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 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)

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MessageSujet: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 10 Déc - 19:08


Ils ne sont plus là…
J’ai cherché partout, dans tous les endroits du Little Darlings dans lesquels ils peuvent traîner habituellement. Sauf que je suis incapable de les retrouver. S’ils se cachent, la blague n’est pas amusante du tout. Mais une sorte d’instinct me pousse à croire qu’ils ne sont plus là du tout. L’enceinte du club les gardait certes protégés, mais j’imagine qu’ils ne sortaient pas assez. Et si la raison me pousse à croire que tout va bien, qu’ils sont simplement allés faire un tour pour se dégourdir les jambes, je sais qu’il n’en est rien. C’est dans mes tripes, ils sont en danger. Et c’est entièrement de ma faute. J’en suis conscient mais me trouve incapable d’être plus présent pour eux. Entre mes moments sombres accentués par la drogue et mes obligations envers Isak, je suis loin de remplir celles de père. Mon cœur se brise toujours à cette idée, mais je ne peux aller contre. Je ne suis pas le paternel dont ils ont besoin. Malheureusement pour eux, je suis le seul qu’ils aient. Je ne sais pas m’occuper d’eux. Seulement là, ils sont aux abonnés absents. Ils sont seuls et en danger dans les rues de la Nouvelle Orléans.

Dans un mouvement ample, j’attrape la veste en cuir qui traîne sur mon lit et l’enfile, alors que mes yeux se posent sur un rail de poudre savamment dessiné sur le bois du petit bureau. Je l’avais préparé avant de me rendre compte de l’absence de Nate et Keane. Et c’est probablement une mauvaise idée de l’ingérer maintenant, alors que je m’apprête à partir à leur recherche. Happé, j’observe le poison immaculé, incapable de prendre une décision. Si je le prends maintenant, je suis presque certain de mettre toutes les chances de mon côté pour les retrouver. Je suis toujours plus hardi, plus intelligent aussi, quand le bonheur circule dans mes veines. Du moins c’est ce dont je suis intimement convaincu, même si la vérité est bien différente. La vérité réside en ce manque qui envahit mon cœur dès qu’il est privé un peu trop longtemps de son nectar de dépendance. Chaque jour je m’enfonce un peu plus et trouve une bonne raison d’en reprendre. Et cette fois là n’échappe pas à la règle. Pour être plus alerte, plus doué, je respire avec maîtrise ma délivrance, avant de fermer les yeux pour mieux en apprécier l’effet. Ma tête tourne une seconde, mes lèvres s’étirent en un sourire de bien être et je conserve ma position heureuse quelques temps, avant que la réalité ne vienne me frapper de plein fouet…

Ils ne sont probablement pas partis tous seuls. Pourquoi m’aurait-il quitté de leur plein gré ? La situation m’échappe tellement que la logique quitte mon esprit. Ce ne sont que des gamins, trop jeune pour s’enfuir. Quelqu’un a du les prendre et les emmener. Et le suspect s’impose soudain à mon esprit. Solveig. Elle me déteste depuis mon arrivée à la Nilfheim. Probablement à raison d’ailleurs, puisque mon allégeance est uniquement envers Isak et bien souvent à ses dépens. Je ne compte plus les fois où j’ai balancé à son frère des choses qu’elle aurait probablement désirées secrètes. Et je l’imagine bien me voler mes enfants en me traitant d’incapable. Ca ne peut être qu’elle. Et dans mon aveuglement, je ne pense pas aux conséquences. Ni à la colère d’Isak s’il vient à savoir que j’imagine sa sœur capable de kidnapping. Je ne pense pas non plus à lui, alors que j’entreprends à pas vifs, de me diriger vers l’appartement de Solveig. Je sais qu’elle est là. Et je sais qu’elle a mes gamins cachés quelque part. J’arrive bientôt devant sa porte, sur laquelle j’entreprends de frapper. Calmement d’abord. Deux ou trois coups pour signifier que quelqu’un est dehors. Et plus elle met de temps à ouvrir, plus je frappe sur la porte et de plus en plus fort. Je veux les voir. Je veux qu’elle me les rende. Boum, boum, boum Cette porte doit s’ouvrir. Maintenant…
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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 17 Déc - 18:11



'm loosin' my mind when you're not around
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Il y avait la douleur, toujours présente dans le fond de ses entrailles. Ce n’était pas faute d’avoir essayé de s’en éloigner, de la supprimer. Solveig avait pensé que fuir son frère quelques jours, quelques semaines de plus l’aurait aidé, et aurait surtout été facile. En réalité, elle était revenue sitôt soigner, comme un papillon de nuit attirait par la douce lumière d’une chambre. Sauf qu’elle, c’était à sa mort qu’elle s’enchaînait à nouveau. Consciemment, elle se jetait encore dans la gueule du loup, et y resterait certainement enfermée jusqu’à la fin de ses jours. Niklas n’avait rien dit quand elle lui avait annoncé son départ de la villa, quand bien même elle avait pu percevoir la déception au fond de ses iris. Elle s’en voulait, une fois de plus, de le faire souffrir, qu’il se retrouve au coeur de son incapacité à se détacher de l’aîné. Néanmoins, elle savait aussi que ce n’était que l’histoire de quelques jours, quelques semaines, avant que l’oubli ne se profile dans sa mémoire, résultat des trop nombreuses scarifications et pertes de sang. La suédoise s’en était rendue compte, qu’il était de plus en plus dangereux pour elle de jouer avec son corps, notamment depuis que ses pouvoirs fluctuaient.

Un soupir, un tour dans le lit, pour espérer trouver une position plus confortable dans le matelas défoncé. Celui qu’elle avait chez le porte-parole lui manquait déjà. Enfin, il était vrai qu’elle avait globalement plus de confort chez Niklas que chez son frère. Et c’était quand même chez ce dernier qu’elle s’était retrouvée, sans se poser la moindre question. Foutu amour fraternel… Le sommeil l’empêcha de trop réfléchir, trop y penser. Mais la rétention de souvenirs était à même de lui causer nombre de cauchemars…

Les jours défilaient, sans qu’elle n’y prête la moindre attention. Elle avait retrouvé son rôle de gérante, qui n’avait pas changé depuis sa tentative de suicide. Toujours les mêmes clients, toujours les mêmes remarques sur sa nature de femme. Comme si une femme ne pouvait pas être à la tête d’une mafia. Stupide. Néanmoins, la suédoise laissa couler, une fois de plus. Peut-être qu’elle avait l’habitude désormais, d’entendre les videurs se foutre de sa gueule, mais jamais en face d’elle.  Finalement, ce que la sauvait, c’était son frère. Isak, dont le simple nom suffisait à effrayer n’importe quel membre de la Niflheim. Isak, qu’elle soutenait depuis des années, dans l’ombre. Isak qu’elle n’avait pourtant pas revu depuis son retour. Elle avait essayé, d’aller le trouver dans sa chambre, dans ses lieux favoris du Little. Sans résultat. En fait, soit il n’était pas là à l’instant où elle se pointait, soit elle était arrêtée par ses gardes du corps en amont. Impossible de s’approcher du fondateur pour sa sœur. Elle enrageait, clairement.

En fait, elle enrageait tellement que la remarque sexiste suivante, elle ne la laissa pas passer. L’homme fut étonné lorsqu’il traversa la porte, littéralement. Congédié, il savait désormais qu’il n’avait plus qu’à fuir, avant qu’Isak ne lance des meurtriers à sa suite. Et cette pensée ne dérangea même plus Solveig. Finalement, elle côtoyait bien trop la mort pour s’en inquiéter…

Un silence de plomb était tombé sur le Little. Heureusement que les clients n’étaient pas encore arrivés. La suédoise donna quelques ordres pour la soirée qui s’annonçait, avant de se retirer dans ses appartements. Pour une fois, on ne tenta même pas de lui dire non. L’exemple avait été bien pris en compte… Le corps s’affala sur le canapé aux ressorts détruits, les mirettes s’accrochèrent aux irrégularités d’un plafond autrefois peint de blanc.

Les secondes s’égrainaient, se perdaient dans l’immensité du temps. Parfois, l’esprit malade de Solveig lui rappelaient que chaque instant qui passait était un pas de plus vers sa mort. D’ailleurs, ne mourrait-elle pas demain ? En avait-elle peur ? Oui et non. Finalement, elle flirtait avec la Faucheuse chaque jour, elle la cherchait, et pourtant… Aucunement, elle ne souhaitait mettre fin à ses jours, même si tout en elle criait le contraire.

Quelques coups pour briser le silence, reconnecter l’esprit avec la réalité. Combien de temps avait-elle attendu, allongée ainsi ? Bref, elle n’avait pas trop le temps d’y penser, puisque les coups s’emportèrent contre sa porte. Une fois remise sur ses deux pieds, elle épousseta ses vêtements, avant d’ouvrir le rectangle de bois qui commençait à s’affaisser sous la pression. Le regard fit face à Eamon. Cet être, Solveig ne le supportait pas. Déjà, il traînait autour de son frère, prenant drogues et verres d’alcool en sa compagnie. Aussi, il délaissait ses gosses, dont la suédoise devait s’occuper. Elle haïssait les enfants et leurs faiblesses. Leur simple vie était hérésie, c’était ce qu’elle aimait se dire.

« Que fais-tu ici Eamon ? Tu sais très bien que tu n’es pas le bienvenue. » La jeune femme ne cachait pas son animosité, d’autant plus qu’il était la fouine de son frère. Il était celui qui avait révélé à l’aîné la venue de Niklas une nuit, qui avait entraîné des restrictions possiblement plus fortes, ainsi que la colère d’Isak. Il la surveillait, qu’importe ce qu’elle faisait, et donnait un rapport à l’autre. Tous les soirs, d’après ce qu’elle suspectait. « Si c’est Isak que tu cherches, tu le trouveras certainement dans ses appartements, là où il n’accueille que toi. » Violence verbale, langue de vipère, Solveig n’avait jamais été très stable, mais elle l’était encore moins depuis sa tentative de suicide. Le regard brûlant ne décrochait pas de celui de l’homme, alors qu’elle reprenait : « Et il me semble que tu es encore loin d’être clean aujourd’hui, il faudrait peut-être que je pense à aller donner tes gosses aux services sociaux. » Pic envoyé, lui qui semblait aimer ses enfants, sans pour autant s’en occuper. De toute façon, elle voulait juste qu’il dégage de sa vue.


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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 14 Jan - 20:20


La porte semble triste sous mes yeux. La porte semble être le seul rempart entre mes enfants et moi. Alors je l’attaque sans retenue, je lui offre mes poings dans des coups bruyants et répétitifs. Le battant reste désespérément fermé et je sens la détresse prendre lentement possession de mon être. Je ne veux pas perdre mes enfants. Je ne veux pas les laisser à cette femme. Ce sont mes bébés. Mon sang. Et si je ne le montre probablement pas assez, je le ressens au plus profond de moi alors que je m’acharne tant et plus contre ce bout de bois inerte.

Enfin l’obscurité fait place à la lumière, alors que la silhouette étrangement différente de Solveig se montre devant moi. Mes sourcils se froncent une seconde alors que je constate un étrange malaise qui s’empare de moi. Quelque chose ne va pas chez elle et malgré l’amertume que je ressens à son égard à cet instant, je ne peux m’empêcher une pointe d’inquiétude me parcourir. La pensée de prévenir Isak me parcoure une seconde. Et puis je me souviens finalement de ma présence ici alors qu’elle me pose la question. Inconsciemment je me hisse sur la pointe des pieds, pour observer par delà elle. Mes yeux veulent se poser au dessus de son épaule, mais je ne parviens pas à voir mes enfants. Peut être sont ils séquestrés dans un coin de la pièce. Peut être sont ils en train de pleurer. Mon cœur se soulève une seconde alors je cesse de m’agiter, pour lancer un regard noir à la propriétaire des lieux lorsqu’elle mentionne Isak. Me prend elle pour un idiot capable de se perdre dans un simple bâtiment ? Je sais que je ne suis pas chez le frère et c’est avec un ton sec qui ne me ressemble pas, que je lui rétorque finalement. « J’sais où est Isak merci. C’pas lui que je cherche et tu l’sais très bien. » La colère et l’inquiétude m’empêchent d’être clair dans mes propos. La drogue qui circule dans mon sang aussi. Et visiblement elle s’en rend compte, puisque ses mots sont clairement assassins à mon égard.

De nouveau mon regard s’assombrit et je sens mon poing se serrer doucement. Mes enfants sont menacés. Je suis à deux doigts d’utiliser une violence méconnue à son égard. Ce n’est pas dans mes habitudes, loin de là, mais ses mots passent mal et je suis incapable de comprendre avec certitudes ce qu’elle est en train de dire. Colère et panique se mélangent, pour ne faire qu’un sentiment explosif que je suis incapable de retenir. « C’est pour ça hein ? Tu t’fous d’ma gueule ? Ce sont mes putains d’gosses. Ca t’regarde pas. T’as pas l’droit d’faire ça ! » Mes doigts fourmillent, me démangent, j’ai une brusque envie de les refermer contre son cou pour la faire entrer de force chez elle et enfin retrouver mes enfants. Impulsion qui se tait immédiatement alors que je me souviens qu’il s’agit de Solveig. La petite sœur chérie et surprotégée de mon patron, cet homme volatile que je ne souhaite pas énerver. Alors je desserre la pression sur ma main, pour prononcer d’une voix vibrante de rage et de tristesse. « Rends les moi putain. T’peux pas les garder. » Mes mains viennent se poser sur la chambranle de la porte, de part et d’autre d’elle, comme pour l’envelopper de ma silhouette. Dans un délire drogué, je m’imagine lui faire peur ainsi et la forcer à me les rendre. Pas une seconde je n’imagine me tromper. Je suis incapable de la croire innocente, alors qu’il semble pourtant évident qu’ils ne sont pas là. « Nate… Keane… » Nouveau sursaut de désespoir, alors que je crie leur nom dans l’espoir d’avoir une réponse… qui ne vient pas…
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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Lun 5 Fév - 21:48



'm loosin' my mind when you're not around
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Le visage d’Eamon dans son champ de vision l’agaçait, la mettait sur les nerfs. Il savait qu’il n’avait pas le droit de se pointer ici, et si Isak l’apprenait, fouine personnelle ou non, il serait tué. Solveig avait-elle toujours une conscience, pour vouloir lui éviter cela ? Ou souhaitait-elle simplement éviter d’avoir du sang inutile sur les doigts ? Il y avait tellement d’autres personnes méritant la mort dehors, pas la peine de s’attarder sur un adolescent rebelle tel qu’Eamon. Il n’était qu’un parasite, un vulgaire grain de sable au sein de la Niflheim. Et le vent finit toujours par les débarrasser de ce genre d’éléments. Après, s’il voulait la faire chier, la faire sortir de ses gongs, à lui de l’assumer. Elle, elle n’aurait aucun regret, quand la lionne reprendra le dessus, et que les crocs se refermeront autour de sa tendre gorge…

Puis il grimpa sur la pointe des pieds, pour regarder par-dessus sa tête, son épaule, sans même prendre la peine de répondre à ses questions ou provocations. Le dégoût se mêla à davantage de colère dans son regard, et elle hésita un instant à lui claquer la porte au nez. Il venait lui chercher des problèmes à elle, alors qu’elle n’avait rien fait, cherchait juste à récupérer de ces dernières semaines, de sa tentative de suicide. Puis, la suédoise, elle n’aimait pas bien qu’on cherche à rentrer chez elle sans autorisation. S’il y avait bien un endroit où elle était supposément tranquille, c’était dans cet appartement, aussi miteux et dégradé soit-il. Eamon était vraiment le genre de personnes qu’elle ne supportait pas dans son entourage, encore plus puisqu’il se permettait un regard noir dans sa direction, alors qu’elle mentionnait Isak. Il ne pouvait être là que pour cela, non ? Enfin, tant qu’il ne donnerait pas la raison exacte, elle assumerait qu’il vient pour lui.

Et oh, tiens, miracle, il ouvrit sa bouche pour dire autre chose que des inepties. Ainsi donc, il ne cherchait pas Isak. Déjà une demi-réponse, il ne manquait plus que le reste, ce qu’elle devait savoir mais dont elle n’avait aucune idée en réalité. Et l’autre continuait dans ses délires, sans explication. Elle en avait marre la suédoise, d’être prise pour une conne. Et au fond d’elle, il y avait la violence qui pointait le bout de son nez, cette envie soudaine de lui enfoncer un poing dans la gueule, de sourire face à sa face pleine de sang. « Je n’ai pas le droit, vraiment ? Si j’ai le moindre doute concernant ta paternité, je n’aurais aucune hésitation. Tu ne fais que détruire la vie de tes gosses en te comportant ainsi. » Elle aurait presque aimé, elle, pouvoir avoir des gosses. Mais elle était stérile, de par sa nature. Alors, voir comment Eamon les abandonnait… Les garder ? Lui rendre ? Un sourcil s’arqua, sous l’effet des questionnements. Se foutait-il d’elle ? « Parce que t’as perdu tes gamins de vue en plus ?! T’es vraiment le pire des pères… »

Le dégoût était encore plus perceptible désormais, dans son ton. Il ne méritait clairement pas son rôle. Après, il était en train de l’accuser là… « Tu penses vraiment que je n’aurais que ça à faire, d’enfermer tes gamins ici ? » Elle hallucinait. Elle n’avait pas été présente pendant des semaines, venait à peine de rentrer. Eamon pouvait utiliser son cerveau, pour comprendre qu’il n’y avait aucune corrélation entre elle et les enfants. Il se rapprocha, trop proche, mains posées contre le tour de la porte. Les dents se serrèrent, le corps se tendit, et la tempête se déclencha dans son regard. « Appelle-les autant que tu veux, il n’y aura aucune réponse ici. Je ne les garde pas chez moi. » Ses doigts attrapèrent le poignet de l’homme, le serrèrent avec violence. Son regard de flammes finit néanmoins par se calmer face à la détresse de l’autre. Un soupir agacé quitta ses lèvres, alors qu’elle le relâcha. « C’est quand que tu les as vus pour la dernière fois ? Ils n’ont pas pu aller bien loin, les deux gamins… »

Jugement dans la voix, elle lui proposait néanmoins son aide. Elle n’était pas sans cœur Solveig, même si elle n’appréciait pas l’autre, même si tout le monde pensait le contraire.


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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Dim 25 Fév - 15:51


L'agacement sur ses traits est visibles, palpable presque. Je ne suis pas dans ses petits papiers et je le sais depuis le premier jour. Pire encore depuis que j'ai révélé ses petits secrets à mon patron. Gagnant la confiance de l'un, j'ai perdu toute once d'estime que la seconde aurait pu avoir pour moi. Peu m'importe en vérité. Je ne cherche même pas à me faire aimer d'elle. Elle me déteste d'être une fouine... mais elle me hait d'être un mauvais père. Je le vois dans ses yeux à cet instant. Tout comme je l'ai vu à chacune des fois où nous nous sommes croisés. Son avis sur moi est bien ancré et tout le mépris qu'elle peut avoir glisse sur mon être comme une bulle de savon éclate d'une épine. Sa voix s'élève soudain entre nous et je sursaute, quittant mon monde plein de paranoïa pour redescendre sur Terre une seconde. Mes sourcils se froncent alors que je tente d'assimiler ses mots et je prends conscience d'une chose inédite. Et si je n'étais pas le père de ces gamins. Idée stupide, qui fraye son chemin pour quelques secondes, avant de s'éteindre en un hochement de tête. Ce sont mes gamins. Je ne les mérite probablement pas, mais c'est bien ma progéniture ces deux là. Même absent de leur vie, même père indigne, je reste une partie de ceux qui les ont mis au monde. Que ça plaise... ou non. Deuxième parole. Deuxième attaque. Deuxième sursaut. Elle met les mots sur ces doutes qui me tiraillent depuis leur naissance. Elle me nomme et l'entendre d'une autre voix que la mienne me blesse. Cette fille n'est personne. Et pourtant ses piques se plantent directement dans mon coeur, laissant une marque visible sur mon faciès soudain marqué par une tristesse intense. L'expression ne dure probablement qu'une seconde, mais est suffisante pour me faire perdre le fil.


Elle parle, continue ses attaques à peine déguisée et répond pourtant à mes questions. Les deux mioches ne semblent pas être là. Et découvrir ça manque de me faire tomber, lorsque mes genoux flanchent soudain. Ma main agitée de tremblement de colère se dépose sur le mur adjacent, pour conserver un minimum d'équilibre, alors que je darde un regard qui se veut noir, mais qui n'est probablement qu'un peu pathétique. « Que ça à faire, non. Mais t'la dis toi même. J'suis pas un bon père. Et j'suis sûr qu'tu crois qu'tu peux mieux faire. Depuis l'début. C'pour ça qu'j'ai cru que tu les avais. T'sais. Pour mieux faire. » Si mon ton se voulait hargneux au début, ce n'est finalement qu'un marmonnement difficilement compréhensible qui s'échappe de mes lèvres abimées par la déshydratation. Je sens à peine ses doigts se refermer sur mon bras. Je suis au delà de la douleur infligée tant celle qui agite mon âme est intense. Mes gamins ne sont pas là. Mes gamins sont quelque part... mais pas ici. Mille films m'agitent, j'imagine déjà le pire, lorsqu'elle reprend la parole. Ses mots mettent un temps infini à me parvenir et je ne lui offre qu'un regard vide pendant quelques secondes, avant de sembler retrouver vie. J'ancre mes prunelles aux siennes, mais n'ose lui demander de répéter. Le sens général de sa question a pourtant été compris et je réponds finalement, d'un ton vide. « J'sais pas. Y'a pas si longtemps. J'crois... » La dose que j'ai ingéré peu de temps auparavant, me délivre des affres du temps. En perdant toute notion de durée, j'ignore finalement depuis combien de temps j'ai découvert leur absence. Ni combien de temps s'était écoulé avant que je le découvre. « T'es pas obligé d'm'aider hein. T'as autre chose à faire j'suppose mais.. J'ai cherché partout... J'sais pas où ils sont. » Il n'y a plus aucun trait véhément dans mes propos. Seul le désespoir et la douleur se battent la première place, dans une expression finalement plus plaintive qu'escomptée.
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MessageSujet: Re: 'm loosin' my mind when you're not around (ft. Solveig)   Mar 27 Fév - 15:26



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Y’avait les dents qui se serraient, sous l’effet d’une colère presque démesurée. Eamon n’avait jamais rien fait pour se faire aimer d’elle, préférant rentrer dans les petits papiers de son aîné. Il était plus puissant, plus utile, et elle pouvait le comprendre, elle-même y étant aliénée. Cependant, Solveig était tout aussi importante dans le domaine qu’Isak. C’était elle qui gérait le Little Darlings, elle qui s’occupait des dealeurs, des chimistes. En réalité, son frère était la face visible de l’iceberg, celui présent pour effrayer les badauds. Une image qu’il cultivait, et dont elle se servait allégrement. Et personne ne pourrait penser que la petite sœur trempait autant dans les affaires mafieuses. Au début, elle avait tout fait pour éviter, pour se laisser protéger. Mais finalement, elle s’était rendue compte qu’ils allaient droit au mur avec son drogué de frère. Alors, elle avait repris le dessus, avait appris à tirer les ficelles. Auprès de Marie, Moïra… D’ailleurs, c’était cette dernière qu’elle voyait le plus souvent. Pour contrebalancer les erreurs d’Isak, pour que la Niflheim continue d’exister. Des rencontres officieuses, à cause desquelles elle pourrait périr. Mais en avait-elle encore quelque chose à faire ? Non. Clairement pas.

Elle soupira, perçut la colère. Tentait-il de réfréner une envie de la tuer ? Qu’il essaie… « Ce n’est pas parce que je trouve ton comportement irrespectueux que j’vais te voler tes gamins ! Et j’pourrais pas faire mieux. J’peux pas avoir de gosses, et j’ai pas d’instinct maternel. Par contre, je sais encore ouvrir mes yeux, et voir quand quelque chose ne va pas. » Elle crachait une fois de plus son venin, mais elle était nettement plus calme désormais. Elle relâcha le bras, un long soupir hors de ses lèvres. C’était chiant, de se retrouver dans cette situation. Parce que son cœur existait encore, malheureusement. Les doigts se glissèrent dans ses cheveux roux, et elle se retourna quelques secondes. Les cases de son esprit se mettaient en place, lentement, alors que la jeune femme cherchait les différents lieux où ils auraient pu se cacher. Puis elle soupira à nouveau, quand Eamon lui répondit. Et elle ne put s’empêcher de répondre : « Tu crois ?! T’es même pas foutu de t’en rappeler p’tain. T’es pire que mon frère, avec ta drogue. » C’était cinglant comme remarque, mais qu’importait. La main se posa sur le torse de l’autre, le repoussa hors de la pièce. Il ne pouvait faire face à la force de la métamorphe. La porte fut claquée derrière elle,

« J’ai peut-être autre chose à faire, mais pour le moment, c’pas plus important. Et puis, si tes gamins se retrouvent dans des endroits interdits, j’donne pas cher de leur peau. Alors, tu fermes ta gueule, et t’acceptes que je t’aide. » Le regard était glacial. Si ça l’emmerdait, elle s’en foutait. Solveig était là pour secourir deux gosses, deux êtres perdus dans une ville bien trop dangereuse pour eux. Un geste en direction d’Eamon, pour lui indiquer de la suivre. Elle dévala les escaliers, attira le regard sur elle. Quelques gorilles s’approchèrent, prêts à s’en prendre à Eamon, toute fouine qu’il était. Un simple stop, qui tira un grognement aux videurs. Encore plus des animaux qu’elle… Une clef fut glissée dans une serrure, porte blindée pour protéger le lieu le plus important de la Niflheim. Sous-sol du Little entièrement réquisitionné, pour les activités de la mafia. « Essaie de te souvenir. J’enverrais les membres quadriller la zone sinon. » Elle jeta un coup d’œil sous les tables, derrière les placards de produits chimiques. Sans rien trouver. Ils n’étaient pas là, et bien qu’elle s’en doutait, la pression monta encore d’un cran. « Si on les retrouve, promets-moi qui tu ne les lâcheras plus d’une semelle. Et décroche de la drogue. »


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