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 Long live a life consumed by slow decay || Keren

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Long live a life consumed by slow decay || Keren   Lun 30 Oct - 8:04

Long live a life consumed by slow decay

Oh, la joie de se rendre dans un établissement qui, il le savait, s’était plié aux règles de la Prohibition. Lui ne fréquentait pas ce genre de cercle de l’enfer nouvelle génération, d’habitude. S’il marchait d’un pas souple et silencieux dans la nuit, dans ce quartier qu’il ne traversait jamais, dans ces plus belles fringues, ou au moins ses plus décentes, c’était par pure amitié. Il n’était pas fait pour le Mary Rose, et très franchement, le Mary Rose n’était pas fait pour l’accueillir, lui. Mais il serait sage. Gentil. Sympa. Ne parlerait à personne. N’en avait pas l’intention, de toute façon. Cet endroit, ces gens, les discussions qui pesaient comme du plomb dans l’air, et les fausses convenances : un autre monde. Le choc des cultures, la réalité contre l’utopie infâme née de la politique moderne telle que les puissants du monde l’ont bâtie et imposée à la population. Eux, à l’abri dans leurs clubs huppés, derrière la porte de leurs énormes maisons, au frais sur leur marbre ; le reste du monde, dans la fange, à crever de faim. Il y avait de quoi grogner. Il y avait de quoi péter des vitrines. Il y avait de quoi lever le poing et gueuler bien haut. Pour les autres, évidemment ; lui ne donnait pas dans la révolte. Tout ça le dégoûtait et le faisait marrer à la fois. Mais les luttes contemporaines, ce n’était pas son truc, et à la limite, la seule injustice absolument insupportable qu’il voyait dans tout ça, c’était l’interdiction de la vente d’alcool. Surtout quand on savait que les membres du gouvernement n’étaient pas les derniers à s’en enfiler derrière la cravate. Là était l’ironie. La bonne blague, qui rendait tout cela supportable. Lui venait au Mary Rose non pas pour réseauter, se montrer ou passer des deals regrettables. Il espérait mettre la main sur la proprio, littéralement mettre la main sur elle. Il tenait sa promesse. Jusqu’à franchir la frontière entre ce qu’il était aujourd’hui et l’homme qu’il avait été un jour.

Au moins n’était-il pas désorienté. L’entrée, le mot de passe, le sale regard au videur qui ne faisait que son job, mais qui le faisait avec trop de plaisir. Les quelques bonhommes présents dans le bar, il aurait pu en reconnaître pas mal, si ça avait eu un quelconque intérêt. Eux aussi auraient pu le reconnaître. S’ils s’en étaient donné la peine, mais personne d’autre qu’eux-mêmes ne les passionnait, de toute façon. Balayant la salle principale du regard, Itzal en conclut qu’Esperanza n’était pas là. Dans les bureaux, derrière, peut-être. Ou dans une salle VIP. Ou dans la cave, en train de se taper la tête contre un mur pour essayer de ne pas penser à l’horreur de sa situation. Peu lui importait, il l’attendrait ici. Au bar. En commandant une merdouille sans alcool, joyeuse et colorée, la boisson des champions. Il fallait bien qu’il soit sage, ici plus que n’importe où ailleurs. Quand bien même il n’était même pas sûr d’avoir assez sur lui pour se payer un seul de ces verres de soupe que le Mary Rose servait en guise de marqueur social. Il s’approcha du bar, son regard tombant sur le dos d’une femme à la silhouette familière. Sans que ce soit évident pour l’œil, tout dans son langage corporel montrait qu’elle discutait avec son voisin, un anonyme de toute évidence plein aux as. Ce qui pouvait tout dire, et rien à la fois, par les temps qui couraient. Mais compte tenu de la clientèle ici, il y avait quasi cent pour cent de chance que ce soit un employé du gouvernement. Haut placé ou pas, cela ne changeait rien. Passable, passe-partout, sans charme, sans rien, alors que la femme qui l’entretenait présentement, c’était une autre histoire. Un couple aussi mal assorti, il en voyait tous les jours dans les pires bouges de Treme ou de Bourbon Street, et soudain, il sut ce qui se tramait ici, et il reconnut la femme.

Cela faisait un moment qu’il n’était pas allé voir Keren. Avec une bonne flasque dans la poche de sa veste. Une de ses activités préférées, faire circuler de la contrebande, pas pour revendre, mais pour distribuer à ses amis et connaissances. Chez les pauvres ou chez les chanceux, c’était la même histoire. On interdisait aux autres, mais on ne se refusait rien. Il savait bien qu’elle bossait, Keren. Que c’était comme ça qu’elle gagnait sa vie. Qu’elle survivait. Ce n’était pas juste parce qu’il s’ennuyait, ou parce qu’il voulait la faire chier. Ça n’avait jamais été comme ça. S’il s’assit à côté d’elle, à sa gauche, tandis que l’autre homme était assis à sa droite, c’était simplement parce que cet homme, justement, n’était pas le client de l’année, pour elle. Ni pour personne. Il ne savait pas ce que l’autre avait raconté à Keren, mais ce neuneu était si bas dans l’échelle du pouvoir qu’il n’avait probablement même pas le droit de cirer les pompes du mec qui nettoyait les chiottes. D’un geste, il commanda n’importe quoi – à quoi bon faire le difficile de toute façon – puis, sans se tourner vers l’adorable petit couple, soupira, bien assez fort pour se faire entendre. « Tant de poissons dans l’océan, et on se contente d’une sardine… » Une sardine encore plus pauvre que lui, cela allait sans dire. Le barman posa un verre – que dire, une monstruosité ! – devant lui, lui annonça le prix en levant les cinq putain de doigts de la main et lui lança un regard menaçant qui voulait bien dire que le compte à rebours avait commencé pour payer la note. Itzal eut la confirmation qu’il n’avait pas du tout assez sur lui pour payer ce machin. Il jeta un regard en coin à Keren, la gratifiant d’un sourire léger par-dessus le verre, qu’il porta à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Long live a life consumed by slow decay || Keren   Jeu 2 Nov - 17:23


« Long live a life consumed by slow decay »



Itzal Macaro & Keren R. Nash
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J'entendais déjà les éclats de rires, les odeurs de cigarettes vinrent réveiller ma mémoire, le tout entremêlé dans une ambiance de réjouissances aussi bien banales que vicieuses. L'humeur festive du Mary Rose reflétait mal les échos des rues. Un paradoxe qui me ravissait tant il m'éffrayait. Je me sentais à la fois bien, chanceuse d'appartenir à cette bulle de bonheur éphémère et si coupable à la fois. Les visages que je croisais, à ne pas y louper, ils avaient tous quelque chose à cacher,  sans étonnement en reflet de l'endroit. Et moi, me direz vous ? Eh bien je ne pouvais me permettre tel ou tel jugement puisque j'entrais dans la danse en connaissant chaque temps, chaque pas que me demandait la valse sectaire qui se déroulait à cet endroit. Un endroit inconnu pour la plupart où seul quelques privilégiés pouvaient prétendre connaître un jour. Heureusement pour moi, je faisais parti de l'élite, pour une fois que je pouvais me vanter d'un tel titre, je ne pouvais qu'être ravie malgré mes interrogations en guise de conscience. De plus, ce soir sera synonyme de délices et d'enrichissement. Un client pas comme les autres, là encore, m'attendait à l'intérieur. Un membre haut placé dans la hiérarchie régnante. Un de ceux qu'il ne fallait pas avoir comme ennemi. Un reste de ma vie passé et heureuse. Mais fi des souvenirs, j'avais besoin de son argent et lui de mon corps, peu importait ce qui nous avaient lié, même la mort d'un homme que nous avions tous deux chéris.

Le bien vivant en question avait une classe naturelle, un magnétisme, un charisme à la fois séduisant et austère. Un ténébreux à la main de fer et au visage angélique. Là était mon plus gros contrat. Intimidée à l'idée de le revoir, je pris le temps d'endosser mon rôle, femme fatale devant la porte d'entrée, une majestueuse féline prête à jouer de ses battements de cils incessants, du roulement de ses hanches dessinées gracieusement par la robe de soirée, et de ses sourires en coin ravageurs. Me voilà femme séductrice et non plus la misérable carcasse qui se traînait ici et là à la recherche d'une quête oubliée depuis longtemps. Un quotidien obscurci par mon apparence et mon attitude trompeuse qui pourtant restait si crédible malgré la dose de courage que j'avalais rapidement avant de rejoindre mon amant-client du soir. On me demanda le code et discrètement je rejoins la salle. Jetant un œil à chaque personne se trouvant sur place, j'avais l'impression de faire tâche au milieu de tous ces bourgeois reconnus, j'avais l'habitude de rester loin de la lumière, de ma calfeutrer dans l'ombre, à l’abri des regards indiscrets pour enfin m'effacer mais là je sentais les regards inquisiteurs se délecter de ma silhouette où de ma longue et sombre chevelure.
Il me fit signe de la main, installé sur une des tables près du bar, il remercia son invité du moment et se leva, reculant ma chaise en signe d'invitation galante.

Merci, je vois que vous ne perdez rien aux bonnes manières, un véritable gentlemen, mais ça ne devrait pas m'étonner après tout...

La discussion s'en suivi, des politesses furent échangées, des regards complices, sa main gourmande qui vint à caresser ma cuisse quand il me confia les problèmes rencontrés au travail où avec sa femme. Encore une qui ne jurait que par son rôle de maman et qui délaissait son homme au plumard, rien de bien original pour ce richissime homme de pouvoir qui en réalité avait beau avoir tout ce qu'il convoitait, n'en restait pas moins malheureux comme les pierres. Était-ce là le secret de chaque despote de ce pays ? Était-ce pour cela qu'ils dictaient leurs règles autoritaires ? Afin de décharger, de partager au monde leur malheur et leur colère égoïstes?

Mes songes et mes gestes habiles de sensualité furent stoppés net lorsque qu'un importun vint à interrompre l'introduction de ma longue nuit de débauche. J'eus à peine le temps de réaliser qui se tenait là, tout à côté de moi, que j'en fus bouleversée. Je perdais presque mes moyens, il eu l'effet d'un guet apens et mes mains se mirent à trembler d'émotions. Jamais je n'aurais cru le retrouver ici, si détendu et provocant comme à son habitude. Il n'en fallait pas plus pour me replonger dans mes souvenirs d'addictions, il avait toujours eu cet effet sur ma personne. Un charme déroutant, une envie de me rapprocher de lui comme jamais je n'aurais cru possible. J'avais bien besoin de verre de whisky en cet instant précis. Il s'en était passé des choses entre nous et j'étais pourtant délivrée de son emprise mais cette sulfureuse attraction se jouait de mon jugement et ce lien indescriptible et si fort eu pour effet de me faire perdre tous mes moyens.
Je me retrouvais là, accompagnée par deux hommes contraires, et pourtant je me sentais si seule. Comment me sortir de cette situation indésirable ? Laisser mon gagne pain, ou délaisser Itzal ? Non, je ne pouvais m'y résoudre, j'étais tellement ravie de le revoir après tout ce temps même si je savais pertinemment qu'il pouvait être un danger à ma couverture... Je me ressaisis donc et essayais tant bien que mal d'éloigner monsieur prestige afin d'échanger quelques minutes avec notre invité surprise. Posant ainsi le bout de mes ongle sur sa joue pour finir dans l'échancrure de sa chemise je lui glissais ces quelques mots.

Tu veux bien m'excuser quelques temps ? C'est un ami de longue date et il ne va très bien en ce moment et en la bonne âme que je suis, je me dois de lui prodiguer quelques attentions, je te rejoins au bar, tu seras un amour.

Il s'éloigna sans poser la moindre question bien que son regard traduisait son étonnement légèrement jaloux... Mon visage se tourna vers lui, je pris quelques secondes discrètes afin d'admirer sa silhouette, je sentais mes yeux pétiller, malgré le moment qui était pour le moins dérangeant, j'étais satisfaite de sa présence et je m'en réjouissais même si je ne pu m'empêcher de me montrer taquine et vaguement ironique.

Alors qu'est ce qui t'amène ici ce soir, tu n'aurais pas pu trouver meilleur moment...



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MessageSujet: Re: Long live a life consumed by slow decay || Keren   Sam 4 Nov - 10:51

Long live a life consumed by slow decay

C’était cruel de sa part de débouler ainsi dans sa vie à cet instant précis, alors qu’elle ne s’y attendait pas. Et un peu maso aussi, Itzal devait bien se l’avouer. Aujourd’hui encore il avait du mal à imaginer quel équilibre leur relation avait pu trouver, un peu comme par miracle, tant cela semblait mal engagé. D’une certaine manière, il avait fait beaucoup de mal à Keren, et pendant quelque temps, en toute conscience, il était resté totalement passif face à la situation. Et pire encore, il avait fallu que cela commence à le mettre mal à l’aise, personnellement, pour qu’il se décide à faire quelque chose. Même si cela aurait été s’accorder trop de crédit que de se croire le seul en cause. Ils avaient été comme un être et son ombre, indissociables et dépendants. Cela ne faisait pas si longtemps qu’elle voyait la lumière au bout du tunnel, du moins en avait-il l’impression. Il aurait dû couper les ponts avec elle, au moins quelque temps, disparaître de sa vie – c’est bien ainsi que fonctionne la désintoxication, après tout. Mais il n’avait pu se résoudre à l’abandonner. Il n’avait pu se résoudre à l’imaginer en train de se laisser mourir dans un recoin de chez elle, parce qu’elle aurait lâché prise, parce qu’elle aurait juste cessé de vouloir autre chose que lui, et que lui serait parti. Mettre le bordel dans l’existence de quelqu’un et s’en laver les mains, ce n’était pas son genre, et de toute façon, il était trop tard pour lui tourner le dos, elle était devenue une amie, le reflet de toutes ces femmes, ces camées, ces prostituées, qui avaient ponctué sa vie d’enfant et d’adolescent.

Il y avait du progrès, certes. Fut un temps où s’il avait passé le pas de sa porte ils n’auraient même pas échangé une parole. Pouvoir être assis à côté d’elle, même s’il la sentait fébrile, même s’il voyait ses mains trembler légèrement, c’était une victoire en soi. Il y avait du progrès, mais la route était encore longue, comme on disait dans ces cas-là. Lui-même se sentait toujours un peu inquiet en sa présence, en sachant ce qu’elle avait fait de lui, ce qu’elle savait de lui, ce qu’elle savait qu’il savait au fil de toutes ces fois où il avait vu défiler, en vrac, sa difficile existence. Une intimité qu’il aurait voulu ne jamais pousser jusque-là, ne jamais encourager, mais le mal était fait. D’un œil amusé, il la regarda gérer son client du soir avec subtilité et naturel, l’envoyant bouler un peu plus loin. Itzal adressa un sourire au type, qui jeta un regard noir. Qui n’allait pas bien, d’abord ? Il allait très bien merci. Il tourna son attention vers Keren, enfin seuls tous les deux. « Je trouve aussi que mon timing est parfait. Faire du business avec ces types-là ne t’attirera que des ennuis. » Il suffisait qu’un jour, le service de renseignement de gouvernement demande des comptes à ce mec sur ce qu’il faisait de sa vie privée, et l’autre n’hésiterait pas à leur jeter Keren en pâture pour sauver sa peau. Dans ce monde, les coupables étaient toujours les mêmes, toujours les gens comme elle, et jamais les riches et les puissants. Cela au moins ça n’avait pas changé, il fallait plus qu’une petite apocalypse pour abolir les privilèges. « Je suis venu voir une amie, et on dirait bien que je l’ai trouvée. Comment vas-tu ? »

Une question qui pour une fois était lourde de sens. Ce n’était pas juste ces mots que les gens se jetaient chaque matin au visage en attendant au retour d’autres paroles tout aussi creuses, convention sociale machinale et stérile. Il faillit poser la main sur son bras, mais c’était là un geste qui n’avait rien d’anodin en ce qui les concernait. Et puis, au-delà des conséquences connues d’eux-seuls que cela pouvait avoir, il n’avait pas non plus envie d’attirer des ennuis à Keren par rapport à son type assis un peu plus loin et qui ne les quittait pas des yeux. Peut-être était-il juste jaloux. Peut-être se demandait-il qui était Itzal. Pour l’instant, cela n’avait pas d’importance. Et il savait bien que malgré ses paroles, Keren ferait bien ce qu’elle voudrait. S’il avait jamais eu la moindre influence sur elle, c’était d’une façon plus négative qu’autre chose.

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