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 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)

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SUCKER FOR PAIN

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↳ Opinion Politique : Depuis son arrestation, Eamon a pris le gouvernement en grippe et refuse de travailler pour eux. Néanmoins, il n'a toujours pas d'avis politique.
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MessageSujet: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 10 Déc - 19:08


Ils ne sont plus là…
J’ai cherché partout, dans tous les endroits du Little Darlings dans lesquels ils peuvent traîner habituellement. Sauf que je suis incapable de les retrouver. S’ils se cachent, la blague n’est pas amusante du tout. Mais une sorte d’instinct me pousse à croire qu’ils ne sont plus là du tout. L’enceinte du club les gardait certes protégés, mais j’imagine qu’ils ne sortaient pas assez. Et si la raison me pousse à croire que tout va bien, qu’ils sont simplement allés faire un tour pour se dégourdir les jambes, je sais qu’il n’en est rien. C’est dans mes tripes, ils sont en danger. Et c’est entièrement de ma faute. J’en suis conscient mais me trouve incapable d’être plus présent pour eux. Entre mes moments sombres accentués par la drogue et mes obligations envers Isak, je suis loin de remplir celles de père. Mon cœur se brise toujours à cette idée, mais je ne peux aller contre. Je ne suis pas le paternel dont ils ont besoin. Malheureusement pour eux, je suis le seul qu’ils aient. Je ne sais pas m’occuper d’eux. Seulement là, ils sont aux abonnés absents. Ils sont seuls et en danger dans les rues de la Nouvelle Orléans.

Dans un mouvement ample, j’attrape la veste en cuir qui traîne sur mon lit et l’enfile, alors que mes yeux se posent sur un rail de poudre savamment dessiné sur le bois du petit bureau. Je l’avais préparé avant de me rendre compte de l’absence de Nate et Keane. Et c’est probablement une mauvaise idée de l’ingérer maintenant, alors que je m’apprête à partir à leur recherche. Happé, j’observe le poison immaculé, incapable de prendre une décision. Si je le prends maintenant, je suis presque certain de mettre toutes les chances de mon côté pour les retrouver. Je suis toujours plus hardi, plus intelligent aussi, quand le bonheur circule dans mes veines. Du moins c’est ce dont je suis intimement convaincu, même si la vérité est bien différente. La vérité réside en ce manque qui envahit mon cœur dès qu’il est privé un peu trop longtemps de son nectar de dépendance. Chaque jour je m’enfonce un peu plus et trouve une bonne raison d’en reprendre. Et cette fois là n’échappe pas à la règle. Pour être plus alerte, plus doué, je respire avec maîtrise ma délivrance, avant de fermer les yeux pour mieux en apprécier l’effet. Ma tête tourne une seconde, mes lèvres s’étirent en un sourire de bien être et je conserve ma position heureuse quelques temps, avant que la réalité ne vienne me frapper de plein fouet…

Ils ne sont probablement pas partis tous seuls. Pourquoi m’aurait-il quitté de leur plein gré ? La situation m’échappe tellement que la logique quitte mon esprit. Ce ne sont que des gamins, trop jeune pour s’enfuir. Quelqu’un a du les prendre et les emmener. Et le suspect s’impose soudain à mon esprit. Solveig. Elle me déteste depuis mon arrivée à la Nilfheim. Probablement à raison d’ailleurs, puisque mon allégeance est uniquement envers Isak et bien souvent à ses dépens. Je ne compte plus les fois où j’ai balancé à son frère des choses qu’elle aurait probablement désirées secrètes. Et je l’imagine bien me voler mes enfants en me traitant d’incapable. Ca ne peut être qu’elle. Et dans mon aveuglement, je ne pense pas aux conséquences. Ni à la colère d’Isak s’il vient à savoir que j’imagine sa sœur capable de kidnapping. Je ne pense pas non plus à lui, alors que j’entreprends à pas vifs, de me diriger vers l’appartement de Solveig. Je sais qu’elle est là. Et je sais qu’elle a mes gamins cachés quelque part. J’arrive bientôt devant sa porte, sur laquelle j’entreprends de frapper. Calmement d’abord. Deux ou trois coups pour signifier que quelqu’un est dehors. Et plus elle met de temps à ouvrir, plus je frappe sur la porte et de plus en plus fort. Je veux les voir. Je veux qu’elle me les rende. Boum, boum, boum Cette porte doit s’ouvrir. Maintenant…

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Silent screams, Violent dreams

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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 17 Déc - 18:11



'm loosin' my mind when you're not around
Be a killer



Il y avait la douleur, toujours présente dans le fond de ses entrailles. Ce n’était pas faute d’avoir essayé de s’en éloigner, de la supprimer. Solveig avait pensé que fuir son frère quelques jours, quelques semaines de plus l’aurait aidé, et aurait surtout été facile. En réalité, elle était revenue sitôt soigner, comme un papillon de nuit attirait par la douce lumière d’une chambre. Sauf qu’elle, c’était à sa mort qu’elle s’enchaînait à nouveau. Consciemment, elle se jetait encore dans la gueule du loup, et y resterait certainement enfermée jusqu’à la fin de ses jours. Niklas n’avait rien dit quand elle lui avait annoncé son départ de la villa, quand bien même elle avait pu percevoir la déception au fond de ses iris. Elle s’en voulait, une fois de plus, de le faire souffrir, qu’il se retrouve au coeur de son incapacité à se détacher de l’aîné. Néanmoins, elle savait aussi que ce n’était que l’histoire de quelques jours, quelques semaines, avant que l’oubli ne se profile dans sa mémoire, résultat des trop nombreuses scarifications et pertes de sang. La suédoise s’en était rendue compte, qu’il était de plus en plus dangereux pour elle de jouer avec son corps, notamment depuis que ses pouvoirs fluctuaient.

Un soupir, un tour dans le lit, pour espérer trouver une position plus confortable dans le matelas défoncé. Celui qu’elle avait chez le porte-parole lui manquait déjà. Enfin, il était vrai qu’elle avait globalement plus de confort chez Niklas que chez son frère. Et c’était quand même chez ce dernier qu’elle s’était retrouvée, sans se poser la moindre question. Foutu amour fraternel… Le sommeil l’empêcha de trop réfléchir, trop y penser. Mais la rétention de souvenirs était à même de lui causer nombre de cauchemars…

Les jours défilaient, sans qu’elle n’y prête la moindre attention. Elle avait retrouvé son rôle de gérante, qui n’avait pas changé depuis sa tentative de suicide. Toujours les mêmes clients, toujours les mêmes remarques sur sa nature de femme. Comme si une femme ne pouvait pas être à la tête d’une mafia. Stupide. Néanmoins, la suédoise laissa couler, une fois de plus. Peut-être qu’elle avait l’habitude désormais, d’entendre les videurs se foutre de sa gueule, mais jamais en face d’elle.  Finalement, ce que la sauvait, c’était son frère. Isak, dont le simple nom suffisait à effrayer n’importe quel membre de la Niflheim. Isak, qu’elle soutenait depuis des années, dans l’ombre. Isak qu’elle n’avait pourtant pas revu depuis son retour. Elle avait essayé, d’aller le trouver dans sa chambre, dans ses lieux favoris du Little. Sans résultat. En fait, soit il n’était pas là à l’instant où elle se pointait, soit elle était arrêtée par ses gardes du corps en amont. Impossible de s’approcher du fondateur pour sa sœur. Elle enrageait, clairement.

En fait, elle enrageait tellement que la remarque sexiste suivante, elle ne la laissa pas passer. L’homme fut étonné lorsqu’il traversa la porte, littéralement. Congédié, il savait désormais qu’il n’avait plus qu’à fuir, avant qu’Isak ne lance des meurtriers à sa suite. Et cette pensée ne dérangea même plus Solveig. Finalement, elle côtoyait bien trop la mort pour s’en inquiéter…

Un silence de plomb était tombé sur le Little. Heureusement que les clients n’étaient pas encore arrivés. La suédoise donna quelques ordres pour la soirée qui s’annonçait, avant de se retirer dans ses appartements. Pour une fois, on ne tenta même pas de lui dire non. L’exemple avait été bien pris en compte… Le corps s’affala sur le canapé aux ressorts détruits, les mirettes s’accrochèrent aux irrégularités d’un plafond autrefois peint de blanc.

Les secondes s’égrainaient, se perdaient dans l’immensité du temps. Parfois, l’esprit malade de Solveig lui rappelaient que chaque instant qui passait était un pas de plus vers sa mort. D’ailleurs, ne mourrait-elle pas demain ? En avait-elle peur ? Oui et non. Finalement, elle flirtait avec la Faucheuse chaque jour, elle la cherchait, et pourtant… Aucunement, elle ne souhaitait mettre fin à ses jours, même si tout en elle criait le contraire.

Quelques coups pour briser le silence, reconnecter l’esprit avec la réalité. Combien de temps avait-elle attendu, allongée ainsi ? Bref, elle n’avait pas trop le temps d’y penser, puisque les coups s’emportèrent contre sa porte. Une fois remise sur ses deux pieds, elle épousseta ses vêtements, avant d’ouvrir le rectangle de bois qui commençait à s’affaisser sous la pression. Le regard fit face à Eamon. Cet être, Solveig ne le supportait pas. Déjà, il traînait autour de son frère, prenant drogues et verres d’alcool en sa compagnie. Aussi, il délaissait ses gosses, dont la suédoise devait s’occuper. Elle haïssait les enfants et leurs faiblesses. Leur simple vie était hérésie, c’était ce qu’elle aimait se dire.

« Que fais-tu ici Eamon ? Tu sais très bien que tu n’es pas le bienvenue. » La jeune femme ne cachait pas son animosité, d’autant plus qu’il était la fouine de son frère. Il était celui qui avait révélé à l’aîné la venue de Niklas une nuit, qui avait entraîné des restrictions possiblement plus fortes, ainsi que la colère d’Isak. Il la surveillait, qu’importe ce qu’elle faisait, et donnait un rapport à l’autre. Tous les soirs, d’après ce qu’elle suspectait. « Si c’est Isak que tu cherches, tu le trouveras certainement dans ses appartements, là où il n’accueille que toi. » Violence verbale, langue de vipère, Solveig n’avait jamais été très stable, mais elle l’était encore moins depuis sa tentative de suicide. Le regard brûlant ne décrochait pas de celui de l’homme, alors qu’elle reprenait : « Et il me semble que tu es encore loin d’être clean aujourd’hui, il faudrait peut-être que je pense à aller donner tes gosses aux services sociaux. » Pic envoyé, lui qui semblait aimer ses enfants, sans pour autant s’en occuper. De toute façon, elle voulait juste qu’il dégage de sa vue.


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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 14 Jan - 20:20


La porte semble triste sous mes yeux. La porte semble être le seul rempart entre mes enfants et moi. Alors je l’attaque sans retenue, je lui offre mes poings dans des coups bruyants et répétitifs. Le battant reste désespérément fermé et je sens la détresse prendre lentement possession de mon être. Je ne veux pas perdre mes enfants. Je ne veux pas les laisser à cette femme. Ce sont mes bébés. Mon sang. Et si je ne le montre probablement pas assez, je le ressens au plus profond de moi alors que je m’acharne tant et plus contre ce bout de bois inerte.

Enfin l’obscurité fait place à la lumière, alors que la silhouette étrangement différente de Solveig se montre devant moi. Mes sourcils se froncent une seconde alors que je constate un étrange malaise qui s’empare de moi. Quelque chose ne va pas chez elle et malgré l’amertume que je ressens à son égard à cet instant, je ne peux m’empêcher une pointe d’inquiétude me parcourir. La pensée de prévenir Isak me parcoure une seconde. Et puis je me souviens finalement de ma présence ici alors qu’elle me pose la question. Inconsciemment je me hisse sur la pointe des pieds, pour observer par delà elle. Mes yeux veulent se poser au dessus de son épaule, mais je ne parviens pas à voir mes enfants. Peut être sont ils séquestrés dans un coin de la pièce. Peut être sont ils en train de pleurer. Mon cœur se soulève une seconde alors je cesse de m’agiter, pour lancer un regard noir à la propriétaire des lieux lorsqu’elle mentionne Isak. Me prend elle pour un idiot capable de se perdre dans un simple bâtiment ? Je sais que je ne suis pas chez le frère et c’est avec un ton sec qui ne me ressemble pas, que je lui rétorque finalement. « J’sais où est Isak merci. C’pas lui que je cherche et tu l’sais très bien. » La colère et l’inquiétude m’empêchent d’être clair dans mes propos. La drogue qui circule dans mon sang aussi. Et visiblement elle s’en rend compte, puisque ses mots sont clairement assassins à mon égard.

De nouveau mon regard s’assombrit et je sens mon poing se serrer doucement. Mes enfants sont menacés. Je suis à deux doigts d’utiliser une violence méconnue à son égard. Ce n’est pas dans mes habitudes, loin de là, mais ses mots passent mal et je suis incapable de comprendre avec certitudes ce qu’elle est en train de dire. Colère et panique se mélangent, pour ne faire qu’un sentiment explosif que je suis incapable de retenir. « C’est pour ça hein ? Tu t’fous d’ma gueule ? Ce sont mes putains d’gosses. Ca t’regarde pas. T’as pas l’droit d’faire ça ! » Mes doigts fourmillent, me démangent, j’ai une brusque envie de les refermer contre son cou pour la faire entrer de force chez elle et enfin retrouver mes enfants. Impulsion qui se tait immédiatement alors que je me souviens qu’il s’agit de Solveig. La petite sœur chérie et surprotégée de mon patron, cet homme volatile que je ne souhaite pas énerver. Alors je desserre la pression sur ma main, pour prononcer d’une voix vibrante de rage et de tristesse. « Rends les moi putain. T’peux pas les garder. » Mes mains viennent se poser sur la chambranle de la porte, de part et d’autre d’elle, comme pour l’envelopper de ma silhouette. Dans un délire drogué, je m’imagine lui faire peur ainsi et la forcer à me les rendre. Pas une seconde je n’imagine me tromper. Je suis incapable de la croire innocente, alors qu’il semble pourtant évident qu’ils ne sont pas là. « Nate… Keane… » Nouveau sursaut de désespoir, alors que je crie leur nom dans l’espoir d’avoir une réponse… qui ne vient pas…

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