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 Tu voudrais qu'elle danse pour toi

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MessageSujet: Tu voudrais qu'elle danse pour toi   Dim 5 Nov - 16:17

Aritza & Gabriel
tu voudrais qu'elle danse pour toi


Sleep in peace when day is done, that's what I mean, and this old world is a new world and a bold world for me chante Nina Simone, la voix sortie d’un vieux poste de musique datant de Mathusalem. Léger fond sonore, elle meuble très discrètement le silence criant de l’atelier et accompagne le travail tranquille et minutieux de l’homme qui se refuse obstinément aux bras de Morphée. Oiseau de nuit, il apprécie tout particulièrement cette solitude et l'obscurité qui a tout englouti, vorace, en dehors du halo lumineux de sa lampe. Il n’est pas si tard que ça, en fait, mais l’heure est plus propice à une fin de soirée calme qu’à un acharné courbé sur son établi et ignorant totalement la course des aiguilles sur le cadran de l’horloge. De fait, Gabriel n’a jamais eu une très bonne notion du temps, surtout aux prises avec son travail ; il est probable qu’il n’a même pas la conscience d’être resté pratiquement immobile sur son tabouret inconfortable de longues heures durant. C’est son corps qui se chargera de le lui rappeler lorsqu’il s’étirera enfin, masse humaine engourdie, pour faire les quelques pas qui le séparent de l’entrée de l’atelier et s’enfumer les poumons.
Le climat est lourd, dehors, pas une once de vent, la température un peu étouffante qui dénonce un orage prochain ; la chaleur ne le dérange pas. L’armurier enlève ses lunettes loupes et les coince dans le col de son t-shirt pour ensuite glisser entre ses lèvres une roulée qu’il ne tarde pas à allumer, savant mélange de tabac artisanal et d’autres herbes dont il aime bien user le soir afin d’embrumer un peu sa conscience, de se coucher de meilleure humeur. Il a toujours eu le sommeil difficile (guère étonnant vu ses conditions de vie) mais depuis que la culpabilité le travaille au corps, sournoise et omniprésente, c’est pire. Ses mains seront à jamais plus sales du sang de Jésus que de celui de toutes les autres personnes qui ont connu un sort funeste de sa faute, que ce soit de son fait ou de celui des armes de mort qu’il met au point et entretient soigneusement.

Adossé contre la cloison, la porte ouverte à côté de lui projetant un petit rai de lumière sur la terre sèche, ses yeux scrutent la pénombre avec une curiosité machinale tandis que la clope se consume entre ses doigts ; l’armurier est toujours sur ses gardes, à chercher sans même plus y faire attention le danger dans les moindres recoins. Mais c’est fou comme tout a l’air paisible ce soir, on se croirait presque dans un monde normal dans des moments comme celui-ci. Dans son dos, il entend le trottinement des griffes contre le vieux linoléum amoché par le temps et Scylla, tirée de sa sieste par la mise en branle un peu soudaine de son propriétaire, se décide finalement elle aussi à pointer la truffe dehors. Elle se faufile à côté de lui et a tôt fait de disparaître dans l’obscurité sans qu’il semble s’en soucier le moins du monde, il y a bien longtemps qu’il a cessé de s’intéresser à ses vadrouilles puisqu’elle lui revient toujours ensuite. Et puis, son attention est plutôt accaparée par un tout autre détail, tout le monde ne dort pas encore et la lumière dans la caravane d’Aritza, qu’il a dans son champ de vision, lui indique que cette dernière doit probablement s’y trouver. Seule ou non, il l’ignore, en ce que les rideaux tirés le gardent bien de tirer plus de détails de son observation voyeuriste, mais son regard s’est fait songeur tandis qu’il s’attardait plus que nécessaire sur le rectangle lumineux. Comme à chaque fois qu’il s’égare en esprit du côté de la veuve de son frère, ses pensées s’emballent, il s’y est fait à la longue mais un élément nouveau s’est glissé au milieu de tout ce bordel depuis quelques temps.
Elle l’évite, Aritza. Difficile de ne pas s’en rendre compte : dès qu’ils pourraient risquer de se retrouver seuls, elle a autre chose à faire, et le regard qu’elle pose sur lui n’est plus aussi franc qu’autrefois. S’il n’a pas cherché à s’imposer à elle – de fait, leurs fonctions respectives au sein de la communauté sont suffisamment étrangères l’une à l’autre pour qu’ils n’aient pas grand chose à faire ensemble –, il n’empêche que ce revirement de comportement l’a blessé même s’il s’est bien gardé de le manifester, ravalant son incompréhension en attendant, et sans savoir quoi attendre exactement. Le moment propice ? Pourquoi pas ce soir.

Le mégot termine sa vie dans le cendrier qui traîne à côté de l’entrée, l’homme retourne à l’intérieur de son atelier. Coupe le sifflet de la chanteuse, laisse l’obscurité retomber sur son poste de travail et verrouille la porte derrière lui, pour s’en aller deux minutes plus tard frapper deux coups léger à celle de la caravane d’Aritza et attendre, enfant sage, qu’elle se manifeste. Et lorsque la silhouette se dresse enfin dans l’encadrement il n’a d’abord aucun mot pour elle, se contente simplement de la scruter sur quelques secondes silencieuses avant de l’ouvrir, la voix pleine d’une assurance tranquille. « Est-ce que tu vas finalement m’expliquer ce qui se passe ? » Pas d’agressivité, la question est honnête et sincère même s’il sait que ce n’est pas forcément très louable de sa part que de la coincer ici alors qu’elle ne peut pas reculer. Enfin, elle pourrait toujours lui claquer la porte au nez bien sûr, mais ce serait absurde, et pas son genre de surcroît. Alors il ne bouge pas, planté là face à elle dans l’attente patiente d’une invitation qui ne viendra peut-être pas. « Je ne suis pas aveugle, tu sais. Je vois bien que tu m’esquive. »

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