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 Six feet under | Beatriz

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« The forgiven warrior »

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MessageSujet: Six feet under | Beatriz   Ven 10 Nov - 9:40

Six feet under
Beatriz&Esperanza
Un jour ? Une semaine ? Un mois ? Elle ne savait pas… Esperanza avait perdu la notion du temps. Elle avait survécu, survécu à cette fièvre de l’enfer. Itzal avait veillé sur elle aussi longtemps qu’il l’avait pu. Elle lui devait une fière chandelle, elle le savait pertinemment. Après un moment qui lui parut une éternité, la métisse se décida à quitter son domicile. Esperanza O’connell était de nouveau opérationnelle, du moins elle le pensait. Une faim dévorante lui rongeait l’âme. Son être tout entier criait famine. Mais avant toute chose il lui faudrait passer au Mary Rose. Jamais en d’autres circonstances elle n’aurait délaissé son bar aussi longtemps. Son club prestigieux, son bijou qu’elle se devait de veiller coûte que coûte. Elle y avait mis tant d’énergie, elle femme d’affaire devenue redoutable et d’ailleurs redoutée dans ce domaine. Faire de ce bar miteux un club prestigieux avait demandé du temps mais surtout beaucoup d’argent. Chose qu’elle investissait avec minutie. Malheureusement elle n’avait pas eu d’autres choix que de délaisser sa merveille durant la période de transition, laissant son assistante prendre les reines pendant ce temps. Après tout elle l’avait engagée pour ça. Cela lui avait demandé beaucoup d’efforts. Il était bien connu qu’Esperanza distribuait sa confiance comme une denrée rarissime en période de famine. Mais son activité ne lui avait pas laissé grand choix. Voilà comment elle en était venue à engager Beatriz Deveraux.

Arrivée aux abords du Mary Rose, Esperanza en fit le tour pour s’y aventurer par l’entrée dissimulée à l’arrière. Un passage secret réservé aux employés et aux différents artistes qui se produisaient parfois dans le club. Bien qu’elle se soit absentée durant des jours, lorsque la métisse arriva au milieu de la foule bruyante, elle se sentit totalement à sa place. Un large sourire se plaqua contre ses lèvres lorsque certains habitués la saluèrent, contents de revoir la patronne dans les parages. Esperanza feint d’avoir été terriblement prise par ses affaires, évitant ainsi les questions concernant sa soudaine disparition des radars. Néanmoins son teint pâle laissait deviner qu’elle n’était pas au top de sa forme. C’était comme si elle n’avait pas fermé l’œil depuis la dernière décennie. Au premier coup regard tout semblait aller bien. Le bar tournait normalement et les clients étaient au rendez-vous. Tandis qu’Esperanza aperçut son assistante du coin de l’œil, un homme lui barra la route. L’ancienne pirate fronça les sourcils. Elle le connaissait ce type, ce n’était pas la première fois qu’elle le croisait. De ce qu’elle se souvenait il gonflait les rangs de la milice. Avec elle il n’avait jamais posé de problème. Le visage d’Esperanza lorsqu’il se fermait était loin de paraître amical, bien au contraire. L’homme sembla particulièrement collant, félicitant le retour de la jeune femme en ces lieux, clamant qu’il lui avait manqué. La métisse retint un soupir. Elle devait rester professionnelle mais la tâche s’avéra ardue. Elle avait de plus en plus faim, elle n’en pouvait plus. Elle se semblait vriller un peu plus à chaque pas qu’elle faisait. Tant pis pour Béatriz elle la verrait d’ici quelques minutes, juste le temps de délester l’abruti de son énergie vitale, rien qu’un peu.

« Ravie de te revoir là ! Tiens d’ailleurs pour te remercier de ta fidélité laisse moi t’offrir un verre en coulisse. » dit-elle à son oreille pour qu’il soit le seul à entendre.

L’astuce avait marché. Quelques minutes plus tard Esperanza se régalait enfin d’une énergie nouvelle. Malheureusement la machine s’emballa. Elle avait si faim qu’elle ne put se contrôler. L’homme finit par abandonner tout espoir de résistance, jusqu’à ce que son cœur lâche. La silhouette gargantuesque s’effondra au sol dans un bruit sourd couvert par la musique lointaine. Merde, voilà qu’Esperanza se retrouvait avec un cadavre dans les coulisses. Ce n’était pas la première fois de sa longue vie, simplement dans n’importe quelle existence cela restait quelque chose d’ennuyeux. Le teint de nouveau frais, la voleuse d’énergie se contenta de recouvrir le molosse d’un rideau de velours. Pour l’instant personne ne viendrait fouiner ici, néanmoins il faudrait rapidement trouver une solution. Esperanza se faufila immédiatement dans la salle principale, elle se mêla de nouveau à la foule et fonça vers son assistante.

« Salut Trixie tu vas bien ? J’ai un petit souci tu veux bien me suivre ? » dit-elle d’un ton pressant.

Esperanza n’avait pas vraiment le temps de s’inquiéter de comment ces derniers jours s’étaient déroulé. Le club pouvait bien se débrouiller sans elle après tout. En tout cas ses pensées n’étaient pas du tout tournées vers ce genre de soucis mais plus vers le cadavre qui l’attendait derrière la barrière de paillettes et de faste. Comment savait-elle que Béatriz l’aiderait ? C’était simple. Pendant qu’elle aspirait l’énergie du milicien, Esperanza put apercevoir quelques uns de ses souvenirs. Elle avait donc perçut les remarques déplacées à l’encontre de son assistante. Elle avait compris que le type en question était le gros lourd dont Trixie était venue se plaindre quelques temps auparavant. Esperanza en avait donc déduit qu’il ne lui manquerait pas et qu’elle l’aiderait. Peut-être était-elle aller trop vite en besogne…




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↳ Métier : assistante d'Esperanza O'Connell, au Mary Rose. Anciennement barmaid.
↳ Opinion Politique : neutre. Pro gouvernement pour les apparences, coincée dans ce rôle qui la fait se sentir comme un imposteur.
↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
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MessageSujet: Re: Six feet under | Beatriz   Mer 15 Nov - 20:00

Six feet under  
Beatriz & Esperanza
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La soirée battait son plein, et ce que je pensais être un véritable désastre s’avéra finalement une réussite. Tant bien que mal, j’avais bouclé l’organisation de la soirée dans les temps, sans me laisser pour autant abattre par la disparition de la patronne. Non sans soulagement , je constatai que les convives étaient satisfaits par les prestations proposées par l’établissement. Bien qu’étant ambitieuse, je n’avais pas spécialement d’appétence pour les hautes responsabilités – je les laissais volontiers aux autres. J’étais bien plus douée pour proposer des idées, pour initier un changer, que pour les mettre en œuvre. A mon sens, la logistique était tout simplement ennuyante. En l’absence d’Esperanza, toutefois, j’ai dû m’occuper des menus détails, fort déplaisants mais nécessaires. Ce faisant je prouvais à ma patronne qu’elle pouvait compter sur moi en toutes circonstances. Bien sûr, les fêtes que nous organisions devaient refléter l’image du Mary Rose, avoir un certain cachet. C’était après tout de cette façon que les clients devaient se souvenir de nos soirées. Cela ne se passait qu’au Mary Rose et nulle part ailleurs. Malgré ces impératifs qu’il fallait respecter, j’avais toutefois distillé dans mon organisation ma propre personnalité. Le produit, ainsi, était fidèle à l’idée que je me faisais d’une fête, j’avais proposé quelque chose de différent, de personnel, et le défi était d’autant plus réussi que je ne trahissais pas notre image de marque. Malheureusement j’étais toute seule pour savourer ma victoire, la patronne n’était pas là pour apprécier mes efforts et les clients ne semblaient pas s’être aperçus que j’étais celle qui avait tout organisé. En réalité ils n’y voyaient que du feu, et c’était probablement ce qu’Esperanza aurait voulu, que le passage de témoin passe inaperçu, de telle sorte que personne ne se pose de questions quant à son absence prolongée. Bien sûr que son absence avait été remarquée, mais on ne m’a jamais posé de questions à ce sujet. Si toutefois on m’avait demandée, je leur aurais répondu que je ne savais pas – ce qui était vrai. Puis de toute façon je ne voyais pas pourquoi je leur répondrais parce que les ennuis de ma patronne ne les regardait pas.

Esperanza était une femme influente qui jouissait de nombreux privilèges en raison de sa récente position. Je ne connaissais que trop bien la nature humaine et l’avidité de ces vautours qui attendaient le moindre signe de faiblesse de sa part pour s’emparer de sa place. Dans ce monde, nul n’était irremplaçable. Si je devais être un pion sur un plateau d’échecs, dans ce contexte je serais plutôt la tour. En l’occurrence, je veillais à ce que tout se passe bien. Armée de ma conscience professionnelle, je me décidai à faire un énième tour de salle afin de vérifier pour la énième fois que tout était en ordre. Je fus presque surprise de tomber nez à nez avec ma patronne que je n’attendais plus.  Sous le choc, j’ouvris et fermai la bouche plusieurs fois, comme si j’étais sur le point de dire quelque chose mais rien de pertinent ne me vint à l’esprit, aussi je crus bon de ne faire aucun commentaire. Ce n’était de toute façon pas le moment, elle avait probablement d’autres chats à fouetter que les états d’âme de son assistante. Bien sûr que je brûlais de savoir pourquoi elle s’est faite porter absente tout ce temps, mais quelque chose me dit que je saurai tout en temps et en heure. L’intuition, sans doute. Un sentiment étrange m’avait prise sitôt qu’elle m’adressa la parole pour me demander de la suivre, et j’étais quasiment certaine que ça n’avait pas vraiment de rapport avec la soirée que j’avais organisée presque toute seule. Son ton était bien trop pressant pour qu’il s’agisse de simples reproches.  

Il s’est passé quelque chose.  
Quelque chose de grave.


Cela ne faisait aucun doute désormais, Esperanza avait des ennuis, de gros ennuis et ce n’était pas ses euphémismes qui allaient me persuader du contraire. Bon sang. Que s’était-il passé ? Est-ce que ça avait un rapport avec son absence ? Je me doutais bien qu’elle ne me dira rien, maintenant, tout de suite, certainement pas au milieu de tous ces gens, pas quand n’importe qui pouvait nous entendre. Alors je la suivis, il n’y avait que de cette façon que je pourrai obtenir des réponses à mes questions. Je la suivis donc, sans tergiverser, sans faire d’histoires. Je l’accompagnai dans une salle attenante, et je n’eus pas besoin de chercher bien loin pour comprendre quel était le petit problème dont elle souhaitait me faire part.  

« Oh, merde. » sifflai-je tandis que je venais de reconnaître l’homme qui était allongé à nos pieds – un des porcs de la milice. « Que s’est-il passé ? Il est…mort ? »  

S’il ne l’était pas, il avait l’air endormi, tant il semblait paisible, enfin autant que faire se peut, dans de telles circonstances. Je secouai la tête pour me remettre les idées en place. Même si j’en avais l’habitude il n’était jamais plaisant de se trouver dans la même pièce qu’un mort, d’autant plus que celui là ne semblait pas mort d’une mort naturelle, que ses petits copains étaient dans la salle et n’allaient pas tarder à se mettre à sa recherche – si tant est qu’ils n’étaient pas trop occupés à se goinfrer.  

« C’est un milicien. » constatai-je d’une voix atone, alors que je tentais de calmer les battements sourds de mon cœur qui commençait à s’emballer. Je prenais conscience de la gravité des faits. «  Ok je récapitule, on a un cadavre dans notre cave, au sens littéral, et là haut il y a une pièce remplie de gens du gouvernement, et de miliciens. »  Je me frottai nerveusement la nuque, tandis que je réfléchissais – ce n’était guère aisé quand on avait les pensées qui partaient dans tous les sens. « Il ne peut pas rester là. On doit le bouger avant que quelqu’un le trouve. Il faut qu’on le cache à proximité de la sortie, de telle sorte qu’on puisse l’évacuer facilement. »  

Je parlais de cet homme comme d’un vulgaire détritus. Dans un sens, c’est ce qu’il était, je n’avais pas beaucoup de respect pour les hommes qui profitaient de leur position privilégiée pour obtenir des faveurs sexuelles. J’avais fait les frais de ses remarques déplacées plus d’une fois, quelque part, ça me consolait de savoir que le karma lui était retombé sur la gueule , et il n’avait pas loupé son coup. Je me mordillai la lèvre inférieure, avant de lever mes grands yeux sombres vers ma patronne. En cet instant précis, je serais bien curieuse de savoir à quoi elle pensait.    
Made by Neon Demon


@Esperanza O'Connell

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MessageSujet: Re: Six feet under | Beatriz   Jeu 16 Nov - 13:24

Six feet under
Beatriz&Esperanza
Avait-elle bien fait de revenir ? Esperanza en doutait. Pourtant après ces derniers jours à rester cloitrée chez elle, il avait bien fallu agir, réagir, sortir du mutisme dans laquelle sa nouvelle condition l’avait plongée. Voilà ce qui la poussa ce soir là à revenir en terrain conquis, un territoire sûr qui lui appartenait et la rassurait. Sur ce coup là elle s’était largement surestimée tout en sous-estimant la faim dévorante qui lui rongeait le corps entier. Un homme en avait payé de sa vie. Esperanza ne céda pas à la panique, elle en avait vu d’autres, elle craignait seulement pour la réputation de son établissement, pour ses affaires. Heureusement Esperanza put compter sur Béatriz qui la suivit jusqu’au lieu de crime sans poser de questions. Enfin pour le moment. Le ton pressant qu’elle avait employé ne laissait pas vraiment d’autres options. Et puis Esperanza n’aimait pas les pipelettes, non, ces gens qui posent trop de questions quand le temps presse. Fort heureusement son assistante était loin d’être ce genre de personnes horripilantes. Une fois arrivée dans la salle devenue morgue improvisée, la métisse se pencha sur la forme que masquait le rideau de velours et en replia une partie. Le visage de l’homme apparut soudain, le teint blafard, un air effroyable figeant ses traits pour l’éternité. Esperanza fit une drôle de moue. Elle sembla préoccupée, tellement qu’elle faillit ne pas entendre la réaction de son assistante. La voleuse d’énergie se redressa et posa ses deux mains sur ses hanches. « Mort de chez mort. » soupira Esperanza sans laisser paraitre aucune émotion. Quelle poisse. Ses yeux verts s’attardèrent un instant sur Béatriz qui connaissait visiblement l’homme. Alors ce qu’avait aperçut Esperanza était juste. Son nouveau don lui permettait de s’immiscer dans l’esprit de sa victime à mesure qu’elle le délestait de son énergie vitale. Un nouveau point très intéressant mais qu’elle essaierait d’élucider plus tard.

« Oui j’ai toujours adoré les entrées remarquées. »

De l’humour ? Dans un tel instant ? En réalité la remarque releva plus du sarcasme. L’homme n’était plus qu’un boulet, un objet encombrant dont, comme venait de le suggérer Béatriz, il faudrait vite se débarrasser. Esperanza se pinça les lèvres en fixant le cadavre. Le déplacer ne lui sembla pas être une bonne idée. Après tout personne ne s’aventurait dans les coulisses sans son consentement. D’un autre côté amener la dépouille au plus près d’une sortie serait un gain de temps considérable. Néanmoins il fallait penser à la suite. « Je pense qu’on devrait le laisser là. On va dire au personnel de ne pas accéder aux coulisses, je vais fermer la porte à clé. On ne peut pas prendre le risque de se trimballer avec un cadavre dans tout le club. On le bougera plus tard, si on disparait toutes les deux trop longtemps ça va finir par se faire remarquer. » Dit-elle en revenant rabattre le rideau de velours sur la tête de l’homme mort. Le temps leur était désormais compté. Esperanza savait que la disparition d’un milicien ne passerait pas longtemps inaperçue. Une fois redressée, la métisse prit un air solennel. « Si tu ne veux pas m’aider, dis le tout de suite rien ne t’y oblige. Car après ça il n’y aura pas de retour en arrière. » elle lui laissait une chance. Après tout Trixie n’avait pas été engagée pour cacher des cadavres. Esperanza devait savoir ce qu’étaient les intentions de son assistante. Néanmoins la jeune femme ne semblait pas vouloir qu’on découvre le corps, ce qui laissait penser qu’elle ne chercherait pas à attirer d’ennuis à sa patronne. De toute façon la version officielle ne sortirait jamais d’entre les lèvres de la voleuse d’énergie. Personne ne devait savoir ce qu’elle était devenue. Itzal, témoin de sa morsure, resterait le seul au courant. Elle risquait bien trop de choses. Une existence entière. Il faudrait trouver une raison si les choses s’envenimaient. Pour l’instant Esperanza faisait les cent pas dans la pièce.

« Ses petits copains m’ont sûrement vue partir avec… (elle soupira en marmonnant) si je reviens sans lui et qu'après on ne le revoit jamais...Sacrebleu, je les vois déjà fouiller partout. Et en même temps, peu importe où on met ce type ils finiront par le retrouver. Si seulement il pouvait simplement disparaître. »

Elle réfléchissait à toute vitesse. Fut un temps où elle avait été une sorcière redoutable, cela aurait sûrement été plus facile. Désormais elle n’était plus. Dans l’urgence de la situation tenter quoique ce soit, même une incantation vaudou serait trop long. Il fallait d’abord écarter tout risque pour pouvoir s’occuper du macchabé en toute tranquillité.




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MessageSujet: Re: Six feet under | Beatriz   Lun 20 Nov - 19:22

Six feet under  
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Je savais bien que demander s’il était mort était une question purement rhétorique. Le macchabée qui gisait à nos pieds avait l’air aussi mort qu’on peut l’être. La mort faisait partie de mon paysage depuis longtemps, je l’avais côtoyée sous divers aspects, je savais même qu’il y avait une vie après la mort puisque certaines âmes revenaient nous hanter parce qu’elles avaient encore un truc à régler avant de disparaître pour de bon. Celui-ci, pourtant, ne reviendra pas d’entre les morts, parce qu’il n’avait pas le profil, parce que les circonstances même de son décès ne permettaient pas un retour quelconque dans le monde des vivants, y compris sous forme de fantôme. Mon regard ne quittait pas son visage émacié, l’expression terrorisée imprimée sur son faciès. Sans prêter attention à ma patronne, je m’accroupis pour pouvoir observer le corps à ma guise. Simple curiosité scientifique. En le regardant de plus près, je m’aperçus que quelque chose l’avait drainé de son énergie vitale. On l’avait vampirisé de son essence, son âme n’avait donc pas la possibilité de revenir sous une autre forme puisque techniquement son âme n’existait plus. Je tournai alors la tête vers Esperanza, pour tenter de comprendre ce que signifiait ce cirque. Plusieurs hypothèses se dessinaient dans mon esprit en ébullition. Soit c’était quelqu’un qui avait embarqué ce type dans la cave et l’avait dévoré sur place ; Esperanza ne l’ayant découvert que récemment. Soit c’était Esperanza qui était responsable de la mort de cet homme et dès lors, elle était une surnat en détresse qu’il fallait aider plutôt que condamner. Les traits empreints de gravité, je me redressai, non sans grimacer parce que mes genoux étaient douloureux. Cet homme n’était pas mort de façon naturelle, c’était un accident et à mon avis, le problème ne concernait en rien la milice ou le gouvernement. Quant aux Shadowhunters je n’osais pas penser à ce qu’ils nous feraient s’ils découvraient le pot aux roses.

Je ne voyais donc qu’une solution : nous occuper nous-mêmes de ce problème délicat, parce que ce n’était pas de leur ressort.

Ce n’était pas parce que nous étions pro-gouvernement que nous n’étions pas lucides. Au contraire, nous savions . Le gouvernement était sans pitié pour les surnats, en particulier si nous menacions l’ordre établi. Je ne pus m’empêcher de faire le parallèle avec ma propre situation. Il y a des années de ça, j’étais une sorcière puissante et redoutable, addict à la magie noire. J’avais fait usage de mes pouvoirs dans les arènes, à New York, révélant ma vraie nature au public. Je n’avais jamais regretté mes actes parce que je n’étais plus obligée de me cacher, de faire semblant d’être ce que je n’étais pas. Quelle libération cela avait été ! Pourtant, cette liberté avait un prix, comme toute chose en ce monde. Le prix exigé avait été mon aliénation au gouvernement en place. J’acceptais de collaborer et on me laissait tranquille. Cela incluait de menus services, jusqu’à balancer des gens que je soupçonnais de traîtrise, quels que soient mes liens avec eux. Les cas de conscience étaient rares et pourtant il semblerait que je sois confrontée à un tel cas de conscience. Puisque Esperanza a tué un homme, un milicien de surcroît, la logique voudrait que je la dénonce pour que ce crime soit puni mais je ne pouvais pas faire ça. En cet instant précis, je me sentais davantage solidaire envers les autres surnat qu’envers les humains. Celui-ci n’a eu que ce qu’il méritait, et à mon humble avis, personne ne le pleurera. Je posai à nouveau le regard sur Esperanza. Nous étions d’accord sur le fait qu’il fallait empêcher le personnel – tout comme les miliciens d’ailleurs – d’accéder à cette salle. La fermer à clé n’éloignera cependant pas les curieux indéfiniment, c’était une solution temporaire, qui ne pouvait fonctionner que le temps de faire diversion. On ne pouvait cependant pas faire une diversion de trop grande envergure, les miliciens présents soupçonneraient immédiatement quelque chose. Aussi était-il exclu de faire procéder à une évacuation de l’établissement pour fuite de gaz ou inondation dans les sous-sols. Je sursautai brutalement, non parce que Esperanza venait de me dire que je n’étais pas obligée de l’aider si je ne le voulais pas, mais parce que je venais d’avoir une idée. Je n’écoutais déjà plus les lamentations de ma patronne – somme toute parfaitement légitimes.

« Si nous nous faisons prendre, il n’y a pas de retour en arrière possible non plus. » répondis-je avec sérieux, résistant à l’envie de faire les cent pas avec elle. « Je n’en ai rien à foutre des miliciens, ce sont les Shadowhunters qui m’inquiètent le plus. » Et tant pis pour mon langage, au vu des circonstances, je pense qu’elle ne m’en tiendra pas rigueur. « Mon frère est un Shadowhunter, je sais que le châtiment qu’ils pourraient nous infliger est mille fois pire que ce qui est arrivé à ce type. C’est un sort que je ne souhaite à aucun surnat. » Peut-être étais-je en train de noircir le tableau mais c’était le fond de ma pensée. « Je sais que d’une façon ou d’une autre tu es liée à ce qui vient de se passer. Je vois aussi que ce n’est qu’un accident, et je me doute également que ça a quelque chose à voir avec ton absence de ces derniers jours. Cependant je ne poserai aucune question, parce que je sais ce que c’est de se battre contre sa nature, et je sais aussi d’expérience qu’on ne peut pas renier ce qu’on est, même en le désirant très fort. Ça ne fait plus de mal que de bien. »

Pendant des années, j’avais bridé mes dons, je les avais laissés en déshérence, et ça avait causé d’importants dégâts à ma psyché, dommages qui par ailleurs étaient irrémédiables. Ma propre mère n’a jamais accepté ce que j’étais - ou ce que je disais être – et mon frère combattait les créatures surnaturelles dont je faisais par ailleurs partie, et ma métamorphe de sœur également.

« On peut le faire disparaître tout en éloignant les éventuels témoins. » dis-je enfin, prête à exposer mon plan. « Il suffirait d’utiliser la magie pour cela. » J’employais le conditionnel parce que je n’étais même pas sûre d’obtenir un résultat concluant – mon niveau en magie n’était plus ce qu’il avait été auparavant. Cependant ça valait le coup d’essayer. Il fallait essayer, c’était une question de vie ou de mort – sans mauvais jeu de mot. « On peut évacuer l’établissement, prétexter une inondation, quelque chose comme ça. Sauf qu’il y aura vraiment une inondation. Tout du moins c’est ce qu’ils croiront s’ils viennent s’aventurer jusqu’ici. Au moins le personnel aura une excuse pour ne pas s’aventurer par ici. Et si on nous dit quelque chose nous dirons que nous sommes en train de rechercher les origines de la fuite. »

Dit comme ça, ca semblait presque trop facile.

« Sinon on peut toujours faire une fidèle réplique du bonhomme, bien vivant et faire en sorte que quelqu’un le voit à l’extérieur de l’établissement. Des témoins, ça doit pouvoir se trouver facilement. Il n’y a pas besoin que ce soit une copie exacte, dans la nuit on peut aisément confondre les gens. »

Je n’osai pas dire que je préférais largement la deuxième option car créer une illusion moins précise serait moins coûteuse en énergie que créer de l’eau -je n’avais pas un assez bon niveau général pour créer une illusion vraiment réaliste et c’était rageant. Il y a quelques mois ça aurait pu être possible mais plus maintenant. Avec un peu de chance ils n’y verront que du feu – sans mauvais jeu de mots, encore une fois.  
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