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 The Hollow Crown ft Itzal Macaro

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Who by fire - Leonard Cohen ║ It must be done - Pete Townshend/Nathan Barr ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Higher - The Naked and the Famous ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Hearts on fire - Gavin James
↳ Citation : “It is superstition," he admitted. "But it might be true.”
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MessageSujet: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Sam 16 Déc - 16:00

   FEATURING Itzal & Matthias
Il est certain que c’est par ici… à moins que ce ne soit par-là ? Matthias pivote sur ses talons, l’âme en berne et l’espoir disparaissant comme barbe-à-papa dans l’eau. L’agent Avraham et sa mallette mystérieuse ne sont pas là cette fois-ci, tous les arbres ont la même couleur et la brume matinale recouvre les lieux d’une nappe blanche impénétrable.

L’homme pose les mains à sa ceinture, le regard perplexe, cherchant la faille, ce qui pourrait enfin lui apporter une véritable réponse. Des semaines maintenant que les nuits ne lui offrent plus aucun repos. L’image de la créature au-dessus de lui hante ses cauchemars, le poussant à se réveiller en sueur, parfois les mains pleines de sang dans des endroits inavouables. Matthias tente de ce dire que tout ceci est accidentel, qu’il n’y a pas nécessairement de corrélation entre ce qui a été et ce qu’il se passe, mais il est pompier dorénavant et l’adage veut – implacable – qu’il n’y ait pas de fumée sans feu. Les évidences défilent dans sa mémoire défaillante, envoyant un frisson de dégout le long de sa colonne vertébrale. Il y a de l’écho, même quand il accomplit les gestes les plus bénins. Des tronçons de vie lui manque, des réveils angoissants l’étreignent bien trop forts et il ne voit aucune explication viable. Tout est saturé. La viande qu’il parvient à dénicher sur le marché noir a un drôle de gout maintenant et il se dit pendant un temps que c’est probablement dû à son origine mais l’odeur est âpre dans le fond de sa gorge et les nausées le secouent trop violemment au final. Des flashs de la créature obscurcissent sa vision derrière ses paupières closes comme un livre d’images horrifiques et des courbatures élancent un corps pourtant accoutumé à l’effort.  

Quelque chose ne va pas.

Il envisage l’aide de Milo et de ses aiguilles, les drogues qui rendent la poussière aussi psychédélique qu’un sac de bonbons et qui pourrait peut-être - qui sait ? – le rendre lui, lui, mais il abandonne l’idée rapidement, préfère comprendre et désamorcer. La question c’est de savoir quoi…

Un bruit se fait entendre sur la droite et il fronce les sourcils en voyant le volatile frousser les feuilles et s’envoler vers le ciel. Il cherche l’endroit où tout a probablement commencé. C’est un peu comme une hydre ce problème, il faut en couper les têtes ou plutôt il faudrait en trouver le corps… il s’enfonce dans la forêt, la moiteur du bayou devenue tiède sous l’effet de décembre. Les manches sont courtes pourtant, impossible de se souvenir que Noël approche, et puis, plus rien de ce genre n’a vraiment d’importance de toute manière. Ils ont tout laissé derrière eux, les vestiges d’une ancienne vie à jamais perdue, de Salem à New York, de New York à la Nouvelle Orléans, un renouvellement constant et infaillible.  « Allons Matthias… tête de piaf souviens-toi… » Il bifurque à un arbre, emprunte une voix qu’il semble reconnaitre un bref instant, passe par-dessus un rocher recouvert de mousse et de végétaux en décrépitude, mais rien n’y fait. Il n’y a que du verre et du marron et des cercles tout autour de lui. Il en a le tournis, se fait distrait oubliant les limites de la cité, oubliant la foret et ses autres dangers.

Il manque par trois fois de marcher dans des pièges à loup et autres. Il longe sans état d’âme un précipice recouvert de feuilles et une flèche passe devant ses yeux effrayés tandis qu’une biche se volatilise en courant à quelque pas. « SACRE BORDEL DE MER… ah… » Le torse se gonfle puis se dévide, la peur s’effilochant sous la surprise. L’homme, il le connaissait mais c’était peut-être la dernière personne qu’il s’attendait à croiser ici et maintenant. Le passe, tel un boomerang, lui revient en pleine figure alors qu’il est pourtant sur les traces d’un présent vaporeux. « Heureusement que tu vises avec tes pieds ! » Heureusement ? Vraiment ? La confusion l'a laissé quelque peu groggy et il ramène ses cheveux en arrière, un sourire commençant à se former sur son visage anxieux. « T'es jamais là où on t'attends. Tu sais que c'ets dangereux par ici ?! »



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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Dim 17 Déc - 18:12

The Hollow Crown
On trouvait de tout, au sud de la ville. Si les gens avaient été d’humeur, ça aurait pu faire un super coin à touristes. Abandonnés à la nature, abritant les spécimens les plus bizarres de la ville, des maisons en ruines, probablement tout un tas de fantômes pour ceux qui y croyaient. Et des bestioles, aussi. En temps de disette, Itzal n’était probablement pas le seul à traîner dans le coin. Même si lui ne venait pas ici pour chasser. Il savait trouver de quoi bouffer en ville, et c’était loin d’être la première famine qu’il connaissait. Non, il venait dans le coin pour s’entraîner, parce que s’il lançait ses couteaux ou tirait à l’arc dans le couloir de son immeuble, tout de suite, les voisins gueulaient. Sans parler des flingues, encore qu’il ne s’entraînait pas à tirer, il n’en avait pas besoin, et les balles n’étaient pas illimitées. Alors qu’une flèche, ça se récupérait sans peine. Dans le tronc d’un arbre ou dans une bestiole. Ou dans quelqu’un, aussi. Fait amusant, qu’Itzal ignorait avant d’arpenter le coin, et qui n’était pas amusant du tout, en fait, c’était que ce coin, peu habité et donc pas vraiment remis en état pour permettre une présence humaine massive, regorgeait de petits pièges qu’un homme de la ville n’aurait pas pu anticiper. Itzal avait beau avoir grandi dans la rue, il avait justement vécu dans la rue et pas dans la campagne ou dans la forêt ou dans les deux à la fois après une petite apocalypse comme seuls les humains en étaient capables. Il y avait des choses auxquelles on pensait peu, dans ce genre de catastrophe. Les centrales nucléaires, les usines en tout genre, le fait que tout un tas de déchets, d’eaux usées et de produits à la composition douteuse finissaient par imprégner les terres, les rivières, la végétation…

Ce matin était comme tous les matins dans les environs : humide et brumeux. Tout l’intérêt de la chose pour Itzal était qu’il pouvait avoir la paix. Cela ne voulait pas dire qu’il fallait pour autant baisser sa garde. C’était exactement ce qu’il était en train de se dire au moment où en sortant d’une petite clairière embrumée, il sentit sa jambe s’enfoncer dans une espèce de flaque de boue, ce qui en soi n’aurait dû que lui arracher une bordée de jurons. Une fois qu’il eut fini de gueuler tout seul entre les arbres, il sentit une quinte de tout le secouer alors que de la tourbière dans laquelle il venait de marcher émanait une vapeur agressive, qui lui brûla aussitôt les yeux et la gorge. Il s’éloigna en titubant, sans lâcher son arme, parce qu’il eut quand même la présence d’esprit de se dire que s’il y avait un truc de pire que de se retrouver dans le bayou sans rien y voir, c’était bien de se retrouver dans le bayou sans rien y voir et sans défense. Il eut beau se frotter les yeux, tout ce qu’il distinguait était une sorte de bouillie sombre sans contours. Enfilant son arc à son épaule, il sortit une petite flasque d’eau pour se rincer les yeux, mais cela n’eut pas d’autre effet que de gâcher sa flotte, ce qui lui arracha une nouvelle bordée de jurons. Est-ce qu’il était devenu aveugle ? Est-ce qu’il allait le rester ? Depuis qu’il s’était transformé en voleur d’énergie, il avait tendance à se remettre beaucoup plus facilement de ses blessures, un avantage sur lequel il ne crachait pas, mais cette fois c’était un peu différent d’un coup de griffe dans la couenne. Il s’immobilisa un moment, le temps de retrouver son calme.

Privé de sa vue, ses autres sens faisaient le job, surtout qu’ils étaient à présent surdéveloppés. Incroyable comme tous les bruits de la nature qui peuvent sembler anecdotiques, comme une musique d’ascenseur à laquelle personne ne fait attention, prenaient soudain des allures de bande-son de film d’horreur. Le bruissement des feuilles, le clapotis de l’eau, le craquement de branches sous le pas d’animaux si légers qu’il parvenait à peine à capter ces derniers… Et ce n’était que la partie émergée de la menace qu’être aveugle dans ce coin de la ville représentait. Lui était venu avec un arc et des flèches en se disant que s’il tirait une bestiole, c’était très bien, mais il savait que les cinglés qui vivaient comme des ermites ici posaient des pièges partout. Et il n’avait pas encore appris à se faire repousser des membres. Sans parler du caractère accidenté du terrain. Là-dessus, un autre bruit couvrit tous les autres, l’équivalent d’un bulldozer évoluant dans le bayou. Quelqu’un approchait. Itzal ne comptait pas attendre de « voir » venir la menace, et tant pis s’il n’y avait pas de menace du tout, plutôt l’autre que lui, comme on disait chez les paranos. Il banda son arc et tira une flèche dans la direction approximative de la présence en songeant qu’il aurait plus de chance de gagner au loto alors même que le loto n’existait plus que de toucher la personne qui venait de débouler face à lui. Il eut la confirmation de son échec quand en face, ça s’exclama d’un ton outré, avec bien trop de force pour quelqu’un s’étant pris une flèche dans les gencives.

Itzal jura aussi, puis se dit que cette voix était familière, et il n’était pas le seul à être passé en mode « perdu de vue » – héhé – parce qu’en face, la personne s’adressa soudain à lui comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde. Il dut prendre quelques secondes pour identifier cette voix. Malgré tout, plus important encore que de tomber dans les bras d’un vieux pote, il y avait une vérité qu’il tenait à rétablir : « Permets-moi de te dire que si j’avais visé comme mes pieds, tu serais mort. Cette flèche est allée exactement où je voulais qu’elle aille. » Et puis d’abord, l’autre aurait dû s’extasier de voir un aveugle tirer à l’arc au lieu de lui faire des reproches. Il apprécia cependant l’ironie de la situation – ah ouais, dangereux, sans déconner ? Il n’avait pas remarqué… Il repéra la silhouette qui s’agitait devant lui et retint un soupir de soulagement. Sa vue revenait petit à petit, a priori. « Si c’est vraiment dangereux, ici, c’est toi qui n’y as pas ta place. Qu’est-ce que tu fiches ici ? Matthias ? » Ce dernier mot n’était pas censé être une question mais il n’avait pas pu s’en empêcher. Il croisa les bras plutôt que de gigoter les bras levés comme un aveugle. Ouaaaais, il ferait totalement illusion. « Et regarde où tu marches. » Les vieux réflexes avaient la peau dure. N’empêche, hey, quel hasard, quelle bonne surprise ! C’était pas tous les jours qu’on retrouvait un vieux copain. Ça aurait été super cool et beaucoup plus spontané si seulement Itzal y avait vu quelque chose.

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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Mar 26 Déc - 14:07

   FEATURING Itzal & Matthias
Une partie des vestiges de l’humanité avait migré vers la Louisiane, la neige et le froid du nord s’étant invité, sous le shift d’une planète malade, à New York. Matthias n’était toujours pas certain d’avoir prit la bonne décision. La question s’était à peine posée, tout le monde avait sentie que la survie était dans le sud. Les valises avaient été faites, les paquets arrangés, les chaussures renforcés. Il avait fallu des jours et des semaines et des mois. Des visages s’étaient évanouis dans la forêt de ses souvenirs, d’autres avaient resurgis dans les plus étranges circonstances imaginables et Matthias avait reconstruit une vie éparse loin des spotlights des caméras du gouvernement et de ses jeux.

« Permets-moi de te dire que si j’avais visé comme mes pieds, tu serais mort. Cette flèche est allée exactement où je voulais qu’elle aille. » Le sourire s’élargit encore un peu plus, le rire presque serein - enfin - au bord des lèvres. Revoir Itzal avait quelque chose de surréel, la voix teintée d’une impression de sécurité qui les avait pourtant tous quittés depuis l’apocalypse. « Ah mais tu sais bien ! Je peux pas m’en empêcher, si le danger était une femme, j’irai direct l’épouser avec bague, croquembouches et petit voile blanc. » Le vainqueur des jeux ralentit ses pas en voyant les yeux bordés de rouge, la pupille légèrement dilatée. « Mais t’es devenu Stevie Wonder ? » L’amusement passa rapidement et il dévala les quelques mètres restants. C’était bien la peine de s’inquiéter quand l’aveugle momentanée semblait pourtant si sur de lui, arc et carquois sur l’épaule. « Ben moi je peux voir où je marche, toi je sais pas trop. Comment t’as fait ça ? Ça se trouve tu m’as pris pour une naïade des bois. » Fit-il en levant de façon faussement séduisante les sourcils.
Peu importait les bras croisés et la mine naturellement bûcheronne de son camarade brun jusqu’alors perdu croyait-il, Matthias l’enserra dans une accolade généreuse. Une soudaine nostalgie l’étreint. Vivaient-ils mieux à New York ? Pas vraiment, il y avait été moins libre mais mieux portant. On ne pouvait avoir l’un et l’autre et maintenant qu’il testait les difficultés terrifiantes de la Nouvelle-Orléans et de ses opaques brumes, il n’était plus si sûr d’avoir fait un bon marché. La liberté et la rédemption sonnait parfois si creux quand on voyait la faim ramper dans les longues files remplis de spectres délavés, tenant à la main leurs cartes de rationnement.

« Qu’est-ce que t’as foutu ? » La question était si vaste qu’elle lui arracha un autre sourire éclatant, repoussant bien loin les fantômes tapis dans l’ombre. Il n’avait plus revu Itzal depuis New York, depuis les fêtes étincelantes et les couloirs sombres des rues de la ville-pomme. Le contraste avait été si grand entre les deux cités qu’il lui semblait que ni lui, ni même Itzal, ne pouvaient être véritablement les mêmes qu’avant. Surement avait-ce été une autre vie…

Il recula de quelques pas, contemplant la mine guerrière de son ami. « En chasse contre les lapins ? » Un pli soucieux zébra le front solaire. Il y avait d’autres choses dans cette forêt mais cela avait sans doute été un cauchemar qu’il avait fait. « C’est vrai que c’est dangereux ici… » C’était ce qu’il cherchait désespérément, à retrouver l’origine de ses sombres heures et maintenant qu’il y pensait, il était inconscient et stupide. Il n’avait pas d’armes avec lui, pas d’équipements, juste l’urgence de comprendre, de retrouver, d’être sur enfin qu’il n’avait pas affabulé. Même la brune à la valise sombre et au pli des lèvres revêches, il n’était plus si certain qu’elle ait été réelle. « T'es à la Nouvelle-Orléans depuis longtemps? On m’a dit… hum… » Il eut un rire indécis. Il venait à peine de le retrouver et il était inutile de l’assiéger avec des histoires de créatures ayant beaucoup trop de dents et de marques sur le torse qui le réveillait parfois la nuit.
La tape sur l’épaule fut bon enfant, comme un changement nécessaire d’atmosphère. « Apparemment il y a un groupuscule en bordure de la ville. Tu connais les journalistes, ça aime bien les titres à sensation, mais maintenant que je te vois là en chair en muscle et avec des flèches qui partent dans les sens, je me demande… t’as pas fait Mac Gyver dans la forêt quand même ? » Il fit le chemin inverse, histoire de récupérer la flèche pour la redonner à son propriétaire, milles questions sur le bout de sa langue. Un vent sourd passa entre les troncs d’arbre et Matthias tourna un regard fébrile vers l’intérieur de la forêt.

Il chercherait demain. Il était superstitieux de nature et Itzal avait été mis sur son chemin pour une bonne raison : il en était persuadé.



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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Jeu 28 Déc - 12:01

The Hollow Crown
Plusieurs années de séparation réduites à rien dès que Matthias ouvrait la bouche. Dire que l’autre n’avait pas changé était peut-être un peu prématuré, surtout que pour ce qu’Itzal en savait il avait peut-être les cheveux roses, un bras en moins ou un œil en plus. Mais en guise d’introduction, évidemment, ses paroles avaient un goût de familiarité. D’ailleurs, au sens littéral du terme, le Vénézuélien aurait bien vu Matthias se laisser passer la corde au cou par une groupie ou une croqueuse de diamants ou une cinglée à la recherche de quelques miettes de célébrité. Ou, en l’occurrence, se balader en tongs dans un bayou visiblement contaminé par toutes sortes de produits chimiques. En l’entendant cavaler vers lui, Itzal eut malgré lui un mouvement de recul, pas sûr que Matthias ne comptait pas lui sauter dessus pour lui faire un gros câlin ou juste lui cracher dans les yeux du fond de son bon cœur. Contre toute attente, ce fut la première hypothèse qui l’emporta, en même temps que des souvenirs de New York refaisaient surface parce que oui, bien sûr qu’il était comme ça, cet animal. Itzal l’avait plus souvent vu dans des bars à soulever des chopes qu’à traîner dans la nature, mais le résultat avait l’air d’être le même. Si ce n’était qu’on ne traversait pas plusieurs années d’existence sans en subir un peu les conséquences. Là, comme ça, à l’aveugle – ohoh –, Itzal aurait eu tendance à le trouver identique à celui qu’il était à New York. Pour un début, c’était pas mal, et la transition n’en serait que plus douce. En ce qui le concernait, après tout, il y avait eu du changement, même si ça ne se voyait pas au premier coup d’œil – mais qu’il était drôle ! Une fois que Matthias l’eut libéré, il se permit une réponse sobre. « Apparemment, le gouvernement n’a jamais pensé à nettoyer les environs au sens littéral du terme, alors méfie-toi des plaques de flotte stagnante, mais ça va déjà mieux t’en fais pas. Et franchement, je commence à me demander si c’est une bonne idée de bouffer la moindre bestiole qui vit dans les environs. » En termes de viande écolo, on avait vu mieux. Mais ils étaient tous probablement irradiés et immunisés depuis longtemps, cela dit.

Ah ça, ils en avaient fait du chemin depuis New York, où Itzal pensait vivre une vie merdique, quoique confortable. Mais jamais à l’époque il ne se serait posé la question de savoir si sa bouffe était radioactive. Et il passait plus de temps entre les parois grises, métalliques et rassurantes de la mégapole qu’entre des arbres rabougris. Arbres qu’il distinguait de plus en plus nettement, avec, entre eux, face à lui, la silhouette familière de Matthias, ce bon vieux Matthias, puisque c’était bien lui, et pas un genre d’hallucination due aux produits chimique qu’il avait inhalés – et cela dit ça aurait été bizarre, comme choix de fantasmagorie. S’il y avait bien quelqu’un dans sa vie qu’il avait apprécié, qui ne lui avait jamais fait de tort ou causé des ennuis, c’était bien Matthias, alors en guise de fantôme du passé, il aurait été un peu inoffensif. « J’y suis depuis à peu près la dernière fois qu’on s’est croisés à New York. Désolé de pas t’avoir fait mes adieux, ça s’est fait comme ça, un peu dans l’urgence. Mais je ne suis pas étonné de te retrouver ici. » Personne de sain d’esprit n’aurait pu rester dans cet enfer glacial qu’était devenue la Grosse Pomme. Et personne de sain d’esprit ne se serait baladé dans les environs sans raison, ce que Matthias semblait sous-entendre autant pour Itzal que pour lui-même, et le Vénézuélien adopta un air faussement choqué en réponse à la question que son ami n’avait pas osé posée. « Tu me connais, je suis un citadin, pas un sauvage. » Il considéra Matthias d’un œil neuf au sens où sa vision était quasiment complètement revenue. « Tu cherches quelqu’un ? » Il avait bien l’impression que c’était là la raison première de la présence incongrue de son ami dans cet endroit tout pourri.

Après tout, il n’y avait aucune raison qu’en tout ce temps, Matthias n’ait pas débarqué ici avec quelques casseroles aux fesses. Rien ne changeait, sauf les hommes, disait l’adage. Itzal croisa les bras en secouant doucement la tête. « Tout le monde te parlera de gens qui vivent dans ce coin et tout le monde te dira qu’ils ne sont pas fréquentables. Moi ce que j’en dis c’est qu’il faut avoir beaucoup de choses à cacher pour accepter de vivre ici. » Et des choses à cacher pour vouloir les rencontrer ? Comme quoi, tout le monde finissait par être touché par le virus des secrets et des non-dits. Mais en hommage à leur relation légère et sans heurts, Itzal préférait ne pas sauter à la gorge de Matthias tout de suite pour tenter de lui arracher des réponses. Après tout, ils avaient pas mal de temps à rattraper, tous les deux.

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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Sam 6 Jan - 14:37

   FEATURING Itzal & Matthias
Les souvenirs en pagaille étaient parvenus en vrac dans la mémoire de Matthias, des discussions secrètes sans lendemain, des nuits sans étoiles, des vêtements et des uniformes. Itzal avait été une de ces figures fugaces mais durables, l’âme pleine, le sourire franc, autant de qualités rares pour ceux qui avaient survécu tant bien que mal aux fractures de ce monde et à l’exode vers les terres marécageuses et moites de la Louisiane. « Apparemment, le gouvernement n’a jamais pensé à nettoyer les environs au sens littéral du terme, alors méfie-toi des plaques de flotte stagnante, mais ça va déjà mieux t’en fais pas. Et franchement, je commence à me demander si c’est une bonne idée de bouffer la moindre bestiole qui vit dans les environs. » Matthias s’écarta légèrement, zyeutant le sol et ses alentours avant de rire. « Je ne crois même pas que ce soit le pire… » Crois-moi aurait-il pu ajouter, la paume fébrile venant frotter un torse endommagé. « On va pas devenir végétarien quand même… » L’apocalypse ok, plus de viande, c’était quand même la grosse limite pour le brun longiligne.

Il fixa le sol, piétinant sur ses propre pas. Itzal n’avait pas tort même le déclin alarmant de la technologie de masse avait contenu les effets pernicieux d’une pollution irrémédiable en Louisiane. Les usines et centrales nucléaires avaient été abandonnées de par ce qui restait du monde. Des continents entiers avaient sombré, les nappes toxiques fluorescentes à peine perceptible dans la brume d’une apocalypse irréversible. Lors de l’exode, personne n’avait pensé à regarder ce qu’il en était dans ce sud en décomposition. La chaleur avait été la seule boussole tolérable et tolérée. Pour survivre, il fallait ne pas congeler, c’était là la seule prérogative d’une humanité qui rétrécissait à vue d’œil. Certains aimaient à croire qu’ils n’étaient pas les derniers vestiges de la race humaine, que les rumeurs sur un monde souterrain fait de carmin et de ténèbres n’étaient que propagande afin que chacun y mette du sien et ne sombre pas dans un désir d’autodestruction.

Itzal n’avait pas sombré, muscles saillants et regard d’acier. Chacun avait traversé ses épreuves, le baptême de feu après celui de glace, New York semblait fantomatique dans leurs esprits, remplacée par les ténèbres bourbeuses de la Nouvelle-Orléans. « T’en fais pas. » L’humour d’Itzal lui avait manqué et un sourire glissa -sincère - sur le visage de l’ancien vainqueur. On ne pouvait en vouloir à personne mais les âmes étaient dorénavant grises, barbouillées de cendres et de la neige crasseuse qu’il avait fallu quitter. L’heure était à eux qui se vantaient d’avaler des bébés et tiraient orgueil du sang versé. Ceux là n’avaient jamais intéressé Matthias, trop conscient peut-être de la vacuité siégeant au sein de leurs paroles grandiloquentes. « L’un n’exclue pas l’autre tu sais… sauvage, citadin… » Il haussa les épaules, sentant le regard décrypteur du latino, renvoyant probablement le même en miroir de faïence. Il était bon de sentir que des liens perduraient encore, malgré tout, que les vagues n’avaient pas tout emportés. Si les fantômes pouvaient revenir, les espoirs aussi. « Ben à vrai dire… » Il passa le revers de sa main sur la pointe de son nez, légèrement embêté. Cela pouvait paraître étrange mais c’est comme s’il n’avait jamais véritablement quitté Itzal, l’aisance familière et la présence magnétique. Il lui aurait dit au revoir la veille, tout aurait sans doute été parfaitement similaire. Superstitieux de nature, Matthias y voyait là un signe tranquille que l’univers - charitable - lui offrait. « Ouais. Une fille. » Le sourire prit une teinte de rire et il arqua les sourcils. « Mais pas en mode retroussage de jupettes hein. Faudrait pas déconner vu que je suis quasi certain qu’elle fait partie des chemises noires, ou grises ou p’tet blanches enfin la couleur ça n’a pas vraiment d’importance, c’est estampillé sous le glorieux sceau de notre gouvernement bien-aimé. » Il avait reconnu la raideur et les méthodes mais n’était pas vraiment certain. Les gens avaient tant changé que n’importe quel clampin du coin se prenait maintenant pour Lara Croft ou John Wick.

Matthias passa une main dans ses cheveux désordonnés, inconscient de la mesure d’Itzal. « Tout le monde te parlera de gens qui vivent dans ce coin et tout le monde te dira qu’ils ne sont pas fréquentables. Moi ce que j’en dis c’est qu’il faut avoir beaucoup de choses à cacher pour accepter de vivre ici. » Le bras présenta dans un geste ample les maisons plus loin, sages dans leurs similitudes. « C’est des baraques cosy, paix, sérénité tout le blabla, yoga dans ton cœur. Ils n’ont rien à craindre… » Il n’y croyait pas lui-même. Il l’aurait fait avant. « Je venais parfois courir par ici. » L’aveu fut lunaire, presque incongru, la marque vive sur le torse. « La zone de décontamination n’est pas loin, techniquement c’est safe… y’a de la milice qui grouille de partout plus loin. Tu faisais quoi ici ? A part chasser les lapins. » Il avait toujours ce doute d'Itzal et de la Communauté, comme si c'était là la seule évidence.
Matthias tilta son visage dans une bonhomie amusé, reprenant sa marche. « Tu m’as trouvé moi cela dit : c’est ton jour de chance ! » Le clin d’œil glissa avec la facilité d’un rayon de soleil au travers d’un ciel d’été, un peu avant un orage nécessaire. « Je cherche une brune. Mmmm cette taille à peu près, mince, des grands yeux couleur éclair chocolat et une bouille d’amande. Bon à m’écouter on dirait un dessert mais elle savait tenir un flingue. Elle avait un flingue. »




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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Lun 8 Jan - 22:28

The Hollow Crown
Il y avait des mots comme ça qui sonnaient vachement faux dans l’air, et « végétarien » en faisait partie. Ça faisait des années qu’Itzal n’avait pas entendu quelqu’un le prononcer et quelque part, il n’était pas surpris que ce soit Matthias qui ait déterré le concept de la fosse commune des concepts disparus avec la majorité bêlante de l’humanité, en même temps que le yoga, le quinoa, la morningophilie ou les câlins aux arbres. De ce point de vue-là, l’apocalypse n’avait pas eu que des mauvais côtés, même si ces temps-ci, comme tout le monde crevait la dalle, on ne pouvait pas vraiment se la jouer gros bouffeur de viande. Itzal avait vécu dans la rue et avait gobé des trucs bien pires que de la bouffe radioactive, voire pas de bouffe du tout pendant des jours, pour ce que ça valait, mais enfin crever de faim à cinq ans, c’était pas pareil qu’à trente-cinq, avec quatre-vingt kilos de plus et une activité en plein air qui demandait un minimum de forme physique sous peine de crever comme une gros pneu. Tout ça, malgré tout, c’était un blabla assez peu commun pour le Matthias dont il se souvenait, et qui ne s’embarrassait d’habitude pas vraiment d’introduction aux véritables conversations qu’il voulait tenir. Itzal n’était pas sûr d’avoir croisé un type à la vie aussi bordélique que ce mec et il était d’avance assez peu étonné de ce que son vieux copain s’apprêtait à lui balancer, malgré tout, de le voir ainsi danser d’un pied sur l’autre dans la boue le rendit nerveux. Oh, allez, les gens changeaient, en plusieurs années, mais quand même, pas tant que ça, non ? Lui-même n’avait pas tant changé que ça. Du moins le pensait-il. Et si on omettait le fait qu’il n’était plus vraiment un être humain. Plus du tout, même. Oh, well…

À vrai dire, à vrai dire, et ensuite, bordel ? Itzal avait envie de le prendre et de le secouer jusqu’à lui faire tomber les dents pour le faire parler. Enfin, le gamin parla. Il cherchait une fille. Le Vénézuélien eut le temps d’émettre un « ah » goguenard et d’esquisser un demi-sourire que l’autre lui cassait déjà son coup en affirmant qu’il ne cherchait pas ce genre de fille, non, non. Pas juste une fille. La fille, apparemment. Celle qu’ils avaient tous dans leur vie. Celle pour qui ils faisaient des conneries, du genre se balader dans la forêt boueuse là où vivaient tous les psychopathes de la ville et se convaincre que le voisinage était sympa, par exemple. Itzal secoua la tête, le regard fixe, pour marquer son manque d’entrain face à ces belles théories sociologico-immobilières, mais il ne pouvait pas vraiment continuer à juger Matthias, même pas commencer, en fait. Pour la fille qui hantait sa vie à lui, il avait tenté de fuir la ville et ça s’était plutôt mal fini. Tu parles d’une décision de con. Alors il patienta, même s’il ne put s’empêcher de grincer comme une vieille porte. « Faudrait voir à être plus que quasi certain, quand même, mon pote, avant de lui mettre la main dessus. » Roh, merde, il n’était pas son père, Matthias pouvait bien faire ce qu’il voulait. Enfin, avant qu’il ne tombe sur Itzal. Maintenant qu’Itzal l’avait de nouveau sous la main, il n’avait pas des masses envie de le laisser faire des bêtises. Ou se perdre dans des digressions, pour ce que ça valait. « Je sais pas ce que tu crois que je foutais ici mais tu t’inquiètes probablement pour rien. Pour te la faire courte, je déteste cet endroit, je conchie la milice, je crache sur les cinglés qui vivent ici, et sur ceux qui vivent partout ailleurs, d’ailleurs, et tu peux arrêter de prendre des pincettes pour me parler parce que dans pas longtemps tu vas me forcer à te violenter pour qu’on retrouve la confiance. » Un peu qu’il l’avait trouvé. Ou bien c’était Matthias qui l’avait trouvé, lui. Bref, ils s’étaient retrouvés. Et ça valait bien la peine de s’accorder un peu du bon vieux temps, tout de même, et fi de la paranoïa.

Quand Matthias finit par cracher le morceau, Itzal détourna légèrement le visage, comme pour écouter deux conversations en même temps. Il entendait bien que son pote lui faisait la description de la femme de ses rêves – il n’en savait rien en fait mais Matthias ne lui parlait pas de cette nana pour rien et Itzal choisit d’y voir une histoire d’amour un peu sado-maso à la attrape-moi si tu peux et crève si tu peux pas. C’est qu’il avait eu droit à la même, avec une brune aux yeux bruns lui aussi, alors ça lui faisait plaisir d’imaginer ne pas être le seul couillon à s’être fait avoir. Dans le même temps, il lui sembla entendre un bruit peu rassurant, du genre appel de la nature en stéréo. « Des brunes canons qui savent se servir d’un flingue, y en a plein les rues, par les temps qui courent. J’en connais quelques-unes mais elles sont pas très fréquentables, ça serait rude que l’une d’elle soit ta princesse Disney. Elle a un prénom, cette pâtisserie ? » Il fit glisser son arc de son épaule tout en parlant, faisant appel à son ouïe sur-développée pour tenter de capter ce bruit gênant qu’il avait cru entendre, et cette fois il l’entendit bien, ça oui, clairement et nettement. Il se tourna de nouveau vers Matthias d’un air méfiant cette fois. « Mais dis donc, tu te fous pas un peu de moi ? Tu cherches une fille dans la gadoue dans le trou du cul de la ville, vraiment ? » Il était tout pour aider Matthias dans toutes ses entreprises, trouver une fille, l’arche perdue ou une licorne, mais enfin encore fallait-il que l’autre se laisse aider.

La végétation face à eux fut prise d’un tremblement, comme si les buissons venaient d’éternuer, et les grognements et claquements de mâchoires qu’Itzal entendait depuis quelques secondes éclatèrent dans ses oreilles, cette fois nettement. Il tendit un bras vers Matthias sans le regarder. « Je pense qu’on devrait rattraper le temps perdu n’importe où ailleurs qu’ici. » Un premier chien jaillit des broussailles en s’ébrouant, le genre de cabot de l’enfer à qui on ne tendrait même pas une barre en fer pour qu’il puisse se faire les dents dessus tellement on craindrait de perdre un bras dans l’affaire. Un autre apparut à côté, à peine moins maigre, et bientôt, ce fut une petite meute qui se tint devant eux, crasseuse, pouilleuse, baveuse, affamée, et rien que de les regarder, Itzal eut l’impression de choper la gale. Accessoirement, il se sentit prodigieusement con avec son arc à la main et le repassa à son épaule lestement en mode « okay d’accord je me tais » pour se saisir de son flingue. « J’espère vraiment que ta brune était pas dans le coin, copain », marmonna-t-il entre ses dents. Et maintenant, il était comme temps de se tirer.

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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Sam 20 Jan - 13:50

   FEATURING Itzal & Matthias
La lueur goguenarde doublée du sourire un tantinet moqueur de son comparse fit froncer le nez à Matthias. Quoi ? Ça n’arrivait jamais de chercher une gonzesse ? Bon d’accord, le romantisme était mort en même temps que l’Apocalypse. Avait-il seulement existé mis à part dans sa notion première ? Et lui cherchait surtout une fille et sa mallette parce qu’un monstre les avait pris en course-poursuite avant de cordialement bavouser sur lui. Certes. Les vestiges d’une Humanité quasi éteinte pulsait dans les rues délabrées de la Nouvelle-Orléans, la carcasse d’une fin du monde bien ouverte et odorante à la face du soleil mais ça ne l’arrêtait pas dans sa poursuite. Tant qu’il avait cette douleur irritante sur le torse, il ne pourrait pas vraiment se permettre de ne plus la pister. Avait-elle la même chose ? Est-ce que c’était dû à une expérience du gouvernement qui avait mal tourné ? La brunette avait eu une mallette avec elle qu’elle n’avait pas lâché une seule seconde, la main engluée sur la poignée en cuir vieilli noir. Ce qu’ils avaient vécu était énorme et pourtant pas un mot, ce qui ne faisait que le conforter dans l’idée qu’il s’agissait bien d’une membre aguerrie de la milice.

« Faudrait voir à être plus que quasi certain, quand même, mon pote, avant de lui mettre la main dessus. » Matthias passa une main sur sa nuque. On ne pouvait plus vraiment être sur de rien dorénavant et il commençait à perdre pied dans cette ville de malheur. Les prêteuses sur gage vous vidaient de votre énergie, vos meilleurs amis se noyaient dans les psychotropes, on parlait de trafics de sang et lui-même s’en réveillait couvert à des heures indues sans vraiment comprendre pourquoi. Il avait beau plaisanter et afficher un air détaché et -oui- presque joyeux, le leurre ne servait qu’aux autres âmes. Il savait bien que quelque chose était bien pourri au royaume du Danemark mais à ce stade d’odeurs putrides, il commençait à se demander s’ils n’avaient pas tous atterris dans un formidable dépotoir.

Il faudrait sans doute avancer dans la boue, les coudes rouges et noirs, les ongles abimés et le corps explosé, mais on parvenait toujours à s’extirper du long tunnel. Il y parviendrait encore cette fois-ci se dit-il candidement, la volonté vibrant sur l’épiderme et le cœur accroché à ses parois. Le discours d’Itzal du reste le ramena merveilleusement sur un terrain connu, la violence saine et la colère dirigée vers une seule entité tentaculaire qui essuyait tout et rien. « J’irai consulter les registres de la Milice mais c’est pas comme si c’était super facile d’accès… enfin je suppose qu’on trouve tout pour peu qu’on y mette le prix. Elle a forcément un nom, tout le monde a un nom. » Sauf les grosses bestioles quoique l’idée d’appeler Max l’espèce de méga toutou qui lui était sauté à la gorge s’avérait presque tentant.
Un craquement se fit entendre au loin suivi d’un chuintement lourd. « Je pense qu’on devrait rattraper le temps perdu n’importe où ailleurs qu’ici. » Itzal avait raison et pour la première fois peut-être, Matthias se rendit compte de la légèreté inconséquente avec laquelle il était venu ici : sans armes, sans préventions et à peine munie d’une boussole de fortune. « Ah, une fois j’avais lu un manga… fais pas cette gueule, il m’arrive de lire aussi… ben le héros était un aimant à chats. Y’avait des chats, ils venaient direct le voir. » Commença le danois en se baissant doucement pour ramasser… euh.... il tâtonna le sol et referma ses doigts sur des cailloux. Eh bien on n’irait pas loin avec tout ça. La meilleure défense restait l’attaque ou la distraction.

Matthias inspira, les phalanges se recourbant sur la pierre boueuse avant d’ouvrir la bouche.

« Dans la jungle terrible jungle le lion est mort ce soir… » Chanter prenait toujours au dépourvu et les oreilles des cabots se mirent à s’agiter tandis que le brun donna un coup de coude discret à Itzal qui voulait largement dire que chanter tout seul c’était sympa, mais à deux c’était encore plus divin. «  Viens ma belle viens ma gazelle, le lion est mort ce soiiiiiiiiiiir. »
Et là, l’incroyable. Les chiens se posant sur leurs séants, les oreilles vibrantes d'émotion et les patounes soudainement sages, il y eut concert d’aigus maitrisés en pleine forêt.

Au possible grand dam d’Itzal Macaro.

«  OWIMBOEEEEEEEEEEEE OWIMBOEEEEEEEEEEEEEE. »

Il n'y avait plus qu'à reculer gentiment.

Yolo.




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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Sam 20 Jan - 13:50

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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Sam 20 Jan - 17:32

The Hollow Crown
Pendant que Matthias lui faisait le coup du regard dans le vide, Itzal sentait tous ses sens de gros bâtard de voleur d’énergie s’éveiller un à un. Cela lui fit penser que peut-être, si son bon pote et lui étaient destinés à réanimer leur bonne vieille amitié, il faudrait qu’il avoue à Matthias son petit problème de nature, mais après tout la nature, ce n’était pas écrit sur la gueule des gens, c’était à l’intérieur, et pour ce qui était de la personnalité et du tempérament, il pouvait encore faire illusion autant qu’il voulait. Il s’attendait réellement à ce que Matthias lui donne des détails croustillants, et d’abord, qui était cette femme et pourquoi il la cherchait, parce qu’en vérité personne ne cherchait personne avec autant d’assiduité si c’était simplement pour lui demander son zérosix. Il y avait anguille sous roche, ou plutôt, baleineau sous gravillon, et il se promit de creuser la question, surtout quand son copain claironna qu’il ne connaissait pas le nom de cette bonne femme, ni même ne savait si elle était digne de confiance. Mais enfin c’était quoi ce bordel, se récriait l’assistance ? Eh bien, la suite au prochain numéro, parce que soudain, une meute de chiens enragés venait de s’inviter à la fête. Il glissa un regard en coin à Matthias, qui n’esquissa aucun geste pour, disons, sortir une arme, par exemple. Non, il pensait probablement que son joli minois suffirait à le protéger des intempéries. Itzal tenait fermement son pistolet, les yeux fixés sur les chiens, à la recherche du chef de meute. Darwinisme animalier oblige, les chiens avaient vachement plus changé que les hommes, et en quelques années seulement, avaient retrouvé leurs instincts ataviques, du temps où ils étaient plus des loups que des loulous de Poméranie. Avec les hommes, ça marchait parfois, d’exploser la tête du patron, et plus encore avec les bêtes qui vivaient en meute selon une hiérarchie toute particulière encore plus stricte qu’un régime nord-coréen.

Malgré toutes ses bonnes résolutions – comme, par exemple, ne pas mourir éventré par une saloperie de cabot cradingue –, il ne put s’empêcher d’écouter avec attention le délire totalement hors contexte de Matthias, en mettant ça sur la peur, un peu, mais surtout sur lui tout court. Ouais, il était comme ça, Matthias. Venant de n’importe qui d’autre, ça aurait mérité un coup sec derrière la nuque, mais avec lui, ça passait. « Je peux pas imaginer pire destin qu’attirer les chats… Mais qu’est-ce que tu fous, encore ? » La question était purement rhétorique parce qu’Itzal savait très bien ce que Matthias faisait : il chantait. Et pire encore, il voulait qu’Itzal chante avec lui. Le Vénézuélien venait finalement d’entrevoir un pire destin qu’être un aimant à chat, à savoir devoir chanter des conneries dans le bayou pour un public d’amateurs incapables d’apprécier son talent à savoir des putains de chiens enragés. De toute façon, même s’il l’avait voulu, il n’aurait pas pu brailler en canon avec la vieille branche car pendant quelques secondes, la surprise de voir les cabots se calmer le figea sur place. Ça lui paraissait tellement improbable qu’il se demanda si Matthias n’avait pas un don particulier – un peu con et franchement pas utile, sauf en cas de rencontre avec des chiens. L’homme Mais ça aurait été idiot de ne pas profiter de ce petit miracle. Les munitions étaient chères et c’est sans se priver qu’Itzal savoura le plaisir de ne pas avoir à tirer. « T’arrête pas, Bieber, ils sont sous le charme. » C’était plus que ça, dans deux secondes les clébards allaient se retourner dramatiquement sur des sièges rouges et le supplier d’entrer dans leur équipe.

Itzal commença à reculer doucement, guidant Matthias en lui saisissant le bras. Il ne distinguait pas trop leur avenir à dix secondes d’avance : est-ce qu’ils étaient censés repartir en ville en chantant à tue-tête ? Mais les chiens semblaient calmés pour de bon, et certains commencèrent à s’ébrouer pour vaquer à d’autres occupations. Ah ! Tout arrivait vraiment, n’empêche. Une fois la meute hors de vue, Itzal rangea son arme dans son holster et croisa les bras. « Ça c’est un truc que je raconterai encore et encore en soirée. Je vais faire de toi une légende. » L’homme qui murmurait à l’oreille des chiens. « Est-ce que tu serais pas un de ces chiens garous qui courent les rues de la ville ? T’as reconnu un tonton, c’est ça ? En tout cas si tu cherches une carrière je crois que le choix est tout trouvé. » Il se remit en route, sans avoir aucune idée précise de où ils se trouvaient à présent, mais il avait tellement traîné dans cette forêt qu’il finit par reconnaître ici un monticule de pierres et là une façade mangée par la végétation. Dans une petite demi-heure max, ils seraient de nouveau parmi la civilisation – au sens relatif du terme. « Bon, brune non-identifiée mise à part, qu’est-ce que tu fabriques ces derniers temps ? » Itzal avait bien envie de savoir ce que son vieux pote devenait, tout de même. Et puis on ne savait jamais, si Matthias devenait un chanteur célèbre, Itzal pourrait toujours écrire sa biographie, ou des bonus pour un DVD.

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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Lun 29 Jan - 13:21

   FEATURING Itzal & Matthias
Ça en bouchait un coin hein ? Ça en bouchait même deux vu comment Matthias se montra surpris de la réussite inespérée de son concert improvisé. « T’arrête pas, Bieber, ils sont sous le charme. » Aurait-il pu râler, Matthias l’aurait fait. Bieber ? Déjà, il n’était certainement pas canadien et ensuite… oh, si sortir avec Selena Gomez ne lui aurait pas déplu finalement. Il esquissa un petit haussement d’épaule tandis que les chiens se joignirent au chant collectif, le chœur résonnant de manière étrange dans la forêt. Les pas se firent précieux, gages d’une survie qui tenait à un filet de voix. Il fallait croire que les Dieux ne l’avaient jamais véritablement abandonné, ni dans l’arène, ni même ici, sur le sol poussiéreux de la Nouvelle-Orléans. Combien de fois maintenant, Matthias s’était-il sauvé d’une mort effroyable par des pirouettes indicibles ? Il avait peut-être neuf vies, neufs éclats de chance qu’il utilisait sans s’en rendre compte. « Est-ce que tu serais pas un de ces chiens garous qui courent les rues de la ville ? T’as reconnu un tonton, c’est ça ? En tout cas si tu cherches une carrière je crois que le choix est tout trouvé. » Matthias se retourna, soudainement perplexe. Loup-garou ? Il frotta son torse, mal-à-l’aise. C’était vrai que les chiens avaient été curieusement dociles sous le rythme mélodique. « Déconne pas. » Fit-il légèrement sur la défensive. « Tu en as déjà vu des loup garous ? Normalement on se transforme ?  Grosse bestiole qui bavouse, ça fonctionnerait, non? Par contre, ce serait pas en pleine journée, mais la nuit au clair de lune, en mode hypra romantique. Hmmmm. » Itzal semblait savoir quel chemin prendre et Matthias avait la tête ailleurs aussi suivit-il aveuglément son camarade de longue date.

Si le vénézuélien lui posa des questions, il n’en prit pas vraiment pleine mesure, tout absorbé par l’incongruité de leur échappatoire. Est-ce que c’était là aussi un autre effet ? Lié aux pertes de mémoires et de repères, au sang sur les vêtements et au fond de la gorge ? L’ex vainqueur ramena ses cheveux en pagaille loin derrière, la mine soucieuse avant d’arquer un sourcil interrogateur en percevant le silence du côté d’Itzal. « Tu as demandé quelque chose ? Ah euh… non mais. Pour en revenir à cette histoire de loup-garou… tu en as déjà vu ? » Il claqua la langue sur ses dents, ça n’avait aucun sens mais pas plus qu’une énorme bête vous brulant le poitrail ou qu’une fille à la mallette portée disparue. «  Bon en fait… » Matthias renifla, hésitant sur les mots à employer avant de se morigéner: rien ne rendrait crédible son récit de toute manière. Itzal connaissait la forêt. Mieux que personne visiblement, ils étaient même en train d’en sortir et ce sans boussole ou GPS.

Le geste simple, Matthias posa une main sur le bras du brun. Il était loin d’être certain de faire ce qu’il fallait mais si Itzal était revenu sur sa route, ça ne pouvait pas être en vain. « En fait, je ne t’ai pas tout tout dit… mais je te préviens c’est du genre pas joli et complètement bizarre. » Les doigts passèrent sur un sourcil froncé et, la mine sérieuse, il tourna un regard contrit vers l’intérieur de la foret bordé de tous ses mystères insondables. « Je suis venu pour retrouver la fille à la mallette parce qu’elle était la seule présente… et comment dire…. Je suis à peu prêt certains qu’elle et moi on est tombé là où fallait pas qu’on tombe. Pire, on a été pistés par un gros… je te jure énorme, une énorme bestiole avec trop de pattes, trop de dents et qui faisait un bruit super strident. On était quelque part par là-bas. Elle attendait quelque chose avec sa mallette. Ça se trouve elle savait mais j’ai pas eu cette impression. J’aurai aimé la retrouver et lui demander déjà si y’a pas eu des effluves de vodka quelque part parce que ce truc était dingue et… bref… si je suis pas dingue. » Matthias expira, presque soulagé d’avoir enfin avoué la chose à quelqu’un. Pourquoi Itzal alors que Beatriz lui avait posé des questions, que Milo avait été une épaule, qu’il aurait même pu se livrer déjà à la milice et son sacro-saint jugement ? Aucune idée. Itzal était là, au bon endroit, au bon moment et il s’était toujours avéré solide. Au pire, si l’aveu tournait court, il nierait en bloc.

Matthias défit encore un peu plus ses cheveux dans un soupir contenu. « Y’a pire. Depuis, j’ai des absences. Tu parlais de trucs toxiques mais ça se trouve ben… ça se trouve c’est vrai. Et la grosse bestiole c’était un loup-garou… je sais pas. Le soleil tape trop fort dans cette région et franchement je regrette grave la neige de New York parfois. »

Les mains posées sur le haut des hanches, l’oreganais eut un sourire en coin vers Itzal. « C’est le moment où tu me suggères l’asile, après, c’est toi qui m’a demandé comment j’allais et ce que je faisais… »



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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Mar 30 Jan - 22:42

The Hollow Crown
Comme il n’y a que la vérité qui blesse, à ce qu’il paraît, Itzal crut pendant quelques secondes que sa vanne allait tomber à plat tel un patineur artistique privé de colonne vertébrale, et qu’il avait sans le savoir et sans empathie aucune  mis les pieds dans le plat. Que non seulement Matthias était bel et bien un chien-garou, mais qu’en plus, il le vivait mal, vu sa seconde de blanc intense, à croire qu’il était un genre de race de chien honteuse, chihuahua-garou, loulou de poméranie-garou, bichon frisé-garou... Finalement, il noya le poisson façon Peterson, et Itzal, tout en marchant, regarda son ami en coin avant de lâcher d’un ton vil, comme ça en passant : « J’ai jamais parlé de loup-garou, moi... » Alors pourquoi l’autre embrayait là-dessus avec la gueule du mec qui était exactement ce qu’il tentait de convaincre l’assistance qu’il n’était pas ? D’ailleurs, il finit par changer de sujet et le Vénézuélien crut qu’en échange de cette subtile manœuvre d’évitement, il aurait au moins une réponse à son autre question, à savoir qui était cette meuf, bordel, et pourquoi il la cherchait – accessoirement dans le bayou. Mais là encore, le sujet semblait sensible : par une acrobatie verbale digne du Cirque du soleil, Matthias en revint à cette histoire de loup-garou qu’il avait lui-même commencée. Itzal ne pouvait plus ne pas fixer son pote. C’était comme regarder le crash d’un avion au ralenti, impossible de détourner le regard. Il aurait aussi bien pu se trouver debout au bord d’une tombe à regarder Matthias la creuser à coups de pelle. À ce stade, s’il lui demandait qui avait assassiné Kennedy, Matthias avouerait l’avoir fait lui-même.

Finalement, l’atmosphère changea. Itzal baissa les yeux sur la main de son ami posée sur son bras avant de les fixer de nouveau sur son visage. Il semblait que les choses sérieuses allaient enfin commencer et il dut faire appel à toute sa volonté pour ne pas grimacer un sourire – sans déconner, il ne lui avait pas tout dit ? – et se fendre d’une remarque amusée, parce que ce n’était plus le moment. N’empêche qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion de jouer au poker, à New York, et que c’était bien dommage, compte tenu du talent inexistant de Matthias pour pour le bluff. En revanche, il avait l’art et la manière de teaser une situation. Itzal ne savait plus à quoi s’attendre, mais ça avait l’air grave, bien plus que l’assassinat de JFK, du coup. Il écouta l’histoire en apparence sans queue ni tête de son copain, et si par certains aspects, il eut envie de dédramatiser la chose – surtout quand Matthias insinua qu’il avait fondu les plombs –, il ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Il y avait des trucs dans cette affaire qui ne lui disaient rien qui vaille.

Après un silence assez long, Itzal laissa échapper un léger soupir. « Si tu vas à l’asile, je viens avec toi. » S’il y avait bien un sujet à propos duquel Matthias pouvait parler sans craindre qu’Itzal se foute de sa gueule, ou se mette en colère, ou aille le dénoncer pour quelques dollars, un demi-bidon d’essence ou une fiole de sang, c’était celui-là. Dans le genre abomination louche, il se posait là, lui, en toute discrétion. « Je te crois. Mon boulot dans ce trou à rats consiste à sortir tous les jours pour nettoyer les environs de la ville, et je croise des tas de gens louches qui ont des tas de trucs à raconter. Non pas que ça vaille la peine d’y accorder le moindre crédit, souvent. Mais j’ai déjà entendu des rumeurs un peu similaires par certains aspects. » Il y en avait même, des oiseaux de malheur, qui prédisaient une nouvelle ouverture des portes de Darkness Falls. Tout ce qu’Itzal savait, c’était que ce monde était fait de bizarreries sévères, et il était tout prêt à croire que des bestioles à sept pattes se baladaient dans la forêt, entre autres machins et bidules. « C’était probablement pas un loup-garou, cela dit, hein, mais je peux faire semblant d’y croire avec toi si tu veux. »

Il s’arrêta de marcher deux secondes pour observer Matthias, chercher dans son regard la réponse que lui-même ne trouvait pas en lui. Impossible bien sûr. Des histoires de rêves éveillés, d’absence, là encore, il en entendait pas mal, et si les témoignages de comas éthyliques le faisaient marrer, la rumeur de gens normaux qui se transformaient soudain en monstres cruels étaient nombreuses, trop pour ne pas avoir un fond de vérité. Entre ces deux extrêmes, personne, à part Matthias lui-même, ou un hypnotiseur, ne pourrait lui donner de réponse… Et cette pensée en fit naître une autre dans l'esprit d'Itzal, qu’il éclata bien vite mentalement comme une bulle de savon. Il avait un moyen de voir ce que Matthias avait vu, lui. Mais autant dire que le degré de crétinerie d’une telle entreprise aurait crevé la couche d’ozone. Avant d’en arriver là, il pouvait toujours poser des questions autour de lui. Il posa une main sur l’épaule de son ami comme ce dernier avait posé la sienne sur son bras un peu plus tôt. « J’aimerais t’aider. S’il y a quoi que ce soit que je puisse faire, tu n’as qu’à demander. Mais en attendant, il n’y a rien que tu pourras faire, dire ou devenir qui me fera changer d’avis sur toi. » À savoir que Matthias était un petit con à gueule d’ange qui se baladait en slip dans les marais. Et aussi son coupain. « En revanche, même si je comprends que ça te travaille, je me dis que c’est peut-être pas l’idée du siècle de vouloir retrouver cette nana. Personne se balade avec une mallette à part les transporteurs de la pègre dans les films et les gratte-papiers du gouvernement. » Itzal était bien plus échaudé par cette femme mystère que par le monstre multi-pattes de Matthias. Il avait dans l’idée qu’une femme pouvait lui causer plus de tort que n’importe quel truc échappé des enfers.

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MessageSujet: Re: The Hollow Crown ft Itzal Macaro   Lun 5 Fév - 9:55

   FEATURING Itzal & Matthias
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Matthias cilla, presque surpris de l’être. Itzal et sa carrure d’Hercule ne pouvait être que ça, ça semblait presque évident pour peu que l’on y réfléchisse mais l’entendre le suggérer ouvertement donnait une couleur plus complète à l’interprétation hasardeuse, les angles devenaient soudainement plus dangereux, la bonhomie naturelle du vénézuélien plus illusoire. Des rumeurs, disait ce dernier, l’expression prudente, les sourcils froncés. Matthias ne sut pas s’il devait être reconnaissant du sérieux d’Itzal ou s’il devait encore plus baliser maintenant qu’il avait lâché le morceau et qu’on ne lui avait pas foutu d’entonnoir sur la tête.

Il attendit la moquerie, mais elle ne vint pas. La compréhension tacite passa dans un flash ocre, les soupirs éclatant en gerbe étranges dans le torse. L’horreur de la situation s’incarnait dans une attente insensible, une agitation tranquille. Ils finiraient par comprendre tout ce sang en guise de pluie souterraine sur la ville, n’est-ce pas ? C’était peut-être le pire : la zone grise, celle où les questions fusaient, les pourquoi se matérialisant en oublis sombres dans des coins reculés, les fringues souillées d’une hémoglobine fraîche et les dents encore douloureuses.

Il ne cligna pas des yeux, attentif aux paroles de son ami.

Des rumeurs.

Il y en avait tellement en ce moment, surgissant nauséabondes des nappes boueuses de la Nouvelle-Orléans. Des disparitions, des corps à peine reconnaissables, des hommes et femmes que l’on découvrait inerte sans pour autant afficher une seule égratignure, comme vidés de leurs âmes et de leurs énergies. Le marché noir fleurissait avec insolence sous les caves des honnêtes citoyens, les poches plastiques vermillon, les poudres blanches, les pilules d’or, un monde en technicolor dans les ombres d’une cité qui flirtait sur des frontières poreuses. « C’était probablement pas un loup-garou, cela dit, hein, mais je peux faire semblant d’y croire avec toi si tu veux. » Matthias eut un rire nerveux, la résignation douloureuse : il y avait bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark même si le pays maternel flottait dans les gouffres océaniques maintenant. La Louisiane avait eu une aura de pays de Cocagne lorsqu’ils avaient débarqué entre les ruelles d’un bayou sauvage, une légèreté trompeuse dans la grâce des maisons du sud aux murs blancs, un aveuglement fictif dans la joliesse heureuse des carnavals.

Les paroles en talisman lui firent pencher son visage, l’iris revenant sur le point fixe que constituait Itzal et sa lumière. « Même si je triche au monopoly ? » Avait-il plaisanté gentiment. La curiosité était un vilain défaut. Peut-être qu’en effet la fille à la mallette appartenait à un concept interdit. « J’aurai dû essayer de l’ouvrir. La mallette je veux dire, mais sur le moment fallait courir. » La déviation était toujours l'instrument presque intelligent de la catastrophe. « Je verrais bien mais j’aurai quand même bien aimé la retrouver cette fille. Elle a surement vu des choses que je n’ai pas vu ou peut-être qu’elle savait et la mallette avait un lien. » Il secoua son visage, le sourire discret devant l’intérêt de son camarade. Le courage se réalisait dans les moments les plus étranges, presque par hasard – une course dans la forêt, le déploiement d’un parachute, le claquement d’une branche dans les ombres pâles du clair de lune, les paroles réconfortantes pleine d’une sagesse mesurée d’un ami de longue date, la vue du sang, le glissement de celui-ci, le goût dans l’arrière de la gorge, le sang, oui…

« Faut croire qu’on a fait nos petits poucets ! » Ils étaient sortis des méandres de la forêt maintenant, la route goudronnée fondant au soleil de nouveau sous leurs pas. Il avait eu de la chance - comme toujours aimait-il à penser - de tomber sur Itzal alors qu'il s'était enfoncé sans protection dans la verdure ocre. « T’es le roi des bois ! C’est une peu une couronne vide considérant comment la forêt est louche par ici mais hé, c'est pas si mal… oh mais du coup t’as rien rapporté. » Pas de chasse, pas de soupe. « Viens, on va au bouiboui pas loin, tu pourras me raconter comment t’as réussi à atterrir dans les forces de l’ordre comme ça. » Matthias s'imaginait un job pris à la va-vite. Ce n'était pas si étonnant en soi de passer d'homme à tout faire à homme à tout fairepour le gouvernement. La route de New York menant jusqu'à la Nouvelle-Orléans avait eu une odeur de perdition pour bon nombre d'entre eux après tout.

Le brun  longiligne eut un regard entendu avant de faire signe, un dernier coup d’œil vers la densité poisseuse d’une forêt ayant gardé tout ses mystères.



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