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 (Milo) | I see the parchment of your soul

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: (Milo) | I see the parchment of your soul   Mer 1 Nov - 12:36

I see the parchment of your soul

Aimée & Milo

Être infirmière, aider son prochain et contribuer à la survie de l'humanité lui était toujours apparu comme une évidence. Ce n'était pas par défaut ou aléas de la vie qu'elle en était là, ça non ! C'étaient ses convictions les plus profondes qui l'avait conduite jusqu'ici, dans cet hôpital de la Nouvelle-Orléans, où elle enfilait chaque soir sa blouse avec un enthousiasme et un altruiste des plus sincères. On la voyait virevolter de chambre en chambre, la gentille Aimée, on l'entendait s'enquérir de l'état de ses patients avec une sollicitude à la fois touchante et naïve, et jamais elle ne se laissait abattre lorsqu'un malade un peu trop grognon l'envoyait balader. Parce qu'Aimée préférait voir un peu de bonne humeur dans les yeux de ses patients que d'affronter un regard plein de colère ou empli de tristesse. Tout ceci suffisait à Aimée pour se dire que ses actes avaient un sens, qu'elle laisserait une empreinte sur terre, même si elle devait être infime.

Pourtant, il y avait des soirs et des nuits où elle avait le sentiment d'échouer et de ne pas faire assez. Des nuits où elle aurait préféré remonter le temps, corriger des erreurs, rectifier quelque chose. Ce soir d'octobre en faisait partie. Dehors, la pluie martelait le toit de l'hôpital comme si les éléments avaient souhaité y percer de minuscules trous d'aiguille, le vent se lamentait en s'engouffrant dans les ruelles sombres de la Nouvelle-Orléans et les plus téméraires qui avaient osé mettre le nez dehors se hâtaient de rentrer pour s'abriter. C'était dans cette atmosphère lourde et orageuse qu'on l'avait amené : il s'appelait Oscar Watson, avait 33 ans un petit garçon terrifié qui l'attendait dans la salle d'attente où sa mère faisait les cent pas. En traversant le couloir pour rejoindre le bloc opératoire, Aimée avait croisé le regard de cet enfant et y avait lu à la fois la peur et l'incompréhension. Comment aurait-elle pu ne pas le comprendre ? Un matin, son père l'accompagnait à l'école, partait travailler sur la construction d'un bâtiment quelconque... et le soir se retrouvait ici, à l'hôpital, après avoir chuté d'un échafaudage. Ce n'était pas juste, c'était certain, mais s'il y avait eu une véritable justice à l'œuvre dans ce monde, nul n'aurait eu à souffrir de la perte d'un être cher. En entrant dans le bloc opératoire, Aimée avait pris une grande inspiration pour chasser l'émotion qui menaçait de la submerger.

Par la suite, tout s'était enchaîné trop vite pour qu'elle ait le temps de tout analyser. Telle une ruche, l'équipe médicale s'était activée autour du corps ensanglanté et disloqué d'un homme qui s'était simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Les pinces, scalpels et autres écarteurs étaient passés de main en main, les yeux avaient parcouru nerveusement l'électrocardiogramme et chacun avait retenu sa respiration dès que le chirurgien sectionnait ou réparait un tissu. Pourtant, rien de tout ceci n'avait suffit. Les années de pratique de l'équipe n'avait pu empêcher ce long et entêtant bip de retentir et envahir la pièce. Dix secondes, puis trente, puis les minutes s'étaient écoulées, jusqu'à ce que le son de l'appareil ne les rende tous sourd. Le chirurgien avait jeté un œil à l'horloge, s'était tourné vers une infirmière et lui avait annoncé l'heure du décès. Cette fois, c'était fini. Aimée avait reposé les instruments qu'elle avait dans les mains et avait fixé le corps inerte de l'homme sur la table, comme si elle s'attendait à ce qu'il se relève à tout instant et demande à voir sa famille. Elle l'avait espéré, tant et si bien qu'il lui sembla sentir pour la dernière fois la présence de l'homme dans la pièce. Une impression fugace et furtive, qui n'avait duré qu'une poignée de secondes, mais elle avait eu le sentiment de sentir la présence d'Oscar, avant qu'elle ne s'évapore définitivement. Les fantômes qui la hantaient ne cessaient jamais de la bousculer, même dans les pires moments. Le silence s'était fait, chacun avait retiré son masque avec cette expression d'échec sur le visage, et l'on avait confié le soin à l'un des infirmiers d'aller annoncer la nouvelle à la jeune veuve.

Sortant à son tour du bloc opératoire, Aimée jeta un regard en direction de la salle d'attente et, lorsqu'elle entendit les pleurs de la jeune femme, se précipita à l'opposé pour aller s'isoler dans un coin calme où elle n'aurait pas à affronter ses pires démons. C'est dans un couloir adjacent qu'elle trouva refuge : désert et à l'écart du centre névralgique de l'hôpital, il saurait accueillir ses larmes et angoisses sans que que que ce soit ne vienne la rabrouer. C'était bien là le seul domaine dans lequel elle était plus que médiocre : hyper émotive, Aimée était incapable de rester stoïque et insensible face à la mort d'un individu qu'elle restait persuadée d'avoir tué en n'ayant pu le sauver. Le dos contre le mur, la jeune femme soupir et baissa les yeux vers ses mains. Gantées de latex, elles étaient couvertes d'un sang rouge vif et à peine sec, tremblantes d'un trop plein d'émotions contenues. D'un geste rageur, Aimée retira la gants et les jeta au loin avant de se laisser glisser contre le mur pour s'y recroqueviller. Là, elle laissa les émotions l'envahir et se mit à pleurer de tristesse et de colère mêlées. Tout à son chagrin et son impuissance, elle n'entendit par les pas qui se rapprochaient d'elle ni même les réprimandes qui risquaient de lui tomber dessus si la personne en question décidait de tout rapporter à sa référente. Pour l'heure, Aimée de voyait et n'entendait qu'une chose : tout le savoir condensé d'une équipe soudée n'était pas parvenu à sauver un innocent.

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MessageSujet: Re: (Milo) | I see the parchment of your soul   Jeu 2 Nov - 11:19


I see the parchment of your soul
Le bip continu m’arrachait les tympans. Ce bip si significatif, ce bip si insistant, ce bip si pesant, ce bip annonciateur de tant de malheurs. Nous avions perdu notre patient, un dénommé Oscar Watson. La chute d’un échafaudage l’avait amené face à nous et malgré tous nos soins, toute notre énergie, ce tristement fameux bip avait retenti. La mort, la fin. Nous nous étions regardé, incrédules. Nous avions fait tout notre possible mais ça n’avait pas suffi. L’annonce de l’heure du décès par le médecin avait concrétisé tout ça. Je me passai la main dans les cheveux, me sentant soudain vide. J’avais choisi ce métier pour sauver toutes ces vies malchanceuses dans ce monde de brutes et j’avais échoué. Restant près du corps, regardant pour les derniers instants le visage de cet homme, je respirais lentement, essayant de ne pas laisser l’émotion m’envahir. C’était mon métier, des décès, nous en avions eu et nous en aurions malheureusement encore et si je me laissais envahir à chaque fois, je ne m’en sortirais pas.

On indiqua qu’un infirmier devait aller annoncer la nouvelle à la famille. La tâche me revint évidemment. Milo et sa gueule d’ange, Milo et sa diplomatie. J’attendis quelques instants dans la salle alors que les autres s’affairaient autour du corps du défunt, réfléchissant déjà à ce que j’allais leur dire. Je n’appréciais pas avoir à annoncer ce genre de mauvaises nouvelles, mais les autres devaient trouver que je le faisais bien puisque j’étais quasiment automatiquement désigné pour le faire. Peut-être parce qu’ils savaient que j’avais perdu mes parents, que je savais la sensation ressentie face à la perte d’un être cher. Peut-être. Ou alors j’étais simplement l’imbécile qui avait accepté la première fois et qui m’étais infligé cette tâche jusqu’à la fin de ma carrière. Le résultat restait le même, la famille attendait des nouvelles. Je pris une longue inspiration et sortis du bloc opératoire, me dirigeant vers la salle d’attente. J’avais évidemment pris soin d’enlever mes gants et tout ce qui présentait des traces de sang sur moi. Je cherchai du regard le jeune garçon et sa mère et allai vers eux, tâchant de ne pas avoir le regard trop lourd. Les paroles fusaient dans ma tête, tournaient, retournaient, cherchaient les meilleures combinaisons pour annoncer cette terrible nouvelle et le trajet me parut une éternité. Je me stoppai à la hauteur du garçon, la mère venant immédiatement vers moi après ses cent pas. Je baissai la tête durant une demi seconde puis la relevai. - Nous avons fait tout notre possible… Les dégâts étaient malheureusement trop grands, je suis sincèrement désolé… La nouvelle tomba sur elle comme un coup de massue et je tentai de la réconforter en plaçant ma main sur son épaule. Elle se cacha derrière ses mains pour pleurer. Une boule se forma dans mon ventre et, sentant l’émotion me gagner à nouveau, je regardai autour de moi. Je savais ce qu’elle éprouvait et je trouvais terrible d’amener de telles nouvelles. Je parcourrai la salle du regard, cherchant à repousser cette émotion et mon regard fut attiré par l’une des infirmières de l’opération qui semblait fuir. Je la suivis un instant des yeux, puis me tournai vers le garçon, me rappelant à ma tâche première. Je le sentais perdu face à cette nouvelle. Je m’agenouillai devant lui, tentant un timide sourire. - C’est à toi de prendre soin de ta maman à présent, occupe-toi bien d’elle... J’attendis un instant avant de me relever et indiquai à la maman que le médecin viendrait vers elle un peu plus tard, tout en tentant un autre sourire timide. Ne sachant que dire de plus, je les saluai et tournai les talons.

Le cœur lourd, j’allai dans le couloir d’à-côté, me stoppai et attendis quelques minutes, le temps de retrouver mes esprits. Je me voyais à la place de ce garçon, démuni, abandonné. La seule différence était que je n’avais pas pu dire au revoir à ma mère, que j’avais dû la laisser au milieu de cette horde de zombies, sans pouvoir au moins ramener son corps. Quant à mon père, j’avais pu lui rendre visite quelques minutes la semaine avant sa mise à mort mais c’était tout. Je l’avais regardé se faire abattre sans ne rien pouvoir faire et ça sera l’image que je garderai toute ma vie. Il avait heureusement eu droit à un enterrement et j’avais pu le pleurer comme il le méritait. La douleur était cependant quand même là, bien présente et affaiblissante. C’était du passé, deux années s’étaient écoulées depuis, mais les images restaient. Je soupirai longuement encore une fois et repensai à l’infirmière de toute à l’heure. Aimée, à mon souvenir. Elle était partie dans la direction où je me trouvais et je me mis à sa recherche, un peu inquiet de son état. La famille était une chose, mais le personnel ressentait aussi quelque chose face à chaque patient et chacun réagissait différemment face au décès de l’un deux. Je marchai quelques secondes et finis par l’apercevoir. Elle était assise contre le mur et je remarquai immédiatement ses pleurs. J’hésitai longuement avant de me décider à aller vers elle. Je ne savais pas si c’était ma place, si je devais la soutenir ou au contraire, la laisser tranquille. Je ne savais pas ce dont elle avait besoin en ce moment mais maintenant que j’étais venu jusqu’ici, que je l’avais vue dans cet état, je me voyais mal retourner sur mes pas.

Je m’approchai doucement d’elle et m’installai à ses côtés, dos contre le mur. Je cherchai à nouveau mes mots, ne connaissant que très peu l’infirmière. On se croisait souvent, le personnel de l’hôpital n’étant pas si fourni que ça en ces temps apocalyptiques, mais aucun des deux n’avaient pris le temps de chercher à connaître l’autre. Je ne connaissais d’elle que son prénom et encore, je n’en étais même pas sûr. Je tournai la tête vers elle, jouant nerveusement avec mes cheveux. - Hey… Est-ce que ça va ? Evidemment que non ça n’allait pas, Milo, es-tu stupide ? - C’est Aimée, c’est ça ? Je lui accordai un petit sourire, cherchant toujours ce que je pouvais lui dire pour la réconforter. - On a fait tout ce qu’on pouvait… Je suis sûr que tu as donné tout ce que tu avais pour tenter de le sauver… Il ne faut pas t’en vouloir… Je n’étais pas satisfait de mes paroles, mais je saurais au moins à quoi m’en tenir avec ça. Elle me repousserait ou pas, selon ce qu’elle avait besoin. Et même si elle me repoussait, je ne lui en voudrais pas, après tout, je m’étais incrusté dans son espace personnel sans qu’elle m’y ait invité.
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