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 Monsters helping monsters • Itzal&Persephone

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Monsters helping monsters • Itzal&Persephone   Jeu 2 Nov - 13:18


Itzal&Perséphone
 




Itzal. Un charmant jeune homme, fort sympathique. Dans le sens où nous avions conversé plusieurs fois sans jamais finir nous étriper ou nous poignarder mutuellement dans les cris et les larmes... Il fallait dire aussi qu'il y avait peu de monde que je ne trouvais pas sympathique... Alors que paradoxalement, il y avait tout de même pas mal de monde que j'étripais dans les cris et les larmes ! Quoi qu'il en soit, il s'agissait d'un charmant personnage. Quelqu'un que j'avais rencontré au sein même du Gouvernement, un petit soldat comme moi avec un air léger de tête brûlée... Dans le sens rebelle bien sûr. Rien à voir avec du feu, son odeur ou les bonbons. J'aurais presque pu dire qu'il m'inspirait une certaine gentillesse... En tout cas je n'avais pas envie de le dépecer au premier regard.

Enfin tout ça pour dire j’avais été désolée d’apprendre que le charmant brun, de par sa transformation en créature avide d’énergie vitale, était passé de bon soldat à ennemi de la couronne. Je l’avais alors considéré comme mort, puisque de toute façon il le serait bientôt, soit par exécution publique soit par exil en dehors des murs ou peu importe ce qu’ils pouvaient imaginer là haut pendant leurs pauses café. Et puis je l’avais oublié le sympathique Itzal... Jusqu’à ce matin. 
Retrouvée coincée à l’accueil le temps que tous les arrivants soient contrôlés en identité et en absence d’armes, j’avais surpris une discussion sur Itzal entre deux hommes d’un certain âge dont l’un d’eux semblait être plus affecté par la situation bien qu’il m’avait semblé rester d’une dignité exemplaire. Les deux hommes disaient qu’on ne savait pas trop quoi faire du nouveau voleur d’énergie, on attendait qu’il soit jugé et pendant l’attente, sûrement serait il jeté dans des cachots sombres et humides où il serait déjà un miracle qu’il ne devienne pas rapidement fou. Je m’étais alors penchée en avant et avait proposé de garder le jeune homme bien au chaud dans mon laboratoire, en promettant qu’il y serait bien traité... Dans la mesure du possible. Une solution qui éviterait qu’Itzal occupe une place de prison et donnerait en même temps une chance à la science de se développer plus encore. 
Ensuite, j’avais vaqué à mes occupations sans aucune nouvelle jusqu’à tard dans l’après midi, quand soudain quelques toquements à ma porte m’avaient fait relever le nez de mon travail et je m’étais bientôt retrouvée avec le corps ligoté d’Itzal dans mon bureau. 
Maintenant nous en étions là : seuls, lui sagement attaché à ma table d'opération et moi revêtue de ma tenue de bouchère scientifique, toute prête à découper ses muscles dans le sens des ligaments si ça pouvait servir à la science.

-  Estime toi heureux, au moins ici tu n’es pas entrain de moisir à petit feu.

Je n'avais pas dit grand chose de plus à l'homme. J'aurais sûrement pu me présenter glorieusement comme ça sauveuse mais quelque chose dans son expression me disait que cette situation là ne lui plaisait pas grandement non plus... Ou n'était-ce qu'une intuition ? En tout cas, je gardais la remise des lauriers pour plus tard éventuellement, tandis que je préparais soigneusement mon petit matériel sur une table adjacente.

-  Enfin ceci dit on ne peut pas non plus juste jouer au échecs. Si je peux obtenir quelques résultats de toi... Ne bouge pas ça va faire mal.

Je dis un enfonçant une intraveineuse d'une taille assez conséquente dans son bras, comme s'il avait pu bouger vu comment on semblait l'avoir saucissonné ! Normalement c'était moi qui attachaient mes propres patients sur ma table de tortures, mais la civière sur laquelle on m'avait apporté Itzal me semblait toute adéquate à l'emploi que je comptais en faire... D'autant plus que je n'avais absolument pas envie de le déplacer d'un endroit à un autre, même sous sédatif.

- Et si j'arrive à faire ce que je veux avec ma petite expérience tu me remercieras. Donc cesses de me lancer ses regards d'outre tombe. En plus ça te fait des rides.

Alors même que je n'étais pas entrain de le regarder, tournée vers une armoire contenant des liquides en tout genre. Il me semblait juste sentir le poids d'un regard qui lançait des éclairs peser sur mon dos et ça commençait tout doucement à brûler.

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MessageSujet: Re: Monsters helping monsters • Itzal&Persephone   Dim 5 Nov - 14:57

Monsters helping monsters
C’est fatiguant, d’attendre la mort. Surtout quand elle n’arrive pas. Cela faisait quelques jours déjà que tout le monde faisait la danse du ventre autour de lui et il avait fini par comprendre que personne ici ne savait quoi faire de lui. Ou plutôt, que quelque chose se préparait. Il y a quelques jours encore, il faisait partie de ce système. S’il s’y était intéressé, s’il s’y était impliqué comme son père l’aurait souhaité, peut-être aurait-il su ce qui se tramait. Il n’était pas le seul voleur d’énergie à avoir été capturé et retenu dans une cellule pourrie. Pendant plusieurs jours. Alors que dans les faits, le sort réservé aux abominations comme eux était la mort, tout simplement. Et nul besoin de faire des ronds de jambes pendant des plombes pour jeter un type dans une arène pleine de fauves – foutue bonne femme qu’il avait vu jeter ses bestioles sur quelques pauvres condamnés à mort pour allez savoir quelle raison… – ou simplement lui coller une balle dans le buffet. Il avait fini par comprendre que peut-être, il n’allait pas mourir. Pas tout de suite, en tout cas. Visiblement, il avait eu, encore une fois, de la chance, toute proportion gardée. Il avait cru rendre l’âme quelques nuits, après avoir été mordu par un zombie, aux heures les plus sombres de son agonie. Quand il s’était arraché des bras de Priya au petit matin, toujours en vie, mais transformé, il n’avait pas su décider s’il avait eu de la chance ou pas. Puis il avait essayé de fuir, le soir même, et ce petit démon armé d’un sabre, cette sale gamine sans émotions, l’avait rattrapé et lui avait collé la trempe de sa vie avant de le ramener jusqu’aux cachots du tribunal, où là encore, il s’était dit que cette fois, ça y était. C’était fini. À bien y réfléchir, c’était là une réflexion, et une situation, qu’il avait traversé plus d’une fois dans sa vie. Et une fois encore, il n’allait pas mourir tout de suite.

Il n’en savait pas plus. S’en prendre aux soldats qui passaient par là pour leur jeter de quoi boire ou manger de temps en temps ne servait à rien, il ne récoltait que des coups, mais ça lui permettait d’en donner en retour. Plus d’une fois, le bruit de la porte de sa cellule qui s’ouvrait lui avait fait croire que ça y était, qu’ils venaient le chercher pour en finir. Et c’était cette situation-là, précisément, qui commençait à le fatiguer. Il aurait voulu en finir. De préférence en survivant à toute cette histoire, mais s’il devait mourir, alors que ce soit vite fait bien fait. Au lieu de quoi, il ne se passait rien, à part qu’il était enfermé, qu’il crevait de faim – et pas de nourriture, ce dont les gens, ici, ne semblait pas avoir conscience, ou bien peut-être n’en avaient-ils rien à foutre – et que pour casser la routine de temps en temps il avait le plaisir de subir les visites de son ancien patron, qui avait à présent les mains libres pour lui faire payer son insubordination. Itzal n’avait pas eu de nouvelles de son frère. Son père, n’en parlons pas. Le pauvre vieux devait bouffer ses papiers de rage et de honte, pensez-vous, son foutu gosse qui faisait encore des siennes, et cette fois, la honte absolue, l’humiliation totale, et d’abord, quel fils ? La chance qu’il avait, le vieux sournois, de l’avoir adopté, finalement… Ce qui les liait, c’était une signature sur un papier, c’était si facile de jeter ça aux oubliettes, et les vingt ans de vie familiale avec, et lui aussi, au sens littéral du terme…

Puis, enfin, il s’était passé quelque chose. Deux types l’avaient emmené, les mains attachées à une civière de sorte qu’il ne pouvait pas les toucher, et pourtant il en avait eu envie, de façon complètement aveugle et instinctive, son âme criait famine. Au lieu de le jeter devant un quelconque tribunal, ou dans l’arène, ou même dans la première salle venue pour en finir avec lui, il se retrouva dans ce qui ressemblait fort à un laboratoire. Bordel, il aurait dû s’en douter. Est-ce qu’il n’avait pas entendu parler de ça, du Gouvernement qui tentait de mettre à profit l’existence des voleurs d’énergie, et qui menait des recherches en ce sens ? C’était sa faute, s’il n’avait pas été aussi je-m’en-foutiste, il aurait eu quelques réponses. Au lieu de quoi, il suivait des yeux cette foutue garce de Persephone Wilson, qui allait et venait dans la pièce comme si elle était dans son salon. De tous les foutus timbrés qui hantaient les couloirs des bâtiments officiels, il avait fallu que ce soit elle. La seule qu’il avait crue un peu différente des autres, la seule qui ne cadrait pas avec le décor, les règles, les autres membres du gouvernement. Impossible de ne pas remarquer qu’elle était perchée, mais à l’époque où ils se croisaient, il avait passé outre ça et le fait qu’elle travaillait pour les affreux, parce qu’après tout, il était dans le même cas. Et en elle, en quelque sorte, il s’était reconnu. Il leva les yeux et fixa le plafond grisâtre qui pesait sur lui. Il était vraiment trop con. Il avait été con de se laisser mordre par un foutu zombie, con de croire que Priya l’accepterait malgré sa transformation, et très, très con d’avoir tenté de fuir La Nouvelle-Orléans. Il sentit Persephone s’approcher de lui, la vit entrer dans son champ de vision et ne put s’empêcher d’esquisser un sourire tordu. Il avait l’impression que sa vision clignotait. Le décor était stable, mais pas elle. Tout son corps était tendu et rien que de la voir, d’imaginer le sang et l’énergie dont elle était faire, il sentit la violence de la faim. « Tu peux te raconter tout ce que tu veux, si ça t’aide à dormir. Tu n’es en rien différente de tous les autres. » Malgré tout ce qu’ils avaient pu se dire sur le sujet. Tout ce qu’il avait gobé les yeux fermés tant elle l’amusait. Parce qu’en attendant, il était là, sans défense, et elle pas. Mais il savait qu’il y avait peu de chance que ses paroles la touchent. Fut un temps où ça l’amusait. Sa hauteur. Intouchable timbrée, femme hiératique aux passe-temps douteux. C’était avant.

Quand elle lui enfonça un tube dans le bras, il lâcha une bordée de jurons, et l’insulta, elle aussi, en espagnol. Vénézuélien il était, et il l’avait toujours été, malgré l’argent, les belles fringues, les études, l’apparat que son père avait fait peser sur lui dans l’espoir de le transformer. Eh bien voilà, transformé, il l’était. Mais il était toujours ce gosse des rues, il mourrait en gosse des rues. Ruant littéralement dans les brancards, il sentit soudain son poignet droit se défaire de son entrave. Jamais il n’aurait pu faire ça avant. Son corps avait changé, ce qui alimentait ses muscles n’était plus seulement du sang. Il était plus fort. Il libéra son autre bras, puis ses jambes. Elle lui tournait le dos. Encore un peu et elle chantonnerait ou siffloterait. En cette seconde, toute sa colère était concentrée sur elle. Elle représentait tout ce qu’il haïssait dans ce monde, et dans ce gouvernement. Et, par-dessus tout, comme un raz-de-marée arasant tout sur son passage, il y avait la faim. Celle qu’il savait ne pas pouvoir contrôler, celle à cause de quoi il s’en était déjà pris à une femme, la veille, avant de tenter de s’enfuir. Il l’avait tuée et il repensait sans cesse. Mais l’idée de tuer Persephone, là, tout de suite, ne lui causait aucun remords.

D’un seul mouvement, il se leva, sans faire attention à la perfusion toujours enfoncée dans son coude, passa son bras autour du cou de Persephone qui n’était même plus humaine à ses yeux, mais simplement de quoi calmer sa faim dévorante, se saisit de son menton de l’autre main et à ce seul contact, il sentit l’énergie de la femme courir sur sa peau. Et avec elle, encore une fois, ces foutues images, en vrac, sans son, impossible à déchiffrer. Dont la violence, cependant, et le produit de l’intraveineuse qui commençait à faire effet, lui tira un sursaut, et presque aussitôt, il la lâcha et trébucha en arrière contre la table. Il arracha l'aiguille de son bras d'un geste violent non sans jurer à nouveau, la tête comme un tambour battu par les souvenirs abscons et infâmes de la femme qui se tenait face à lui.

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MessageSujet: Re: Monsters helping monsters • Itzal&Persephone   Sam 11 Nov - 22:32


Itzal&Perséphone




Décrochant quelques fioles de mon étagère en verre, je laissais les flammes se déchainer derrière moi, comme en présence d'un incendie incontrôlable que j'espérais pourtant pouvoir encadrer. C'était ça la science : partir du fait que tout était possible pour rendre enfin l'impossible accessible. Des réalisateurs de rêves voilà ce que nous étions. Ou une façon de voir les choses tout du moins. J'avais toujours pensé que tout le monde vivait dans l'univers qu'il se créait, une question d'interprétation. Et moi je changeais mes interprétations au fil des jours et de mes envies.

« Tu peux te raconter tout ce que tu veux, si ça t’aide à dormir. Tu n’es en rien différente de tous les autres. »

J'agitai la main en signe de désintérêt total tout en restant concentrée sur mes mélanges. Que de mots, que d'insultes et de critiques dédiés à tourmenter ma conscience qui s'étaient répercutés contre ces murs blancs aseptisés. Des gens en colère, des gens désespérés qui dans un dernier élan de fierté et de vie crachait les ultimes gouttes de leur venin comme on se fait dessus au moment de mourir.. Charmant Pers, très charmant. Une poète dans l'âme.
Des insultes en espagnol soudain. Je levai un regard appréciateur vers le brun.

- Oh merci pour le cours de langue. Tu me donneras la traduction quand tu seras plus calme, ce serait sympa.

Puis je m'en allais de nouveau, me reconcentrant sur mon travail une dernière fois avant de consacrer mon attention toute entière au voleur d'énergie pendant un grand moment. Mais je n'eu pas le temps de me tourner une fois de plus pour continuer mon joli programme tout tracé car bientôt un bras vint brutalement enserrer mon cou, coupant net ma respiration. Je n'avais pas entendu Itzal se libérer de ses liens, je ne l'avais pas senti s'approcher et au moment même où nos peau entrèrent en contact, le monde autour de moi disparu.


Un autre visage que me renvoyait le miroir. Une autre époque. Bientôt les traits Andrew remplacèrent la vision de mon ancien moi, il souriait, je me souvenais encore du goût de ses lèvres sur les miennes, de la chaleur de ses mains sur ma peau... Jamais personne n'avait su m'inspirer les émotions que cet homme avait réveillé en moi. C'était l'amour de ma vie. Lui aussi s’évanouit. Aux premières traces du décor, je reconnu la scène tout entière. Je l'avais tellement vécu et revécu dans mes songes, encore et encore jusqu'au dégoût le plus total. Ma sœur, mon reflet en tout point qui me hurlait toute sa rage au visage, toute sa jalousie et sa frustration avant de me pousser violemment en arrière. La sensation de douleur ne dura qu'un instant avant que les images de l'Enfer ne défilent à leur tour. Il me sembla voir d'autres choses ensuite, ma jumelle à nouveau puis la nouvelle de sa mort et plus rien.


Quand mes yeux se rouvrirent j'étais assise sur le sol, le dos appuyé contre une armoire et les mains relevée à ma gorge douloureuse. Je n'avais plus aucun souvenir, juste une énorme impression de vide entre le moment où j'avais senti la main d'Itzal se refermer sur moi et maintenant où j'étais laissée là vidée de mes forces, incapables de faire plus que de relever des yeux vides vers le voleur d'énergie.

- C'était quoi...

Je soufflai, parlant difficilement. J'aurais eu du mal à l'arrêter si l'homme maintenant libre de tout lien avait tenté de s'enfuir, même mes pouvoirs étaient inutilisables. J'allais lui demander ce que c'était tout ça, mais en réalité je savais : il venait de se nourrir de mon énergie. Quasiment toute mon énergie... Quasiment.

- Tu ne finis pas le travail ?

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MessageSujet: Re: Monsters helping monsters • Itzal&Persephone   Mar 14 Nov - 21:55

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Qu’est-ce qu’il lui arrivait, bordel ? Il ne savait pas encore ce qu’il était devenu qu’il devait déjà en subir les conséquences. Le terme « faim » lui venait naturellement à l’esprit mais une fois la crise passée, ne restait que l’amertume et l’horreur des actes commis. Du moins l’avait-il ressenti ainsi quand il s’en était pris à cette inconnue dans une ruelle, avant de tenter de s’enfuir. Face à Persephone, il se sentait moins coupable, mais pour la seconde fois de son existence, il était victime de son propre corps, incapable de se contrôler, il n’était plus à la barre de son navire et cela le rendait fou. Son crâne vibrait encore des ondes de choc qui l’avaient traversé quand il avait touché Persephone, son corps, abruti par la drogue qu’elle lui avait injectée et par le contrecoup de ce contact physique entre eux, semblait décidé à ne plus vouloir lui obéir. D’un geste rageur, il arracha la perfusion de son bras sans se soucier des dégâts. Il aurait bien voulu pouvoir poser la question à quelqu’un, n’importe qui, mais personne, absolument personne ne s’intéressait à son cas, ne se demandait où il était, ce qu’il faisait, s’il allait bien et ce qu’il était en train de vivre. Personne ne pouvait lui dire, aussi, ce qu’il venait de voir. Pénibles et douloureuses images, dépourvues de sons, orgies de couleurs, des flashes d’une vie qui n’était pas la sienne, et pire encore, qui était manifestement celle de la femme honnie qui se tenait face à lui, l’air tout aussi secouée que lui. Il leva la main, pressa sa tempe de la paume de sa main puis trébucha en avant, tombant à genoux.

« C’était quoi ? » Bonne question. En matière de contagion zombie, il y avait les rumeurs, les on-dit, les non-dit, les fantasmes absolus, et au milieu de tout ça, probablement, la vérité. Il devait s’estimer heureux de ne pas être mort, même si ces derniers jours, il s’était dit qu’il aurait mieux valu qu’il y reste, peut-être, pour le bien des peu de personnes qui tenaient à lui… si ce n’était que lui-même était trop attaché à la vie pour se permettre de se complaire dans ce genre de sentiments dégoulinants. Heureux aussi de ne pas, à l’image de la culture populaire pré-apocalypse, s’être transformé à son tour en zombie. Mais s’il y avait bien une personne dans cette pièce qui pouvait expliquer ce qui venait de se passer, c’était bien elle, elle et le foutu gouvernement pour qui elle menait ses foutues expériences. Et c'était bien elle, aussi, qui s'était invitée dans sa tête à coups de visions sans queue ni tête. Elle, ou son reflet dans le miroir, il n'en savait rien, ne savait pas qui était cet homme, mais il captait sans mal, et sans le vouloir, l'urgence de ces visions, le drame qui les teintait de mort, captait la trahison sur le visage parfait, symétrie opposée du double de... qui ? Persephone ? Il en avait l'impression sans en avoir eu la confirmation car les personnes qu'il avait vues, il ne savait pas qui c'était, ou peut-être Persephone était-elle schizophrène, une pensée qui l'avait traversé plus d'une fois par le passé. Comme les répliques d'un séisme, des flashes s'attardaient dans son esprit, et il résista à l'envie de se taper la tête contre le sol. « J'en sais rien. À toi de me dire... » Un voleur d'énergie. Le nom était clair. Mais il était clair aussi que le processus n'impliquait pas seulement de voler de l'énergie à quelqu'un... Savait-elle seulement ce qu'il avait vu ? Elle avait l'air secoué physiquement, mais il songea soudain que si elle avait su le reste, elle aurait réagi avec plus d'énergie que  cela - même s'il lui en avait piqué pas mal.

Un sourire mauvais naquit sur ses lèvres. S'il avait pu en finir avec elle, il l'aurait fait. Du moins ne voyait-il rien, moralement parlant, qui puisse l'en empêcher. Comme les choses changeaient vite... Il avait tué une femme, il en était sûr, et cela le hanterait toute sa vie. Mais quelques jours plus tard, il avait appelé de ses vœux la mort de Persephone. Seulement, il n'en avait pas la force. Et pas envie, non plus, de se faire à nouveau assaillir d'images incompréhensibles à lui en donner la migraine. « Crois-moi, j'en ai envie. Combien de rats de laboratoires applaudiraient des deux mains si je le faisais... » Oh, la frustration de ne pas pouvoir se lever pour lui sauter à la gorge, là, tout de suite... Il la contempla quelques secondes, cherchant dans son visage les expressions inconnues qu'il avait vues sur ce visage et son reflet dans le miroir. « Qu'est-ce que tu sais des gens comme moi, finalement ? Je crois que je ne t'ai pas seulement volé de l'énergie. Je t'ai vue... » Il n'avait rien compris à ces visions. Mais il savait que lui en parler serait un coup porté plus efficace que s'il lui avait asséné une gifle. En tout cas, s'il avait été à sa place, c'est comme ça qu'il l'aurait ressenti. « Toi, ou une autre. Des jumelles... » Ce n'était pas comme s'ils avaient papoté des heures autour d'un café. Ils n'avaient jamais abordé de sujets personnels à chacun. Mais il avait cru qu'elle était plus que ce qu'elle disait être. Il s'était peut-être trompé quant à sa capacité à compatir à quoi que ce soit, mais il avait eu raison sur le reste, sur tout ce qu'elle cachait, et dont il avait eu un aperçu soudain.

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