AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Don't go home without me. || Persephone x Kenneth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 608
↳ Points : 496
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
MIIA - DYNASTY
Sleeping At Last - Saturn
Lea Michele - Love Is Alive
Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Sam 11 Nov - 2:49


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR I


Pas une nuit ne passait sans que je ne me réveille en sursaut. Sa voix me hantait encore. « Aide-moi Kenny je t'en supplie où es-tu ? » Des lamentations, des pleurs, lointains, que je ne pouvais jamais atteindre, peu importait combien j'essayais. Il m'arrivait même parfois de l'apercevoir au pied de mon lit. Juste une silhouette, et sans pouvoir être sûr que c'était elle, je le savais c'était tout, j'en étais persuadé : c'était Sophia. Je repris mon souffle, repoussant la couverture emmêlée sur moi pour rafraîchir mon corps en sueurs. Ca passerait. Un jour. Eventuellement. Même si ça faisait déjà bientôt un an et demi.

Ce métier n'avait aucun sens et j'enfilais mon uniforme par automatisme maintenant. Il me faisait sans aucun doute passer pour un homme respectable. Mais je n'avais plus rien d'un être humain à part en apparence, et j'étais encore moins quelqu'un de respectable. Pas une seconde ne passait sans que Stain ne fracasse mes pensées. Il était presque difficile de me concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Mes poings se serrèrent d'eux-mêmes alors que je m'empêchais d'exploser mon reflet dans le miroir face à moi. Comme je le haïssais, lui, et tous les citoyens que j'avais pour but de protéger.

Je cherchais encore du sens à ma survie dans ce monde. Etait-ce d'aider les autres ? Non, aucun doute là-dessus. Je me posais pourtant régulièrement la question et j'étais confus, ceci quand j'avais un peu de temps et que mon cerveau n'était pas happé par Stain ou Sophia. J'étais devenu très linéaire, basique et simple dans mes pensées. Rien ne pouvait capter réellement mon attention. Rien n'avait d'importance et la sensation que plus rien n'aurait plus jamais la moindre importance et de sens désormais était accablante. Apathique et antipathique. Pourtant, quelque chose de plus fort grondait en moi et ne demandait qu'à sortir. Mais la barrière était immense. Et rien ne méritait de s'échapper de ma terreur intérieure. Je me condamnais moi-même, j'étais mon propre juge et bourreau. A partir du moment où je ressentirais quelque chose, je pourrais peut-être me pardonner. Et je ne méritais pas d'être pardonné. Je n'avais pas pu la sauver et maintenant elle était réellement morte. Tant de questions qui resteraient sans réponses. Deux fois. Deux fois où j'avais été impuissant. Deux fois où je l'avais laissée mourir. Pourquoi avais-je la chance de vivre quand sa vie à elle s'était terminée dans d'atroces souffrances ?

J'arpentais les quartiers les plus risqués, c'était mon métier. Si j'étais appelé à un lieu précis, c'était rarement pour une affaire facile, bien que cela m'arrivait parfois. La vérité était que j'attendais l'appel comme le messie. Les missions les plus difficiles étaient celles où je pouvais me défouler et rentrer chez moi épuisé le soir. Oh, cela ne m'aidait pas à dormir mieux non, mais cette sensation de vide, physique et psychique, me soulageait d'une certaine manière, probablement en me permettant de penser un peu moins.

Le lieu dans lequel je me perdais actuellement était désert. Pas âme qui vive ; ou en tout cas, pas d'êtres humains. C'est ce que je crus jusqu'à ce que je vis des pieds dépasser au coin d'une ruelle plus sombre. Une personne était allongée. Peut-être était-elle morte ou simplement en train de dormir dans la crasse à défaut de mieux ? Je m'approchais prudemment, espérant presque que cette personne m'oblige à me battre pour me défouler. Mais c'était une femme. Une épaisse chevelure blonde m'empêchait de voir clairement son visage et je m'accroupis lentement auprès d'elle. Elle respirait.

Mademoiselle ? Fut le seul mot qui franchit ma bouche dans un premier temps.

Sans réponse. Ma main se posa sur son épaule et je la secouais sans douceur particulière alors que ses cheveux quittaient son visage pour me permettre de mieux l'identifier.

Allez on se réveille là, insistais-je avec plus de fermeté.

Mes yeux se baladèrent sur tout son corps à la recherche d'une probable blessure qui aurait expliqué sa chute ou la raison pour laquelle elle se trouvait au sol dans un tel quartier et dans une ruelle misérable et sombre, mais je ne trouvais rien. Néanmoins, je constatais qu'elle était très belle et cela n'était pas passé inaperçu à mes yeux d'inquisiteur ; j'étais loin d'être aveugle. Qu'est-ce qu'une femme comme elle faisait ici comme ça ? Avait-elle été agressée ? Si elle ne réagissait pas à mes précédentes secousses, peut-être réagirait-elle à la douleur. Je lui pinçais fortement la joue et j'obtins enfin un signe de réveil.

Nous y voilà... murmurais-je alors que je la laissais reprendre ses esprits. Ne vous inquiétez pas, je vais appeler une ambulance. Vous êtes en sécurité.

Ma main se posa spontanément sur ma radio et je la décrochais de mon épaule pour l'approcher plus près de mes lèvres, prêt à passer un bilan et à demander de l'aide paramédicale.



_________________
P a r a l y z e d
When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left. They must have left with all my faith.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1945
↳ Points : 457
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Ven 17 Nov - 22:35


Kenneth&Perséphone
 




A cette époque de mon existence, je n’avais de Perséphone plus que l’apparence. Mon nom n’était plus le même puisque j’avais choisi celui de Diane pour commencer cette pièce de théâtre qui devait être le chef d’œuvre de ma nouvelle vie. La rencontre de sœurs jumelles après des années de séparations et d’enfer, puis le meurtre de l’une d’entre elles par l’autre. ''Amour et Trahison'' j’aurais appelé ce merveilleux spectacle. Ou bien ''Haine et Trahison''. Ou ''Crève''. 
Quoi qu’il en soit il ne me manquait, pour parfaire ma préparation, que le masque qui viendrait tromper le vilain de la pièce. Pour que je ne sois plus jamais reconnaissable aux yeux de quiconque m’ayant connu autrefois.
Une haine fraiche m'animait, me contrôlait et me donnait vie puisque ma raison et mon âme m'avaient abandonnées au moment même où, sous l'impulsion de Seraphina, mon crâne avait heurté le coin du meuble qui avait causé ma perte. Cette haine m'aidait à tenir le coup dans ce monde hostile que je ne connaissais plus et où il ne me restait plus que ma folle vengeance pour tout confort. Mais il fallait me reconstruire toute entière pour pouvoir porter mon costume à la perfection. Il me fallait un toit, des vêtements, un métier, des connaissances à défaut d'amis... Il me fallait une opportunité, un bout de fil sur le quel tirer pour me sortir de ma vie dans la rue. Cette opportunité s'appelait Kenneth et il faisait terriblement froid le jour où je l'avais rencontré.

Allongée sur le sol glacé je comptais les gouttelettes d'humidité qui glissaient lentement le long de la gouttière en taule. New York ne m'avait pas beaucoup réussit, mais à vrai dire la pagaille ambiante et le temps que je me refasse à mon nouvel environnement, ma condition et la fin du monde, n'aidait pas beaucoup.
Perséphone n'aurait pas supporté ça, d'être allongée à même le sol à peine couverte de vêtements bien trop fins. Mais Perséphone n'avait pas vécu l'Enfer comme moi. Perséphone s'était juste éteinte pendant le plus beau jour de sa vie, une étoile filante arrêtée en plein vol, stoppée en plein bonheur comme Balavoine qui pourtant voulait mourir malheureux... Et puis elle était partie, elle m'avait laissé la place et quelle place ! Un canapé dans un salon fait de violence, de sang, de danger. Un monde mortel sans aucun abri où il m'avait fallut bien des malices pour survivre... Quelques coups de poings aussi. En tout cas elle n'aurait pas pu. Mais elle n'était plus là, elle n'avait survécu ni à la mort et encore moins à ce qui venait ensuite ! Alors j'étais née parce qu'il fallait bien quelqu'un au volant et me voilà maintenant dans la rue d'un monde toujours habité de monstres mais qui portaient des visages bien plus humains, comptant les gouttes d'eau et planifiant la suite de mon fabuleux destin de jeune poulain. Après tout je n'avais que quatre ans.

‹‹ Nous y voilà... Ne vous inquiétez pas, je vais appeler une ambulance. Vous êtes en sécurité. ››


Cinquante-six. Gouttes d'eau. C'était tout du moins le chiffre dont je me souvenais avant que je m'endorme et qu'une voix trop proche vienne me réveiller en sursaut... Ou bien la voix, la main et le secouement de mon épaule.

- Je... Quoi ?

Mes yeux s'ouvrirent difficilement. J'étais fatiguée, peut-être que ça faisait trop longtemps que je ne m'étais pas accordée un bon somme... Là, accroupi près de moi, il y avait un homme – un bel homme - en uniforme, le Gouvernement à n'en pas douter. Il semblait inquiète. Il avait un truc à la main. Un gros téléphone rectangulaire...
Me redressant vivement je posai une main sur celle de l'homme.

- Ne faites pas ça !

Puis plus doucement, je coupai tout contact pour reprendre une distance de rigueur.

- Je vais bien. Ce n'est pas nécessaire. Vraiment.

Avec un sourire rassurant après avoir montré un empressement évident. Mais sûrement en faudrait-il plus, c'était un agent du Gouvernement a priori.

- Je faisais juste une sieste.

Bien Diane, bien. Sûr qu'il allait me laisser tranquille avec une explication de cette envergure !

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 608
↳ Points : 496
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
MIIA - DYNASTY
Sleeping At Last - Saturn
Lea Michele - Love Is Alive
Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Mar 28 Nov - 15:16


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR I


Je m'apprêtais à passer mon bilan pendant que la jeune femme reprenait ses esprits, mais je fus vite arrêté par un mouvement d'opposition de sa part. Je me figeais immédiatement et me détendis à nouveau lorsque sa main quitta la mienne. Bien ? Elle allait bien, vraiment ? Allongée dans la rue, trempée, frigorifiée ?

Nous ne devons pas avoir la même définition du je vais bien, me contentais-je de commenter.

Mobiliser une ambulance et du personnel soignant contre son gré n'était pas dans mes fonctions ; plus maintenant, pas après tout ce foutoir qu'était devenu la Nouvelle-Orléans. Quiconque refusait de l'aide pouvait bien crever, c'était son problème. Les ressources s'amenuisaient de jour en jour ; nous n'allions sûrement pas obliger les gens à prendre soin d'eux s'ils ne le voulaient pas. L'ère du soin pour tous était révolue. Ma main quitta ma radio. Je restais pourtant accroupi près de la jolie blonde. Une sieste. Je redressais un sourcil, septique. Me prenait-elle pour un véritable con ou était-elle sérieuse ? Mais bien, d'accord, c'était comme elle le souhaitait. Si elle voulait continuer de dormir dans la rue et mourir d'une pneumopathie bilatérale, c'était sa décision, pas la mienne. Son sourire se voulait rassurant, mais je n'étais pas dupe. Je détournais à peine les yeux avant de soupirer. Mes doigts frottèrent un bref instant mon front avant de quitter mon visage. Mes pupilles furent naturellement attirées une nouvelle fois sur la blonde.

Est-ce que vous êtes sans domicile ? Si vous refusez mon aide, je ne peux rien faire pour vous ; mais c'est votre chance de quitter la rue si vous le souhaitez.

Première et dernière tentative. Si la communication ne fonctionnait pas et si elle se détournait encore de mon aide, je quitterai immédiatement les lieux sans me retourner. Je la signalerai même à la base et à mes collègues pour que personne ne s'inquiète davantage de son sort. C'était mon job. Je peinais pourtant à croire que cette femme vivait réellement dans la rue, mais quelque chose n'était pas normal dans cette situation, là maintenant, je pouvais le sentir. Malgré tout, en toute objectivité, ceci était parfaitement possible de nos tristes et sombres jours. Je n'étais pas un homme qui appréciait spécialement aider son prochain, aussi incohérent que cela puisse être avec l'uniforme de Shadowhunter que je portais au quotidien, bien que notre branche de la milice était davantage déployée pour régler les vrais problèmes plutôt qu'aider nos prochains. Il y avait les Peacekeepers pour ça. Mais être insensible à la détresse, ce n'était pas moi non plus, au plus grand regret de mon compagnon roux qui squattait au plus profond de moi.



_________________
P a r a l y z e d
When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left. They must have left with all my faith.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1945
↳ Points : 457
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Dim 10 Déc - 18:01


Kenneth&Perséphone




L'homme ne me croyait pas. Bien sûr qu'il ne me croyait pas. J'étais dans le froid et l'humidité, vêtue trop légèrement avec comme seule priorité dans ma vie immédiate de ne pas me faire repérer par ma sœur avant d'avoir parfaitement changé de visage.
C'était un bel homme ce policier. Ca me faisait penser à Andrew. Lui aussi était beau. Terriblement beau. Personne n'avait le droit d'être beau comme ça. Où était-il maintenant ? La seule pensée qu'il puisse encore être avec [i]elle[/il] me déchirait le cœur. J'avais l'impression qu'on me saignait le cœur à blanc, vidant jusqu'à la dernière goutte en le pressant violemment. Comment pourrait-il jamais me regarder sans la voir ? Comment pourrait-il jamais m'aimer à nouveau avec ce que Seraphina lui avait fait en se faisant passer pour moi ? Tout ce que je pourrais faire, toutes les transformations ne changeraient certainement pas mes yeux, mes airs qui étaient les mêmes que les siens. Je n'avais même pas l'espoir de pouvoir un jour lui révéler mon identité sans qu'il ne me déteste. Mais tout ça bien sûr, ce n'était que s'il était toujours vivant. Le contraire m'aurait tuée.

‹‹ Est-ce que vous êtes sans domicile ? Si vous refusez mon aide, je ne peux rien faire pour vous ; mais c'est votre chance de quitter la rue si vous le souhaitez. ››

Mes yeux préalablement perdus dans le vide remontèrent vers le regard clair du brun. J'eus un frisson quand un coup de vent vint s'infiltrer sur le moindre recoin de ma chaire, aussi facilement que si je n'avais rien porté du tout. Mais je fis mine de rien, faisant comme si le froid ne m'atteignait pas. L'homme ne devait pas croire que ce n'était pas le cas. Parce que ce n'était pas le cas. Non, vraiment, le froid ne me faisait rien. Rien du tout. Absolument. Rien. Du. Tout.

- Sans domicile...

Je répétai comme ayant du mal à comprendre. Non je ne me voyais pas comme ça. La Nouvelle-Orléans toute entière était ma maison. Je n'étais pas une sans domicile. Je n'en étais pas arrivée là, je n'étais qu'en plein processus intensif de vengeance. Voilà tout.
Me regard se fit plus méfiant, mes traits se tirèrent dans un air de suspicion parfait.

- Et vous proposez quoi, monsieur le policier ?

Mes bras se croisèrent sur ma poitrine, comme une enfant persuadée que cela suffisait pour se défendre de tout. Et cela devait suffire, sinon je m'aiderais aussi de mes griffes acérées pour faire de son joli visage quelques confettis.

- Vous voulez aussi faire du moi un agent ?

Parce que j'imaginais que c'était comme ça qu'on faisait un bon chien de police. On prenait un bébé chien, ou un chiot égaré avec assez de vide dans le cœur pour le remplir de loyauté et de patriotisme.

- Je ne voudrais pas vous décevoir - bien qu'on ne se connais pas depuis très longtemps, pas longtemps du tout d'ailleurs, puisqu'on vient de se rencontrer - mais mon cœur est déjà trop plein pour être une patriote modèle.

Sûrement mon discours n'avait-il aucun sens pour la jeune homme. Pour moi il en avait. Tout avait un sens. Tout en avait toujours. Même quand cela n'avait aucun sens.


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 608
↳ Points : 496
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
MIIA - DYNASTY
Sleeping At Last - Saturn
Lea Michele - Love Is Alive
Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Dim 10 Déc - 19:29


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR I


Son frisson ne passa pas inaperçu à mes yeux de lynx... Ou de renard, peu importait. Ce fut un court instant, avant que la jeune femme ne se reconnecte avec la réalité du moment. Voilà que j'étais relayé au simple grade de policier. Ce n'était pas grave, n'était-ce pas ce que j'étais au final dans ce costume de clown ? Ce que je proposais était simple : l'emmener à l'hôpital si nécessaire, le temps qu'elle se réchauffe, qu'elle rebondisse sur ses pieds et qu'elle se trouve un endroit plus digne où faire la sieste. Bien sûr, ce n'était pas une solution définitive, mais c'était une option pour quelques heures. C'était toujours ça de pris, non ? Que pouvais-je bien faire d'autre ?

A vrai dire, je n'en avais que faire. Aussi malheureuse cette femme était, je n'avais pas de solution miracle et je n'étais pas là pour en trouver. Si elle préférait rester dans la rue, je n'allais sûrement pas la contredire. J'aurais essayé et mon job ne m'en demandait pas plus. Elle avait repoussé ma dernière offre. Je m'apprêtais à me redresser, mais sa question suivante me fit poser les yeux une nouvelle fois sur la jolie blonde. Est-ce que je voulais faire d'elle un agent ? Mais qu'est-ce qu'elle racontait encore ? Je redressais un sourcil dans une grimace, affichant mon incompréhension. Etait-elle normale au moins ? Peut-être que je m'adressais à une folle depuis le début, et cette option était peut-être plus réaliste que le simple fait qu'elle soit sans domicile fixe. Je l'écoutais alors qu'elle reprenait la parole et cette fois-ci je me redressais, non sans continuer à l'observer. Je ne comprenais même pas de quoi elle parlait, ni pourquoi elle me parlait de son cœur ou de patriotisme.

Ca va, ça suffit. Je n'ai pas de temps à perdre,
je ne suis pas un assistant de service social Mademoiselle
, dis-je simplement avec honnêteté.

Ma main rejoignit ma radio une nouvelle fois pour passer mon bilan final.

Unité 080690, Kenneth Zaran. Je voudrais signaler une femme sans-abri aux propos incohérents. Sujet blonde, probablement âgée entre vingt-cinq et trente ans. Elle se situe à quelques pas du cimetière St Louis, juste avant Treme. Elle refuse l'aide que je lui propose. Elle n'est ni armée, ni dangereuse. Avec votre autorisation, j'aimerais quitter les lieux.

Une simple formalité qui ne me serait pas refusée. A partir du moment où une personne refusait de recevoir de l'aide, il suffisait de la déclarer et tourner les talons. Je n'allais pas la traîner par les cheveux dans toute la Nouvelle-Orléans pour l'emmener de force à l'hôpital. Sa vie, son problème. Alors, lorsqu'un « Bien entendu Unité 080690, autorisation accordée, personne signalée. » résonna à travers ma radio, je me contentais de reculer de la jolie blonde. Quel gâchis. Vraiment. Finalement, l'apocalypse n'avait épargné personne. Un désastre que j'avais appris à observer à distance sans jamais le laisser me toucher, d'une quelconque façon que ce soit.

Bonne chance, lançais-je simplement à la jeune femme.

Je détournais immédiatement le regard et reprenais mon chemin de patrouille habituel. Je m'en remettrais, je m'en remettais toujours, et dans quelques heures, j'aurais même oublié son existence. Un détail insignifiant, au cours d'une journée insignifiante. C'était l'homme que j'étais désormais, et j'avais appris que plus rien n'aurait d'importance, dans ce monde comme dans ma vie.



_________________
P a r a l y z e d
When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left. They must have left with all my faith.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1945
↳ Points : 457
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Mer 27 Déc - 16:06


Kenneth&Perséphone





Bordel Diane reprends toi en main ! Comment allais je m’en sortir si je faisais n’importe quoi ? Enfin si j’étais naturelle... ce qui était basiquement la même chose... Une main se tendait vers moi et voilà que déjà elle repartait. Qui savait quand cela pouvait de nouveau se reproduire ? Peut-être jamais. Certes je n’avais pas l’habitude de me reposer sur les autres concernant mon destin, mais dans mon cas actuel, il me fallait un tremplin et rapidement, car le temps jouait contre moi. Il fallait que je tente quelque chose, même si cet homme semblait parfaitement bourru et complètement frustré de son existence et qu’en soi j’aurais certainement juste préféré qu’il disparaisse de ma vie avec la même simplicité qu’il y était entré. 

Pendant que l'homme passait son coup de téléphone, je me concentrai pour créer une illusion, comme un miroir entre lui et moi pour qu'il me voit toujours assise dans la rue alors que je venais en réalité de me redresser. Peut-être ne me regardait-il même pas à cet instant là, mais mieux valait créer un écran vu ce que je prévoyais de faire...
En sortant de l'Enfer, j'avais rapidement eu à réutiliser mes pouvoirs, aussi bien pour vérifier que je les avais récupérer que pour le début de mes manigances. Et si j'avais retrouver avec plaisirs mes tours de magie, j'avais remarqué qu'avec le temps passé sans exercice, j'avais quelque peu perdu de ma dextérité. Mais elle revenait peu à peu et j'espérais être de nouveau au meilleur de ma forme dans les prochaines semaines.
Il me fallait quelques secondes pour trouver un objet contondant à proximité, un petit déchet de taule dont je n'avais cure de la provenance tandis que j'enfonçai rapidement l'objet dans la fine couche de tissus qui recouvrait ma peau juste au dessus de la taille et dans ma chaire ensuite. Comme si j'avais été victime d'un coup de couteau tout en pensant à la beauté des écureuils pour me distraire de la douleur. Il me fallut vite m'assener un deuxième coup tranchant pour approfondir la blessure puis j'appuyai un peu mon pardessus sombre pour retenir le sang qui jaillissait en flots, m'assurant qu'il n'y en avait nulle part ailleurs sur le sol, avant d'entamer le processus de guérison un peu pour faire croire que la blessure était plus ancienne que juste la minute précédente. Quand je considérai que la plaie avait l'air d'avoir quelques jours, une semaine tout au plus, je rabaissai le pardessus maintenant couvert de mon sang, autour de ma taille pour cacher à nouveau la plaie béante.
Il me suffit ensuite de me rasseoir et de faire disparaître mon illusion au moment où le beau brun en appelait à ma bonne chance.
Je le laissai faire quelques pas avant de l'interpeler, comme après réflexion.

- Attendez ! 

Je me redressai difficilement, accrochée fortement par la main à la gouttière avec l'autre main serrée contre ma taille comme pour en retenir la douleur.

- Pardon vous avez raison... J’ai besoin d’aide mais je... 

Mes yeux se baissèrent sur le sol, semblant à la recherche d’une solution désespérée ou quelque chose dans les gravillons sombres qui me permettrait de faire confiance au beau brun et de continuer cette douloureuse tirade.

- Je ne veux rien avoir à faire avec le Gouvernement.

C’était un essai que seul un fou aurait tenté. Qui pouvait bien savoir si cet homme n’était pas leur plus fidèle soldat ? Et s’il me trainait de force chez eux et que cela me conduisait directement entre les griffes de ma sœur ? Je n’en savais strictement rien mais j’avais envie d’essayer. 
Que dirait encore une personne normale ? 

- J’en ai peur et je suis un peu perdue. 

Au moins là c’était à moitié vrai. 

- Je crois n’avoir pas beaucoup dormi les derniers temps.

Comme pour expliquer ma folie passagère qui ne l’était en réalité pas du tout. Mais en tout cas, c’était vrai aussi. Et ça faisait des années que c’était le cas. Depuis quand n’avais je pas dormi dans un vrai lit ? Quelque part au chaud dans une pièce isolée du bruit et du vent...

- Je ne sais pas si vous pouvez m’aider. Je ne sais même pas pourquoi je vous le demande encore. 

Peut être parce qu’il venait juste de me proposer de l’aide ? Enfin là c’était un peu plus qu’un simple coup de fil et un ride vers l’hôpital le plus proche que je tentais de demander. 

- Écoutez je... Je ne peux pas aller à l’hôpital. Je crois qu'on me veut du mal. Je ne sais pas exactement qui. Ce n'est peut-être même pas le cas... Mais je ne peux pas prendre le risque.

J'étais peut-être entrain d'installer mes plans pour une amnésie passagère... Ou une histoire inventée de toutes pièces.
Puis tentant le tout pour le tout, j'exposai la vérité pure pour plaider plus sincèrement encore ma cause.

- J’ai seulement besoin de quelqu’un de confiance chez qui je pourrais habiter quelques temps, juste le temps de me soigner et de trouver un travail. C’est tout ce que je demande et après je disparaîtrais. 

Sans un au revoir s’il le fallait. 
Je me tenais toujours là, accrochée à ma gouttière, les jambes réellement affaiblie, mais ma main libre avait quitté mon côté, moins douloureux une fois debout.

- Vous connaissez quelqu’un ?

Encore une fois pourquoi je le lui demandais à lui ? Peut être parce que les miliciens devaient connaître beaucoup de monde ? Peut être parce qu’il avait une sœur ou une gentille cousine habitant pas loin et susceptible de répondre à mes critères ? Peut être parce que j’étais folle et que quand une idée me traversait l’esprit ce n’était pas toujours la meilleure des choses...


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 608
↳ Points : 496
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
MIIA - DYNASTY
Sleeping At Last - Saturn
Lea Michele - Love Is Alive
Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Sam 6 Jan - 14:39


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR I


La voix de la jolie blonde me figea et je me retournais lentement dans sa direction, affichant un visage impassible. Avait-elle changé d'avis ? Ou avait-elle encore des bouffonneries à me dire ? Qu'est-ce qui n'allait pas dans la tête de cette femme ? Je l'observais se redresser avec difficulté et mes yeux furent naturellement attirés sur sa taille qu'elle tenait comme si... Mon odorat aurait dû m'alerter avant mais le renard n'en faisait qu'à sa tête et il m'était encore difficile d'utiliser les dons qu'il m'avait offerts. Du sang. Je pouvais sentir du sang frais. Comment n'avais-je pas pu le sentir avant ? Quel idiot Kenneth ! Cette femme était blessée et j'avais failli partir sans me retourner ; peut-être serait-elle morte de sa blessure dans la rue. Peut-être même délirait-elle à cause de ça. Depuis quand étais-je aussi peu doué pour mesurer et comprendre les situations qui se présentaient à moi ? J'avais peut-être besoin de repos...

J'écoutais les excuses de la blonde. Elle avait besoin d'aide oui, ça je l'avais bien remarqué désormais. Si elle n'avait pas confiance en son Gouvernement, c'était également mon cas et c'était peut-être la seule chose que nous avions en commun. Le reste fut de la simple parlote que j'écoutais, cherchant plus à comprendre le fond que la forme. Toutes ces paroles ne semblaient pas totalement cohérentes et je peinais à bien comprendre où elle voulait en venir. Qu'attendait-elle de moi exactement ? Mes yeux la détaillèrent de haut en bas et son inverse une nouvelle fois. Bien, je n'allais pas la laisser ainsi. J'avais fait une erreur en passant un bilan erroné un peu plus tôt de toute façon, je lui devais bien un service. Un petit service. Une nuit ou deux, pas plus, le temps que sa plaie cicatrice et qu'elle puisse se trouver son propre domicile ou un ami bien plus bienveillant que moi. Je jetais un coup d'oeil à ma montre avant de reprendre la parole :

Je pense pouvoir faire quelque chose pour vous. Restez ici, je reviens vous chercher dans un peu plus de trois heures. Soyez patiente.

… Le temps de finir mon shift et je pourrai l'emmener chez moi. Je savais que je faisais une erreur en acceptant de l'héberger. Cette femme puait les problèmes. Si elle avait peur du Gouvernement, probablement avait-elle quelque chose à se reprocher. Etait-elle en fuite ? Pourquoi était-elle blessée ? Tant de questions auxquelles elle ne répondrait probablement pas ; néanmoins, j'aurais aisément pu être à sa place si je m'étais laissé aller. Tout le monde méritait une seconde chance ; mis à part Stain. Peut-être serais-je récompensé par le karma pour ma bonne action d'aujourd'hui. Peut-être que Stain crèverait dans d'atroces souffrances. Nah... Mieux valait que ce soit de mes mains.


* * *


J'étais à l'heure au rendez-vous. J'avais terminé ma journée sans encombres et j'étais retourné chercher la jolie blonde. Une partie de moi se demandait si elle serait encore là ou si elle s'était enfuie durant une crise de démence passagère. Mais force était de constater qu'elle était bien présente. Je me contentais de lui faire un signe de main, lui demandant silencieusement de me suivre.

Je veillais à ce que notre petite marche se fasse dans le silence. Je n'étais même pas sûr de savoir pourquoi je faisais ça et je ne préférais pas l'entendre parler à nouveau de peur qu'elle me convainque que j'avais tort de la laisser entrer chez moi. J'aurais dû me préserver de ça. Je n'étais pas un chevalier servant ou un bon samaritain. Je ne savais pas comment faire, c'était la première fois que j'ouvrais la porte de mon appartement aussi gratuitement. Néanmoins, je tentais ma chance, pour une fois, au plus grand désespoir du roux. Peut-être que je serai agréablement surpris des conséquences de ma décision. Tu rêves, pauvre naïf. Si tu veux te le faire dis-le directement, arrête de tourner autour du pot. "Ta gueule" fut ma seule réponse. Le renard leva les yeux au ciel, profondément affligé par mon comportement. Il me faisait bien comprendre que j'allais regretter ma bonté et je voulais lui prouver qu'il pouvait avoir tort.


* * *


Après une petite marche jusqu'à mon immeuble, je n'avais, heureusement pour la jolie blonde, pas changé d'avis. Je déverrouillais la porte de mon appartement et désignais l'intérieur, l'invitant ainsi à entrer en première. Je refermais la porte derrière nous par la suite sans prendre la peine de la verrouiller.

Vous êtes chez moi, constatais-je comme si elle n'avait pas remarqué. Faites comme chez vous. Je n'ai qu'une seule requête tant que vous êtes entre ces murs : ne parlez pas plus que nécessaire, surtout le matin.

Il était évident qu'elle était une femme qui parlait beaucoup, ou alors avait-elle souhaité enterrer mes soupçons ou mes questionnements en me noyant dans ses paroles ? Aucune idée, mais elle parlait trop, ça c'était un fait. L'entendre déblatérer à nouveau sur son cœur bien plein et son patriotisme serait bien plus que ce que je pourrais tolérer, surtout au réveil. A vrai dire, j'espérais qu'elle serait aussi bavarde lorsqu'elle aurait à répondre à mes questions. Je retirais ma veste noire et la jetais à sa place habituelle, après avoir suspendu mes clés dans une routine pas même perturbée par la présence de la belle blonde.

Je vous laisse deux jours pour rebondir ; passé ce délai je crains qu'il vous faille trouver quelqu'un d'autre pour vous aider. Est-ce que ça vous convient ?

La jolie blonde pouvait toujours s'enfuir en courant ou réaliser que rester ici serait peut-être pire que de vivre dans la rue. Je n'en avais aucune idée et n'en avais que faire, mais je ne comptais pas la séquestrer ; elle pourrait partir quand elle le voudrait durant ces prochaines quarante-huit heures, ma porte resterait ouverte.

Bien entendu, puisque je suis un gentleman, je vous laisse ma chambre. Mon lit est plutôt confortable mais ne vous y habituez pas trop.

J'esquissais finalement un sourire. Simple et sincère. Je m'amusais moi-même, c'était bien vrai. Il était inutile de mettre cette femme mal à l'aise, je ne l'avais pas amenée chez moi pour ça.

Vous devriez commencer par soigner votre blessure et vous réchauffer. La salle de bain est là-bas, ajoutais-je en désignant du doigt la porte de cette dernière.

Pendant ce temps, j'allais veiller à ce qu'elle ait de quoi manger ce soir. Personne ne récupérait des forces en restant à jeun. J'étais vraiment curieux d'en apprendre plus sur cette femme ; mais j'allais garder mes questions pour moi. Pour le moment. Demain serait un autre jour.



_________________
P a r a l y z e d
When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left. They must have left with all my faith.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1945
↳ Points : 457
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Mer 10 Jan - 21:29


Kenneth&Perséphone






C’était un mauvais moment à passer. Juste un moment avant de pouvoir de nouveau être indépendante et libre de mes mouvements. Avant de pouvoir entamer ma vendetta chérie pour laquelle mon cœur battait à présent. Parce qu’après tout, pourquoi d’autre pouvait il battre ? Mon père avait disparu, mon frère était introuvable, mon fiancé perdu à jamais et ma sœur, à l’heure qu’il était, était déjà morte pour moi... et je n’avais plus que ce dernier point à concrétiser.
Pour l’heure en tout cas, je m’agitais, jouais la mascarade à laquelle je ne pouvais pas dire que je ne prenais aucun plaisir, mais dont j’étais certaine de ne pas retirer autant de satisfaction que pour la grande pièce que je prévoyais. Lorsque je vis que l’homme croyait à nouveau en ma miséricorde et en me besoin imminent de secours, je laissai un peu de mon soulagement transparaître sur mes traits. Plus encore lorsqu’il me sembla comprendre qu’aucune de mes paroles concernant le Gouvernement ne semblait l’avoir dérangé plus que ça... À moins qu’il prévoyait de me conduire tout droit au pilori, l’air de rien. L’hypothèse n’était pas à exclure... 
Quoi qu’il en soit, le beau brun promit de revenir et je choisis de le croire. Ou peut être que je n’avais pas le choix ? Bien sûr que j’avais le choix. Mais pendant les trois heures qui suivirent, beaucoup de mauvaises pensées me traversèrent, comme le fait que le milicien aurait pu flairer que j’étais dangereuse et qu’il avait prit ces quelques heures pour dresser une armée toute entière venant me chercher... Si j’entendais plus de deux bruits de pas différents, je prendrais la fuite. 
Mais au bout du temps impartis (qu’en savais-je ? Je n’avais pas de montre), l’homme revint, seul et me fit signe de le suivre. On n’a pas besoin d’être plusieurs pour emmener une femme blessée au pilori, me disait une voix bienveillante quelque part au fond de moi. Et d'ailleurs avais-je au moins une idée d’où se trouvait la machine qui signerait ma mort ? L’homme n’avait pas dit où il m’emmenait. Il n’avait rien dit du tout. C’était peut être plus simple quand on conduisait quelqu’un dans le couloir de la mort, de ne rien dire du tout. 
En tout cas nos pas nous menèrent à un appartement et non pas à une place publique bondée d'une foule en attente de son sanglant spectacle.

‹‹ Vous êtes chez moi. Faites comme chez vous. Je n'ai qu'une seule requête tant que vous êtes entre ces murs : ne parlez pas plus que nécessaire, surtout le matin. ››

Diantre, il m’avait emmené chez lui ! S’agissait il d’un sociopathe qui découpait ses victimes pour en faire des puzzle macabres ? En rentrant davantage chez lui, je jetai un coup d’œil circulaire pour voir si quelque chose pourrait me mettre la puce à l’oreille concernant un problème pathologique de l’homme... Il ne me sembla rien déceler a part son apparente asocialité. 
À sa demande de ne pas me perdre en paroles, je ne fis qu’acquiescer distraitement en regardant toujours autour de moi. De toute façon, si je voulais conserver ma couverture, mieux valait se taire pour éviter de dire des choses que je pourrais regretter ensuite... 

Qu’un mauvais moment à passer. À me cantonner dans un moule dans lequel je ne rentrais pas. À obéir aux ordres qu’on me donnait sans broncher pour correspondre aux attentes. À n’avoir de moi même encore une fois que l’apparence pour ne pas laisser transparaître la haine et la folie qui m’avaient gagnées. Personne ne voulait d’une folle enragée. C’était pourtant ce que j’étais devenue. C’était tout ce qu’il restait de moi. Mais pour un moment je devais faire semblant, je devais plaire pour m’intégrer, quitte à rejeter tout ce qui me constituait à présent. Ce sacrifice temporaire valait ma vengeance, j’en étais persuadée.

‹‹ Je vous laisse deux jours pour rebondir ; passé ce délai je crains qu'il vous faille trouver quelqu'un d'autre pour vous aider. Est-ce que ça vous convient ? ››

Deux jours. Deux jours pour me trouver un allié. Ou un nouveau samaritain. Car il était clair qu’un couple de journées ne suffirait pas pour amasser assez d’argent pour me refaire une beauté au niveau que j’imaginais. C’était faisable. De toute façon encore une fois, je n’avais pas la grande liberté d’avoir le choix. Alors j’acquiesçai en regardant le beau bien droit dans les yeux :

- Deux jours. Merci...

Et mes remerciements étaient sincères. Peut être avais-je finalement parié sur le bon cheval. Il me laissait sa chambre, il me préparait à manger. Quelque chose me disait que les prochaines 48 heures allaient être délicieuses... mais encore une fois, ce n’était qu’une intuition. 
Lorsque je me dirigeais vers la salle de bain que l’homme m’avait indiquée, un sourire flottait sur mes lèvres. Ce sourire n’indiquait rien de bon, mais il était là, traduisant mon bonheur intérieur d’avoir trouvé enfin la première corde pour me tirer hors de mon gouffre infernale. 





Ça ne faisait pas deux jours, ça en faisait deux et deux autres et plusieurs fois encore deux autres certainement, mais Kenneth ne m’avait toujours pas mise à la porte. J’osais espérer que j’étais entrée dans ses bonnes grâces par ma gentillesse et mes bonnes manières imitées de ma précédente moi. Mais en réalité, je n’en savais trop rien. 
En tout cas la situation m’arrangeait beaucoup. Dès que le milicien partait, je m’échappais de la maison en prétextant une recherche de travail alors que je passais mes heures à amasser de l’argent ou des informations volées d’une manière ou d’une autre. Puis je rentrais et m’assurais que le dîner soit prêt au retour de mon hôte. Est ce que Perséphone aurait préparé des repas pour Andrew ? Oui certainement, elle aurait certainement fait ça. Perséphone aurait été une excellente femme... si on lui avait laissé la chance de le devenir... 
Diane, voilà sous quel nom Kenneth me connaissait. Une jeune femme au passé sombre qui refusait d’en parler à cause du mal que ça lui causait. Là dessus, encore, je n’avais pas réellement mentis. 
Quoi qu’il en soit, je jouais mon rôle d’invitée modèle à la perfection, frôlant presque la collocation. Et ce soir ne faisait pas exception, sauf que Kenneth ne rentrait pas. Dans le four cuisait un rôti que je m’étais émerveillé de toujours savoir préparer - il était vrai que je n’avais été morte que deux ans mais après tout ce n’était pas la même personne qui était ressortie de cet enfer alors comment aurais je pu savoir que cette fille savait aussi cuisiner - et je patientais en faisant mine de lire des offres d’emploi. Mais les heures avançaient et Kenneth d’habitude ponctuel ne venait pas. 
Je finis par éteindre le four et m’installer près d’une fenêtre pour avoir une vue sur l’extérieur. 
Posant ma tête contre le montant, il me sembla me souvenir d'avoir lutté pour rester éveillée avant que mes yeux ne se ferment.
Ce fut le bruit d’une porte qu’on ouvre qui me réveilla. 



_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 608
↳ Points : 496
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
MIIA - DYNASTY
Sleeping At Last - Saturn
Lea Michele - Love Is Alive
Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Jeu 11 Jan - 21:16


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR II


Je l'avais laissée rester. Parce qu'elle n'était ni dérangeante, ni encombrante. Bien au contraire. Je comprenais maintenant ce que signifiait avoir une femme à la maison. Un appartement toujours propre, un repas toujours prêt. Cela sonnait presque absurde et tellement cliché, mais malheureusement c'était la réalité. Un confort auquel je m'étais habitué bien malgré moi. Pourtant, ce soir serait la première pleine lune que je vivrai avec Diane, alors j'avais fui l'appartement. J'avais pris soin de dissimuler des vêtements de rechange dans une planque à l'abri des regards indiscrets et avait laissé la nature faire son travail lorsque le renard eut finalement le besoin de se manifester.


Une poubelle, deux poubelles, trois poubelles, avant de sentir la présence d'un humain et de fuir en courant. Voilà à quoi le renard passait son temps durant la nuit qui lui était accordée. S'il avait été repoussé au loin par l'humanité qui habitait encore les rues malgré l'heure tardive, il n'abandonnait pas son instinct premier : manger ; et s'il ne pouvait ni voler dans les demeures ni explorer davantage de poubelles, alors il lui faudrait chasser. Un rat. Pourquoi pas. Ici, il ne trouverait pas de lapin ou de mulot. Les humains étaient meilleurs chasseurs avec leurs pièges, leurs dix doigts et leur intelligence. La nourriture devait être considérée comme une denrée rare. De plus, l'humanité avait pris le contrôle de cet endroit. D'ailleurs, il faudrait que le roux se méfie à ne pas tomber dans un piège, même s'il y avait peu de chance, bien protégé par sa ruse et ses instincts. Se rapprocher de la forêt ? Pourquoi pas.


Lorsque je repris conscience, j'avais tout oublié, comme d'habitude. J'essayais de me situer alors qu'un frisson de froid me frigorifia jusqu'aux os. J'essuyais spontanément ma bouche pleine de sang. Bon Dieu. De merde. Comme le roux était prévisible. J'étais en pleine forêt et il fallait que je sorte de là très vite. Je me hâtais de rejoindre ma planque, tentant de fuir le regard des humains qui étaient toujours éveillés pour ne pas qu'ils me voient clairement dans mon plus simple appareil. Que je haïssais cette partie de moi, même si je ne savais plus vraiment ce que c'était que de vivre sans elle.


* * *


Je passais la porte de mon appartement, une douleur à l'estomac et dans tous mes muscles. Je n'avais toujours pas réussi à me réchauffer et des frissons me bousculaient encore de temps à autre. Mon estomac se tordit davantage, brutalement, et l'odeur d'un rôti que je distinguais dans l'air me donna immédiatement la nausée. Le roux avait encore mangé tout et n'importe quoi ; et si visiblement il s'était régalé, c'était moi qui devais digérer, et ça ne passait pas, mais alors pas du tout. Comme d'habitude. La même rengaine. Je claquais la porte bien malgré moi et me hâtais de rejoindre les toilettes pour vomir, juste à temps heureusement. Mon estomac me faisait souffrir alors qu'il n'avait trouvé aucune autre solution que de se libérer de toute cette nourriture inhabituelle dont le roux l'avait rempli. Je ne pouvais pas digérer le même régime que lui, c'était une évidence que j'avais bien compris avec le temps. Je me demandais si parfois le renard ne le faisait pas exprès, ce sale petit enfoiré. Je tirais la chasse d'eau et me laissais retomber en arrière lorsque je sentis que, pour le moment, il n'y avait plus rien à vomir. Je soupirais, reprenant mon souffle lentement, petit bouffée d'oxygène par petit bouffée d'oxygène. Je réalisais maintenant que j'avais totalement ignoré Diane que j'avais entraperçue en entrant dans mon appartement. C'était bien ma vaine qu'elle soit encore debout. D'accord, il était clair qu'elle voulait veiller sur moi de toutes les manières possibles, mais ce soir, ce serait plus une plaie qu'autre chose. Je passais une main sur mon front avant de me relever faiblement. J'étais épuisé et tout mon corps me faisait mal, comme après chaque transformation. Si seulement je pouvais avoir le moindre petit contrôle. Cela viendrait, j'osais le croire. Non, je voulais le croire.

Je m'étais rincé le visage et la bouche et j'observais maintenant mon reflet dans le miroir. Bon Dieu que j'étais affreux. Une horreur à regarder. Je faisais peine à voir, mais pas spécialement ce soir. C'était le cas toute l'année. Je détournais les yeux et quittais finalement la salle de bain pour rejoindre Diane. Je ne pourrais pas l'éviter, je le savais. Elle était installée à la fenêtre et je croisais finalement son regard.

Tu ne devrais pas être au lit ? Lançais-je alors comme si de rien n'était. Va te coucher Diane.

Si j'étais froid, voire même glacial, c'était volontaire. Mieux valait ne pas attirer les soupçons sur mes petites activités nocturnes lorsque la lune était pleine. Encourager une quelconque discussion serait l'encourager à poser des questions. Questions auxquelles je n'avais aucune envie de répondre étant donné que je n'avais pas de réponses à lui donner. Elle pourrait se contenter de se faire ses propres scénarios. Il arrivait à tout le monde d'être malade et je regrettais que le roux ne soit pas un alcoolique, j'aurais pu faire passer ça pour une cuite. Malheureusement pour moi, je ne sentais pas du tout l'alcool. Néanmoins, je gardais cette idée en tête pour la prochaine fois.

Je m'installais dans le canapé qui était désormais mon nouveau lit depuis que Diane était arrivée dans ma vie. Je me calais avec hâte sous ma couverture et un frisson fit trembler mon corps tout entier. Je savais que j'aurais dû prendre une douche chaude mais j'étais si fatigué... J'avais la sensation que le moindre effort allait me faire perdre conscience. Je finirai par me réchauffer sous cette couverture, il fallait que je sois patient.



_________________
P a r a l y z e d
When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left. They must have left with all my faith.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   

Revenir en haut Aller en bas
 

Don't go home without me. || Persephone x Kenneth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Fan club Chi sweet home ! SWEEEEEET ! =D
» Go big or go Home ~ ! [Terminer]
» and we don't wanna go home - le 26/01 à 20h15
» Phobos et Persephone continuent leur chemin...
» Persephone Rogers [Validée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fourth Chapter: Around The World :: Around The World :: Flashback-