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 Simple Math [PV Moïra]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Simple Math [PV Moïra]   Mar 31 Oct - 0:40

Simple Math
It's how our bodies even got here. Sinful math, the ebb and flow to multiply. What if I was wrong and no one cared to mention ?  What if it was true and all we thought was right was wrong ? Simple math, the truth cannot be fractioned either way. I imply to mitigate the guilt, we could align. A perfectly constructed alibi to hush the violent guilt that eats and never dies. In actual blame, they called me once the dark divide.


Les pas vont et viennent. Deux en avant, trois en arrière. La volonté flanche dès que la dérision s’invite dans la caboche. Ce qu’il fiche ici, il ne le sait déjà plus. Les mains raclent le fond des poches, serrent nerveusement les objets s’y trouvant. La colère n’est qu’une vague qui saccage l’organisme. Une marée capricieuse qui éparpille un peu de son écume dans la rétine, y dresse une tristesse étrange mais vorace. L’amertume en bordure des lèvres, le regard se porte une fois de plus sur une silhouette douloureusement familière. L’ironie l’oblige à reculer une fois de plus. Ce même homme a un jour, propulsé son cadet sur une route bétonnée par les méfaits. Cette personne se retrouve bercée par l’illégalité et veut en interdire l’accès à sa protégée. Risible, il en a bien conscience. Peut-être qu’il a appris de ses erreurs. Les pensées s’orientent vers la jambe fracassée de Tobias, le chagrin creuse de nouvelles rides dans la chair déjà bien trop détériorée par les épreuves et le temps. L’émotion ravageuse s’amplifie alors qu’il se rappelle de la gamine recueillie, dévorée par un zombie. Parfois, il se dit qu’il fait un mauvais transfert et que cette autre gosse ne le ramène qu’à Elena. Souvent, il revoit Lisa et alors, il se dit que peut-être. Peut-être qu’elle porte en elle un peu de son ADN. Et tant que ce doute s’insinue dans l’esprit, il ne peut pas quitter cet endroit. Pas sans avoir tout tenté pour la retirer, elle, de là.

Depuis un recoin de la pièce, il l’a bien observée, Maggie. De surprise en effroi face à ce nouvel emploi qu'elle s'est décotée. Attitude revêche habituelle, gestuelle identique, pourquoi s’inquiéterait-il ? Des regards lubriques ont couru sur ses courbes, quelques mains ont tenté de lui dérober un bout de peau. Sans parler de la menace constante planant sur les occupants de cet établissement, la milice traquant jusqu’au dernier mafieux et le réduisant en cendres. Si l’arnaqueur ne se soucie pas de sa damnation, ce n’est pas le cas pour celle de sa potentielle progéniture. Un peu tard pour jouer la figure paternelle et pas bien équipé pour la ramener à ce sujet de toute manière. C’est pour cette raison qu’il veut agir dans l’ombre. Le danois ne s’est pas montré, ne l’a pas abordé. Il est resté cloitré dans son pan de la pièce d’où elle n’a pu l’apercevoir. Oswald n'espère même pas la  raisonner. Il n’a pas cherché à le faire d'ailleurs. La parole d’un escroc ne peut revêtir la crédibilité dont il aimerait pouvoir se parer en avançant plus d’un argument. Il n'a même pas pu briser les doigts de ceux qui l'ont approchée.

Comme à son habitude, le faux détective trompe, joue et s’invite là où le péril guette. Son plan est sommaire, même relativement bancal. Mais il a le mérite d’exister. Ne reste plus qu’à l’exécuter. Au milieu de ses divagations, il se raccroche à l’idée que l’employée désertera sous peu son poste et agira quand elle ne pourra plus assister à ce qu'il s'apprête à réaliser. Il ne veut pas qu’elle le voit  s’égosiller afin de la faire renvoyer. C’est pour son bien qu’il s’entend penser, cherchant à se convaincre du bienfondé de son action. Il n’aime pas la savoir là, définitivement pas. Et se refuse à lui dévoiler cette réalité. Elle ne comprendrait pas. Ou bien, elle finirait par se douter. Il ignore ce qui serait le pire au fond. Alors que la jeune adulte termine son service et déserte le club, le scandinave achève cette dualité. Les flacons remplissent la paume. Combien de temps avant que la rouquine ne débarque ? Difficile de capter son attention, atrocement ardu de croiser son regard. Elle semble mettre un point d’honneur à le fuir. Trop intelligente pour ne pas avoir flairé le danger qu’il représente mais pas assez stupide pour se passer du fric qu’il dépense régulièrement. C’est du moins la déduction qu’il a tiré et qui l’amène à se trouver là, le sang claquant dans chaque fiole.

La discrétion s’absente quand il beugle sans subtilité aux clients, les bénéfices de son petit stock personnel. Sans le moindre embarras, il poursuit son petit trafic, amasse même plusieurs billets durant l’opération. Quitte à se faire potentiellement virer cette fois-ci, du Bones, autant terminer sur une note positive. Le roublard continue son petit manège jusqu’à voir la patronne émerger de quelque endroit obscur pour sans doute, intercepter les transactions. La nervosité gagne immédiatement le détaché. Difficile de garder la face devant la trentenaire. Impossible de lui mentir, de se rattraper d’une pirouette étudiée. La damnée déjoue toutes ses stratégies et le met en défaut. Loin d'être stimulé par ce challenge, le trafiquant s’interroge sur sa capacité à lui dire la vérité sans trop se dévoiler. Sans réussir à faire passer l’idée qu’il est peut-être intimement lié à la femme qu’il veut faire renvoyer.

Accoudé au comptoir, l’infecté se surprend à dépenser une partie de l’argent récolté dans  quelque alcool. Le breuvage meurt sur sa langue, liquide qui n’a pour saveur que celle de la suie. Conséquence immédiate de la transformation, malédiction de cette enveloppe marquée par la fièvre. L’ébriété ne lui est pas permise. Cependant, il croit pouvoir trouver un semblant d’audace au fond de son gobelet. Placardant à ses traits tirés, une expression arrogante dont il a le secret, il salue d’un signe de tête la propriétaire des lieux. Il agite presque l’ensemble de son butin sous les yeux de cette dernière en priant pour qu’elle ne laisse pas un de ses molosses régler le problème à sa place. Pas du genre à se salir les mains. Il espère seulement attiser sa curiosité.

Dans cette optique, l’impétueux attrape un second récipient et s’approche d’elle nonchalamment sans oublier de mettre en avant la pactole qu’il a collecté ici même ainsi que la marchandise clandestine qu’il a ramené pour se faire. Un air de défi illumine la pupille tandis qu’il tend le contenant à son interlocutrice. « Un petit verre m'dame ?  Offert par la maison. ‘Sont généreux vos clients. » Provocation gratuite pour l’obliger à se pencher sur son cas. L’amener là où il le désire. Au sujet de toutes ses préoccupations. Il sait pertinemment qu’il joue avec le feu. Et il sait tout autant qu’il aime généralement se brûler. L’instinct de survie, toujours défectueux. L'insolence, elle, intacte.

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MessageSujet: Re: Simple Math [PV Moïra]   Mer 22 Nov - 3:38


Simple Math


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oswald ⊹ moïra
Dans le brouillard sonore d'une prohibition bafouée avec arrogance, Moïra était là. Elle était là, au creux d'une alcôve qui lui offrait discrétion et intimité. Ennuyée par un tête-à-tête imposé par un endetté, elle demeurait installée en Reine sur sa banquette. Depuis son perchoir, elle ne le surplombait pas, mais ici.. Ici, au Bones, c’était avant tout son royaume et nul ne pouvait la détrôner. Elle se sentait en sécurité, même si le danger suintait et dégoulinait des corps enfiévrés, allant parfois jusqu'à éclabousser de carmin les murs. Téméraire, en recherche, la Rouquine n'avait pas peur de son commerce, parce qu'il lui avait permis de survivre dans un monde où l'injustice l'avait giflé si brutalement qu'elle en avait gardé les traces jusqu'au fin fond de son âme.
Alors oui, ici, elle était la Reine, et son endetté était son bouffon. La goute de sueur glissant sur la tempe, le regard fuyant vers un colosse qui le couvrait de son ombre dangereuse, il bafouillait des promesses de remboursement, et Moïra l'écoutait d'une oreille attentive, son regard vert d'eau accroché au sien. Elle le dépouillait de son âme, fouillait les moindres recoins de son intimité mentale, jouant ainsi à un jeu qu'elle connaissait bien pour en posséder chaque carte. Beaucoup de monde savaient que la tromperie n'était pas une audace dont on pouvait se parer face à la Mafieuse.

Mais lui.. Il osait. Il osait malgré ses scrupules, parce qu'il était au pied du mur de sa vie. Il n'avait aucune échappatoire, que ce soit au Bones, face à la Rouquine ou même dans la rue. Il était un rat dont la seule sortie de secours se trouvait derrière un piège mortel qu’il devait déclencher. Moïra ne souriait pas à cette métaphore pensée, bien au contraire. Ses traits s'étaient figés alors qu'elle croisait les bras lentement. « Je ne suis jamais disposée à entendre un mensonge, surtout lorsque dans le fond, on aimerait me demander une faveur. Alors, selon vous Monsieur James, que devrais-je faire ? Vous balancer dans une cage et vous faire affronter un zombie afin de vous faire payer votre due ou vous faire confiance ? » La goute à sa tempe coulait, la panique crispait ses muscles et la Damnée observait le processus se dérouler sur son corps déjà usé par un monde injuste. Il bafouillait, ne trouvait pas de réponse. Parce qu'aucune n'était bonne, il l'avait compris. « Vous ne m'inspirez pas confiance. »

Cet aveu tombait tel un couperet sur la gorge du malheureux alors que Moïra regardait s'avancer d'un pas son colosse. Elle lui faisait signe d'arrêter tandis qu'un autre faisait son entrée. Il se penchait pour venir lui murmurer quelques mots à l'oreille. Pour toute réaction, le regard la Mafieuse se plissait et un orage glissait au sein de ses prunelles. Son endetté n'était pas sa seule perturbation de la soirée. Décroisant les jambes et les bras, elle se relevait d'un mouvement souple et passait à côté de son vis-à-vis. « Gardez-le-moi de côté. » C'était adressé au colosse alors qu'elle s'échappait de son alcôve afin d'atteindre la salle de jeu du Bones.

Une main glissait de sa robe blanche qui épousait ses formes jusqu'aux genoux, à sa longue crinière embrasée qu'elle dégageait d'un geste lent et mesuré tandis que son regard vagabondait sur l'assistance. Parmi les bienheureux ainsi que les damnées, il y avait Oswald qui criait à qui voulait l'entendre que sa came ne demandait qu'à trouver preneur. Et il trouvait acheteurs, elle le voyait bien.
Le voleur d'énergie, elle le reconnaissait. Moïra l'avait étiqueté comme étant un habitué. Son intérêt pointu pour les jeux d'argent faisait de lui un bon client.. Mais depuis peu, elle avait bien saisi qu'il était agité. Un peu trop à son goût. Mais son animation personnelle n'avait jamais véritablement nuit à l'épanouissement du commerce de la Mafieuse, alors, elle avait gardé son visage en mémoire mais ne s'était pas attaché à la portée de ses méfaits jusqu'à là.

Mais ce soir, l'Everett avait pleinement conscience qu'il allait trop loin. Le business était le business.. Et leurs affaires devaient se faire sous la table, et non à découvert. Le Bones n'était pas un marché aux puces, spécialisé en produits illégaux. Avançant alors dans le sillage de son homme de main, Moïra glissait parmi la foule sur ses talons hauts alors qu'elle s'arrêtait finalement non loin à l'apostrophe - qu'elle jugeait grossière - d'Oswald. L'observant longuement de ses prunelles d'eau, elle restait ainsi pendant quelques secondes jusqu'à ce que son gorille tende la main vers l'épaule du téméraire pour le sortir de là en grognant quelques menaces. Elle l'arrêtait en posant sa main sur son poignet, l'invitant ainsi à suspendre son mouvement.

« Je m'en occupe. » Il reculait d'un pas à cet ordre qu'elle n'avait pas besoin de formuler. Un sourire simple lui était adressé alors que finalement, ce dernier se défilait sur ses lèvres afin de s'accorder à l'expression nouvelle qui se dessinait sur les traits de la Rouquine lorsqu'elle portait son attention sur Oswald. Un coup d'œil rapide était jeté en direction de son cash et de ses fioles. « Veuillez me ranger tout cela. » Cet ordre relevait de la bienveillance, sur l'instant. Mais l'orage grondait dans son timbre et surtout dans son regard. « Inutile de m'offrir un verre qui viendrait de Ma Maison. » Possessive lorsqu'il était question du Bones, cette demeure aux milles dangers représentait ce qu'elle était et ce qui lui tenait à cœur. « Allons dans un coin tranquille. »

Cette invitation, si simplement formulée était adressée avant tout à son Intriguant afin qu'il lui emboite le pas alors qu'elle se détournait. Son homme de main s'assurerait qu'il suive sans que cela ne nuise à l'ambiance enfiévré et joueuse du Bones. Ils n'avaient pas énormément de chemin à faire, la foule était leur seul obstacle jusqu'à ces rideaux de velours qu'on venait soulever afin de révéler le confort d'une alcôve parmi d'autre, permettant de jouer, de commercer ou de s'entretenir en toute intimité. Dans celle-ci trônait une table, une banquette sur laquelle se glissait la Rouquine et finalement une chaise qu'elle désignait de la main à Oswald. Une fois chacun en place, Moïra observait son vis-à-vis et finalement son homme de main à qui elle faisait un signe de disposer en toute simplicité. Un nouveau sourire fugace passait sur ses lèvres avant de s'évanouir lorsque ses prunelles s'accrochaient à celles du Voleur d'énergie.

« Bien. Que cherchez-vous ? » Elle l'interrogeait de but en blanc. La Mafieuse était loin d'être dupe, elle avait remarqué le manège de son vis-à-vis depuis bien longtemps. « Est-ce mon attention que vous cherchiez à obtenir ? Parce que je doute que cette manière de vendre votre sang soit une politique marketing innovante. » C'était impossible selon elle. Parce que jusqu'à là, il s'était conduit tel un client comme un autre.. Et puis, soudainement, quelque chose avait changé. C’était le déclencheur qui intéressait Moïra, elle voulait connaitre la source des agissements d’Oswald.


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MessageSujet: Re: Simple Math [PV Moïra]   Dim 3 Déc - 23:34

Le regard attiré par la patronne, ne prend même pas en considération la présence du videur. Difficile de tourner les yeux, la rouquine en impose sans devoir réellement faire d’effort. Sa stature confère à sa position de leadeur, un avantage certain. Peu d’hommes ont pu égaler ce charisme naturel et cette autorité silencieuse. Du moins, le danois n’a pas le souvenir d’avoir croisé si souvent que ça, des personnes possédant une telle prestance. Cela ne l’empêche pas d’agir avec immaturité et d’abuser de son insolence. A bien y réfléchir, cela l’incite seulement à se montrer impertinent. Vieille habitude d'adolescent de ne jamais se plier à ceux qui tentent d’user de leur pouvoir pour contenir le chaos qu’il ne peut s’empêcher de produire. La contradiction absolue qui ne peut nullement jouer en sa faveur à l’instant. Il en a conscience mais chasser le naturel, il revient au galop. Dès lors pourquoi se fatiguer à retenir quelques paroles fâcheuses ?  Il se demande si Moïra réalise l’effet qu’elle produit en arpentant son club. Certains vont jusqu’à se taire, d’autres réajustent leur position sur leur siège. Beaucoup veulent l’impressionner, roulent des mécaniques sur son passage. Pauvres petits mortels à qui elle ne daigne pas jeter le moindre coup d’œil. l’atmosphère bascule, elle a quelque chose de plus tendue et de plus électrique. En cela, on reconnait la réussite de la propriétaire des lieux, elle a su assurer sa légitimité.

Les paluches du molosse le frôlent. Il ne réagit pas ni aux gestes, ni à la voix. La menace et le danger ne l’inquiètent pas outre mesure, ce qui rend son instinct de survie relativement défectueux. Au moins, il n’a pas attaqué l’employé. Un bon point pour lui, non ? La trentenaire semble être de cet avis également. Du moins l'interprète-t-il ainsi quand elle en vient à calmer directement la brute. Un sourire un peu trop narquois étire les lèvres de l’arnaqueur alors qu’il fixe son opposant. Il s’amuse un peu trop de la situation sans doute mais d’ici quelques minutes, il doute que ça soit encore le cas. A l’injonction, il obtempère avec beaucoup d’indélicatesse, rassemblant ses fioles avec peu de soin et provoquant le plus de potin possible pour marquer le coup. Sans se départir de sa malice irritante, il réplique ainsi au nouvel ordre de la rousse. « C’est le genre d’invitation qui ne se refuse pas. Surtout quand elle provient d’une jolie femme. Les coins tranquilles, j’adore ça moi aussi. » Provocation gratuite. Il joue toujours trop avec les limites. A vrai dire, il ne sait même plus à quoi elles ressemblent. Cela fait trop longtemps qu’il les outrepasse pour savoir où elles se situent encore.

Le quadragénaire adresse une œillade quelque peu enjouée au garde pour faire bonne mesure. C’est une façon de camoufler sa nervosité. De Maggie, il n’en parle jamais. A personne. Un secret qu’il protège avec obsession et ça, pour plusieurs raisons. L’effleurer devant témoin ne lui plait décidément pas. Mais il a déjà décidé de foutre sa fierté au placard afin de la préserver, elle. Un peu tard pour agir en père – et encore, s’agit-il seulement réellement de sa fille ? Il se trouve ridicule. Sa stupidité lui donne même envie de rire aux éclats. Seul un rictus un peu tordu traduit ses états d’âme néanmoins. Les prunelles avisent la parcelle qu’occupe généralement sa gamine. Pas encore revenue de sa pause. Tant mieux. « Ce cadre intime est tout à fait délectable. » commente-t-il toujours en adéquation avec son comportement antérieur alors qu’il franchit les rideaux à la suite de son interlocutrice. Il dispose sa marchandise machinalement devant lui sur la table comme s’il s’apprêtait à faire une nouvelle affaire. Cela a quelque chose de rassurant de voir le fruit de son crime, de mettre une barrière un peu professionnel derrière une histoire bien trop personnelle.

Avec peu de bienséance, il s’installe sur la banquette en s’affalant à moitié tandis que le pantin se fait congédier. Elle ne le craint donc pas. A tort ou à raison ? « Enfin seuls. » Il ne sourcille pas un instant quand les iris adverses accrochent les siennes, pas plus quand elle se montre affreusement directe. Il ne peut rien lui cacher à cette femme. Ça l’horripile au plus haut point. « C’est marrant que vous présentiez les choses de cette façon. Parce que vous voyez la belle liasse de billets que je tiens dans ma main droite présentement me dit le contraire. Ne soyez pas jalouse. Je peux peut-être vous donner des tuyaux en matière de marketing. Puis, je suis pas rancunier, je peux vous faire quelques prix à vous, ‘savez. » Il agite une fois de plus les coupures sous le nez de la damnée avant de soupirer. « Moi qui croyais que vous alliez me proposer un petit rafraichissement à votre tour vu que c’est votre maison comme vous l'avez précisé. Votre hospitalité laisse à désirer si vous voulez mon avis. Heureusement que j’ai pas à me plaindre de la vue. » Les doigts coulissent dans la tignasse machinalement alors qu’il cale sa tête contre le mur avec une assurance totalement factice. S’acheter du temps ne résout pas du tout la situation et ne changera rien à l’issue de l’entrevue. L’objectif, il ne le perd pas de vue et doute pouvoir l’esquiver trop longtemps.

Le temps, c’est de l’argent. La tenancière doit sûrement vouer un culte à cet adage. Raison de plus pour ne pas faire trainer la conclusion. « Je ne sais pas ce qui vous fait penser que je réclamais votre attention mais puisqu’on est là en train de causer, autant en profiter. Y a peut-être un truc que j'aurais aimé savoir. Votre nouvelle employée là… Mathilda ? Martha ? Marjorie ?... Ma quelque chose quoi… Elle a été embauchée y a combien de temps au juste ? La gosse là, qui a qu’une vingtaine d’années à tout casser. » Un air faussement désintéressé chiffonne ses traits. Que pourra-t-il inventer encore pour parachever son détachement totalement impromptu ? Il y travaille encore mentalement.

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MessageSujet: Re: Simple Math [PV Moïra]   Jeu 18 Jan - 17:36


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Retarder l'inévitable en plaçant une échéance. C'était ainsi que Moïra avait fonctionné en relevant les agissements d'Oswald. Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait agir de manière irraisonnée. Ce n'était pas la première fois qu'il passait du blanc au noir, qu'il basculait sans raison. Elle avait d'abord songé au fait qu'il puisse posséder un tempérament lunatique, et finalement, son instinct lui avait susurré qu'autre chose se tramait sous la surface bien trop tumultueuse des agissements de cet inconnu. Bien souvent, il avait été un client à la sagesse toute relative mais acceptable, laissant esquisser une fidélité certaine pour le Bones.. Cet état de fait, cette vérité voilée avait finalement juré avec son attitude ponctuelle, rebelle qui l'avait finalement mené jusqu'à l'outrage. Volontairement, la Rouquine avait attendue. Elle avait attendue de voir jusqu'où il pouvait aller, afin de trouver une esquisse de justification dans ses faits et gestes.

Mais finalement, il avait outrepassé les limites en mêlant outrages personnels et commerces illicites. Il l'avait forcé à réagir, à porter son regard sur son trafic et son attitude discutable. Et de ce fait, la Damnée s’était décidée à lui soutirer toute vérité qui puisse lui servir. Pas des vérités qui lui permettrait de manipuler un mafieux comme un autre, non.. Pas ce genre de vérité-là. Elle envisageait des vérités plus personnelles, plus intimes.. Celles qui justifiaient les attitudes erratiques. Ainsi, la Propriétaire du Bones l'avait donc mené jusqu'à son alcôve toute personnelle. Là où les affaires avaient cours, là où les menaces se murmuraient avec confiance. Là où le pire comme le meilleur pouvait se dérouler. Et en cet endroit intimiste, Moïra avait congédié son garde du corps, parce qu'elle ne craignait pas son vis-à-vis.
Elle le savait. Elle le voyait. Il voulait quelque chose. Et c'était bien pour cela qu'elle avait volontairement ignoré ses provocations qu'elle considérait indigne de son attention et d'une quelconque répartie. Un coup d'œil rapide avait été adressé à Oswald pour chacune d'elle, sans l'ombre d'un sourire. Elle s'était permise de le jauger, de mesurer toute l'étendue de son impertinence, en s'assurant de ne pas se lancer dans une surenchère qu'elle jugeait puérile. Elle ne pouvait et ne devait s'abaisser à ce genre de considération, parce que tout était une histoire de logique et d'image.

Installée finalement sur sa banquette, ses prunelles s'étaient accrochées à celle d'Oswald, fouillant sans vergogne chaque parcelle de son âme afin d'en déloger la source de ses faits et gestes. C'était ainsi qu'elle avait entamé une discussion simple et directe. Cette façon de frapper de manière rapide et nette traduisait les ambitions de la Rouquine de dénicher les vérités cachées. Un soupçon de sourire se dessinait sur ses lèvres lorsqu'elle relevait l'esquive plus ou moins habile de son Interlocuteur. Souhaitait-il véritablement philosopher sur le sens des affaires et sur les manières d'en faire ? Ici ? Sur son terrain ? Pensive, Moïra avait envie de se laisser prendre au jeu, simplement pour l'arrêter dans son élan.

Ainsi, de son mutisme, elle finissait par s'extraire avec un calme qui contrastait sans mal avec la désinvolture du Voleur d'Energie. « Les meilleures affaires sont celles qui sont faites pour durer. » Le buste se redressait sensiblement alors qu'elle croisait les jambes sous la table. Sa main gauche se posait sur sa cuisse tandis que la droite venait ordonner méthodiquement les fioles qu'il avait déposé sur la table en vrac. Les gestes lents et minutieux accompagnaient les paroles de l'Ancienne Sorcière. « Voyez-vous, ce petit haut fait plein d'éclat perdra de sa superbe à partir du moment où vous serez bannit du Bones. Ainsi, à l'image d'une rivière qui prend sa source ici, vos affaires finiront par se tarir. Regrettable, n’est-ce pas ? » Les fioles alignées entre eux trouvaient un nouvel ordre alors qu'elle redressait son regard vert d'eau sur les prunelles d'Oswald. Entre n'importe quelles lèvres, ses mots auraient sonnés comme une menace, mais avec Moïra, cela était un état de fait, une vérité simple qui n'allait pas tarder à tomber tel un couperet entre eux.

L'Hellraiser était prête à ouvrir les paris, sur l'instant. Allait-il pousser le vice jusqu'à risquer de perdre ses entrées au Bones ? Simplement au nom d'une désinvolture surfaite ? Moïra esquissait un sourire qui allait de concert avec ses mots et surtout avec ses pensées alors qu'elle enchainait simplement en revenant glisser son dos contre le dossier de la banquette. « Vous êtes Monsieur.. ? J'aimerais assez que nous fassions les présentations. » Lui, il la connaissait, parce qu'elle était la propriétaire des lieux. L'inverse ne se justifiait pas pour autant. « Quoiqu'il en soit.. » La Rouquine posait son poignet gauche armé de sa montre sur la table afin d'y désigner un horaire précis, se mesurant à une dizaine de minutes environ. « Vous avez dix minutes pour me prouver que vous n'êtes pas un indésirable entre ces murs. Je pense que vous êtes en mesure de comprendre la politique de la maison en bon habitué que vous êtes : Nous ne servons pas les indésirables. Cependant, si vous choisissez de passer outre vos remarques faussement libidineuses et votre désinvolture afin de m'expliquer la raison de vos gestes, alors peut-être aurez-vous droit à une boisson servit par une de nos hôtesses. » Le regard coulait en direction du rideau, laissant deviner la présence de l'une d'elle, non-loin, facilement joignable. Peut-être même l'objet de convoitise d'Oswald. A nouveau, c'était un sourire qui s'esquissait brièvement, presque trop tranquillement sur les lèvres de la Damnée alors que finalement elle se faisait oreille attentive aux derniers propos de son Invité.

Le regard de Moïra se plissait durant l'écoute qui avait vite fait de se transformer en analyse. Le visage se penchait sensiblement sur le côté alors qu'elle le regardait chercher un nom dont il avait surement pleinement la connaissance. La Rouquine pouvait le sentir, il ne jouait pas encore totalement franc jeu, mais il commençait à en prendre le chemin, doucement mais surement. « Des jeunes femmes d'une vingtaine d'années au prénom incertain.. C'est un peu vague comme indice pour retrouver une personne en particulier. Auriez-vous un prénom à me fournir et une raison justifiant que je vous livre ce genre d'information ? » Protéger ses employés était aussi important, pour l'Hellraiser, que de les mener à la baguette. C'était une histoire d'alchimie. Simplement.



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↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Aloy I. Mizrahi
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les petits papiers
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MessageSujet: Re: Simple Math [PV Moïra]   Jeu 8 Fév - 22:14

Derrière les mèches flamboyantes, la pupille se rétracte. La rouquine a tout du prédateur. Un atout non-négligeable quand il s’agit de gérer un établissement comme le Bones. Derrière cette gestuelle qu’elle étudie, elle produit l’effet escompté, un calme apparent qui transpire l'assurance. Une parfaite maitrise de son environnement et ses émotions, une figure de stabilité et d’élégance. Mais le mafieux ne se fait pas duper. La férocité se déguise seulement pour parfaire la réputation de la tenancière et du club de façon plus générale. Il la respecte pour ça. Habiller la rage, c’est un autre talent qui n’appartient pas à qui le souhaite. Résonance émotionnelle plutôt dérangeante qui s’impose à lui alors. Ces traits, elle les partage avec une ancienne de ses connaissances. Celle-là même qui lui a valu trois balles dans le thorax du mari jaloux. Un sourire amer se dresse sur ses lèvres alors qu’il fixe sans plus la voir, la propriétaire des lieux. Rosamund a sûrement survécu au pire, il l’imagine bien défier les probabilités. A moins que son type ne l’ait battue à mort après ce petit adultère. Tout ça s’est passé dans une autre vie, la pire portion de son existence à vrai dire. Le rejet de Tobias encore trop frais, le désespoir qui fend l’âme et aucun cap pour aucun guide. Débauche, crimes, fuite en avant et l’impression de s’enliser dans l’horreur depuis trop longtemps maintenant. Un beau chaos qui l’a mené directement dans le caniveau avec aucun sous et un état de santé alarmant. Elena l’a tiré de cette misère à sa façon. Pour qu’il y retourne désormais. Les yeux retombent sur les fioles. Il est pas très malin, Oswald à répéter ses erreurs. Un soupir, il réadapte sa posture et chasse les réminiscences comme il peut avant de se focaliser pleinement sur son interlocutrice. A quel moment elle s’est amusée à réorganiser les flacons ? Les quenottes mordent les lippes. Inutile de déverser son hilarité publiquement. Les maniaques n’aiment pas particulièrement qu’on pointe du doigt ce défaut. Donc il s’en abstient.

Le couperet finira par tomber qui plus est à force de jouer au plus rusé. L’idée qu’il finisse par être expulsé de cet endroit ne l’inquiéterait pas outre-mesure si on lui donnait l’assurance que sa protégée n’y remettrait plus les pieds. Où finirait-elle par tomber ceci dit ? Il y a des endroits bien pires dans les environs. Et le prétendu père ne se voit pas envisager ces autres options. La culpabilité le renvoie irrémédiablement à sa croix et il aimerait oublier le poids des clous sur sa chair à cet instant. Ça tiraille dans les paumes pourtant. Loin d’être le Christ ou le martyr de l’histoire, il n’en demeure pas moins farouchement affligé. Sentiment qu'il ne montre pas à la partie adverse. CA le fait seulement redoubler d'impertinence pour couvrir ses traces. « Vous m’avez oublié ? Vous me blessez. Moi qui croyais que je retenais facilement l’attention et que j'étais du genre mémorable. » Une moue enfantine ponctue ses remarques toujours plus insolentes. Quand les minutes prennent leur place dans leur espace, il se redresse. Mains croisées sur la table, dos courbé et prunelles plongées dans celles de son vis-à-vis. « Allons, je n’ai agressé personne ici. Je ne cause de tort à personne et à ce que je sache, je ne fais pas concurrence à votre propre business, non ? A moins que vous ne vous soyez également lancé dans cette branche récemment. J’en ai pas eu vent. » Les épaules grimpent et retombent à nouveau. Son tic suprême, qui mime son ignorance aussi bien que son indifférence coutumière. « Et puis, dix minutes ? Vraiment ? J'aime quand ça prend plus de temps personnellement. » Un rictus malicieux étire sa bouche. Pour les propos libidineux, on repassera mais qui peut-il ? D’autant plus que cette femme le renvoie à la blonde. Facile donc de se montrer aussi puéril. « Je crois pas que les indésirables vous permettent d’augmenter vos bénéfices aussi régulièrement que moi. Vous y perdriez aussi, si je puis me permettre si on commence sur ce terrain. » A moitié vrai, à moitié faux quand on connaissait l’ardoise qu’il n’avait pas effacée et dont il devait l’allongement à William, son seul véritable ami ici. « D’autant plus que je vous ai ramené des gens, je vous ferais dire. Le bouche à oreille, la meilleure des pubs, gratuite et efficace ! » Pour ce qu’il a refilé comme clientèle. La plupart sont infréquentables mais Moïra n’a pas à le savoir.

Tout en tapotant de ses doigts le dos de sa propre main, le danois évalue ses chances de conserver un semblant de mystère et de dignité avant d’atteindre la fin de cette conversation. Mais c’est sans compter sur la perspicacité de son hôte. Il était prévenu mais ça ne l’empêche pas d’en être toujours impressionné. Sans se laisser démonter néanmoins, il feint la méconnaissance pour ne pas en dévoiler trop. « Je sais pas, elle a l’air mineure, cette petite déjà. Je me doute qu’il y a que dalle de légal dans c’te boite mais je croyais que vous étiez le genre à vous en faire pour les gamines comme elle. » Il attaque là où il peut, assez hasardeusement, il doit bien l’avouer. En tentant de la prendre par son honneur et ses sentiments, l’infecté espère seulement faire écho à quelque chose de noble et d’enfoui dans la carcasse de la damnée. L’instinct maternel, n’est-il pas chose universel après tout ? Lisa s’impose dans l’esprit malmené par le trouble du scandinave. Il aspire un peu plus rapidement l’air. « Elle fait que des conneries, cette gosse. Je crois que c’est Magalie. Ou Maggie ? » Qu’il lui explique en imitant la réflexion douloureuse, bien compliquée. Comme si cet assemblement de syllabes revenait de très loin. Quand bien même le prénom de cette môme est gravé dans sa tête. Pas celui qui lui aurait donné si on lui avait demandé son avis. Mais on ne l’a pas fait parce qu’il l’a abandonnée. « Elle a emmerdé vos clients, elle s’est montrée irrespectueuse. Sans parler de sa distraction, elle fait que de la merde. Elle se trompe dans les chiffres qu’elle balance, le fric qu’elle rend aux clients. Elle laisse trainer sa marchandise. Je crois qu’on l’a déjà volée, c’est vous dire comment elle fait mal son job. » Mal à l’aise au fond de la dénigrer autant et de mentir sur ses capacités, il n’en laisse cependant rien paraitre. Bien trop empressé de la sortir de cette spirale de débauche et d’illégalité. L’hôpital qui se fout de la charité. Aucun doute là-dessus mais ça ne l’arrête pas dans cette démarche.

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Simple Math [PV Moïra]

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