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 Whisky & Cola ft Milo Aldrin

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Who by fire - Leonard Cohen ║ It must be done - Pete Townshend/Nathan Barr ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Higher - The Naked and the Famous ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Hearts on fire - Gavin James
↳ Citation : “It is superstition," he admitted. "But it might be true.”
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MessageSujet: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Mar 28 Nov - 16:18

   FEATURING Milo & Matthias
« La neige me manque. »  Il lève son verre à des flocons imaginaire, l’ocre pâle du bourbon dans le verre comme un prisme derrière lequel le visage un peu perdu de Milo se déstructure. Ils sont ronds comme des queues de pelle, ivres à se tenir les côtes, l’équilibre branlant sur leurs chaises en bois et les iris aussi vitreux que l’extérieur d’une bibliothèque un jour de pluie. Un sourire mélancolique glisse sur les lèvres de Matthias tandis que le son étincelle sous les verres qui s’entrechoquent. « A l’été ! » Moite et étouffant, c’est ça la Louisiane, des bouffées d’air chaud constant qui vous font croire que vous êtes grésillant sur une grille de barbecue et ce même en novembre. La nouvelle Géhenne applique ses propres tourments en forme de bronzage incongrue, vous fait suer comme pour vous enlever vos humeurs. Bienvenue au purgatoire.

« Temps de merde. » La voix est pâteuse, les cheveux révolutionnaires et l’alcool s’évapore avant même qu’il ne touche la langue assoiffée. La météo ce n’est plus ce que c’était, les trombes d’eau sont violentes et courtes, la canicule vous brûle jusqu’aux os et la neige - celle pure et blanche de son enfance - n’est plus qu’un précieux souvenir. Il ressert Milo en pouffant de rire à le voir trébucher immobile. « On va rentrer je sais pas trooooooooop comment. » La langue claque sur le palais, une ultime rigolade, un pied de nez à tout ça : le gouvernement, la météo, les bois trop solitaires où des créatures sombres se tapissent au creux des troncs, les ventres qui se serrent sous la faim, la milice enfin et ses filles trop jolies, ses menottes trop serrées et ses questions trop sanguinaires.

Le bourbon a gout de miel et Matthias peut presque le sentir sur la pointe de la langue. Il peut oublier les tickets de rationnement de ces derniers temps, les mouches qui viennent tourner autour des enfants dans les rues de Trême. Famine est de sortie, les récoltes ont été mauvaises et l’hiver est bien là même si on ne le sent pas. C’est dans l’assèchement de la terre et la rareté du pain sur la table. « Tu vas voir, » siffle-t-il, les doigts grattant la barbe naissante. « au Printemps, les Forgiven Days vont revenir. Aux vainqueurs ! » Le verre tintinnabule à nouveau. Ils vont la finir cette bouteille. Normalement ça ne devrait pas les faire rouler sous la table à ce point mais enfin, on ne mange plus vraiment en terre du Sud, on arrache à la terre ses dernières offrandes, à peine assez pour faire une soupe de pierre.

Il ne sait plus si c’est Milo ou si c’est lui qui a suggéré les bâtiments en ruine du quartier abandonné au nord de la ville. Les souvenirs sont confus et ricochètent comme volant de badminton entre les raquettes fines. Ils ont pris du temps à sortir du bar, bras dessus, bras dessous, titubant parce que la terre ne tourne plus rond depuis bien longtemps. « Faut que tu bosses là-haut tu sais ! Chez les Hautes Instances. Eux ils ont tout, je sais j’ai vu. » Il acquiesce à ses propres paroles pleines de sagesse, la chaleur de l’alcool remplaçant la déchirure de la marque sur son torse. Lui, il ne peut pas, il est en mission de rédemption - c’est le sang de l’arène qui ne s’efface pas, trace rose sur les vêtements déchirés. Milo est différent. Il a cette douleur au fond des iris et ses mauvaises habitudes dans les rainures rouges de ses avant-bras. Il a beau vouloir les cacher, Matthias les voit parfois, les petites pointes carmin entre les doigts, le trouble opaque des drogues au fond des yeux. On s’illusionne comme on peut dans ce nouveau monde.

Chacun ses opiums.

Le ventre se serre un peu plus et la tête est légère. Ils rient de bêtises probablement, de rêves étouffés. « Viens, on va chasser les lapins ! » Il doit bien en rester entre les blocs de ciment éventrés de la ville, non ? Milo a parfois des allures d’Alice et Matthias lève les yeux vers un ciel qui ne va pas tarder à s’obscurcir. « J'aurai dû prendre mon chapeau. Toqué. » Il vaut mieux se soustraire aux sirènes, à celles qui font du bruit et celles qui enchantent. La milice n’est jamais loin. Ils s’engouffrent entre les buildings concaves, Matthias ne sent même pas le froid. Peut-être parce que c’est la Louisiane et que l’été y semble éternel. « Imagine, » commence le long brun, les bras se hissant sur les escaliers de pierres défoncés. La main se tend vers Milo pour l’aider à se hisser à son tour. « On devient de grands politiciens. On aurait tous les ragoûts de lapin du monde. » Shhhhhhhh. Les doigts pianotent devant la bouche. Trahison. On ne dit pas ça. Les murs - même en ruines- ont des oreilles. Mais il fait si faim. Matthias chuchote maintenant. « T’as pas entendu un bruit ? » Il cille, papillonne, manque de se prendre un mur poreux, le tâtonne fébrilement puis hausse les épaules.

Yolo




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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Mer 20 Déc - 23:32


Whisky & Cola
L’ivresse est présente. La vue est trouble, mensongère. Le monde tangue et pourtant, nous marchons, Matthias et moi, bras dessus, bras dessous. Mais rester droit me parait être une tâche compliquée. Je pense que s’il n’y avait eu que l’alcool, je n’aurais pas été dans un état pareil. J’avais évidemment profité de la solitude de mon appartement pour me piquer en tout tranquillité. Pas de stress, pas de milice, pas de regards indiscrets. A présent, le mélange avec l’alcool ne fait pas bon ménage. C’est que la bouteille presque vide que nous trimballons ne s’est pas vidée toute seule. Je l’ai vidée avec Matthias, mon copain de sorties de ce genre. Parfois il est plus que ça, parfois il est moins. Mais il a au fond de lui cette haine envers le Gouvernement qui me donne envie de me raccrocher à lui. Les jeux l’ont détruit mais je m’efforce d’essayer de rallumer cette petite flamme au fond de lui. Il me donne un semblant d’espoir dans ce monde qui bafoue toutes les lois de l’humanité. La famine est là et malgré les tickets repas que je reçois, tout me semble si injuste, si désespéré. Je vois tous les jours à l’hôpital les dommages collatéraux d’une telle horreur. La souffrance, la peur, c’est ce qui me ferme de la sorte lors de ces sorties. Voir le monde tel qu’il est est une qualité pour certain, mais pour moi, ça ne fait qu’amplifier ma douleur intérieure. Alors je bois, j’accepte de sortir avec le brun. Je ne sais même plus ce qui nous a fait quitter le bar, mais l’air frais me fait du bien, m’aère.

Il lève son verre à la météo et l’entrechoque au mien. L’esprit divaguant, je me contente de lui rendre un sourire effacé. La météo, en voilà un autre sujet. Autrefois, nous aurions été enfouis sous des monticules de neige, mais aujourd’hui, tout ça n’est qu’un vague souvenirs. La voix du pompier interrompt encore une fois le silence alors qu’il peste contre le temps. - Ville de merde surtout. Cette ville, c’est pourtant tout ce qu’il nous reste et je sais que c’est ça le plus triste dans toute cette histoire. Matthias ressert son étreinte contre moi et pouffe. L’alcool me remontant au cerveau, je pouffe à mon tour, la tête enfouie au fond de mon verre. La question du retour à la maison se pose lors d’une perte d’équilibre et j’en pouffe de plus belle. - En volant. A ce moment, je ne saurais dire si Matthias est au courant de mes capacités surnaturelles ou pas. Je n’ai pas souvenir d’en avoir parlé avec lui, ni même y avoir fait allusion. L’information aurait pu m’échapper au bout d’un certain nombre de verres, mais jamais le pompier ne m’avait parlé de ça. N’ose-t-il pas m’en parler ? En doute-t-il ? Mais je n’y pense même pas en ce moment. Vu notre état, ma phrase peut totalement passer pour quelque chose de fantaisiste, appartenant à mon humour.

Je vide mon verre et me ressers un peu de ce bourbon, en versant chez Matthias au passage. Celui-ci évoque d’ailleurs les Forgiven Days alors que nous approchons des bâtiments abandonnés. - Tant que t’es pas forcé d’y retourner, tout va bien. Et j’attrape sa main à ces paroles. Mais je n’en pense pas un mot. Non, je ne veux pas que Matthias y retourne, mais j’aimerais surtout que personne n’y retourne. Cette saloperie qui a gâché plus d’une vie. Et pour quoi ? Pour la peur, l’argent, le pouvoir, allez savoir quoi.

Le regard quitte mon verre pour se poser dans les iris bleutées de Matthias. - Bosser là-haut ? Et j’y foutrais quoi ? La question est posée, mais plus pour moi que pour lui. Je n’ai jamais été fait pour la haute société. « Trop en marge » qu’ils diraient. Non moi je suis fait pour vivre avec les gens comme Matthias, Lazlo et tant d’autres. Ceux qui ont tout perdu à cause des conneries d’un Gouvernement trop égoïste à leurs yeux. On est juste là pour subir et pester contre ces lois qui ne nous correspondent pas. Impuissants face à un tel ennemi. Mais l’ennemi s’efface à nouveau de mon esprit alors que l’alcool refait surface. Le sourire me gagne alors que je resserre l’étreinte contre mon ami. - Ton chapeau ? J’te préfère avec ton casque de pompier. Et le rire m’emporte. Mais Matthias reprend la parole et je l’écoute, les yeux toujours plongés dans les siens, alors que je ferais mieux de regarder où je mets les pieds. Sa main se tend vers moi pour escalader les escaliers. Je me concentre, me hissant avec son aide, tout en l’écoutant. - Et du bourbon ? Du bourbon à volonté. Déjà, on ferait enlever cette interdiction stupide de consommer. Le brun me fait signe de me taire et je m’exécute.

Un bruit ? J’hausse les épaules. Pourtant, mes capacités surnaturelles devraient m’être plus utiles, mais mes consommations ne m’aident pas. Je m’arrête pourtant, tendant l’oreille. J’entends effectivement quelque chose, mais je ne sais quoi. - Attends. Je lui attrape à nouveau la main pour le stopper. - J’entends quelque chose. Mais c’est quoi ? Le pompier entend-il aussi loin que moi ? Mais la concentration se perd vite et je me remets en route, rattrapant Matthias en sautillant. - Tu penses que si on était les rois du monde, on pourrait créer de la neige pour toi ?



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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Mar 2 Jan - 14:20

   FEATURING Milo & Matthias
« - Tant que t’es pas forcé d’y retourner, tout va bien. » Cheers. L’espoir faisait vivre après tout et la diligence de Milo avait toujours eu quelque chose de rassurant. La main dans la sienne était chaude et pleine de bontés, de celle qui sont écorchées vives et c’était surement ça qui lui avait toujours plu chez le brun : cette capacité à ne pas parvenir à cacher ses fêlures, à danser sous les lunes pleines de mélancolie, sans véritable honte, ne cherchant pas même d’excuses et ne s’abritant derrière aucun faux semblant. « Y’a pas une histoire de Communauté aux abords ? Au pire, on se casse là-bas. » Offrit-il dans un sourire ive, l’espoir toujours quelque part au coin des yeux et au détour des lèvres.

(L’espoir c’est un peu comme les feuilles, une fois morte, on balaye.)

La Communauté restait encore à l’état de rumeur scandaleuse. Les gros titres avaient ébranlé la ville puis plus rien, probablement étouffé par une propagande peu encline à laisser une quelconque idée d’état dans l’état disponible en bordure de la région. Du reste, Matthias n’était pas vraiment curieux sur le sujet. Il s’imaginait un système paramilitaire avec une pléthore de règles encore plus dures que celle des miliciens et il n’en voyait pas l’intérêt outre mesure. L’idée d’être rempart était pourtant plaisante, protéger et servir était la devise des pompiers et il aurait peut-être été plus utile là-bas qu’ici. Le rationnement prenait un contour drastique depuis quelques semaines, les denrées s’épuisant de façon alarmante sous un soleil de plomb qui ne faiblissait pas malgré l’hiver.
Matthias se contenta de hausser les épaules à l’injonction de Milo. Il pourrait y faire beaucoup de choses mais c’était là quelque chose qu’ils avaient en commun : l’indolence. Elle les rendait peu ambitieux et encore moins aptes à se projeter sur les sommets. Il n’y avait pourtant aucune fatalité dans tout ça, juste l’indifférence quand au pouvoir et ses dérives. Le si fringuant vainqueur des seconds jeux avait vu de près la couleur rubis des fauteuils des grands superviseurs du pays et c’était toujours les mêmes figures qui les occupaient : froids, distants, ambitieux et cyniques. Du concentré d’ennui en costume Armani et talons Louboutins. Rien qui ne puisse réellement l’émouvoir, en tout cas pas plus qu’un sourire ensommeillé de Milo ou un plat un  peu cramé de Trixie.

L’alcool lui brouillait les sens et il chercha d’un regard trouble l’infirmier. « T’as eu des cas à l'hosto ces derniers temps ? Des trucs bizarres ? » Le bruit, il l’avait déjà oublié, insouciant dans son ivresse. Matthias ne buvait que rarement - les bouteilles devenues onéreuses pour un homme qui avait laissé ses richesses sous la neige tempétueuse de New York – mais Milo avait un gout d’oubli et de recommencement perpétuel qui lui permettait de ne plus trop s’en faire, de déconnecter de la Louisiane et de ses marais. « - Tu penses que si on était les rois du monde, on pourrait créer de la neige pour toi ? » Matthias eut un large sourire. « Ah je suis danois, le roi de la neige c’est chez nous… quoique non, c’est la reine en fait. » Il fronça les sourcils, le visage adorable et glacial de la milicienne lui zébrant l’esprit un bref instant. Il frotta sa mâchoire dans un souvenir pénible avant de reprendre. « Tu regrettes New York ? La vie était plus facile là-bas… » Différente plutôt. Matthias glissa une main sur sa nuque pour en tirer les muscles endoloris.
Un petit froncement de nez incertain avant de passer sa langue sur ses lèvres. L’alcool avait ce pouvoir inhérent de donner soif. « Y’a pas de fontaines par ici…. » Ils étaient venu ici pourquoi déjà ? « La dernière fois que je me suis perdue quelque part, il m’est arrivé de grosses bricoles. Genre des bricoles avec des dents pointues. » Milo allait croire qu’il carburait aussi aux stupéfiants maintenant…




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Dernière édition par Matthias Petersen le Dim 28 Jan - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Mer 17 Jan - 19:37


Whisky & Cola
Ma main dans la sienne, mes pas se suivent maladroitement. L’alcool a fait son nid au creux de mon cerveau mais le contact de Matthias contre ma paume me guide, me permet de garder l’équilibre au milieu de ce monde qui tangue, chavire.  - J’en ai entendu parler oui, de cette Communauté. J’sais pas, c’est peut-être des fous sanguinaires, j’ai pas envie de crever sur un truc aussi bête. Je pouffe une nouvelle fois. La rumeur court les rues quant à cette fameuse Communauté mais je n’ai jamais réussi à l’apercevoir durant mes sorties aériennes. Existe-t-elle vraiment ou est-elle une nouvelle invention de ceux qui nous dirigent ? - T’sais, au pire, on va vivre dans la forêt, y’a bien des cabanes abandonnées non ? Le regard se fait joueur. Je ne demanderais pas mieux. Un lieu isolé pour vivre tranquillement avec ma solitude - ou Matthias, si le pompier décidait de se joindre à moi au final. Sa présence ne me dérangerait pas. – mais l’idée de vivre au sein d’un groupe en dehors des murs ne me fait pas rêver. Notre gouvernement fait peut-être un peu trop de choses malsaines à mon goût, mais un tel groupe serait-il vraiment mieux ? Au moins, ici, nous avons un minimum de liberté, même avec une prohibition. J’en suis la preuve vivante – enfin, plus ou moins vivante -.

La voix du pompier transperce une nouvelle fois le silence et mon esprit se perd à sa question. Qu’entend-il par bizarre ? Car des cas spéciaux, il y en a tous les jours. Mais il est vrai que ces derniers temps, les choses ont été un peu différentes que d’habitude. - Ca fait plusieurs semaines qu’on a des gens qui viennent, un peu paniqués, qui disent ne pas savoir ce qu’ils ont fait dans les dernières heures voire derniers jours. Sinon on subit les dommages collatéraux de la famine, évidemment. Mon regard se perd une nouvelle fois dans le vide en repensant à ces gens à bout de force car ils n’ont pas pu manger pendant plusieurs jours. Mais mes yeux recherchent rapidement ceux de Matthias, mettant de côté ces problèmes, laissant l’alcool m’emporter à nouveau. - Et chez vous ?

Cette conversation un peu trop sérieuse sort rapidement de mon esprit et nous divaguons sur le sujet de la neige. Le large sourire du pompier à ma remarque me réchauffe le cœur. Lui rendre ce si beau sourire a toujours été l’une de mes principales missions. Le monde est bien assez dur et tenter de faire sourire quelqu’un ne m’a jamais rien couté, et surtout, le résultat en vaut la peine. Je rigole à sa remarque. - J’te verrais bien avec une couronne de roi. Et si le poste est déjà pris, tu ferais une bien jolie reine aussi, j’en suis sûr. Je rigole encore et lui tapote l’épaule pour le taquiner en voyant sa mine s’assombrir soudainement.

Sa prochaine question me fait vite comprendre que la nostalgie l’a rattrapé l’espace d’un instant. L’alcool, cependant, ne me laisse pas chercher les mots pour le réconforter et ne me laisse retenir que le fait que Matthias me parle de New York, comme si j’y avait été, ce qui n’a jamais été le cas. Mon visage adopte une mine boudeuse. - New York ? J’y ai jamais mis les pieds. Tu me confonds avec qui dis donc ! Je veux me montrer en colère, mais je n’y arrive pas bien longtemps. Je me mets rapidement à rigoler. - Mais j’suis vexé hein, j’te jure ! Cherchant à retrouver mon sérieux, je me passe la main dans les cheveux puis sur mon visage. - Plus sérieusement, oui, la vie d’avant me manque, mais j’crois pas que c’est la ville en soit qui me manque. C’est plutôt qu’en regardant en arrière, j’me rends compte de tout ce que j’ai perdu et d’à quel point c’était facile avant, comparé à maintenant. Le regard se perd à nouveau en repensant à mes parents, mes amis et tout le reste. - M’enfin bref. Je t’aurais jamais connu si toute cette merde s’était jamais passée. Un petit sourire se glisse sur mes lèvres alors que je sers sa main dans la mienne.

- Nan y’a pas de fontaine et tu sais quoi ? On a plus d’alcool. Je lève la bouteille pour lui montrer son contenu vide. - Doit bien y avoir quelque chose par ici non ? On est où d’ailleurs ? Je regarde autour de moi, puis Matthias. - Des dents pointues ? Tu t’es retrouvé où ? C’est qu’en ces temps de galère, on ne sait plus trop sur quoi on peut tomber. Entre les métamorphes et les autres choses surnaturelles dont on a encore même pas idée de l’existence… - J’te promets de protéger tes fesses si on se fait attaquer ! J’hoche la tête en même temps pour lui prouver que je crois en ce que je lui dis.

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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Dim 28 Jan - 14:14

   FEATURING Milo & Matthias
- J’en ai entendu parler oui, de cette Communauté. J’sais pas, c’est peut-être des fous sanguinaires, j’ai pas envie de crever sur un truc aussi bête.
Matthias retint les paroles cyniques, peu enclin à les penser réellement ou même à le devenir. On crevait tout de même souvent pour un truc bête. Milo disait vrai en sus, la Communauté avait une aura des plus étranges, mélange de légendes urbaines et de secrets bien gardés. Existaient-ils seulement ou était-ce là seulement un désir enfoui collectif d’une autre vie possible à même la nature inhospitalière ? Personne n’en parlait - le gouvernement sachant quand et comment annihiler tout soupçons - mais la Louisiane grouillait d’ombres rampantes, les bois n’étaient pas surs, les plus belles créatures se penchaient sur vous avec une avidité peu commune et les coins se faisaient trop obscurs cachant à peine les précipices sur lesquels ils dansaient tous sur la pointe des pieds.

L’information que Milo lui livra le fit ciller, la main sur un des troncs, la résine s’agrippant à la peau instantanément sous le poids de la pression. Les cheveux bruns de son camarade balayèrent la sentence avec rapidité, passant sur autre chose, sur lui comme si tout ceci n’avait pas tant d’importance. Savoir que des cas avaient été signalés à répétition ne lui disait rien qui vaille et la question de l’infirmier le prit au dépourvu. « Eh bien… au-delà de sauver les chatons sur les toits et aider grand-mère à monter ses planches de bois par l’escalier… le souci c’est qu’il n’y a plus de téléphone, ça rend nos interventions plus lentes. La milice nous appelle parfois mais quand c’est eux, j’aime autant dire que le ménage a déjà un peu été fait. C’est marrant ce truc d’amnésie… tu c… tu crois que c’est l’eau ? » Une hypothèse comme une autre et qui tenait plutôt la route à vrai dire. L’eau des marais avait beau être purifié avant d’être consommé, l’apocalypse avait engendré des bouleversements parfois trop grands. Peut-être qu’ils avaient un ricochet seulement maintenant ? L’image de la gueule béante de la créature au-dessus de lui flasha comme un éclair derrière ses paupières alourdis par l’alcool. Ça n’expliquait guère les monstres tapis dans les antres d’une terre devenue insondable.

New-York avait été compliqué, pleine de terreurs liés aux caméras braqués sur lui, aux sourires pointus d’un milieu si différend de sa ferme natale en Oregon, mais il n’avait jamais autant ressenti le côté diurne et mystérieux des éléments qu’ici, à la Nouvelle-Orléans. L’air même semblait emprunt de superstitions macabres et de contes immoraux, le linceul opaque en brume sur toute la région et ses habitants. « Je crois que tu m’idéalises, je suis un pion dans tout ça et c’est déjà pas mal. » Il passa une main dans ses cheveux, les doigts démêlant la broussaille. Cela faisait longtemps qu’il n’essayait même plus de dompter la masse informe, il décocha un sourire empreint d’une nostalgie qui n’en était pas avant de froncer les sourcils. « T’y étais pas ? » Les doigts se replièrent pour mieux gratter la tempe. Milo venait d’où déjà ? Les lèvres se pincèrent : il n’avait jamais eu la mémoire la plus performante du monde et de toute manière ça n’avait selon lui pas vraiment d’apparence. Les gens venaient des quatre coins du monde, d’Asie et d’Afrique, du Canada et du Danemark, ça se trouve Milo était un mexicain du Nord ?

Matthias eut l’heur de sourire, le hoquet le prenant de surprise tandis que Milo se montrait faussement vexé. « On va hips… dire que hips… oh merde. » Il frotta sa bouche dans l’espoir d’enlever le rebond d’air qui lui soulevait la cage thoracique. « Des dents pointues comme les grilles de l’arène, c’est gentil hips... ah mais ! Bon, il faut que hips… il faudrait que j’ai peur. » Il arqua un sourcil en regardant les alentours, la silhouette vacillante sous l’alcool ingurgité. Peur en Louisiane, ce n’était pas si compliqué après tout. « On est hips… où ? » Voilà qui était une bonne question et si les immeubles éventrés ne semblaient pas en proie aux visites incongrues – mis à part la leur, il n’en restait pas une curieuse impression de mouvements. « Ça c’est un endroit hips à choper le tétanos ! Heureusement que j’ai mon infirmier avec moi hé ! » La rouille mangeait littéralement la ferraille qui avait auparavant fourni de porte et Matthias tenta de pousser la chose.

En vain.

« Ah hips… il faut tirer en fait. » Tout était si positivement flou qu’il manqua de tomber sur Milo en donnant du muscle sur la porte. Un bruit strident accompagna le jeu des gonds qui fit s’envoler quelques oiseaux. « Y'a quelqu’un ? » L’écho résonna mais la surprise fit cligner des yeux l’ancien vainqueur des jeux. « Milo… je crois hips que j’ai trop bu. »

Devant eux, dans un silence rutilant, s’étalait des bureaux de fortunes, quelques ordinateurs rafistolés et des vieux meubles visant à l’impression.

Bienvenue au Blackbird.




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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Sam 10 Fév - 1:22


Whisky & Cola
Sans remarquer le vertige de Matthias, je continue sur ma lancée, l’interrogeant. Mais le pompier revient sur mes explications après une réponse à ma question. Si ça vient de l’eau ? Je fais mine de réfléchir. - J’aimerais te dire que oui, ça vient de l’eau ou d’un truc qu’on peut plus ou moins gérer. Mais le fait est qu’on n’en sait rien. Et vu que la normalité n’a pas l’air d’englober la Nouvelle-Orléans, va savoir ce que nous réserve l’avenir. Une épidémie ? Une horde de créatures ? Une nouvelle tempête ? La vie n’a pas déjà été assez une pute comme ça envers nous ? Ne nous a-t-elle pas assez enlevé de choses précieuses à notre cœur ? Ou cherche-t-elle à punir d’autres ? Les plus hauts placés, ces connards en costumes qui se voilent la face avec leurs billets, qui se contentent d’oublier la misère qui règne autour d’eux en buvant une autre coupe de champagne, qui prononcent des mises à mort à tout va sans broncher. Ont-ils seulement une once de remords ? Repensent-ils parfois aux gens comme Matthias ? A quel point leur vie a été bousillée pour eux, pour leur créer un divertissement ? J’en doute, et ça me fait mal d’y penser. Alors s’il faut une autre colère des dieux pour leur montrer ce qu’on vit, là en bas, je pourrais vivre avec. Mais si ce n’est pas le cas ? S’il s’agit encore d’eux, d’une manigance malsaine pour nous remettre à genoux devant eux ? Qu’adviendra-t-il de nous ?

Je chasse ces pensées d’un coup de tête, me frottant le front avec ma paume. - On est tous des pions Matthias. Certains ont de meilleurs rôles que d’autres, mais au final, on fait tous partie d’un jeu dont le but est de gagner sur l’équipe adverse. Reste à savoir qui on combat vraiment. - Nan j’y étais pas. Et je t’avoue que c’est pas vraiment une escapade qui m’aurait fait envie. L’horreur des arènes. Voir mon père mourir dans le Colosseum m’avait suffi. Pas besoin de voir un de ces jeux macabres. Et le New York d’avant, celui qu’on allait visiter avec des étoiles plein les yeux, peut-être que celui-là m’aurait intéressé. Mais tout parait si loin, le cauchemar nous a rattrapé et a balayé une bonne partie de nos souvenirs. Les rires, les bons moments de cette vie qu’on avait avant. Tout me vient en tête comme un vieux film usé.

Le hoquet rattrape Matthias au milieu de sa phrase. - Penses à tes histoires de dents. Non ? La moue se fait blagueuse. Sûrement une blague de mauvais goût. Et si Matthias avait réellement vu des dents ? Et si ce n’était pas son imagination ? Mais l’alcool m’empêche de réfléchir plus loin, d’aller au fond du problème. Déjà, je passe à autre chose et oublie. Matthias reformule ma question. Où sommes-nous ? Tanguant, je regarde autour de moi, mais je ne reconnais rien. Je n’ai jamais visité ces vieilles ruines, ni même survolées. Je n’ai pas même un point de repère. Rien. Sentant le monde tourner, une de mes mains vient se poser contre ma tempe et je cligne difficilement des yeux. - Infirmier oui, en état de pratiquer, je crois pas. Mais oui je te soignerai Matthias, du moins, j’essayerai.

Une porte se dresse devant nous et Matthias réussit à l’ouvrir à la seconde tentative. Intrigué, je le suis de près, le rattrapant lorsqu’il manque de tomber, pris par son élan, le monde toujours aussi flou autour de nous. Tout ce qui nous entoure me revient à l’ouïe comme un bourdonnement, un vieux bruit de fond terni par le temps. Mes capacités surnaturelles auraient pu nous aider, mais l’alcool et la drogue n’arrangent rien, me les bloquent. Un monde nouveau s’ouvre à nous pourtant. L’écho de voix du pompier dans ce nouvel espace me procure des frissons alors que mes yeux parcourent cet environnement inconnu, impressionnant.

Cependant, l’alcool est toujours là et l’intellect aux abonnés absents. Nous ne devrions pas être là, surtout pas dans cet état, surtout pas en ces temps, mais l’envie d’explorer est trop forte. Le pompier se manifeste une nouvelle fois, m’indiquant qu’il a trop bu. Simple observation ou tente-t-il réellement de me faire passer un message ? Je lui attrape le bras, pour l’aider à évoluer dans la pièce. Les yeux parcourent chaque détail, cherchant la moindre indication sur ce lieu. Mais les ordinateurs et les imprimantes ne mentent pas. Le Blackbird. Un lieu si secret et si tabou.

Le regard pivote et se pose sur Matthias. - On devrait pas être là. On risque gros si on nous trouve ici. C’est l’intellect qui parle, qui essaie de nous ramener à la raison, mais l’alcool reprend très vite le dessus alors que je ne m’arrête pas, que je continue à évoluer le long des bureaux. Mes yeux font l’aller-retour entre les postes, le plafond, les papiers et Matthias. L’envers du décor. Il est là, face à nous. Le cœur bat plus vite, je sens la sueur perler sur mon front malgré le froid extérieur mais je ne m’arrête toujours pas. La curiosité m’envahit, me ronge. Lâchant le bras du pompier, je me dirige vers l’une des chaises et m’installe. - Tu penses qu’ils bossent sur quoi en ce moment ? Qui au Gouvernement lèche le plus les fesses de l’autre ? L’intellect arrive à reprendre le dessus et je me relève de la chaise, retrouvant ma place auprès de Matthias. - Tu penses qu’il y a encore des gens à cette-heure ? Je tente encore une fois d’écouter notre environnement, de mettre de côté ce bourdonnement dû à l’alcool, mais tout me semble lointain, insignifiant. Pourtant au fin fond, j’entends quelque chose, mais c’est trop éloigné pour que je l’identifie. - J’pense pas qu’on devrait rester là. En plus, on est à sec, nous faut quelque chose à boire.

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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Dim 18 Fév - 17:59

   FEATURING Milo & Matthias
Les paroles de Milo ricochèrent dans les brumes alcoolisées au sein desquelles il évoluait en ce moment. Dans cet état d’ébriété, la conscience n’était plus vraiment la même, elle devenait simple miroir dont l’image était un peu plus tordue que celle d’origine. « Pense à tes histoires de dents. » Matthias lui décocha un regard en biais, mélange de tendresse amusée et de « petit con » écrit en toute lettre au fond des rétines. Il aurait préféré oublier à vrai dire. L’oublie c’était la clé, les souvenirs en coma léthargique, l’anxiété tapie sous des draps blancs nouvellement mis, pas de traces de souvenirs, pas de mémoire trop fraîche. « Te moques pas, Milo ! » La voix était un peu pâteuse, le pas un peu chancelant comme une blague trop molle se roulant sur un public déjà endormi. « Ça se trouve c’était juste un cauchemar, ouaip. » Le sommeil et les choses qui se passaient dans son l’épaisseur de cette dernière pouvaient sans doute être convertis en poudre fantasmagorique, en aiguille sous la peau selon son précieux ami mais Matthias n’y avait jamais recours. Ses parents lui avaient toujours appris – et ce de façon ridiculement jeune – que seuls les plantes étaient efficaces et saines dans ce domaine. Les rêves pouvaient alors le marquer d’ondulations électriques au lieu de le pulvériser de marques déchiquetées comme l’auraient fait les substances plus chimiques. Il fallait être prudent avec les tourbillons de conscience, empêcher les fréquences intérieures de s’aligner sur des dimensions errantes, mais Matthias n’était pas prudent de nature, juste instinctif. Il refusait les paradis artificiels non pas par sagacité mais de manière bien plus animale, comme un chiot qui renifle un bout de carcasse avarié et qui détourne son chemin sans y toucher.

Les rêves pouvaient être dangereux. Il le savait déjà.

« Infirmier oui, en état de pratiquer, je crois pas. Mais oui je te soignerai Matthias, du moins, j’essayerai. » Matthias acquiesça. « T’es un vrai ! » L’enthousiasme trop bruyant tandis que la pièce devant eux prenait enfin forme à travers les débris de la ville. La main du brun l’empêcha de trébucher et ce fut sous un œil vitreux que l’ancien vainqueur se rendit compte de la situation et du lieu. « On devrait pas être là. » Il eut un rire nerveux. « Si je recevais une pièce à chaque fois que j’entends cette phrase, j’aurai de quoi me faire une piscine comme Picsou. » Ça ne changeait pas les faits : ils n’auraient pas dû être là et Milo, une fois de plus, avait raison.
Matthias se détacha, avançant lentement, le regard cherchant une quelconque silhouette oubliée derrière une machine à écrire ou un fantôme sous un des bureaux de fortune. « Je t'aurai dit que c'est un tournage de vieux film... non pas des films avec des gens tout nus, ceux qui passaient avant au ciné. Mais mazette y'a vraiment personne... » Il cligna des yeux sans comprendre avant de faire signe à Milo et de s’allonger à même le sol poussiéreux, le regard tourné vers les plafonds éventrés.

Ça se trouve, il rêvait encore.

Après tout, dans son sommeil, Matthias croyait.

Les monstres étaient réels, les baisers échangés laissaient des traces de salive et on entrait dans des qgs de la Résistance quand bien même on tenait à peine debout. « Milo, pince-moi. » Il s’était remis sur ses coudes, la voix rauque mais le regard bien décidé, tendant le bras en sacrifice. Il avait trop bu et tomber sur un antre pareil n’avait rien de chanceux. Et maintenant quoi ? « Heureusement qu’on est bourré en fait… » murmura-t-il, le souffle raclant à peine sa gorge. Le bois de la chaise fait écho aux chuchotements et il ramène ses genoux vers sa poitrine, tournant son attention vers l’infirmier qui a prit place à son tour. « Tu penses qu’il y a encore des gens à cette-heure ? » Les jambes trop longues, Matthias frotta son genou. « Je pensais pas que la résistance faisait des rtts mais va savoir… je pensais qu’ils œuvraient quotidiennement pour faire des bombes et écrire des horreurs… » La poussière manqua de le faire tousser. « En tout cas c’est ce qu’on voit à la télé avec Clocker. »  Une large part de la population avait cette image si romantique des résistants, guerriers sombres d’une Lumière à venir, mais le vainqueur en avait fait les frais à sa manière. Vivant symbole de Jeux basés sur la volonté hégémonique  d’un pouvoir encore vacillant, Mathias s’imaginait ne pas être bien populaire du côté des terroristes guérilleros.

Il haussa les épaules. « On regarde juste un pititititi peu. » Il était curieux maintenant. Curieux et passablement bien ivre. Péniblement, il se releva, s’époussetant rapidement dans un nuage de sable qui lui rappela d’autres endroits. « Je sais même pas comment ils ont pu détourner comme ça l’élécrici… ah non regarde, des batteries. » Il pouffa de rire. « Ça les pompiers le savent pas, si y’a un feu on pourra jamais venir ! » Il fronça les sourcils quelques secondes après devant le danger que c’était, l’alcool diluant tout raisonnement adéquat. « Voyons voir ce qu’ils ont, hey y a des dossiers ! ah… ça ne s’ouvre pas plus… tu crois il y a un système ? » Il y en avait un pour ouvrir ce tiroir. Les clés c’était mignons, les systèmes d’ouverture à connaitre c’était bien plus pertinent et efficace. « T’as d’jà voulu faire partie de tout ça ? » Ce bordel ambiant de papelards propagandistes couvrait l’un des bureaux et Matthias – abandonnant le tiroir récalcitrant – se mit à lire les accusations tonitruantes indiqués sur l’une des pages. « … tin… c’est trahison. » Et si on les trouvait ici, ils seraient accusés prestement. « La milice nous trouve avec ça on est bons pour le Club Med sans les palmes et la bouée. »

Milo avait raison (oui, toujours) : ils n’avaient vraiment rien à faire là.



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Dernière édition par Matthias Petersen le Mer 28 Fév - 15:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Dim 25 Fév - 0:41


Whisky & Cola
Matthias tente de répondre à mes moqueries, mais je ris de plus belle. J’aime tant l’embêter, recevoir ce regard dont il a le secret. C’est toujours plus facile que d’essayer d’imaginer la réalité. Comme ce que fait Matthias en ce moment. Imaginer qu’il s’agit de cauchemars. Les mauvais rêves peuvent si facilement nous embrouiller la vision des choses, nous faire penser que notre vie onirique est réelle, qu’elle se mélange avec le reste. Parfois, on préférerait, car la réalité fait bien trop peur.

Mais les peurs se mettent de côtés alors que nous évoluons dans ces nouveaux locaux. Matthias tente une explication et je rigole à nouveau. - Je sais pas quel genre de pornos tu regardais, mais ouais… Passons. Je le regarde en coin, guettant sa réaction, la moue toujours moqueuse. Mais le brun s’installe par terre et je le regarde faire, trop ivre pour essayer de comprendre. Mais il ne reste pas longtemps ainsi et me présente ses bras en me demandant de le pincer. - Que je te pince ou pas, le résultat sera le même, on est trop bourrés pour sentir le moindre pincement. Et je ris doucement, encore une fois, tout en m’installant devant les machines. Matthias reprend et durant son discours, je me surprends à penser à Lazlo. Fait-il partie de cette résistance que le pompier décrit ? La Résistance est-elle l’ennemie ? La Résistance est-elle le bien ? Mais je me rappelle des discours de Lazlo et n’y retrouve pas la pensée de Matthias. Alors je me tais, je ne réponds pas à sa remarque. Ou alors comme d’habitude, je réponds avec une plaisanterie. – Y’a peut-être des soirées pyjama de la Résistance, on sait pas.

Le pompier s’intéresse aux machines devant nous et plus précisément aux batteries qui les alimentent, fait une réflexion sur le danger qu’elle représente et je tourne les yeux vers lui. - On pourrait les éteindre aussi… ? L’alcool n’est décidément pas dans notre camp ce soir. Le Blackbird prendrait ça au sérieux, si leurs batteries se retrouvaient déglinguées. C’est qu’on vient pas bousiller leur travail aussi facilement. D’ailleurs, tout est trop simple ce soir. Quoi que non, pas tout. Matthias me le fait remarquer. - Oui y’a sûrement un système. Je pense pas qu’ils laissent tout ça en libre-service au premier venu.

Fatigué par les consommations, je me laisse aller dans ma chaise et lève la tête vers le plafond, jouant des doigts sur les accoudoirs. Matthias me demande si j’aurais aimé faire partie de tout ça et mes pensées s’envolent à nouveau vers Lazlo. Repensant à ce que je lui avais dit il n’y a pas si longtemps, à ce que je pensais de toute cette Résistance. Un long soupire s’échappe de mes lèvres. - Autrefois oui, quand ils ont buté mon père. J’aurais voulu tous les anéantir un par un, ces connards de là-haut. Je ne vais pas plus loin dans mon explication, je suis embrouillé. Je ne suis pas en état d’être si sérieux. Je me redresse donc et me lève de ma chaise pour aller vers Matthias, voir ce qu’il a trouvé. Mes yeux parcourent les affiches, textes et autres paperasses déposées négligemment là. - Sans bouée ?! Je suis outré ! Et le rire me reprend, chassant ma fatigue. Attrapant à nouveau le pompier par le bras, je le relève et l’emmène plus loin. - Allez viens, doit bien y avoir quelque chose pour nous là-dedans non ? J’ai soif en plus.

Nous longeons les tables avec les machines jusqu’à arriver au fond de la salle. J’aperçois une sorte de réfrigérateur et comme un gamin le soir de Noël, je lâche le bras de Matthias pour me précipiter vers lui. Les yeux pétillants, j’ouvre la porte et parcoure des yeux l’intérieur. - Bon, y’a de l’eau. Mais c’est tout. Déçu, j’attrape deux bouteilles d’eau et retourne vers mon ami pour lui en tendre une. - Vas-y on est pas venu jusqu’ici juste pour de l’eau quand-même, non ? Je pose mon regard sur Matthias, tout en essayant d’ouvrir la bouteille. C’est que l’alcool ne rend pas les choses faciles. - J’y arrives pas en plus, aide-mooooi ! Je lui tends ma bouteille accompagné d’un regard de chien battu. Et dire qu’il voulait que je le soigne quelques minutes plus tôt.

Mais mon regard est vite attiré par autre chose ; une porte derrière Matthias. Il était bien évident que les QGs du Blackbird n’allaient pas se résumer à une simple pièce, non ? Je m’y dirige et tente à mon tour d’ouvrir la porte. Mais celle-ci n’est pas fermée comme celle de l’entrée principale. Je n’ai même pas à forcer, juste pour la rouille peut-être. Se présentent à nous des escaliers, de vieux escaliers, peu encourageants. Mais ce n’est pas l’alcool qui va nous dissuader de les grimper. Attendant le pompier, je m’assieds sur la première marche et me penche en arrière pour regarder jusqu’où ils vont. - Tu crois qu’ils vont jusqu’au toit ?



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Ven 2 Mar - 13:46

   FEATURING Milo & Matthias
Le visage comme un soleil, Milo se moque. Des gens, des situations et du monde et l’aimant est perceptible jusque dans les vapeurs acidulées de l’alcool bon marché, Matthias sourit à son tour, l’ivoire brouillon sous les hoquets indignés. « Comment ça quel genre ?? J’ai un esprit ouvert, d’abord. » La main s’agrippe au sol dans l’espoir farfelu que la terre ne tangue plus. C’était l’une des autres tragédies de l’Apocalypse continua l’ancien vainqueur groggy, l’absence de technologie avait anéantie le marché de la pornographie, les corps avaient perdus leurs auras de fantasmes nauséabonds sur écran trop lumineux. « Je ne sais pas si j’aimerai maintenant… » Maintenant, après avoir passé l’arène et les néons braqués sur des sourires factices couverts de sang et de misère. Il aurait fini par reconnaître les mêmes éclats d’espoirs perdus dans les yeux des acteurs de films adultes.
Les arènes il y en avait des tas : du sable au moelleux cliniques des lits de passage, il n’y avait qu’un pas.

« C’est mieux de faire. » Le sourire a un mélange d'excuse et de légèreté assumée avant qu'il ne fronce les sourcils. « Des soirées pyjamas ??? » La plaisanterie n’avait pas été compris comme tel, l’alcool rendant plausible la moindre idée. L’image d’une réunion fort sérieuse de rebelles récalcitrants portant tous des pantalons décorés de nounours trognons acheva d’envoyer le jeune homme dans une crise de rire. « Autrefois oui, quand ils ont buté mon père. J’aurais voulu tous les anéantir un par un, ces connards de là-haut. » Le rire meurt sur les coins des lèvres, la langue sèche tout à coup. Dommages collatérales. Il y en avait eu, il y en aurait encore. D’un pays d’hectares infinis, ils s’étaient retrouvés concentrés sur des lopins de terre, assez pour reconstruire une société, trop peu pour parvenir à en cacher la déliquescence implacable.

L'empathie suinte et il se reprend. « Ça sert à rien. » Il n’en dit pas plus, les doigts sur les affiches et les papiers laissés négligemment sur le bureau. Quand on voyait une énorme vague, on ne s’évertuait pas à nager en contre sens, on se laissait porter avec l’espoir chancelant que la plage n’était pas loin. « Je crois qu’on a trop bu, Milo. Allez viens, on rentre ! » Matthias relève son visage mais Milo est plus loin, vaquant à sa propre recherche. Dans un mouvement compulsif, le blond plie des papiers qu’il fourre dans sa poche. « Qu’est-ce que tu fous ? » Il s’amuse de voir l’infirmier s’évertuer sur la bouteille, fait claquer sa langue sur son palais comme un avertissement. Il y a bien trop de mignonnerie sur le visage de Milo en cet instant, de quoi le coincer contre un mur et lui demander si ça va, les doigts en morse sur la peau. Oui mais Matthias est complètement ivre et ne parvient même pas à ouvrir la capsule du premier coup. L’idée s’envole aussi vite qu’elle est venue tandis qu’il regarde vers la porte désormais entrouverte. « Un toit ? Je pensais qu’ils seraient plutôt en profondeur mais… » Il boit une gorgée de la bouteille, grimace sous le gout bien trop sucré, la mélasse omniprésente dans une bière bon marché puis la repose ainsi ouverte sur le recoin d’un bureau.

Milo est déjà parti devant, ratant parfois les marches. « On dirait la tour de Rapunzel. » Le flash de la milicienne blonde satura son iris un bref instant, la douleur fantomatique recouvrant aisément sa mâchoire en un souvenir cuisant. « C’est une chipie cette princesse, elle pourrait lancer une corde ou je sais pas, elle pourrait sauter dans les bras du prince mais nahhhhhhhhhhhhhhh madame faut qu’on monte à sa tour. » grommela indistinctement Matthias en jetant un œil vers le sol lointain. « Je crois qu’ils vont jusqu’au paradis des résistants… qui doit ressembler à … » Il plisse les yeux. « À un resto vegan. Quelque chose comme ça. Avec des bouteilles de sang bio. » L’appel du ventre en somme. « J’ai faim. »
Malheureusement, ce ne fut rien de bien comestible qui apparut devant leurs yeux. La salle sous le toit, la pente en biais de l’immeuble abandonné les obligeant à se tenir penché à leur tour, était recouverte de photos de la ville, des grandes cartes de la cité couvertes de punaises rouges et le diagramme du gouvernement reconnaissable sur l’un des pans obscurs. « Y’a ptet ta photo quelque part… avec ton job ? » Fait-il en se frottant les yeux. Il en a assez vu. Trop dangereux. « Viens, on se taille. »



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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Jeu 29 Mar - 1:31


Whisky & Cola
Matthias me rejoint vers les escaliers et je me retourne pour commencer l’ascension, difficilement. La tête tourne toujours, le sol semble irréel, les membres sont lourds. Alors j’escalade, ratant à plusieurs reprises les marches, pouffant face à mon incapacité. Le pompier me suit, se met à parler de Rapunzel et je pouffe de plus belle. « Elle pourrait lancer ses cheveux déjà. » La montée continue, les ratés avec, le cerveau tourbillonnant à chaque parole de Matthias. « Peut-être qu’elle attend une princesse et c’est pour ça qu’elle répond pas quand c’est un prince qui vient ! » Je me retourne une fois vers mon ami pour jauger sa réaction mais ne me retrouve qu’avec un tournis. Le sol semble loin et pourtant, je ne suis pas victime de vertige habituellement. Encore un coup de l’alcool. Je refais donc face à la montée et laisse échapper un soupir. « Un restau vegan ? Eww quelle horreur ! » La grimace envahit mon visage alors que je réagis encore au reste de ses paroles. « Tu crois que le sang bio est meilleur que le sang normal ? Y’a franchement de quoi faire des améliorations pour l’instant en tout cas. » Ne me rendant pas compte de mon aveu, je continue mon ascension. Matthias n’a aucune idée de mon côté surnaturel, encore moins du fait que nous avons besoin de sang. Sentant mon ventre se manifester, j’accélère le pas.

Le haut des escaliers se montre enfin et j’en soupire de soulagement. Nous devons nous baisser pour entrer dans la pièce, rendant ma marche encore plus compliquée. Je trébuche plus d’une fois mais réussi à ne pas m’étaler sur le sol. Les murs sont tapissés de photos et de plans que je parcours tranquillement des yeux. Tant d’informations nouvelles s’offrent à moi mais je ne sais pas quoi en faire, mon cerveau ne veut pas les analyser. Alors je rejoins Matthias un peu plus loin. « Y’a très certainement la tronche de tout le monde ici… La tienne la première. » Les jeux tout ça… Me rendant compte de mon manque de tact, j’attrape le bras de mon ami et soupire. « T’y repenses toi, aux jeux… ? » Rien que de penser à mon père se faisant banalement exécuter sur le sol de l’arène m’arrache un gros pincement à chaque fois. Je ne peux imaginer la douleur de Matthias, les combats, la mort des autres autour de lui, par sa faute ou pour sa victoire. Une barbarie sans nom, inconcevable. Mon regard cherche le sien alors qu’il veut qu’on s’en aille. Pensant avoir vu tout ce qu’il y avait à voir, je ne proteste pas et tire mon ami par le bras vers les escaliers. « T’as raison, tirons-nous. J’ai la dalle en plus. » J’esquisse un sourire, peu convaincu et l’entraine dans la descente.

Le chemin inverse se fait, repassant devant les bureaux, les papiers, les machines, ma main tenant toujours le bras de Matthias. La marche n’est pas droite, je n’ai aucun honneur à mener le pas, entraînant parfois le pompier dans mes trébuchements, mais nous arrivons à destination, hors des locaux du journal. Je prends une grande bouffée d’air frais, lâchant enfin son bras tout en me tournant vers lui, recherchant à nouveau le contact visuel. « Tu crois qu’on pourrait avoir des emmerdes pour ça ? » Un autre moment de lucidité ? Ou simplement l’alcool qui se dissipe ?

« Et maintenant ? » Mon regard lâche le sien pour englober notre environnement. « J’sais même pas où on est, donc faudra que tu me ramènes chez moi. » Un sourire sincère se glisse sur mon visage alors que je le regarde à nouveau en coin. « Ou chez toi. » Peu importe la réponse de mon ami, je sais qu’une fois à la maison, je risque de m’effondrer sous le poids de la fatigue et de l’alcool. Si mes nuits sont habituellement agitées, avec quelques verres, les insomnies semblent fuir.



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MessageSujet: Re: Whisky & Cola ft Milo Aldrin   Lun 30 Avr - 15:19

   FEATURING Milo & Matthias
L’alcool commence son ascension disgracieuse à travers les méandres veineuses de Matthias. Le pas chancelant, il s’avance, mains et phalanges écartées contre le froid des murs sales. Il est loin de s’imaginer que leur intrusion a été filmé et gardé précieusement dans l’antre d’un rebelle au masque opaque. « Y’a très certainement la tronche de tout le monde ici… La tienne la première. » Le blond souffle de façon brouillonne, comme pour marquer un mécontentement qui n’a pas l’once d’une colère. Il pense que Milo a dit ça en boutade, que son statut de vainqueur brillant aux accents d’or et de silence est loin derrière maintenant. A new York, sous la neige et le blizzard. « T’y repenses toi, aux jeux… ? » Il cligne des yeux, les paupières scintillantes sous l’éclat du whisky et du bourbon ingurgité. Tout les jours, toute les nuits. « Non ça va. Y’a pire. » Il fallait relativiser. Il le fallait. Question de survie. « Je portais bien la couronne en plus. Méga photogénique. » Le rire a un gout âcre, une mélodie discordante en fond sonore, la râpe du sanglot étouffée par l’orgueil de ne rien laisser filtrer. Les premiers jeux - ceux auxquels il avait participé - avait été les pires. La fin du monde se devait de festoyer dans le pourpre ; table rase pour une nouvelle aube et, pour unique javel, un sang groseille aux volutes entêtantes.

(Il a curieusement peu de cicatrices. Une, sous l’estomac, une autre dans le dos, minimes, pâles presque invisibles. Même ça il n’a pas su les garder comme si l’arène avait été un cauchemar et lui un spectre la traversant.)

La frustration est évidente dans le corps de Matthias, ses paroles, sa posture. Il détourne le regard. « Tu joues avec moi. » Murmure-t-il sans savoir si cela s’adresse à Milo ou au vide. Peut-être est-ce aux circonstances et à ses photos sur le mur. Le QG de la sacro-sainte Résistance. Ah ! Ça le fait presque rire. Il n’y a pas à résister contre ce qui avance de façon inexorable, c’est comme nager à contre-courant : des efforts pour rien. Joli sur le papier, ravissant en discours bardé de mots ronflants mais inutile au final.

Ils ont tous payé cette apocalypse d’une façon ou d’une autre. L’atermoiement n’est plus de mise dorénavant. Matthias baisse son regard vers la silhouette agile de Milo, les marches floues, l’entreprise de redescendre s’apparentant quasi à une épreuve olympique. L’ivresse rend plus intrépide et les barres métalliques de l’échelle rouillée glissent et écorchent les paumes sous l’effort de concentration. « Chez toi. J’aime mieux. » Le bâillement vrille sur les lèvres, l’œil se fait fatigue à la promesse du confort austère à venir. Il ignore la prophétie de Milo, laisse le danger s’évaporer autour d’eux tandis qu’ils sortent enfin du bunker mal éclairé. Ils n’ont rien pris, ni objets, ni papiers et encore moins de souvenirs. « Je n’crois pas en … eux. Pas vraiment. J’aime bien ce qu’ils disent mais l’emballage ça fait pas le bonbec. » Il passe une main sur son front, ramène ses cheveux en arrière, laisse le soleil l’embrasser dans son ardente passion jusqu’à le dégriser un peu tandis que le bras glisse autour des épaules frêles de l’infirmier. Milo lui semble vulnérable sous lui mais c’est un leurre - comme toute cette putain de ville en vérité. « Ils croient en la révolution, des trucs comme quoi on serait libre après mais franchement tout ce qu’ils feront c’est prendre eux aussi. Ton énergie, tes idées, ta vie, tout. » L’opportunité du pouvoir avait les jambes écartées et tout ceux qui parlaient de prendre la place du gouvernement ne lui inspirait rien d’autre qu’une méfiance tranquille. « Vaut mieux vivre. » Il sourit, bouche close et promesses au bord des yeux, l’envie picotant au bout des doigts. « De toute, ils causent trop tous ces gens. »

(Lui n’a jamais eu les mots, juste la voix.)

Matthias sait que les déceptions, qu'il s'agisse de celles qui sont trop grandes, humiliantes, ou de celles qui sont plus petites et plus calmes, mais non moins douloureuses, sont une partie ininterrompue de la vie. On pense que l’on est arrivé, que l’on a capturé ce que l’on désirait, seulement pour que cela s'échappe.

L'illusion d'une plus grande sécurité est reconnue pour ce qu'elle est : illusoire.

La sécurité c’était pour les dauphins en pleine mer. Eux, ils étaient plus des moutons.

(Lorsqu'il rentrera chez lui, dans quelques jours, il trouvera la lettre de Hide.)

(L'heure de la tonte est arrivée.)



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Whisky & Cola ft Milo Aldrin

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