir une communication avec eux. Je regrettais l'époque où on pouvait regarder Ghost Whisperer, visionner les aventures de Mélinda Gordon m'aurait aidée à accepter mon don. Chez moi, il y avait une trappe qui menait à un atelier, un atelier qui contenait tout mon matériel de sorcière. La trappe était soigneusement planquée. On ne sait jamais, avec les miliciens qui traînaient dans le coin. En parlant de miliciens. Contrairement à Caroline, je n'avais jamais encore eu d'ennuis avec eux. Je filais droit, me montrant autant coopérative que possible. Je n'avais pas d'autre choix, à dire vrai. Nombreux étaient les personnes qui savaient que j'avais participé aux Hunter's seasons, et donc, que j'étais une sorcière. Beaucoup des habitants de la Nouvelle Orléans venaient me solliciter pour un grigri ou des potions, voire même voulaient que j'intervienne pour chasser les fantômes de leur maison. Ils me payaient même pour mes services, aussi en plus de mon salaire officiel, en tant que serveuse, je commençai à développer un commerce parallèle, totalement illégal. En quelques sortes, je travaillais au noir, et il était de plus en plus difficile d'exercer mon activité clandestine puisque le gouvernement me faisait surveiller.  

En cette nuit d'août 2016, je parvins toutefois à filer hors de la capitale, passant par la zone de décontamination, comme toute personne souhaitant quitter la ville. Je ne savais plus exactement ce que j'étais partie faire qui nécessitât de franchir les murs de la forteresse, mais je revins quelques jours plus tard. Lorsque je rentrai, les gardes assignés à la protection des entrées de la ville n'étaient pas les mêmes, aussi ne m'avaient-ils pas reconnue. J'eus affaire à un milicien, qui n'était pas beaucoup plus âgé que moi, et qui avait l'air très visiblement contrarié de voir que je m'étais encore fourrée dans les ennuis. La façon qu'il avait de me regarder ne me plaisait pas du tout. Il me traitait avec une familiarité qui m'exaspérait, et je voulais en finir au plus vite pour rentrer chez moi.  « Tu sais Caroline, je ne pourrai pas te couvrir éternellement » disait-il, s'attirant mon regard interloqué.  « Vous devez faire erreur, je ne suis pas Caroline. » répondis-je d'une voix tranchante, maudissant ma sœur en silence parce qu'elle s'était très probablement fourrée dans les ennuis pendant mon absence.  « Je m'appelle Beatriz Marianne Deveraux, Caroline, c'est ma sœur. » Ce soir là, j'avais beau répéter que je n'étais pas elle, cela n'empêcha pas le milicien de s'accrocher à son idée. Il pensait vraiment avoir affaire à ma sœur, il pensait que je jouais moi aussi, que je m'inventais une autre identité pour que l'on fasse comme si on se rencontrait pour la première fois. Un frisson glacé me parcourut l'échine tandis que je réalisais que ce type s'imaginait sûrement en train de participer à un jeu de rôle sexy, prélude à une étreinte torride entre deux adultes consentants.  

Or, il n'en était rien.  

Cela faisait désormais plusieurs instants que j'étais enfermée dans ce bureau, et j'étais réellement en train de perdre patience.  « Je ne sais pas à quoi vous jouez, mais moi j'aimerais vraiment rentrer chez moi.  » Plus les minutes passaient et plus je perdais le contrôle de la situation. J'étais déjà dans un état second lorsque les doigts du milicien effleurèrent ma joue. J'eus tout juste le temps de comprendre qu'il s'agissait très probablement d'un des derniers mecs en date de ma soeur, qu'elle couchait avec pour s'extirper de situations délicates, et qu'il s'attendait probablement à ce qu'elle cède à ses avances une fois encore. Sauf que comme je le disais et le répétais, je n'étais pas elle. Déjà, mon cerveau était en train de se déconnecter de la réalité, je n'avais plus conscience de ce qui se passait autour de moi, je m'étais mise en veille pour ne plus rien ressentir.  

Comme pour me protéger de mes propres souvenirs, mon cerveau effaça ce qui s'est passé cette nuit là. Il ne resta que la sensation de saleté, le besoin compulsif de se laver comme si passer trois heures sous la douche allait nettoyer quoi que ce soit. Il ne restera que quelques bribes, des flashs qui me revenaient de temps à autres, la sensation de malaise qui revenait à chaque fois. Je n'en parlai  à personne, pas même à Emmett, encore moins à Caroline. Ce fut d'ailleurs à partir de cette nuit là que je restai en froid avec elle, et ma sœur ne comprit pas pourquoi je me mettais à la rejeter tout à coup. Petit à petit, je me refermais sur moi-même, je refusais que l'on me touche, je me sentais malade rien qu'à réaliser qu'on me regardait avec un peu trop d'insistance. Je ne supportais plus les remarques grivoises des clients, et je n'hésitais pas à cogner dès que je constatais qu'on avait un comportement déplacé envers moi, ou envers une autre femme d'ailleurs. Il n'y avait plus que la magie qui me maintenait la tête hors de l'eau. Le travail était le seul remède que je connaissais pour tout oublier.

______________________

NOUVELLE ORLEANS, LOUISIANE (MAI 2017, 24 ANS) Le regard vide, absent, je fixais le bébé que je tenais entre mes bras. Ce bébé, c'était le mien. Il est venu au monde le 26 mai 2017, sans annoncer son arrivée au préalable. Personne ne me croyait quand je disais que je ne savais pas que j'étais enceinte, et que je l'ai ignoré jusqu'à ce que j'accouche à la surprise générale, à commencer par moi. Ça ne faisait rien, s'ils ne me croyaient pas. J'avais l'habitude de toute façon. Personne ne me croyait quand je disais que je voyais des fantômes. On préférait me savoir sociopathe que me savoir sorcière, au moins, la sociopathie pouvait se guérir. (spoiler alert: on ne guérit pas non plus de certaines maladies mentales). Ce n'était qu'une illustration de plus, venant étayer la liste de ces vérités tellement dures à entendre qu'on préférait croire à un mensonge pour préserver son petit confort personnel. Non, ça ne pouvait pas exister, des mères qui n'aimaient pas leurs enfants. Pas plus que des mères qui regrettaient d'en avoir eu. C'était juste impossible d'envisager qu'une femme puisse s'épanouir autrement que dans la maternité.

Depuis mon plus jeune âge, je savais que je n'étais pas faite pour être mère. J'évitais de le dire tout haut, ne serait-ce que pour ne pas subir le sempiternel tu changeras d'avis, comme si les autres savaient mieux que moi ce que je voulais – ou non. C'est juste un choix qui diverge de la norme sociale, un choix qui dérange. Mais maintenant que le monde était sens dessus-dessous, que le danger pouvait surgir à chaque coin de rue, que des monstres pullulaient à l'extérieur de la ville, est-ce que ces règles implicites étaient toujours valables? J'en doutais. Pourtant, je ressentais toujours cette profonde détresse quand je songeais à quel point ma vie avait été bouleversée par ce petit être que je n'avais pas désiré. Mon corps avait changé, s'était déformé avec la grossesse et avait été ravagé par l'accouchement. Lorsque le petit a décidé de montrer le bout de son nez tout rose, j'ai senti que je me déchirais de l'intérieur, littéralement. J'avais ressenti une souffrance telle que je n'avais jamais ressentie auparavant. J'avais voulu mourir, à ce moment là, tant la douleur m'était insupportable. J'étais seule, j'avais peur, je ne savais pas comment j'étais supposée faire parce que je n'avais jamais parlé de ça avec qui que ce soit. Pourtant, il fallait bien que je termine le travail, que le bébé naisse.

Et je l'ai fait.

Aujourd'hui, Noah a six mois, et il est en bonne santé. C'est le plus important, non? Au final, peu importait que ma psyché ait été encore plus fragilisée par cette nouvelle épreuve, que je ne me suis jamais vraiment remise de l'accouchement, que j'ai envie de pleurer à chaque fois que je regarde mon fils et que je me rends compte que je ne ressentais rien pour lui, et certainement pas le fameux instinct maternel qu'on vendait aux femmes ad nauseam. Et à chaque fois que je me disais qu'il n'aurait jamais dû naître, que j'étais franchement nouille de ne pas m'être rendue compte que j'étais enceinte, que j'aurais pu me protéger pour éviter cela, que si j'étais dans cette situation, c'est que je l'avais voulu, au final, je sentais la brûlure de l'échec me transpercer toute entière. Je me sentais coupable pour tout, pour l'avoir parachuté dans un monde qui n'était pas assez accueillant pour lui, et j'avais le cœur brisé rien qu'à penser qu'un jour il grandira, et demandera qui était son père. Qu'étais-je censée répondre à cela?

La vérité n'était-elle finalement  pas pire qu'un mensonge?  


le test rp




Sujet 3:
 
J’avais espéré ne jamais me retrouver dans cette arène. Une fois m’avait suffi pour que je me dise plus jamais. Les horreurs que j’y avais vécues quelques années plus tôt étaient encore très présentes dans mon esprit, elles avaient laissé une empreinte indélébile dans mon âme, elles avaient laissé derrière elles une odeur de rance, de sang, de tripaille. Je me souvenais comme si ça s’était passé hier. L’odeur du sang et de la mort me montait aux narines, m’entêtait. Je m’attendais même à voir le cadavre encore chaud de Pablo gésir dans le sable. Pourtant, lorsque je me reconnectai au présent, il n’y avait pas de monstres, pas de carcasse abandonnée. Ce n’était pas tout à fait vrai. Le monstre était pluriel, il se dressait devant moi tel une odieuse Hydre de Lerne. Il avait plusieurs têtes, plusieurs yeux, et ses centaines de gueules béantes bramaient des obscénités. Pendant une seconde, ce fut le silence, et l’instant d’après je fus giflée par cette clameur monstrueuse qui réclamait ma tête à bas prix. Le monstre ne s’était pas échappé de Darkness Falls, le monstre avait forme humaine, pensait et agissait comme un humain. En ce jour de procès, l’humanité s’exprimait dans toute son horreur, dans toute sa barbarie. C’était tout de même ironique, pour une société qui prohibait la violence sous toutes ses formes. Aujourd’hui, elle n’hésitait pas à jeter en pâture ses sujets, qui devenaient appât que l’on agitait devant la gueule de ces animaux assoiffés de sang. Était-ce donc ce qu’on appelait justice ? Quel était ce jeu sordide où les victimes devenaient coupables, et où les coupables étaient exonérés de leurs fautes parce qu’ils se trouvaient parmi les puissants ?  

J’ai tué un homme.  

Dans un monde où même se défendre était interdit, ce n’était guère étonnant que ma tête ait fini par tomber. Comment était-on supposés excuser les comportements les plus abjects, alors même qu’aujourd’hui encore tant en souffraient ? Je n’étais pas un monstre. J’avais débarrassé le plancher d’une pourriture, d’un violeur, d’un assassin. Quand la justice était aussi défectueuse, il fallait s’attendre à ce que d’honnêtes citoyens prennent les armes et s’occupent eux-mêmes de réclamer – et obtenir- leur dû. Je ne pouvais pas plaider la légitime défense. Ce meurtre, je l’avais commis de sang froid. Je l’avais préparé minutieusement, dans les moindres détails, tout était voulu, rien n’était laissé au hasard. Je m’y étais préparée pendant des mois. Dans le plus grand secret, en toute illégalité, je m’étais procuré des armes à feu, pourtant bannies par le sacrosaint gouvernement. Je m’étais entraînée à tirer, j’avais fricoté avec la mafia pour cela. Je n’avais jamais perdu de vue mon objectif. Quand je m’apprêtais à flancher, le visage de Noah surgissait dans mon esprit. Il ne le comprendra peut-être pas de cette façon mais je l’avais fait pour lui. Je ne voulais pas qu’il se dise que son géniteur était un homme qui avait abusé de sa mère alors qu’elle était dans une position de faiblesse, de vulnérabilité. En supprimant cet homme, j’espérais ainsi effacer l’ardoise, pour que nous puissions prendre un nouveau départ, tous les deux.

Quelle connerie.

Quand Confucius disait que, quand on planifiait une vengeance, il fallait creuser deux tombes, il disait vrai. En butant ce mec sans vergogne, j’avais signé mon arrêt de mort. Pourtant, tandis que je faisais face à mon public sordide et que je jouais ce rôle tout aussi malsain je restais la tête haute, droite et fière. Je ne regrettais rien. Je ne regrettais rien, même quand je fermais les paupières et que je voyais la chair éclater sous l’impact de la balle, que l’odeur de la poudre imprégnait l’air et que la masse de son corps s’effondrait, inerte. Je ne tremblais plus, j’avais arrêté de pleurer, de me cacher, de porter ma honte en étendard, parce qu’il était temps, il était plus que temps que la honte change de camp. Aujourd’hui, c’est moi qui mordais la poussière, mais secrètement, j’espérais que des dizaines de femmes se lèvent et fassent la peau à leurs agresseurs, à leurs abuseurs. Je voulais qu’ils se mettent à trembler, que leur belle impunité vole en éclats. Celui qui était tombé, il était tombé pour l’exemple, pour les dissuader de nous toucher, de nous approcher, de s’approprier notre corps sans notre consentement. Je n’attendais aucun miracle, je n’y croyais plus depuis longtemps. À quoi d’autre pouvait-on s’attendre quand les dés étaient pipés, quand chaque jugement était tronqué, bricolé vite fait, mal fait ? À quoi pouvait-on s’attendre quand la justice était à deux vitesses ?  

Je ne cillai même pas lorsque les grilles s’ouvrirent, pour laisser échapper le monstre qui allait me dévorer. Celui là ne me faisait pas peur, il me paraissait même sympathique à côté de ceux qui m’ont jugée, ceux qui m’ont condamnée. Viens, on va jouer, semblait dire mon regard déterminé. Pourtant, il n’y avait toujours pas de monstre. J’étais seule dans l’arène, face à mon destin. Pile, tu crèves, face, tu survis. Il n’y avait pas d’autre alternative. A moins que…

« Attendez. »  

Cette voix familière avait claqué comme un coup de feu, me faisant tressaillir. Caroline. Qu’allait-elle inventer encore ? Ne se rendait-elle pas compte qu’elle ne faisait que compliquer les choses ? Je voulais qu’on abrège, qu’on en finisse. Mon supplice n’avait que trop duré. Pourtant, Caroline se dressait, droite et fière, copie conforme de mon attitude. Même brisées, nous étions toujours des miroirs l’une de l’autre.

« Beatriz n’y est pour rien. C’est moi qui l’ai tué. » Stupeur. Choc. Tremblement. Le temps s’était suspendu, et la foule était pendue à ses lèvres. « Je connaissais Ethan. Il était mon amant. C’est de ma faute si Trixie s’est retrouvée dans cette situation. Il pensait avoir affaire à moi. Il l’a violée, parce que je ne lui ai jamais dit que j’avais une sœur et qu’elle me ressemblait. » elle s’arrêta, un peu mal à l’aise. « Trixie et moi avons l’habitude d’échanger nos identités. C’était un jeu entre nous, et tout le monde y croyait. Ethan y a cru lui aussi, parce que l’illusion était parfaite. » Elle déglutit. « Je ne dis pas ça pour attirer votre pitié mais Trixie a un enfant en bas âge. L’enfant d’Ethan. » 

Un murmure parcourut la foule. Les juges demandèrent le silence. Il n'empêche que quand Caroline prononça le mot illusion, je compris parfaitement le message. Alors, profitant du fait qu'elle attirait l'attention comme elle seule savait le faire, je commençai à mobiliser mes ressources magiques pour créer une ilusion destinée à faire diversion.  

Bang  

L'illusion que je venais de créer n'était pas que sonore, je venais de provoquer un éboulement coté gradins. Le plafond craqua puis s'effondra. Le bruit fut suffisant pour créer un effet de panique. Il y eut un mouvement de foule, chacun cherchait à piétiner l'autre pour gagner la sortie et sauver sa peau au détriment d'un collègue, d'un ami, d'un allié. Je ricanai devant cette pagaille. Aucune loyauté, même envers ceux de leur camp. Lorsque je relevai la tête, je constatai que Caroline n'était plus là. Elle surgit à  mes côtés quelques instants plus tard. Aussitôt, ma sœur attrapa ma main, et, profitant de la confusion générale, on se rua toutes les deux vers notre liberté, s'accrochant l'une à l'autre pour ne pas se perdre de vue. Je ne saurai jamais que genre de monstre allait me dévorer toute crue. Peu importe de toute façon. Dans cette salle, j'avais vu des monstres bien pires que toutes les bestioles que l'on pouvait trouver à Darkness Falls. Eux au moins avaient l'honnêteté de se montrer sous leur vrai jour, loin d'une apparence policée qui se voulait civilisée.  

les compétences



━ On nous dit que tu es un "surnaturel", depuis combien de temps ?
On va dire que je suis une surnat depuis toujours. Étant sorcière je suis née ainsi, bien que je n’ai pas su mettre des mots sur ce que j’étais avant un certain temps. C’est pour cette raison que mon enfance a été assez compliquée, c’est terrible de réaliser que nous sommes différents mais qu’il n’y a aucun moyen de le prouver. C’est tout aussi effrayant de discerner des choses que les autres ne peuvent pas voir, et que nous n’avons pas suffisamment de ressources pour les nommer avec précision. Dans une société beaucoup trop rationnelle, où on ne jure que par la logique et la raison, il est difficile d’admettre que l’on est autre chose, et que la science ne peut pas l’expliquer. On en est au point où l’on préfère croire à une maladie mentale qu’à l’éventualité qu’il puisse y avoir autre chose, invisible à l’œil nu. On a bien créé des unités pour mesurer l’infiniment petit, on a découvert que la matière était constituée d’atomes, eux-mêmes constitués de protons et de neutrons, alors, pourquoi ne pas envisager la magie ? La magie existe dans notre monde, nous ne la créons pas, nous ne faisons que la rassembler et la sublimer. Je conçois la magie comme une onde qui traverse chaque chose qui existe sur terre. La plupart des humains ne captent pas cette fréquence, mais nous autres sorciers y sommes sensibles. C’est ce qui nous différencie des simples humains. Nous ne sommes pas meilleurs, nous sommes juste différents.

━ Comment as-tu été transformé ou comment as-tu découvert ta nature ?
C’était tout d’abord une intuition qui s’est renforcée par la suite, pour devenir une certitude. Aussi loin que je me rappelle, je me suis toujours sentie différente, pas branchée sur la même fréquence que les autres. Comme je l’ai expliqué plus haut, je vois la magie comme une onde que l’on capte, et en ce qui me concerne j’ai commencé à la capter à travers des rêves que je pourrais qualifier de prémonitoires aujourd’hui. Ceci dit à l’époque je n’avais aucune idée de ce que ça pouvait être, mes rêves étaient extrêmement flous, chaotiques, et je ne m’en souvenais même pas au réveil. Je n’avais que cette impression troublante de déjà vu qui persistait, sans que je sache quoi et qu’est-ce. Avec le temps ils se sont multipliés, j’étais envahie par ces images parasites au point que je faisais des terreurs nocturnes, et parfois même je ne voulais plus dormir, parce que c’était le bordel là dedans et je n’y comprenais rien. J’avais peur parce que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, ce n’était même pas précis, même pas concret, ce n’était qu’un ressenti, un ressenti qui me bouleversait. Puis, j’ai commencé à ressentir la présence de fantômes, je n’y voyais toujours rien, c’était juste une sensation, un souffle glacé qui dévalait l’échine, une impression que l’atmosphère devenait plus dense, plus irrespirable, plus étouffant, si bien que pendant longtemps on a mis cela sur le compte de mes crises d’angoisse à répétition. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que je commençai à me documenter à ce sujet, pour tenter de comprendre ce qui m’arrivait, pour essayer d’en guérir. Je n’ai pas osé les nommer fantômes tout de suite, parce que je n’avais aucune certitude que ça en était, pendant une grande partie de mon enfance, de mon adolescence , le doute insupportable subsistait, me rongeait de l’intérieur comme le plus corrosif des acides. Aux yeux du monde je n’étais que le vilain petit canard, la gamine un peu dérangée, une menteuse compulsive, une graine de sociopathe qui ne voulait pas endosser la responsabilité de ses actes. Puis, il y a eu ce soulagement immense quand j’ai enfin su qui j’étais, que je n’étais pas folle. La délivrance.

━ Tu vis ça plutôt bien ? Pas du tout ?
Au début c’était franchement flippant. Je ne savais pas du tout ce qui m’arrivait et surtout pourquoi. Il faut dire que je n’ai pas grandi dans une famille très ouverte à  ce type de problématiques. J’étais jeune, j’étais effrayée, je me suis tout naturellement tournée vers ceux en qui j’étais censée avoir le plus confiance : mes parents. Ce faisant, je commis une des plus grosses erreurs de ma jeune vie. Considérant que mon hypersensibilité sensorielle et psychique était déplacée, mes parents m’envoyèrent chez le psy. Ma psyché était en pleine construction, je ne pouvais pas devenir une adulte saine d’esprit si j’étais construite sur des fondations bancales. Aussi pendant des années je refoulai purement et simplement ce que j’étais. J’ai résisté à ces intrusions. J’ai cessé de faire ce genre de rêves pendant quelques années, mes crises d’angoisse avaient disparu, mes impressions de déjà vu se sont estompées. Cependant, mettre un couvercle sur un bocal sous pression n’était pas une solution envisageable sur le long terme.

Mes symptômes, si on peut dire, revenaient progressivement, avec plus de violence et d’intensité que la première fois. J’étais au début de l’adolescence, en pleine puberté, et je continuais à me construire. La situation devenait réellement invivable. J’avais beau lire des tonnes d’ouvrages pour essayer de comprendre ce que j’étais, ça ne me disait pas comment j’étais censée maîtriser mes dons. J’avais un savoir théorique mais aucune possibilité de travailler ce que j’étais capable de faire, d’où le fait d’avoir opté pour le refoulement pur et simple. Caroline fut la première à remarquer à quel point j’allais mal, et elle crut bien faire en tentant d’alerter les parents sur mon état préoccupant mais elle fit pire que mieux. C’est à cette époque là que j’ai envisagé de partir de la maison, emboîtant le pas à mon frère qui était déjà parti depuis longtemps. Je ne pouvais plus vivre dans cette ambiance nocive et le regard des autres était particulièrement destructeur. C’est aussi à cette époque que j’ai envisagé de quitter l’école pour me plonger dans un apprentissage de la magie mais je reviendrai sur ce point plus tard. Quoiqu’il en soit, malgré mes débuts chaotiques, je suis aujourd’hui une sorcière accomplie, connue et reconnue, même si ce n’est pas toujours facile, même si je suis en lutte permanente contre mes démons intérieurs. Je suis beaucoup sollicitée pour mes dons, je suis même payée pour intervenir. Le chemin a été long et difficile mais ça en valait vraiment la peine.


━ Maîtrises-tu tes dons ? Les développer est important pour toi, ou au contraire tu préfères les refouler et tenter de vivre comme un simple petit humain ?
Comme je le disais précédemment, il n’a servi à rien de refouler mes dons, ça ne faisait qu’empirer la situation. Si je voulais apprendre à vivre avec, je devais les maîtriser un minimum, garder le contrôle. Très tôt, j’ai commencé à lire sur le sujet, mais à l’évidence un savoir théorique ne suffisait pas. C’était bien beau de me dire que j’étais une sorcière si je n’avais pas les outils pour pouvoir optimiser mes compétences. Durant mon adolescence je suis entrée en contact avec des sorciers qui habitaient Anchorage, et ils se sont avérés bien plus efficaces que les psy qui m’ont martyrisée quand j’étais petite. J’ai commencé à sécher les cours pour rester auprès de mes nouveaux compagnons, et ils me faisaient travailler sur les bases de la magie. J’J’avais des facultés d’adaptation assez remarquables dues à ces stratégies de survie que je mettais en place depuis mon plus jeune âge. Je comprenais enfin qui j’étais, ce que j’étais, j’ai même pu obtenir une certaine stabilité dans ma vie alors que tout le monde reste était chaotiques.

En entrant au collège j’étais une excellente élève mais à mesure que mon apprentissage de la magie progressait, mes notes en maths et en littérature étaient en chute libre. Ça ne me faisait ni chaud ni froid, de toute façon je savais que je n’étais pas taillée pour les études. Je m’éclatais davantage à créer des illusions qu’à résoudre des équations. J’étais en pleine lune de miel avec mes pouvoirs, je m’enthousiasmais facilement à propos de ces pratiques et je voulais en apprendre toujours plus, peu importe si je saignais du nez et que je puisais dans mes réserves vitales. C’est aussi à cette période là que je commençai à fumer et que je fréquentai mes premiers amants. J’avais enfin ma vie à moi, quelque chose que Caroline n’avait pas. Je m’épanouissais tout doucement, je constatais une très nette amélioration dans ma vie en général. Je me sentais mieux dans ma peau, j’existais. Evidemment, je ne pouvais pas tout faire en même temps et je n’arrivais plus à jongler entre les cours normaux et mon entraînement magique. Mon absentéisme avait atteint un niveau dramatique, et mes parents furent bientôt avertis par l’école. Je me suis faite engueuler comme jamais et, par une totale insubordination, je décidai de quitter la maison à mon tour.

C’est dans ces conditions que je commençai mon voyage initiatique, me lançant dans l’apprentissage de la magie à temps plein. Durant mon périple je logeais chez l’habitant, et en échange d’un toit au dessus de ma tête et du savoir-faire, je rendais des petits services, j’aidais dans les restaurants tenus par les sorciers que je fréquentais, ou encore à la ferme, et je m’avérai excellente dans mon domaine. Ambitieuse et travailleuse acharnée, ça m’importait beaucoup d’apprendre, de comprendre, de maîtriser. L’un de mes vœux les plus chers était de trouver ma voie, de pouvoir exister sans me restreindre, sans me censurer, sans renier ma véritable nature. Pour la première fois depuis longtemps je me sentais en paix, et j’ai pu aborder ma vie de jeune adulte sereinement, sans passer pour folle ou bizarre auprès de mon entourage. Je n’ai jamais regretté mon choix de quitter l’école aussi jeune, j’ai appris à me débrouiller toute seule, à devenir indépendante. J’ai une expérience de la vie dont je n’ai pas à rougir.

Je me sentais forte, puissante, et j’adorais cette sensation grisante. Je suis devenue un peu beaucoup accro à la magie et en même temps je voulais multiplier les expériences, agrandir mon champ de compétences. Je ne savais pas m’arrêter, je m’enthousiasmais à chaque truc cool que je découvrais. J’ai commencé à explorer les recoins sombres de la magie, je me suis aventurée en eaux troubles. Il fut une époque où la magie blanche ne suffisait plus à satisfaire mon énorme appétit de connaissances, je repoussais toujours plus loin les limites de ce qui était moralement acceptable. La magie avait cependant un prix : elle était coûteuse en énergie. J’avais commencé à maigrir, à accumuler les insomnies, j’avais le teint émacié, des cernes sous les yeux et les traits tirés , alourdis de fatigue. Il paraît que ça me donnait un côté sexy, femme fatale, mais en réalité j’avais l’air d’une junkie, et je ne m’en rendais pas compte mais mon âme était en train de se morceler, de se ternir, de se nécroser. A me donner ainsi à la magie, je ne pouvais plus vivre comme une simple humaine. Et de toute façon je n’avais aucune envie de retourner à mon ancienne existence.

J’ai fait partie de ceux qui ont vraiment morflé à cause de la baisse de la magie, et qui aujourd’hui enragent de ne plus pouvoir réaliser des sorts correctement. Chaque illusion, chaque incantation était toujours plus coûteuse en énergie et j’étais terrifiée à l’idée que tout cela disparaisse. Alors j’essaie de me restreindre afin de ne pas épuiser mes ressources mais c’est dur, je suis frustrée et irritable, je tourne comme un lion en cage. J’ai besoin de sang humain pour me stabiliser et l’idée même de m’en nourrir me répugne, d’autant plus que je ne suis plus toute seule dans l’histoire, ma sœur en a également besoin et je ne prends pas de risques parce que je ne sais pas quel impact cela pourrait avoir sur mon fils, qui est encore un bébé et que je continue d’allaiter, déjà qu’il pourrait souffrir du rationnement de la nourriture par ricochet.


━ Et du coup, à quel niveau général tu situes tes compétences ? As-tu des compétences séparées, si oui lesquelles et à quel niveau pour chacune ?
Auparavant je pouvais me targuer d’avoir un très bon niveau 3 général, parce que je suis une travailleuse acharnée, parce que je m’entraînais pour maîtriser mes dons. Mais depuis Avril 2017 tout a changé. Des brèches vers Darkness Falls ont été ouvertes, entraînant une pénurie de magie sans précédent. Déjà affaiblie par l’ouverture de ces brèches, j’essayais de survivre autant que faire se peut. Puis en mai 2017 mon fils est né, et cette naissance surprise entraîna une chute considérable de mes dons, si bien qu’aujourd’hui j'ai rétrogradé au niveau 2 quand je suis au meilleur de ma forme. La naissance de Noah a tout chamboulé, sans oublier mes traumatismes multiples qui ont une influence considérables sur mes aptitudes magiques. Je souffre de nombreuses absences, de trous de mémoire plus ou moins importants, et j’oublie parfois certaines incantations, comment performer certains rituels. Je me dissocie complètement, je compartimente mon esprit – sans doute une conséquence de la pratique intensive de la magie noire. Aujourd’hui j’ai besoin de sang humain pour stabiliser mes pouvoirs, mais je ne suis pas sûre de pouvoir en prendre parce que cherche également à protéger mon bébé de ce que je suis. Je me prive alors, et mon état de santé se détériore, je fais de plus en plus souvent des crises de manque intenses, exactement comme une junkie en manque d’héroïne. Je me suis tellement habituée à être une sorcière que je ne sais plus comment être une humaine, et comme sont les mamans humaines avec leurs enfants. J’ai parfois tendance à projeter ma souffrance sur mon fils et c’est probablement la raison qui me fait le détester autant, bien plus qu’en grandissant il me rappelle de plus en plus son père et sa filiation devient difficile à cacher, surtout à Caroline. Ce gosse me vampirise, m’a dépossédée de mon corps et maintenant il me dépossède de mon identité de sorcière. Pourtant je ne peux pas me résoudre à m’en séparer parce que Noah fait partie de moi, et je ne peux pas imaginer ma vie sans lui-même si je me surprends à regretter ma vie d’avant, quand j’étais encore une sorcière digne de ce nom.

Sinon comme tout à chacun il y a des domaines dans lesquels j’excelle. Par exemple j’ai un niveau 4 en perception de fantômes, perfectionné avec le temps. J’ai même été appelée pour participer à des exorcismes. Mais à cause des brèches ouvertes, j’ai l’impression  qu’il y a beaucoup plus d’esprits errants qu’auparavant mais je ne saurais jurer de rien, parce que j’ai du mal à distinguer ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. J’ai un niveau 3 en rêves prémonitoires mais il est redescendu à un niveau 2 depuis la naissance de Noah et que je souffre de dépression. J’ai aussi des compétences en création d’illusions et j’ai touché un peu à la nécromancie mais c’est beaucoup trop dérisoire pour seulement être mentionné.

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Dernière édition par Beatriz M. Deveraux le Mar 31 Oct - 19:42, édité 14 fois
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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 17:35

Vite viiiiiiiiite!!! Bon je blablate alors que rien n'est encore écrit (le fouet ça ) mais elle a déjà l'air merveilleuse. Rousse mais topissime (les gens capillairement défectueux ). J'aime beaucoup le surnom de Trixie. Ça fait cute tout plein! Hâte de te voir sur MiD ♥️♥️♥️ courage pour la fichounette :3

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DAMIEN RICE - small crime | ROSS COPPERMAN - holding on and letting on | YEARS & YEARS - desire | KODALINE - honest | OF MONSTERS AND MEN - little talks | APOCALYPTICA - cold blood | NICK CAVE - red right hand | BEN NICHOLS - this old death | PHOSPHORESCENT - song for zula | RAG'N'BONE MAN - skin | MUMFORD AND SONS - thistles and weeds | LORD HURON - the night we met | DEAN LEWIS - waves

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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 17:52

Bienvenuuuue officiellement
Cette fiche est beaucoup trop vide Mais vu tout ce que tu as dit partie invités, cette jolie sorcière promet d'être captivante à suivre et j'ai très hâte de lire ça Je t'envoie plein de courage pour la rédaction
J'espère que tu vas te plaire parmi nous mais je n'en doute pas, surtout que tu connais déjà du monde par ici
J'aime beaucoup le prénom au passage

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Just a young gun with a quick fuse. I was uptight, wanna let loose, I was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind. Not a yes sir, not a follower. Fit the box, fit the mold, Have a seat in the foyer, take a number. I was lightning before the thunder.
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↳ Opinion Politique : Pro-pour la liberté et ce qui l'arrange.
↳ Niveau de Compétences : Elle est de niveau général 2, sauf pour les sens surdéveloppés et la transformation qui sont de niveau 3.
↳ Playlist : Allison & Vexento - Mango BreezeSleeping At Last - MarsPendentif - OndineTheFatRat - The Calling
↳ Citation : Le chien, c'est la vertu qui, ne pouvant se faire homme, s'est fait bête.
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 18:09

Bienvenuuuuuuuuuuuuue !

Je suis fan de son surnom, il a une bonne sonorité sur la langue - dit comme ça on dirait que je veux le bouffer .

Par contre, ma curiosité a faim de pouvoir en lire un peu plus sur ton personnage, bien que j'ai fait ma curieuse côté invité

Bon courage pour la rédaction de ta fiche !

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Ce nom qu'il me fut attribué par lui, reflet de sa signification qu'est la nuit. ▬ Esclave aux souvenirs des chaînes du passé...
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↳ Citation : “La lâcheté, cette condition que personne ne reconnaît ou n'accepte, pourtant indispensable à la survie.”
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 18:23

Bienvenue et bon courage pour la fichette, tout aussi impatient de découvrir cette jolie rousse

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↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 18:36

Toi . Je suis vraiment contente que tu viennes par ici en tout cas ! (Et n'écoute pas Mathias, les rousses c'est le bien )

Bienvenue donc, j'ai hâte de lire tout sur ton personnage, même si j'en sais déjà beaucoup . Et puis voilà, on va se faire des liens aux petits oignons, j'te promets .

*lui donne des cookies* (Mais non, tu ne me vois pas )

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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 18:51

Bienvenue dans le coin
Avec Katherine en plus je l'adore tellement tu as fait un excellent choix !

Bon courage pour la rédaction et je te souhaite de bien t'amuser parmi nous  
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 19:15

Bienvenue parmi nous ! Ce suspense depuis le tout premier post en tant qu'invitée... ! Bon courage pour la fiche et au plaisir de te croiser (avec ton frangin, du coup !) sur le forum !

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↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
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↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 20:06

Welcome tout plein hi
Tout ce vide dans cette petite fiche, c'est pas zentil ça dis donc Je te souhaite bon courage pour la rédaction en tout cas, de ce que j'ai lu partie invités, elle promet cette demoiselle J'ai hâte d'en lire plus à son sujet du coup
Pis j'espère que tu te plairas dans notre joli petit monde, m'enfin, je ne me fais pas trop de soucis pour ça
Je suis fan du surnom Ginger power la petiote en plus

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↳ Citation : “Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose.” S. Freud
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 20:17

Bon, y'a deux trois trucs qu'il va falloir que je cause avec ton fréro en attendant, je veux et j'exige un lien avec cette petite demoiselle (moi j'aime bien les roux weasleyforever !)
Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche

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there is never a perfect answer in this messy, emotional world. perfection is beyond the reach of humankind, beyond the reach of magic. in every shining moment of happiness is that drop of poison: the knowledge that pain will come again.
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↳ Playlist : Thinking out Loud - Ed Sheeran
Chop Suey - System of a Down
Kané - Fauve
Crazy Youngster - Ester Dean
↳ Citation : "Je me fous de la morale, mais j'ai mon propre sens de l'intégrité."
↳ Multicomptes : Laura E. Ievseï
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 20:20

Bienvenuuuuuue!

Bon, vu ma relation mouvementée mais de longue date avec ton bro il va forcément nous falloir un lien ! J'viendrais en discuter avec toi des que j'en saurais plus sur la bichette ! Bon courage pour la rédaction même si vu la partie invité tu as déjà pas mal avancé

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'Cause maybe you're lovable and maybe you're my snowflake. And your eyes turn from green to gray and in the winter, I'll hold you in a cold place.


Spoiler:
 
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↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
↳ Playlist : way down we go + kaleo
hard times + seinabo sey
sober + p!nk
cupid carries a gun + marilyn manson
sin + nine inch nails
criminal + fiona apple
take me down + the pretty reckless
gods and monsters + lana del rey
humanity + scorpions
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 21:52

@Matthias Petersen Preums Kesta contre les rousses wsh toi t'es blond(e), c'est vraiment pas mieux What a Face (mais chotem, tu sais. genre tout plein. ) c'toi qui es cute I love you

@Rhys Steinsson officiellement merci *grignote le courage* j'espère que je ne te décevrai pas, alors, comment j'ai la pression je ne doute pas un seul instant que ça va être cool ici, on m'a dit à quel point c'était chouette

@Hazel Riannon Roooh, je ne connaissais pas ton avatar mais elle est tellement belle tu peux le grignoter, le surnom, il est en chocolat même si bouuuh, c'est pas bien de stalker What a Face mais il y a déjà de quoi assouvir ta curiosité, je balance le reste d'ici les prochains jours, ce soir je suis trop crevée pour aligner deux mots

@Keren R. Nash Merci beaucoup

@Ambre M. Del Nero mon bb t'as raison, faut pas écouter Matthias, il est jaloux ça s'en vient, ça s'en vient, mais oui, tu en as eu un avant goût toi aussi #tmtc et j'y compte bien, pour les liens, ce n'est même pas négociable tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement

@Sigrid K. Laïn Autant je ne suis pas fan de son personnage dans Shadowhunters, autant je la trouve sublime et j'aime beaucoup la jouer, donc je l'adopte une nouvelle fois, parce que je me suis attachée à sa bouille Un jour, les rousses domineront le monde. #teamginger

@Itzal Macaro merci désolée pour ce suspense insoutenable, je vais essayer de ne pas trop traîner dans ce cas En tout cas avec Ali ça va donner de belles choses, leur relation est complexe et pas toujours facile, mais vous verrez

@Leslie MacLean désolée, j'ai posté ma fiche depuis un portable, j'ai attendu d'être sur le pc pour pouvoir la bricoler je gobe le courage, alors merci j'espère qu'elle sera à la hauteur de ce que j'ai annoncé en partie invités :rip: ET OUIIII, LES ROUX AU POUVOIR. ON VA ETRE PLUS NOMBREUX QUE LES WEASLEYS.

@Riley J. Nott Qu'est-ce qu'il a encore fait celui-là? c'est noté pour le lien, ce sera même avec plaisir I love you d'autant plus que nos demoiselles ont beaucoup en commun

@Maisy A. Weaver Le bro' n'a pas l'air doué avec la gent féminine c'est avec plaisir pour le lien, j'essaie d'avancer ma fiche au max ce week-end, tu devrais en savoir plus bientôt et oui le plus dur c'est de structurer et écrire tout ça Merci
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↳ Citation : The only way to survive a mad world is to embrace the madness.”
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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Ven 20 Oct - 22:08

Bienvenue sur MID J'ai un peu suivi l'échange en invité aussi et ta petite promet d'envoyer du pâté !

Bon courage pour la suite de ta fiche

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MessageSujet: Re: and way down we go (trixie)    Sam 21 Oct - 1:59

De même que certains, j'ai quelque peu suivi les échanges et j'ai hâte d'en découvrir plus!
Bienvenue

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