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 The Unrecorded Hours ▲ Beatriz et Matthias

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Opinion Politique : Ancien victor des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement. La rancune couve cela dit, féroce.
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↳ Citation : Les blagues : le chemin le plus court vers l'équilibre mental.
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MessageSujet: The Unrecorded Hours ▲ Beatriz et Matthias   Mar 14 Nov - 15:38

   FEATURING Beatriz & Matthias
Il y a cette course dans les bois, ce gout métallique qui tape dans le fond de sa gorge, qui se cogne de façon sanguinaire contre une respiration échevelée. Il y a l’inhumain, là au bord des babines retroussées, au fond des iris éclatés, tapie dans l’ombre d’une âme fantomatique.

Matthias court.

Ou peut-être pas. Quelque chose court dans les bois, viande dégoulinante entre les mâchoires, sang frais sur la cuirasse épidermique, du pollen noir à chaque expirations, tâchant les lèvres humides aux crocs d’acier.

Au loin, il y a des sirènes, des hurlements troublants suivis de pleurs comme des tonnerres. Il n’entend rien pourtant, l’esprit de brume encore accaparé par la colère et l’obscure. C’est si simple en son sein, la couleur rouge en chambre molletonnée. Les griffes se rétractent pour laisser un sentiment de vide qui le fait hoqueter, les muscles jusqu’alors tendu par la fureur et le chaos se relâchent dans un épuisement hors du commun.

Matthias tombe. La créature se recroqueville, repue, ricanante, juste là, sur la marque brulante que l’humain a sur le torse. Il respire mal tout à coup, l’air toxique dans ses poumons, le sang poudreux sur sa langue. Il se laisse choir, remonte ses genoux vers son torse et entoure ses jambes de ses bras. C’est trop brouillon encore, et il lui semble que la souffrance est trop grande pour penser à quoi que ce soit. Matthias voit des étoiles, celle sombres, promesses de désolation et d’amertume. Il se sent sur le point de basculer en arrière au sein de ténèbres infinies. Loin, loin, plus loin encore que le sable de jeux cruels. Il a déjà vécu ça, se sermonne-t-il. Ce n’est rien. Ça va passer. L’odeur de l’hémoglobine sature un corps endolori et il se hisse douloureusement dos à un arbre poisseux. Son prénom résonne quelque part dans la douceur d’un soleil froid, le craquement des brindilles écrasées par des pas légers et l’apparition d’un halo couleur de feu devant ses yeux.
L’expiration est laborieuse et l’inspiration est poignard. Il cille, la sueur sale en gouttelettes corrosives. Il éprouve la même sensation qu'un condamné à mort gratifié d'une grâce de dernière minute. Une cruelle folie l'a quittée, chassée par l'apparition de celle qu’il reconnait enfin… enfin… « T’es qui ? » L’angoisse étreint de façon violente, l’éclair engageant une crise de panique qu’il ravale. Cheveux roux… si, il la connait. Elle a gagné les jeux elle aussi. Fût un temps. Ils se reconnaissent entre eux, le sourire conquérant fait de mirage artificiel et cette lueur enflammé au fond des yeux. De cendres et de sable.

« Non, non, non…. » Il est fébrile, se recule, cherche à échapper aux mains de son amie, la repousse violemment. Si elle est là c’est que tout a recommencé. La mémoire divague et les doigts se serrent autour d’un sol sablonneux.  Il veut se relever mais retombe comme une masse, les coudes rouges et le souffle court. Pas de jeux. On lui avait dit, on lui avait promis. C’est non, il ne veut pas, il a déjà donné. Le seul intérêt d’avoir remporté les Hunter Games c’est de ne plus avoir à jamais y participer.

Jamais.

Il a un hoquet à nouveau, presque comme un sanglot et un cri rauque qui lui perce la poitrine. « Non… ils sont revenus, c’est ça ? » Le gouvernement. Il n’aurait pas dû chercher à fricoter avec la milice. On ne peut pas avoir confiance, en aucun d’entre eux. Il faut sourire de loin. Quelque chose c’est passé – on est venu chercher les Anciens, les Victors comme on les appelle parfois. L’idée le fait rire subitement, des bulles de sang sur la langue, le cauchemar magique derrière ses paupières closes. « Tu devrais me tuer vite la Rouquine…. Il n’y a jamais qu’un seul gagnant. » Un seul. Pas deux. Et lui, il n’était qu’à moitié là. La voix est métallique, celle basse qui glisse sous la peau en un avertissement tonitruant. Il ne se laissera pas faire.

Il y a autre chose – quelque chose – il pose sa main sur son t-shirt lacéré, les lambeaux de coton granuleux sur un torse couvert de bleus. Le rire meurt et il ouvre les yeux, trop bleu, trop flou encore. Elle l’appelle à nouveau. Matthias. C’est son nom. Matthias. Il a gagné la seconde saison et il a du sang sur les mains. Il cille lentement, agite ses doigts sur ses jambes allongés devant lui. Du sang partout. Il ne se souvient pas. Les sourcils se froncent. Il se souvient de chaque mort dans l’arène mais pas des visages.

Ici il ne se souvient de rien.

Pendant un court instant, le temps semble suspendu, même sa respiration fait une halte. Il regarde ses mains, le ciel puis revient sur elle, l’éblouissement crépusculaire des illuminations sur le front.

« Trixie ? »





_________________
memento mori
Il finit donc par comprendre qu'il était dans une situation que partagent beaucoup d'êtres humains, mais pas moins douloureuse pour autant, à savoir : la seule chose qui nous fait sentir vivants est aussi ce qui lentement nous tue.  ©️ by anaëlle.
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