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 close your eyes and take a shot ♦️ Itzal

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Ven 10 Nov - 3:37


« In general, men prefer to let their actions speak instead of words. »

Itzal & Xavier
featuring

Installé à son bureau, Xavier parcourait les pages du livre qu’il avait entre les mains avec attention. Interrompant sa lecture de temps en temps afin de vérifier dans un vieux dictionnaire de poche installé à ses côtés afin de vérifier certains mots de vocabulaire. Bien que cela faisait cinq ans à présent qu'il avait repris sa forme humaine, il manquait encore de vocabulaire, apprendre une nouvelle langue n'était déjà pas facile, mais l'apprendre vite et dans ds conditions difficiles était un challenge d'un autre niveau. La compréhension n'était pas sa faille, ni l'oral, ce n'était qu'une question de vocabulaire et plus les livres étaient sur des sujets pointus, plus il avait besoin de son petit guide pour s'en sortir. Enfin, il était tout de même fier de ce qu'il avait accompli jusqu'à présent, son manque de vocabulaire technique ou précis ne l'avait pas empêché de rejoindre la résistance, ni d'être embauché plus tard comme animateur radio, et même avoir quelques articles publiés dans The Mission.

Ce n'était pas parfait, il devait travailler un peu plus et un peu plus dur que d'autres, mais c'était parce qu'il avait besoin d'assouvir sa soif de connaissance et parfois les livres que le gouvernement permettaient l'accès, comportaient beaucoup de mot qu'il n'utilisait pas dans les conversations de tous les jours. Puis, il y avait les jours où il n'avait ni la force, ou l'énergie, ressortant alors quelques livres en chinois qu'il avait pu récupérer, mais ces derniers était écrit en mandarin moderne et donc, parfois, il devait aussi jouer les linguistes pour comprendre quelques mots. Les langues, c'était tout l'effort d'une vie, une volonté et un challenge qu'il abordait avec beaucoup d'enthousiasme. Lire était important selon lui, une habitude que ces pairs semblait avoir mis aux oubliettes dans cet ère moderne, en tout, qu'ils avaient mis aux oubliettes, la technologie ayant fait un bond en arrière, parfois Xavier avait l'impression d'être plus adapté à leur condition actuelle qu'ils l'étaient.

Un sourire se dessinait sur ses lèvres, le confort, c'était justement le sujet de son livre. Alors qu'il relevait le nez de son livre pour passer au dictionnaire pour vérifier la définition de 'pandiculation', retirant le crayon de bois entre ses dents pour noter la définition dans un petit carnet, il rencontrait le cadran de la montre qui reposait elle aussi à ses côtés. Ses yeux s'écarquillaient alors en voyant que le temps était passé, il était plus tard que ce qu'il avait prévu et s'il ne s'activait pas, il allait être en retard à son rendez-vous. Prenant tout de même le temps de s'étirer pour sortir de sa torpeur, il finit par bondir sur ses deux pieds, refermant le livre et le dictionnaire, récupérant le petit carnet pour le glisser dans son sac besace. Enfilant sa veste, il y glissait ses clefs, portefeuille et papiers d'identité en cas de contrôle, il était prêt à partir. Une fois dehors il sortait de sa poche un petit papier où il avait noté l'adresse où il devait retrouver son rencard. Un nouveau coup d'œil sur sa montre qu'il avait de nouveau accroché au poignet et il quitter son petit nid douillet pour prendre la direction du French Quarter. Ce dernier n'était qu'à quelques blocs à pied.

Le sac en bandoulière, les mains dans les poches, Xavier ressentait toujours un semblant d'adrénaline avant de retrouver Itzal. Il n'y avait que deux raisons qu'ils se retrouvaient, pour des recherches de l'animateur ou alors par hasard autour d'un verre. Le daybreaker s'était porté plus ou moins volontaire pour lui servir de guide et de garde du corps, lorsque ses recherches le menaient dans des endroits un peu moins sûr ou infesté de créatures, en échange de rémunération bien entendu. En ces temps difficiles, l'honneur et le volontariat sans frais étaient chose rare, ce que le skinchanger pouvait comprendre et gardait toujours en tête, ou presque. Avec le temps, il avait cessé de se méfier totalement de Itzal, il y avait besoin de confiance entre l'un et l'autre pour que leurs petites escapades ne tourne pas trop au vinaigre et que tous deux s'en sortent sans trop de casse. Ce soir, ce n'était ni l'un, ni l'autre, bel et bien une rencontre prévue, dans un bar où Xavier n'avait jamais mis les pieds. Il soupçonnait parfois son partenaire de le tester pour voir un peu de quoi il était fait, l'entrainant donc hors de sa zone de confort. Il n'y avait pas de mal à lui secouer quelques plumes, tant que ça ne froissait pas le semblant d'entente qu'il avait avec le gouvernement et sa police, peacekeepers ou shadowhunters.

Il ressortait son petit papier afin de vérifier qu'il allait bien dans la bonne direction avant de s'aventurer dans une ruelle loin des rues les plus actives du quartier, sans grande surprise, son instinct confirmait qu'Itzal lui avait donné rendez-vous dans un coin un peu moins, accueillant que les lieux que le skinchanger fréquentait habituellement. Marchant d'un pas confiant, attendant de trouver l'enseigne de bar où il devait retrouver son ami, il n fallut pas longtemps avant de se faire accoster de manière un peu trop amicale par une jeune femme.

« On est perdu mon beau ? Besoin d'un guide ? » Demandait-elle d'une voix suave. Ses mains baladeuses s'aventuraient sans gêne le long de la veste de l'animateur qui laissait échapper, un soupire amusé. « Non merci, je sais où je vais ce soir. » D'un coup d'œil, il pouvait apercevoir l'enseigne du bar au loin. Il se dégageait de l'emprise de la belle sans trop d'hostilité, lui tendant d'un air innocent l'arme blanche qu'elle avait dissimulé. « Vous devriez vous méfier des pickpockets. » Tel est pris qui croyait prendre. On n'apprenait pas à un ancien gamin qui avait vécu dans la misère à voler sans se faire prendre. L'inconnue reprenait son couteau, lui lâchant un regard noir dont beaucoup de femme ici avait le secret. Xavier s'éloignait ensuite en trottinant, glissant dans la poche intérieure de sa veste son portefeuille qu’elle avait tenté de lui voler et qu’il avait récupéré.

Poussant la porte du bar, il ne fut pas surpris de sentir les effluves d'alcool l'envelopper presque aussitôt, un léger grincement de la mâchoire, il aurait préféré qu'Itzal le lui dise quand même, non seulement, il aurait mangé en conséquence, mais il aurait été un peu plus prudent dans son parcours. Enfin, il était là maintenant, trop tard pour faire demi-tour et il devait croiser les doigts que sa bonne étoile le protège d'une éventuelle descente de la milice. Un regard rapide dans la salle, il finissait par reconnaître le daybreaker, lui adressant un signe de la main avant de se frayer un chemin pour le rejoindre.

« C'est ta définition d'une simple soirée entre amis ? » Demandait-il dans un ton légèrement sarcastique, avec une pointe d'amertume et voilé d'inquiétude. Hypocrite lorsqu'on le connaissait assez pour savoir qu'il en enfreignait bien d'autres, une de plus, une de moins, dans l'esprit de certain peu importait, dans son cas, il préférait limiter les infractions et éviter les ennuis.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Dim 12 Nov - 13:48


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

C’était facile, pour lui. S’il y avait bien un avantage à retirer de ce qui lui était arrivé, c’était qu’il pouvait enfreindre toutes les lois qu’il voulait sans craindre de tomber plus bas. Il s’était déjà fait prendre la main enroulée autour d’un verre d’alcool, et la première fois après sa transformation, il avait bien un peu ressenti de l’inquiétude, mais il s’était vite rendu compte que le gouvernement et ses lois ne pouvaient pas lui faire plus de mal qu’ils n’en avaient déjà fait. Quelques jours de prison, quelques coups de poings, un sermon, des menaces, et ensuite quoi ? Ils le jetaient de hors, là où était sa place, hors des murs de la ville, où il se rendait tous les jours de toute façon, qu’il enfreigne la loi ou pas. Oh, peut-être qu’un jour, ils en auraient marre de lui, le jetteraient aux fauves pour un pauvre verre de simili-vodka et on n’en parlerait plus, d’Itzal Macaro. Mais ce moment n’était pas encore venu, et plus le temps passait, plus il se demandait pourquoi. Des fois, il se disait que peut-être, son père le protégeait encore, depuis le haut de sa tour de verre, et même s’il avait officiellement renié son fils voleur d’énergie. Il représentait, pour l’homme politique qu’il était, une bombe à retardement sociale trop ennuyeuse pour qu’il agisse autrement, de sorte qu’Itzal ne s’en était pas ému outre mesure. Il avait passé sa vie de fils adoptif à dépasser allègrement toutes les limites que son père avait fixées pour lui, pour des tas de raisons plus ou moins convenues, plus ou moins intelligentes, aussi. Son père avait toujours fini par lui pardonner et par lui trouver une place auprès de lui. Mais apparemment, que son fils se fasse mordre par un zombie et devienne ce qu’il était devenu, c’était ça, sa limite. Surpriiiise !

L’avantage de ce quartier était qu’il n’avait rien à voir avec le reste de la ville. C’était la vitrine de La Nouvelle-Orléans, là où les gens pouvaient se raccrocher au passé, où les rues étaient presque propres, où les façades étaient un peu entretenue, où le temps semblait s’être arrêté, comme protégé dans une bulle du reste de la réalité. Bien sûr, avec la tombée de la nuit, l’endroit revêtait des habits plus communs au reste de ce qu’était devenue leur société, la faune diurne prenait sa place au coin des rues et dans les squares et les petits restaurants et bars proprets, une fois sa clientèle de touristes évacuées, finissaient ses journées avec des produits un peu plus lucratifs. Rien de bien méchant, évidemment. Rien à voir avec le nord de NOLA. Ici, il y avait peu de chance de faire une mauvaise rencontre, peu de chance de franchir la limite, peu de chance, du coup, de se faire prendre. Mais peut-être que l’endroit, parce qu’il représentait le dernier pan d’humanité de la ville, attirait plus facilement l’attention des autorités et de la milice. Il était bien connu que la coercition s’abattait toujours là où on avait le moins besoin d’elle, parce que c’était plus facile pour tout le monde. Itzal attendait Xavier dans un bar près du Jackson Square, un établissement propre sur lui à la clientèle à figure humaine, et il n’aurait pas été étonné que le tenancier fasse son business illégal avec la bénédiction de quelque huile du gouvernement. L’art du pot-de-vin était maîtrisé à la perfection par ici et on mettait un point d’honneur à rester civilisé, et les putes étaient proprettes et l’alcool était discret, et on faisait très fort semblant de ne pas voir les fantômes qui s’agglutinaient dans le square juste en face pour obtenir leur dose de came nocturne.

Quand Xavier arriva, Itzal se tourna vers lui avec un sourire caustique. Il était habitué désormais à ce genre de réaction paradoxale entre la méfiance et la curiosité, mais surtout, si au début il avait été étonné par le genre d’innocence qui l’habitait parfois, désormais il s’en amusait follement. Il se faisait toujours un malin plaisir à bousculer les a priori des gens, surtout quand il les considérait trop naïfs. Il savait, désormais, que Xavier n’était pas naïf au sens propre du terme, mais il était habité d’un genre d’espoir un peu fané qui avait toujours fait grincer des dents le Vénézuéliens. Il embrassa la salle d’un vaste mouvement de bras. « Y a pas plus sage que ce coin de la ville, et propre que ce troquet. Que demander de plus ? » Non, vraiment, il parlait là en toute honnêteté. Tous les deux avaient traîné dans des endroits bien pires. Mais c’était à la demande expresse de Xavier, évidemment, qui savait à quoi s’attendre. « Quoi, tu as fait des mauvaises rencontres ? » Il se marrait doucement, mais il en doutait fortement, quand même. C’était littéralement Disneyland, ce quartier. Il tapota le tabouret à ses côtés pour lui faire signe de s’asseoir. Allez, il devait en avoir, des trucs à lui raconter.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Dim 12 Nov - 22:13


« In general, men prefer to let their actions speak instead of words. »

Itzal & Xavier
featuring

Le sourire d'Itzal était contagieux, ses traits se détendaient alors légèrement pendant qu'il prenait place à côté de son compagnon pour la soirée. Ce dernier semblait plutôt de bonne humeur alors qu'il affirmait qu'il n'y avait pas plus propre et agréable comme endroit. Haussement de sourcil, état-ce cela une légère pique de la part de son garde du corps qui avait pris l'habitude de retrouver Xavier lors de ses enquêtes dans des coins souvent indésirables où ils étaient généralement non-désirés. Certes, habituellement, ils avaient tendance à trainer dans les quartiers pas fréquentables, mais c'était pour une bonne cause, en tout cas, c'était l'argument du skinchanger. Une carte qu'il sortait toujours avec des exemples à l'appui pour soutenir le tout. Oui, s'il était quasi bilingue dans la langue anglaise, Xavier faisait toujours un point d'honneur à défendre ses décisions, comme ses motivations à la manière d'un commentaire. Au grand damne de certain qui pour l'arrêter dans ses grandes explications finissait par accepter, c'est peut-être là le grand secret, il obtenait ce qu'il voulait sans pour autant à avoir à s'étendre sur le sujet. Les hommes de cette époque étaient d'une impatience qu'il avait rarement croisé, surtout chez les plus âgés, lui avait plutôt eu en face de lui des hommes patients et méticuleux, même dans les situations les plus critiques, peut-être que pendant trop longtemps les gens de cette génération avaient vécu dans le confort et donc tout situation hors de leur zone de confort les faisaient paniquer.

Xavier était passé par ce stade, étranger débarquer avec le souvenir d'une vie qui avait disparus, des fragments de mémoire d'une vie qu'il avait eu en tant que chat, mais qu'il n'avait pas l'impression d'être la sienne. Le changement climatique, le voyage pour New-York, la résistance, le voyage pour la Nouvelle-Orléans, les daybreakers, les zombies, les brèches, la trêve, les créatures qui disparaissaient pour subir des expériences, la famine... Et pourtant, il était bien assis au tabouret d'un bar, où le patron semblait faire une petite entaille aux règles de la prohibition, et même s'il était inquiet, soupçonnant qu'Itzal voulait le faire boire, il restait bien calme. D'autres à sa place aurait déjà fait plusieurs crises de panique ou même des attaques, peut-être des envies de suicide et une perte totale en l'humanité. Étrangement, rien de tout cela n'animait le skinchanger plus que ça, il prenait le tout avec beaucoup de sérénité, à chacun sa manière de gérer les choses comme on dit, car ça le travailler autant que n'importe quel être vivant normal, mais au lieu de flipper, il préférait comprendre et trouver des solutions. Pas de perte de temps et peut-être aussi son côté très fataliste, si son heure est arrivée, elle est arrivée point final. Après il n'avait pas envie de mourir tout de suite pour autant.

Sac en bandoulière entre ses pieds, il porta une main afin de se masser la tempe avant de regarder Itzal, un léger sourire s'étirant sur ses lèvres.

« Non, pas de mauvaises rencontres, un simple malentendu. » Par expérience, il dirait que les femmes ont tendance à avoir la rancune tenace, alors peut-être que plus tard dans la soirée, il finirait sur le pavé avec quelques dents en moins une fois que lui et Itzal se serait quitté. Enfin, encore fallait-il qu'elle sache se défendre ou alors venir avec du renfort. Xavier pouvait avoir foi en l'humanité, il n'était pas non plus fou, il avait conscience que de chaque action pouvait en découler un scénario extrême. « Une jolie fille a tenté de me voler mon portefeuille. » L'autre ne lui avait rien demandé, mais Xavier savait qu'il aimait bien les histoires, comme tout détails croustillants qui pourrait en découler. « Je lui ai juste fait comprendre qu'il y avait plus malin qu'elle. » Le skinchanger n'avait jamais vraiment étalé son passé lors de leur conversation, ils n'avaient jamais vraiment eu le temps, l'autre n'avait pas non plus posé les questions et puis, encore une fois, lorsqu'ils se voyaient, c'était généralement pour se retrouver à chercher les ennuis. Alors pour une fois, qu’il ne les avait pas cherchés, en tout cas pas auprès de cette femme, il espérait que ça ne découlerait pas par une suite beaucoup moins agréable. « En toute délicatesse bien entendu, je ne suis pas du genre à malmener les femmes. » Petite précision inutile, mais il y tenait, Xavier avait toujours eu pour philosophie de ne pas frapper le premier sauf en cas d'urgence. Son côté diplomatique très certainement qui était responsable, tout en finesse et subtilité, il laissait des personnes comme Itzal, qui avaient le sang chaud, de gérer les différents musclés où le palabre n'était même pas à mettre sur la table. « Et elle était armée en plus, une belle lame d'ailleurs, je ne pense pas qu'elle l'avait récupérée légalement, enfin, je ne juge pas de nos jours, il faut bien pouvoir se défendre. »

Les femmes et les armes blanches esthétiquement c'était plutôt sympa dans l'esprit de Xavier lui même friand du maniement de couteau et sabre en tout genre. De toute façon de son temps, il y avait peu de poudre canon, pratiquement pas d'arme à feu et rien que l'objet dans son esprit mettait toute fin à une possibilité de discuter. C'est simple, il détestait les armes à feu. Bruyantes, peu gracieuses, ne ressemblant à rien, la plupart des gens qui en possèdent ne savaient pas s'en servir correctement. Soit ils ne savaient pas viser ou alors s'en servaient comme office de menace sans jamais vraiment tirer ou alors justement, ils tiraient sans poser de questions. Une arme à feu devait servir à se défendre, pas à attaquer. En tout cas, c'était son avis, très peu partagé autour de lui, mais bon, qu'en savait-il vraiment, il venait d'un temps où l'honneur existait. Plus ou moins.

« En tout cas, tu as l'air en forme. » Assez parlé de l'inconnue aux mains baladeuses, Xavier voulait savoir un peu ce qu'Itzal avait derrière la tête pour le sortir de chez lui et en plus le mettre en porte-à-faux auprès du gouvernement. « Racontes, tu m'as traîné ici juste pour me faire boire ou tu as quelque chose à me demander ? »


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Mer 15 Nov - 20:04


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

Un « malentendu », dans la bouche de Xavier, ça promettait toute une histoire. Que ce soit son tempérament, sa nature profonde où le métier qui avait déteint sur lui, Xavier parlait rarement par euphémismes. Les faits, rien que les faits, mais aussi, passion des mots peut-être, des images et des métaphores. Itzal n'était pas très joueur avec la parole, il s'exprimait plus souvent avec ses poings ou avec brutalité, exaspéré de ne pas se faire comprendre, de mal se faire comprendre ou même de devoir se faire comprendre quand, pour lui, les choses étaient limpides. Xavier était plutôt son contraire, en la matière, de sorte que le petit malentendu dont il parlait aurait peut-être bien pu faire l'objet d'un livre suivi d'une adaptation au ciné. Heureusement, le bonhomme ne le laissa pas plus longtemps dans le flou en lui racontant de quoi il s'agissait exactement. Itzal souriait d'une oreille à l'autre, faisant la traduction dans sa tête en simultané : une « jolie fille », c'est-à-dire une prostituée, ou plutôt, dans ce quartier-vitrine, une fille de joie. Et qui avait la main leste, qui plus est. Probablement pas vraiment une habituée du coin, ou bien sa carrière aurait été finie en quelques nuits, si elle avait pour habitude de jouer les pickpockets. Il y a quelque temps, Itzal aurait eu du mal à interpréter les paroles de Xavier, du mal à l'imaginer « plus malin » que n'importe qui et surtout une coureuse de remparts. Non pas qu'il le considérait comme idiot, loin de là, mais empreint d'une certaine naïveté qu'une fille des rues, peu importe le quartier, n'avait certainement pas. Et pour Itzal, la naïveté était le pire défaut de la Terre, celui qui vous faisait tuer, à cause duquel on se servait de vous, ce qui grâce à qui la vie prenait une saveur amère, faite de déconvenues et de trahison. Oui, quelque temps auparavant, il aurait pensé : prostituée, 1 - Xavier, 0. Mais le temps, justement, avais passé, balayant les a priori les plus tenaces du Vénézuélien. Même s'il avait toujours tendance à considérer la vision des choses de Xavier comme une aberration monumentale, même s'ils ne seraient jamais d'accord sur rien, il savait, du moins, que l'autre ne se ferait pas si facilement avoir par la vie.

La précision sur sa délicatesse finit par avoir raison d'Itzal, qui éclata de rire en secouant la tête. Voilà, parfois, Xavier se montrait trop sympa pour le genre de monde dans lequel ils vivaient. Si lui avait chopé quelqu'un avec une main dans sa veste pour lui voler quelque chose qui lui appartenait, Itzal lui en aurait collé une, vieux, femme ou enfant. Il était très attaché à la moindre de ses possessions, comme tous ceux qui avaient grandi avec rien, et d'ailleurs, enfant, lui-même avait plus souvent qu'à son tour jouer les pickpockets, et s'en était ramassé, des coups de poing et de pied, pour sa peine. C'était le grand cycle de la vie. « Peut-être que la prochaine fois, tu pourras faire preuve de moins de délicatesse, parce que je te garantis qu'il y aura une prochaine fois, vu ta tolérance. Tu vas finir par être connu dans le quartier comme le type dont on peut faire les poches sans danger... » S'il y avait bien un truc qui n'avait pas changé dans ce monde, apocalypse ou pas, c'était l'importance des apparences. Se montrer dur vous catapultait dans la catégorie des gens à ne pas emmerder, point final. Quitte à passer pour un sale con. Et puis, les « femmes »... Plus que tout, ce genre de propos lui rappelait que Xavier était beaucoup plus vieux qu'il en avait l'air. Beaucoup, beaucoup plus. Il était passé depuis des décennies, le temps où on pouvait se reposer sur ce genre de certitude dangereuse à souhait : douce femme, faible femme. Elles n'étaient ni pires ni meilleures que les hommes, mais jouissaient encore un peu de cette image que les hommes modernes perpétuaient entre eux pour le plaisir de se sentir plus fort. On a toujours un avantage quand on est sous-estimé. La pire blessure qu'il avait reçue dans sa vie, Itzal la devait à une femme. Quant à Xavier, Itzal y voyait un mélange de décalage anachronique dans sa façon d'être et d'une personnalité à mille lieues de la violence, ce qui le faisait d'autant plus rire. Là encore, différences de points de vue, rien que ça.

« Se défendre, oui, surtout contre les gens comme toi... » Aux yeux d’Itzal, Xavier était probablement un des types les moins menaçants de la planète. Si le monde n'était peuplé que de Xavier, cela faisait longtemps que tout le monde serait assis en cercle pour régler les conflits du monde à coups de débats, probablement. C'était déjà une utopie avant, alors... Il passa sur l'allusion au côté légal ou pas de la possession d'une lame. Il n'imaginait pas une seule seconde que quelqu'un se balade dans les rues de cette ville sans arme, mais peut-être bien qu'il se trompait. « Oh, tu sais, elles font un métier dangereux, ces filles... » Il se contenta de ça, toujours conscient physiquement du poids de ses propres couteaux sur lui. Il fit signe au barman de servir un verre à son compère, hochant la tête à ses propos. Il avait toujours la forme. Bon okay, il avait bien eu un petit passage à vide quelques mois plus tôt, mais il avait une bonne excuse. Enfin, une excuse ; bonne, ça restait à voir. « Je me suis dit que sortir te ferait plaisir, et si tu es venu, c’est bien que j’avais raison. Ça fait un moment qu’on ne s’est pas vus. Tu as abandonné tes croisades dans les bas-fonds ? » Une manière comme une autre de lancer la discussion, après tout.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Jeu 16 Nov - 1:55


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Itzal & Xavier
featuring

Itzal semblait beaucoup s'amuser pendant que Xavier lui racontait son histoire. Ce qui n'était pas surprenant, tout ce qui tournait autour des mésaventures du skinchanger semblait être extrêmement divertissant pour l'homme à ces côtés et plus il illustrer la gentillesse et la patience de Xavier, plus elle faisait réagir le daybreaker.

Justement, c'était bien là que venait leur étrange dynamique, que parfois l'animateur qualifier d'amitié un peu venue de nulle part, ils voyaient les choses bien différemment. S'il ne connaissait pas complètement le passé d'Itzal, Xavier en avait entendu assez pour savoir qu'il n'avait pas toujours vécu avec une cuillère en argent dans la bouche et que la chute avait été brutale depuis qu'il avait mordu par un zombie. Pourtant, son garde du corps improvisé n'avait jamais était aussi bien qu'aujourd'hui, en tout cas, s'il avait des choses qui le travaillait, il le cachait mieux qu'avant, parce que par simple observation Xavier pensait que son compagnon était plutôt passé au stade d'acceptation et donc d'un je-m'en-foutisme total. Sur certains plans, car s'il s'en fichait tant que cela, il ne s'entêterait pas autant à le convaincre lui, l'étranger venu d'un autre temps que le monde était blanc ou noir. Certes, ils avaient fait un bon en arrière, d'accord, il y avait à présent des entités qui évoluaient sur le peu de continent viable qui restait et qui s'avéraient être tout aussi mortelle pour l'espèce humaine. Oui, il y avait la famine. Et alors ? Si on regardait en arrière, les hommes avaient déjà vécu des périodes terribles, de famine, de manque et de mort, pourtant, ils avaient réussi à avancer, à devenir parfois meilleur, parfois pire. Rien que pour cela Xavier aimait croire qu'il y avait un petit espoir, même si ce n'était pas forcément pour leur génération et que les choses étaient encore instables et inexplicables. Itzal ne comprenait pas d'où venait ce côté optimiste qui animait Xavier et la vérité était que lui non plus. Que ce soit sa soif pour la connaissance, ou tout simplement son envie de vivre, il avait toujours était comme cela. Animé de cette certitude que les choses finiront par aller mieux, s'équilibrer de manières plus ou moins naturelles, avec ou sans eux. Le karma, il y croyait, même si parfois son côté si conciliant lui renvoyer de beaux boomerangs dans la figure. Itzal l'avait prévenu, à vouloir bien faire on fini par s'en prendre une, parfois même de la part de proches.

Xavier aussi était têtu, pour lui ce genre de choses n’arriveraient que suite à un malentendu.

Et justement le daybreaker rebondissait sur le récit de sa rencontre de la soirée, se moquant un peu de lui certainement intérieurement vu les expressions qui avaient voyagé sur son visage lui d'habitude si stoïque, froid, intimidant... Enfin, c'était ce qu'Itzal tentait de dégager, il le faisait très bien avec une certaine virilité et pas une seul seconde Xavier douté qu'à un combat à mains nues Itzal aurait fini par le mettre KO, mais à l'arme blanche, il aurait était curieux de voir. Non, Itzal dégageait une certaine aisance, un soupçon d'arrogance, mais l'animal n'était pas dupe, si on montrait patte blanche, l'homme pouvait sortir de cette carapace et professionnalisme. Enfin, Xavier ne le dira jamais trop haut. Il ne voudrait pas briser un mythe, ni une image. De plus, à leur époque, les apparences comptaient tellement plus que personne n'aurait le temps d'observer Itzal trop longtemps avant de se prendre un poing dans la figure. C'était peut-être pour cela qu'il frappait aussi vite.

Il souriait à cette pensée, écoutant d'une oreille distraite le commentaire de son ami. Itzal lui donnait déjà une nouvelle réputation, ce qui a eu le don d'étirer son sourire alors qu'il reposait sa tête sur la paume de sa main.

« Tu m'as mal compris. Délicatesse, ne veut pas dire gentillesse. » Jouer sur les nuances, Xavier ne doutait pas qu'il finirait par recroiser la jeune femme, mais il ne pense pas que ça sera pour lui faire les poches et s'il y avait eu des témoins, il doutait qu'il auraient envie de tenter leur chance. « Après, il y a peut-être une différence culturelle, l'humiliation n'a peut-être pas autant de force chez vous que chez nous. » Xavier trouvait le côté occidental de se mettre des coups dans la figure violent, mais beaucoup moins douloureux que de se sentir idiot, la douleur était passagère, un sentiment, il fallait apprendre à vivre avec et tenter de se relever pour remonte dans l'estime de certains ou alors reprendre l'honneur bafoué avec une malice similaire.

La remarque d'Itzal sur le fait qu'il était loin d'être dangereux le fit sourire de nouveau, non, c'est sur, il n'avait pas la tête du gars menaçant et son comportement n'aidait pas comme le soulignait si bien son ami. Xavier ne pouvait pas le nier, comme menace, on y repassera, mais n'empêche qu'il savait se défendre quand il fallait.

« Je te raconterai une histoire ou deux, uns de ces quatre. » Répondait-il finalement avec un sourire, alors qu'il réalisait que s'ils avaient bien entamé la conversation, il n'avait pas un verre sous le nez, un sirop, un thé ferait l'affaire. Une commande que son ami interromprait certainement, alors pour une fois Xavier décidait qu'Itzal choisirait pour lui une fois qu'il réalisera qu'il n'avait rien pour trinquer. « Je le sais bien Itzal, tu sais la prostitution existait chez nous aussi. » Enfin, c'était complètement illégal, homme comme femme et toute personne coupable de l'exercer risquait l'exil d'un village, un tatouage comme marque pour que tout autre village de la région, et même du pays sache quel genre d'individu la personne était. C'était même plus grave pour un homme de se prostituer qu'une femme.

« Je suis venu parce que je ne suis pas du genre à poser un sapin. » Répondait-il d'un ton presque solennel, « J'ai tout simplement était occupé avec la station, c'est important pour moi. » Pour ne pas dire que c'était le métier de ses rêves depuis qu'il était entré en contact avec ce monde moderne, la radio l'avait fasciné et il voulait tout faire pour garder sa place. « Et puis, je passe beaucoup de temps avec la censure. » Il fallait le dire, Xavier apprenait encore les codes de ce nouvel environnement et il avait encore du mal a se calibrer aux envies et attentes du gouvernement, enfin, il le gardait certainement parce qu'il était sympathique, parlait beaucoup de choses positives sans qu'on lui demande et en plus parfois il animait de soirées. « Je ne suis pas certain ce que les croisades font dans l'histoire, mais... » Il se penchait vers Itzal, prenant un air un peu mystérieux. « Il n'y a pas que dans les bas-fonds que les opinions m'intéressent. » Non, ces derniers temps, il cherchait plutôt des réponses chez les moins loquaces, les plus prudents, ceux qui vivaient en tant que pro-gouvernementaux, sans pour autant toujours approuver les décisions. Des gens finalement, un peu comme lui. « Et puis, tu ne m'as pas contacté non plus, donc je suppose que tu as étais pas mal occupé toi aussi avec tout.... Ça. » Balle renvoyer à l'envoyeur alors qu'il faisait un geste qui tentait de montrer la forme d'Itzal, oui, il parlait bien de son état de daybreaker, après tout, il avait était hors du radar pendant plusieurs mois, puis il y avait eu les retrouvailles, les explications, beaucoup de questions de la part de Xavier et certainement plein d'autres qu'il n'avait pas posé à l'époque, car c'était encore un peu frais à l'époque.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Sam 18 Nov - 0:17


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

Délicatesse et gentillesse, deux concepts que Xavier maîtrisait à la perfection, Itzal n’en doutait pas une seconde. Pas plus qu’il ne doutait qu’en d’autres circonstances, le chaton pouvait sortir les griffes. Il n’y avait plus grand-monde par les temps qui couraient qui ne savait pas se défendre. Tous, ils avaient traversé l’enfer, parfois littéralement, et la société était devenue telle qu’on vantait désormais tout haut ce qu’on vénérait en toute discrétion avant 2012 : l’égocentrisme, l’individualisme, le manque d’empathie, la loi du plus fort. Se méfier des petits vieux qui traversaient la rue en tremblotant ou des gamines à couettes qui vous adressaient un sourire édenté en passant ; l’un comme l’autre pouvait très bien dégainer un couteau et vous faire les poches. Mais, plus que cet aspect somme toute générique du comportement de Xavier, ce qui arrachait parfois à Itzal des regards plein d’intérêt c’étaient ces moments où l’homme faisait montre d’une placidité et d’un détachement face à certaines situations, d’une objectivité quasi glaciale qu’il n’aurait pas fallu confondre avec du désintérêt ou un manque de sentiment, évidemment. Itzal ne savait pas si Xavier avait toujours été comme ça ou si ce trait de sa personnalité était arrivé après, à mesure qu’il apprenait son métier, et peu importait.  Parfois, l’animateur semblait observer une scène depuis une autre planète et non pas de l’autre côté du trottoir. Peut-être fallait-il ça pour raconter une situation le plus justement possible, pour que le propos soit le plus clair, le plus net, le plus simple et le plus marquant. Itzal se souvenait encore de ce jour où la favela avait vu débarquer une équipe de télévision venue faire un reportage larmoyant sur la pauvreté de Guacara, et comment l’enfant des rues qu’il était avait demandé à un caméraman comment il pouvait filmer une telle misère sans se sentir coupable. Le type avait baissé la tête vers lui en clignant des yeux comme s’il ne comprenait pas ce qu’un gosse faisait là. Apparemment, regarder le monde à travers une caméra, ou un appareil photo, ou un téléphone portable, arasait ses contours les plus crades, atténuait ses aspects les plus intolérables, créait une distance entre la misère et l’homme qui en était le témoin, et c’était probablement un truc de témoin, justement, un mécanisme de défense et de travail, aussi, des gens chargés de montrer à la masse ce que celle-ci refusait d’accepter. Cette distance, il la voyait parfois en Xavier. Moins que de l’optimisme fou, c’était plutôt un rôle à endosser, s’interdire de compatir ou au contraire de juger, pour mieux transmettre.

Mais dans ses bons jours, Itzal assistait totalement à de grands moments d’innocence de la part de Xavier. Ces moments un peu gênants où ils n’étaient pas du tout sur la même longueur d’onde, ou leurs paroles ne faisaient aucun sens à l’autre, un peu comme maintenant, alors que Xavier faisait surgir la différence culturelle dans la conversation au sujet du concept d’humiliation. Itzal prit quand même cinq ou six secondes pour y réfléchir, mais déjà, de base, il avait du mal à saisir. Il était fier lui-même, c’était certain. Rien de mal à ça. Mais pour se sentir humilié, il fallait avoir la fierté mal placée. Se considérer si important que les actes et les paroles des autres vous semblaient tous dirigés contre vous. Se regarder le nombril au point d’entendre ce qu’on voulait entendre et surtout ne pas entendre dans les paroles des autres. Ça lui paraissait être un truc plus universel que culturel, mais c’était peut-être que lui-même se sentait rarement humilié. Soit les choses glissaient sur lui comme sur les plumes d’un canard, soit il se mettait en colère. Mais se sentir rabaissé, ça non. C’était un truc qu’il ne faisait pas, parce que justement, l’humiliation n’était créée que par soi-même, pas par les autres. Mais il pouvait comprendre ce que Xavier voulait dire par là, parce qu’il savait très bien ce que, du temps où ces choses-là avaient de l’importance, la légende disait au sujet des pays de l’Orient. « Franchement, qui a le temps ou la force de s’offusquer pour un rien, de nos jours ? » Il marmonnait dans son verre, mais se redressa en entendant Xavier lui promettre quelques bonnes histoires. « Mais oui, c’est exactement pour ça que je t’ai fait venir, aussi. Il faut bien qu’on apprenne à se connaître si on veut finir par se faire totalement confiance. » Non pas qu’il ne faisait pas confiance à Xavier, c’était juste qu’il ne s’était jamais posé la question et que, oui, certes, il n’irait pas non plus lui confier sa vie ou même lui tourner le dos en le sachant une arme à la main. En même temps, Itzal faisait de ces quelques règles de base une généralité parmi ses connaissances, même les plus proches.

Il leva son verre pour le cogner contre celui que le barman venait de servir à Xavier, bien d’accord avec lui sur la prostitution qui existait en des temps plus préhistoriques, sans vouloir lui manquer de respect. « Au plus vieux métier du monde, ouais ! » Encore que la dernière coureuse de remparts à qui il avait adressé la parole n’avait pas été un cadeau, et continuait de lui mener la vie dure, mais pas pour les raisons qu’on aurait pu croire. Là-dessus, Xavier lui jura, la main sur le cœur, qu’il était venu pour honorer le rendez-vous, et sa petite acrobatie linguistique arracha un « ah ! » incrédule à Itzal, totalement indéchiffrable pour son interlocuteur. Mais Itzal n’était pas du genre à donner un cours d’anglais, à qui que ce soit. Il avait été, un jour, le môme qui ne connaissait que trois mots d’anglais, souvent des injures ou des phrases toutes faites liées à la violence des films américains qui passaient dans les téléviseurs des plus grands, ceux qui étaient de vrais gangsters et avaient de l’argent. Put the gun down. I will shoot you motherfucker. You fuck my wife. Autant dire qu’il en avait bavé dans son école pour super riche. Heureusement, les coups de poings se déclinaient de la même façon dans toutes les langues. En attendant, le phrasé de Xavier le faisait plus souvent rire qu’autre chose, surtout qu’Itzal avait tendance à utiliser un langage fleuri et argotique que, par politesse peut-être, Xavier faisait semblant de comprendre, ou bien esquivait avec élégance pour enchaîner sur ce qu’il croyait être le même sujet de discussion, tapant parfois méchamment à côté. En attendant, il n’était pas venu le jour où Itzal parlerait chinois, alors il gardait ses vannes pour lui et faisait comme si de rien n’était, se moquant un peu parfois en enchaînant naturellement et sans faire aucun sens sur les propos du skinchanger. « T’as raison, les croisades, c’était déjà ringard du temps où trois millions d’ONG les menaient pour que dalle. »

Qu’est-ce qui avait encore du sens, dans ce monde ? Quel combat valait la peine d’être raconté au public par Xavier ? Itzal n’en avait aucune idée. Il n’était même pas certain que quoi ce soit d’autre que leur propre survie au quotidien intéressait les gens, mais peut-être était-ce pour lutter contre cette apathie que l’animateur faisait ce qu’il faisait. Le Vénézuélien tira sur sa manche pour dévoiler la cicatrice de morsure sur son bras. « Ça. » Il se fichait qu’on puisse le voir. On pouvait toujours le dénoncer, il s’était déjà fait prendre. Dans le pire des cas, on lui ferait les gros yeux, on aurait peur, on serait dégoûtait et, éventuellement, il se ferait jeter du bar. D’une façon ou d’une autre, l’être humain avait toujours besoin d’une minorité ou deux à emmerder. « Le jour, je larbine comme un esclave pour ces gens des beaux quartiers à qui tu as l’air de t’intéresser. Alors je suis toujours content quand, la nuit, je peux vivre des trucs un peu plus intéressants, comme te suivre dans tes enquêtes. Mais toutes les putes à couteaux de la ville ne seront jamais aussi mauvaises qu’un seul de ces nantis. Et ceux qui ne sont pas d’accord, on ne les entend jamais. Je le sais, j'en étais. » Itzal, en toute honnêteté, n’était d’aucun combat, tout comme il ne demandait à personne de mener ses luttes, et c’était d’un point de vue très personnel qu’il haïssait le gouvernement. Et cependant, il était bien placé pour savoir que parmi la haute société se trouvaient des gens de valeur, du moins pouvait-il penser à une en particulier, à laquelle justement il n’avait pas envie de penser, et qu’il préférait haïr, et c’était plus simple de tous les haïr en même temps. Simple aussi, quand on avait grandi dans une famille comme la sienne. Il avait été aux premières loges pour constater à quel point la vie humaine n’avait que peu d’importance pour un homme comme, au hasard, son père, ou n’importe lequel des doppelgängers avec lesquels il faisait et défaisait le monde comme si quelqu’un, quelque part, leur en avait donné le droit. « Alors c’est ça, ton nouveau plan ? Donner la parole à ceux qui ne veulent pas la prendre, qui préfèrent rester discrets et fermer les yeux très fort ? » Itzal était réellement curieux, pour le coup. « Je ne pense pas que tu aies besoin de moi pour ça. Tu t’en sortiras très bien tout seul. » Ruelle sombre ou avenue éclairée, les monstres étaient les mêmes. Mais les techniques différaient et attaquer de front, ça ne se faisait pas, dans le monde des gens bien élevés. Encore un peu et il aurait presque été déçu.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Sam 18 Nov - 15:08


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« Par expérience, beaucoup plus de monde que tu ne le penses. » Répondait Xavier un air presque sérieux, un léger sourire amusé sur le bout de ces lèvres. Le skinchanger ne se comptait pas vraiment dans le lot, il fallait plus qu'une remarque pour lui faire ressentir ce genre de sentiment, mais uniquement parce qu'il avait des principes, des valeurs qu'il se fixait. Claires, simple et finalement, il fallait qu'il ait véritablement merdé pour se sentir un peu bête. Même ces erreurs de langage parfois lui passait complètement au-dessus de la tête, plus parce qu'en fasse, on ne le reprenait pas vraiment ou parce que le rire de ces interlocuteur était trop communicatif. Oui, parfois la moquerie passée simplement pour une blague, ce qui rendait parfois les choses encore plus gênantes. Par contre, dans son environnement, il avait bien vu comme les gens pouvaient réagir à la moindre remarque et au quart de tour. En particulier quand il se permettait avec un manque de tact dont il n'avait pas toujours conscience les reprendre. Ce n'était pas une question de temps et d'énergie, mais bien de standards et Xavier avait bien vite comprit que certains avaient une bien haute opinion d'eux-mêmes et que parfois, il suffisait que quelqu'un ose parler, simplement en choisissant de les considérer au même niveau pour que ce sentiment les anime. Ils s'en remettaient vite, lâchant souvent des remarques acerbes ou mettant un point d'honneur à rappeler où était leur place. Mais justement, s'il se permettait de franchir la ligne, c'était pour de bonnes raisons, culturellement, jamais Xavier se permettrait de parler d'égal à égal, s'il n'y avait pas une raison pour le faire et parfois celle-ci était aussi simple que hors contexte professionnel les gens en face de lui étaient d'abord des être humains. Tout le monde à droit au respect, encore, faut-il qu'en face les gens qui se croient si supérieur en montre aussi.

Il y avait bien une hiérarchie clair et brute à l'époque de Xavier, jamais qui que ce soit était traiter comme un moins-que-rien. En tout cas, pas par ceux qui détenaient le pouvoir. C'était généralement par ceux qui partageaient le même sors que les jugements et la hiérarchie faisait effet. Pour en avoir était témoin lors de la chute de son père, ces anciens collègues, les clercs n'ont jamais traité son père comme de la vermine, par contre dans le quartier où ils vivaient, là les choses étaient plus compliquées. Par contre, quand Xavier avait eu l'opportunité de participer à l'examen préfectoral, là les gens avec du pouvoir se sont tendus, plus parce qu'il y avait une menace sur le pouvoir qu'ils avaient, que vis-à-vis de Xavier en personne. Il y avait donc les deux cas de figure, expérience qui finalement expliquait bien l'origine des opinions aussi contrasté du skinchanger. Mettre tout le monde dans le même panier, ne lui venait pas à l'esprit, s'il y avait une exception, pour lui, cela ne confirme par la règle, au contraire, cela voulait dire qu'il y en avait d'autres.

Itzal avait enchaîné que c'était aussi pour cette raison qu'il l'avait fait venir ici, pour apprendre à se connaître. Une attention qui touchait Xavier, car il avait plutôt l'impression que les personnes autour de lui avaient tendance à croire qu'il était un livre ouvert. Pourtant, il avait bien un passé qui jouait beaucoup plus sur son comportement et les cinq années qui s'étaient écoulaient, ne pouvaient pas vraiment permettre de faire un bilan. En vérité, il cherchait encore sa place dans ce monde qui l'avait ballotter dès le jour où il avait retrouvé sa forme humaine. Catastrophe, dictatures, jeux de survies, la résistance, le chaos et clairement, c'était une spirale descendante, même la trêve qui avait tenté de stabiliser les choses échouait largement. Dans tout cela, il tentait d'abord de comprendre ce monde, un luxe qui pour certain était déplacer, mais Xavier ne pensait pas que c'était aussi difficile de saisir ce besoin. Déjà, il apprenait aussi vite qu'il pouvait et so far, se débrouillait pas mal puisqu'il était encore en vie et dans une situation plutôt confortable.... Aussi confortable que les apparences laissaient entendre, car le nombre de questions et de peur qui lui tiraillait le ventre comme l'esprit lui donnait quelques nuits sans sommeil.

« Je te fais déjà confiance. » Admettait Xavier à demi-mot, alors que son regarde se posait sur le verre sur la table. C'était quand même mieux pour lui de faire confiance à celui qui le protégeait. Certes, tant qu'il avait l'argent pour le payer Itzal ferait le boulot, mais justement si jamais quelqu'un payé Itzal plus cher pour mener Xavier dans un guet-apens est-ce qu'il accepterait. Le skinchanger restait sur son impression que non. Après, s'il se trompait ça serait tant pis pour lui le jour où ça arriverait.

Il avait dû dire une bêtise, un instant, il crut entendre son compagnon de la soirée réagir à ses propos, mais finalement, il rebondissait sur sa remarque, une qui ne fut pas complètement décrypter par Xavier, mais il voyait où Itzal voulait en venir et il esquissait un sourire amusé, faisant tourner le liquide dans son verre. Il allait bien devoir boire un coup, mais pour le moment, il jauger le tout, odeur, couleur... Enfin ce que lui racontait le daybreaker était beaucoup plus intéressant, la remarque sonna un peu plus acerbe qu'Itzal l'avait certainement voulu aux oreilles de l'animateur radio. Ce n'était pas faux, il ne pouvait pas le nier, ceux qui n'étaient pas d'accord ne parlaient jamais et il fallait les travailler sur la longueur, encore un luxe que Xavier s'octroyait. La patience n'était pas une règle dans les esprits en ces temps secoués par des revers et évènement inattendus, Itzal n'avait certainement pas tort de le voir comme un ovni, un peu hors de son temps, mais il fallait bien que quelqu'un donne le temps au temps, la précipitation n'était pas vraiment une philosophie de vie pour Xavier. Son côté stratège certainement.

« Ce n'est pas un nouveau plan. J'ai simplement changé mon approche de la question, afin de dresser un portrait de notre société. Ne t'inquiète pas, j'aurai encore besoin de toi dans les bas-fonds de la Nouvelle-Orléans, j'essaye juste de ne pas trop tirer sur la corde. » Xavier ne voulait pas jouer avec le feu trop souvent, diversifier ses sorties permettait de brouiller les pistes. Après, c'était vrai qu'il y avait eu un changement drastique dans son approche, quelques mois plus tôt, il avait vu quelque chose qui avait remis beaucoup de choses en question. À présent, il cherchait à rendre un peu d'humanité, brisé les généralités, percer l'abcès qui nourrissait les tensions et les aprioris. « On ne peut pas en vouloir à tous ceux qui ferment les yeux, l'instinct de survie fait faire aux gens bien des choses, parfois pour quelqu'un et non seulement pour leur bien. » Xavier ne pensait pas qu'il avait besoin de s'étendre sur ce sujet en particulier, parce qu'Itzal devait en connaître un rayon, ils s'étaient rencontré quand il était encore humain, fils de riche, garde du corps et tout ça. Il parlait bien en connaissance de cause, donc il savait qu'il y en avait d'autres comme lui. « Tout le monde ne voudra pas parler, mais il suffit de pas-grand-chose pour que les langues se délient un peu, il faut simplement appuyer sur les bons boutons. » En clair, manipuler les gens avec un peu de doigter. Ce qui était assez inhabituel de la part de l'animateur qui avait tendance à y aller au tact, mais certains pouvaient justement mal réagir à ce genre d'approche, il fallait s'adapter. « Après, je ne suis pas étonné que tu n'approuves pas cette approche. » Non, pas, le moins du monde, Itzal venaient justement de cet environnement alors il avait pu observer et voir les choses aux premières loges. « Je n'essaye pas de leur trouver des excuses. Il y a plus derrière les apparences, parfois, il faut donner du temps aux gens pour s'adapter, s'ouvrir, se confier surtout de nos jours avec les choses qui peuvent changer du jour au lendemain. » Pourquoi ne donnerait-il pas le bénéfice du doute à ceux qui l’entouraient actuellement, il ne fréquentait pas que la haute au contraire, il pensait à tous ceux qui vivaient comme lui, ces gens moyens qui avaient pu trouver de quoi vivre malgré le joug du gouvernement, pour leur donner à eux aussi une voix. Alors pourquoi ne donnerait-il pas le bénéfice du doute à ceux qui l’entouraient actuellement, il ne fréquentait pas que la haute au contraire, il pensait à tous ceux qui vivaient comme lui, ces gens moyens qui avaient pu trouver de quoi vivre malgré le joug du gouvernement, pour leur donner à eux aussi une voix.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Lun 20 Nov - 21:30


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Xavier & Itzal

Parfois, Itzal se demandait ce que ça pouvait faire, de s’endormir en dans un temps et de s’éveiller dans un autre. Ce monde était loin d’être parfait mais c’était le seul que le Vénézuéliens avait jamais connu et il était déjà hardcore au quotidien avant même que la fin du monde ne s’abatte sur eux, avant les sorciers, avant Darkness Falls et la micro-dictature au sein de laquelle ils survivaient tous désormais. Pour lui, l’avant et l’après étaient différents mais pas plus difficile ou désagréable. Il avait connu les draps en soie et la sensation d’avoir l’estomac plein, il avait été tellement nanti que ça l’avait directement mené à la chute, parce qu’il n’était tout simplement pas fait pour ça, mais au final, il était né dans la rue et était retourné à la rue, les politiques étaient toujours les mêmes, la débrouille et le chacun-pour-soi toujours la même religion universelle, et puis voilà. Du moins « toujours » à son niveau à lui, du haut de ses trente-cinq années de vie. L’habitude, le cynisme, l’atavisme, même, rendaient cette vie, sinon facile, du moins supportable, et surtout familière. Là était le confort au sein d’une existence inconfortable : il en connaissait tous les contours, rien ne le surprenait plus, rien ne pouvait plus lui exploser au visage. À quoi ressemblait la vie, du point de vue de Xavier ? Quand même les mots, sans forcément avoir changé de forme, ne voulaient plus dire la même chose, quand des siècles d’histoire avaient décalé les frontières de l’humanité en termes de valeurs éthiques et sociétales ? Dans ses bons moments, Itzal se souvenait de ça et se sentait plus enclin à ne pas regarder le skinchanger d’un œil dubitatif ou carrément incrédule. De manière générale, il ne jetait pas la pierre, de toute façon. Si ce n’était que l’innocence était un trait de personnalité qu’il supportait mal compte tenu du fait qu’il pouvait vous mener droit à la mort. Et qui, par les temps qui couraient, pouvait se payer le luxe de l’optimisme ? Eh bien justement, peut-être quelqu’un comme Xavier, qui avait vu et vécu, au sens propre du terme, d’autres temps, d’autres possibilités d’être, de penser, de vivre en communauté ; utopies du passé pour Itzal, voire légendes, ou simplement mensonges, mais réalité pour Xavier, sans parler du fossé culturel.

Par exemple, là, tout de suite, il ne savait pas si c’était le fossé culturel ou temporel qui les séparait qui faisait dire à Xavier qu’il lui faisait confiance, une affirmation qui donna la chair de poule à Itzal. Faire confiance à quelqu’un, quelle horreur ! Lui-même ne se risquait pas à ce genre de chose mais fort de ses bonnes résolutions du soir, il ne se lança pas dans une contre-démonstration de tout le mal que peut faire un excès de confiance en quelqu’un et marmonna au lieu de quoi : « Eh ben merci, c’est sympa. » Après, la confiance, c’était vaste, ça pouvait vouloir tout dire et son contraire. Là, comme ça, Itzal ne voyait pas vraiment de situation où il aurait pu ne pas être digne de la confiance de Xavier vu que leur relation n’en était qu’au stade du balbutiement. Il s’était engagé à le protéger et il le ferait tant que cet engagement existait. Il ne voyait pas trop ce qu’il pouvait faire de plus pour Xavier, et donc, par extension, il ne voyait pas non plus ce qu’il pouvait faire de mal. Le pire qui pourrait arriver, là, tout de suite, c’est que les explication de Xavier quant à sa nouvelle lubie lui déplaisent, et qu’il refuse de le suivre et d’honorer son contrat. Il ne serait pas payé, et Xavier trouverait peut-être un autre moyen d’assurer sa protection, et les choses en resteraient là. Itzal n’était même pas certain que ça suffise, pour sa part du moins, à lui faire couper les ponts avec cet étrange type.

Cela dit, l’explication tenait la route. En fait, au moment où Xavier parla de nouvel angle d’approche pour son enquête, Itzal dut reconnaître que c’était là une attitude de journaliste telle que ce métier aurait toujours dû être. Lui venait d’un pays où la presse ramassait le pognon des hommes politiques pour raconter des conneries sur tout support et où une dénonciation honnête de la part d’un activiste dans les médias lui valait une balle dans la nuque. Il avait vite compris qu’aux États-Unis, c’était la même chose, sauf qu’en guise de balle dans la nuque, les quelques voix dissonantes étaient noyées sous une telle masse de mensonges pitoyables qu’elles en devenaient au mieux inaudibles, au pire tournée en ridicule dans un atroce retournement de valeurs. Et que dire des médias actuellement ? Quand on voyait qu’ils avaient couvert les Jeux comme une coupe du monde de football… Itzal avait plus ou moins oublié qu’il y avait des gens qui faisaient ce métier, et qui parfois voulaient le faire bien. « Je ne m’inquiète pas. De toute façon, peu importe ce que j’en pense, tu fais ce que tu veux. Je crois que ces gens ne voudront pas te parler et que s’ils le font, leur voix ne comptera pas, mais heureusement, ce n’est pas moi qui fais ton métier. » Il faut dire que de façon générale il avait très peu de patience pour l’avis des autres, quels qu’ils soient, de quelque bord qu’ils soient. Néanmoins, il ne pouvait pas résister à l’envie de débattre du sujet avec Xavier, quand bien même il savait qu’à ce jeu-là, l’autre gagnerait toujours, ne serait-ce que parce qu’Itzal n’avait aucune patience.

« Tu vas aux devants de déceptions. S’il y en a des sincères parmi eux, alors tu as raison sur un point, ils se taisent pour sauver leur peau et celle de leurs proches. La peur est un levier plus puissant que tout ce que tu pourras leur proposer. Quant à s’intéresser à l’opinion de ceux qui dénoncent un système tout en en profitant au quotidien… » Il balaya l’air d’un geste vague de la main. Il avait été dans ce cas-là, un bon moment. Il n’avait jamais détourné les yeux en revanche, avait toujours regardé en face son reflet dans le miroir. C’était plus facile, quand on ne s’intéressait qu’à soi et pas au bien commun. Xavier partait à la recherche de ceux qui avaient encore une âme. Mais entre la promesse de représailles de la part du gouvernement, que ce soit une dégringolade dans l’échelle sociale ou professionnelle ou même des représailles physiques, et l’opportunité de donner anonymement son avis à un type tout seul, aussi honnête soit-il dans sa démarche, sur des questions auxquels tout le monde avait déjà les réponses, que choisiraient-ils, ces gens-là ? Cependant, Itzal ne pouvait pas ne pas voir le parallèle entre les paroles de Xavier et sa propre situation. De l’autre côté du spectre, lui aussi avait eu sa chance avec le skinchanger. Si ce dernier s’était contenté des apparences, ils ne se seraient probablement jamais revus. Encore que la situation était différente, et les enjeux aussi. Itzal n’avait aucune envie de changer le monde, et encore moins les gens qui y vivaient et le faisaient au quotidien. Et accessoirement, il avait plus ou moins donné un aperçu humiliant de certains aspects de sa personnalité, et notamment son affection pour les chats, lors de ses quelques premiers contacts avec Xavier, quand il n’avait aucune idée que ce dernier était une personne !

« Tu pourras probablement te trouver un guide dans ces coins-là de toute façon. Fais juste attention, la délation, c’est devenu un sport national, peu importe le quartier. Et paraît-il que les médias sont un contre-pouvoir, enfin c’est ce qui se disait avant. » En clair, bon courage, quoi. Peut-être bien qu’ils se voyaient pour la dernière fois. Si Xavier disparaissait brutalement, Itzal saurait pourquoi… Il goba le fond de son verre, qui, comme tout depuis sa transformation, n'avait qu'un goût de cendre. Ça valait bien le coup de prendre ces risques... « Tu ne me paieras jamais assez pour que j’aille te chercher au fin fond d’une cellule du gouvernement. » Est-ce qu’il s’agissait encore de confiance, là ? Parce qu’il y avait simplement des choses qui dépassaient l’ordre du possible, hélas.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Sam 2 Déc - 16:34


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Itzal & Xavier
featuring

Xavier éclatait de rire à la remarque d'Itzal qui lui confiait qu'il était bien content de ne pas faire son métier, en réalité, s'il faisait son métier, il ne le ferait pas de cette manière, en tout cas il aurait beaucoup plus facilité et le thème de son article n'aurait pas à être envoyé sous un pseudonyme à un journal tout aussi secret. Son regard tombait de nouveau sur son verre dont le contenu continuait à être balancé avec délicatesse, écoutant son compagnon de la soirée avec attention, l'amusement courant sur ses lèvres. Il ne comptait pas vraiment chercher un guide ou garde du corps pour cette partie du sujet, déjà ça effrayerait le peu de personnes qui voudrait bien lui parler et puis, évoluer dans ce genre de groupe, il en avait fréquenté des similaires par le passé. La prudence serait sa meilleure arme lors de ces recherches, même s'il ne parler pas directement de l'article ou encore moins comme une recherche, il cherchait juste à entamer des conversations. Il entendait et comprenait la position d'Itzal sur le sujet, il était même d'accord avec lui, même si pour lui les choses étaient un peu plus compliquées que cela.

Lorsqu’il avait proposait le job à Itzal, ce n'était pas vraiment dans le but de se faire un ami, il avait besoin d'un gros-bras, Itzal prenait de l'argent en échange de l'utilisation des siens et en prime il avait une connaissance de la facette plus sombre de la Nouvelle-Orléans, à laquelle Xavier n'avait pas vraiment eu accès depuis son arrivée dans la ville, ou même à cette époque. Les résistants ne fréquentaient pas forcément ce genre de foule non plus, peuplé d'opportuniste ou de gens ayant des intérêts à l'opposé des leurs, son ami garde du corps pouvait dire ce qu'il voulait des gens de là-haut, certains d'en bas n'étaient pas mieux et dans les deux cas, ils se complaisaient du peu de pouvoir qu'ils avaient. S'il faisait confiance à Itzal, c'était parce que finalement il avait payé une certaine somme pour qu'il l'aide, suite à des accord comme des conditions précises, un contrat qui pouvait être révoqué à tout moment ou même, encore une fois, se retourner contre lui si un partit offrait plus d'argent au garde du corps pour l'entrainer dans un guet-apens.

Après tout, le garde du corps n'avait pas de compte à rendre à qui que ce soit si jamais il arrivait quelque chose à Xavier. Il ne serait qu’une perte malheureuse, un accident, de la folie, de la malchance... La station de radio aurait certainement une belle histoire à raconter à leurs auditeurs puis ils tourneraient la page, car finalement, il n'était pas grand-chose, pour grand monde. Le peu d'ami qu'il avait ou d'alliés qu'il avait pu avoir, il les avait perdus lorsqu'il avait pris la décision d'accepter la trêve avec le gouvernement. Ceux qu'il fréquentait aujourd'hui, il devait les prendre avec des pincettes, qu'ils soient pro-gouvernementaux ou non, ils vivaient sur l'instinct de survie d'abord. Le monde qu'il avait connu était mort depuis bien longtemps et celui dans lequel il avait atterri se décimait à petit feu. Tout cela, il le savait, le voyait et ça le préoccupait beaucoup plus qu'il ne laissait paraître. Sa philosophie de vie, aussi naïve qu'elle puisse paraître aux yeux des autres, était sa manière à lui de s'accrocher, de continuer à vivre, ce n'était pas dans son éducation de se laisser ronger par le pessimisme ambiant, ni l'aura toxique qui entourait pas mal de monde. Il ne voulait pas juste survivre et cela changeait la manière de percevoir les choses.

Itzal avait bien raison, l'époque où les médias étaient un contre-pouvoir était révolu, même si son avis plus que biaisé et amère envers les nouveaux sujets qui animaient l'intérêt de l'animateur semblait légèrement le préoccuper, en tout ca assez pour qu'il exprime à vive-voix son point de vu. Xavier en était reconnaissant, autant de la franchise de son compagnon que son regard assez noir sur le sujet. Il n'avait jamais dit que c'était facile, de plus il faisait tout cela pour un article écrit dans l'anonymat la plus total, qui ne paraîtra peut-être même pas dans le journal. S'il comptait sur le journal géré par la résistance de faire leur travail, il ne pouvait pas s'empêcher de penser que son article fera débat au sein de la rédaction par son contenu qui dépeignait une société qui souffrait à tous les niveaux. Leur rôle primaire était de dénoncer le gouvernement et l'extrémisme qui existait au sein de la résistance pouvait parfois avoir le dessus sur la raison. Trop de choses se passaient pour accepter ce genre de discours. Un constat amer qui refroidissait soudain Xavier, doigts crispés sur son verre alors qu'un souvenir en particulier remonté à la surface. Il portait son verre à ses lèvres, gobant d'une traite l'alcool qui s'y trouvait. Une grimace déforma son visage une seconde, Xavier oublier la force des liqueurs, avant de se détendre, laissant la chaleur l'envelopper et son regard vint se poser sur Itzal qui venait de laisser échapper la remarque la plus intéressante, et brutale de la soirée.

Un silence suivit cette déclaration. Qu'est-ce que Xavier pouvait bien répondre à ce genre d'aveux. Il n'allait pas blâmer Itzal pour avoir une once d'instinct de survie et il n'en attendait pas moins de sa part. L'animateur radio pensait ne pas avoir un seul ami actuellement qui serait prêt à aller le récupérer s'il se retrouvait dans cette situation, une prison du gouvernement ou le colosseum. C'était bien pour cela qu'il faisait tout pour ne pas finir là-bas, enfin, sauf ce soir clairement, car le verre qu'il venait de boire pourrait le mettre à risque, enfin, vu que ça serait son premier, vrai écart, peut-être qu'il n'aurait qu'une remontrance. L'espoir fait vivre, jusqu'à une certaine limite en tout cas.

« Tu n'auras pas besoin de me le demander pour que je le fasse. » Encore moins le payer. C'était la seule réponse qu'il se voyait donner à Itzal, pour qu'il soit aussi clair et honnête que lui. Il ne pensait pas comme lui et il se connaissait assez pour savoir qu'il ne laisserait pas son garde du corps dans la merde s'il savait qu'il pouvait faire quelque chose.

Son problème avec le monde d'hier, comme d'aujourd'hui, c'était cette tendance que d'aider les autres était une faiblesse. Le manque de solidarité et d'honneur, Xavier savait très bien que les gens avaient leur limite, leur code d'honneur, mais souvent ces codes et limites changeait au grès de leur humeur, leurs objectifs et parfois même les dicter aux autres sans le respecter. L'animateur de radio respectait Itzal parce que ce dernier tenait fermement à ses positions, qu'il soit Daybreaker ou le fils à papa qu'il avait rencontré par le passé, son discours pouvait évoluer, mais il ne changeait pas, conforme à ce qu'il connaissait, ce qu'il avait vu et vécu. Il y avait quelque chose de droits et d'honorable, même si c'était à des milliers de kilomètres de ce que pensait Xavier, il savait à quoi se tenir. L'animateur aujourd'hui fonctionnait plus sur son code et sa philosophie que ses positions qu'il construisait encore et donc quitte à risquer sa vie, il voulait que ce soit pour une bonne raison selon ses principes, car il ne pourrait plus se regarder dans un miroir s'il ne se donnait pas à 100% pour ce qu'il pensait être juste. Que ce soit Itzal, un ancien camarade résistant ou un étranger, Xavier ferait toujours ce que son cœur lui dicte à un instant 'T'. Il connaissait les risques, comme les possibles revers d'une telle philosophie, mais il agissait en connaissance de cause. Il n'irait pas sauver n'importe qui au fond d'une cellule, mais il se connaissait assez bien pour affirmer qu'il irait chercher Itzal.

« Je ne pense pas savoir exactement ce que tu penses, si tu me prends pour un fou ou simplement un inconscient, voir les deux. La vérité est que je viens d'un autre temps, même après cinq années passées ici, c'est compliqué d'effacer les vingt-sept années que j'ai vécu il y a plus de cinq siècles. Ce n'était pas si différent à l'époque, classes sociales, luttes de pouvoirs, les trahisons. Je sais bien que le chacun pour soit anime la plupart des gens. » Que ce soit les riches dans leur tour dorée, les pauvres qui tentent de survivre, Itzal avec ses limites. « Je n'ai pas était élevé de cette façon, même quand ma famille est tombé au plus bas de la disgrâce, mon père n'a jamais cessé de nous apprendre à être positif et faire le bien autour de nous. Et je te parle de la Chine au 15e siècle, lorsque certains candidats mourraient lors des examens que je passais, on les balançait par-dessus les murs sans ménagement. Je venais d'une famille pauvre dont le père avait trahi l'empereur, plus tâche, il n'y avait pas et pourtant on était des centaines à tenter les examens militaires. Je sais bien qu' être honorable et droit, ça ne paie pas beaucoup. Généralement ça apporte un flot d'ennemis et d'ennuis, mais je sais aussi que ce n'est pas une mauvaise chose, c'est que ça chamboule l'équilibre toxique qui semble acquis et ce n'est pas plus mal. » Et si ça le tue ? Son meilleur ami dans le temps se moquait souvent de lui, lui faisant remarquer qu'un jour, il finirait dans un fossé et qu'il ne l'apprendrait que quelques jours trop tard. Qu'il finisse en pâture pour un animal du colosseum ou au coin d'une allée, Xavier ne s'en soucier guère trop. Tout fini par s'effacer et guérir, personne, aujourd'hui, ne se souvenait de ce que Chen ou lui-même avaient fait pour l'armée impériale, alors qu'à l'époque, leur nom était connu dans une grande partie du pays, mais sûrement pas au fin fond des campagne, eux et leurs hommes avaient pourtant fait beaucoup pour garder en sécurité ce pays. Si leur rôle en ce temps-là n'était pas à discuter, le fait qu'aujourd'hui cela importait peu pour son interlocuteur rendait humble. Alors, quitte à faire des choses qui ne vaudraient pas grand-chose dans un siècle, Xavier préférait faire ce qu'il savait faire le mieux, car si dans l'histoire ça n'était pas grand-chose, dans la vie de quelqu'un, il savait que ça pouvait compter.

Son regard tombait sur le verre vide, prendre des risques pour un verre d'alcool, que ce soit pour le goût ou la sensation. Il avait toujours eu un penchant pour aggraver son cas et tenté le diable.

« On reprend un verre ? »

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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Jeu 7 Déc - 22:03


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Xavier & Itzal

Voilà, c’était ça qui des fois laissait Itzal sur le cul quand il discutait avec Xavier. Il venait, en gros, de lui dire qu’il pouvait crever tout seul la bouche ouverte s’il se faisait choper par le gouvernement, et Xavier répondait okay, cool, t’as raison de toute façon. Itzal savait que l’animateur radio n’était pas guidé par un instinct de mort, qu’il n’avait pas d’idées suicidaires ou masochistes. Après tout, il l’avait engagé pour sa protection. Personne ne payait quelqu’un pour protéger sa vie s’il avait envie de mourir. Alors c’était simplement du pragmatisme. Ou de la pratique zen. Ou une vision de la vie extrêmement blasée. Peut-être que c’était parce qu’il était vieux. Ou peut-être qu’il n’imaginait pas une seconde se faire un jour arrêter. Ou, la pire solution de toutes, il était si plein de philanthropie, si sympa, qu’il aurait effectivement été prêt à se faire dévorer par les tigres de cette garce de Sigrid plutôt que de mettre Itzal en danger en le laissant tenter de le sauver. Le Vénézuélien ne savait pas combien de fois il avait tenté d’imposer son opinion à son comparse en la matière : bordel de merde, il fallait penser à soi d’abord. Il fallait survivre, et peu importait le moyen. La vie n’avait pas de prix – surtout quand c’était la sienne propre. Itzal avait frôlé la mort des dizaines de fois, ne serait-ce qu’enfant, quand il crevait de faim dans la rue, et il avait utilisé tous les moyens à sa disposition pour survivre. Peut-être que c’était pour ça qu’il n’était pas très regardant sur le sujet. Peut-être aussi qu’il essayait de se convaincre de tout ça plutôt que d’affronter en face sa toute dernière décision honteuse en date : avoir accepté de devenir nettoyeur pour le gouvernement plutôt que de mourir. Mais la vie, encore et toujours, il y tenait. Rester vivant, ça permettait d’aviser, de se sortir des ennuis, de changer sa vie. Alors il s’était dit qu’il allait accepter, larbiner pour l’ennemi, et trouver un moyen de se tirer de ce mauvais pas. Ce serait toujours plus productif que de simplement se faire déchiqueter dans le Colosseum.

Et donc, il se contenta de secouer la tête en regardant Xavier, comme s’il le jugeait des pieds à la tête pour être trop sympa, pour être prêt à se sacrifier. Mais voilà que le skinchanger lui-même avançait une explication somme toute compréhensible. Comme Itzal s’était déjà posé cent fois la question à part lui, et parfois même directement à Xavier, sur un ton plus ou moins sérieux, Xavier évoqua soudain son passé. Et le passé pour lui n’avait pas du tout le même sens que le passé pour Itzal, du moins en termes de chronologie. Un souvenir, c’était un souvenir. Mais restait que Xavier avait littéralement connu un autre temps. C’est là qu’Itzal se rendit compte que le père de Xavier était plus cool au quinzième siècle que le sien ne l’avait été au bon vieux vingt et unième siècle, ce qui était un comble. Il ne pouvait pas vraiment imaginer ce que c’était, la Chine à cette époque. Comme n’importe quel endroit du globe qu’il associait au Moyen Âge, il se disait que ça devait être hardcore. Alors il ne comprenait pas plus l’éducation que Cai senior avait donné à ses enfants que l’attitude de Xavier aujourd’hui. Il faisait le lien entre les deux, évidemment – ils étaient tous, au final, le produit de l’éducation de leurs parents. Mais la Chine d’alors et La Nouvelle-Orléans d’aujourd’hui étaient probablement tout aussi invivables, non ? Alors pourquoi s’autoriser à avoir autant d’espoir, dans deux mondes aussi horribles ? N’empêche que les paroles de Xavier étaient fascinantes par qu’exotiques. Itzal n’avait jamais foutu les pieds en Chine, et encore moins au quinzième siècle. Il essayait de visualiser Xavier à l’époque, en regard de ce qu’il était aujourd’hui, et avait du mal à l’imaginer différent. « Qu’est-ce que tu faisais à passer un examen militaire ? C’était ça, ton plan de carrière ? Encore que les choix devaient être limités, à l’époque, j’imagine… » Surtout pour un fils de famille déchu. Itzal avait du mal à croire qu’il posait des questions sur le Moyen Âge comme s’il parlait de la semaine dernière.

« J’entends bien ce que tu dis mais si tu es le seul à penser comme tu penses, la balance ne risque pas de pencher en ta faveur. Être bon, ça marche uniquement si les autres acceptent de l’être aussi, sinon tu te fais avoir. » Voilà bien un risque qu’Itzal n’était pas prés de prendre. En réponse à la demande de Xavier, il fit un signe au barman, dont les yeux s’éclairèrent. Il pouvait être ravi, oui. C’était la pénurie, même ici dans le quartier le plus riche de la ville ou presque. Les quantités étaient minuscules et les prix inversement proportionnels à ce qu’on retrouvait au fond de son verre si on avait une bonne vue. Itzal n’était même pas sûr d’avoir assez sur lui pour payer sa consommation, mais tant pis, il s’occuperait de ça le moment venu – et il courait vite, et il n’avait aucun souci à ne plus jamais fréquenter cet endroit à l’avenir. « Tu l’as eu, au moins, cet examen qui valait la peine qu'on risque sa vie ? » Itzal aurait eu tendance à penser que oui. Lui-même avait étudié à Columbia, rien que ça, et il n’avait jamais validé aucun diplôme, histoire de bien gâcher tout l’argent que son père avait mis dans ses études – mais il n’avait pas fait exprès. Ou peut-être que si. Il ne s’en souvenait plus. « Enfin, j’imagine que le plus important c’est de vivre selon tes propres valeurs. Même si l’argument fonctionne aussi pour les pires ordures. Regarde-nous… On a suivi des trajectoires plus ou moins opposées et nous voilà à chaque bout du spectre, à essayer de convaincre l’autre. Mon père n’a jamais déchu de nulle part et m’a appris à ne penser qu’à moi, encore que c’était déjà une leçon que j’avais retenue depuis longtemps. Et finalement on finit dans le même bar. » À quelques siècles prés, quoi. L’un, avouant pouvoir se sacrifier, l’autre affirmant sans rougir préférer s’enfuir. Mais bien malin qui pourrait dire lequel d’eux avait la bonne attitude – même si Itzal persistait à penser que c’était lui, bien évidemment.



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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Ven 29 Déc - 18:07



close your eyes and take a shot
Itzal & Xavier

« In general, men prefer to let their actions speak instead of words. »
Itzal semblait surpris que Xavier lui raconte qu'il avait passé un examen militaire et soudain il réalisait qu'il n'avait pas vraiment parlé de son passé avec le garde du corps. Au final, il en savait plus sur Itzal que ce dernier en savait sur lui, enfin, l'autre ne lui avait jamais posé de questions non plus, mais Xavier l'avait d'abord rencontré sous la forme d'un chat et donc d'un animal auquel le daybreaker avait eu une certaine facilité de se confier. Ce qui pouvait être compréhensible à une époque personne ne savait qu'il y avait des métamorphes, et si on se mettait à soupçonner tout les animaux d'en être, il y aurait une véritable éradication des animaux, la plus inutile qui soit, limite à l'image de la chasse aux sorcières dont il avait lu les histoires en faisant des recherches sur les sorciers. Xavier cachait sa nature du mieux qu'il pouvait depuis que les surnaturels n'étaient pas vraiment bien vus, limitant ses transformations et essayant de rester chez lui lors de la pleine lune. Néanmoins, il avait encore beaucoup à apprendre sur sa nature, comme la contrôler, plus à l'aise avec ses sens et sa capacité de se guérir, il pensait que s'était plus dû à sa nature animale qu'une réelle pratique. Il savait qu'il devait tenter de rattraper son retard sur le reste, mais c'était toujours compliqué, surtout quand il n'avait pas vraiment quelqu'un qui pourrait l'aider sur le sujet. Son choix de rejoindre la trêve avait beaucoup joué là-dessus d'ailleurs.

Itzal enchaînait les questions sans vraiment lui laisser le temps de répondre, ce qui l'amusait vraiment. Il voyait bien que son compagnon de beuverie essayait de s'imaginer le monde, la Chine, Xavier à cette époque qui devait complètement lui échapper. C'était normal, même si Xavier savait parler anglais, son accent et le fait qu'il bute sur des mots leur rappelait qu'il était étranger, mais on oubliait qu'il venait d'un autre temps. Certes, il avait eu la chance d'être élevé correctement, mais c'était une manière assez inhabituelle à l'époque et finalement, six siècles n’avaient rien changé sur l'avis des gens là-dessus.

« C'était le seul moyen de remonter dans l'échelle sociale, répondait-il profitant d'un instant de réflexion d'Itzal pour répondre à ses questions. Et en effet, il n'y avait pas beaucoup d'options, mais passé l'examen militaire voulait dire pouvoir choisir sa voie et travailler au plus prêt de l'empereur. » Pouvoir changer les choses, mener son pays à quelque chose de meilleurs, Xavier n'avait pas l'âme d'un leader, mais il était prêt à aider ceux qui voulaient changer les choses pour le meilleur. C'est pour cela qu'il avait suivi la résistance, c'est pourquoi il avait accepté la trêve, s'il ne savait pas encore où était vraiment sa place, pour qui il voulait se battre vraiment, il suivait son instinct, ce qu'il voulait tenter de faire ou défendre.

« Ne t'en fais pas, le verre est pour moi. » Rajoutait-il après avoir remarqué la mine inquiète de son camarade, il ne sortait pas souvent et bossant pour le gouvernement, il avait de quoi subvenir ses besoins pour le mois, au pire, il chasserait des rats pour se nourrir. Il ne trouvait pas la famine si difficile lorsqu'il regardait les rations sur lesquelles il avait vécu quand il était gamin, soldat ou même chat, encore une fois, c'était sa capacité de se contenter des petites choses. Il avait conscience d'être un privilégier actuellement, il ne voulait pas en abuser, ça pourrait lui retourner dans la figure comme un boomerang.

Itzal lui demandait tout de même s'il avait réussit ses examens, une question qui manqua de le faire éclater de rire, puisqu'il était là aujourd'hui, vivant.

« J'ai passé tous les examens. Corrigeait Xavier en se redressant, bombant le torse avec fierté. Tous sans exception. On devait en passer quatre, sur le courant de huit à douze années, le dernier étant l'examen impérial et on devait faire partir des meilleurs. » Il avait été en tête, jusqu'au quatrième, troisième de la promotion, il était devenu proche de son camarade sortit premier de l'examen, promis à un grand avenir, à la tristesse de Xavier, il n'avait pas réussi à mettre la main sur un livre d'histoire sur son pays qui pourrait lui dire si Chen avait accompli ce qu'il avait espéré. Outre tenter de sortir Xavier de l'état dans lequel la mort de son ex-femme avait causé. Il se souvenait avoir vécu avec lui jusqu'à sa mort, mais c'était il y a si longtemps, sa mémoire avait du mal à lui donner toute l'histoire. La seule chose dont il était sûr c'est qu'il avait eu une vie bien remplie, hanté par la perte de son ami, mais lorsque la mort était venu il avait accepter que c'était au-delà de ses capacités de le sauver. Une dévotion et loyauté qui n'était pas gagnée d'avance, car s'ils s'entendaient bien, Chen et Xavier, Cai à l'époque, n'étaient pas toujours d'accord sur de biens nombreux sujets. Très peu ouvert, très droit et assez strict, il avait fallut la guerre et le contact de Xavier pour le changer, même s'ils ont continuer à avoir des approches différentes, mais un objectif commun. Cai avait rarement eu autant de foi et de confiance en quelqu'un. Loin d'être aveugle, il avait toujours trouvé leur désaccord l'essence même de leur détermination et productive. Il avait qu'il voyait les choses à travers un filtre, mais ça lui permettait de se rappeler d'où il venait.

Chen et Itzal étaient très différents, mais leur discours à son égard sonnait tellement familier que ça rendait le métamorphe confortable en la présence du daybreaker. À tort ou à raison, l'avenir le lui dira, il ne s'en inquiétait pas vraiment.

« Tu sais, tu me rappelles mon ami Chen. Comme toi, il était persuadé que ça ne changerait jamais et le chacun pour soit. Certainement plus ambitieux que toi par contre, il est devenu général de l'armée impériale et on venait de deux environnements très différents. Et pourtant, on est devenu amis, alors... Je ne suis pas vraiment surpris qu'on finisse ensemble dans le même bar malgré nos parcours. C'est qu'on a des choses à apprendre l'un de l'autre. Il levait son verre. Aux bienfaits des amitiées inattendues... » Il n'y avait pas grand chose qu'il pouvait prévoir, mais Xavier venait d'une culture où tout rencontre avait un bénéfice, que ce soit pour aller dans la bonne ou mauvaise direction, c'était pour mieux se connaître et donc apprendre. Itzal et lui ne partageaient peut-être pas les mêmes idéaux, peut-être pas les mêmes objectifs, même si dans les deux cas, chacun tenté juste de survivre à leur façon.
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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Mar 2 Jan - 19:02


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

Voilà bien deux concepts qui donnaient des boutons à Itzal : échelle sociale et empereur. Les deux sous-entendait une échelle de valeurs, l'une par l'argent et l'autre par le pouvoir, deux choses aussi aléatoires et coercitives l'une que l'autre, que le Vénézuélien avait toujours haïe. Même en en ayant profité, et en regardant par-dessus son épaule le chemin parcouru, il pouvait affirmer sans peine, quoique d’un point de vue personnel, que le jeu n’en valait pas la chandelle. Que les gens étaient les mêmes, chez les petits ou chez les grands de ce monde, que l’argent résolvaient des problèmes mais en créaient d’autres, que s’extraire de sa condition pouvait être épuisant et ne se faisait qu’au prix de son âme la plupart du temps. Ou alors, c’était juste une énorme ironie qu’il vivait à son petit niveau dans l’univers, être né dans la rue, avoir connu les draps de soie et la possibilité d’être un puissant, tout ça pour retomber dans la rue. Peut-être que c’était sa faute, au fond, et que quelqu’un d’un peu plus dégourdi aurait su tirer profit de toutes ces chances auxquelles il avait eu droit, dont il s’était saisi, pour mieux les bousiller l’une après l’autre, non sans un certain plaisir malsain, quitte à bousiller sa vie avec. Bien sûr il pouvait comprendre qu’on ait ras le bol de crever de faim, de ne pas pouvoir payer de médicaments à ses gosses et de bosser quinze heures par jour pour que dalle, surtout quand la télé le soir renvoyait des images de vies aussi idéales qu’imaginaires et de scandales politiques tenant lieu de véritable doigt d’honneur brandi bien haut par ces couillons à la figure du prolétariat. Oui, il pouvait comprendre. Néanmoins, il pouvait aussi affirmer sans mentir avoir connu de vrais moments heureux quand il vivait comme un rat. Ce qui n’était pas vraiment le cas tout le temps où il avait porté le nom de son père.

« Empereur, carrément. Moi qui me plains des couillons qui nous gouvernent actuellement, qu’est-ce que ça devait être à l’époque… » Question purement rhétorique, dont la réponse était probablement, « la même chose, mais en très différent ». Tout n’était pas question que d’hommes, mais aussi de lieu, de temps, de mœurs, et de ce que les gens étaient prêts ou pas à accepter en fonction de tout ça. Ce qui était peut-être naturel en Chine des siècles auparavant ne l’était plus du tout aux yeux d’Itzal aujourd’hui. Pour lui, le monde pouvait très bien se passer de dirigeants, le peuple était totalement autosuffisant et les piliers habituels d’un gouvernement contemporain - promesse de sécurité et glorification du travail, ou esclavagisme moderne – se seraient cassé la gueule en deux minutes si les gens avaient cessé d’avoir peur de leur ombre. Et aussi, on faisait pas d’omelettes sans casser d’œufs, non ? Qu’on ait besoin d’idoles, il pouvait le comprendre, mais de là à leur laisser le contrôle de sa vie… – ou d’en faire des dieux, pour ce que ça valait. Itzal était persuadé que les gens s’en sortiraient mieux s’ils s’occupaient un peu plus d’eux-mêmes et moins de règles stupides les rabaissant plus bas que terre. Il l’avait vu dans sa favela où les lois ne faisaient même pas semblant de s’appliquer, comment, une fois laissés à eux-mêmes, les gens étaient de vrais loups entre eux, mais comment une véritable solidarité se créait également. Il serait mort si personne ne s’était occupé de lui à un moment ou à un autre ; on pouvait se débrouiller et survivre à cinq, six ou sept ans, mais un bébé ? Il n’avait aucun souvenir de cette époque évidemment et pourtant il était bien là dans ce monde, donc des gens avaient pris soin de lui, forcément.

En entendant Xavier parler de huit à douze ans d’examens, Itzal faillit tomber de sa chaise. « Quelle patience, mon pote ! Moi je n’ai pas pu aller au bout de la fac… » Bon, il faut dire qu’il s’était fait prendre dans une situation si délicate que cela avait forcé son père à l’exfiltrer de l’université d’élite où il l’avait envoyé. Itzal était sûr qu’il avait fait une généreuse donation à la fac pour qu’ils effacent le nom de son fils adoptif, ainsi que ses dossiers et ses conneries, de l’histoire de toute l’Ivy Ligue américaine. Ce qui ne faisait pas de lui un imbécile, évidemment, juste un type sans diplômes, et avec le recul, il n’avait pas vraiment de regrets, vu qu’aujourd’hui, les diplômes, s’il en restait, devait servir à allumer des feux de camp ou à torcher le cul des bébés. Il porta sur Xavier un regard curieux quand il évoqua son ami, et tenta encore une fois de ne pas avoir l’air d’un demeuré en entendant le titre de « général de l’armée impériale », ce qui, qu’on le veuille ou non, et quoi qu’on pense de l’armée ou de la hiérarchie, sonnait sérieusement badass. Il fut secoué d’un rire cependant – surtout parce que la ressemblance ne lui sautait pas aux yeux, de ce point de vue-là. Encore que… « Tu sais, en quelque sorte, j’ai joué à ce jeu-là, moi aussi. Je me suis tenu à la droite d’un général de la politique. Et ça a presque fonctionné, pendant un moment. » Il trinqua avec Xavier, bien d’accord avec lui quant à la valeur des amitiés, incongrues ou pas. On n’avait jamais trop d’amis, dans ce monde ou dans un autre, passé, présent et futur confondus. Et puis, le journaliste lui offrait sa tournée, alors c’était le moins qu’il puisse faire.

« Ça reste un choix osé, pour quelqu’un qui pensait ne pas pouvoir changer le monde, un poste aussi haut placé que général dans l’armée.  Est-ce que tu sais ce qu’il est devenu ? » Ils étaient nombreux désormais à fouler cette terre, ceux qui s’étaient éveillés dans un monde dépeuplé depuis des siècles des gens qu’ils avaient aimés. Cela devait être un peu étrange à vivre. Mais la perte d’un être cher, qu’elle date de mille ou de dix ans, ou même d’hier, restait une perte pour tout le monde. Pas de privilégiés, de ce point de vue-là.


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