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 Dead men's lullaby. [ ft. Moïra ]

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ANIMAL I HAVE BECOME

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↳ Opinion Politique : Profondément anti-Gouvernement.
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MessageSujet: Dead men's lullaby. [ ft. Moïra ]   Lun 30 Oct - 21:24


« After all, what's a life, anyway ? We're born, we live a little while, we die. »



Owen & Moïra
featuring

Neige qui crisse sous les chaussures, buée qui s'échappe d'entre les lèvres, condense dans l'air à chaque effort fourni. La pente est raide, la neige rend l'ascension difficile, camouflant les racines hors sol des arbres. Un peu d'inattention et il risquait de se tordre une cheville, chose peu souhaitable quand on est en pleine forêt, loin de tout. Le soleil n'est pas très haut dans le ciel, signe que la matinée ne vient que de commencer. Pourtant, il ne se souvient plus réellement de l'heure de son départ. A vrai dire, il ne se souvient pas franchement de ce qu'il faisait il y a une dizaine de minutes, comme s'il ne reprenait conscience que maintenant. Sentiment étrange.

« T'es lent, mec. » Ça se moque devant. Les iris quittent la poudreuse pour se focaliser sur la source du reproche. Damian. Quelques mètres devant, qui le toise, adossé contre un de ces sapins qui composent les paysages tant appréciés de son Etat natal. Owen ne pipe mot et se contente pour l'instant d'afficher un simple rictus. Étrangement, la présence de son frère le réjouit. A la façon d'un être cher que l'on revoit après des années sans nouvelles. Ça fait du bien, ça réchauffe les os et le cœur. Alors il hâte le pas, fend le manteau blanc pour rejoindre le moqueur. En vain. Plus il avance, plus il recule. Plus Damian s'éloigne. Owen se presse un peu plus, mais les arbres se resserrent, agrippent le tissu des vêtements, envahissent le champs de vision.
« Putain. » Il grogne. Il tempête. Il brise les branches qui le ralentissent mais bientôt le voilà piégé. Branches et racines le maintiennent immobile, emprisonnent bras et jambes, ligote le cou. Et alors qu'il ne peut plus bouger, en face, la silhouette de son cher frère disparaît, effacée par les flocons qui s'abattent de plus en plus le sol.
Cauchemars qu'il est entrain de vivre, il voudrait se jeter à sa recherche. Sauf que.. Là, à sa cheville, ça s'agite. Une racine qui se met à le secouer, par à-coups.

« Hm.. Hmmm ! »

Difficilement les paupières s'ouvrent. Et vas-y que ça papillonnent, pendant plusieurs secondes tandis que le Loup s'habitue à la luminosité. Il râle, proteste face au réveil qui s'accompagne d'une légion de masses qui se mettent à marteler les neurones alors que les sens reprennent du service. Sons, odeurs.. Tout lui arrive en même temps, véritable raz-de-marée d'informations. Parfums de terre, d'alcool, de tabac. Bruit du vent, chants des oiseaux.. Il se passe quoi là ? Le pauvre, il est perdu. Par contre, il sent que ça continue de secouer au niveau de sa cheville. Manquerait plus qu'une bestiole s'amuse avec sa jambe. La gueule se penche, le regard en vrac qui se posent sur l'origine du dérangement. Un escarpin. Avec un pied dedans. Relié à une jambe. Sourcils qui se froncent alors la Bête bascule sur le dos pour avoir un meilleur aperçu de l'insolente qui venait le sortir de son sommeil. Il remonte le long de la jambe, jusqu'à atteindre la crinière flamboyante et le visage qu'elle entoure. Une seconde, deux secondes, trois.. Il lui faut du temps pour traiter l'information. Moïra. Voilà qui se tenait au-dessus de lui. Sa patronne.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Une paluche qui vient se poser sur sa gueule et frotter les yeux. Le gros de la fatigue qu'il espère ainsi chasser tant bien que mal. Coup d’œil à gauche, coup d’œil à droite. Il discerne des structures, disposées en rang. Plaques épaisses de pierre sortant du sol, mémoriaux pour les âmes en peine. Owen reconnait des tombes puis l'endroit. Le cimetière St. Louis. Brouillard de la mémoire qui se dissipe. Les souvenirs affluent. Il se rappelle la veille. Se recueillir une fois la nuit tombée était devenue une habitude. La nuit offre une intimité rare qu'il n'avait pas besoin de briser en usant de lampe torche. L'avantage de sa condition. Il se rappelle avoir parler de longues heures, de tout et de rien, véritables monologues offerts à une oreille qu'il espérait attentive. Et il se rappelle les cigares et la bouteille de whisky. D'ailleurs, où était-elle ? Il cherche, fouille les environs jusqu'à récupérer l'objet convoité. La gueule de bois en devenait facilement explicable, seul un fond de liquide ambré stagnait. Soupir qui s'échappe, une épaule qui s'hausse avec désinvolture et voilà l'Animal qui fait claquer le goulot contre la stèle mortuaire. « Santé. »

L'alcool est ensuite porté aux lèvres tandis qu'il s'en remplit l'estomac d'une rasade. Soin du mal par le mal, petit-déjeuner à vocation de lui secouer les puces et de noyer ses tristes pensées. Là. Ce n'est qu'une fois ceci fait que le Loup ne se décide à reporter son attention sur la Rouquine et les raisons de sa présence ici. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Aux dernières nouvelles, le cimetière ne faisait pas partie de ses lieux de fréquentations préférés.




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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Re: Dead men's lullaby. [ ft. Moïra ]   Mar 7 Nov - 1:00


Dead men's lullaby


❝ after all, what's a life, anyway ? we're born, we live a little while, we die. ❞

owen ⊹ moïra
Un cocon mortuaire à défaut d'être mortel. Ça avait été sa demande, sa seule et unique demande contre les informations. Le cash ne comptait pas vraiment, parce que c'était avant tout une histoire de business. Et les affaires ne pouvaient se faire sans quelques billets, Moïra l'avait appris à force d'épreuves et de circonstances. A l'abris des regards indiscrets et des oreilles attentives, c'était l'absence que son rendez-vous avait recherchée avant tout. L'absence de monde, la blancheur de la mort avait attiré son attention afin de ne pas entacher sa réputation. Rares étaient ceux qui voulaient se retrouver mêler à la mafia, cela était inadéquat dans un monde bridé à la surface. La Rouquine connaissait que trop bien ce monde, pour en avoir fait partie, elle en saisissait les contours et maniait les ficelles comme personne. Parce qu'elle avait été le Juge ordonnant aux bourreaux. Elle avait fait tomber le couperet d'une justice souillée.

Aujourd'hui, elle regrettait amèrement cet aveuglement qui avait été le sien. Dès lors, son besoin de justice s'était finalement transmuté en vengeance, et son adoration s'était transfigurée en haine. Le gouvernement, elle se jouait de lui, comme un marionnettiste peut tirer les ficelles du pantin. Ces tombes, ce rappel de la mort, la ramenait inlassablement à ses échecs passés. A sa propre mort sacrifiée dans le linceul de la honte et de la misogynie ; A la disparition de son frère cher à son cœur qu'elle espérait vivant, quel que soit sa condition. Après tout, c'était un peu pour lui qu'elle faisait tout cela. Le danger, elle l'amenait au cœur de sa maison pour les plus téméraires ainsi que les plus suicidaires. Et dans le fond, elle était la pire d'entre tous, parce que ses motivations étaient filiales. Et de quoi pouvions-nous être capable, par amour de son sang ? Du pire, lorsque ce n'était pas simplement le meilleur.

Quelques mots échangés, et une enveloppe qui passait de la main à la main, tout cela.. Ce n'était qu'une histoire d'échange de petits papiers. Un échange de petits papiers au cœur d'un cimetière où les témoins ne pouvaient plus parler depuis trop longtemps. Lorsque finalement la silhouette de son rendez-vous s'éloignait, Moïra jetait un coup d'œil distrait au ciel. La fraicheur du matin s'heurtait à son long manteau blanc, elle cherchait à s'insinuer en dessous, à la faire frissonner. Mais elle lui semblait, jusqu'à là particulièrement imperméable tandis qu'elle tournait les talons en direction de la sortie des lieux. Ses escarpins s'enfonçaient à peine dans le sol meuble que la rosée du matin avait attendri, et déjà, elle nichait ses mains dans les poches de son manteau, parce qu'il était là le frisson provoqué par la fraicheur matinale.

Soupirant durant son avancée, la Mafieuse s'arrêtait lorsque son oreille percevait un son fugace mais assez lourd pour attirer son attention. Elle n'était pas seule. La méfiance demeurant sa maitresse la plus fidèle, la Rouquine coulait une œillade attentive sur les alentours jusqu'à apercevoir l'amas d'une silhouette effondrée parmi les pierres tombales. L'espace d'un instant, elle choisissait de laisser sa curiosité la pousser jusqu'à cette silhouette qu'elle devinait finalement masculine. Alors même que les contours d'Owen se dessinaient dans le décor de la Rouquine, elle prenait de longues secondes avant de le reconnaitre. Sa carrure aurait pu lui permettre mettre la puce à l’oreille.. Mais finalement, c'était ses traits tirés par un lendemain alcoolisé qui permettaient à l'Everett de l'identifier.
Son avancée s'arrêtait à ses pieds tandis qu'elle le contemplait depuis ses hauteurs. Un sourcil haussé, elle le jaugeait même jusqu'à analyser la bouteille d'alcool vidée de son contenu. La conclusion était bien vite faite alors qu'elle en revenait à ses traits. Cette première question qu'il lui offrait et finalement, qui prouvait qu'il était sorti de son brouillard ambré la laissait muette pendant de trop longues secondes. Des secondes qu'Owen exploitait pour finir le contenu de sa bouteille désormais pleinement consommée.

A son toast, elle ne fit que pincer les lèvres. Et c'était à la suite de cela qu'elle se décidait enfin à se détacher de son mutisme. « C'est plutôt à moi de te demander ce que tu fais ici. Ce n'est pas l'endroit idéal pour faire la fête.. Qu'elle soit célébrée seule ou accompagnée. » C'était plus que certain selon Moïra. Ajoutant à cela qu'il aurait pu tomber sur bien pire qu'elle, dans un lieu pareil. Claquant sa langue contre son palais à son ultime question, elle se demandait pendant un instant quand est-ce qu'ils étaient devenus si intimes, au point qu'il la tutoie. Dans le fond, c'était un fait aussi insolite que la situation en elle-même. « Dois-je réellement te rendre compte de mes activités, Owen ? » Qu'elle l'interrogeait, non sans un sourire serein. Elle était bien curieuse de le savoir. Pour tout dire, la Mafieuse ne voulait et ne pouvait compromettre son rendez-vous passé, pas même pour un des membres de la Nemesis. Encore et toujours, les affaires demeuraient les affaires, aussi simplement que cela. « Il y a des endroits plus discrets pour braver la prohibition. Je sais, c'est un peu ironique en sachant que les morts ne devraient plus trahir personnes. » C'était une évidence alors qu'elle enchainait aussitôt. « Mais tu aurais pu tomber sur bien pire que moi, n'est-ce pas ? » Elle ponctuait ses propos d'une flexion des genoux afin de se mettre à son niveau et attraper la bouteille vide entre l'index et le pouce, et ainsi observer l'étiquette avec attention. « Une telle marchandise gâchée seul. C'est un sacrilège. » Et la bouteille était finalement reposée au sol.

Son visage signait à la négative tandis que son regard se hasardait finalement sur l'inscription de la pierre tombale qui se trouvait derrière Owen. Ce nom qu'elle finissait par déchiffrer faisait appel à sa mémoire et trouvait aussitôt un écho alors qu'elle se figeait durant quelques secondes. C'était donc pour cela qu'il était là. Pour consommer une fois de plus son deuil impossible à faire. Cette histoire, elle la connaissait pour la vivre, elle-même. Sauf qu'elle refusait d'accepter la mort, elle la chassait du pas de sa porte en espérant un retour de la vie. Inspirant finalement profondément, elle détournait le regard afin de finalement porter ses prunelles vertes d'eau sur celles de son vis-à-vis. « Tu empestes l'alcool. » Qu'elle concluait finalement, avec toute la placidité dont elle était capable.  

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