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 Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell   Mar 24 Oct - 20:34


« Et toi, ma copine de baise y'a que comme ça que tu t'apaises.
Alors met-toi à l'aise, j'te ferai des choses qui te plaisent...»



Zelyna J. Sawley & Tyrell Aegirsson
featuring

A mesure qu'elle gravissait les marches, Zelyna commençait fortement à regretter l'idée qu'elle avait un peu plus tôt ce matin-là. De bonne humeur, elle s'était dit qu'elle s'évaderait bien le temps de quelques heures, un peu en dehors du centre, histoire de prendre l'air et se ressourcer loin des tracas quotidiens qui allaient finir par creuser des rides sur son visage si parfait. Évidemment, afin de se distraire complètement, il lui fallait un compagnon d'aventures tout trouvé en la personne de Tyrell. C'est qu'ils s'entendaient plutôt bien ces deux-là. Ils partageaient le même goût du « c'était mieux avant », détestaient toutes ces conventions sociales qui brimaient leurs envies respectives et surtout, il était le meilleur amant qu'elle ait trouvé ces dernières années. Il était d'ailleurs à ce jour, le seul qui lui avait donné envie de partager son lit plus d'une semaine. Peut-être était-ce justement parce qu'ils ne s'adonnaient jamais, ou si peu, aux plaisirs charnels dans un lit qu'il lui faisait cet effet-là, elle ne saurait le dire. Elle était déjà suffisamment étonnée d'arriver à se faire un autre ami que Dorian en plus quatre cent ans d'existence, il était donc inutile de pousser la réflexion plus loin. Ils s'entendaient bien, baisaient bien et rigolaient bien, c'était tout ce qui comptait. C'était donc tout naturellement qu'elle s'était tournée vers lui, pour lui proposer une virée le temps de la pause déjeuner. Sauf que depuis qu'ils avaient débarqué, l'univers tout entier semblait s'acharner à lui prouver que ce n'était pas l'idée du siècle. Déjà, il ne faisait pas très chaud lorsqu'on portait une robe relativement courte sans collants, donc ça partait mal. Puis, du fait de ses pouvoirs considérablement réduits, elle n'avait pas pu mentir à Tyrell sur leur destination, adieu donc l'effet de surprise. Et l'effet de surprise chez Zelyna, en particulier vis à vis de ses soupirants, c'était quelque chose de primordial. Cela lui permettrait d'accroître son potentiel séduction, et elle détestait devoir faire avec les moyens du bord. Et enfin, le comble, c'était cette centaines de marches qui s'alignaient devant elle et qui semblaient interminables tant ses mollets la tiraillaient. Oui, bon, c'est sûr qu'elle aurait dû venir en baskets plutôt qu'en talons mais ça aurait été dire définitivement -et volontairement- merde à la séduction. Et puis, il fallait souffrir pour être belle. Et en silence, de préférence.

Une fois arrivés en haut du phare, la vue sublime lui remettait néanmoins un peu de baume au cœur. Affichant un grand sourire, les bras écartés d'un air triomphant elle se retournait vers son acolyte. « Tadaaaaaaa ! Je t'offre la plus belle vue de la région ! Ne suis-je pas merveilleuse ? » demandait-elle pour plaisanter, bien qu'un tantinet sérieuse toutefois. Après tout, s'il voulait lui dire qu'elle était merveilleuse, il n'avait pas à se gêner, au contraire.
« Bon d'accord, ce n'est pas l'Islande, c'est sûr mais... C'est tout ce que j'avais sous la main ! Et puis, je me suis dit que ça te détendrait entre deux dossiers. Ça te plaît ? » questionnait-elle, cette fois-ci le plus sérieusement du monde. Certes, à la base, cette virée était purement égoïste car elle voulait se détendre elle. Mais vu qu'elle l'avait embarqué dans son périple, et que Tyrell était son ami, elle espérait tout de même que ça lui fasse plaisir.

Se penchant sur la rambarde, elle profitait quelques instants du paysage. Elle trouvait ça magnifique et reposant. D'autant qu'ils étaient les seules âmes à errer dans les environs. D'après ce qu'on lui avait dit, depuis qu'un ouragan avait frappé la ville, le lac qui bordait le détroit où ils se trouvaient était déserté des populations et plus aucune barque ne naviguait sur les eaux. Elle aurait pu trouver ça dommage mais elle était du genre à préférer voir des nénuphars flotter que des gamins jouer. C'était moins bruyant. Et plus joli. Perdue dans ses pensées, elle regrettait une nouvelle fois ses pouvoirs. Si elle avait été encore aujourd'hui la sorcière qu'elle avait été jadis, elle aurait pu user de ses dons pour donner l'illusion à Tyrell de se trouver dans son pays d'origine. Ce n'était malheureusement plus possible et cela la désolait profondément. Avant de se laisser envahir par un sentiment de tristesse, ce qu'elle ne supportait pas, elle revenait à la réalité en reportant toute son attention sur son amant.

« Tu sais qu'on dit à propos du lac là bas ? On dit qu'il y a un tueur en série qui s'attaque à de frêles jeunes femmes sans défense comme moi... » se moquait-elle. Et, feignant d'être apeurée, elle en profitait pour se blottir contre l'avocat. « Tu veux bien être mon garde du corps ? » oui, c'était un sous-entendu déguisé en boutade dans la mesure où il était déjà régulièrement le « gardien de son corps » cependant, c'était l'heure de la pause déjeuner et ça c'était sacré ! De toutes manières, il le savait, il aurait tout le loisir de la déguster elle, en guise de friandise, après le dessert. « J'ai demandé au chef de me faire deux sandwichs au boulot, ne me demande pas ce qu'il y a dedans mais ça a l'air bon... Et pour le dessert, il m'a fait un gâteau à la rhubarbe, il m'a promis que tu allais adorer ! » annonçait-elle, toujours blottie contre lui, avant de s'écarter un peu. « Ca te dit ? »



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↳ Citation : “I want excitement; and I don’t care what form it takes or what I pay for it, so long as it makes my heart beat.” — F. Scott Fitzgerald, The Adjuster
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MessageSujet: Re: Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell   Jeu 26 Oct - 16:15



Le dîner sans chandelles
Zelyna & Tyrell

« Je voudrais que tu comprennes, et que tu m'aimes encore, que tu me protèges de tout ça, que tu me protèges de moi, que tu m'empêches de le faire, que tu saches bien comment c'est triste, être capable de ça, s'ouvrir comme je l'ai fait, à un autre que toi. » Les jolies choses ~ V. Despentes

Elle s'était immiscée dans l'immeuble en chaloupant des hanches, quoiqu'il ne lui fallut ni artifice ni  roublardise pour sublimer la beauté dont elle était affublée. Il lui suffisait de battre de ses longs cils pour en envoûter certains, de mordre délicieusement (oh pour ne pas dire 'délictueusement', tant sa lascivité put être dépeinte comme une turpitude si tapageuse que même la Prohibition aurait du la museler) ses lèvres framboisines pour d'autres, quand d'aucuns affirmaient même que le simple geste de sa main gracile dans ses cheveux de satin leur suffisaient à broder quelques fantasmes. Son parfum capiteux quoique léger présupposait sa venue dans les couloirs des bureaux ; autant de têtes masculines se présentant à l'embrasure de leurs portes afin de toiser la venue de Zelyna. Et d'entendre sur son sillage les murmures d'un quidam frustré dont le regard ne put que s'imprimer sur le sublime séant de la demoiselle s'éloignant hélas : « Elle vient encore voir Aegirsson. Qu'est-ce qu'elle lui trouve ? Il est fermé comme une tombe. » Sa réflexion amère vint faire l'écho d'une réponse amusée parvenant du même bureau que l'insatisfait : « Il est avocat. Et toi, t'es juste secrétaire. » Rires étouffés par des grommellements jaloux, enclins néanmoins à clore le conciliabule.

Il était vrai cependant que l'islandais pouvait se déclamer chanceux d'avoir dans sa vie une femme dont la beauté égalait la présence d'esprit. Sans doute était-ce, par ailleurs, bien plus leurs points communs que l'attrait physique qui fut leur liant le plus puissant. Et ce même s'ils se rejoignaient sur le péché de la lubricité – y décelant donc des affinités analogues – à s'en brûler la chair les jours où, jamais repus, ils ne cessaient de tester les limites de leurs turpitudes. Ce fut donc d'un simple hochement de tête, et pourtant d'un ravissement certain quoique dissimulé, que Tyrell accepta l'invitation de son amante et amie. Outre le besoin de souffler entre deux dossiers interminables, il éprouvait la nécessité ineffable de se confier comme de prêter l'oreille à celle qu'il entrevoyait comme la seule personne encore capable de le comprendre. Zelyna avait, tout comme lui, cette nostalgie ancrée dans les veines et qui ne daignait pas s'émousser. Leur seule dissonance résidait sans doute dans cette jalousie tue que Tyrell éprouvait à son encontre : elle, était encore sorcière. Elle avait conservé ses pouvoirs d'antan quand lui, ne pouvait plus se toiser dans le miroir sans y croiser le reflet d'un monstre difforme. Quelques fois Tyrell s'était épanché sur le sujet mais, rechignant à l'idée de se noyer dans un pathos malvenu, avait fini par taire ce qui le travaillait dans la chair. Sans doute que sa comparse en avait saisi les troubles puisqu'elle s'efforçait bien souvent à venir le chercher, dans l'espoir de passer du temps avec lui comme de le sortir de son marasme ambiant. Là où la blonde diaphane aimait à rire et à vivre, le ténébreux n'octroyait que des rares sourires et s'enfermait dans une placidité silencieuse. Bien sûr Tyrell ne fut jamais très loquace, préférant l'action aux palabres, mais depuis sa perte de pouvoirs il ressentait comme un vide moribond lui empoignant les entrailles.

Les marches semblaient interminables pour quiconque ne les avait pas appréhendées. Tyrell avait néanmoins eu la présence d'esprit de laisser passer devant lui Zelyna, moins par galanterie que par commodité ; il pouvait tout à loisir toiser ces longues jambes dévêtues, et cette robe dévoilant d'autres coquetteries féminines sous les caprices d'un vent joueur. Quel dommage que d'arriver si vite au sommet !

La vue était merveilleuse ; Zelyna irradiait d'une lumière telle qu'il hésitait à la couvrir, ici et maintenant, de son corps sur le sien. Le paysage demeurait par ailleurs lui aussi splendide, quoique de façon moindre. Tyrell daigna faire l'effort d'y jeter un coup d'oeil, approuvant d'un signe de tête les exclamations joyeuses de sa comparse. « Tadaaaaaaa ! Je t'offre la plus belle vue de la région ! Ne suis-je pas merveilleuse ? » Le ténébreux lui sourit ; fait rare et convoité. Corroborant par un regard les compliments qu'elle s'octroyait avec entrain. Mais pouvait-il la blâmer de se pâmer ainsi, alors même qu'elle ne soufflait que la vérité ? « Bon d'accord, ce n'est pas l'Islande, c'est sûr mais... C'est tout ce que j'avais sous la main ! Et puis, je me suis dit que ça te détendrait entre deux dossiers. Ça te plaît ? »  « Bien sûr, que cela me plaît. » Il avait répondu avec cette manie persistante mais bien personnelle d'ancrer son regard dans le sien. Affirmant l'idée selon laquelle, la seule vision qui put lui plaire en l'instant fut cette vénusté terriblement envoûtante. Ah ! Comme il aurait aimé baiser ce front qu'elle avait joli, avant de broyer son dos contre cette table bois esseulée, là-bas près des jumelles rouillées par le temps. Tyrell ne pipa d'avantage mot car, préférant recueillir dans ses bras la femme qui se fit aventureuse, il se sentit distrait par ces formes voluptueuses qu'il ne put s'empêcher de caresser. Elle lui parla de tueurs de jeunes femmes, il décocha un rire léger, presque sombre. Quelques réminiscences sanglantes, l'odeur lointaine de l'hémoglobine sur ses mains, les conquêtes, les rapts, les tortures et autres prisonniers exécutés sans grande finesse. « Tu veux bien être mon garde du corps ? » « Je pensais que le deal était déjà passé. » Le ténébreux avait plaqué ses lèvres sur la tempe féminine et, dans une course lascive vers son cou, il y glissa ses lèvres pour y cueillir une morsure. Comme une marque de possessivité, lui que l'on connaissait exclusif acceptait pourtant de la voir partir dans d'autres bras que les siens. L'absence de tout sentiment amoureux en était, peut-être, la cause.

L'appel du ventre fut néanmoins plus vocifère ; Zelyna s'éloignait déjà de lui, prompte à lui décliner le menu de ce midi. Et, comme les deux comparses se dirigeaient vers la table, Tyrell ne put que noter l'opulence de leur repas : « Je me demande comment tu paies le cuisinier pour qu'il te donne autant de bonnes choses... » Rictus amusé, légèrement grivois. Quoique Zelyna pouvait tout à loisir lui faire quelques remontrances quant à ses insinuations, elle ne pouvait que saisir la légèreté de sa réflexion. Ainsi attablés, Tyrell continua sa diatribe non sans une pointe de provocation mordante, toisant son vis-à-vis dans les yeux : « Mes confrères avocats ont lancé leurs paris. Certains affirment que tu servirais d'appât au profit des vendeurs de drogue. D'autres disent que tu parais tant hors de portée que tu ne peux être que la pouliche d'un mafieux. » Il s'en amusa. De leurs interrogations suscitant pourtant l'intérêt de bien d'autres. Eux qui la pensaient si parfaite qu'elle en demeurait irréelle, hors d'atteinte.
(c) DΛNDELION

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Dernière édition par Tyrell Aegirsson le Jeu 2 Nov - 11:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell   Ven 27 Oct - 20:30


« Et toi, ma copine de baise y'a que comme ça que tu t'apaises.
Alors met-toi à l'aise, j'te ferai des choses qui te plaisent...»



Zelyna J. Sawley & Tyrell Aegirsson
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Ils prenaient place autour de la petite table et la sorcière vidait entièrement le petit sac confié par le chef du restaurant. Un vrai festin s'offraient à eux ! Le genre de repas que l'on ne pouvait décemment pas s'offrir avec de vulgaires tickets de rationnement. « Je me demande comment tu paies le cuisinier pour qu'il te donne autant de bonnes choses... » la taquinait-il tandis qu'elle mordait à pleines dents dans son sandwich garni, comme si elle n'avait rien mangé depuis des jours. « Hm. Avec mon sourire, voyons ! Personne n'y résiste ! » plaisantait-elle à son tour, la bouche encore à moitié pleine, ne s'offusquant pas le moins du monde de l'insinuation. « Et puis, je fais toujours en sorte de lui envoyer les meilleurs clients. Ceux qui laissent de gros pourboires. Il adore ça et me jure reconnaissance éternelle à chaque fois ! » le pire, c'est que c'était vrai, elle n'offrait rien de plus à son collègue. Malgré son penchant pour la gente masculine, Zelyna avait toujours mis un point d'honneur à ne pas mélanger le travail et le plaisir. Elle savait qu'il n'y avait pas pire pour s'attirer des problèmes. Et puis, s'imaginer devoir croiser tous les jours un homme qui avait partagé son lit pour une seule nuit était un supplice pour elle, alors même si elle se laissait parfois tenter, cette idée pénible la ramenait toujours bien assez vite à la raison.

Tyrell la regardait comme lui seul savait le faire, c'est à dire qu'il avait cette fâcheuse tendance à planter ses yeux dans ceux de Zelyna lui donnant à chaque fois l'impression qu'il arrivait à sonder son âme. La plupart du temps, ce regard suffisait à embraser le corps tout entier de la jeune femme en venant réveiller ses appétits sexuels qui étaient des plus voraces. Un peu comme si elle était l'essence, lui l'allumette et que dès lors qu'ils étaient ensemble, ça créait une explosion. Deux êtres si complémentaires. Des aimants.
Et le reste du temps, quand il y avait une autre priorité que le sexe, comme présentement avec la nourriture qui se trouvait devant eux, le regard de l'avocat la poussait simplement à sourire malicieusement. Elle ne pouvait pas expliquer pourquoi. C'était comme une réaction viscérale, ou chimique, qu'elle n'arrivait jamais à contrôler mais qui l'amusait à chaque fois qu'elle sentait ses lèvres s'étirer. Le voilà donc qui cédait à sa manie une nouvelle fois et, avant même qu'il ne prononce un seul mot, elle souriait déjà.

« Mes confrères avocats ont lancé leurs paris. Certains affirment que tu servirais d'appât au profit des vendeurs de drogue. D'autres disent que tu parais tant hors de portée que tu ne peux être que la pouliche d'un mafieux. » « Tes confrères avocats sont des crétins. Et de bien mauvais parieurs.» répliquait-elle du tac au tac, se félicitant intérieurement de sa verve. Elle avait toujours la répartie prompte et jugeait que c'était l'un de ses plus beaux atouts. Cela lui permettait de se sentir libre d'une certaine manière, en tout cas bien plus que dans son ancienne vie lorsqu'elle devait évoluer dans une Angleterre emplie de puritanisme. « Rappelle-moi de ne jamais faire appel à eux en cas de problème juridique. Leur façon de penser est vraiment désolante. Pourquoi éprouvent-ils sans cesse le besoin de comparer les femmes à des juments alors qu'aucun d'entre-eux n'a ce qu'il faut dans le pantalon pour être comparé à un étalon ? » questionnait-elle, avec sérieux. Elle n'était pas forcément féministe, ne réclamait pas d'avoir autant de pouvoir que les hommes, et savait très bien jouer la potiche lorsqu'il le fallait mais elle n'aimait pas être comparée à un animal que l'on achète ou vend en fonction de sa dentition. Elle ne comprenait pas, d'autant plus que les hommes détestait que les femmes mettent les dents, justement. Cette comparaison existait déjà avant sa virée en enfer et elle avait espéré, sans doute naïvement, que les mentalités auraient évoluer en quatre cents ans. Mais non, chaque jour de sa nouvelle vie lui avait prouvé le contraire.
« Et tu veux que je te dise le pire ? C'est que même ceux qui sont bien montés, ce sont pour la plupart des amants exécrables ! Et aucun ne t'arrive à la cheville... » concluait-elle, avec un regard plein de sous-entendus. Ils n'était pas encore arrivés au dessert mais rien ne leur interdisait de s'octroyer une mise en bouche. Aussi Zelyna rapprochait-elle sa chaise au plus près de la table avant d'ôter l'un de ses escarpins, dans le but de laisser son pied remonter doucement, dans une lenteur infinie, la jambe de Tyrell de sa cheville jusqu'à son entrejambe.

« Tu sais qu'ils te trouvent fermé comme une tombe ? Tes confrères. Je les entends parler quand j'arrive à ton bureau. Ils sont persuadés que si je suis avec toi c'est uniquement parce que tu es avocat. Je crois qu'ils te détestent. » reprenait-elle, le plus naturellement du monde. Elle, elle ne les aimait pas non plus et intérieurement, elle maudissait une nouvelle fois la défaillance de ses pouvoirs qui ne lui permettait pas de pouvoir leur foutre la trouille ni la douleur qu'ils méritaient selon elle. « Je sais que je ne suis pas du genre à avoir pitié mais peut-être que la prochaine fois qu'on baise à ton bureau, on devrait les laisser regarder. Ils pourraient apprendre deux ou trois trucs. Et les femmes qui seraient suffisamment inconscientes pour coucher avec eux découvriraient enfin ce que c'est d'avoir un orgasme. »
Elle savait que l'avocat n'était pas partageur d'ordinaire et que s'il la laissait aller vagabonder dans d'autres bras, c'était parce qu'il n'était pas amoureux d'elle. C'était d'ailleurs l'une des choses qui lui plaisait le plus chez lui. Il n'était jamais là à la harceler pour la voir, à la poursuivre de ses assiduités ou à lui parler d'une hypothétique vie de couple. Ils se voyaient que s'ils en avaient envie et s'ils étaient libres, l'un comme l'autre. Cela dit, elle savait également qu'il ne laisserait jamais personne admirer le spectacle de sa nudité lors des moments qu'ils partageaient ensemble. Et ça, ça lui plaisait encore plus.

Elle laissait aller son dos contre le dossier de la chaise et glissait ses mains dans les poches de son blouson, observant Tyrell un moment, silencieuse. Elle savait qu'il souffrait lui aussi de ne plus avoir ses capacités de sorcier. Si elle était un peu moins égoïste, elle se rendrait sans doute compte que c'était même pire pour lui vu qu'il n'avait plus aucun des pouvoirs qu'il avait autrefois contrairement à elle qui était simplement diminuée, mais ça, c'était trop lui demander. Tout ce qu'elle voyait c'est que c'était injuste. Pour lui. Et surtout pour elle.

« Ce monde est vraiment rempli de p'tits connards prétentieux. J'aime pas ça. » lâchait-elle finalement dans une moue boudeuse. Mais comme elle n'était pas du genre à se laisser abattre, elle se redressait très vite avant de demander, le regard illuminé par la gourmandise : « Tu veux de la tarte à la rhubarbe ? »




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MessageSujet: Re: Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell   Jeu 2 Nov - 13:05



Le dîner sans chandelles
Zelyna & Tyrell

« Je voudrais que tu comprennes, et que tu m'aimes encore, que tu me protèges de tout ça, que tu me protèges de moi, que tu m'empêches de le faire, que tu saches bien comment c'est triste, être capable de ça, s'ouvrir comme je l'ai fait, à un autre que toi. » Les jolies choses ~ V. Despentes

Les réflexions piquées de la jolie blonde à l'encontre de ses collègues n' affectèrent que peu l'avocat dont la gorge se larda d'un bref rire narquois. C'est qu'il pouvait sans conteste s'enorgueillir de sa renommée comme de ses exploits (fussent-ils imputés au scélérat qu'il était) mais étrangement Tyrell n'était pas assailli par une morgue au point de déprécier ses collègues. Nulle empathie dans cette entreprise d'une humble apparence, seulement l'égotisme du ténébreux le poussait à n'entrevoir que ses propres actions, ne mener que son propre business, exercer non pas tant pour la justice mais pour l'attrait pécuniaire. Sa vanité comme sa superbe, il les puisait dans sa conviction même de guerrier des anciens temps élu par autant de dieux invisibles à tous. L'homme aurait pu déjà mille fois douter de sa foi et abandonner sa quête mais ç'aurait été là occulter sa propre existence. Son ersatz de vie n'était suspendue qu'au fil de croyances obsolètes, et sans doute en avait-il déjà conscience ; car Tyrell était un homme sensé, prompt à analyser l'évolution d'un monde aujourd'hui païen. Peut-être entretenait-il sa propre illusion afin de s'octroyer un objectif, fut-il chimérique.

Elle était volubile. Sa loquacité intarissable était semblable à sa beauté : inextinguible. Jamais Tyrell n'eut cependant à se plaindre de cette verve abondante, car les amants eurent passé mille nuits à s'entretenir de tout et de rien qu'il ne s'en lasserait guère. Ils partageait la même vision du monde et de la vie, s'embrasant dans les plaisirs de la chair puisque tout autre délice leur paraissait bien terne. Plus encore, il pouvait comprendre son réquisitoire à l'égard de ces hommes dénigrant le beau sexe. L'avocat n'en pipa mot sur l'instant car, ayant déjà maintes fois échangé à ce sujet dans les bras de l'amante, cette dernière ne connaissait que trop son avis à ce sujet : Tyrell était persuadé que le patriarcat poussif gangrenait cette société et que, s'il eut lui aussi vécu au sein d'une civilisation de loi phallique, l'on considérait en son temps qu'une femme pouvait tout aussi bien démembrer un ennemi – sinon bien mieux qu'un homme puisqu'elles, disait-on, vivaient en permanence dans l'hémoglobine. Il se contenta donc d'approuver en opinant du chef, mordant de temps à autres dans son sandwich. S'il paraissait silencieux, son regard lui, s'embrasait de mille mots. Et cette conversation sourde, Zelyna pouvait l'entendre. La capter de ses yeux de glace, s'en approprier toutes les vibrations et sinuosités. Elle naviguait sur le flot de son mutisme, souvent ardent à son encontre. Ainsi se consumait-elle quand il brûlait, comme toujours, de lui faire l'amour à distance. Parfois, cet instant platonique leur suffisait. Bien que cet état de chasteté fut bien épisodique. La jambe comme le pied joueurs de Zelyna suffirent par ailleurs à étayer leur lien de chair, et à la tentation l'homme répondit par un regard dont le feu de la pupille la dévorait tout entière.

L'appétit coupé – puisque une autre appétence, bien plus substantielle, s'éveillait en son sein –  Tyrell posa ce qui resta de sa pitance quand il daigna enfin répondre à Zelyna quant aux allégations qu'elle eut glané à son encontre. Haussant légèrement les épaules, faisant fi des commérages, il alla pour répondre quand la bavarde surenchérit : « Je sais que je ne suis pas du genre à avoir pitié mais peut-être que la prochaine fois qu'on baise à ton bureau, on devrait les laisser regarder. Ils pourraient apprendre deux ou trois trucs. Et les femmes qui seraient suffisamment inconscientes pour coucher avec eux découvriraient enfin ce que c'est d'avoir un orgasme. »   Alors ses traits s'affaissèrent et, d'une inclémence marquant son refus, il argua avec fermeté : « Qu'ils aillent se faire foutre. Et qu'ils se servent de leurs langues autrement que pour jaser, pour commencer. » L'homme, s'il ne fut pas possessif à l'égard de Zelyna par absence de sentiments, n'était néanmoins pas prompt à la partager lorsque, en ces instants intimes, elle n'appartenait qu'à lui. Un fait qu'elle comprenait voire embrassait avec délice et douceur puisque ce mode de vie semblait lui convenir. Zelyna demeurait tout aussi furtive que Tyrell ; ils étaient les clandestins des sentiments. Incapables de s'établir durablement ; lui parce que sa méfiance s'érigeait en plastron depuis sa plus grande trahison amoureuse et moribonde, elle parce que... elle était elle, tout simplement. Zelyna ne s'en offusqua donc guère, et acheva la conversation par une juste observation : le monde était empli d'abrutis, mais en l'état ce n'était pas nouveau. Sans doute était-ce la raison de leur flegme. « Tu veux de la tarte à la rhubarbe ? » A son tour, le ténébreux resta mutique. Observant l'amante de ses yeux profonds et pénétrants, comme un préambule lubrique qu'il ne put réfréner. Il se demanda, l'espace d'un instant, combien elle avait d'amants, comment elle les caressait, si elle appréciait leurs touchers et sur quelle partie de son corps lumineux elle aimait à les sentir. Si sa peau se hérissait à chacun de leurs soupirs, ou si, à l'inverse, elle les dévorait d'un seul trait. Autant de questions affûtant étonnamment son envie.

Mais son regard se détacha d'elle ; Tyrell avait en lui cette inconstance patentée. Libre et fugace, trop nébuleux pour être directement accessible. Sa condition d'ancien explorateur, peut-être, à toujours fouler des terres inconnues sous la bénédiction du vent et de la mer, put être enclin à sa nature indomptable. Sa pupille avait dès lors aperçu la soudaine absence des rayons du soleil caressant leurs peaux. Elle avait discerné la subtilité d'un changement d'atmosphère et, bien vite, accrocha les épais nuages couvrant soudain leurs têtes. Le ciel s'était alourdi d'un indigeste manteau gris, plongeant les environs dans une obscurité monotone. Alors, l'homme se leva sans piper mot et, comme il arriva au niveau de la rambarde, fit un geste envers Zelyna afin qu'elle ne se lève à son tour. L'accueillant tout contre ses bras, sentant les courbures d'un dos gracile sur son thorax, il pointa l'index là où les nuages laissèrent passer un minime rayon de soleil. « Là d'où je viens, l'on dit que Ragnarok frappera lorsque le monde aura subi trois hivers sans soleil. Et là où les hommes foulent le chemin de Hel, Déesse des Morts, alors le ciel se crevassera. » La volupté de sa voix, trop impure et licencieuse pour émettre la seule intention de lui conter quelques légendes, s'en retrouva décuplée lorsque Tyrell plongea son visage quémandeur dans le cou de l'amante. Et de réciter ces quelques vers, entre autres soupirs ardents et mains qui se perdent : « Temps rude dans le monde, adultère universel. Temps des haches, temps des épées, les boucliers sont fendus. Temps des tempêtes, temps des loups, avant que le monde s'effondre... » Le soupirant embrassa le cou diaphane, de quelques baisers clairsemés mais dont la langueur ne put être équivoque, quand pour parfaire ses dires il susurra en islandais : « Mun engi maðr öðrum þyrma. » Et de sourire, puis de mordre, avant de traduire en un autre soupir  : « Et personne n'épargnera personne. » Un silence pour une caresse, puis Tyrell eut pour mot d'humour : « Parait-il que j'ai toujours su parler aux femmes. » Du moins lorsque ces dernières s'avéraient guerrières.
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MessageSujet: Re: Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell   Ven 10 Nov - 20:42


« Et toi, ma copine de baise y'a que comme ça que tu t'apaises.
Alors met-toi à l'aise, j'te ferai des choses qui te plaisent...»



Zelyna J. Sawley & Tyrell Aegirsson
featuring

Il ne répondait pas à la question mais Zelyna ne s'en formalisait pas. Bien souvent, il lui faisait penser à un mur infranchissable, insondable même et c'était sans doute ce qui rendait son charme aussi magnétique. Il semblait perdu loin de ce monde-ci, à l'abri dans ses pensées ou ses souvenirs -elle ne saurait le dire- mais en tout cas, plus ici, plus en sa compagnie, sans que ça ne la vexe pour autant. Dans ces moments-là, qui étaient tout de même relativement fréquents, elle gardait le silence, se contentant de l'observer en attendant sagement qu'il revienne à la réalité. Cela ne servait à rien de le brusquer, elle le savait pertinemment, cela n'aurait d'autre effet que de le faire fuir et ce n'était pas ce qu'elle voulait. Les hommes fonctionnaient ainsi, pas besoin d'un diplôme en psychologie masculine pour être au courant. Enfin, c'était inutile pour elle, parce que pour certaines autres... Bref. Alors, malgré son énergie inépuisable et son envie de croquer la vie à pleines dents, la jeune femme prenait sur elle et se montrait capable de patience. Elle savait faire, si elle le souhaitait. Bien qu'elle ne le fasse pas avec n'importe qui. Mais avec Tyrell, elle pouvait se permettre cet effort et de bon cœur qui plus est.

Le ciel s'assombrissait soudain sans que la sorcière ne remarque rien, elle aussi était perdue ailleurs, dans la contemplation du taciturne. Ce n'était qu'au moment où son compagnon se levait vers la rambarde que son champ de vision s'élargissait, lui donnant l'occasion de jeter un œil aux nuages qui approchaient sans même le vouloir. Les changements de météo étaient fréquents et ce n'était pas pour déplaire à Zelyna, au contraire. Elle aimait les nuages, l'absence de soleil, la pluie aussi. Cela lui rappelait ses terres natales et toutes les journées qu'elle avait passé à observer les formes cotonneuses qui se promenaient dans les airs. Et ce n'était pas de mauvais souvenirs contrairement au reste.

L'avocat lui faisait signe de le rejoindre et elle obéissait sans se faire prier. Se glissant au creux de ses bras, elle sentait sa chaleur lui irradier le dos et se laissait aller avec bonheur tout contre lui. « Là d'où je viens, l'on dit que Ragnarok frappera lorsque le monde aura subi trois hivers sans soleil. Et là où les hommes foulent le chemin de Hel, Déesse des Morts, alors le ciel se crevassera. » contait-il à la blonde tout en laissant sa bouche vagabonder sur son cou. Elle se laissait faire volontiers, penchant même doucement la tête pour qu'il s'aventure plus facilement, mais gardait cependant le regard rivé sur l'horizon. Elle adorait qu'il lui narre les légendes de son pays, elle les trouvait diablement plus poétiques que n'importe quelle autre. Sans doute parce qu'il y était souvent question de violence et que c'était un sujet qui la passionnait. Elle imaginait aisément le ciel se fendre en deux et foudroyer sur place toute une lignée d'hommes, se disant qu'elle donnerait tout pour avoir un tel pouvoir. Non pas qu'elle l'utiliserait forcément, elle n'était pas comme sa sœur, ni comme Dorian à glisser du côté le plus sombre des abysses du mal, mais savoir qu'elle était capable d'une telle chose, sentir le pouvoir en elle, la puissance, oui, c'était ce à quoi elle aspirait profondément.

Posant ses mains sur celles de son amant, elle suivait les dérives de ses doigts habiles de son décolleté jusqu'au liseré de sa jupe, nullement perturbée par le fait qu'ils soient en extérieur, en proie à d'éventuels regards indiscrets. Elle s'en foutait complètement à vrai dire, trop avide d'histoires et de plaisir charnel. Savourant chacune des paroles de Tyrell, sa voix grave et sensuelle qui lui chatouillait le ventre là, juste sous le nombril, elle écoutait avec attention les vers qu'il lui récitait. Elle aimait bien quand il lui parlait islandais. Ca le rendait encore plus viril. Elle remontait sa main jusque dans les cheveux du viking, laissant échapper un soupir de satisfaction au moment où il posait ses dents contre sa peau diaphane et ne pouvait réprimer un sourire en écoutant la traduction : « Et personne n'épargnera personne. » La véracité de ces mots résonnait en elle et elle se disait que Tyrell n'aurait pas pu choisir plus approprié à la situation. Cela lui avait immédiatement fait penser à Eliz'yan. Elle avait décidé de confronter sa sœur et elle savait qu'elles ne s'épargneraient pas, ni l'une, ni l'autre. Elles risquaient même de s'écorcher mutuellement, et à vif de préférence. Comme  Zelyna le faisait avec les hommes, habituellement. Et tandis qu'elle souriait, l'avocat concluait : « Parait-il que j'ai toujours su parler aux femmes. » ce qui eut pour effet d'arracher un éclat de rire à la jolie sorcière. « C'est vrai, tu as un don. » répondait-elle en tournant la tête vers lui. « Encore faut-il qu'elles le méritent ! » lui murmurait-elle au creux de l'oreille. Et elle, elle le méritait, elle en était convaincue.

« Et il paraît que moi, j'ai toujours su faire plaisir aux hommes. » renchérissait-elle, pleine de malice. Mais avant que ses dires ne soient interprétés d'une façon lubrique et que la situation ne dérape trop vite, Zelyna reportait son regard sur l'horizon en se mordillant les lèvres tout en posant son index sur la joue de son amant, pour lui intimer de regarder le lac à son tour. Après quelques secondes de concentration, ils pouvaient observer au loin à travers la brume la silhouette d'un bateau viking, tel qu'elle les imaginait. Vu de leur point d'observation, il paraissait minuscule mais il était bien là, fait de bois et la grande voile multicolore hissée. Il flottait quelques instants avant de s'évaporer aussi vite qu'il était apparu, dans un épais brouillard. L'illusion était des plus éphémères mais la sorcière n'était pas en mesure de la maintenir plus longtemps. Et même si elle regrettait de ne pouvoir offrir à l'avocat viking plus que cette fugace apparition, elle espérait néanmoins qu'il apprécierait le geste. « Il est repartit vers des horions plus lointains. J'espère que ça t'a fait plaisir ? » demandant-elle, doucement.
Elle savait que cela le frustrait de ne plus avoir le pouvoir de faire de telles choses, mais elle avait pris le risque quand même. Juste pour lui. Pour lui offrir un petit moment de bonheur, bien que sans aucun doute nostalgique.

Et puis tant qu'à continuer dans le plaisir, elle se retournait vers Tyrell pour venir l'embrasser. Elle n'avait plus vraiment faim de tarte à la rhubarbe, elle avait envie d'autre chose de plus consistant et le lui faisait comprendre. Ses lèvres quittaient celles de son amant pour venir titiller le lobe de son oreille puis descendre, dans une lenteur infinie le long de son cou. Ses doigts fins se glissaient sous le blouson de l'avocat tandis que tout son corps se collait au sien. Elle voulait faire monter le désir en lui jusqu'à ce qu'il ne puisse plus le contrôler. Alors, doucement, ses mains lâchaient le dos du viking pour se glisser sous sa robe et tirer sur ses dessous en dentelle rouge. Avec un sourire des plus enjôleurs, elle mettait sa culotte dans la poche de son amant et s'échappait finalement de son étreinte. D'un pas décidé, elle se dirigeait vers la porte qui donnait accès à la vue panoramique pour la refermer, bloquant ainsi toute intrusion potentielle qui viendrait à bout des escaliers et se retournait vers son compagnon, le regard sans équivoque. « Prends-moi » exigeait-elle.



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Pas besoin de dîner aux chandelles | Tyrell

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