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 close your eyes and take a shot ♦️ Itzal

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Jeu 22 Fév - 23:18


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

« C’est un bon moyen de tourner la page et de faire table rase du passé, j’imagine. Ne serait-ce que par la force des choses. » Difficile de trouver quiconque appartenant à votre vie pour vous reprocher qui que ce soit, plus rien à se faire pardonner auprès de personne, liberté totale. Si Itzal n’avait pas été aussi à l’aise avec tout le mal qu’il avait causé et qu’on lui avait fait dans sa vie, en tout cas, il n’aurait pas craché sur une telle opportunité. Mais bien sûr que ça devrait faire un choc. Le choc d’une vie, quoi. Néanmoins, entre ce choc et l’idée d’être coincé dans le corps d’un animal pendant des siècles en toute conscience, pour lui, je choix était vite fait. Ça revenait au même qu’être complètement paralysé dans un lit d’hôpital, pour lui, sauf que là, la prison était animale. En plus, un chat, un chien, un poney, encore, ça allait, mais il devait bien y avoir des pauvres âmes qui se transformaient en cafard ou en poisson rouge, non ? L’enfer, encore pire que le véritable enfer… Dix siècles dans un bocal de dix centimètres cubes et se taper la tête contre la paroi… Itzal aurait préféré mourir. Ou, dans ce cas précis, ne pas avoir conscience d’être un poisson rouge. Mais les Skinchangers, tout comme les pauvres troufions sortis de Darkness Falls après des décennies, avaient eu le même problème au moment ou toute cette petite magie avait explosé à la gueule du monde. Prise de conscience que le monde avait changé, justement. Encore heureux que l’humanité se soit autodétruite, sinon ils se seraient réveillés dans un futur de science-fiction ultra-technologique encore plus compliqué à appréhender, alors que là, au moins, les gens continuaient à crever de faim et à s’entretuer comme au bon vieux temps.

Il adressa un hochement de tête entendu à Xavier. Là-dessus, ils étaient d’accord, a priori. Que ce soit pour se nourrir de sang, d’énergie ou de pépitos, ça revenait au même. Okay, aux dernières nouvelles, manger des pépitos n’avaient jamais tué personne, mais dans l’absolu, il n’était pas forcé non plus de trucider sa ration d’énergie quand il se nourrissait. Et puis le monde était ainsi fait désormais et les gens ne pouvaient pas s’attendre à ce que les voleurs d’énergie se laisse mourir de faim du fond de leur bon cœur. Itzal trinqua à la suite des propos de son comparse. C’est sûr qu’à force, c’étaient les humains normaux, sans autre pouvoir que d’être suprêmement agaçants, qui allaient devenir une espèce en voix de disparition. S’adapter ou s’éteindre, c’était une théorie éculée, depuis le temps, mais qui n’en était pas moins vraie, et il était persuadée que le gouvernement en avait parfaitement conscience. « Je crois que tu parles de considérations dont ils se contrefoutent. À l’échelle de leur vie, ça n’a pas d’importance, et ensuite ça sera le problème de quelqu’un d’autre. Un jour je raconterai comment tout le monde savait que ce pays se transformerait en iceberg mais s’est contenté de prier pour que ça arrive à la génération suivante. » Ça avait marché jusqu’à ce que ça ne marche plus, cela dit. Là où son avis divergeait de celui de Xavier, c’était sur sa défense des pauvres humains sans défenses. « C’est dans la nature des gens, humains ou pas, d’être des connards. Avant, on ne te méprisait parce que tu étais pauvre, ou bronzé, ou pas raccord avec les valeurs du moment. Peu importe la différence, dès qu’il y en a une, on te dit que tu fais peur et on se sert de ça comme prétexte pour te traiter comme un tas de merde. » Il haussa les épaules. « Et de toute façon, y a aussi plein de cons parmi les non-humains. Mais venant de ceux qui ont le pouvoir, pour nous, c’est la double-peine. » Nouveau haussement d’épaules. Ce n’était pas comme s’il voulait faire la révolution. En fait, qu’il fasse ce job ou un autre, peu lui importait. En revanche, il aurait bien aimé être bien payé pour sa peine, avoir la sécu et les congés payés, tout ça, hein.

« De ce point de vue-là, ça doit pas avoir beaucoup changé par rapport à ton époque. Les riches sont toujours riches, les puissants toujours puissants, les pauvres nazes sont toujours nazes ! » Et ainsi allait la vie. Il ne fallait pas non plus sortir la civilisation de sa zone de confort. Il donna un grande claque dans le dos de Xavier, sans mesurer sa force. « De toute façon, il faut bien vivre et mourir un jour, et faire avec ce qu’on a ! T’as raison va, c’est pas des détails comme toi étant né y a dix mille ans ou moi qui sucent des gens qui devraient nous empêcher d’être amis ! » Il allait falloir qu’il commence à reprendre Xavier sur ses expressions, n’empêche, ou alors c’est lui qui attraperait sa façon de parler, il commençait à y prendre goût.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Dim 18 Mar - 22:02



close your eyes and take a shot
Itzal & Xavier

« In general, men prefer to let their actions speak instead of words. »
Table rase du passé. C'était plus que table rase, c'était une éducation entière à refaire et Xavier pouvait au moins se mettre une tape dans le dos d'avoir réussi à s'adapter aussi vite. Il ne dépendait plus de personne pour lui demander quelque chose, trouver sa route et il pouvait mettre travailler. Il pouvait aussi écrire, limite, peut-être qu'il aurait dû tenter de se mettre au dessin, ça aurait était plus rapide, plus naturel peut-être aussi... S'il ne dessinait pas comme un pied. À part un rond et cinq barres pour le reste du corps, le dessin n'était pas son truc, il se débrouillait mieux à l'écrit et à l'oral. Itzal n'avait peut-être pas pleinement conscience de l'ampleur du changement que Xavier avait dû faire face, mais il pouvait se comprendre, son ami avait lui aussi avait subit un changement violent du monde comme il le connaissait. L'animal disait qu'il était revenu pour voir la fin, mais au fond de lui, il avait plutôt l'impression d'avoir manqué les meilleurs moments, ceux de l'insouciance, ceux de l'évolution technologique et finalement, il avait beau faire tout les efforts possibles pour se sentir intégré, il restait déconnecté. Il lui manquait des informations, des références, du vocabulaire, un morceau de savoir, tout ce qui semblait être acquis ou évident pour les uns et les autres, ne l'était pas forcément pour lui.

Enfin, il décidait de ne pas s'étaler plus sur le sujet qu'il était nécessaire, c'était le genre de discussion qui avait tendance à mettre un plomb dans le moral et puis ce n'était pas vraiment drôle de ne parler que de lui. Il n'était pas le seul à aller à travers des changements et des difficultés, même si clairement Itzal se prenait moins la tête dessus, enfin, Xavier non plus ne réfléchissait pas vraiment dessus, sauf lors de ce genre de conversation. Peut-être qu'il devrait se trouver un animal de compagnie pour lancer ce genre d'analyse sans que le pauvre Itzal finisse en cobaye ou torturer sous un mont de questionnement personnel, il paraissait qu'il y avait des gens pour cela maintenant. À l'époque, Xavier se confier soit à son meilleur ami, son épouse et sinon au vieux moine du temple non loin de chez lui. Au départ, il avait cru comprendre que cela voulait dire que les gens ne se parlaient plus vraiment entre eux, mais pas du tout. Comme toutes les époques, faire part de ces sentiments n'était pas bien vu, un concept qui échappait déjà à Xavier à son époque, il était peut-être finalement déjà déconnecté en ce temps-là. Cela expliquerait bien des choses.

« Hmm, peut-être que certains ne s'en fichent pas autant que tu le penses. » En tout cas, Xavier l'espérait, reposant l'un de ses coudes sur le bar pour appuyer sa tête, d'un air pensif, légèrement contrarié. « Par expérience, les prières ne font pas grand-chose, mais ça rassure, et si tout le monde savait, je n'ai pas l'impression qu'on pointe des doigts, ça s'est passé, il faut vivre avec, tant pis pour nous ? » Ou tant mieux. Enfin, Itzal ne pensait pas que cela avait changé grand-chose et pour ce qu'il avait lu et entendu, Xavier ne pouvait que partager son avis, pourtant, il y avait bien six siècles entre eux, un peu de gâchis. Oui, il voyait bien où voulait en venir son ami, comme il comprenait d'où cela pouvait venir. Après, on choisissait de voir tout noir, tout blanc ou gris. Il souriait aux généralités d'Itzal, c'était pour cela qu'il appréciait autant sa compagnie, ça lui permettait une certaine dualité, d'avoir des conversation sans chercher à convaincre l'un ou l'autre qu'ils avaient raison.

« Je ne crois pas que ce soit tout noir, ni tout blanc, c'est plus compliqué, mais comme tu le dis, il y a des imbéciles partout, mais il y a des gens bien aussi. » Au moins quelques-uns, même chez les bourgeois que méprisait Itzal ou les résistants extrémistes que Xavier détesté. Il faut de tout pour faire un monde, même s'ils se passeraient bien de quelques-uns. « C'est sûr... Vu comme ça et je dois même, il y a certaines choses qui sont pires aujourd'hui. » Rien que pour l'alcool ou la sexualité, enfin, il se doutait bien qu'il n'avait pas à faire la liste à Itzal. La tape dans le dos lui fit perdre son équilibre, manquant de s'étaler sur le bar. Un léger éclat de rire s'échappant de ses lèvres, Xavier se redressait comme si de rien n'était. « Dix mille ans ? N'exagère pas. » Protestait-il avec un air faussement offusqué, il n'osait même pas imaginer dans quel état il aurait été... Homme des cavernes, s'il se souvenait bien, ou quelque chose comme cela. Enfin, il pensait savoir où Itzal voulait en venir et la seule chose qui le faisait vraiment sourire à ce moment précis, c'était qu'il avait réussir à faire dire à l'autre qu'ils étaient amis. Un détail pour tous les autres, mais ça voulait dire beaucoup pour lui.

« Il va falloir se battre un peu, pour que ça change... » Ce qui n'était pas nouveau, ce n'était pas non plus évident et quand il disait s battre, ça pouvait être interprété de manière bien différente. « On peut refaire le monde ici, en prenant le risque que celui-ci nous tombe dessus, mais... C'est mal barré pour qu'il y ait du résultat. Je crois qu'on dit que pour que ça change, il faut être le changement ou un truc comme ça... » Il essayait de se rappeler la phrase exacte, enfin, ça n'avait pas vraiment d'importance. « Ne fais pas cette tête, je ne dis pas de te lancer en politique. » Mais peut-être qu'Itzal préférait attendre que d'autres s'en chargent, il resterait dans son coin pépère, comme lui disait Chen à l'époque, tout le monde n'avait pas le luxe de tout risquer pour tout le reste, surtout quand le reste de toute façon se contenterai de se vanter en disant qu'ils étaient là et dans le bon camp quand les choses se sont passées.

La question, quelle était le bon camp ?

« Je t'envie un peu, tu sais... » Confiait-il avec un léger sourire triste. Le fait qu'Itzal se soucier seulement de sa propre survie. Lorsqu'il regardait sa situation actuelle, à chaque fois qu'il s'était soucié du sort de quelqu'un, il s'était retrouvé dans des ennuis, un abonnement pour la vie, c'était plus fort que lui. « J'aimerais pouvoir m'en foutre des autres. »

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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Jeu 22 Mar - 20:15


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

C’est vrai que c’était un peu déprimant finalement d’entendre Xavier reprendre ses propos. Depuis qu’il l’avait rencontré, Itzal se faisait un devoir de briser chaque petite bulle d’optimisme de Xavier – en vain, cela dit. Il considérait que l’optimisme, c’était juste bon à se faire tuer, et que pour survivre dans un monde tout pourri, il fallait se comporter comme un pourri, et adopter des modes de penser de pourri. On verrait bien si un jour le monde s’améliorait un peu mais en attendant il était vital que Xavier soit plus méfiant, plus mauvais, plus violent, plus retord, bref, la totale. Mais quand parfois Itzal s’approchait de son objectif, il n’en était pas fier du tout, au contraire. Finalement, peut-être qu’il avait besoin de gens un peu moins blasé que lui dans son entourage pour se sentir mieux, allez savoir. De toute façon, depuis le temps, il avait le temps de comprendre que Xavier n’était pas du genre à se laisser influencer par qui que ce soit, et exposer sa vision du monde défaitiste au chaton tenait désormais plus du sport pour Itzal que de la véritable mission. Mais, oui, il avait raison, l’artiste : entre sa vie médiévale et la vie d’aujourd’hui, et malgré tout le temps qu’ils avaient eu pour se sortir les doigts du cul, absolument rien n’avait changé sur rien. Même les progrès divers et variés n’avaient eu que pour but de cadrer les vieux schémas sociétaux en vogue depuis que l’homme était homme, et ainsi, on avait cessé de compter sur la surveillance ou la délation pour contrôler les gens mais on avait tout misé sur les réseaux sociaux, on n’envoyait plus les gens à la guerre pour réguler les masses et leur faire croire qu’on avait besoin d’eux et qu’eux avaient besoin d’une autorité mais on les laissait fumer et boire à l’aise et on leur organisait de temps en temps une coupe du monde de foot. Même si Itzal adorait le foot. Et qu’il était doué, tout gosse.

En tout cas, Xavier avait plus ou moins résumé sa pensée : c’était comme ça, point. Même si, bien sûr, quand Itzal voyait des enflures partout, Xavier, lui, voyait leurs pendants angéliques à tous les coins de rues. Et d’un point de vue objectif, bien sûr qu’il avait raison. Il restait des gens biens, il y avait toujours eu des gens biens. Mais ça n’avait jamais fait aucune différence. C’était bien pour ça qu’Itzal ne comptait pas s’encarter à la Résistance, manquerait plus que ça. « Tu crois pas qu’il y en a qui ont déjà essayé ? Être le changement, c’est juste bon à larbiner pour les autres, sans rien obtenir, et te faire tuer. Si tu es vraiment malchanceux, tu deviens un martyre et cent ans après on te fait dire n’importe quoi et on colle ta tête sur des tee-shirts pour ados, mille ans après tu es devenu un dieu et mille encore après on fait la guerre en ton nom. Enfin en gros, quoi. » Oui, bon, c’était peut-être un peu exagéré. Mais l’idée était là. « Il faut avoir le sens du sacrifice pour ça, parce que tout le monde est déjà trop occupé à essayer de survivre pour soi pour se battre pour les autres. » Il haussa les épaules. Pas envie. S’il se battait, et il le faisait souvent, ce serait pour lui, et rien que pour lui. « Ah t’en fais pas, la politique c’est une vue de l’esprit, ça ne sert rien et en plus, je méprise cette sale engeance. » Petite dédicace à son père.

Il garda le silence après l’aveu de son comparse, le regard dans le vague. Tout le monde n’aurait pas été de l’avis de Xavier. Itzal savait que son attitude plaisait rarement, mais il savait aussi qu’il s’en fichait pour ce qui concernait quatre-vingt-dix-neuf pour cent des gens qui le jugeaient. Il finit par se frotter doucement le menton, pensif. « Si tu attends trop de la vie, tu seras toujours déçu, et ça finira par avoir ta peau. Quand tu es habitué dès la naissance à ne jamais rien avoir quand à d’autres tout est dû sans effort, tu apprends vite la leçon. » Il haussa les épaules. « Et puis si tu tiens tant que ça à t’occuper des autres, faut commencer par t’occuper de toi. Il y a des gens dans ma vie pour qui je donnerais la mienne, mais je peux les compter sur les doigts d’une main. Je choisis mes batailles, c’est tout. » C’était déjà bien déprimant d’imaginer devoir mourir pour quelqu’un, même quelqu’un à qui il tenait, alors porter le drapeau du peuple sur les barricades, non merci, hein. « Et tu devrais choisir les tiennes. Alors fais gaffe à ta peau quand tu vas fourrer ton museau là où il ne faut pas et que je ne suis pas dans les parages pour m'occuper de tes fesses. »



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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Lun 26 Mar - 4:41



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Itzal & Xavier

« In general, men prefer to let their actions speak instead of words. »
Itzal voyait toujours le mauvais côté des choses, un peu malgré lui, un peu comme Xavier qui voyait toujours le bon. Finalement, ils étaient complémentaires, le ying et le yang, chacun était la face d'une même pièce. C'était dommage de voir les choses de cette manière, s'il n'était pas sûr d'où cela venait, il comprenait le sentiment de son ami, comme son point de vue. Ils n'étaient pas d'accord et ce n'était pas bien grave. Cela ne les empêchait pas de s'entendre. De plus, pour un prix, Itzal suivait bien l'animal dans ses délires, même s'il y avait certainement une limite. Il finissait tout de même par accepter de jouer les garde du corps.

« Il y a un proverbe qui dit: il y a ceux qui ont planté les arbres et ceux qui profitent de l'ombre que ces derniers apportent. Il faut bien que quelqu'un plante les arbres non ? » Il souriait avec malice, avant d'éclater de rire. « Je ne nous imagine pas vraiment sur des tee-shirts, vous faites vraiment des trucs pareil ? » Il tentait de se rappeler des têtes qu'il avait vu sur des tee-shirts. C'est vrai, les gens avaient bien des personnes sur leur tee-shirt parfois, mais il ne savait pas vraiment qui ils étaient, on lui avait expliqué que c'était des personnages de vieux films ou comic. Il n'avait pas vraiment les références pour saisir les choses. Mais alors des héros qui ont changés l'histoire sur des tee-shirts, c'était un concept qui lui échappé complètement. Qu'est-ce que cela aurait donné à son époque de se promener avec des vêtements à l'effigie de leur empereur, c'était limite un comportement déplacé pour lui. De plus, porter ce genre de vêtement serait presque une expression de soit.  Un peu indiscret à son avis, il comprenait l'envie d'affiche une identité, une passion, mais une opinion politique ou même religion, ça ne regardait que la personne, non ? Peut-être qu'il se trompait, peut-être que s'était aussi ça la liberté d'expression poussée à son extrême.

C'était une autre culture.

« Je te blâme pas. » S'il y avait bien un problème avec son boulot actuel, s'était à quel point la politique pouvait être présente, à la limite de la suffocation.  Il serait hypocrite de dire que lorsqu'il était dans l'armée la politique n'avait pas son importance, mais s'était plus logique. Pour lui la radio devait être un medium un peu plus libre et fun. Il jouait le jeu parce qu'il espérait pouvoir faire bouger les choses d'une manière ou d'une autre. Il aimait la radio, il aimait ce qu'il faisait, après si ça ne tenait qu'à lui, il ferait les choses autrement. Chaque chose en son temps. Il fallait être réaliste, pour le moment c'était un peu compliqué, mais il ne perdait pas d'espoir. Grâce à sa position, il voyait les choses autrement que sous le regard de la résistance, ce dont il avait besoin et la première raison qu'il soutenait la trêve. À sa manière...

S'occuper de lui, voilà la suggestion d'Itzal. C'était bien vague, selon lui s'était bien ce qu'il faisait, c'était pour cela qu'il était à la radio, résistant en trêve. Animé d'un désir, un besoin d'autre chose, se forger son opinion, de trouver sa place, adapter ses valeurs à ce nouveau monde et sa place dans tout cela. Pour certains membres de la résistance, il ne valait pas mieux que quelqu'un qui avait soit retourner sa veste, soit pris une décision égoïste. Il assumait sa décision, il aurait voulu que ses amis comprennent, ou du moins essayent de le comprendre. Il n'avait pas envie de se laisser embrigader dans une bataille sans connaître exactement les ennemis et l'extrémisme de certain l'avait effrayé aussi. Xavier était peut-être plus égoïste qu'il le pensait et finalement la différence avec Itzal était le fait qu'il se soucier de ce que ses connaissances pensé de lui, comme il avait été blessé par certain et leur manière de prendre sa décision de soutenir la trêve.

Choisir ses combats, s'était bien là tout le problème, il ignorait ce que ça avait été avant, pour lui, certaines choses était mieux que ce qu'il avait connu, d'autre moins bien, il voyait l'injustice qui n'avait pas vraiment changé par rapport à son époque et la sensibilité ds uns et des autres. Alors, savoir où se positionner, quand tes références datent d'il y a six siècles, s'était compliqué, s'était faussé et il avait beau enregistrer les contraintes, ce n'était pas assez pour être animés d'un sentiment de révolte contre un groupe en particulier. Il se poserait bien neutre dans cette histoire, mais avec son passé dans la résistance, c'était compliqué et il continuait à écrire parfois pour le Mission, alors voilà, il était entre deux eaux, un vrai grand écart, victime de sa propre indécision, mais aussi de ce qu'il était, de ce monde qui a continuer à tourner, à évoluer pour en arriver là.

« Hey ! S'offusquait-il doucement avec un léger rire. Je sais me défendre. » Certes, il ne faisait pas le poids contre un groupe de personne qui en plus d'avoir aucun sens de l'honneur, faisait tout pour avoir l'avantage du nombre et il avait été un peu rouillé par le passé, voir imprudent. « Parfois, c'est avec une bonne intention, que ça en gêne certain, je ne l'apprends que trop tard. » D'accord, il cherchait peut-être un peu les ennuis, mais il fallait bien satisfaire sa curiosité, son besoin de comprendre, comme de savoir. Xavier était bien conscient du danger, cela faisait partit de sa nature. « Enfin, c'est gentil de t'inquiéter pour moi. » Non, ce n'était pas ce qu'avait dit Itzal, mais bien la façon dont il l'avait interpréter et le sourire victorieux sur le coin de ses lèvres en disait beaucoup sur sa satisfaction. Au moins, cela confirmait bien que même s'il y avait cet accord monétaire, Itzal l'appréciait assez pour lui demander de faire attention. « Ne t'en fais pas, rajoutait-il en tapotant l'omoplate de son voisin, cela restera entre nous. »

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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Mer 11 Avr - 21:43


« Two men walk into a bar... »

Xavier & Itzal

En toute honnêteté, Itzal trouvait que le proverbe de Xavier était un argument de plus en faveur de son point de vue. C’était bien ce qu’il disait : se battre pour les autres, c’était beau, mais à part ça, ça n’amenait rien pour soi, et c’étaient les autres qui en profitaient. Cela exigeait un amour de son prochain qu’Itzal ne possédait pas, et à sa décharge, il ne l’avait jamais possédé. Ce n’était pas comme si la vie l’avait rendu amer ou aigri, non, il était probablement né comme ça, carrément. Cependant, il ne se considérait pas non plus comme ces parasites qui exploitaient les victoires des autres sans aucune gratitude. Il n’attendait certainement pas de Xavier qu’il mène ses batailles à sa place, et d’ailleurs, son conseil serait plus de ne rien faire du tout qui n’arrange pas sa propre situation plutôt que de jouer les héros. Il voyait bien que Xavier se marrait, mais ça ne le dérangeait pas. Il avait abandonné depuis longtemps l’idée d’assombrir pour toujours le monde de Xavier, telle une méchante belle-mère de conte de fées : le Chinois était bien trop têtu et lumineux pour se laisser influencer. Ce n’était plus que par habitude qu’Itzal déployait ses arguments. Il leva donc son verre quasi vide pour trinquer au proverbe et en goba le contenu d’une gorgée, décidé à s’arrêter là, ou bien il allait y passer toutes ses économies.

Le coup du tee-shirt à l’effigie des idoles pop modernes, ça semblait le plonger dans des abîmes de perplexité. Itzal, lui, venait d’un pays révolutionnaire par nécessité, même si ça avait foiré bien vite et qu’au final, l’icone vénézuélienne était devenue la drogue et l’argent. C’était pour ces deux déités que les gens posaient le front par terre et lui-même en avait profité aussi, business de la survie. Mais il n’y avait pas un seul Américain du sud, dans leur haine commune des États-Unis, qui n’avait pas grincé des dents en croisant un ado boutonneux se balader avec un tee-shirt à l’effigie du Che. Et dire que lui, Itzal, avait été adopté par la famille américaine parfaite, dents blanches et brushing impeccable, tout ce dont il se moquait enfant avec les autres, tout ce qu’il avait appris dans la rue à haïr, tout ce qui ne lui avait jamais convenu, et pourtant, il avait essayé. De ce point de vue, Xavier, lui aussi naufragé du « reste du monde », aurait pu le comprendre, si seulement il avait vécu ces cinquante dernières années dans son propre corps. Itzal ricana dans son verre vide en entendant son pote protester pour la forme. « Ouais, tu sais te défendre. Mais y a des forces négatives dans ce monde contre lesquelles tu peux pas lutter. » Les monstres étaient réels, et n’avaient pas du tout la tête de ceux dont on leur parlait enfants. Ils portaient de beaux costumes et n’avaient aucune conscience. « Si tu dois retenir un seul de mes nombreux et précieux conseils, que ce soit celui-ci : la fuite est toujours la meilleure option. » Y avait bien que les cons pour se la jouer téméraires.

« Ouais, c’est tout moi, ça : je suis gentil, je suis trop chou. Tu peux passer le mot, ça ne me dérange pas. » De toute façon, il avait confiance en sa réputation, et si quelqu’un était assez bête pour se fier à la rumeur d’un Itzal-nounours, il courait aux devants des problèmes. Itzal refila une claque dans le dos de Xavier – il n’y avait rien qu’il puisse dire de plus pour l’empêcher de faire ce qu’il voulait faire, cet animal. « Quoiqu’il en soit, si tu finis dans une geôle du gouvernement, tu pourras me passer un coup de fil. Je sais pas si je pourrai te faire sortir mais je me foutrai bien de toi. » Cela dit, en utilisant le nom de son père, il y aurait de fortes chances qu’il puisse le sortir de prison, en vérité, mais ça, il ne le criait pas sur les toits, il avait dans l’idée que les gens voudraient en profiter, après. Il sauta de son tabouret, sans ajouter ce qu’il avait envie d’ajouter. Que s’il tombait entre les pattes de la Résistance, Xavier n’aurait qu’à se rappeler cette vérité facile : les promesses n’engageaient que ceux qui les croyaient. Et ça valait pour tous les genres d’engagement. Il fouilla ses poches et jeta quelques billets froissés sur le comptoir. Il les fixa, parfaitement conscient que ça ne serait pas assez pour payer tout ce qu’il avait bu, et toujours un peu estomaqué que l’argent ait encore un peu de valeur dans ce monde. « Tu m’avances quelques dollars… » Ce n’était pas vraiment une question, parce que Xavier n’avait pas vraiment le choix – enfin, il pouvait se barrer en abandonnant Itzal à son sort, mais il ne le ferait pas, parce qu’il était trop sympa, n’est-ce pas ? Pour le coup, le Vénézuélien était bien content que son comparse n’ait pas la même vision de la vie que lui.


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MessageSujet: Re: close your eyes and take a shot ♦️ Itzal   Sam 14 Avr - 15:07



close your eyes and take a shot
Itzal & Xavier

« In general, men prefer to let their actions speak instead of words. »
Finalement, Xavier réalisait qu'il avait encore pas mal de chose à rattraper pour comprendre le monde où il avait atterri et les évènements de ces cinq dernières années avait tout chamboulés, les faisant reculer de plusieurs années en arrière. Le monde restait plus moderne que ce que Xavier avait connu, même si ce n'était pas l'avis de tout le monde. Pour lui, du jour au lendemain, il s'était retrouvé dans un monde de technologie, d'armes à feu, d'écran et de lumière. Certes, c'était archaïque pour beaucoup, de ce qu'on lui avait expliqué, on pouvait faire tellement de choses par le passé, mais il ne pleurait pas la perte de ces moyens de communication, il était beaucoup plus touché par l'apocalypse qui avait réduit leur continent à cette région du monde, à ces Etats-Unis, cette Amérique, qu'il avait traversé, découvert pour finalement n'être plus que le bayou et cette ville fortifié qui oscille entre un aspect fantôme et un éclat de modernité, tout dépend du quartier. L'animal se veut être poétique, se détacher de ce qu'il n'a pas connu pour ne pas laisser les regrets inutiles l'envelopper, mais il n'est pas insensible à ce que les gens autour de lui ont perdu, ni à ce que les gens souhaitent protéger ou garder. Le chaos ambiant n'est que le résultat de milliers de réactions individuelles qui ont des conséquences, car tout est lié, aussi peu de chose qu'ils soient, ils sont un tout.

Itzal se moque, mais Itzal comprend ou en tout cas à compris que l'optimisme de Xavier est à toute épreuve, certes il y a des limites et il est souvent rattrapé par la réalité, optimisme ne veut pas forcément dire naïf contrairement à ce que semblait penser la plupart des gens ici. Il faut être au moins aussi solide et réaliste pour défendre un point de vu beaucoup plus lumineux que de broyer du noir, c'est si facile de voir le mauvais côté des choses et se laisser abattre. Certes, la situation actuelle est loin, très loin d'aller dans son sens, ses arguments sont branlants, voir inexistant, mais c'est bien là toute la difficulté de s'accrocher aux petites choses de la vie qui font du bien en attendant des jours meilleurs. Ce n'est pas une philosophie donnée à tout le monde, Xavier en convient, et même sa rage de vivre face aux multiples expériences passées qui aurait pu le mener à sa perte n'est pas un argument de poids face à des personnes comme Itzal, chacun voit le bonheur à sa porte, ou quelque chose comme ça. Xavier ne sait plus, il a oublié et ça n'a pas vraiment d'importance, parce qu'il tient en place, il vacille, mais il ne se rompt pas. Là encore l'expression n'est plus claire, mais il arrive toujours à se convaincre de ses positions ainsi.

Pour ce qui est de se défendre, il n'était pas dans l'armée pour rien, certes les armes avaient changé, mais la psychologie restait la même, aspect fascinant des hommes d'ailleurs que malgré tout ces siècles d'évolution, il y a encore beaucoup de choses familière lorsqu'il s'agit de comportement. Les mœurs et la morale continue d'être dictée, différente, mais belle et bien transmise, voir conditionnée, les émotions reste les même et c'est ce qui rend tout cela attachant au point d'avoir un peu de foi. Xavier devait rattraper de l'histoire écrite, des mœurs et des cultures, mais sur la base, les hommes, bêtes ou sorciers, restaient les mêmes, ce qui était rassurant et terrifiant à la fois. La fuite est la meilleure option, instinct primaire, c'était bien vrai et malgré tout sa bonne volonté, l'animal ne pouvait pas nier qu'il pouvait être, lui aussi, piqué par ce besoin de prendre ses jambes à son coup. On court d'abord se mettre à l'abri, on observe de loin pour vérifier si ce son, cet homme est dangereux ou non et on reste prudent, parfois, on prend un peu plus de hauteur, dans d'autres cas, on fini par se rapprocher par curiosité et parce que finalement, le danger est passé.

« La fuite est une bonne solution. » Nuançait alors Xavier avec un sourire amusé. Il n'y avait pas d'intérêt à jouer les héros si c'était pour devenir un héros mort, mais il y avait certaines situations qui parfois empêchait la fuite, où un autre instinct primaire venait prendre le dessus sur ce besoin de file dans la direction opposée du danger, l'amour, dans toutes ces formes qui allait du simple amour propre, moral à celui sincère qui faisait vibrer le corps entier au point que plus rien ne comptait. La nuance était bien là, pas de déni hypocrite, un simple constat rectifiait, c'était un fait, la fuite assurait la survie de l'espèce.

Une claque dans le dos, une dernière pique sur un scénario possible où il finirait dans une prison du gouvernement, en vérité tout cela faisait sourire Xavier. Il s'imaginait bien appeler Itzal pour voir sa réaction, la vraie, celle qu'il aurait si ce scénario venait à se concrétiser. L'idée de l'appeler la prochaine fois qu'il a des ennuis ou se retrouve à la morgue pour une identification lui frôle un moment l'esprit, mais il sait bien que crier au loup ne pourrait que se retourner contre lui, la blague est mauvaise et restera la private joke de son imagination. Un sourire penseur sur les lèvres, la requête d'Izal le sort de ses pensées.

Il lève un sourcil, amusé.

« Bien sûr, la seconde tournée est pour moi de toute façon, ne t'en fait pas. » Il remettait une partie des billets déposés dans les mains d'Itzal, alors qu'il glissait sa main dans la poche de son jean pour  en sortir son porte-carte au lieu d'un portefeuille. Juste pour la forme, par précaution, il avait les deux, échangeant leur utilisation initiale, en réaction à sa chance et son côté bonne poire, il est une proie facile, il le savait bien. Les billets ont une meilleure tête que ceux d'Itzal, rappel des privilèges accordés en ces temps de trêve comme de disette. « Merci pour le verre et la conversation. »

Ils quittent le bar, un dernier coup d'œil vers le patron qui se réjouissait de l'argent que son activité illégale lui apporte, même si Xavier soupçonnait le gouvernement de fermer les yeux. C'était comme ça que ça marchait aujourd'hui, graisser une patte pour détourner un interdit, des exceptions pour donner l'illusion à la population qu'il y a un peu d'espoir et puis des raids, pour la forme, pour des quotas, pour un rappel, pour garder tout ce petit monde en haleine et un état constant de paranoïa. Le gouvernement savait y faire et ça ne choquait pas Xavier qui avait vu la même chose il y a six siècles plus tôt.

Difficile d'être complètement révolté, lorsqu'on a vécu sous un régime tout aussi répressif et totalitaire qu'on soutenait.

THE END
(c) DΛNDELION

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close your eyes and take a shot ♦️ Itzal

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