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 next station: downtown • (feat aritza)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: next station: downtown • (feat aritza)   Mar 12 Déc - 19:44


« next station: downtown »

Aritza Belmonte & William Addington
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Il avait bien fallu une année entière à l'ancien Commodore, pour s'habituer à la vie urbaine au sein de la Nouvelle-Orléans. Après trois siècles de métamorphose et quatre années de nomadisme à traverser les lacs et les monts, la sédentarisation n'avait pas été facile pour William, bien que cela ait été son choix. Il ne s'était jamais réellement senti à sa place au milieu de la Communauté, même s'il avait trouvé en ses membres, de précieux appuis pour comprendre le monde actuel dans lequel il vivait. Les jours qui avaient suivi la fin de sa métamorphose avaient été d'une violence psychologique et physique inouïe. Capturé par un riche propriétaire terrien, amateur de braconnage, William avait repris forme humaine dans la volière d'un antique ranch californien. En l'espace d'un instant, il s'était retrouvé de l'état d'oiseau à celui d'humain ; complètement nu, face contre terre, les membres engourdis et les sens ensommeillés. Pendant de longues minutes, il était resté là, allongé dans la sciure de bois, les yeux fermement clos et le corps recroquevillé. Sa renaissance avait été si brutale, qu'il avait mis des heures à prendre conscience de son nouvel état. Une fois l'usage de ses sens retrouvés, William avait été pris de panique en constatant la cage dans laquelle il était enfermé. Il avait forcé le grillage de la volière pour tenter de l'ouvrir, sans pour autant y parvenir. Par chance, le boucan provoquer par sa tentative d'évasion avait réveillé son propriétaire, qui fut aussi déboussolé que lui de le découvrir ainsi et de voir son précieux faucon disparu. D'ailleurs, l'homme ne se décida à le libérer, qu'après un interminable interrogatoire à sens unique visant à lui faire avouer la raison de sa présence à l'intérieur de cette cage. Un interrogatoire durant lequel William n'avait pu prononcer le moindre mot, totalement incapable de parler, après trois siècles passés sous la forme d'un animal. Finalement lassé, son propriétaire avait ouvert la porte de la cage, dont le métamorphose s'était échappé aussi vite que possible, pour courir à toutes jambes et se réfugier dans la forêt. Il s'était caché durant deux jours dans les bois aux alentours du ranch. Puis une nuit, il avait fini par s'introduire à l'intérieur de la vieille bâtisse pour dérober des vêtements et de la nourriture à son ancien propriétaire. Par malheur, celui-ci l'avait accueilli en le chargeant avec un fusil. S'en était suivi une bataille au corps-à-corps entre les deux hommes. D'un côté, le vieux cow-boy enrobé et de l'autre, le métamorphe tri-centenaires. La rage de William l'avait emporté sur son propriétaire, qui décéda d'une hémorragie crânienne après un coup fatal porté à la tête avec son propre fusil. Au petit matin, l'ancien Commodore avait quitté le ranch en emportant avec lui tout ce qu'il avait pu reconnaître à l'intérieur de la maison. Des vêtements, des vivres, une arme, une montre, un couteau, des livres. Il avait sellé un cheval et s'était lancé sur les routes étranges de Californie. Après plusieurs jours de chevauché, il avait croisé le chemin de la Communauté, qu'il n'avait plus quitté jusqu'à la Nouvelle-Orléans.

Aujourd'hui, William avait réussi à retrouver un semblant de vie en tant qu'homme. Il avait retrouvé la notion du temps, bien que celle-ci l'ait profondément secoué. Il avait appris à connaître les inventions modernes, bien qu'il continuait à les trouver curieuses. Il s'était habitué à la langue et aux mœurs de ce siècle, bien qu'il ne les comprenne pas toujours. S'installer en ville n'avait pas été chose facile pour lui, ni une décision aisée à prendre. Quitter la Communauté était considéré comme un crime par ses membres. Mais l'esprit belliqueux de William ne s'était pas arrêté à ce détail. La Nouvelle-Orléans était pour lui synonyme de nouvelles espérances et le mot n'était pas choisi au hasard, puisqu'il espérait intimement y retrouver la trace d'Esperanza. La femme pour qui, il s'était un jour damné. Grâce au lien qui le liait à elle depuis sa transformation en métamorphe, il savait qu'elle était vie, même s'il ne ressentait plus sa présence depuis un moment déjà. Il y a quelques mois de cela, il s'était réveillé en pleine nuit en hurlant de douleur, prit de fièvre et de sueurs. Les membres de la Communauté avaient cru à une attaque ou un empoisonnement, mais William avait su que la souffrance qu'il ressentait était celle de sa femme. A la suite de cet épisode, il avait donc pris la décision irréversible de quitter la Communauté pour se mettre à la recherche d'Esperanza en ville. Il se refusait à la croire morte. Elle était bien trop maligne pour cela.

Ainsi, William avait fait son nid dans la capitale louisianaise. La conjoncture sociale aidant, il avait trouvé du travail, puis un logement. Il officiait en tant que bookmaker au Bones, pour le compte de la flamboyante Moïra Everett. Une patronne à la poigne de fer. Aussi froide que calculatrice. Si l'ancien Commodore n'éprouvait pas autant de méfiance envers les femmes depuis que l'une d'elle avait brisé son cœur, il aurait certainement pu s'épancher pour la belle rousse, dont la trempe valait bien celle de quinze hommes réunis. Son nouveau travail était aux antipodes de la navigation, mais le William d'il y a trois siècles n'était plus le même qu'aujourd'hui. Par ailleurs, il avait fini par se faire à l'idée qu'il ne remettrait probablement jamais les pieds sur un bateau. L'Empire britannique n'était plus. La Compagnie-des-Indes avaient cessé son commerce. Et la Royal Navy s'était réformée à plusieurs reprises. Tout ce qu'il avait connu au cours de sa vie n'existait plus dans le monde moderne. Alors, le plus simple pour lui avait été de faire table rase du passé, tout du moins en partie. Travailler au Bones lui convenait. Son expérience dans le commerce lui était salutaire pour tenir les comptes du club. D'un autre côté, il pouvait facilement laisser traîner ses oreilles au gré des combats et des discussions intimes entre les clients de l'établissement. L'endroit n'était pas très respectable, mais William y retrouvait une certaine adrénaline que la mer et l'armée lui avaient procuré autrefois.

Ce matin-là justement, l'ancien Commodore s'était rendu dans le nord de la ville, non loin du quartier de Treme pour se procurer une arme à feu. Une prérogative de sa patronne pour assurer sa sécurité personnelle. Les rues de la Nouvelle-Orléans n'étaient sûres pour personne, même un métamorphe de niveau 4. William en avait fait la douloureuse expérience quelques semaines plus tôt, lorsqu'un marqué l'avait attaqué en pleine nuit dans l'ombre d'une ruelle. Si Oswald n'avait pas été là pour lui sauver la mise, il aurait certainement pu y passer. Le bookmaker avait donc récupéré un Colt à six chambres et plusieurs munitions dans la petite boutique délabrée du quartier nord. Bien qu'antique, le modèle restait plus moderne et sophistiqué que toutes les armes qu'il ait jamais connu. Au XVIIème siècle, le Revolver n'avait pas encore été inventé. C'était une gamine de la Communauté qui lui avait appris à s'en servir et à s’entraîner au tir. Catalina, qu'elle s'appelait. Une fillette de quinze ans, à la peau couleur sable et aux cheveux noirs comme les siennes. En la côtoyant, William n'avait pu s'empêcher de voir en elle l'incarnation de sa fille disparue. Il ne l'avait pas revu depuis son départ du camp. Il espérait qu'elle allait bien, comme le reste des connaissances qu'il s'était fait là-bas : Lucia, Gabriel ou encore Aritza. Aritza ? William cru rêver en voyant le visage de la femme venant de monter à l'intérieur du wagon du tramway qui le ramenait dans le centre de la ville. Pourtant, après l'avoir dévisagé plusieurs fois de loin, il ne put avoir aucun doute. C'était elle. Lentement, il se leva et traversa le wagon pour aller s’asseoir à la place vide à ses côtés. « L'affaire doit être importante pour que tu t'éloignes aussi loin du camp » lui intima-t-il à voix basse, avant de relever la tête pour lui adresser un sourire.


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