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 Fantôme du passé | William

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« The forgiven warrior »

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MessageSujet: Fantôme du passé | William   Jeu 7 Déc 2017 - 13:28

Fantôme du passé
William&Esperanza
Une odeur iodée lui parfumait les narines. Esperanza avait du mal à dormir, elle s’agitait dans tous les sens. Un fin voile de sueur recouvrait sa peau métisse. Elle avait l’impression que la pièce entière tanguait, comme si elle était à bord d’un navire. Impossible. Elle se souvenait s’être couchée dans sa chambre, dans sa villa de la Nouvelle-Orléans. Ses yeux s’ouvrirent en panique lorsqu’on tambourina à la porte. Elle peina à s’extirper de son sommeil. Elle fixa le plafond de ses deux émeraudes, croyant un instant qu’elle venait de rêver les coups. Mais ces derniers reprirent, on allait casser la porte à ce rythme. La métisse était seule, elle ne comprenait pas bien qui venait toquer si tard et surtout, comment l’intrus s’était introduit ici. Alors qu’elle sentit son cœur s’emballer, une voix familière hurla, étouffée par la séparation. « Oh ! Matelot dépêche-toi on t’attend sur le pont ! C’est plus le moment de roupiller sacrebleu ! » hurla la voix du Capitaine Cook. Esperanza hallucina. Son capitaine… Elle ne l’avait pas vu depuis des siècles, et puis de quel pont parlait-il ? La jeune femme se leva mais une fois ses pieds sur le sol, ce dernier se transforma en eau. Elle se retrouva happée dans les profondeurs de la mer.

Un choc. Esperanza se réveilla en prenant une grande inspiration. Elle avait eu l’impression de suffoquer, de se noyer. Son drôle de songe l’avait perturbée. Lorsqu’elle regarda dehors, elle constata qu’il faisait nuit. Elle regarda l’heure sur sa montre, plissant les yeux pour la déchiffrer malgré la pénombre. Elle allait être en retard pour son rendez-vous. Il y a quelques jours de ça, Béatriz avait insisté pour qu’elle vienne, évoquant un visiteur pressant. Un certain Monsieur Cook. Sûrement la cause de son cauchemar d’ailleurs. Ce nom lui avait rappelé de nombreux souvenirs, elle n’avait cessé de ressasser son passé, tellement qu’il avait fini par s’inviter dans ses rêves visiblement. Pourquoi aurait-elle accepté un rendez-vous avec un inconnu s’il ne s’agissait pas d’affaires ? Et bien parce qu’il s’agissait d’argent. Pire, il s’agissait de dettes. Dettes que Fergus O’Connell avait eu la bonté de laisser en héritage à sa jeune veuve. Esperanza le maudissait, même dans la mort il restait pénible. Pour ne pas créer de scandale, l’ancienne pirate avait dit à son assistante qu’elle viendrait ce soir, accueillant ce Monsieur Cook au Mary Rose pour qu’ils règlent leurs comptes.

Une fois qu’elle eut été habillée, prête à affronter le monde extérieur, Esperanza s’était rapidement rendue dans son club. Elle avait salué les habitués, pris le temps de discuter avec son personnel, avait mis aux claires quelques broutilles avec Beatriz puis avait finalement décidé qu’il était temps d’aller rencontrer son rendez-vous. L’homme l’attendait dans un coin isolé de l’établissement. C’était une partie réservée aux personnages très importants désirant un peu d’intimité lorsqu’ils venaient ici. L’endroit était à l’abris des regards discrets et des oreilles baladeuses. Esperanza n’aimait pas ça, elle était plutôt du genre à ne pas vouloir se séparer de son argent. Jamais un pirate n’aurait été ravi d’avoir à se séparer d’une partie de son butin. Et bien que l’ancienne sorcière n’ait pas vogué sur les flots depuis un temps, ce trait de caractère restait ancré en elle. Elle s’approcha du rideau de velours qui la séparait encore de son rendez-vous puis l’écarta d’un geste assuré. Il fallait faire bonne figure devant cet inconnu qui en voulait à son argent. Malheureusement pour la métisse ce fut chose impossible. Alors qu’elle s’apprêtait à saluer son vis-à-vis, elle se rendit compte que l’inconnu était loin d’en être un. Son cauchemar eut soudainement des allures de rêve comparé à l’homme qui l’attendait là derrière.

Pour la première fois depuis des siècles, Esperanza crut que ses jambes étaient sur le point de flancher. Elle cligna plusieurs fois des paupières pour s’assurer qu’elle n’était pas en pleine hallucination. Mais le visage resta le même. William. La métisse fut noyée sous un tsunami de souvenirs, des souvenirs qu’elle avait reniés et enfouis au plus profond de son âme. Elle comprit mieux le nom de « Cook » comprenant qu’il s’agissait d’une mauvaise plaisanterie. Après quelques secondes elle entre-ouvrit les lèvres.  Par où allait-elle commencer ? « Tu… Tu es vivant. » finit-elle par dire. A son retour sur Terre elle avait ressenti sa présence mais elle n’avait pas cherché à le retrouver. Simplement car cela lui aurait fait trop de mal. La jeune femme s’avança, retrouvant l’intimité derrière le rideau. Elle avait rendez-vous avec son passé et cette fois elle ne pourrait fuir.




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MessageSujet: Re: Fantôme du passé | William   Ven 8 Déc 2017 - 9:51

Fantôme du passé
William&Esperanza
Cela faisait plus de trois cent ans que William attendait ce moment. Trois siècles durant lesquels il avait connu la pendaison, la captivité, la torture et la précarité. Trente décennies a ressasser le temps maudit passé à ses côtés. Elle, Esperanza. Celle pour qui, il avait tout abandonné. Celle pour qui, il venait de passer trois cent vingt-cinq années à chercher, les raisons et les présages de la trahison dont il avait été victime. Pourquoi ? Comment ? Tous ces souvenirs heureux, tous ces sacrifices, toutes ces promesses et ces mots d'amour, avec le temps, avaient fini par se faner et pourrir dans son esprit, comme un poison délétère. Aujourd'hui, il ne ressentait plus rien d'autre que de l'aigreur, nourrissant son être et alimentant les détails subtiles d'une vengeance mûrement réfléchie. Voilà des années qu'il préparait chaque mot, chaque verbe de son discours, chaque parole glacée qu'il pourrait lui envoyer au visage le jour de leur réunion. Des dizaines de piques cinglants et provocants, chargés d'amertume et de regrets. Tant de fois, il avait fantasmé l'instant crucial où il enroulerait ses mains autour de son cou, telle la corde lui ayant été destinée autrefois. Il avait prié si souvent le Saint-Père de lui pardonner ses péchés et de lui donner la force de combattre l’envoûtement qu'elle lui avait imposé. A chaque crépuscule, il s'était juré de brûler cette sorcière au corps de démon. Cette enchanteresse à la peau couleur de sable, au regard de braise et à la voix de sirène...

William avait tant attendu, qu'il en tremblait d’excitation. La rage, la haine, l'adrénaline du moment bouillonnaient dans ses veines. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'il aurait pu imploser. Il attendait, droit dans ce fauteuil, l’œil fixe du rapace guettant sa proie. Après trois siècles d'attente, les minutes lui parurent interminables. Puis enfin, son ouïe fine capta les sifflements d'une respiration qu'il connaissait bien trop, pour l'avoir écouté des nuits entières contre son oreille. C'était elle, il en était certain. Elle était en vie. Il entendait son cœur battre, l'air passer à travers ses poumons, son odeur corporel se dégager à chaque pas qu'elle faisait le rapprochant de lui. Savait-elle seulement qui venait lui rendre visite ? Il espérait que le nom qu'il avait utilisé – en l’occurrence, celui d'Eward Cook, son ennemi d'autrefois – lui ait rappelé quelques souvenirs. A cette pensée, un sourire narquois naquit sur les lèvres du vieux Commodore. La surprise n'en serait que plus exquise.

Le rideau s'ouvrit sur une silhouette qu'il n'aurait jamais cru revoir un jour. Son souffle se coupa en la voyant. Esperanza. Immédiatement, William ne pût s'empêcher de la détailler du regard. Son visage de poupée, sa chevelure ébène, ses formes si bien dessinées et ses yeux hazel se posant sur lui... Elle n'avait pas vieilli d'un trait et pourtant son allure était si différente. Elle revêtait une tenue qu'il ne lui connaissait pas. Trop moderne, trop étrange, trop vulgaire à son goût d'homme d'une autre époque. Dans un flash éphémère, il la revit dans sa robe de lin, blanche montée sur crinoline et dentelles, lui adressant un dernier signe de la main, pendant qu'il quittait le port de Saint-François à bord du navire marchand sur lequel les Anglais l'intercepteraient plusieurs jours plus tard. C'était le dernier souvenir qu'il avait d'elle et de ses enfants, l'ayant accompagné ce jour-là. Ce souvenir idyllique lui compressa la poitrine, mais il resta de marbre face à celle qui l'avait trahi.

N'avait-elle pas honte de lui faire remarquer qu'il était en vie ? N'avait-elle aucune décence après l'avoir vendu aux Anglais et condamné à la pendaison ? Visiblement non. « Et toi, donc » ne pût-il s'empêcher de dire dans une respiration. Lentement, elle s'avançait vers lui, semblant ignorer la peur. Le cœur de William se mit à battre bien plus rapidement qu'il ne l'aurait souhaité. « A voir ton regard, je crois comprendre que ce n'est guère à quoi tu t'attendais » remarqua-t-il, un sourcil levé. S'était-elle vraiment attendue à revoir son cher capitaine en venant à ce rendez-vous ? Douce naïveté de sa part. La confusion se lisait sur son visage, mais c'était l'effet escompté par William, qui savait qu'elle n'aurait jamais osé se montrer s'il s'était annoncé sous sa propre identité. « Après autant de temps, moi aussi j'ai espéré que tu ne sois plus de ce monde... » souffla-t-il, cinglant. La mort aurait tellement été plus facile pour eux deux, mais à croire que ni le Ciel, ni les Enfers ne les voulaient comme résidents. « ...jusqu'à ce que j'apprenne l'existence de Fergus O'Connell. Un homme riche à l'âge avancé. Malheureusement décédé il y a peu, des suites d'une chute...regrettable » reprit William, en se levant de sa chaise. Il déplia ses longues jambes, pour se redresser droit comme un i, le menton levé, les bras tendus le long du corps et les mains jointes derrière le dos, tel que lui avait inculqué son éducation militaire. « …et dont la totalité de sa fortune est revenue à sa tendre et jeune épouse, portant le nom d'Esperanza » murmura-t-il, en venant se planter devant l'intéressée. L'histoire lui avait paru tellement familière lorsqu'elle lui avait été compté. Et puis, lorsqu'il avait entendu le prénom de la jeune veuve, il avait cru devenir fou. « Cela ne pouvait être que toi » lui dit-il avec certitude. Trois cent vingt-cinq années à préparer méticuleusement sa vengeance et à présent, William la touchait du bout des doigts.


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MessageSujet: Re: Fantôme du passé | William   Mer 13 Déc 2017 - 10:02

Fantôme du passé
William&Esperanza
S’était-elle rendormie ? Avait-t-elle replongé dans ses songes ? Les palpitations de son cœur lui laissaient penser le contraire. Non elle ne rêvait pas, William ne semblait pas être le fruit de son âme malade. Il se tenait bien droit devant elle, en chair et en os. Jamais Esperanza ne s’était autorisé à imaginer ce moment. Inutile de se torturer l’esprit avait-elle pensé. Elle avait rangé cette case de son existence dans une boîte qu’elle n’avait jamais eu l’intention d’ouvrir de nouveau. Pourtant le destin en décidait autrement. Elle avait réussi à articuler quelques mots, surprise, bouleversée. Son moment d’égarement se lisait visiblement sur son visage puisque William remarqua son trouble. La voleuse d’énergie secoua négativement la tête. Bien sûr qu’elle ne s’attendait pas à recroiser un jour l’amour de sa vie. Un amour qu’on lui avait arrachée en lui plantant une balle dans le cœur. Le jour où tout avait basculé. Esperanza avait l’air perdu. Elle dût s’asseoir pour ne pas être prise au dépourvu par ses émotions grandissantes, ses émotions dévorantes. Ses yeux clairs détaillèrent William. Comme c’était étrange de le redécouvrir dans un monde si moderne. Avec cette musique si différente de leur époque en fond sonore, comme un murmure lointain. Avec ses vêtements, avec ce décor, mais surtout avec ce drôle de regard. Il sembla si froid qu’Esperanza se demanda s’il n’était pas venu pour qu’elle rende des comptes. Lui en voulait-il car elle n’était pas partie à sa recherche à son retour sur Terre ? Qu’avait-il à employer ce ton cinglant ? Ce fut au tour d’Esperanza d’arquer un sourcil. Alors qu’elle entrouvrait déjà les lèvres pour répliquer, William continua. Il évoqua Fergus. Curieuse, la métisse croisa les bras. Elle observa le père de ses enfants avec attention. Où voulait-il en venir ? Visiblement il sembla prêt à faire taire tout suspens. Esperanza sentit une tension grandissante, surtout lorsque William vint lui faire face. La jeune femme se releva d’un coup, un air de défi peint sur le visage. Elle reprenait du poil de la bête. N’était-ce pas le défi qui les avait jadis rassemblés ?

« Qu’est-ce que tu insinues William ? Il a bien fallu que je survive dans ce monde. Les mers ne sont plus, j’ai dû m’adapter. Depuis quand compatis-tu pour les vieillards ? » demanda-t-elle.

La situation la laissait perplexe. Jamais elle n’avait été comparable à un ange. Elle avait longtemps écumé les océans, pillant, volant pour survivre. Voilà pourquoi elle ne comprenait pas la réaction de celui qui fut son seul amour. Lui en voulait-il de s’être remariée ? Esperanza aurait préféré la mort, le repos éternel. Pourtant elle avait été maudite et piégée en enfer durant toutes ces années. « Je n’ai pas choisi cette vie, j’aurais préféré mourir mais j’ai été maudite. Contrainte de fouler cette terre encore et encore. Je n’ai pas voulu te retrouver car… (elle prit une grande inspiration) ça m’aurait fait trop de mal. » avoua-t-elle, persuadée qu’elle tenait le fond du problème. L’air lui sembla soudainement irrespirable, bien trop épais, chargé d’une amertume qui lui était étrangère de la part de l’ancien Commodore. Bien qu’elle ait renié son passé, la métisse n’avait jamais pu oublier. Elle se souviendrait éternellement du jour où les anglais avaient découvert son mensonge, du regard terrifié des ses enfants sur elle. Elle avait murmuré que tout irait bien, ce fut ses derniers mots avant qu’on lui crève le cœur. Après ça son existence ne fut qu’un périple, de la survie.

Elle s’éloigna en détournant le regard. « J’ai échoué. Je n’aurais pas pu te l’avouer. Je m’en veux terriblement. » finit-elle par soupirer en secouant la tête de résignation. Qu’aurait-elle pu dire en se retrouvant face à William après son périple à travers les enfers ? Elle en était revenue écorchée vive, le souvenir de ses enfants ancré en elle pour toujours. Ses enfants qu’elle n’avait pas su protéger. Jamais elle n’avait su comment les anglais avait compris. Cela avait-il de l’importance aujourd’hui ? Esperanza –après s’être légèrement écartée de William- releva les yeux vers ce dernier. Il lui sembla si distant qu’elle aurait juré revoir l’homme infâme qui l’avait capturée jadis. Elle se revit quelques siècles plus tôt, muette, piégée dans cette pièce somptueusement décorée, avec ses maquettes de navires de guerre et cet homme en uniforme. Ce même homme qui était venu la retrouver aujourd’hui. L’ancienne pirate vint lui faire face, elle ne tenait décidément pas en place. « Je n’ai pas voulu te retrouver car j’ai voulu oublier, égoïstement. –elle marqua une légère pause- c’était plus facile de t’imaginer mort. Quand l'amiral Anderson a débarqué et m’a traitée de menteuse je te pensais déjà pendu. C’était trop dur d’affronter une autre réalité en venant te retrouver. De faire remonter les souvenirs à la surface. » elle soupira. Seulement Esperanza faisait fausse route, elle était loin de se douter du quiproquo monstrueux qui s’était intensifié à travers le temps. Loin de se douter que même dans la mort, ses pires ennemis s’étaient appliqués à faire de son existence un véritable désastre.






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