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 this could be heaven or this could be hell (orfeo)

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MASTER OF ILLUSIONS

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Féminin
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↳ Métier : assistante d'Esperanza O'Connell, au Mary Rose. Anciennement barmaid.
↳ Opinion Politique : neutre. Pro gouvernement pour les apparences, coincée dans ce rôle qui la fait se sentir comme un imposteur.
↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
↳ Playlist : way down we go + kaleo
hard times + seinabo sey
sober + p!nk
cupid carries a gun + marilyn manson
sin + nine inch nails
criminal + fiona apple
take me down + the pretty reckless
gods and monsters + lana del rey
humanity + scorpions
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↳ Citation : Before embarking on a journey of revenge first dig two graves.
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MessageSujet: this could be heaven or this could be hell (orfeo)    Jeu 2 Nov - 19:43

this could be heaven or this could be hell  
Beatriz & Orfeo
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light.My head grew heavy and my sight grew dim. I had to stop for the night.

Noah n’arrêtait pas de pleurer, et je ne savais plus quoi faire pour qu’il se calme enfin. Le bébé braillait à pleins poumons, son visage s’était coloré d’un beau rouge brique  - celui de la colère – et il était poisseux de larmes et de morve. Quand je le voyais dans cet état, je ne comprenais vraiment pas l’engouement des adultes envers les enfants en bas âge et par extension envers les bébés. Ce n’était que mon opinion, mais je les trouvais vraiment laids et passablement inutiles. Ils ne faisaient rien d’autre à part manger et dormir, ils étaient complètement dépendants de leurs parents et seuls, ils ne survivraient pas. Noah ne faisait pas figure d’exception. Ce n’était pas parce qu’il était sorti de mon vagin que ça le rendait exceptionnel. Pourtant, tous les adultes autour de moi semblaient penser que ce n’était pas pareil quand c’était son enfant à soi. C’était comme s’il existait une loi universelle qui poussait les jeunes parents à adorer leurs enfants, à plus forte raison quand le parent concerné était une femme – le fameux instinct maternel, vous savez. Manque de chance, je faisais partie des exceptions à cette règle qui semblait pourtant immuable, gravée dans le marbre. Je ne faisais pas partie de ces parents qui tombaient en pâmoison devant leurs rejetons. Et quand ces pensées délétères venaient m’assaillir, la culpabilité venait me grignoter de l’intérieur. Quelle mère digne de ce nom pensait cela de son bébé ? Une mère dont l’enfant n’était pas désiré, probablement. Car c’est là que le bât blesse, je n’ai jamais voulu cette situation, je ne faisais que la subir et j’essayais de m’adapter autant que possible à tous ces changements qui avaient bouleversé ma vie. J’en venais même à penser que l’Apocalypse, la vraie ; celle qui avait noyé New York et toute la moitié  nord du pays était de la gnognotte à côté de ce que je vivais en tant que jeune mère.  

Je n’arrivais donc pas à calmer Noah et j’avais pourtant tout essayé. Sa couche était propre, il n’avait apparemment pas faim et ses vêtements n’étaient pas trop serrés. J’avais même vérifié s’il n’avait pas de fièvre. Si j’avais bien appris quelque chose ces derniers mois, c’est que les bébés ne pleuraient pas sans raison parce qu’ils n’avaient pas encore la notion de caprice. Je ne faisais donc pas partie de ces parents qui laissaient pleurer le petit pour leur apprendre la vie, leur apprendre très jeunes la frustration ferait apparemment d’eux des adultes responsables et raisonnable. Aussi l’entendre pleurer me déchirait-il le cœur bien plus que les oreilles. Ça me faisait tout simplement mal de me sentir aussi impuissante face à la détresse de mon propre fils. Alors je surmontai mes réticences pour le prendre dans mes bras et le serrer contre moi tout en le berçant. Je faisais les cent pas dans la pièce parce que j’avais besoin de bouger, de me dégourdir les pattes. Cela n’eut pas vraiment l’effet escompté. Peut-être sentait-il mon hostilité envers lui et dans ce cas je n’y pouvais pas grand-chose, à part prendre sur moi, comme d’habitude. Je n’étais pas une mère, j’étais une sorcière avant tout. Et gérer le gros chagrin d’un bébé ne faisait définitivement pas partie de toutes ces choses que j’ai apprises pendant mon périple. Je m’arrêtai brutalement, comme si je venais d’avoir une idée. Quelle idiote ! Pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt ? J’étais une sorcière bon sang, et il n’y avait aucun problème que la magie ne saurait pas résoudre. Alors je revins m’installer dans le fauteuil, Noah dans mes bras et je me concentrai très fort pour capter la première onde magique venue. Mon fils sembla comprendre que quelque chose se passait puisqu’il cessa de pleurer pour me regarder attentivement. Je ne m’arrêtai pas pour autant, je m’efforçais de rassembler le peu de magie que je parvenais à capter. J’étais en train d’essayer de créer une illusion, qui consistait à faire flotter des boules de lumière à la manière d’un mobile, et de les faire tournoyer pour distraire Noah. Sauf que la magie devenait une denrée rare à cause des brèches ouvertes vers Darkness Falls, et je ne parvenais pas à en rassembler suffisamment pour faire ce que je voulais. Alors les légères lignes lumineuses que j’avais tracées dans les airs s’évanouirent presque aussitôt. Il en résulta un début de migraine extrêmement désagréable et je mis quelques instants avant de me stabiliser, de me reconnecter au monde réel.  

J’avais échoué.

Ce constat était particulièrement amer et me laissa un goût désagréable dans la bouche. J’étais épuisée, au bout du rouleau et je n’étais plus capable de mobiliser même une quantité infime de magie pour tenter d’en faire quelque chose. D’ailleurs, non contente d’avoir raté mon illusion, je me rendis compte que je saignais du nez. En effet, lorsque je portai mes doigts à mon visage, ils étaient poisseux de sang. Fait chier. Tenant Noah d’un bras, je me levai pour partir à la recherche d’un mouchoir. J’en attrapai un, pour ensuite le presser contre mon nez qui continuait à saigner. La douleur était tellement forte que j’en avais les larmes aux yeux, je battais exagérément des paupières pour les chasser. Elles roulaient sur mes joues blêmes et mon maquillage dégoulinait. En m’essuyant les yeux je m’étais transformée en panda. Nous avions bien piètre allure tous les deux. L’avantage , c’est que j’avais enfin réussi à le calmer. Il jouait à présent avec mes cheveux. C’est à ce moment là qu’on sonna à ma porte. Pressant le mouchoir imbibé de sang contre mon nez, j’allai ouvrir, priant pour que mon visiteur soit dissuadé de s’incruster en voyant que ce n’était pas le moment.  

« Qui c’est, à ton avis ? » chuchotai-je au bébé, le calant un peu mieux contre moi, avant de presser mes lèvres dans ses cheveux blonds. « On attendait quelqu’un ? »  

Il n’y avait qu’une façon de le savoir. J’ouvris la  porte, défaisant les verrous un par un, puis je m’écartai légèrement pour laisser passer Orfeo. Mon regard s’éclaira aussitôt que je le reconnus. Peu importaient les circonstances de ses visites, j’étais toujours contente de le voir. Je lui adressai un sourire timide. Bien que je le connaissais depuis quelques mois il avait ce truc qui m’intimidait, un charisme que je n’avais vraisemblablement pas et qui me faisait me sentir toute petite face à lui.

« Entre. » l’accueillis-je le plus chaleureusement possible – j’avais maladroitement planqué mon mouchoir ensanglanté dans ma manche, ni vu ni connu. « Tu veux quelque chose à boire ? Je crois qu’un thé s’impose. Ou du café. Ou un cocktail sans alcool. Je dois encore avoir du sirop et de la limonade quelque part. »  

En tant que barmaid je savais faire les cocktails comme personne, et quelque part ça me manquait de ne plus en faire autant qu’avant, Prohibition et rationnement des ressources oblige. Noah, lui, jouait toujours avec mes cheveux. C’était toujours ça de gagné.  
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