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 (Enya) | The deepest solace lies in understanding

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MessageSujet: (Enya) | The deepest solace lies in understanding   Mer 1 Nov - 12:33

The deepest solace lies in understanding

Aimée & Enya

« Je vous ai dit que je voulais voir le médecin ! Revenez quand j'aurai besoin qu'on me torche le cul ! »

Un bassin, heureusement vide, vola à travers la pièce, et Aimée ne dû l'intégrité de son nez qu'à ses réflexes acquis grâce au krav-maga. Elle se baissa, laissant l'objet finir sa course dans le couloir et recula prudemment et rapidement pour sortir de la chambre. Habituellement douce et posée, il arrivait aussi qu'Aimée soit prise d'une violente envie de mettre des claques à ses patients pour leur apprendre la politesse et le respect. Ils étaient malheureusement nombreux, ceux qui la prenaient pour une bonniche et une sous-fifre, ceux qui refusaient qu'elle leur prodigue des soins qu'elle connaissait pourtant par cœur et la jugeaient moins responsable qu'on médecin. C'était ça lui faisait défaut : le statut. Elle enrageait intérieurement, la frustration la rendait nerveuse et irritable mais qu'aurait-elle pu y changer ? Étudier la médecine coûtait trop cher, durait trop longtemps et si elle aimait son métier d'infirmière, elle savait qu'il ne se passait pas un jour sans qu'elle regrette de n'avoir pu réaliser son rêve. Elle ne regardait pas ses collègues médecins avec envie mais bien avec admiration, et elle chérissait de façon obsessionnelle ce vieux livre de médecine écorné et poussiéreux qu'elle gardait dans son casier. Il n'était plus tout à fait à fait à jour, parlait de pathologie soit disant incurables à l'époque de sa sortie et pourtant parfaitement soignable depuis, mais elle y avait appris bien plus de choses qu'en se contentant d'observer ses patients. Alors, chaque fois qu'elle était en pause déjeuner, elle sortait son livre et prenait des notes entre deux bouchées de sandwich. Ses collègues la regardaient avec dédain ou amusement, se moquant de cette obsession étrange qu'avait la jeune anglaise. Qu'importe, se disait-elle, tant qu'elle pouvait étudier sans qu'on la dérange.

Elle soupira profondément en entrant dans la chambre d'à-côté où un jeune homme fraîchement opéré d'un problème au pied lui demanda si tout allait bien. Face à cette sollicitude, Aimée retrouva rapidement son sourire et discuta tranquillement de choses et d'autres en lui changeant son pansement. C'était là toute la beauté de l'humanité, à ses yeux : les idiots étaient vite oubliés au profit des gens bien, soucieux et aimables. La jeune femme poursuivit sa tournée, virevoltant de chambre en chambre où elle avait tantôt affaire à des patients endormis, d'autres plus bavards que des pies et les derniers préférant se contenter d'un bonjour et d'un au revoir. Tout était variable mais l'essentiel, c'était que la soirée passe vite. Dès qu'elle s'ennuyait un peu trop, la jeune femme sentait la fatigue s'emparer d'elle et devait alors se donner de petites claques sur les joues pour ne pas s'endormir. Lorsque sa montre sonna, il était deux heures du matin, l'heure de sa pause. Terminant de réinstaller une vieille patiente dans son lit, Aimée referma la porte derrière elle et, avec un soupir de soulagement, se dirigea vers la salle de pause.

Instinctivement, elle se dirigea vers son casier, ignora son téléphone et attrapa un sandwich et son livre de médecine. Deux grandes tranches de pain complet, un amas étrange de crudités diverses et variées et surtout beaucoup de sauce, voilà ce qui allait constituer son repas du soir. Ni franchement suffisant, ni vraiment équilibré. Chantonnant joyeusement alors qu'elle se croyait seule dans la pièce, Aimée se dirigea vers la grande table à manger et sursauta en se retrouvant nez à nez avec le médecin de garde.

« Oh non... Je suis vraiment désolée, je me croyais seule ici... Vous avez dû m'entendre chanter, ça ne doit pas être bien glorieux... Vraiment navrée, docteur. »

Le rose aux joues, Aimée se dandina d'un pied sur l'autre sans oser affronter le regard de la jeune femme qui lui faisait face. Elle se glissa sur le côté, honteuse, et déposa son sandwich et son livre sur la table. Elle allait commencer son repas quand elle se souvint du premier patient qu'elle avait vu.

« Je... Je suis désolée de vous embêter à nouveau mais le patient de la 215 refuse qu'une infirmière s'occuper de lui. Il ne veut voir qu'un médecin... »

Désolée, navrée, embêtée... c'était plus fort qu'elle, Aimée se sentait toujours de trop ou pataude, face à un médecin.
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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: (Enya) | The deepest solace lies in understanding   Sam 2 Déc - 16:26

Je soupirai longuement en m’asseyant sur la chaise de la salle de pause. Un pur soupir de soulagement. J’avais couru ces dernières heures de chambre en chambre, d’urgence en urgence. Le problème d’être de garde en soirée, c’était que les patients commençaient à se croire à l’hôtel. Et tout devait être fait ici, maintenant, tout de suite, et avec le sourire. Ils ne comprenaient pas, ne voulaient pas comprendre, refusaient d’entendre qu’ici, ils étaient soignés, pas choyés. Et c’était fatiguant. J’étais médecin pour sauver des vies, pas pour avoir un double emploi de personnel du Club Med. Alors la pause dîner s’était fait attendre et envier, et j’y étais enfin. Une heure de tranquillité. J’avalais en vitesse mon repas et sortis mes transmissions. Autant faire ça maintenant qu’à la fin de ma garde. La dernière fois que j’avais tardé, un Timothée Morel blessé avait débarqué. Je souris. Ce n’était pas une si mauvaise chose finalement.
J’étais plongée dans ma paperasse quand la porte s’ouvrit, laissant entrer une jeune femme, qui ne sembla pas me voir. Elle se dirigea vers son casier, en fredonnant une chanson dont l’air me disait quelque chose, mais je n’arrivais pas à remettre le doigt sur le titre ni l’interprète. Elle s’installa en face de moi, un sandwich dans une main, un énorme bouquin de médecine dans l’autre. Je fronçai les sourcils. Un bouquin de médecine ? Il avait l’air d’avoir été potassé, en plus. Elle me remarqua enfin, ce qui m’arracha un sourire amusé.
« Oh non... Je suis vraiment désolée, je me croyais seule ici... Vous avez dû m'entendre chanter, ça ne doit pas être bien glorieux... Vraiment navrée, docteur. »
Je haussai les épaules.
« Pas de souci… » -je jetai un œil à sa blouse pour repérer son nom- « Aimée. ». Aimée, infirmière. Elle n’était donc pas médecin. Mais elle lisait un livre de médecine pendant ses pauses. Intriguant.

« Je... Je suis désolée de vous embêter à nouveau mais le patient de la 215 refuse qu'une infirmière s'occuper de lui. Il ne veut voir qu'un médecin... »
Je soupirai et levai les yeux au ciel. La 215 était une vraie plaie. J’étais déjà passée le voir hier, il avait fait un scandale parce qu’une aide soignante lui avait refusé un dessert. En même temps, le dessert aurait pu le tuer en quinze secondes. Je me levai, un peu en colère.
« Vous avez deux minutes ? J’aimerais que vous m’accompagniez. »
Et je sortis en compagnie d’Aimée, me dirigeant vers la 215. J’entrai sans frapper et le patient nous toisa, l’infirmière et moi, d’un air hautain. Ce qui ne fit qu’accentuer ma colère.
« Bien, Monsieur Garth, il parait que vous vouliez me voir ? »
« Vous êtes médecin ? », lâcha-t-il dans un souffle.
« Oui. Docteur Rivers. Quel est le problème ? »
« La ptite demoiselle là, elle voulait me changer ma sonde et faire mes soins, mais elle est pas médecin. »
Je lançai un regard à Aimée. Elle se tenait dans l’encadrement de la porte, penaude comme une enfant. Comme si elle était de trop, ou comme si on l’avait prise en flagrant délit.
« C’est pas mon job ça, Monsieur Garth. Aimée est tout à fait compétente pour ça. »
« Non, je veux un médecin. Les infirmières elles sont toutes pataudes et incompétentes, bonnes qu’à changer les couches et filer à manger aux vieux. Y’a qu’un médecin qui me touche. »
OK, là, c’était trop. Il se prenait pour qui, lui ? Bordel, à quel moment cet hôpital s’était-il rempli de gens comme lui ? Je fis signe à Aimée de rentrer.
« Vous allez m’écouter, Monsieur Garth. J’ai pas de temps à perdre avec vos caprices. Donc soit vous arrêtez vos conneries et vous laissez l’infirmière faire son boulot, soit vous restez comme ça jusqu’à l’arrivée du prochain médecin, c’est-à-dire dans plusieurs heures. Et si votre sonde craque, ou si votre plaie s’infecte, ou quoi que ce soit, je vous laisse vous débrouiller. C’est clair ? Ce n’est pas à vous de décider qui fait quoi ici. »
Le patient ouvrit la bouche pour protester, ce à quoi je répondis par un croisement de bras.
« J’en parlerai à votre direction ! »
« Allez-y, ils me connaissent déjà. Avec ce qui se passe dehors, vous croyez qu’ils se passeront d’un médecin ? »
En vérité, ils pourraient bien. Je n’étais pas en très bonne posture avec la direction de l’hôpital. Entre mes aventures avec Noah, l’incident avec la légiste, mes accès d’humeur…j’étais peut-être sur la sellette. Mais le bluff fonctionna et dans un grognement, le patient accepta. Je souris à Aimée.
« Allez-y, je vous attend ici ».
Et observant la façon dont elle pratiquait, je fus surprise. Une bonne surprise. Cette jeune femme était d’une douceur et d’un professionnalisme bienvenus. Elle pratiqua ses soins à la perfection. Je souris. Je n’aurais pas fait mieux qu’elle. J’aurais même fait pire, en vérité.

Une fois qu’elle eut fini, j’adressai un rapide signe de tête au patient et sortis en compagnie de l’infirmière.
« Super boulot. Merci. », lui dis-je avec un sourire qui se voulait encourageant. On sentait à des kilomètres qu’elle manquait de confiance. Elle se faisait toute petite, comme si elle voulait disparaitre. Une fois en salle de pause, je pris le livre de médecine qu’elle avait laissé sur la table.
« Appelez-moi Enya, au fait. C’est à vous, le livre ? Vous étudiez ? »

_________________


Take me out tonight, Take me anywhere, I don't care
And in the darkened underpass I thought Oh God, my chance has come at last
But then a strange fear gripped me And I just couldn't ask


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