AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Don't go home without me. || Persephone x Kenneth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2061
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Dim 25 Fév - 12:38


Kenneth&Perséphone





Lorsque j’avais un objectif, une mission, j’arrivais à occuper mon esprit. Suffisamment en tout cas pour éviter trop de divagations étranges. La présence aidait aussi, mais dès lors que j’étais seule ou quelque peu fatiguée, elle reprenait le dessus, la folie. Heureusement que j’avais derrière moi plusieurs thés verts et que peut être avec un peu de chance, Kenneth était tellement alcoolisé que si je perdais les pédales, il ne remarquerais pas grand chose... 

‹‹ Si ça te dérange tant que ça, la porte est grande ouverte, trésor. ››

Sans pouvoir me retenir, je me retournais vers la porte d’entrée pour confirmer mon souvenir : la porte était bien fermée. Il voulait vraiment me faire croire n’importe quoi !  Etais-je du genre à aider les causes perdues ? L'avais-je été avait ma mort ? Certainement pas. Mais après tout, Kenneth ne ressemblait en rien à une cause perdue.

‹‹ Et comment compte tu faire ça ? ››

Pour l'aider ? Alors qu'il ne voulait pas de mon aide ?

- Hum à vrai dire j’ai peut être parlé trop vite. Aucune idée. Il y a beaucoup à faire chez toi. 

Dans sa tête surtout. Un grand chantier. Les plus grands architectes et les meilleurs ouvriers du cerveau auraient sûrement refusé.  La complexité de son esprit n’avait rien à envier à celui des pyramides de la grande époque... 

- En tout cas je ne suis peut être pas vétérinaire mais je m’y connais en médecine humaine. 

Les maux de ventre, l’épuisement, la fièvre et toutes les blessures qu'il pouvait se faire. Sans parler des maladies... Une personne normale n’aurait même pas voulu imaginer tout ce qu’une telle condition pourrait emmener comme lot de problèmes. Moi, je rêvais de le savoir, de tout savoir. De connaître l’impact de l’animal sur l’homme et inversement, d’étudier les causes de la transformation et ses étapes, apprendre les pensées et l’animal et la répercussion de ses instincts... Ça aurait été un rêve de pouvoir savoir tout ça. Mais pour l’instant, ce n’était pas tout à fait le sujet. 

‹‹ Qu'est-ce qui se passe exactement et de quels secrets est-ce que tu parles ? ››

De ton Chippeur intérieur. De l'âme de canidé qui vit en toi. N'avais-je pas été claire en parlant de vétérinaire ? Je cherchais encore comment lui dire la chose, quand le brun me devança. 

‹‹ Tu m’as vu. ››

Avait il vraiment compris ? Savait il que je savais ? Quelque chose, comme une lumière dans son regard me confirma que oui. 
Après un moment, je hochai la tête doucement, comme s’il était encore nécessaire de confirmer ses dires. Était ce de l’inquiétude que je lisais dans ses yeux ? Ça y ressemblait en tout cas quand je le vis se lever puis me faire face, les bras croisés comme s’il s’attendait à ce que je choisisse dans l’instant entre prendre la fuite ou le mettre en cage.
Un peu perdue, je plantais mon regard dans le sien pour affirmer la sincérité de mes mots, sans bouger du canapé de peur de provoquer une réaction intimée par la panique. 

- Je ne dirais rien à personne, si c’est ça qui t’inquiètes. 

Ou bien était ce de la colère ? De la honte ? Pourquoi est ce que ce serait de la honte ? 

- C'est un magnifique animal que tu as, tu sais ? Je comprends d’ailleurs mieux certaines choses maintenant... 

Je dis alors que mes yeux se perdaient quelques part entre les lames du plancher, accompagnant mes pensées qui s’échappaient au delà de la pièce. Des moments s'éclaircissaient, des réactions se normalisaient. Tout sa froideur et ses disparitions me semblaient maintenant clarifiées alors même qu’il pouvait encore y avoir une tonne de raison pour ça. Mais pour le moment, l’explication de la métamorphose me suffisait. 
Puis mes iris se relevèrent vers Kenneth, décrivant son visage en y cherchant ce que j’avais fait pour qu’il s’éloigne de moi aussi rapidement. Allait il me virer de chez lui à coup de griffes pour mon indiscrétion ? Avais je commis la pire erreur depuis ma sortie de DF ?

- Tu m’en veux de t’avoir suivit ? 

Bien sûr qu’il m’en voulait. La question était de savoir à quel point.

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Moi Renart

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 841
↳ Points : 261
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Lieutenant Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
♠️ MIIA - DYNASTY
♠️ Sleeping At Last - Saturn
♠️ Lea Michele - Love Is Alive
♠️ Mary Elizabeth McGlynn - I Want Love
♠️ Delta Goodrem - Wish You Were Here
♠️ Eddie Vedder - Society
♠️ Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
♠️ FictionJunction YUUKA - Akatsuki no Kuruma
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr/Angel
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Lun 26 Fév - 12:20


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR III


Lorsque je vis Diane se retourner vers la porte, j'eus peur l'espace d'un instant qu'elle la franchisse. Mais ce ne fut pas le cas, et ni l’inquiétude ni le soulagement ne s'affichèrent sur mon visage. Aurais-je bondi pour la retenir ? Aucune idée. Probablement que non. Quelques jours s'étaient transformés en quelques mois ; et si nous continuions de cette manière, peut-être que cela se transformerait en années. Quelque chose de grisant à cette pensée mais que je refusais pourtant d'accepter. J'avais toujours été un homme clair et posé. Je n'avais jamais couru après la chair ou les relations, et si je devais tromper mon monde et passer pour ce que je n'étais pas, peut-être le ferais-je, espérant silencieusement la plupart du temps ne pas conclure pour ne pas m'engager d'une quelconque manière que ce soit. Puisque les gens ne percevaient que l'apparence et la première impression, je ferais en sorte que cette dernière soit totalement erronée.

Beaucoup à faire chez moi ? Mes sourcils se froncèrent à peine par dépit. Peut-être qu'il y avait du travail, mais je n'avais aucune envie qu'elle s'en mêle. L'entendre pourtant de sa bouche me fit un léger pincement au cœur sans pour autant lui laisser l'opportunité de prendre le dessus. Et lorsque Blondie me parla de vétérinaire, tout semblait désormais clair. Me percevait-elle comme un animal ? Au fond j'en étais un ; je me sentais peut-être plus proche d'eux que des êtres humains la plupart du temps ; pourtant j'essayais au mieux d'adopter un comportement adapté. Les années m'aideraient. Je trouverai mes marques, j'établirai clairement ce que je voulais que les gens voient ou non, j'étudierai la distance à laquelle je pourrais me permettre d'approcher pour ne pas me mettre en danger. Peut-être étaient-ce des pensées et des réflexes de protection d'un canidé roux plutôt que ceux d'un être humain. Étais-je censé penser à tout ça ?

Le fait était que j'étais démasqué. Et je ne savais pas si j'étais en colère ou tout simplement abattu par cette réalité. J'oscillais tel un pendule entre trois réactions bien distinctes et contraires sans pour autant me figer sur l'une d'entre elles. Me résigner et simplement aller me coucher en mettant fin à cette discussion stérile – la fuite ; ou bien la mettre dehors et lui demander de ne plus jamais s'approcher de moi, quelle qu'en soit la manière – la défense ; ou alors provoquer une dispute, lui reprocher de m'avoir suivi et d'avoir empiété sur mon intimité alors que je lui avais offert le gîte et le couvert – l'attaque. Tant que je n'avais pas pris ma décision, je me gardais bien de réagir tout court, la fixant sans que rien ne s'affiche sur mon visage, mais prêt à bondir si besoin. Un magnifique animal ? Était-elle sincère ou se moquait-elle de moi ? Je ne l'avais pas lâchée du regard, cherchant le moindre indice qui pourrait m'aider à prendre la bonne décision sans laisser mon impulsivité prendre le dessus. Ses yeux croisèrent finalement les miens. Si je lui en voulais de m'avoir suivi ? Quelle ironie. Absurde. J'avais en moi une profonde colère qui menaçait d'exploser à chaque seconde qui s'écoulait.

Devine, me contentais-je de répondre avec un calme précaire.

Mais ça n'allait pas durer. Ces dernières années, j'étais devenu colérique, un peu plus instable encore que je ne l'avais jamais été. Mais lui hurler dessus était la dernière chose que j'avais envie de réellement faire. Ce n'était pas moi. Forcer sur ma voix ne me ressemblait pas, alors pourquoi mourrais-je d'envie de le faire ?

Si je ne peux pas compter sur ta discrétion, je devrais te tuer et cela réglerait mon problème, puisque qu'il semblerait de toute façon que personne ne te cherchera si tu disparaissais. Je ne peux pas me permettre de te laisser fouiller en te baladant librement. Je t'ai ouvert la porte de mon appartement et tu as outre-passé tes droits. Je m'attendais à plus de retenue et plus de réserve de ta part. A quel moment t'ai-je laissé penser que tu avais le droit de t'approcher aussi près ? Je devrais te demander de partir sur-le-champ.

Je laissais mes yeux la dévisager de haut en bas et son inverse. Je n'avais toujours pas pris de décision et il me semblait avoir besoin d'aide. Mais personne ne m'aiderait, personne ne me dirait quoi faire, et le petit canidé roux en moi me criait de la mettre dehors en la tirant par les cheveux. Comment avais-je pu hériter d'un animal aussi insensible, aussi méfiant et aussi compliqué ? Je ne devais pas le laisser me dévorer, je devais me battre pour rester l'homme que j'avais toujours été. C'est ce que tu es, se contenta de commenter le renard. Toute cette violence, toute cette rage, il faudrait un jour que je les exprime pour que je n'implose pas, et il faudrait que je réfléchisse à un moyen. Mais m'en prendre à Diane ? Non, bien trop loin de tout ce que je ne pourrais jamais être.

Et maintenant ? Tu vas me dire que c'est merveilleux de perdre le contrôle de soi une fois par mois ? Que c'est une chance et que je devrais la chérir ? Tu vas essayer de trouver un remède ou de me soigner ? Ou bien tu vas m'encourager à accepter mon don ? Je n'ai pas besoin de ton aide ni de ton soutien. J'avais besoin de mon intimité, et tu me l'as prise sans m'en demander la permission. Alors que fait-on maintenant ? J'espère que ça a servi à quelque chose car je suis à deux doigts de te foutre à la porte avec un coup de pied dans ton joli derrière.

Je ne pouvais pas me montrer plus honnête ou plus calme, même si le ton de ma voix était glacial et ferme. Un pas. Un seul avant que je ne laisse la colère me dicter mon comportement. Mais j'étais prêt à écouter ce qu'elle avait à me dire, quelques secondes, et lui laisser une chance d'expliquer les raisons pour lesquelles elle avait laissé sa curiosité prendre le dessus quand j'avais tout fait pour la tenir à distance. Je me mordis l'intérieur de la joue, spontanément, pour me taire et ne pas céder ; et mes mains rejoignirent mes poches sans que je ne m'en aperçoive. Pas un geste. Pas maintenant. Pas encore.



_________________
« There are things people can't accept,
even if they do understand them. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2061
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Sam 3 Mar - 17:42


Kenneth&Perséphone




‹‹ Si je ne peux pas compter sur ta discrétion, je devrais te tuer et cela réglerait mon problème, puisque qu'il semblerait de toute façon que personne ne te cherchera si tu disparaissais. Je ne peux pas me permettre de te laisser fouiller en te baladant librement. Je t'ai ouvert la porte de mon appartement et tu as outre-passé tes droits. Je m'attendais à plus de retenue et plus de réserve de ta part. ››

Le flot des paroles tomba sur moi comme si j'avais été nue sous une pluie de grêlons. C'était douloureux, de le voir en colère, de le voir déçu. La nouvelle Perséphone en moi m'en voulait d'être atteinte par ce genre de choses. D'être atteinte par lui. Il n'était rien ni personne dans mon plan, il n'était qu'une aide, qu'une étape. En aucun cas il ne devait être une fin, un autre chemin dans ma destinée...

‹‹ A quel moment t'ai-je laissé penser que tu avais le droit de t'approcher aussi près ? Je devrais te demander de partir sur-le-champ. ››

Pourtant je pouvais bien penser ce que je voulais, les paroles de l'homme me blessaient, elles coupaient un cœur que je m'étais longtemps protégé d'avoir. J'étais encore bloquée à ces premiers mots alors que les autres m'impactaient déjà. Me tuer. Il avait parlé de me tuer. Mes yeux s'étaient écarquillés. Pas de peur – je n'avais pas peur qu'il me tue - mais d'étonnement. Etaient-ce vraiment ses mots ? Vraiment lui qui parlait quand il disait que personne ne me chercherait si je venais à disparaître ? C'était cruel. Je n'estimais pas avoir fait quelque chose à la hauteur de la punition qu'il m'administrait.

‹‹ Et maintenant ? Tu vas me dire que c'est merveilleux de perdre le contrôle de soi une fois par mois ? Que c'est une chance et que je devrais la chérir ? Tu vas essayer de trouver un remède ou de me soigner ? Ou bien tu vas m'encourager à accepter mon don ? Je n'ai pas besoin de ton aide ni de ton soutien. J'avais besoin de mon intimité, et tu me l'as prise sans m'en demander la permission. Alors que fait-on maintenant ? J'espère que ça a servi à quelque chose car je suis à deux doigts de te foutre à la porte avec un coup de pied dans ton joli derrière. ››

Le choc laissa doucement la place à la colère. Ca y était ? Il avait fini ? J'avais essayé le douceur, la gentillesse, la compréhension et c'était ça que ça avait apporté ? Des remontrances et des menaces de mort ?

- Oh et puis merde Kenneth ! 

Je me redressai vivement du canapé, comme piquée à vif.

- Tu sais quoi tu es un ours ! Pas un renard, un ours ! 

Contournant les meubles, tout en parlant, je me mis à m'approcher de lui. Il voulait me tuer ? Qu'il ne se gène pas, j'étais là, à porté de main.

- Tu ne dois pas l’entendre assez souvent. Tu te prends la tête pour n'importe quoi. Tu es d'une complexité inimaginable ! Comment peux tu seulement vivre comme ça ? Confiné dans ton propre esprit ?

Oui, c'était moi qui disait ça, moi qui vivait à deux dans ma tête déjà trop petite...

- Pour avoir un comportement pareil tu dois surement avoir un passé horrible. Tu sais quoi ? Grande nouvelle : tu n'es pas le seul ! Et personne ne t'oblige à être aussi... fermé comme ça !

J'étais arrivée devant lui, déblatérant mes paroles avec la même vitesse que lui l'avais fait.

- Tu es froid. Tu es distant. Tu es détestable et en même temps tu m'as ouvert la porte et tu es drôle et tu es généreux... Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi haïssable et adorable à la fois.

Ok. Il allait vraiment me tuer. Il fallait que je m'arrête. Mais je ne pouvais pas. Mes mots sortaient comme je les avais pensé, ou bien avant même que je les ai seulement pensés !

- J'en connais des gens bizarres et lunatiques, mais toi crois moi tu en tiens une sacrée couche !

Mes yeux clairs soutenant les siens. Tu ne voulais pas de ma douceur Kenneth ? Que penses tu de mon insolence ? Ca colle mieux à l'horrible vision que tu as de moi depuis que je t'ai suivi dans les bois n'est-ce pas ? Pour quel crime allait-il me condamner ? La curiosité ?

- A un moment dans ta vie Kenneth, tu vas devoir choisir. Tu ne peux pas ouvrir les portes qu'à moitié. Il faut prendre des risques. Peut-être pas avoir moi. Sûrement pas avec moi. Mais crois moi un jour tu seras bien obligé de laisser aller tout ça, de faire confiance.

Il savait sûrement tout ça, je n'avais rien à lui apprendre, mais il paraissait que parfois, entendre les choses était nécessaires. Et apparemment j'avais encore des choses à lui dire. Encore un tout petit peu.

- Je ne te comprends pas. Tu me perds... Tu me diras, je ne devrais pas avoir à chercher à te comprendre. Après tout, je ne suis que celle qui vit avec toi.

Il ne m'avait pas encore tué et moi, j'avais presque usé ma tirade. Alors je le contournais, peut-être plus malheureuse qu'en colère maintenant, mais incapable de l'admettre. Arrivée à hauteur de la porte de ce qui me servait de chambre, je m'arrêtai un instant de plus, la main posée sur la poignée.

- Et tue moi donc si tu en as envie ! Réduis moi au silence. C'est ton truc, le silence, non ?

La porte claqua derrière moi, peut-être pour la dernière fois de ma vie. J'y étais allée fort. Peut-être trop fort, tout en me persuadant que ça n'avait pas pu lui faire de mal alors même que je n'avais aucune idée de ce qui pouvait lui faire quoi que ce soit... Me laissant tomber assise dans mon lit d'emprunt, je me mis à contempler la porte, certaine que j'étais de voir Kenneth apparaître d'un instant à l'autre une arme en main pour mettre enfin un terme à la tempête que j'étais.


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Moi Renart

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 841
↳ Points : 261
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Lieutenant Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
♠️ MIIA - DYNASTY
♠️ Sleeping At Last - Saturn
♠️ Lea Michele - Love Is Alive
♠️ Mary Elizabeth McGlynn - I Want Love
♠️ Delta Goodrem - Wish You Were Here
♠️ Eddie Vedder - Society
♠️ Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
♠️ FictionJunction YUUKA - Akatsuki no Kuruma
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr/Angel
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Mar 6 Mar - 16:58


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR III


Bien évidemment, il n'y avait pas de solution à notre problème. La prochaine étape serait probablement des cris et je ne m'étais pas trompé. La femme avait du caractère et c'était exactement ce que j'avais attendu de sa part sans réellement en avoir conscience. Cela la rendait plus humaine. Alors finalement, Blondie était réceptive à mes mots. Ma vengeance à son indiscrétion était l'utilisation de mes mots comme une arme. Ma spécialité. Et j'espérais que ça faisait mal. Vraiment. Je frappais pour blesser. Et lorsque je vis la colère s'emparer de ses traits, je savais que j'allais obtenir exactement ce que je voulais : une confrontation. Ce que je n'avais pas prévu, c'était qu'elle frappe aussi juste en retour. Alors, je me contentais de fixer la magnifique blonde qui me touchait un peu plus que prévu. Moi, un ours ? Peut-être. J'étais désadapté certes, mais de là à me comparer à un ours, je trouvais la comparaison légèrement exagérée. A peine. Je l'observais s'approcher, un peu trop près, avant qu'elle ne se fige devant moi et je ne bougeais pas d'un millimètre, mes yeux la suivant du regard jusqu'à se fixer sur les siens. Si j'étais complexe ? Et ma condition de changeur était n'importe quoi ? C'est sûr, c'était d'une routine affligeante. Pourquoi me plaignais-je déjà ? Elle me parlait comme si je me mettais en colère pour un verre cassé. Mais elle avait brisé plus que ça. Elle avait fissuré l'une de mes barrières. Et je tenais à mes barrières.

Je ne pipais mot, l'écoutant attentivement, détaillant ses iris dans le processus. Mon propre esprit était ce qui m'empêchait de devenir fou. L'homme que j'avais pu être avait influencé ce que j'étais aujourd'hui, mais pas que. J'avais changé parce que le monde m'avait obligé à le faire. Et j'avais appris, par la manière forte, qu'il valait mieux être seul avec son propre esprit qu'entouré par les autres. On ne pouvait pas leur faire confiance. Je ne voyais pas où trouver la force en moi de seulement essayer.  Juste un peu. Je pense, d'une certaine manière, que j'avais fait confiance à Diane un peu trop vite sur certains points. Je l'avais laissée traîner chez moi car je n'avais rien à cacher à l'intérieur de mon appartement. Mais je n'avais pas pensé qu'elle pousserait le vice jusqu'à me suivre pour découvrir mes secrets. Je m'étais fait avoir comme un bleu, et le pire était que je ne me serais jamais douté que l'être humain pouvait être aussi sournois. Pourtant, à sa place, je l'aurais probablement fait également. Mais faites ce que je dis, pas ce que je fais était mon motto. J'aurais dû me douter qu'elle céderait à la curiosité et j'avais mal joué mes cartes. J'étais peut-être encore un peu trop naïf. Mais j'étais mal placé pour discuter la curiosité de Blondie. J'étais moi aussi dévoré par ce péché.

Je laissais pencher ma tête sur mon épaule ; Diane m'exposait mes qualités et mes défauts d'une manière curieuse, comme s'ils étaient incompatibles. Peut-être l'ancien et le nouveau moi qui se confrontaient ; cela donnait un résultat confus, difficile à comprendre pour quelqu'un d'extérieur, mais tout avait du sens pour moi. Oui, malheureusement, ses mots avaient un peu trop de sens à mes yeux. Je ne savais pas si elle pouvait deviner qu'elle avait parfaitement raison.

Choisir. Mes mains quittèrent mes poches et mes bras se croisèrent sur ma poitrine. Choisir. J'en étais incapable. Du moins, je le croyais. Je n'arrivais pas à imaginer le jour où je ferai totalement confiance à une femme. Cela paraissait impossible désormais. L'honnêteté avait toujours été l'un de mes atouts que j'utilisais avec parcimonie, mais aujourd'hui, le mensonge et la réserve avaient pris le dessus. Instinct de survie oblige. Je restais toujours aussi silencieux. Pas par dépit mais plutôt parce que parler serait me dévoiler davantage, et à l'instant présent, c'était la dernière chose que je souhaitais. Elle en avait appris assez en une journée. Je n'avais aucun intérêt à ouvrir ma bouche.

Diane avait particulièrement raison sur un point : elle était celle qui vivait avec moi. Je ne lui devais rien et je ne lui demandais pas de comprendre. Je lui demandais de respecter une distance acceptable, ce qu'elle n'avait, finalement, pas su faire. J'aurais dû la mettre à la porte bien avant et la vérité était que c'était également de ma faute. J'avais laissé traîner les choses. Peut-être avais-je été contradictoire. Après tout, elle avait bien mis en parallèle ma générosité avec ma froideur.

Je n'étais pas prêt à lâcher, ni du regard, ni physiquement. J'aurais pu rester encore longtemps à la fixer, droit comme un piquet, muré dans mon silence dont elle avait tant l'habitude désormais. Visiblement elle me connaissait mieux que je ne le voulais. C'était triste et amusant à la fois. Diane fut la première à lâcher, à mon plus grand plaisir. Elle claqua la porte et mes bras retombèrent d'eux-mêmes le long de mon corps. Bien, nous avions terminé alors ? Si je n'avais pas ouvert la bouche et que j'avais dominé ma colère pour ne pas lui hurler dessus, je me sentis tout de même soulagé d'une certaine manière. Je ne savais pas ce que nous ferions ensuite mais je savais, que je le veuille ou non, qu'une décision devrait être prise. Laquelle, ça c'était bien le problème.


* * *


J'étais incapable de m'endormir malgré que ma partie animale avait couru toute la nuit. J'avais provoqué une fausse obscurité après avoir occlus les rideaux de mon appartement. Je distinguais toujours mon environnement dans le noir et les rayons de lumière tentaient de percer la carapace de mon appartement. Ma vue s'était améliorée depuis que le renard avait pris refuge au fond de moi, mais ce n'était vraiment pas encore ça. J'étais bien loin d'en avoir quelque chose à foutre, là maintenant. J'avais envie de régler mes comptes avec Diane mais lui foncer dedans et pour quoi au final ? Je n'avais toujours pas réfléchi à la raison pour laquelle je désirais la bousculer. Par pure vengeance ? Mon indifférence aurait été plus efficace afin de la punir ; mais nous ne pouvions pas continuer ainsi. Je n'avais jamais été pour ce type de relation. Je m'asseyais au bord du canapé, spontanément. J'aurais dû m'en foutre et lui demander de packeter ses affaires avant de foutre le camp d'ici. Cela ne lui prendrait pas très longtemps étant donné que tout ce qu'elle avait pu avoir était à moi d'une certaine façon. Et ensuite ? Je retrouverais ma précieuse solitude. Une partie de moi en était heureuse. Mon espace, mon intimité, tout cela me reviendrait naturellement. Mais, la vérité était que, d'un autre côté, j'en avais peur. La voir partir était un événement que je redoutais. Diane était restée trop longtemps. Bien trop longtemps pour mon bien. J'avais été faible en la laissant squatter ici ; je l'avais su pourtant, ça n'aurait dû durer que quelques jours. Passer ce délai, j'avais bien été conscient que je prenais des risques. Voilà. Aujourd'hui c'était chose faite. Je payais cette générosité que Blondie avait si bien su mettre en relief. Ce n'était pas de l'amour, alors qu'était-ce ? Une simple présence féminine ? Comme un vieux couple dans une relation parfaitement platonique avec les années mais dont on ne voulait pas se passer. Pitoyable. Je me rallongeais de moi-même, difficilement, constatant que ma nervosité se traduisait par une incapacité à tenir en place.


* * *


Mes pas m'avaient guidé devant ma chambre et je frappais à peine du bout de l'index avant d'entrer. Je pouvais aisément me diriger dans l'obscurité. Je n'étais pas sûr de savoir quelle heure il était ni combien de temps j'avais fixé le plafond de mon salon dans un silence de mort. Je m'approchais et m'assis sur le lit dans lequel je pouvais distinguer Diane sans réelle difficulté. Mon bras se tendit et ma main se posa naturellement sur sa hanche ; un geste que je ne contrôlais pas, en parfaite contradiction avec la rage que je pouvais ressentir dans mes entrailles. Lui pardonner, pourquoi pas, si j'en étais capable, ce dont je doutais sévèrement. Néanmoins, la laisser partir, voilà quelque chose que je ne voulais pas. Je ne comptais pas m'excuser. Je n'avais rien fait de mal et à vrai dire, je restais persuadé qu'elle était en tort. Elle avait laissé sa curiosité prendre le dessus sans penser à ce que je pouvais ressentir dans le processus. Quelque chose de parfaitement humain. Il n'y avait malheureusement rien d'incohérent là-dedans. Comme j'aurais aimé que l'être humain pense moins à sa petite personne et commence à considérer ses semblables. Une pensée qui commençait à disparaître à mesure que je perdais mon humanité. Une pensée qui me paraissait presque étrangère. Et je ne voulais pas la perdre ; je parlais de mon humanité... Et de Diane à la fois.

Je ne sais pas si je pourrais te pardonner, mais j'aimerais que tu restes. Sauf si tu souhaites vraiment partir, c'est promis, je ne te retiendrai pas.

Ma porte n'avait jamais été fermée à clé et elle n'était pas en prison ; si elle préférait s'en aller, jamais je ne l'en empêcherais.

Mais j'aimerais pouvoir compter sur ton silence vis-à-vis de mon compagnon roux.

C'était la seule chose que je lui demandais. Ce n'était pas grand chose, non ? Après tout ce que j'avais fait pour elle sans jamais rien lui demander en échange.

Vois ça comme un échange honnête de bons procédés... Je t'ai rendu service, alors rends-le moi de cette façon en échange.

Je réalisais maintenant que je n'avais fait que murmurer, comme si j'avais eu peur de la bousculer. J'étais bien loin de l'être agressif que j'avais pensé être, notamment tout à l'heure. La rage avait pris une nouvelle forme. Résignée cette fois-ci. Nous y étions. Ca s'appelait peut-être négocier, ou déplacer le problème, mais je n'avais rien trouvé d'autre pour retrouver un semblant de calme et pouvoir aborder une nouvelle conversation avec Diane.



_________________
« There are things people can't accept,
even if they do understand them. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2061
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Dim 11 Mar - 22:47


Kenneth&Perséphone





Combien de temps avait il fallut pour que la fatigue gagne sur l’excès de thé vert et d’énervement ? Je n’aurais su le dire, mais au bout d’un moment, mon corps avait vaciller de sa position assise et ma tête avait doucement heurté mon oreiller.
Je n’avais pas particulièrement envie de mourir dans mon sommeil - pas à mon âge en tout cas - mais pour ce que ça changeait à la fin... Juste pour la gloire du dramatisme, j’aurais voulu pouvoir regarder Kenneth dans les yeux au moment où il m’enlevait la vie. Mais encore une fois, avoir vu l’expression sur le visage de ma jumelle au moment où, sous l’impulsion de son coup, je tombais dans les bras de la mort, n’avait pas changé grand chose à ma destinée... 
Le sommeil l’avait emporté sur la prudence. Si j’avais vraiment eu peur pour ma vie, sûrement aurais je prit la poudre d’escampette tant qu’il en était encore encore temps... ou alors avais je tant que ça confiance en mon audition et mes réflexes ? Toute certaine que j’étais que j’allais entendre la porte s’ouvrir doucement, les pas de Kenneth frôler le sol et savoir me retourner à temps pour éviter de justesse une mort certaine. Mais rien de tout cela n'ouvrit mes paupières, non ce fut un contact sur ma peau, la douceur d'une main glissant sur ma hanche qui m'éveilla.
Encore endormie, je tressaillis à peine. Ne fis rien pour me dégager.

‹‹ Je ne sais pas si je pourrais te pardonner, mais j'aimerais que tu restes. Sauf si tu souhaites vraiment partir, c'est promis, je ne te retiendrai pas. ››

Je me redressai doucement, me retrouvant maintenant assise juste à côté de Kenneth que je distinguais difficilement dans la pénombre. Ses mots n'étaient que des murmures, mais j'étais bien assez proche de lui pour ne pas pouvoir en rater une seule syllabe.

‹‹ Mais j'aimerais pouvoir compter sur ton silence vis-à-vis de mon compagnon roux. Vois ça comme un échange honnête de bons procédés... Je t'ai rendu service, alors rends-le moi de cette façon en échange. ››


Un instant je le considérai, tentant de croiser son regard clair dans la pénombre. Doucement, j’acquiesçai, sûre qu'il verrait mon mouvement de tête. Il me fallut encore un instant. Un instant pour prendre mon souffle, avant de confesser.

- Je n'ai pas envie de partir.

Je ne voulais pas le quitter. Je ne pouvais pas. Pas encore en tout cas. J'avais chuchoté, moi aussi.

- Et je ne dirais rien à personne, je te le promets. Je...

J'étais sincère. Mon regard tomba au sol. Je commençais doucement à m'habituer à l'obscurité et il me semblait commencer à ne pas pouvoir soutenir ce regard bleu de si près.

- Je n'aurais pas du faire ça. M'immiscer dans ton intimité sans t'en demander la permission.

Etait-ce cette proximité qui me faisait tant parler ? J'aurais voulu qu'il s'éloigne. Et en même temps, je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis des années. C'était moi qui aurait du m'éloigner, pour mon propre bien à long terme. Mais être là, avec juste une présence, quelqu'un qui ne savait pas qui j'étais ni le mal que j'avais fait ou que j'allais encore faire... Je soupirais.

- Je ne le ferais plus.

Je m'excusai pour mon bien. Pour ma survie. Avoir encore un toit sous ma tête le temps de récolter assez d'argent pour exécuter mon plan. Voilà tout. Il fallait y croire...
Doucement je levais les yeux vers Kenneth en tentant d’amnésier le sentiment que j'avais vraiment envie qu'il me pardonne.


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Moi Renart

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 841
↳ Points : 261
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Lieutenant Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
♠️ MIIA - DYNASTY
♠️ Sleeping At Last - Saturn
♠️ Lea Michele - Love Is Alive
♠️ Mary Elizabeth McGlynn - I Want Love
♠️ Delta Goodrem - Wish You Were Here
♠️ Eddie Vedder - Society
♠️ Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
♠️ FictionJunction YUUKA - Akatsuki no Kuruma
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr/Angel
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Mer 14 Mar - 16:58


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR III


Blondie s'était redressée et assisse à proximité de moi, et ma main avait quitté sa hanche. J'avais dit ce que j'avais à dire, de la manière la plus neutre qu'il m'était possible de le faire. Et lorsque je la vis acquiescer, un certain soulagement s'empara de mes entrailles. Je ne savais pas si je pouvais réellement compter sur elle et sur son silence, mais j'avais envie de la croire d'une certaine façon. Si les choses étaient désormais claires, je m'apprêtais à me relever pour retourner dans le salon, mais je n'en fis rien lorsque j'entendis Diane reprendre la parole. Bien sûr qu'elle n'avait pas envie de partir, je m'en doutais. Je ne savais pas si elle avait trouvé un lieu qu'elle pouvait nommé maison sous mon toit, mais la crise passerait. Elles finissaient toujours par passer, d'une manière ou d'une autre, surtout lorsque les deux partis étaient prêts à faire des efforts pour que ça fonctionne. Une promesse de silence, mais cela ne me rassura pas davantage. J'avais fini de croire les mots. Depuis quelques années, je savais que je ne pouvais pas faire confiance à des paroles, surtout durant ou après des émotions fortes. Elles ne valaient rien. Son silence, je pourrais le croire et lui faire confiance avec le temps, mais j'espérais sincèrement qu'elle tiendrait sa promesse.

Je restais silencieux, patientant quelques secondes. Avait-elle autre chose à me dire ? Je l'observais dans l'obscurité comme si une faible lumière l'éclairait tout de même. Je fronçais à peine les sourcils suite à ses mots. A quoi jouait-elle ? Je hochais négativement la tête suite à ses semi-excuses. Il était beau de se remettre en question maintenant mais le mal était désormais fait. Il aurait été plus réfléchi d'y penser avant d'agir. Je ne le ferai plus. Je soupirais le plus silencieusement possible. Mais il n'y avait plus aucun mal à faire. Que pouvait-elle me voler de plus ? Mon passé ? Elle n'avait pas de réelle manière de le deviner ou de faire des recherches. Elle ne m'avait pas encore volé tout mon jardin secret. Mais un deal se passant de mots semblait s'établir entre nous deux. Elle m'avait pris cette partie de moi ; elle ne me volerait rien d'autre. J'en faisais le serment. Une partie de moi souhaitait réellement la croire. Une autre se montrait terriblement méfiante, et c'était celle-là qui allait gagner la partie. Ma main glissa pour attraper la sienne et je la saisis pour la porter à mes lèvres. J'embrassais lentement le haut de sa main ; une marque d'affection datant de mon temps. Quelque chose que je n'avais pas fait depuis tant d'années. Si longtemps que j'avais oublié la sensation de la peau d'une femme sur mes lèvres. Une erreur. J'en étais bien conscient, d'autant qu'un baiser en appelait un autre, le désir se fracassant contre une barrière que j'avais établie depuis très longtemps et que je n'avais jamais abaissée depuis. Mes lèvres glissèrent davantage pour maintenant embrasser l'intérieur de son poignet.

Je n'étais pas gentil. Je n'étais pas généreux. Si j'avais pu l'être par le passé, avant qu'Amelia ne me retire tout ce qui avait compté pour moi et ne me vole ma vie toute entière sans aucune hésitation, toute ma bienveillance et ma bonté avaient laissé place à un terrible besoin de tout contrôler à ma façon. Non, je n'étais pas généreux, j'étais manipulateur. Et j'étais bien déterminé à ne pas souffrir à nouveau. Je faisais en sorte d'obtenir ce que je voulais quand je le voulais, sans réel compromis. Et là maintenant, je la voulais, elle. Diane. Un désir invraisemblable au vu de la situation dans laquelle nous nous trouvions. Une envie, comme ça, comme sur un coup de tête. Abattre une barrière ou deux, le temps d'une nuit, ou plutôt le temps d'une fois, malgré l'épuisement physique ou mental. Un simple baiser avait entraîné la nécessité d'assouvir un besoin beaucoup plus profond qui avait été sacrifié durant trop d'années pour laisser toute la place au plus important : ma survie. Ma survie au détriment de mon plaisir. Un plaisir que j'avais appris à oublier, que je m'étais efforcé de garder à distance de mon quotidien.

Ma main avait gardé celle de Diane et, sans réfléchir davantage à ce que j'aurais dû faire ou non, et comment j'aurais dû le faire ou non, je me penchais vivement dans sa direction, réduisant la faible distance entre nos visages pour lui voler un baiser. Peut-être un peu glacial, peut-être un peu rude ; je n'étais pas sûr. Je n'étais plus vraiment sûr non plus de savoir comment j'étais censé faire. Il en était de même pour la gestion de mes émotions. Ce que je ressentis à cet instant fut aussi flou que ma détermination à obtenir quelque chose que je n'aurais pas dû avoir. Je ne savais pas ce que je voulais, mais j'allais probablement le regretter lorsque j'aurais identifié ce que je cherchais réellement. Néanmoins, j'étais tout sauf un harceleur ou un type de ce genre. Profiteur ? Oui peut-être, mais je ne comptais pas poursuivre sur cette voie si Blondie n'était pas consentante. Mes lèvres libérèrent les siennes, lentement, comme en suspens, laissant la belle blonde prendre la prochaine décision. Une proposition silencieuse, une redécouverte pour moi, et je laissais Diane avoir le dernier mot. Je ne savais pas où nous allions, mais nous y allions. Cela ne pouvait plus vraiment changer quoi que ce soit. Un oui ou un non, peu m'importait vraiment. Elle ne ferait que déterminer la prochaine heure, sans conséquences sur les suivantes. Et si la réponse était oui, cela semblait être une opportunité en or toute trouvée pour dominer la rage qui s'était installée dans mes entrailles, tout comme pour effacer l'espace d'un instant le désespoir de la solitude que je côtoyais depuis bien trop longtemps désormais.



_________________
« There are things people can't accept,
even if they do understand them. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2061
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Dim 18 Mar - 21:07



Kenneth&Perséphone



Nous deux, si proches et seuls dans le noir, ça ne me semblait pas être une bonne idée. Ca n'en était pas une. L'air était chargé, électrique. J'étais trop près de Kenneth et j'aimais ça.
La discussion était terminé, tout était dit et pourtant il ne partait pas. Etait-ce parce que j'étais toujours en vie qu'il restait là ? Peut-être allait-il finalement vouloir terminer le travail ? Parce qu'il ne me croyait pas, parce qu'il savait que je n'étais que mensonges. Il allait me tuer et il n'aurait pas totalement tort. Silencieuse, immobile, j'attendais qu'il prenne une décision. Je n'allais pas en prendre, pas tout de suite, pour l'instant ma tête était vide, trop vide, je ne faisais que sonder l'éclat de ses yeux bleus trop profonds. J'étais soudain perdue, abandonnée à ses mouvements, suivant un peu à l'aveuglette sa main quand elle porta la mienne jusqu'à ses lèvres. Un léger frisson me parcourut alors qu'un feu semblait s'allumer en moi. C'était si doux... Un soupire s'échappa d'entre mes lèvres. Personne ne m'avait embrassé comme ça depuis des années, personne n'aurait du le faire, j'aurais du retirer ma main – je ne le fis pas. Pas plus quand d'autres baisers vinrent glisser le long de mon poignet, enhardissant une chaleur toute nouvelle au creux de mon ventre. Ma respiration se fit incontrôlablement plus rapide alors que mon cœur se tordait dans une délicieuse douleur.
Enfin, avec la soudaine impression que j'avais attendu cet instant depuis plus longtemps que je m'en étais aperçue, ses lèvres virent se poser sur les miennes. Un moment trop doux, trop court, bientôt arrêté brutalement par le beau brun qui remit une distance insoutenable entre nous. Nos lèvres étaient suspendues à quelques centimètres les unes des autres, à bout de souffle, alors que je compris que le baiser de Kenneth avait été une question à laquelle il attendait maintenant une réponse...

Il me semblait faire un choix plus difficile encore que lorsque j'avais effectué mon premier meurtre. Quelque part, je sentais que si je cédais, je briserais quelque chose de plus, une autre chaine, une autre pièce du puzzle de l'ancienne Perséphone. Je me détacherais de moi-même pour être toujours plus Diane, toujours moins moi. Je ne serais plus uniquement à Andrew, mon grand amour... Et je perdais mes chances de l'être à jamais. Mais il fallait se rendre à l'évidence : mon destin n'était plus fait de ce genre de sentiments, il était guidé par la douleur et la vendetta, par la haine et la rancoeur. Alors si je pouvais encore une fois goûter au bonheur... En avoir au moins une impression, un semblant fantomatique aux allures si confortables...

Lentement, je libérai ma main de son emprise et reculai un peu pour m'agenouiller sur le lit, sans jamais quitter l'homme des yeux. Relevant mes mains, je vins encercler son visage, laissant doucement courir mes doigts le long de sa joue, sa mâchoire, jusqu'à glisser sur ses lèvres avant de m'en emparer pleinement. Mon baiser d'abord sage se fit rapidement plus insistant alors que je rapprochais mon corps du sien. Accrochant mes mains à sa nuque, je me déplaçai pour me retrouver assise sur ses cuisses.
Je n'avais plus aucun contrôle, plus qu'un désire ardent qui guidait mes caresses, mes baisers et mon cœur qui martelait dans ma poitrine comme si revivait pour la première et la dernière fois.


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Moi Renart

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 841
↳ Points : 261
↳ Arrivé depuis le : 21/07/2016
↳ Age : 31
↳ Avatar : Colin O'Donoghue
↳ Age du Personnage : 40 ans en apparence / 71 ans en réalité.
↳ Métier : Lieutenant Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
↳ Playlist :
♠️ MIIA - DYNASTY
♠️ Sleeping At Last - Saturn
♠️ Lea Michele - Love Is Alive
♠️ Mary Elizabeth McGlynn - I Want Love
♠️ Delta Goodrem - Wish You Were Here
♠️ Eddie Vedder - Society
♠️ Florence + The Machine - Too Much Is Never Enough
♠️ FictionJunction YUUKA - Akatsuki no Kuruma
↳ Citation : "A man unwilling to fight for what he wants deserves what he gets."
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #468dab



les petits papiers
↳ Copyright: Tumblr/Angel
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Mar 20 Mar - 14:06


[ Souvenirs de 2014 ]



Persephone x Kenneth
don't go home without me.

SOUVENIR IV


Je me laissais facilement aller à des gestes tendres, en parfaite contradiction avec mon apparence froide et distante - parce qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences. La mienne était toute particulièrement trompeuse. J'avais toujours été ainsi. Si ma relation avec Diane n'était pas définie, elle avait définitivement pris une autre direction depuis quelques temps. Je redécouvrais la chaleur humaine, les émotions vives et douces à la fois, un attachement un peu trop important, et tout ce que je ne pensais plus ressentir pour le restant de ma vie. Ce n'était que le début. Qu'un vague aperçu. C'était encore flou. Un prémisse de quelque chose de plus important.

Je ne l'avais pas dégoûtée, ce qui était surprenant au vu de mon caractère difficile et du canidé qui dormait au fond de mes entrailles. Elle n'avait pas non plus peur de moi, de mes colères, de ma visible désadaptation sociale et de mes nombreux changements d'humeur.

Je pensais avoir atteint une certaine stabilité néanmoins encore précaire mais qui était en train de se préciser, de se dessiner, et ceci naturellement. Pourtant, ce matin là, mon instinct me jouait des tours. Une boule était apparue au creux de mon estomac. Une sensation que je connaissais peu, et ce n'était pas la mienne. C'était celle du renard. Il pouvait renifler des choses qui m'étaient invisibles, mais parce que je n'étais pas suffisamment en symbiose avec lui, nous ne communiquions pas. Ou en tout cas, pas assez.

Mes bras passèrent autour de la taille de Diane, calant son dos contre mon torse dans le processus, l'interrompant dans sa routine du moment. Mon visage prit rapidement refuge au creux de son cou. Rien ne pouvait dissiper cette désagréable sensation dont j'étais imprégné, mais cela me soulagea tout de même. J'étais prêt à partir au boulot. Peut-être qu'une mission difficile m'attendait ; cela aurait tout expliqué, et j'avais hâte de découvrir la raison de tout ce cirque dans mon abdomen.

Passe une bonne journée trésor... murmurais-je à son oreille avant de déposer un baiser sur sa joue, naturellement.

Ma tendresse était très aléatoire, autant que notre relation. Mais ce matin tout particulièrement, j'avais besoin de ce contact, de ces gestes très simples, d'exprimer ces mots comme si cela avait été normal.

Mes bras libérèrent la belle blonde et je récupérais ma veste, vérifiais spontanément mes poches, puis quittais mon appartement.



Bien loin de penser que la réelle signification de ce malaise indescriptible était en fait parce que, en vérité, ce matin était la dernière fois que je voyais Blondie.



_________________
« There are things people can't accept,
even if they do understand them. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3775-behind-blue-eyes http://www.mercy-in-darkness.org/t4105-kenneth-zaran-behind-blue-eyes

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2061
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   Ven 30 Mar - 22:49



Kenneth&Perséphone




Le goût de la vie douce, un goût sucré, un goût appétant, qui demandait encore et toujours plus d'y revenir. Voilà ce à quoi j'avais cédé, voilà ce que m'offrait Kenneth alors que je n'y aurait jamais cru avant. Je ne pensais pas que c'était encore possible pour moi de vivre cette vie, de toucher le bonheur du bout des doigts voir de m'y plonger entièrement. De m'en laisser totalement et pleinement absorber pour redevenir un peu plus moi, la moi douce, tendre, aimante, Perséphone. Celle que j'étais avant ma mort, celle que j'aurais pu être si ma sœur n'avait pas été habitée d'une jalousie meurtrière... Mais tout cela n'était qu'une illusion, je ne vivais pas pleinement, il y avait toujours au fond de moi ce goût d'inachevé. Ce n'était pas juste. Je n'étais qu'une pâle copie de moi même et si Kenneth m'appréciait, ce n'était qu'un fantôme de moi qui lui plaisait. Je lui avais mentis, il ne savait rien de qui j'étais vraiment et soudain, vivre dans le mensonge me paraissait détestable. Pas comme ça. Pas avec lui.
La bête assoiffée de vengeance grondait en moi. Elle ne voulait pas de ce semblant de bonheur, elle ne voulais pas me voir heureuse et en paix, elle voulait me voir vengée. 
J’avais tenté de la faire taire, de la museler, de l’ignorer. Mais c’était inutile. Elle était ancrée en moi et sa voix, un plus plus puissante chaque jour, refusait de se taire. 


Ma décision était prise : je devais suivre mon plan initial, je devais partir. Je devais partir maintenant avant de ne plus jamais pouvoir le faire. 
Le tout était d’agir naturellement. Tout avait été préparé pour mon départ depuis des mois, quand bien qu’entrain de m’attacher irrémédiablement à Kenneth, je n’avais jamais cessé mes sorties nocturnes pour terminer d’arranger ma nouvelle vie. J’avais dissimulé l’argent volé dans plusieurs endroits de la Nouvelle Orléans, refusant de cacher quoi que ce soit chez le beau brun de peur qu’il ne découvre quelque chose et tablant sur plusieurs cachettes au cas où l’une ou l’autre viendrait à être découvertes. 
J’avais cependant encore décalé mon départ de deux semaines, le temps - Je me l’étais dit - de m’assurer de la fiabilité du chirurgien avec qui j’avais prit rendez vous et qui avait accepté de me faire subir la montagne des changements que je demandais - moyennant, évidemment, une montagne d’argent pas moins importante... 
Durant ces deux semaines j’avais fait comme si de rien était, comme si tout était normal et que nous pourrions vivre ainsi pour le restant de nos vies. Chaque étreinte avait été aussi douce que douloureuse et j’avais passé mes nuits blottie contre Kenneth comme tentant d’emmagasiner le plus de chaleur possible avant de m’en priver, peut être à jamais. 


Il me semblait que mes mains tremblaient alors que l’eau brûlante coulait doucement dans la tasse. J’avais choisit mon thé préféré mais je n’allais pas le boire, ce n’était que pour m'occuper, pour les apparences, mais ma gorge était bien trop serrée pour que je boive quoi que ce soit. 
Sortie de mes sombres pensées, j’eus un petit sursaut quand les bras de Kenneth m’encerclèrent là taille, avant de me laisser aller contre lui. Il allait partir. Puis moi j’allais partir, pour de vrai. C’était la dernière fois qu’il avait ses mains posées sur moi. Il y en avait une dans ma tête à qui ça donnait la nausée, l’autre chez qui les joues étaient inondées de larmes. Moi, je me contentai de lâcher ce que j’avais dans les mains pour m’agripper à ses bras, respirer son parfum et sentir son corps contre le mien encore une fois. Imprimant le moindre détail, gravant le moment dans ma tête pour la grande nostalgique que j’étais. J’aurais voulu me retourner, accrocher mes mains à son visage et l’embrasser avec toute la force de mon désespoir. Avec un goût d’excuse ou de retiens moi. Mais il aurait pu sentir que quelque chose n’allait pas. Il l’aurait forcément senti. Alors je restai là, juste accrochée à lui comme pour ne pas couler alors que dans ma poitrine, mon cœur semblait prit dans un étau infernal. 

« Passe une bonne journée trésor... »

Je souris bien malgré moi, j’adorais ce surnom. Je ne l’entendrais plus. Mais des autres l’entendraient après moi, j’en étais certaine. Il méritait d’être heureux. Moi je n’étais qu’un nid à problèmes mentaux, une bombe à retardement qui devait faire le plus de dégâts possible, le plus loin de lui. 
Il s’en remettrait, il était fort, je n’avais fait que passer dans sa vie et il n’aurait qu’à reprendre les habitudes avec lesquelles il faisait si bien avant moi. Et moi... moi il y avait une autre vie qui m’attendait, une vie qui ne pouvait rester en suspens, j’avais trop perdu la tête pour ça. 

La porte claqua derrière le beau brun et je ne savais pas trop si le bruit que j’avais entendu était celui de la porte ou celui de mon cœur qui s’effondrait. Peut être aussi que c’était ma conscience qui m’en collait une... 
Je commençai par jeter le thé dans l’évier avant de faire un tour du logement. J’inspectais toutes les pièces, désireuse de ne rien oublier, de disparaître aussi proprement et totalement que j’étais apparue. Mon corps semblait lourd, ma respiration douloureuse. Mon être tout entier avait seulement envie de se recroqueviller et de mourir ici. Mais la flamme dans ma tête, la flamme de folie m’animait. C’était elle qui m’avait fait tenir après la trahison de ma sœur, c’était elle qui m’avait aidé à survivre en Enfer. C’était elle qui me tenait debout aujourd’hui encore. 
Mes affaires furent rapidement rassemblées. Je n’avais quasiment rien ici. Rien de matériel. Un dernier tour de chaque pièce en refusant de penser aux endroits où nous nous étions étreint, à ceux où on s’était disputé, aux choses qui m’avaient fait rire. Il fallait oublier tout ça. Je devais partir, vite et loin. 
Un sac jeté au dessus de mon épaule. Je finis par poser une main sur la poignée. Il ne fallait pas regarder en arrière. Je ne pouvais plus. Mes pensées avaient prit la relève sur mon cœur et c’était elles que mes pas suivaient. 
La porte s’ouvrit devant moi. Je la franchis et la refermai sans en sentir de soulagement. Je perdis un moment à calmer mon cœur battant alors que mon dos reposait contre la porte close. Des larmes s’écoulèrent en cascade le long de mes joues, ruisselant douloureusement. Je ne sais pas combien de temps je restai là mais quand mon esprit fut assez épuisé, les pleurs finirent par se tarir. J’étais vidée de toute émotion, vidée de toute tristesse. Je n’étais de nouveau plus qu’une âme agitée par l’amertume et la colère. Alors je me levai et sans un regard, je disparu dans la nuit.

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Don't go home without me. || Persephone x Kenneth   

Revenir en haut Aller en bas
 

Don't go home without me. || Persephone x Kenneth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Don't go home without me. || Persephone x Kenneth
» Fan club Chi sweet home ! SWEEEEEET ! =D
» Go big or go Home ~ ! [Terminer]
» and we don't wanna go home - le 26/01 à 20h15
» Phobos et Persephone continuent leur chemin...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-