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 (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Mer 20 Déc - 11:09

We've got to live, no matter how many skies have fallen
Itzal&Priya
Il avait fallut replonger dans la foule, sourire, faire comme si de rien était. Priya réussit l’exercice haut-la-main, habituée au paraître, la jeune femme n’avait pas montré à quel point elle pouvait être contrariée. Elle était aussi préoccupée que si elle avait vu un fantôme. Revoir Itzal avait été un véritable choc. D’habitude la jeune femme aimait tout planifier, être prête lorsque quelque chose d’inattendue se produisait. Néanmoins revoir quelqu’un qu’on pensait parti à tout jamais n’était pas une chose qu’elle avait envisagé. Surtout lorsque le quelqu’un en question était une personne à qui on tenait énormément, une personne dont on avait dû s’arracher malgré tout. Pour l’instant l’Indienne souriait, attentive au vieillard qui lui racontait ses souvenirs. L’homme était minuscule, écrasé sous le poids de la vieillesse. Priya s’était donné quinze minutes pour discuter avec quelques uns de ses convives avant de s’éclipser. Tout se passerait bien désormais, elle pourrait s’absenter sans risquer une catastrophe générale. Une fois le temps imparti écoulé, la jeune femme prit soin de saluer les invités les plus importants avant de prétexter une migraine pour se retirer.

Dans la voiture qui la conduisait chez elle, Priya se mit à réfléchir. Qu’allait-elle dire à Itzal ? Elle avait été un peu trop impulsive en lui donnant rendez-vous si vite. Mais elle n’avait pas voulu qu’il lui échappe de nouveau. Prendre le risque de le laisser s’évanouir à travers la Nouvelle-Orléans n’avait pas été une option envisageable. Mais que se passerait-il une fois qu’ils se retrouveraient seuls ? Sans masque, sans convives richissimes aux oreilles baladeuses ? D’un point de vue extérieur Priya avait tout. Tout ce dont elle avait toujours rêvé. Elle avait su prendre sa revanche en grimpant les échelons menant à son poste prestigieux. Elle profitait d’un confort inestimable dans ces temps difficiles. Une voiture pour la conduire là où elle désirait, un téléphone portable, un appartement fonctionnel. Pourtant dans cette vie rêvée restait des zones d’ombres à combler. Sa maladie, son passé douloureux qui laissait beaucoup de traces, un manque. Même si elle n’en parlait jamais, la jeune femme s’en voulait terriblement de ne pas avoir su sauver les siens. Bien qu’ils lui en aient voulu d’avoir poursuivi ses études, le but ultime de cet acharnement avait été de les aider. Et puis elle était venue à New-York et avait basculé en enfer. Enfin lorsqu’on lui envoya un homme bien, Priya avait réussi à s’en débarrasser –non sans peine-, persuadée qu’elle était condamnée à ne rien éprouver jusqu’à la fin de ses jours. Et si finalement tout ça n’avait été qu’une montagne d’erreurs ? Si tel était le cas, Priya était arrivée au sommet lorsqu’elle en réussissant à faire partir Itzal. Sans s’en rendre compte, elle fronça les sourcils. . La question était : serait-elle prête à envisager qu’elle avait fait fausse route en chassant le Vénézuélien ?

Les embouteillages n’étant plus un problème, rejoindre Garden District avait été un jeu d’enfant. Lorsque Dimitri vint lui ouvrir la porte du véhicule, Priya lui accorda ce qui ressemblait vaguement à un sourire. Le garde du corps vivait dans l’immeuble voisin, dans un appartement plutôt vétuste. Depuis qu’elle avait été attaquée, la surveillance de l’Indienne avait été renforcée, d’où cette proximité imposée. Sans perdre de temps –et parce qu’elle voulait arrivée avant Itzal- Priya congédia le russe. Mais ce dernier qui avait suivi l’affaire d’une oreille attentive refusa. Après quelques minutes de négociation, la jeune femme parvint à convenir que Dimitri campe devant la porte de son appartement jusqu’à ce qu’Itzal arrive. Après quoi il accepterait de partir. Une fois le deal convenu, Priya s’éclipsa dans son loft. Elle se retrouva à attendre, le cœur battant. Elle resta figée devant la baie vitrée de son salon. Soudain le doute l’envahit. Viendrait-il ? Le Vénézuélien avait répondu tellement vite que la jeune femme n’avait pas eu le temps de s’inquiéter mais maintenant qu’elle était seule, dans l’attente, une cascade d’interrogations lui noya l’esprit. Jusqu’à ce que finalement, la sonnette de son appartement retentisse. L’Indienne –qui avait retiré son masque- renvoya sa longue chevelure derrière ses épaules et s’avança vers l’entrée. Elle s’en voulait de se sentir comme ça, impatiente et angoissée, comme si elle retombait en adolescence. Une fois prête elle fit glisser sa porte coulissante pour se retrouver face à celui qui lui avait finalement énormément manqué. « Entre. » dit-elle simplement en lançant un regard en coin à son garde du corps pour lui faire comprendre qu’elle se débrouillerait maintenant.  Elle lui aurait bien dit de rester au fond dans l’espoir qu’il l’aide à trouver ses mots, mais elle doutait que Dimitri y parvienne alors... La jeune femme se décala pour laisser entrer son invité. « Je commençais à douter. Si tu es simplement venu voir si la décoration a changé tu vas être déçu. » annonça-t-elle pour essayer de détendre l’atmosphère. Le loft était resté tel qu’Itzal l’avait connu. Peut-être qu’inconsciemment Priya avait fait exprès de ne rien changer. Comme si elle attendait que tout reprenne son cours normalement.  Que tout reprenne sa place, qu’Itzal revienne. La porte se referma sur le hall, Priya précéda son invité dans le salon, maintenant qu’il était là, il serait inutile de tourner autour du pot. La vérité était que Priya était aussi ravie que tendue. Elle devrait s’expliquer, mais comment s’y prendre quand il y avait tant à dire… « J’ai mal agis, je regrette. Mais c’était compliqué.» avoua-t-elle en se retournant pour faire face à son invité. Elle avouait, enfin, elle consentait à dire que peut-être, sa stratégie n’avait été qu’une grosse erreur. Et qu’elle avoue une telle chose relevait presque de l’exploit. Mettre sa fierté de côté pouvait aussi parfois être une bonne chose, bien que pour Priya cela restait un acte rarissime.




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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Ven 22 Déc - 23:57

We've got to live, no matter how many skies have fallen
Étrange mémoire du corps, qui contre toute raison, menait ses pas vers l’appartement de Priya. C’était là un chemin qu’il n’avait plus emprunté depuis des lustres, car cela serait revenu à remonter le fil de souvenirs qui n’étaient plus que cela : des souvenirs d’une vie passée qui n’existaient plus. Alors à quoi bon s’infliger une chose pareille ? Et puis, du jour où il était devenu un voleur d’énergie, ce coin de la ville n’avait plus vraiment eu grand-chose à lui offrir. Il avait perdu son travail, ses rares amis, ses connexions au gouvernement, son père avait cessé définitivement de se préoccuper de lui. Et Priya l’avait chassé. Alors à quoi bon revenir traîner dans le coin ? Avec sa nouvelle existence, les nouvelles opportunités s’étaient faites ailleurs, dans le nord de La Nouvelle-Orléans. Là où il était certain de ne pas croiser les fantômes de son passé. Il avait cru devoir faire un effort de mémoire, chercher son chemin, mais non. Il savait exactement où il devait aller, reconnaissait les rues, les façades, les virages, même les arbres. Rien, aucune surprise. Comme si le temps n’avait pas passé. La sensation le mit mal à l’aise et chaque pas, il se demandait si c’était vraiment intelligent de sa part d’aller trouver Priya. Que pouvaient-ils avoir à se dire après tout ça ? Ne s’étaient-ils pas tout jeté à la figure huit mois plus tôt ? Ce soir, ce n’avait été qu’un genre d’illusion, une persistance rétinienne de leur relation. Ils s’étaient trouvés face à face et ne s’était rappelé que des bonnes choses, des bons moments, n’avaient évoqué ce qui les avait séparés que sous le prisme de la perte que cela avait représenté pour eux. Mais, et si c’était plus que cela ? Et s’ils n’étaient simplement pas faits pour être ensemble ? Tout ce temps lui avait permis d’y penser. Il s’était libéré d’elle. Et elle aussi, d’une certaine façon. Okay, ils ne s’étaient pas trouvés sur un même pied d’égalité et elle allait devoir dealer avec ce qu’il avait réussi à mettre de côté des mois plus tôt. Mais peut-être aurait-elle dû le faire seule. Peut-être était-ce une connerie monumentale de retourner la voir. Chez elle, en plus. Chez eux, pendant un court instant. Ils allaient devoir tout recommencer, tout réexpliquer, et se prendre la tête à trouver des solutions qui n’existaient plus, qui n’avaient jamais existé. Ça avait été une utopie de croire qu’ils auraient pu être ensemble. Pourquoi donc retourner à tout ça, pourquoi s’infliger ça de nouveau ?

Il en était là de ses réflexions, prêt à faire demi-tour, quand il se rendit compte qu’il était arrivé devant l’immeuble de Priya. Ben voyons. Il prit le temps d’apprécier l’ironie de la chose. Eut une brève pensée pour Grace, qui, plantée chez lui, devait avoir compris qu’il lui avait foutu un lapin, et était sûrement en train de se venger sur le peu de mobilier qu’il avait. Tant pis. Au regard de ce qu’il s’apprêtait à faire, un appartement foutu à sac, ce n’était pas grand-chose. C’était une connerie monumentale, il en était sûr. Malgré tout, il gravit les marches du hall, puis les marches menant à l’étage où vivait Priya. À peine était-il sorti de la cage d’escalier qu’il vit Dimitri, qui l’attendait d’un air sombre. Itzal dut se l’avouer, il commençait à bien l’aimer, ce type. Il se laissa escorter comme un VIP avec un sourire en coin, fourrant son masque dans sa poche et tirant sur le col de sa chemise pour en défaire les premiers boutons. Il rouvrit aussi sa veste de costume pour la laisser battre ses flancs et se passa la main dans les cheveux. Ils n’étaient plus dans une soirée mondaine, après tout. Devant lui, une porte coulissa. Itzal n’eut même pas se retourner pour savoir que le garde du corps avait disparu. Et voilà, c’étaient eux, seuls. Comme avant. Même si rien n’était comme avant. Il suivit son hôtesse et dut prendre quelques secondes pour se réhabituer aux lieux. Là encore, rien n’avait changé. Il avait eu beau connaître la vie des riches, il avait toujours été choqué par certaines habituations de cette ville, dont la majorité des habitants crevait la dalle dans les rues. Mais il avait bien d’autres sentiments à combattre en cette seconde. Les baies vitrées derrière lesquels il s’était si souvent planté pour admirer la vue, la mezzanine où il n’avait jamais mis les pieds sous peine de se faire gueuler dessus par Priya jusqu’à ce jour où des résistants s’en étaient pris à elle. Elle en avait passés, des jours dans ce lit, à refuser qu’il s’occupe d’elle sans avoir la force de s’y opposer. Cet événement, dont il gardait des souvenirs mitigés et une haine féroce pour la résistance, à parts égales que pour le gouvernement, avait servi de charnière à leur relation. Il avait emménagé chez elle, et qu’elle le veuille ou non, avait fait sienne chaque pièce de l’appartement.

Sans hésiter, machinalement, il se dirigea vers la cuisine américaine et se percha sur un tabouret pendant que Priya reprenait la parole. Itzal laissa son regard voguer vers la baie vitrée. Il n’y avait rien qu’il aimait plus que voir les lumières d’une ville la nuit depuis un endroit en hauteur. Bien sûr, ici, ce n’était pas très haut, et il n’y avait pas beaucoup de lumière. Quand il avait vécu à New York, il avait passé des nuits et de nuits sur les balcons à observer la cité et ses habitants, représentés par ces millions de lueurs de toutes sortes – voitures, fenêtre, lampadaires… Il tourna son regard vers Priya. Voilà. Elle avouait, elle prononçait les mots qu’il avait cent fois, mille fois imaginés dans sa tête, dans sa quête d’obtenir réparation. Et maintenant que c’était fait, il se rendit compte à quel point cette situation était stupide. À quel point il avait été stupide. « Tu n’as pas mal agi. T’as fait exactement ce que tu devais faire. » Ce qui ne voulait pas dire qu’il ne lui en voulait pas. Ni qu’il était d’accord avec elle. Ni que, même s’il en était arrivé à cette conclusion à l’époque déjà, il aurait agi différemment. Il écarta légèrement les bras dans un geste de dépit. « Regarde-moi. Il s’est passé exactement ce que tu avais prédit. Je me serais fait prendre à un moment ou à un autre et si c’était arrivé alors que j’étais auprès de toi, ta vie aurait été finie. Tout ça… » Il leva les yeux vers le plafond, embrassa la pièce du regard. Tout ça, elle l’aurait perdu. Tout ce pour quoi elle avait travaillé. Toutes ces choses pour lesquelles elle avait tant sacrifié. « C’était compliqué, oui. Et moi j’ai voulu croire que rien ne changerait pour nous, mais j’avais tort. Je t’en veux toujours… mais je m’en veux également. » Il avait du mal à mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Mais après tout, ils avaient le reste de la nuit devant eux pour y arriver.

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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Mar 26 Déc - 14:58

We've got to live, no matter how many skies have fallen
Itzal&Priya
Le destin pouvait définitivement être un sacré farceur. C’était souvent lorsque vous commenciez à accepter l’inacceptable, lorsque vous commenciez à vous résigner, suggérant que les choses ne changeraient plus que la destiné venait vous mettre des bâtons dans les roues. Priya n’était pas une femme qui manquait de volonté, loin de là. Elle avait su montrer à de nombreuses reprises qu’il en fallait beaucoup pour l’abattre. Bien que certains hommes –si on pouvait les qualifier ainsi- l’aient brisée dans le passé, l’Indienne avait toujours su trouver un moyen de se relever, par fierté mais surtout car elle avait la rage de vivre. Elle savait à quel point la vie était précieuse et s’y accrochait sans faiblir. Il fallait croire que malgré toutes les épreuves traversées, il en restait  à surmonter. Cette rencontre fortuite en était une. La mettait-on au défi ? On lui fourrait le nez dans ses erreurs, on lui faisait faire face au seul homme qui était passé outre les murs de glace qui protégeaient son être. Priya le regarda d’un air curieux lorsqu’Itzal lui répondit enfin. Comment ça elle n’avait pas mal agis ? Les sourcils de la jeune femme se froncèrent instantanément. Les bras croisés contre la poitrine, il était évident que Priya attendait la suite. Est-ce qu’Itzal savait combien cela lui demandait d’effort pour qu’elle avoue son erreur ? Bien sûr qu’il le savait. Alors pourquoi venait-il lui dire qu’elle avait fait le bon choix ?

La suite des propos créèrent une moue sur les lèvres de l’Indienne. Ce n’était pas vraiment convaincant. Elle embrassa son appartement du regard avant de s’approcher d’Itzal. Elle le scruta, comme si elle cherchait à lire au plus profond de son âme. En avait-il encore une d’ailleurs ? L’Indienne se le demanda. Elle n’osa pas le toucher, cette fois il n’y avait pas d’urgence, elle n’était pas contrainte de l’attirer dans un endroit discret. Elle soupira en secouant négativement la tête. « Tu ne peux pas me dire que j’ai mal agi si je pense le contraire. Et pourquoi tu m’en veux d’ailleurs ? Si tu penses que c’était la bonne chose à faire ? Il va falloir accorder tes violons si tu veux qu’on tombe d’accord. » dit-elle en s’écartant de lui. Elle alla se placer face à un immense miroir et s’attela à défaire le sautoir en diamants qui habillait son cou. D’un certain point de vue, Itzal n’avait pas tort. Tout ce que Priya avait craint était arrivé. Si le Vénézuélien s’était fait prendre alors qu’il vivait encore chez elle, les conséquences auraient pu être désastreuses. Néanmoins la manière de faire aurait pu être différente, peut-être plus honnête, plus franche. Bien sûr, si elle n’avait pas été aussi ferme, Itzal n’aurait jamais quitté les lieux, mais l’Indienne l’avait laissé partir sans jamais lui avoué ne serait-ce qu’une infime partie de son passé. Il s’était attaché à une femme qu’il ne connaissait pas. C’était bien la peur qui avait animé Priya. La peur de ce qu’il était devenu mais aussi la peur de ce qu’ils auraient pu devenir. Que serait-il arrivé le jour où cela se serait transformé en quelque chose de sérieux ? Il aurait bien fallut que Priya finisse par cracher le morceau, qu’elle avoue que ses réactions étranges étaient dues à un passé catastrophique. Peut-être qu’il serait resté mais qu’il serait parti en apprenant ce qu’elle avait été.

Le fermoir s’ouvrit, Priya se saisit délicatement de son bijou pour le poser sur un buffet non loin de là. Elle se mouvait dans son salon comme un fauve en cage. Son regard s’attarda furtivement sur Itzal, elle ne savait pas quoi lui dire. Ses réponses n’étaient pas du tout celles auxquelles elle avait pu s’attendre. Elle aurait imaginé qu’il soit en colère et pas qu’il la conforte dans ses actions. Voilà pourquoi la jeune femme le regardait comme une bête curieuse. Finalement elle s’immobilisa une fois revenue près de la cuisine. « J’ai pris ton accident comme un prétexte. Oui ta nature me fait peur, je ne sais pas trop comment réagir… Comment te considérer. Je ne sais pas trop si tu es encore un homme ou si tu es… Quelque chose qui y ressemble. Mais j’aurais pu m’y habituer. On aurait pu trouver une solution. Mais ce qui m’a fait encore plus peur à l’époque c’est ce que nous étions entrain de devenir. Ca tombait parfaitement bien. » dit-elle avec une franchise déconcertante. Priya n’était pas du genre à tourner autour du pot. Elle n’allait pas dire que ce qu’était devenu Itzal ne la dérangeait pas car c’était faux. Mais il fallait bien avouer que ce n’était pas le seul problème. Finalement tout ça l’avait bien arrangée, dans un sens, ça lui avait évité d’affronter la vérité et elle avait pu garder ses chimères pour elle seule. Jamais elle ne les avait partagé avec quiconque depuis que tout ça était terminé. C’était un pas de géant, pire que de se mettre à nue. Et ça, c’était fichtrement effrayant, bien plus qu’un voleur d’énergie –du moins pour Priya-. Les relations étaient son domaine lorsqu’il s’agissait de sa vie professionnelle, néanmoins dans l’intimité, elles sonnaient plus comme une effroyable cacophonie. Quelque chose qui lui échappait totalement. Et Itzal n’arrangeait rien en restant si calme et dans un sens, si compréhensif. Il n’avait qu’une partie du scénario, son jugement était donc faussé.

Priya s’approcha finalement pour venir se planter devant le tabouret sur lequel le Vénézuélien s’était perché. « Si je te dis que j’ai mal agi c’est que j’ai mal agi. Alors arrête de dire le contraire. Tu as le droit de m’en vouloir, c’est normal. Mais maintenant je ne sais pas ce qu’on va faire. » avoua-t-elle dans un haussement d’épaules déconcerté. Priya l’avait déjà dit : impossible pour elle de faire comme si Itzal n’existait pas. Elle qui le pensait perdu à jamais prenait cette rencontre comme une seconde chance. « Je ne peux pas faire comme si tu n’étais plus là. Je crois qu’en te voyant je… -elle roula des yeux- j’ai réalisé que tu m’avais manquée. » et voilà, elle abordait le réel souci que posait cette constatation.  





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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Jeu 28 Déc - 12:07

We've got to live, no matter how many skies have fallen
Malgré lui, il esquissa un sourire, certes agacé, mais un sourire quand même. En quelques secondes et après huit mois de silence et d'absence, il avait l'impression de retrouver la familiarité d'une situation qu'il avait vécue dix fois, cent fois même. Discuter avec Priya n'avait rien de simple, à cause d'elle et à cause de lui à parts égales. Leurs personnalités, bien distinctes, se recoupaient en des endroits qui rendaient tout débat compliqué à mener. Fiers, têtus, écorchés par la vie. Persuadés d'avoir raison. En une seconde il comprit sa réaction mais n'en eut pas moins envie de lui couper la parole, de lui dire qu'il ne prétendait pas lui dicter sa façon de penser et encore moins d'éroder son aveu, de rendre petite cette confession qu'elle venait de lui faire. Comme si en tous ces mois, leurs positions s'étaient inversées. Ils ne pourraient jamais tomber d'accord et ils perdaient probablement leur temps à tenter de trouver un terrain d'entente, tout ce qu'Itzal détestait, tout ce pourquoi à l'époque il avait jeté l'éponge et claqué la porte du loft de Priya quand bien même il n'en avait pas envie. Mais cette fois, en plus de l'agacement, il y avait la conscience aiguë de leur présence dans cette pièce et l'impression que plus ils faisaient traîner la conversation, plus il pourrait profiter de sa présence. Avant que le jour ne se lève, que le monde reprenne sa place sur son axe, qu'elle redevienne le prince et lui la servante forcé de fuir dans son carrosse en citrouille et alors, se reverraient-ils seulement ? Plutôt que de se poser cette question, mieux valait profiter des joies de cette conversation qu'il n'avait, finalement, pas envie d'avoir, incapable qu'il était de mettre des mots sur ce qu'il ressentait.

Machinalement, sans même s'en apercevoir, il avait repris ses vieilles habitudes et l'ancienne dynamique animait le loft. Elle, propriétaire, reine en sa demeure, allait et venait, se mouvait naturellement et avec grâce tandis que lui, statique, hiératique, quasi fait de pierre, ne bougeait pas un muscle sur son tabouret et se contentait de la suivre du regard, dos à la porte, les fenêtres face à lui, attentif, en même temps qu'aux propos de Priya, aux autres bruits parasites. Et comme avant, mutique, il l'écoutait, grognait en pensée mais la laissait parler, la laissait le sermonner, ou du moins était-ce ainsi à l'époque qu'il prenait ses multiples directives. S’asseoir l’un en face de l’autre et se dire qu’ils avaient tous les deux eu tort, et tous les deux eu raison à la fois ? Impossible. Son attention se porta de nouveau sur elle lorsqu’elle reprit la parole, pour dire enfin ces mots qu’il lui avait fait prononcer cent fois dans ses cauchemars. Cent fois il s’était refait le scénario dans sa tête et cent fois elle disait cela. Et cependant, maintenant que le rêve devenait réalité, il n’en ressentait aucune gloire, ni aucun soulagement. En fait, les mots de Priya lui firent beaucoup plus mal que ce qu’il aurait cru et il baissa les yeux pour fixer le sol. Sa nature, il n’y pouvait rien. S’y habituer, en aurait-elle été capable ? C’était là quelque chose de potentiellement insoluble. Et bien sûr, il ne pouvait pas vraiment se défendre. À cette époque, à peine transformé, il aurait très bien pu lui faire du mal, et ainsi lui donner raison. Il n’avait aucun contrôle sur lui-même et la femme qu’il avait cru tuer ce même soir où Priya l’avait chassé de chez elle aurait pu être Priya elle-même. Elle avait sauvé sa propre vie, sans le savoir. Il se serait bercé d’illusions s’il s’était cru à l’époque capable de l’épargner parce que c’était elle.

La suite le laissa plus encore amer. Si c’était ça, si ce n’était que cela, alors il aurait pu l’entendre. Il avait soudain l’impression de se faire poignarder deux fois à huit mois d’intervalles. Il finit par relever les yeux, les posa sur elle, de nouveau en colère. « Ça tombait bien. Ah ouais. Je suis vraiment ravi que la situation t’ait été aussi favorable. Tu te rends compte que si tu t’étais contentée de ça à l’époque, je serais parti, tout simplement ? Avec le temps, j’ai fini par accepter que ma transformation t’avait effrayée, mais en fait c’était juste toi qui avais peur de ce qu’on devenait nous deux ? » Que ce soit aussi simple, il n’y croyait pas une seconde. Mais malgré tout, cette idée était bien plus frustrante que tout le reste. Elle l’aurait plaqué et il s’en serait remis. Cela aurait été son problème à elle, et plus vraiment à lui. Mais fallait-il revenir sur le passé ? Sur ce qui avait été dit et fait ? Ou bien, comme elle semblait le vouloir, tenter de se tourner vers l’avenir ? Il aurait menti s’il avait prétendu vouloir se prendre la tête avec ce qui avait été. Ou même ce qui serait. Cependant, cela le mettait nettement dans de moins bonnes dispositions. Il la regarda approcher, se planter devant lui. Sans réussir à se sortir de la tête qu’elle avait profité de ce qui lui était arrivé pour le larguer sans l’assumer. Il lui en voulait, oui. À nouveau, en tout cas. Il soupira doucement. « Je ne sais pas quoi te dire. Ni si je peux t’aider. Ni même si tu as envie que je t’aide. Tu l’as dit, je suis là, je ne compte pas partir, et même si je le voulais, je ne peux pas. Ce qu’on avait avant, on l’a perdu, si ça peut te rassurer. » Au sens où il ne serait plus jamais son garde du corps. Et elle plus jamais sa cliente. Et quand au reste, quant à ce qu’elle avait fui en le forçant à fuir, il ne pouvait pas répondre à sa place.

« Toi, tu m’as manquée dès le premier jour. » Il ne pouvait pas empêcher sa voix d’être teintée d’amertume. Et c’était là qu’ils avaient un souci, peut-être. Ce décalage, entre elle, qui n’avait aucune idée qu’il était encore là, et lui qui la savait présente en ville dès le départ. Il planta son regard dans le sien, comme un défi. « Qu’est-ce que tu veux, Priya ? » Il ne savait pas si elle avait une réponse toute faite pour lui. Ni s’il pouvait lui donner ce qu’elle voulait. Ni même s’il en avait envie. L'avenir, c'était trop loin et trop flou pour lui. Il savait juste qu'il ne voulait pas bouger de ce tabouret, pas tout de suite en tout cas.

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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Ven 29 Déc - 10:29

We've got to live, no matter how many skies have fallen
Itzal&Priya
Tandis qu’elle continuait d’évoluer dans son loft, l’Indienne ne se rendit pas tout de suite compte de la pointe de colère qui perçait les pupilles d’Itzal. Néanmoins elle comprit lorsqu’elle capta de nouveau son regard posé sur elle. Priya parlait parfois sans réfléchir aux conséquences de ses paroles. Parce qu’elle était comme ça, parfois un peu trop directe, parfois un peu trop rapide. Le Vénézuélien sembla piqué à vif par la précédente révélation de la jeune femme. Elle le regarda sans bouger, secouant négativement la tête pour exprimer sa négation. Non ce n’était pas aussi simple que ça à l’époque. Cette constatation était venue mûrir au fil des mois, bien après qu’Itzal ait quitté son appartement. Et si elle avait effectivement eu peur de ce qu’ils devenaient, ce n’était pas pour autant qu’elle aurait voulu y mettre un terme. Cela avait juste mis plus de poids dans la balance à l’époque. Sans la morsure Priya aurait fini par l’affronter, cette peur. « Ce n’était pas juste moi qui avait peur de ce qu’on devenait. Ca n’a jamais été aussi simple. Ta transformation est la cause de tout. Mais si tu ne t’étais pas fait mordre, je me serais sûrement fait à l’idée que nous devenions un nous. Si c’est bien ce qui était entrain d’arriver. » dit-elle avant de revenir se planter devant lui. Un mauvais concours de circonstances avait suffi à les séparer. C’était assez ironique quand on savait que c’était aussi ce qui les avait rapprochés ce soir là.

Après qu’elle ait avoué ne pas savoir quoi faire de cette situation, Priya se contenta de croiser les bras. Ils étaient dans une impasse. La jeune femme le comprit lorsqu’Itzal lui répondit. Lui ne pouvait certainement pas l’aider, c’était une certitude car la seule personne capable de la sortir de là était elle-même. Malgré l’amertume dans son aveu, ce dernier ne put qu’arracher un bref sourire à l’Indienne. Au fond lui aussi lui avait manqué dès le premier jour, c’était simplement qu’à force elle s’était fait une raison. Priya avait appris à repoussé l’évidence, à se dire que de toute façon, Itzal était déjà loin et qu’il ne servait à rien de se torturer l’esprit. Elle se retint bien de le dire, essayant de garder un certain mystère. Peut-être était-ce aussi par pudeur ou tout simplement par fierté. Elle avait déjà fait beaucoup d’aveux depuis le début de la soirée. L’indienne eut soudain un mauvais pressentiment quand le regard d’Itzal se planta dans le sien. Elle se demanda si tout ceci n’avait pas été qu’une grave erreur depuis le début. Si elle n’aurait pas dû l’ignorer, ou le laisser tranquillement repartir avec sa conquête du jour. Et alors que les interrogations se bousculaient dans son esprit, la question fatidique arriva.

Que voulait-elle ? Elle se l’était demandée au moment même où elle était allée à la rencontre d’Itzal. Où toute cette mascarade les mèneraient-ils ? Avait-elle simplement voulu marquer son territoire auprès de Grace ? Avait-elle voulu se prouver qu’elle existait encore en allant trouver le Vénézuélien ? Etait-ce de la fierté mal placée ou bien un réel manque ? Ses yeux noisettes scrutèrent Itzal. En regardant cet homme elle ne pouvait pas se dire qu’elle ne ressentait plus rien pour lui. Pourtant il était ce qu’il était. Il était à la botte du Gouvernement, un simple objet aux yeux de ses supérieurs. Est-ce qu’ils pourraient redevenir quelque chose dans ses conditions ? Priya hésitait. Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises sans être capable d’aligner trois mots. Elle ne savait même pas quoi répondre à vrai dire. C’était la question à 1 million de dollars, celle qui arrive en fin de jeu. Pourtant ils ne jouaient pas tous les deux. Priya était fatiguée de se battre, contre elle-même, contre son passé. Elle n’était plus une petite fille, elle n’était même plus la femme qu’elle avait été quelques années plus tôt. Cette femme soumise à des hommes immondes. Elle ne voulait plus que son passé gâche son futur. Contrairement à d’autres elle avait survécu. Elle avait réussir à fuir ses malfrats, survécu à cette apocalypse. Pourquoi devrait-elle aujourd’hui avoir peur et se dire qu’elle n’aurait jamais le droit au bonheur. Dans un soupir elle s’approcha un peu plus, un air déterminé peint sur le visage. Elle consentit à délicatement attraper la main d’Itzal. Pour l’instant c’était le maximum qu’elle puisse faire.

« Je ne peux pas répondre clairement à cette question pour l’instant. Je crois que je n’ai jamais pu y répondre. Mais je suis sûre d’une chose : je ne veux pas te perdre ou te voir avec une autre. » affirma-t-elle en gardant la main d’Itzal dans la sienne.

Bien que le geste ait pu paraître anodin, il demandait beaucoup d’efforts à l’Indienne. Le contact n’était pas son fort en temps normal, encore moins lorsqu’il s’agissait de quelqu’un s’étant fait mordre. Dire qu’elle était rassurée à 100% aurait été un mensonge. Malgré tout, Priya trouvait qu’il était temps de faire des choix, des choix assumés. Si Itzal avait dû lui faire du mal, s’il ne se contrôlait pas, il lui aurait déjà sauté au cou. La jeune femme se sentait en sécurité et n’avait nullement peur qu’un accident se produise. Elle ne connaissait pas toutes les facettes de ce qu’était devenu Itzal ni même tous les maux dont il était victime. Elle se souvenait juste de sa souffrance le soir où tout ceci avait commencé. Elle se souvenait aussi qu’il l’avait veillée à l’hôpital lorsqu’elle avait frôlé la mort et ce même si à l’époque elle n’avait été qu’une garce avec lui. Alors peut-être qu’au fond elle avait simplement mis un chic type dehors, malgré son caractère au moins aussi compliqué que le sien. Priya finit par rompre le contact, libérant la main de son vis-à-vis. « Mais je comprendrais que ça ne soit pas ce que tu veux. Et si tu as envie d’être avec une autre fille je ne peux pas non plus t’en empêcher. » admit-elle dans un haussement d’épaules. La jeune femme avait conscience de ce qu’elle demandait. Et même si l’idée d’imaginer Itzal avec une autre mettait à mal son palpitant, elle ne pouvait pas l’empêcher de vivre comme il l’entendait. Elle accepterait ainsi que ce soit à son tour d’être rejetée. Et peut-être qu’au fond elle l’aurait bien mérité.






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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Ven 29 Déc - 20:40

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Les discours n’avaient jamais été son truc, et d’ailleurs, d’ordinaire, Itzal avait plutôt tendance à les fuir. Autant les choses étaient toujours très claires dans sa tête, autant les exprimer l’agaçait à mourir, parce que ça générait sans cesse des quiproquos et des non-problèmes, sans parler d’une incompréhension toute bête. Et ça forçait à parler de choses dont il n’avait pas forcément envie de parler, des choses qui lui appartenaient et dont il ne voyait pas l’intérêt de communiquer à autrui, même pour le bien-être de cet autrui. Il avait toujours su ne pas être doué pour la parlotte, malgré l’un des beaux-parleurs les plus efficaces auprès de qui il avait grandi, son cher politicien de père, et s’y risquait rarement. Ce jour-là, quelques mois plus tôt chez Priya, c’était aussi pour cela qu’il avait fini par claquer la porte de son loft. Parce qu’il avait eu la sensation d’avoir épuisé tous ses mots, et parce qu’il se rendait compte que le reste – le passé, les expériences communes, ce qu’ils étaient et pouvaient être, toutes ces choses silencieuses et pourtant évidentes – ne suffisaient pas à faire changer Priya d’avis. Alors il avait cessé de lutter, cessé de se mettre à nu pour rien, de lui jeter en pâture ce qu’il avait fini par considérer comme un genre de faiblesse, puisque ça l’avait poussé dehors. Quelque part, il admirait Priya, qui sans perdre son calme, reprenait ses explications. Il voulait comprendre, et probablement voulait-elle qu’il comprenne. Cela ne voulait pas dire qu’ils seraient jamais d’accord. Là, tout de suite, il songea qu’il n’avait pas fait passer le bon message. Ce n’était pas qu’il lui en voulait d’avoir eu peur, d’avoir fait marche arrière face à ce qu’ils s’apprêtaient à devenir. C’était la vie, ça. Non, ce qu’il avait du mal à entendre c’était qu’elle ait pu se servir de sa transformation comme arbre cachant la forêt, la véritable raison de son rejet.

Avec le recul, son aveu arracha un sourire amer à Itzal. « C’était ce qu’ils étaient en train de devenir. » Il n’avait pas rêvé. Il savait qu’elle le savait déjà à l’époque. Il connaissait aussi son tempérament, sans forcément l’avoir bassinée avec les causes sous-jacentes. Pour la première fois de sa vie, il aurait eu de la patience à revendre. Il lui aurait laissé tout le temps dont elle aurait eu besoin, tout en la poussant de temps en temps quand, il en était sûr, elle en aurait eu besoin également. Des pensées au conditionnel, parasites, parce que tout ça avait été balayé, et on y revenait, par sa transformation, et par extension, par lui. Lui, qui n’avait pas su abandonner ses sales habitudes, tout en connaissant les conséquences potentielles. Qui avait répété, une fois encore, ses erreurs, pour encore une fois se retrouver jeté à la rue. Il lui en avait voulu, mais il était le véritable fautif. S’il n’avait pas combattu cette nuit, s’il avait évité la contamination, et malgré ce que Priya en disait, ils seraient encore ensemble aujourd’hui. Peut-être pas comme lui l’aurait voulu, peut-être serait-il encore son garde du corps, mais en quoi est-ce que cela ne lui aurait-il pas suffi ? Il s’en serait accommodé, sachant qu’elle aurait fini par se laisser convaincre, du moins l’aurait-il pensé, lui qui était si sûr de lui, si téméraire en tout qu’il en était venu à se battre contre des zombies en étant persuadé d’être invincible. Soudain, une pensée lui vint. S’était-il seulement excusé, cette nuit-là ? Alors que Priya se tournait vers lui pour ancrer son regard dans le sien, il esquissa un léger geste d’impuissance. « Je suis désolé. Pour ce soir-là. Tu avais des doutes et tu avais peur et j’aurais voulu que tu me fasses plus confiance, c’est vrai. Mais c’est moi qui ai tout gâché. » L’avait-elle su à la seconde où elle lui avait ouvert sa porte après qu’il se fut traîné jusque chez elle ? Quand lui, dans sa fièvre, se raccrochait à l’idée que tout irait mieux le lendemain, avait-elle, de son côté, déjà pris sa décision ? Cela n’avait plus d’importance.

Il la regarda approcher, la laissa lui prendre la main, parfaitement conscient du contrôle que cela exigeait d’elle, du quasi-sacrifice que cela représentait pour elle. Il ne bougea pas, refusant de refermer ses doigts sur les siens, d’exercer le moindre signe d’emprise sur elle. Il baissa les yeux sur leurs mains. Comment lui dire, encore une fois, sans en venir aux mots plats et vides de sens, qu’il ne voulait pas non plus la perdre, ni la voir avec un autre ? Parce qu’en vérité, l’inverse était une possibilité. Peut-être que la perdre, la laisser aller vers un autre, serait le moyen le plus sûr d’en finir une bonne fois pour toutes. « Je ne sais pas ce que je veux non plus. Ça nous avance bien. Pour l’heure, je sais que quand je partirai de chez toi, j’aurais probablement envie qu’on continue cette conversation. J’imagine que ça veut dire que ce ne sera pas un adieu, pas cette fois. » Et qu’il n’était pas encore prêt à la perdre, donc. L’histoire n’allait donc peut-être pas se répéter. Puis il esquissa un léger sourire. « Si tu penses à Grace, je doute qu’elle m’ait attendue. Elle est probablement partie. » Et peut-être pas les mains vides, à moins qu’elle n’ait foutu son appartement à sac ? Oh, allez, ce n’était pas une cinglée, juste une fille à papa. « Je ne sais pas encore ce que je suis prêt à te promettre, parce que je ne sais pas ce qui nous attend. Mais s’il y a une chose dont je suis sûr depuis le jour où tu m’as foutu dehors, ma chère, c’est qu’il n’y aura probablement jamais d’autre femme dans ma vie comme toi. » Il insista sur les deux derniers mots. De toute façon, comment aurait-il pu avoir envie de se coltiner une quelconque relation, sérieuse ou pas, après une telle soirée ? La vérité, c’était qu’il aurait voulu lui dire la même chose, mais les promesses n’engageaient que ceux qui les croyaient et il sentait que même si l’intention était là, le temps serait probablement leur seul allié dans toute cette affaire. En tout cas, il était clair qu’il ne fallait pas compter sur eux pour résoudre leurs problèmes comme des adultes.

Codage par Libella sur Graphiorum. Gif tumblr

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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Mar 2 Jan - 13:00

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Toute cette conversation n’était que désillusion pour Priya. Une désillusion positive. Elle s’était attendue à un feu destructeur et revanchard, elle s’était attendue à faire face à la rancœur d’Itzal après qu’elle ait avoué la vérité. Mais l’incendie ne fut que flammèches pour presque finir en braises à peine chaudes. Alors que leur regard se mêlait, Priya fut stupéfaite lorsqu’Itzal s’excusa. Elle avait haussé les sourcils, ne s’étant pas attendue à des excuses de sa part. Dans un sens, l’Indienne comprenait. Elle n’avait jamais vraiment compris ce qui avait poussé Itzal à se battre. Peut-être une course à l’adrénaline, un défouloir, l’excitation dût à la prise de risque. Malheureusement pour elle, elle en avait également payé le prix. Elle avait été un dommage collatéral lorsque le Vénézuélien était revenu blessé, la chair meurtrie par un être ramené d’outre-tombe.  Un frisson la traversa au moment où les souvenirs envahissaient son esprit. Elle avait été traversée d’un mélange d’émotions fortes cette nuit là. Au départ c’était l’inquiétude qui s’était emparée d’elle. Elle avait cru assister aux dernières heures d’Itzal. Puis cette inquiétude avait vite laissé place à la colère puis à l’incertitude. Une incertitude qui l’avait poussée à se poser mille questions durant l’agonie du voleur d’énergie. Une fois qu’il fut rétabli Priya n’avait pas chômé pour tenter de le faire fuir. Et elle avait réussi à force d’acharnement. Ils étaient tous les deux coupables, pourtant depuis le début de la conversation, aucunes excuses n’avaient traversé ses lèvres. Priya se contenta de soupirer. Cet évènement la désolait encore. Cette morsure avait été le déclencheur de tout.

« Je n’ai jamais compris pourquoi tu avais tant eu besoin de prendre autant de risques. Finalement on l’a payé tous les deux. Ca ne sert plus à rien de chercher un coupable. » dit-elle avant de poursuivre.

Coupable ils l’étaient tous les deux. Chacun devaient payer et porter le poids de ses choix. Pour Priya cela s’était résumé à croire qu’Itzal était parti et que plus jamais elle ne le reverrait. D’accepter de vivre avec ce manque. Mais elle ne l’avait pas invité chez elle pour qu’ils reviennent sur leurs erreurs du passé. Bien que cela soit inévitable, la jeune femme se penchait plus vers l’avenir désormais. Ressasser les souvenirs ne ferait pas qu’Itzal redeviendrait humain. Cela ne chasserait pas l’appréhension qui l’animerait à chaque fois qu’elle le toucherait. Ce qu’ils décideraient à l’avenir en revanche serait susceptible de changer les choses. Mais le destin était visiblement farceur. Bien que les intentions de Priya soient bonnes, elles restaient floues. La jeune femme ne savait pas comment elle pourrait envisager le futur. Tout ce dont elle était sûre était qu’elle voulait qu’Itzal en fasse parti. Ce genre de scène n’était visiblement pas leur fort. Le Vénézuélien finit par avouer qu’il ne savait pas non plus ce qu’il désirait. Ces deux là s’étaient vraisemblablement bien trouvés. Priya rendit le léger sourire qu’Itzal lui accorda. Elle imagina brièvement ce que pourrait donner sa prochaine rencontre avec la dite Grace. Sûrement qu’elle n’oserait pas lui dire grand-chose… Pour l’Indienne la jeune femme était insignifiante et elle ne constituait pas vraiment une concurrente de taille. Ce qu’Itzal confirma d’ailleurs, élargissant le sourire de son hôtesse. « Je suis plutôt unique dans mon genre c’est vrai. » rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel. Cela s’avérait être un atout comme un poids. Priya s’attristait simplement que ce qui la rende si unique s’avérait être toutes les cicatrices qui la façonnaient aujourd’hui encore.

Le visage de la jeune femme s’assombrit soudainement. Elle revint poser sa main sur celle d’Itzal. Cette fois son regard se fit plus perçant, plus profond. « Et s’il t’arrivait quelque chose dehors ? Je sais que je voulais que tu quittes la ville. Mais là ils t’envoient à la mort. Je sais que t'aimes jouer les costauds mais... » souffla-t-elle. Priya n’était pas au courant de tout ce qui pouvait se dérouler au-delà des murs. Malgré tout elle avait perçu de nombreux murmures concernant le sort réservé à ceux qu’on qualifiait de « monstres ». Ils n’étaient que de la chair à canon, une main d’œuvre bon marché qu’on envoyait faire le sale boulot, et tant pis s’ils ne revenaient pas. Priya serait-elle condamnée à vivre la peur au ventre, craignant à chaque fois que l’homme auquel elle tenait ne revienne pas ? Encore une fois elle prenait le problème à l’envers mais elle s’en rendit compte rapidement. La peur l’avait déjà privée d’Itzal, désormais il faudrait saisir n’importe quelle occasion, profiter de chaque instant. Elle serra la main du Vénézuélien avec une force qu’elle ne se connaissait pas. « J’ai peur. Mais je ne pourrais pas supporter l’idée de te perdre sans au moins avoir essayé. » dit-elle en hochant la tête. Par le passé la peur l’avait rongée, mais si elle s’était laissée aller, si Priya n’avait pas eu cette rage de vivre, cette envie de se battre contre la fatalité, peut-être qu’aujourd’hui encore elle serait sous l’emprise de ses bourreaux. Elle n’était qu’humaine certes, mais elle comprit que cette fois sa décision changerait tout, que ses émotions devaient rester sous contrôle. Il ne fallait pas qu’elle fasse deux fois la même erreur. « Alors essayons. » sa poigne se fit plus douce. Peut-être était-ce l’euphorie du moment, des retrouvailles et des révélations. Peut-être était-ce le sentiment qui l’avait agitée lorsqu’elle avait vu Grace. Priya ne saurait répondre. Elle savait juste qu’elle ne voulait plus perdre de temps. Beaucoup de choses pesaient sur ses épaules. Outre Itzal il y avait sa maladie, la menace permanente de cette peste qu’on appelait Résistance et puis son passé accroché à la cheville. Un boulet qui lui pesait encore plus depuis qu’un certain Lewis s’était pris les pieds dedans. Priya avait ce sentiment d’urgence. Ca serait maintenant ou jamais. Soit ils essayaient ensembles, soit chacun reprendrait sa route mais cette fois, en parfaite connaissance de cause.




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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Dim 7 Jan - 16:27

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Pourquoi il faisait ce qu’il faisait, pourquoi il prenait les risques qu’il prenait, il n’en avait aucune idée. C’était une récurrence dans sa vie, qui lui avait sans cesse coûté cher, et qu’il ne cessait malgré tout de répéter. « Pourquoi tu fais ça ? » Cette question dans la bouche de son frère, de sa mère, de son père, de sa prof, de ses rares amis, de ses patrons, et même de ses victimes, pourquoi ? Il n’en savait rien, c’était dans sa nature, et c’était là la réponse facile, pratique, celle qui n’exigeait aucun effort de sa part. Peut-être qu’un psy aurait fait du meilleur boulot à fouiller dans sa nature profonde, ou peut-être qu’il se serait contenté d’expliquer ce comportement par son enfance, mais il ‘était loin d’être le seul orphelin de la planète, le seul chiard maigrelet à avoir survécu de rien dans la rue, à avoir bouffé de la terre et cherché le réconfort auprès des parias, et quand bien même, on lui avait offert une chance. Il avait été adopté, par une famille riche qui aurait pu l’aimer s’il avait fait l’effort de se faire aimer, mais même ça, il n’avait pas pu, et pourquoi ? Eh bien, il n’en savait rien. Quand le moment venait de se raisonner, de se calmer et de réfléchir à ce qui comptait pour lui, à ce qu’il pouvait perdre en fonction de ce qu’il faisait ou décidait, tous les enjeux disparaissaient et il ne restait qu’une colère fracassante et brouillonne, de celles qui aveuglaient, qui écrasaient la raison, oblitéraient la réflexion. Alors, quand il tenait tout entre ses mains, de l’argent, la possibilité de belles études, des amis, l’hypothèse d’un amour comme jamais il n’en avait connu, une famille, il gâchait tout, et avec une immense satisfaction. En se battant, en échouant là où il se savait capable, en se tapant sa prof d’université, en se comportant comme un connard au boulot, et en risquant sa vie alors que pour une fois, il savait que quelqu’un – quelqu’un d’autre que lui – tenait à son existence. Quelqu’un comme Priya. Ça aurait dû lui suffire, suffire à ce qu’il apaise sa colère, la laisse décider pour lui, en quelque sorte, mais il n’avait pas lâché prise, avait suivi la voie qu’il empruntait toujours, et qui l’avait ramené à la porte de Priya en portant sur lui la fin de ce qui n’avait même pas commencé.

Et il ne savait pas comment lui expliquer, puisqu’il ne savait pas lui-même pourquoi il avait été aussi con. À sa question, il ne put que secouer la tête d’impuissance. Il s’était excusé et il ne savait pas quoi faire de plus. Elle avait raison, à quoi bon pointer un coupable du doigt ? Toutes les mauvaises décisions qu’ils auraient pu prendre à cette époque, ils les avaient prises, dans un bel ensemble. Et quand Itzal s’était rendu compte de ce qu’ils étaient en train de perdre, quand il avait tenté de rectifier le tir, c’était trop tard, c’était Priya qui s’en était tenu à son choix. Ce qui avait été dit avait été dit. Pour Priya, cela avait eu des conséquences qu’elle-même connaissait, et dont Itzal ne pouvait préjuger, même s’il avait espéré longtemps qu’elle avait amèrement regretté ses paroles, et qu’il lui avait horriblement manqué… Et pour lui, eh bien cela avait constitué un tournant radical dans sa vie. En perdant Priya, il avait littéralement perdu son humanité. Une pensée qui le glaça soudain. Il avait toujours eu confiance en lui et toujours eu confiance en ce qu’ils pouvaient être tous les deux, à l’époque, probablement trop, un peu tête à claques, sourire facile, mais c’était avant. Les paroles de Priya ne faisaient que confirmer ses doutes. Ils n’avaient pas peur de la même chose, évidemment. Ils ne seraient jamais d’accord, évidemment – ils n’étaient pas Priya et Itzal pour rien. Elle avait peur pour lui, et lui commençait à entrevoir le quotidien que sa vie à elle deviendrait s’ils décidaient de se donner une nouvelle chance. Elle, la perle rare du gouvernement, et lui, le déchet infréquentable. Merveilleux. « Je suis costaud. Encore plus maintenant, même. » Tous les jours, il sortait des murs de la ville, et elle le savait, désormais, et elle s’inquièterait, il n’y avait rien qu’il puisse lui dire pour la rassurer, même s’il la gratifia d’un large sourire, quasi enfantin, en ajoutant : « Je suis indestructible. » Et même si c’était un mensonge, c’était vrai, au fond. Il aurait dû crever bébé dans une poubelle, pour commencer, et cent fois par la suite jusqu’à ce jour même, et pourtant il était toujours là, le super cafard Itzal.

« Essayer, c’est pas mal. Ça me paraît faisable. On devrait commencer par ça. Je vais essayer d’être prudent là-bas dehors, surtout maintenant que j’ai peut-être une bonne raison pour revenir. Et toi, tu vas essayer de ne pas paniquer à la seconde même où je vais partir de ton appart en repensant à ce qu’on vient de se dire. Je vais essayer de ne pas t’attirer d’ennuis même si tu risques plus que ta carrière à m’adresser la parole, et toi tu vas essayer de me faire confiance. Et on va essayer de se dire ce qu’on a gardé pour nous par fierté ou par peur et qui nous a coûté si cher. » Il pressa tout doucement les doigts de Priya entre les siens, cochant mentalement les cases de son contrat : ne pas mourir, ne pas lui attirer d’ennui – il aurait mieux fait de refuser toute cette histoire, mieux fait de lui dire que c’était de la folie de garder le contact, mais ça aurait été refaire la même scène que huit mois plus tôt. Ça lui paraissait pas mal, pour une première retrouvaille. Presque déjà trop, presque insurmontable, mais presque seulement. Il fut pris d’un accès soudain de rage contre lui-même, et de frustration, en se rendant compte à quel point il aurait voulu de nouveau pouvoir être son garde du corps, de nouveau rester à ses côtés, effacer ces mois passés, mais là encore, c’était revenir à l’homme qu’il était huit mois plus tôt, après qu’il se eut été transformé. Il n’était plus cet homme-là. Il se leva de son tabouret, laissant glisser la main de Priya de la sienne. Pour suivre ses nouvelles bonnes résolutions, il fallait, pour commencer, qu’il parte de chez elle avant le lever du jour, comme un ado rendant visite à sa copine et craignant de se faire choper par son père. Sauf que les risques étaient bien plus importants qu’une simple paire de tartes dans la gueule. « J’espère que ton Dimitri est aussi fiable que moi. » souffla-t-il, à moitié amusé seulement. Si ce type courait dans l’heure faire son rapport à Rafaël, toute cette histoire allait prendre une sale tournure. Itzal en avait cachés, des trucs, à cette enflure, mais il faut dire que sa relation avec Rafaël n’avait jamais été saine. Il tenta de nouveau de lutter contre le doute. Ne pas reculer. Aviser le moment venu. C’était la seule façon de se laisser une chance.

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MessageSujet: Re: (Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen   Mar 16 Jan - 12:15

We've got to live, no matter how many skies have fallen
Itzal&Priya
Cette conversation n’avait été qu’un gouffre. Un trou de ténèbres profond dans lequel Priya s’était aventurée avec prudence sans savoir où elle atterrirait. Où ils atterriraient car dans sa chute elle n’était pas seule. Itzal l’accompagnait dans l’aventure. C’était d’ailleurs pour lui qu’elle s’était risquée dans l’inconnu. Ne dit-on pas que les choses merveilleuses arrivent lorsqu’on sort de sa zone de confort ? Une zone que Priya avait privilégiée depuis des mois. Elle s’était construit un monde ou plutôt une cage dorée dans laquelle elle se sentait en sécurité. Elle s’était créé une routine illusoire, lui faisant croire qu’elle ne manquait de rien. Tous ces efforts avaient été balayés en une soirée, en un regard. Lorsque ses prunelles de bronzes avaient croisé celles d’Itzal. Il avait fallut d’une seconde. Une seule seconde et les certitudes de l’Indienne s’étaient effondrées comme un vulgaire château de cartes.  Une seconde et son cœur s’était remis à battre à vive allure. Il n’y avait qu’Itzal pour lui faire un tel effet. Pour la faire se sentir aussi vivante. C’était aussi l’une des raisons qui l’avait poussée ce soir à s’aventurer dans le gouffre de l’inconnu.

Sur le chemin qu’était leur conversation hasardeuse, Priya fut vite rattraper par le doute et la peur. Le nouveau métier du Vénézuélien ne lui inspirait rien d’autre que de la crainte. Pourtant elle était prête à essayer. Les aveux d’Itzal lui arrachèrent un bref sourire. Il était indestructible qu’il affirmait. Priya aurait souhaité qu’il dise vrai. Malgré cette affirmation les doutes de l’Indienne restèrent profondément ancrés. « Je ne savais pas que les zombis transformaient en Hulk. » finit-elle par souffler pour détendre l’atmosphère. Et puis finalement, le brun lui serra doucement les doigts lorsqu’il lui offrit une réponse à sa proposition. Essayer, voilà ce qu’ils tacheraient de faire. La jeune femme acquiesça, sa main restant dans celle de son ancien garde du corps. « Que serait la vie si on ne prenait pas de risques ? » dit-elle avec un air malicieux peint sur le visage. Priya voulait garder le contrôle, un semblant de contrôle. Au fond le risque lui faisait peur, mais au fond, ce qui lui faisait le plus peur était de passer à côté de quelque chose. Et ce quelque chose prenait, en la personne d’Itzal, des allures de bonheur. Pour l’instant l’avenir restait flou, incertain, mais il faudrait l’apprivoiser pour ne plus essayer mais réussir. Réussir le plus longtemps possible. Il faudrait éviter le danger, se faire discret, mais l’Indienne restait persuadée que cela vaudrait le coup.

Lorsqu’Itzal se leva, Priya recula doucement. Une partie d’elle ne voulait pas le voir partir, comme si elle avait peur que tout ceci n’ait été qu’un rêve. Qu’une fois qu’il aurait passé la porte, le Vénézuélien ne revienne plus jamais. Mais en maniaque du contrôle des émotions, Priya ne laissa rien paraître et bâillonna la partie d’elle rongée par la crainte. Ses yeux se mêlèrent à ceux d’Itzal, elle se mit à sourire. Dimitri était un bon employé mais personne n’arriverait jamais à la cheville du Vénézuélien. Ils avaient traversé tant de choses en si peu de temps que cela aurait été un véritable exploit. « Ne t’en fais pas il connait parfaitement son travail. Un peu trop d’ailleurs mais bon… » finit-elle par dire en haussant les épaules. Elle raccompagna Itzal près de la porte. Ce soir il partait avec un nouvel objectif. Il partait en sachant que désormais, lorsqu’il arpenterait la terre au delà des murs, quelqu’un guetterait son retour avec attention. Et de son côté Priya tenterait de ne pas se ronger les sangs. Il était temps pour eux de s’abandonner de nouveau. La jeune femme savait qu’elle aurait du mal à fermer l’œil, l’inattendu était quelque chose qui la perturbait. Mais cette perturbation ce soir serait une ouverture sur un futur plus brillant et sûrement plus heureux. Alors elle l’accepterait. « Bon alors n’oublie pas, essaie de revenir en vie, s’il-te-plait. » conclut-elle en ouvrant la porte. Ce qu’elle voulait surtout était : Essaie de revenir. Tout simplement, ça serait déjà un bon début. Un début qui prouverait qu’elle n’avait pas rêvé.


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Can you even see what you're fighting for ? Blood lust in a holy war. In the end, the choice was clear, take a shot in the face of fear. Fist up in the firing line, times are changing. sign by Solosand
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(Part II) We've got to live, no matter how many skies have fallen

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