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 Out of the black [Tobias]

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WILDHUNTER

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↳ Arrivé depuis le : 03/09/2013
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↳ Age du Personnage : Quarante-huit ans
↳ Métier : Bras-droit de Maria Velasquez ; Ancien directeur de la Parish Prison
↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
↳ Niveau de Compétences : Trois
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STARSET - Demons ♭ KORN - Evolution ♭ SLIPKNOT - Disasterpiece ♭ SIA - Free me ♭ WOODKID - Iron ♭ BEAR McCREARY - A nation of thieves ♭ NICK CAVE - Avalanche ♭ KODA - New blood ♭ HIDDEN CITIZENS - Paint It Black ♭ SABATON - Out of control ♭ RAG'N' BONE MAN - Hard came the rain ♭ POP EVIL - Monster You Made

↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
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MessageSujet: Out of the black [Tobias]   Dim 24 Déc - 17:30

Out of the black

feat tobias madsen & leslie Maclean
How did it feel when it came alive and took you ? Out of the black it broke your skin and shook through. Every part of me, every part of you. You made a fool out of me and took the skin off my back running. So don't breathe when I talk cause you haven't been spoken to. I've got a gun for a mouth and a bullet with your name on it. And I promised you like you promised me

Déluge de fin du monde sur la ville. Il amorce le retour des pluies torrentielles, et oblige un programme pourtant bien rôdé à être revu. Révisé pour s’épargner le retour jusqu’au camp sous une pluie battante et de nuit. Rien à faire, il faudra rester là jusqu’à ce que la tempête s’apaise. Non pas que l’idée de courber l’échine sous un déluge à rompre les vertèbres ne soit déplaisante, habitué aux déchaînements de fin du monde d’une île mordue par les éléments et aux fureurs climatiques de la Louisiane depuis suffisamment longtemps pour ne plus en souffrir. Ou s’en moquer tout simplement. D’autres n’ont pas vu l’imprévu d’un même œil. Compagnie divisée préférant l’abri des murs plutôt qu’un voyage de retour aux airs de jour du Jugement dernier. Privilège du haut-placé du campement, l’important aux yeux du Gouvernement, je suis l’unique favorisé du groupe. Celui qui reste et à qui l’on offre la possibilité d’oublier la débâcle du dehors dans un décor puant le luxe et la volupté d’une vie sans ambages. Mauvaise blague et pourtant, il est aisé de se faire avoir. De se laisser charmer par l’environnement, le mobilier, la grandeur effarante de la chambre. Ridicule pour une seule personne. Hors de prix, mais qu’importe, ils paient pour s’assurer le confort de leur prétendu invité de marque. Après la cellule de prison, la différence choque et met mal à l’aise. Sonne presque comme une injure, un majeur levé bien haut pour faire comprendre qu’ici, ceux qui commandent, c’est eux, et personne d’autre. Renforcer l’impression de n’être que des pions bons à être utilisés puis jetés. Et les exécrer plus encore à mesure que la pupille s’abîme sur chaque coin de meuble. Le lit intouché, outrancier. Le tiroir de la table de nuit qui s’ouvre par curiosité. La classique Bible, et de fameux emballages allègrement douteux aux côtés du livre sanctifié. Juste au cas où. Dans un contexte où la Prohibition règne, c’est presque comique. Pied de nez laissé en souvenir par une quelconque prostituée persuadée de revenir avant que tout ne se casse la gueule, peut-être. Haussement de sourcil et rictus éphémère sur les lippes, la plaisanterie fait mouche.

Fatigué de tourner dans cet antre étouffant, lion en cage qui s’épuise pour rien, sortir devient vital. Et à peine la porte refermée, la question me heurte. Qu’est-ce que tu vas faire dans un endroit pareil ? Du doute dans la tête, battements de cils pour le faire disparaître et dans un haussement d’épaule faisant office de réponse, la carcasse se met en route. Arpente le couloir aux portes toutes identiques, closes sur les intimes factices de leurs occupants. Le monstre capte, sent et dévore ce qui se pose à portée de ses sens. Vibre des puissances hurlant à ses côtés, ces énergies nouvelles, diablement attirantes. Buffet ouvert où il n’est question que de tendre la main pour se servir. Torsion sale dans l’estomac, le pas se presse sur les tapis rares, foule les marches et me voilà de retour à la case départ. Dans le hall d’entrée sous les yeux intrigués de l’hôte d’accueil. Il ouvre la bouche, avenant dans son rôle et la referme aussitôt lorsque se tournent les talons. Irrémédiablement, le corps sait ce qu’il fait. Guide la raison jusqu’au centre névralgique de la déraison. Erreur, Leslie…

« - Qu’est-ce que je vous sers ? » La question, si coutumière il fut un temps me semble pourtant inédite. Installé au comptoir du bar vomi par la bouche de l’opulence, les ongles grincent contre le bois rutilant. La lutte fait rage dans la poitrine, et la main posée contre la cuisse s’agite. « - Whiskey. Irlandais. »  Ca va de soi. Dans ce domaine, renier ma patrie est une hérésie. Meilleur scotch possible, le verre se dépose avec élégance, l’ambre liquide scintillant sous l’éclat des lumières pourtant tamisées. La vision a quelque chose de prophétique, divine sous l’œil du croyant dévoré par sa foi depuis trop longtemps reniée. Délicatesse dans le geste lorsque les doigts s’enroulent contre le cristal pour faire tourner le contenant afin de libérer les arômes. Mais rien d’autre ne bouge. Je suis incapable de le porter à mes lèvres. Requiem pour un fou, je flirte avec le danger. Crève d’envie de me brûler la trachée. Vider l’outrage d’une traite et le voir se remplir à nouveau. Encore et encore jusqu’à en perdre la raison. « - Irlandais, hein ? On dit que c’est le meilleur. Connaisseur peut-être ? Vous permettez ? » Il ne me laisse nullement le temps de répondre, il est déjà installé. Claque de ses doigts pour commander la même chose, un sourire séducteur de politicard sur ses lèvres. Ca sent l’important à plein nez, l’ennemi à abattre et pourtant.

« - Seulement un fervent patriote. »  La réponse se murmure dans un souffle et s’accompagne d’un sourire de circonstance. Façade posée sur les lippes qui s’ourlent pour laisser filtrer la sympathie. Et le verre qui se lève en réponse au sien, courtoisie de deux ivrognes prompts à sceller le destin de leurs foies et à enterrer leurs sobriétés. Dix- sept ans de bonne conduite en équilibre sur la planche, prompts à se noyer dans les vagues d’un whiskey d’excellence. Parce que, forcément, il est racé, sa seule couleur et les arômes qui s’en élèvent suffisent pour persuader le néophyte. Provoquent la sagesse qui s’effrite, le besoin virulent de me bousiller la mémoire le temps d’une pauvre soirée pour oublier. La môme qui rejette son géniteur sans véritablement lui laisser la chance tant espérée de se racheter. Oublier la détention, la faim qui hurle constamment sous la peau. Aider à mieux faire passer la conversation que l’autre bonhomme entretient et à laquelle je réponds machinalement, dans les remous d’un alcool fort.

Pris dans l’engrenage de la civilisation, le verre abandonne une seconde fois le comptoir. Au bord du gouffre, les lèves effleurent le cristal. Ressentent déjà la sensation de l’ambre mais rien ne vient. Le geste s’avorte dans un soupir lorsque les pupilles glissent et s’apposent sur la main de l’autre venue s’échouer près du genou. Contact mal placé accueilli par un haussement de sourcil dérouté. Désiré devenu convoitise une fois le premier verre terminé, le mien toujours intouché que je repose sur le panneau de bois rutilant. Trop sobre pour céder à l’avance. Mais privé depuis trop longtemps de ce genre de contact pour seulement le repousser comme il le mériterait, alors avec une délicieuse inconscience, je laisse l’instant se poursuivre. Ouvre la voie à une séduction pourrie. Caresse du pouce contre le jean, et les paroles qui se font plus discrètes comme pour s’envelopper d’un semblant d’intime au milieu d’une pièce où traînent seulement quelques âmes dans le confort insolent des fauteuils. Mauvais temps au-dehors, tempête en-dedans.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Sam 30 Déc - 11:25

Une tâche sombre qui gâche le décor fastueux. Une vulgaire erreur. Une rature grossière. Il n’est absolument pas à sa place ici, il le sent jusqu’au fond de ses tripes. Même plus apprêté que d’ordinaire, engoncé dans des vêtements qui ne sont pas de son rang pour maintenir l’illusion, il se sent intrus. Il n’a fait aucune fausse note dans sa partition cependant. Il a suivi toutes les instructions, s’est glissé dans l’enveloppe de l’amoureux transi à la réception. Ses rétines azurées ont dévoré sans peine la silhouette de sa compagne éphémère, plutôt fier de se retrouver au bras d’une si jolie femme, même pour de faux. Le danois a fait du zèle avec un naturel confondant. Les jeux de rôle l’amusent seulement bien moins qu’autrefois, quand il se pensait apte à s’extirper de n’importe quelle situation par ce biais. La faute aux ténèbres qui se sont engouffrées à l’intérieur de sa carcasse en taule, en épousant les moindres recoins. Elles l’ont littéralement dévoré, n’ont laissé de lui que de piteuses miettes. Il y a un gouffre entre l’homme qu’il était et celui qu’il est devenu.

On s’y habitue vite finalement, à se fondre entre les ombres. C’est presque un luxe après des années à croupir dans une cellule putride, avec pour seule vision une infinité d’autres cages, et des tiges de métal pour le contenir comme un misérable animal. Cette fois, c’est la prison de sa conscience qui l’enferme, qui l’oblige à rembourser ses dettes auprès de résistants. Il leur doit bien ça, à ceux qui les ont cachés et protégés pendant de longues semaines. Ils ont risqué leur peau pour lui, pour elle. Il ne parvient à refuser aucune des missions qu’ils lui adressent, même en ayant réchappé à un nouveau châtiment des tyrans de justesse à l’issue de l’une d’elles. Qu’ils n’aient pas pu mettre la main sur lui le grise d’une certaine manière, fait courir une adrénaline salutaire dans ses veines. Mais il ne se sent plus fait pour la lumière. Il se sent sale rien qu’en jetant un œil autour de lui. Il n’appartient plus à ce monde d’apparences, devoir s’y glisser le débecte. Il regrette sa solitude, la crasse du dehors. Les journées passées à errer, à tenter de se rendre utile pour les siens. A se recentrer sur des choses primaires, en ne s’accaparant que les denrées indispensables à la survie.

Futur meurtrier ou complice de la destruction d’un politicien. Qu’il ait été affecté à un tel crime est risible, après tout ce temps perdu à clamer son innocence, à jurer ne pas avoir l’étoffe d’un assassin. Rouages d’un système corrompu jusqu’à la moelle, les juges s’en sont moqués. Ils l’avaient condamné avant même qu’il n’ouvre la bouche ou d’examiner son dossier. Pas de taille à rivaliser avec les dires d’un haut-fonctionnaire, qu’importe que les pires rumeurs puissent courir sur son compte. Pas avec ses antécédents familiaux. Il s’est rattrapé depuis, toujours par nécessité, plus rarement par haine. C’est pourtant bien elle qui vrille ses nerfs en cet instant. L’artisan de diverses initiatives macabres du Gouvernement le révulse au plus haut point. Une part de lui se réjouit d’être sur le point de le réduire au silence, en dépit des scrupules qui lui tordent sauvagement l'abdomen.

« - Fais chier, cet abruti a quitté le bar avec un autre client. C’est trop leur demander de respecter leurs propres règles, c’est pas possible. » La brune teigneuse fait voler le silence en éclats, enrage et fulmine en faisant les cent pas. Un autre rebelle en planque vient de l’avertir. C’est un contretemps pénible, qu’ils n’avaient pas vraiment prévu. Le type devait se trouver seul dans l’idéal, pas avec une de ses conquêtes. Un classique néanmoins, pour un scélérat jeté dehors par sa femme. « - Tant pis, on va pas attendre pendant des plombes que l’autre se tire. Avec un peu de chance, il est tout aussi pourri et on fera d’une pierre deux coups. Faut pas être net pour être attiré par ce genre de salopard de toute façon. » Tranche-t-elle, décidée à ne pas bousculer leurs plans à la dernière minute. Et peu encline à laisser la cible prendre son pied avant de l’achever. « - On change rien. » Un hochement de tête pour sceller le débat qu’elle vient d’avoir avec elle-même. Les prunelles rivées sur la montre pour ne pas manquer l’heure prévue à la seconde près. Le sablier de la fatalité disperse ses grains de sable, précis et redoutable. Chaque minute supplémentaire est une chance pour l’autre de s’échapper, de ne pas devenir un dommage collatéral. Mais l’intermède sulfureux s’éternise, les contraignant à intervenir.

La rebelle et son acolyte de fortune se faufilent finalement dans le couloir, s’évertuant à faire le moins de bruit possible. Le double volé de la carte donnant accès à la chambre est introduit dans la fente, leur permettant d’entrer sans forcer. Les bruits des râles de plaisir emplissent la pièce, éraflent les tympans. Les odeurs de stupre et de sueur le prennent à la gorge. Un arôme atrocement familier emplit ses narines, le rend nauséeux. La vision des épaules parsemées de trainées écarlates lui confirme sa hantise, lui fait l’effet d’une chute vertigineuse. D'une douche glaciale. Les pupilles acérées effleurent malgré elle l’échine puis la cambrure des reins. Un sentiment indescriptible lui lacère les entrailles. Une bouffée de colère s’étouffe dans sa trachée, lui fait machinalement renforcer la prise contre son arme. Il pourrait l’abattre là, en pleine action. Une balle dans le dos. Rien de très glorieux, mais à l’image de l’abandon dans l’hôpital infesté de monstres ambulants. Ou de la tentative d'égorgement dans son sommeil. Des occasions lamentablement manquées. Celle-ci ne fera pas exception. « - Va te coller contre le mur, les mains en évidence. En vitesse. » Crache-t-il hargneusement, les yeux rivés sur le rouquin figé en pleine copulation. Il s’en rapproche, éloigne du pied ses fringues pour éviter qu’il n’attrape de quoi se défendre. Le canon froid du silencieux s’appose sur le haut de la colonne vertébrale. « - Belle rechute. T’as été pris d’une soudaine nostalgie de ton ancienne position de pouvoir et t’as rien trouvé de mieux pour la calmer que de baiser l’ennemi ? Ou tu joues double-jeu depuis que cette connerie de pacte est sur le tapis ? Je suis déjà impatient d’aller raconter tes exploits sur le camp. » Il le souffle avec une pointe de sadisme, tandis que son alliée s’occupe de la victime initiale. Profitant allègrement de sa position provisoire de force.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Mar 2 Jan - 13:27


Perdre la raison dans les dédales de l’interdit. Rendre privé l’accessible et offrir à l’invité ce qui est prohibé pour le reste du monde. Le traitement de faveur se lit sur la surface lisse du scotch posé sous mon nez. L’injure aux allures de salut, celle que l’on contemple sans oser la toucher. Déchirement des sens et de la raison sous la peau, là où s’ajoute la mort des reins lorsque la main d’un autre se pose contre la cuisse. Odieuse invitation, le sourire se fait licencieux et les pupilles caressent la convoitise. Je deviens l’objet, le nouvel objectif d’un être à qui l’on ne refuse rien. A l’évidence, il est important pour que le barmaid n’est rien tenté afin de lui rappeler les règles régissant la ville. Eminence noire du Gouvernement, des relents de dégoût sur la langue lorsque l’idée de s’abandonner avec une telle vermine germe entre les tempes. A peine un tressaillement, les doigts se font plus pressants contre le jean, remontent et s’apposent aux frontières de l’intime. Les mâchoires se crispent, un soupir s’arrache d’entre les dents serrées. « -Allons terminer cette conversation à l’étage. » C’est une invitation qui se murmure près de l’oreille et qui ne se refuse pas vraiment. Le corps prenant le pas sur la raison, un second soupir pour achever de céder et voilà que je lui emboite le pas et quitte le bar, abandonne un vice sur le comptoir pour répondre à l’appel hurlant d’un autre.

Ruine improvisée, la suite s’est changée en champ de bataille. A peine la porte refermée que la bienséance a été assassinée. Des relents d’alcool contre la langue, la sienne qui bousille la mienne sans pudeur, avec une ferveur à couper le souffle. Saleté dans le ventre, le besoin qui se fait pressant qu’importe la personne, son rang et ses actions dans la destruction du monde. Je m’en fous, abandonne la haine et tout ce qui l’accompagne pour mieux me briser les hanches contre les siennes. Embrasser la dictature à pleine bouche et les mains qui s’y agrippent. De l’empressement dans des gestes tant de fois exécutés, pour l’un comme pour l’autre, l’ensemble sonne comme une évidence. Entraves malvenues, les vêtements s’entassent sur le sol. Les miens que l’autre enlève, la précipitation de l’envie sous les doigts. Baisers de feu contre la peau pâle, j’en râle de plaisir à mesure que l’exploration lascive avance. Agenouille le tyran devant la volonté d’un autre, les doigts fermement ancrés dans les mèches de cheveux, le corps frissonne et se contracte sous l’impulsion d’une volonté pleine de vice. Soupirs de satisfaction sur les lippes, le regard de brume se pose sur le partenaire d’infortune et les phalanges tirent. Le contraignent à revenir à ma hauteur malgré le délice en train d’éclore sous ses intentions. A défaut d’un plaisir solitaire, la mécanique lascive d’un ballet à deux s’enclenche. Dénude le restant de chair encore à l’abri de la convoitise, les hanches qui s’effleurent et se cherchent. Crèvent les lèvres contre les siennes, féroces, emplies d’une frustration faisant battre à tout rompre le sang contre les tempes. L’impatience rend fébrile lorsque ma volonté force l’autre à se tourner, mes hanches se plaquent contre ses reins et la main se glisse entre ses cuisses. Il en soupire, râle de satisfaction à mesure que les caresses se font plus pressantes contre l’intime. Plaisir de l’autre faisant germer l’indécence dans toute ma carcasse qui hurle à la délivrance.

Elle s’invite dans l’instant. Sous la forme d’un crachat hargneux dont les notes font frémir le cœur affolé dans ma poitrine. Dans un automatisme frôlant l’instinctif, les doigts relâchent le politicien et une infime distance s’appose entre lui et moi. Tressaillements de rage sur les membres, de la honte qui vrille le ventre et fait mourir le désir. Lentement, les mains se lèvent, annoncent la rémission, l’absence de résistance. Chair de poule sur l’épiderme, le froid du canon contre l’échine achève la fièvre. Un juron se crache, maudissant les sens et leur inutilité affligeante. Comme rendu sourd par la promesse de combler le manque, inapte à deviner l’arrivée des intrus avant qu’il ne soit trop tard. « - Je baise peut-être l’ennemi, mais je ne suis pas celui qui se jette pas à corps perdu dans une cause qui n’est pas la sienne et qui conduit à participer à des tentatives d’assassinats ridicules. » Ca s’arrache d’entre les dents serrées lorsque je m’éloigne de l’autre. Roule sur les notes d’une Irlande depuis longtemps abandonnée. Quelques pas sur le côté, d’autres vers l’avant pour se retrouver à faire face aux boiseries hors de prix. Téméraire qui n’agit pas en solitaire, jolie brune braquant son arme sur mon amant de fortune pour le faire disparaître de mon champ de vision. Sa mise à mort en guise de fin de soirée. Pas de suite, les informations d’abord. A leur place, c’est ce que je ferais.

« - C’est donc à ça que tu joues quand tu prétends partir en raid ? Quand tout le camp s’inquiète de ne pas te voir revenir, toi, tu risques la sécurité de tous en jouant au con ? » Le souffle s’accompagne d’un coup d’œil par-dessus l’épaule, suffisant pour se poser sur la trogne du danois. Inconscient borné qui n’en a pas fini avec ses conneries. Je suis allé en taule pour lui, à cause de cette foutue alliance avec la résistance et voilà qu’il recommence. Les mains jusqu’à lors ouvertes se referment, les poings qui se serrent sous le venin de la colère. Petit con. « - Mes exploits à côté des tiens font pâle figure. » Rictus moqueur sur les lèvres, les notes d’un rire cynique accompagnant la réplique. « - Rentre au camp, lorsqu’ils apprendront que tu continues de te fourrer dans ce genre de merdier, tu vas le quitter pour de bon, une balle dans le crâne. » Rêche sur la langue, la menace sonne comme un avertissement. Fait se tordre le ventre, sous les remous de rage, une minuscule germe de crainte au milieu du carnage.

« - Merde, je rêve. Dis-moi que c’est une blague ? On est pas là pour faire la discussion Tobias. »
Résistante aux nerfs visiblement à fleur de peau crachant sa mauvaise humeur. Mon sort était scellé au même titre que celui du politicien. Une aubaine pour celui qui n’a, jusqu’à lors, jamais réussi à m’achever. Reniflement dédaigneux, j’ai des relents d’impatience dans les jambes. Le ridicule de la situation m’agace, fait grincer les dents. Pris dans la débâcle de la luxure, à poil contre un mur, sous la menace d’une ancienne proie. C’est risible, piteusement cocasse. Nouveau soupir et le front qui se pose contre la boiserie, bientôt rejoint par mes paumes qui s’y plaquent brutalement. L’alcoolique aurait préféré se détruire le foie et vomir ses tripes dans des toilettes de luxe plutôt que de suivre le bonhomme. Foutue nature et ses manifestations impérieuses. Je hais la résistance et tous les incapables qui la prônent et s’échinent à la faire vivre. Je hais le Gouvernement et ses délires de grandeur. Je le hais, Lui, et son besoin irrépressible de fourrer son nez là où il ne devrait pas. Qu’on me rende mon jean et je lui éclate sa jolie gueule dans les règles de l’art pour lui faire passer l’envie de recommencer.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Mar 9 Jan - 2:30

Erratiques, les battements de son cœur résonnent contre ses tempes. Pulvérisant son sang-froid. La colère se distille vicieusement dans son organisme, s’étend au creux de ses veines. Il peut la sentir pulser sans lui laisser une once de répit. Il a envie de s’acharner sur la chair pâle, de maltraiter le corps nu jusqu’à ce qu’il vire au bleu. Remplacer les tâches de feu par des ecchymoses violacées. Le besoin d’en découdre se fait viscéral, le harcèle littéralement. Le canon appuyé contre le bas de la nuque tremble légèrement, l’oblige à resserrer sa prise des deux mains. Aucune peur, seulement de la rage pure. Il doit se contenir pour ne pas exploser. Le tyran fait une fois de plus rejaillir tout ce qu’il a de pire en lui. La bête furieuse, l’innommable. La brute forgée par les mains rêches de son bourreau. Réduisant au silence celui qui ne jurait autrefois que par les mots. L’énervement palpable est mis sur le compte d’une trahison collective. La haine de le surprendre à se vautrer dans l’indécence avec l’ennemi. Lui qui est supposé représenter au mieux leurs intérêts, le groupe. Et non retourner à nouveau sa veste, pour regagner son habitat naturel. C’est une raison valable de lui en vouloir, infiniment plus que la jalousie corrosive qui pourrait l’habiter. La hargne de le voir s’abandonner à un autre homme, quelque soit sa coloration politique. Il le rejette violemment ce motif-là, affreusement avilissant. La nausée enfle dans son ventre, remue ses entrailles. Les images obscènes de leurs ébats repassent en boucle, meurtrissent sa misérable cervelle. Il visualise toujours l’enchevêtrement des enveloppes, entend encore les gémissements lascifs. Les effluves virils empestent, rendent l’air irrespirable.

« - Ferme ta grande gueule, t’es pas en mesure de me donner des leçons de morale ! » Il le vocifère nerveusement, la mâchoire tendue. La cause ne pourrait pas être davantage la sienne. S’il se retranche derrière la dette qu’il doit à une résistante, il sait au fond qu’il ne s’agit là que d’un pauvre prétexte. Une occasion en or de venger sa mère, injustement exécutée par la milice. Abattue froidement avant que son cadavre ne soit trainé dans une fosse commune. Ils n’ont même pas eu le droit de l’enterrer dignement. Il n’a pu que se résoudre à la passivité en prison, serrer les poings en silence. Rendu totalement inutile par ses lourdes chaines. L’annonce de sa mort l’avait fait disjoncter, agresser un maton en représailles. Il se souvient avoir passé un mois entier au mitard après ça. Roulé en boule contre le béton, il n’a pu que se nourrir des ombres. Se blottir dans les bras de la pénombre. S’il a fait semblant d’être redevenu docile quand on l’a remis dans sa cellule, la tempête en lui ne s’est jamais calmée pour autant. Jamais complètement du moins. Un ricanement bref s’extirpe de ses lippes lorsque le rouquin s’échine à le rabrouer. Multipliant les affirmations absurdes. « - Me fais pas rire, il n’y en a qu’une qui pourrait s’inquiéter. » Le danois se garde de l’impliquer davantage, ne l’évoquant que du bout des lèvres. Mieux vaut que Leslie reste ignorant sur le fait que sa sœur soit au courant ou non de ses agissements. Il est difficilement crédible pour lui que d’autres aient pu être angoissés par son absence. Ne pas le voir revenir est l’un des risques constants du métier de ravitailleur. En particulier un solitaire boiteux tel que lui.

Les promesses sordides du débauché ne font que l'effleurer, trop souvent proférées pour parvenir à l’atteindre. Chacun traine de lourdes casseroles. Les secrets qu’ils partagent pour leur plus grand malheur les empêchent de se dénoncer, sous peine de chavirer ensemble. Le rire mauvais du leader le crispe de la tête aux pieds. Il doit se retenir d’agripper la tignasse fauve pour l’envoyer se fracasser contre le mur. Encore et encore, jusqu’à ce que le crâne cède. L’image macabre fait courir des frissons de plaisir le long de son échine. « - Commence pas à inverser les rôles, ce que je fais n’engage que moi et ne fait pas de moi un traitre, contrairement à toi. On verra ce qui leur semblera le pire. Mes prises de position envers une dictature qui nous débecte tous à l’extérieur des murs. Ou tes nuits au plumard avec un despote sur pattes. » Les crachats de mépris s’intensifient, donnent à la scène des allures de scène de ménage malgré eux. « - Je préfère crever pour ça si ça doit arriver, plutôt que leur faire des courbettes comme toi. » Sans s’en rendre vraiment compte, il comble des mois de privation en se défoulant les nerfs de la sorte. Des semaines et des semaines à s’ignorer, à ne pas s’adresser la parole. A ne pas se croiser du tout même. Permettant ainsi à la frustration de grimper en flèche.

Il en oublie presque la brune incendiaire, l’amant de pacotille, leur mission. La jeune femme se rappelle toutefois à son bon souvenir, d’un ton sec et cassant. Les tenailles de la honte le lacèrent aussitôt, le poussant à reculer d’un pas. Ne plus sentir la chaleur animale se dégager de l’irlandais lui semble salutaire. Il ne s’amuse pas autant qu’il le voudrait de son sort grotesque. De le voir nu comme un vers et soumis à la sombre volonté de ses assaillants. Ce n’est que ce qu’il mérite. Mais il a un goût métallique coincé en travers de la gorge. Conscient des capacités indéniables à reprendre le dessus de son ancien tortionnaire. Convaincu qu’il ne se laisserait pas tirer dessus comme un vulgaire lapin. Ils auraient dû fusiller le couple dès leur entrée sans leur laisser l’opportunité de réagir. Une mort trop douce à ses yeux néanmoins, aux portes de l’extase. Après tout le mal qu’ils avaient infligé à l’humanité, il aurait voulu qu’ils soient torturés durant des heures interminables. Qu’ils se pissent dessus de trouille, supplient qu’on les épargne puis qu’on les achève. De quoi rêver en couleurs.

Gamin pris en faute, il baisse le regard. Les prunelles azurées viennent balayer les veinures du plancher. « - Excuse-moi, je pensais pas tomber sur ce salopard. C’est lui qui gère la… » Son acolyte lui coupe vivement la parole, se tourne vers lui pour lui aboyer ses ordres et s’assurer qu’il les intègre bien. Agacée par le manque d’initiative de son partenaire de fortune. « - Me raconte pas ta vie, j’en ai rien à foutre ! Il est hors de question qu’un des deux survive. Visiblement, c’est pas un de nos sympathisants et il va surement pas se gêner pour rameuter la cavalerie si on le neutralise pas. Je m'en charge si t’as pas le cran d’aller au bout. » Le revolver chargé se tourne vers sa proie, délaissant le politicien. L’instant d’inattention est suffisant pour que la cible, muette jusqu’ici, en profite. Le félon s’empare du premier objet à portée, l’abat sur l’extrémiste avec force. Suffisamment fort pour lui faire perdre l’équilibre et l’assommer. Une trainée écarlate s’écoule des boucles d’ébène de l’inconsciente. Le scandinave n’a pas le temps de se précipiter vers elle que le pistolet est récupéré par le dépravé, pointé dans sa direction. Un rictus dangereux ourle les lippes, toujours gonflées par le vice. « - Tu vas poser bien gentiment ton arme à terre le frisé. » Il le susurre cruellement, satisfait d’avoir aisément repris le contrôle. Le myocarde en branle, l’ex-détenu hésite pourtant, loin d’être prêt à se rendre. Pris à son propre piège. Tiraillé par des instincts contradictoires.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Ven 12 Jan - 20:30


Nervosité et tension à fleur de peau, le gamin qui perd pied, entiché par sa position de force et ces élans de haine qui courent sous la carne. Communs à ceux qui dévorent la mienne, offerte aux yeux de monde, les doigts qui se crispent contre les boiseries sur lesquelles elles s’appuient. Interdit de lui adresser seulement la parole, tenu à distance par la raison d’une autre pour éviter le massacre depuis ma sortie de prison. Je m’y suis plié, pour mieux me retrouver bouffé par tout le ressentiment accumulé pendant ces jours de captivité. Rendu fébrile par la privation, l’absence de contact même aussi fébrile qu’un regard brûlant de haine qui s’échange. Mépris blessant autant qu’il fait hurler l’amas de chair dans la poitrine. Masochisme à son paroxysme, poussé dans les relents de l’extrême à chaque note de sa voix vibrante de haine. « - Tu es en train de te faire bouffer par ta haine au point d’en devenir aveugle et te croire au-dessus du lot quand tu te fais tout aussi traitre que je peux l’être à tes yeux. » Fautif l’un comme l’autre, il n’y a rien à justifier. Seulement des faits à contempler, l’inaptitude à rester à sa place. « - Prises de position ? Ils ne font que se servir du crédule, asservissent, exactement comme le font leurs opposants. Et parce qu’ils s’échinent à vouloir détruire la dictature, t’associer avec eux te rend plus noble, c’est ça ? » J’en ricane, sarcastique au possible. L’esquisse d’un sourire noir ourlant les lèvres, et le corps qui se détourne légèrement du mur. Suffisamment pour accentuer le contact, me brûler la pupille contre les siennes. Effacer les semaines de vide pour les remplacer par des images nouvelles.

Résistante qui l’ouvre à nouveau, sa voix m’agace et fait courir des tressaillements d’agacement le long de l’échine. Lever les yeux au ciel parce qu’il n’y a que ça à faire devant un tel entêtement. Imbécile prête à éliminer quiconque se trouvant en compagnie d’un membre du Gouvernement, comme si la tare était contagieuse et forcément commune. Menace de l’un qui se fait chimère pour être remplacée par celle d’une autre. Débutante dans le geste offrant à mon amant d’un instant tout le loisir d’inverser la tendance. Réduite au silence, poupée fracassée gisant sur le sol, et la tyrannie reprend ses droits. Le cœur qui hurle dans la poitrine lorsque se susurre la demande. Absence de réaction de la part du danois visiblement en proie à l’hésitation. Ce revirement de situation malvenue sonne comme une aubaine pour le prisonnier alors poussé en avant par l’instinct de survie. Se tirer de la chambre, quitte à y laisser sa dignité et se précipiter pour appeler la milice en renfort.

« - M’oblige pas à répéter, pose ton arme ou je l’achève. » La menace du revolver passe de l’apprenti résistant à son acolyte étendue à terre. Aucuns remords quand mon regard se pose sur la silhouette et la traînée écarlate sur le sol. Du rien dans la poitrine quant à son sort, lorsqu’il est clair que pour lui c’est un ultimatum suffisant pour faire s’ébranler la mécanique. Immobilisme salutaire qui se change en une périlleuse avancée, paumes offertes à la vue du politicien, Tobias qui s’agenouille et pose son arme à terre. Se relève avec une docilité affligeante et reste planté là. En travers de la route, la progression ayant passé inaperçue aux yeux de l’autre, une satisfaction lugubre brillant dans son regard. L’appel du carnage, le tyran usant de son pouvoir pour maîtriser une situation et en retirer le meilleur. Pour lui, et uniquement pour lui. Affreusement similaire dans le procédé, j’en ai les mâchoires qui se crispent, un frisson de malaise le long de l’échine. « - Bien maintenant, tire-toi du chemin. » L’ordre claque, impérieux. A mesure que sa présence se fait pressante dans la pièce, il perd de son charme. S’enveloppe dans le costume sale du monstre qui se planque sous le lit pour mieux sauter à la gorge du môme trop curieux pour se retenir de s’y pencher. « - Obéis Tobias… » Le murmure m’échappe, se veut aussi ferme que le timbre du bonhomme mais quelque chose tremble dans la voix. A l’image de ce qui est en train de s’immiscer sous la peau, le ver d’une crainte maladive. L’esprit imaginant déjà le carnage, le cadavre de l’éclopé gisant sur les tapis, la fierté déplacée du tyran d’avoir éliminé un résistant qui n’en est pas vraiment un.

« - Je  t’aurais prévenu. » Ca gronde dans le silence au même titre que l’orage au dehors. Le pouce ôte le cran d’arrêt, l’index effleurant dangereusement la détente. Mon sang ne fait qu’un tour, fuse et pulse dans les veines. Montée d’adrénaline sous la chair à la vue du bras tendu dépourvu du moindre tremblement. Cette fermeté assassine dans la poigne et dans le regard braqué sur la future victime. « - Non. » Crache la panique dans le silence. Noyé sous les assauts d’un instinct déroutant, au diable la pudeur lorsque la carcasse s’ébranle pour se rapprocher de l’amant éphémère. L’acte qui se joue dans une poignée de seconde, la surprise empêchant le coup de partir lorsque mon bras enlace sa poitrine. L’autre main sur la mâchoire, elle s’y agrippe et force l’échine à ployer. Brise la nuque dans un râle lourd d’un plaisir sale et une symphonie de craquements lugubres, le corps sans vie s’écroulant à mes pieds et le revolver glisse sur le parquet. Souffle court sous le joug de la pulsion assassine venue me fracasser le cœur, et qui me contraint à faire face à la véritable raison m’ayant poussé à agir. La peur de Le perdre. La possessivité déplacée du bourreau refusant de partager sa proie, l’excuse la plus probable quand pourtant, dans les tréfonds du ventre, ce n’est rien de plus qu’un pur relent de frayeur qui m’a poussé à sortir du sentier de la neutralité supposée être la mienne.

Sens en berne à l’affut du moindre bruit venant du dehors. Mais rien, hormis la pluie qui se fracasse avec hargne contre les vitres. La tension dans les membres s’apaise alors légèrement dans un soupir fragile. La détonation éventre le calme malgré le silencieux, crève les tympans. La douleur se fait fulgurante dans l’épaule, et sous la force de l’impact, je m’effondre sur le tapis. Nouveau corps à côté de l’autre, sonné le temps de plusieurs battements de cœur erratiques avant de réaliser. La garce m’a tiré dessus. Vicieuse qui a récupéré le revolver, j’ignore comment. Et je m’en contrefous. Un râle m’échappe dans ma piteuse tentative pour me redresser. Sang sombre contre la peau, la balle a littéralement traversé mon épaule gauche, engourdissant le bras. Salope. « - A genoux, que je puisse savourer la peur dans ton regard avant de te faire exploser le crâne, enflure. » Ordre craché par la résistante venue se placer entre sa nouvelle proie et Tobias. Les injures s’extirpent d’entre les lèvres, mes dents serrées à en grincer et mes genoux qui s’abîment finalement contre le tapis avec peine.

« - Si tu imagines ne serait-ce qu’une seconde que c’est ce que tu y liras… Je ne suis pas l’ennemi dans cette histoire, tu es en train de faire une erreur et de perdre un temps précieux. » Le corps en déroute, les épaules affaissées qui se redressent dans une inspiration fébrile. Du défi dans le regard braqué sur mon bourreau improvisé. Sueur froide sur la peau, les frissons s’y amoncèlent mais dans la pupille il n’y a que la brûlure d’une haine viscérale. L’envie irrépressible de lui faire payer son geste. Peur de la mort, elle m’a quitté depuis bien trop longtemps pour seulement m’effleurer de ses doigts glacés.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Lun 22 Jan - 2:14

Pose ton arme ou je l’achève. Le frisson contre l’échine qui s’intensifie, crispe la moindre de ses vertèbres. Un rire amer reste coincé quelque part entre sa gorge et son abdomen. Il ne décèle pas une once d’hésitation dans le regard braqué sur sa silhouette. Juste une froide détermination. La volonté de lui éclater la cervelle. Il n’a en aucun cas l’intention d’appeler la milice, de laisser le sable du Colosseum avaler leurs misérables carcasses. Décidé à se faire justice seul, à assouvir sa soif de vengeance de la sorte. Aucune échappatoire. Le danois peut seulement choisir l’ordre. Elle ou lui en premier. La chance qu’il les épargne est si infime qu’elle n’existe pas. Et pourtant. Il n’est pas certain de pouvoir vivre avec ce doute sur la conscience, même l’espace d’une poignée de minutes. C’est aussi un moyen comme un autre de gagner du temps. Espoir vain de voir arriver des renforts, alertés par la lenteur de l’opération. Il n’y croit pas plus qu’à l’humanité du politicien véreux, mais il ne lui reste plus que ça. Alors il se baisse, piétine son orgueil et son envie d’en découdre. L’arme est déposée par terre. Regrettable offrande. Il se redresse aussitôt, décidé à mourir debout. Ses billes d’acier ne quittent pas celles de son rival, jaugent férocement le monstre. Il ne comprend pas ce que son amant peut lui trouver. Il n’y a que sa laideur qui lui saute à la gueule, celle qui ronge l’enveloppe comme la gangrène. La mâchoire contractée, il tremble par-dessus tout d’être sur le point de mourir assassiné par ce sale type. Le goût de l’échec sur la langue et la honte purulente.

Le gamin revêche refuse de s’écarter toutefois, de laisser la voie libre au meurtrier. Il n’arrive pas à s’y résoudre, même si c’est profondément stupide. « - Parce que c’est pas ce que tu comptes faire ? T’as peur de quoi si je m’éloigne pas, que mon corps fasse ricochet quand tu vas viser une femme à terre ? » Ricane-t-il, sa nervosité masquée par sa haine palpable. Il voudrait cracher à la figure de ce salopard, lui arracher le symbole de sa virilité grotesque. Se délecter de sa castration, affreusement lente et douloureuse. L’ordre lancé par le rouquin l’extirpe de ses pensées sordides, lui fait légèrement tourner la tête. Il croit y deviner une pointe de crainte, chasse cette impression d’un battement de cils. La boule dans son ventre grossit, pousse pour se faire de la place. Il ne veut pas crever là, abattu comme un chien. Il ne veut pas subir le même sort que sa mère, que Zilpha avant elle. Le crâne qui explose sous une pression démesurée, qui réduit à néant l’être humain en son entier. C’est presque une mort généreuse. Une fraction de seconde d'affliction, contre un repos éternel. Mais ça n’en est pas moins effrayant. Son palpitant déverse son effroi au creux de sa cage thoracique, le martyrise. Il le sent qui frappe, qui cherche à s’échapper de ses barreaux de chair désespérément. L’ordure esquisse un pas en avant, s’apprête à tirer lorsqu’un cri perce le silence. Il n’a pas l’occasion de réagir. La respiration saccadée, il reste bêtement planté alors que son tortionnaire se mue en protecteur. Le bruit crade de la nuque qu’on brise le fait frémir. L’horreur à son paroxysme. Le plaisir ignoble qui se rue dans ses veines. Le soulagement, surtout, d’avoir survécu.

C’est l’incompréhension qui règne en maitre, qui le prend au dépourvu. Il a du mal à saisir le geste, qui se couple au sacrifice l’ayant précédé, le séjour à l’ombre. Il ne veut pas savoir en réalité. Pas plus qu’il n’essaie de déchiffrer la lueur de panique dans les rétines de l’ennemi-allié. L’idée que l’irlandais puisse sincèrement tenir à lui est encore plus atroce que sa possessivité incongrue. Il la refoule obstinément. Loin d’être prêt à mettre des mots sur leur lien malsain et déroutant. La gratitude est absente des pupilles. Il n’y a que la colère pour dévorer l’impressionnante musculature. La rage de lui être redevable, qu’il le veuille ou non. L’impact anéantit l’échange muet, le fait sursauter violemment. Instinctivement, il cherche à enrayer la chute de son bourreau, manque la cible. Les mains glissent, ne font qu’effleurer son sauveur avant qu’il ne chute lourdement sur le sol. Il n’a rien vu venir non plus, tout aussi surpris que la victime. La brune acariâtre se déplace pour faire barrage devant lui, répand son fiel avec délectation. Sans le connaitre, l’extrémiste le range dans le même panier que le cadavre. Souillé par ses ébats avec la vermine. Toute nuance absente du tableau. L’insolence pour seule réponse alors qu’elle exige la soumission du traitre. L’ego trop gourmand pour se contenter de l’abattre sans fioritures.

« - Tu devrais pas faire ça. Il a raison. » La voix tente d’être détachée, mais chevrote lamentablement. L’anxiété s’enroule autour de son myocarde comme du lierre. De la mauvaise herbe qui repousse inlassablement, maintient le maudit organe captif. Une main posée doucement sur le bras tendu, il se positionne face à la rebelle. Plante ses azurs troublés dans ses iris sombres. Un soupir pour se donner du courage, retrouver la force de persuasion du baratineur abandonné sur le bas-côté. Celui qu’il utilise de moins en moins, à force de se transformer en animal rustre et solitaire. Rien de pire que de montrer son dos à un assassin. Mais le scélérat vient de perdre grandement en crédibilité en le protégeant aveuglément. Aussi imprévisible soit-il, il l’imagine désormais très mal se retourner contre lui. « - Crois-moi, j’ai des milliards de raisons de vouloir lui trouer la cervelle aussi, mais ça serait se tirer une balle dans le pied. Tu te mettrais les nôtres à dos avant même d’avoir tenté de les rallier à votre cause. Même ceux qui le détestent vous blâmeraient. On ne peut pas négliger l’importance qu’il a au sein du camp… » S’efforcer de le réduire à une vulgaire marchandise. A une figure charismatique. Le dépersonnaliser pour s’assurer de sa survie. Prétendre qu’il ne s’agit que de préserver des intérêts plus grands, quand la machine s’ébranle et déraille en songeant à sa perte. Quand la vraie motivation relève de l’égoïsme pur. De l’attachement quasiment inconditionnel.

« - Il va pas nous dénoncer. J’en fais mon affaire, s’il te plait. » Il insiste particulièrement sur la formule de politesse. La supplique lui racle le palais. La furie trépigne sur place, excédée, mais il peut la sentir fléchir. Sensible à ses arguments, en dépit de sa répulsion à écouter son conseil. « - Prends pas un tel risque, il en vaut pas la peine. » Souffle-t-il, peu désireux de recourir à la violence pour l’arrêter. Une œillade mauvaise au blessé et la résistante se résigne. Suffisamment avisée pour ne pas compromettre une hypothétique alliance si vite. « - Très bien. » Gronde-t-elle, de l’écume dans les prunelles. « - Si tu te trompes, je t’en tiendrai personnellement responsable. J’espère que tu sais ce que tu fais Tobias, sinon t’en payeras les conséquences. » La menace n’est pas lancée en l’air. Il n’a pas le droit de se tromper. Les phalanges exercent une pression contre l’épiderme en remerciement, pour lui signifier son accord. L'indocile s'abandonne à son contact, se calme vaguement. Avant de le repousser brutalement, de se dégager de son emprise sans ménagement. Elle se retourne une dernière fois pour les pointer du doigt, venimeuse à souhait. « - Ya un truc pas clair entre vous deux. Je vais pas gratter plus pour l’instant mais je peux sentir la merde d’ici, ça empeste à plein nez. » Siffle-t-elle furieusement, en se retenant de justesse de claquer la porte.

Le scandinave laisse filer la tornade non sans regret, reporte son attention sur le débauché. « - Rhabille-toi. Sans trainer. Faut pas qu’on reste là. » Les intonations sont tranchantes, expéditives. Emplies de la rancœur qui le bouffe en permanence, et que le despote lui rend bien. Il ramasse les vêtements dispersés dans la pièce au gré des pulsions primaires, les jette sur la brute comme de pauvres chiffons. Tant pis s’il ne peut plus se rincer l’œil. Ni les brûler pour faire disparaitre l’odeur de l’autre sur les tissus. Sans attendre une quelconque réponse, il agrippe cruellement l’épaule meurtrie pour le contraindre à se relever. Accepte de lui servir d’appui précaire en dépit de l’aversion qui grouille sous la peau, pour qu’ils ne s’attardent pas davantage sur les lieux du crime.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Sam 27 Jan - 17:22


Rire jaune sous la peau, nerveux face à la situation. Douleur qui fuse, ankylose le bras au point de le rendre mort contre les flancs. La conversation me paraît lointaine, sortie d’un brouillard dans lequel je me perds sans broncher. Baratineur de première qui use de son meilleur talent pour sortir son plus bel ennemi d’une mauvaise passe. Et sauver sa jolie peau au passage. Sous les élans de douleur, j’ai des envies de meurtres qui gravitent. Attisées par la nuque qui se brise, le besoin irrépressible de continuer. Faire payer son geste à la brune folle de la gâchette. Grince les dents et le poing valide se serre sur la cuisse alors que le corps se fait tremblant. Chancèle presque tant le besoin de s’allonger se fait pressant. Mon monde vacille, et battre des paupières pour lui rendre sa clarté sonne comme une perte de temps. J’ai horreur de ça, de cette faiblesse latente qui grouille sous la chair et prend tout son essor lorsque la garde s’abaisse. Me faire victime quand j’excelle dans le rôle du bourreau. Précieuses minutes qui partent en fumée à mesure que la discussion s’éternise. J’en soupire d’agacement, ravale l’envie de me lever et de la faire taire pour de bon. Furie qui s’engage sur la voie des menaces, j'en ricane tellement c'est ridicule.Tu perds ton temps, il s’en fout. A peine un rictus amer sur les lèvres et la porte se referme sur un dernier sifflement. Elle l’a vu, elle aussi, ce truc immonde qui pend entre nous. Frissons d’un doux mélange de fierté et de répulsion à même la peau dénudée.

Les ordres claquent, me démolissent les oreilles. Tranchent la raison et fracassent le cœur de toute cette merde qui le bouffe. Nous bouffe. Elle a raison, la résistante, ça empeste et c’est sale. Je sursaute stupidement lorsque mes fripes me tombent dessus, les attrape, fébrile de ma main valide. Râle lorsque la poigne du danois force le corps à se relever, agrippe l’épaule blessée sans ménagement. « - Ta copine est jalouse… » Soupir moqueur pour ravaler les relents de carnage qui me gratte la langue. Se rhabiller est un supplice, le moindre geste éveillant la plaie, laissant de nouvelles coulures sombres sur la chair. L’ensemble se dissimule sous mon sweat remis à la hâte, l’effort faisant crever la poitrine sous le feu d’une respiration pénible. Incapable de faire autrement, je me repose un instant contre Tobias. Remet la pièce à l’endroit pour ensuite poser les yeux sur le cadavre. Et mon sang sur le plancher qui s’efface tant bien que mal à l’aide de mon pauvre t-shirt. Improbable duo quittant les lieux du crime, je le lâche une fois dans le couloir, m’en éloigne par nécessité. Par orgueil aussi, ce refus pernicieux d’avoir l’air faible en public. Il n’y a personne pourtant, le trajet de retour jusqu’à ma chambre dans le silence et la solitude les plus totales. Que personne n’ait rien entendu relève presque du miracle. Une pause dans le sablier de l’existence pour permettre la fuite.

Porte sanctuaire qui se referme, j’ai le cœur qui bat à m’en briser les côtes. Les mâchoires qui se serrent sous le flot de rage venant se fracasser contre les tempes. Hurle la frustration à son paroxysme et la colère. Main valide qui se tend et agrippe l’épaule du danois, plaque le corps insolent contre le mur le plus proche, les doigts agrippés au col de sa veste. « - Quand on décide de faire le con, on le fait bien, et on évite de se faire tomber dessus par la milice. Putain Tobias, te faire prendre une première fois la main dans leur réserve ça ne te suffit pas, il faut que tu recommences ? » Voix feutrée tremblante des échos de cette tension qui me ronge. La prise se resserre, renforcée par mon autre main qui vient se joindre au carnage, entortille le tissu avec la volonté sale de l’étrangler pour de bon. A défaut, le plaquer de nouveau avec hargne contre le mur, pour imprimer chaque mot dans son esprit dépourvu de bon sens. Peine perdue. « - C’est te mettre Maria et Lisbeth à dos que tu veux ? Parce que, crois-moi, tu es bien partit pour y arriver si tu continues comme ça. Et je vais pas passer mon temps à nettoyer derrière toi à chaque fois que tu te plantes. » Crève l’espace personnel, je m’invite dans son monde. Ecrase ses hanches des miennes et les pupilles qui se fracassent dans les siennes. Suspend l’instant dans les souffles qui se raclent, tressaillements d’impatience contre les reins, torpillés par l’envie de fracasser. Lui bousiller sa jolie gueule et lui faire passer l’envie de recommencer à flirter avec la résistance. Violence à fleur de peau, elle irradie contre la carcasse de l’autre, assombrit le regard et fait se serrer les poings contre le col. Soulève l’imbécile, prompt à enclencher la sombre machine lorsque des coups à la porte brisent le silence.

L’esprit qui se perd dans un instant de flottement, avant de lâcher la proie avec brutalité. Piqué par la menace, l’urgence qui défait le lit pour y apposer la trace d’une présence factice. Ca se répète, avec une insistance plus impérieuse, la lumière qui s’allume, un dernier geste dans sa direction pour lui intimer de se taire et enfin la poignée qui cède pour s’ouvrir sur deux bonhommes en uniformes. Charognes. « - Des employés ont dit vous avoir vu partir avec M. Anderson. Son cadavre vient d’être retrouvé dans sa chambre. Vous étiez avec lui ? » Suspicion dans les yeux, il pue le dégoût. Et l’autre derrière lui s’en fout, préfèrerait être n’importe où sauf ici. « - C’est exact. Nous sommes remontés ensembles. Il était… Ivre. Je l’ai raccompagné à sa chambre, mais je ne suis pas resté. » Je mens comme un arracheur de dents, avec un aplomb presque vulgaire tant il est infaillible. Contre le panneau de bois, mon épaule percée m’élance et se fait gênante. « - Et vous n’avez rien entendu de suspect ? » Les faire dégager avant que l’indifférence ne se change en intérêt dangereux. Que ma sale gueule ne devienne une raison de passer pour un suspect. « - Avec cet orage ? Non, rien. » Ca se regarde, un sourcil en l’air. Perplexes. Opinent du chef pour rajouter quelques paroles d’une banalité salutaire et la porte se referme. J’en expire la tension venue me bousiller la nuque, ferme les yeux le temps de quelques battements de cœur fatigué.

« - Soirée de merde. » Marmonnement râleur, j’abandonne mon appui pour me laisser tomber dans le fauteuil le plus proche. Agrippe l’accoudoir de mes doigts valides, spasme d’inconfort brisant le corps. « - Si tu recroises ta jolie harpie, tu lui diras que les armes à feu, quand on veut être discret, on s’abstient. » Crachats de haine, je m’épargne la douleur de lui jeter un regard. Entreprend de défaire piteusement la fermeture de mon sweat et dégager l’épaule. Grimace à chaque geste, le sang qui s’accroche au tissu et la mécanique du monstre qui continue d’être absente. Constat affolant qui fait germer la crainte que ça ne revienne pas. Blessure par balle qui cicatrisera, lentement mais qui cicatrisera, mais pour le reste ? Cette merde qui couve dans mes cellules, sans la guérison pour endiguer la prolifération, sans le traitement adapté… Panique à fleur de peau, les phalanges en tremblent et j’en palis. Effort affolant pour rester calme, ne pas laisser l’angoisse perler à la surface quand l’esprit imagine déjà le pire. « - Pourquoi tu t’es pas tiré avec elle, hein ? Puisque tu sembles tellement les apprécier, ces crétins de résistants. » La question qui fâche, mais celle qui obsède. Il ne me doit rien, la notion même d’être redevable à l’autre ne fait pas partie de notre mode de fonctionnement. Briser la nuque d’un politicard, pourrir en prison à sa place, le défendre au gré de ses conneries, aveuglément. Trop d’occasions passées qui collées les unes aux autres l’enchaîneraient pour de bon à son tortionnaire. Plutôt crever, pas vrai Tobias ?

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Dim 11 Fév - 11:46

Le départ de la résistante revêche est accueilli avec autant de soulagement que d’anxiété. Se retrouver isolé avec le tyran est la décision la plus suicidaire qui soit. Il la regrette aussitôt, mais n’est plus en mesure de faire marche arrière. Elle ne souhaite clairement pas qu’il la suive de toute manière, pas avoir pris le parti d’un homme représentant tout ce qu’elle exècre. La moquerie digne de la cour de récréation l’irrite au plus haut point. C’est plutôt dans sa voix à lui qu’il croit déceler de la jalousie, des restes de possessivité étouffante. « - Occupe-toi de tes oignons, ça vaudra mieux. » Fulmine-t-il en contraignant le blessé à se remettre sur ses pieds. Il se délecte de sa difficulté à se rhabiller, de voir le corps autant meurtri. Il ne mérite que ça pour avoir foutu leur plan en l’air. Pour avoir probablement compromis ses chances de participer à d’autres opérations rebelles. La confiance met des mois à se tisser, et peut se perdre en l’espace d’un claquement de doigts. Il en soupire alors que le rouquin s’appuie sur lui pour quitter la chambre. Juste une poignée de secondes avant de s’écarter à nouveau dans le couloir, sans doute par fierté. La nécessité de prouver qu’il n’a pas besoin de son aide pour marcher.

La porte qui se referme sur la nouvelle pièce lui fait l’effet d’une cellule de prison. Piégé comme un vulgaire débutant avec son meilleur ennemi. Il voit venir le sursaut de rage de loin, sans être pourtant capable de l’esquiver. La poigne féroce le cloue au pilori, l’envoie valser contre le mur le plus proche. Il étouffe un râle d’affliction alors que son tortionnaire s’agrippe à sa veste comme un forcené. Les élans de colère qui lui vrillent les tympans et les hanches qui se plaquent contre les siennes, l’immobilisant brutalement. Ses remontrances lui donnent l’envie folle de se dégager de son emprise alors qu’il le sent prêt à exploser. Le retour des pulsions ignobles, des déchainements de violence. L’insolent s’y est heurté suffisamment souvent pour les reconnaitre et les redouter. Rien ne lui certifie qu’il parviendra à s’arrêter une fois le premier coup initié, qu’Il le veuille vraiment ou non. Le désir brûlant de le réduire en bouillie trop fort pour être réellement contré. Il en frissonne, se maudit de ne pas s’être échappé quand il le pouvait encore. Les sphères d’acier maintiennent toutefois le contact, une lueur de défi dissimulant farouchement les étincelles de crainte. Suffisamment orgueilleux pour ne pas plier, pour ne pas lui octroyer ce plaisir. Empêcher la panique d’affleurer à la surface. « - C’est tes années d’expérience qui parlent ? J’ai accepté les risques quand j’ai décidé de les aider, je t’ai jamais demandé de t’en mêler. Tu t’en es chargé de ton plein gré, compte pas sur moi pour te plaindre. Un comble après toutes les saloperies que t’as inventé pour m’envoyer en taule d’ailleurs. Papy avait peur que je me trouve un nouveau dealer peut être ? » Du miel dans le timbre, susurré pour mieux le tourner en dérision. Il est tombé des nues en apprenant son sacrifice, sermonné par Maria dès son retour. Aucune gratitude éprouvée cependant. S’il a été suffisamment stupide pour prendre sa place, il n’y peut rien. De surcroit, ils n’en deviennent pas quittes pour autant. Les années passées à croupir à l’ombre ne peuvent être rattrapées par un misérable mois dans les entrailles carcérales. En aucun cas. Les raisons qui auraient pu le pousser à un tel acte, autre que le bien du groupe, lui donnent la nausée. Il préfère ne pas y songer.

Les talons se décollent doucement du sol alors qu’il le soulève de toute sa hauteur, l’écrase. Il s’attend à se faire fracasser lorsqu’on vient frapper contre le panneau de bois. Le souffle haché se suspend, tend l’oreille. L’ancien directeur le lâche, sans une once de délicatesse. Il a le réflexe de défaire les draps, juste avant de se confronter à la milice. Le danois reste sagement planqué contre la tapisserie, en apnée pour éviter qu’ils ne décèlent sa présence. Il écoute son acolyte mentir sans vergogne, mener les imbéciles en bateau. Talent inné les persuadant de rebrousser chemin sans davantage d’investigations. Les rapaces s’éloignent sans demander leur reste et le criminel s’affale dans le premier fauteuil à proximité. L’irlandais s’improvise donneur de leçons, en écartant le tissu de son épaule pour examiner la plaie. Purulente, hideuse. L’ébène gicle par les pores de l’épiderme. « - Pour ta gouverne, on avait pas besoin d’être discrets. Yavait largement assez de temps pour le buter et se tirer sans se faire choper, surtout avec le vacarme dehors, si t’avais pas été là. » Ils ont hésité, c’est là leur erreur. L’une désireuse de savourer son meurtre. L’autre décontenancé par l’identité de l’amant. « - La balle est ressortie ? » Le ton se veut détaché, nonchalant, sans réussir à l’être. Les mains dans le dos, il se tourne les pouces, triturant ses phalanges pour se retenir de l’aider. Pour ne pas s’approcher plus près afin d’évaluer l’ampleur des dégâts.

Légitime mais complètement déplacée, l’interrogation le fait ricaner. Plus nerveusement que cruellement. Ils ne sont pas supposés s’entraider, se protéger. Il se refuse à mettre des mots sur leur lien avilissant. Il a tout de ces animaux reclus en captivité, qui continuent de roder autour de leur cage une fois la liberté retrouvée. Inaptes à retourner à l’état sauvage. A se servir de leurs griffes et de leurs crocs pour dépecer leur geôlier. Conditionnés, tristement voués à rester asservis. « - Exactement pour les raisons que je lui ai énoncées, ravale ta niaiserie. C’est dans l’intérêt de personne que tu crèves la gueule ouverte ou que t’ailles nous dénoncer. Et vu sa sortie, je doute que j’aurais été le bienvenue si j’étais parti avec elle. » Il le crache hargneusement, tente de se convaincre lui-même qu’il n’y avait que ça. La volonté de défendre jusqu’au bout une cause qui lui est chère. « - Evite de poser des questions que t’aimerais pas que je te retourne. » Ajoute-t-il, en marmonnant dans sa barbe. Il marque un bref silence avant de reprendre les hostilités. «  - Tu crois que c’est quoi, un caprice ? Une crise d’adolescence pour emmerder les vieux croutons qui régissent le camp ? T’as rien compris si c’est le cas. » C’est un choix réfléchi au contraire. Quelque chose qui pulse dans ses veines, qui le prend aux tripes. Qui couve en lui depuis longtemps et qui continue de le travailler même s’il n’est plus soumis à la dictature abjecte. Ce serait contre-nature de ne rien faire, sous prétexte qu’il s’en est tiré. « - C’est pas parce que tu passes tes journées ici à leur lécher le cul dans tous les sens du terme que je vais en faire autant. Soit tu te fais une raison dès maintenant, soit tu me dénonce, mais n’essaie pas de m’influencer et encore moins de me contrôler. » Les rétines claires poignardent celles de son vis-à-vis, y insufflent toute la détermination en réserve. Tant pis si l'imprudent réveille les instincts monstrueux, se fait passer à tabac pour ça.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Jeu 15 Fév - 20:21


S’extirper d’un enfer pour se retrouver dans un autre. Relents de haine et de violence à fleur de peau. Dans la crispation des doigts contre le tissu, les éclats assassins vibrant dans le regard accroché au sien. Le démolir, en belle promesse de carnage pour faire cesser l’outrage. Cette horreur qui me bouffe et fait vaciller la raison. Cette emprise ignoble qu’il peut avoir sur moi, depuis le premier instant. Ridicule s’invitant au détour d’un café partagé pour atteindre sa détestable apogée lorsque l’envie se fait cinglante et se couple au besoin de vengeance. Contrôle qui ne devrait plus exister entre nous à présent. Maintenant que les murs sont tombés, les années passées pour tenter d’effacer la peine qui gronde encore. Part de rancœur arrachée à l’édifice, elle atténue la haine viscérale mais ne parvient pas à la faire taire. Pardonner, c’est La perdre une seconde fois. Heurts sur la porte comme pour faire taire les élans punitifs et contraindre le monstre à s’apaiser. Pas totalement, suffisamment du moins pour ne pas attirer plus de soupçons. Et les faire dégager au plus vite.

Entreprise bête de facilité, à tel point que la lame du doute vient nicher dans ma poitrine lorsque je me laisse tomber dans un fauteuil. Trop aisé. Trop peu concernés par la mort d’un de leur supérieur. Partir pour mieux revenir, avec des renforts. Nous faire tomber tous les deux, de froides exécutions sans passer par la case procès. J’en suffoque presque, un poids lourds accroché aux côtes. Trop d’erreur dans une seule et même soirée. J’en regrette ce pauvre verre qui s’est retrouvé seul sur le comptoir du bar. Ma promesse d’ivresse ignorée au profit d’une autre allégresse qui n’a fait qu’accentuer la frustration. Le manque sous la peau. Mâchoires qui se serrent. J’en soupire et laisse ma nuque s’appuyer contre le dossier. « - A ta prochaine connerie, tu pourras retourner flirter avec les autres taulards, puisque ça te manque tant. Mon remplaçant sera très certainement ravi de te faire visiter son bureau... » Ca se grogne avec un dédain moqueur. Du cynisme dans les échos d’un sous-entendue sale sur la langue et l’écho d’une tension dérangeante dans les reins. Le sourcil qui se hausse lorsque la question s’invite dans l’équation. Incongrue, presque déplacée. Je le scrute un maigre instant avant de poser les yeux sur la plaie.

« - Tu voulais jouer l'infirmière, peut-être ? » A peine un soupir empli d’une soudaine lassitude. Vibrant d’une angoisse qui devient ardue à masquer. Peu enclin à crever dans une chambre d’hôtel hors de prix, à cause d’une pauvre idiote incapable de faire la différence entre allié et ennemi. Mon poing valide se serre contre l’accoudoir du fauteuil, et je ferme lentement les paupières. Se réfugier dans l’ombre dans l’attente d’une réponse qui ne viendra certainement pas. Il me l’offre pourtant, dans un crachat haineux qui me fait gentiment sourire. Agite la poitrine du spasme d’un rire contenu. « - Vous dénoncer ne changerait rien. Et navré de te décevoir, je n’ai pas l’intention de crever. Pas encore. » Il n’y a rien à cacher, rien à redouter dans le retour possible de la question. L’esprit qui s’agite, rumine, s’embrase mais les mots restent morts sur la langue. Refusent de se cracher dans le silence, n’en auront pas le temps lorsque la voix du danois s’élève à nouveau. Faisant courir son lot de frissons contre ma peau, ce savant mélange doux-amer agitant les sens et les instincts les plus contradictoires.

« - Je crois que tu t’enlises dans une dette qui n’a plus lieu d’être. Que tu justifies tes écarts pour le bien de leur cause, ou de ta sœur, uniquement pour dissimuler le fait que tu es incapable de rester en place et choisir véritablement ton camp. » Conclusion qui s’échappe dans un souffle, sans même prendre la peine de le regarder. Toujours prisonnier de ma cécité passagère, m’enliser dans les ténèbres pour y disparaître. Ignorer la douleur brûlant l’épaule, ravageant les convictions qui s’effondrent. L’immobilisme me fatigue cependant. Inapte à rester de marbre quand tout s’effondre dans mon propre corps. Il s’extirpe du confort du fauteuil avec une difficulté évidente que je ne parviens pas à masquer. Inutile de prétendre, il a prouvé que m’exterminer ne faisait pas partie de ses plans de la soirée. Un point partout du côté des ennemis. L’équilibre instable d’une trêve le temps d’une piteuse nuit d’orage. Ca gronde au-dehors, rappelle à l’ordre la ville et les âmes qui y sommeillent. Face aux éléments, il n’y a rien à faire. Seulement attendre, contempler la beauté des déchaînements et espérer y réchapper.

« - C’est puéril et ridicule, ton attitude. Fais ce que tu veux, je m’en moque. Continue de te mettre dans de beaux draps, va jouer dans d’autres si ça te chante, mais quand tes conneries mettent en péril le groupe, il est impossible que je laisse passer ça. »  Lui ou un autre, et il le sait très bien. Posté devant la fenêtre, le regard se perd un instant dans la contemplation du dehors. Apocalypse naissante, torrents de flotte dans les rues impeccables. Un soupire m’échappe, accable la carcasse du poids des âges passés et révolus. Rester dehors en pleine tempête, le nez vers le ciel et tendre les bras au-dessus du vide, pieds au bord des falaises et les vagues qui explosent en contre-bas. Reproduire le schéma devant une piteuse caravane démolie par le mauvais temps, Ses petites mains dans les miennes. J’entends Son rire dans les grondements du tonnerre, le clapotis cristallin des gouttes s’écrasant contre les vitres. Et c’est bien plus douloureux encore qu’une balle ayant traversée une épaule. Le nœud s’enroule autour de la gorge, broie la poitrine et je m’écarte de la vitre. Défais totalement le sweat tout en me dirigeant vers la salle de bain.

« - Il vous aurait descendus, tous les deux. Vous n’auriez pas eu le temps de l’assassiner, pas avec un besoin si flagrant de s’improviser seigneur de l’instant. Les rêves de grandeurs de ta copine l’aveuglent, c’était ça son erreur. » Elle se fera prendre avant de pouvoir renverser le monde, c’est évident. Quant à lui, je préfère ne pas savoir ce qui l’a poussé à hésiter. Ravale la bile et le venin d’une chaleur dérangeante. Sale gueule dans le miroir, dix ans de plus collés aux traits en si peu de temps. Sueur contre la peau, le souffle affolé dans la poitrine alors que je m’improvise explorateur. Retourne la pièce pour y trouver une trousse de premier secours ridicule de petitesse. « - Tu rentres avec nous demain, Tobias. Que les autres puissent voir ta jolie gueule, arrêter d’imaginer le pire pour toi et ne pas perdre de temps à partir à ta recherche. Reviens ici ou vas patauger dans le bayou, je m’en fous. » Je ne m’attends pas à ce qu’il s’exécute sans rechigner. Il n’y a pourtant pas lieu de répliquer, seulement se taire et faire profil bas. Une première gaze s’échoue dans le lavabo, ravagée par mes doigts. Tension dans les nerfs qui se répercutent dans les gestes, j’en jure et ouvre un nouveau sachet avec plus de précautions. Applique les morceaux de gazes sur la plaie. Blancheur virant au rouge dans l’instant, plaquée contre la peau bousillée. Fait chier.

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MessageSujet: Re: Out of the black [Tobias]   Dim 11 Mar - 9:23

L’acide traverse toujours l’armure, meurtrit violemment les chairs. Le sous-entendu obscène effrite ses nerfs. Il l’a cherché, ce n’est qu’un juste retour de bâton. Ce n’est pas pour autant que des relents de rage ne viennent pas s’échouer contre sa maudite carcasse. Il se demande souvent si ça en valait vraiment la peine, de sacrifier sa dignité sur l’autel de la déchéance. Se rabaisser pour survivre, museler la fierté impérieuse. Il ne voulait pas crever comme un chien, saigné à blanc comme son père adoptif. Subir indéfiniment les outrages des autres détenus, impuissant à se défendre réellement au début. C’est l’espoir qui l’a eu. Celui de s’échapper un jour, de retrouver sa mère et sa sœur. C’est l’instinct de survie qui l’a achevé. Il n’a pas trouvé d’autre moyen pour enrayer la chute vertigineuse, comme piégé dans un ascenseur aux câbles coupés. Il en garde de lourdes séquelles. Des morceaux de chaines toujours enroulés autour du corps. L’acier enserre la gorge et comprime le palpitant. La liberté retrouvée n’est que factice. Ce n’est sans doute pas un hasard s’il a atterri exactement dans le même camp que le félon en cherchant à fuir la tyrannie. S’il s’est défait de son emprise pour mieux le voir gravir les échelons, et se retrouver à nouveau sous ses ordres. Fatalité au cynisme effrayant. Le venin reste accroché sur la langue. La bile se répand dans son palais, gluante et pâteuse comme un crachat qu’on doit retenir. L’ancien détenu aimerait gagner parfois, à ce jeu-là. Sentir de la honte chez son geôlier, l’admirer se ratatiner, même juste l’espace d’une fraction de seconde. C’est cependant vain et stupide de s’imaginer que l’irlandais pourrait se sentir avili de l’avoir si aisément asservi. Lui et d'autres.

« - Non. Tu t’en sors parfaitement tout seul. » L’envie incongrue de lui porter secours est passée comme une gifle. Il en sent encore la chaleur cuisante mais n’est plus volontaire pour intervenir. Il lui a suffisamment sauvé la mise sur la scène de crime, en empêchant la rebelle de lui trouer le crâne. Il n’est pas si angoissé que ça pour le rouquin. Il a survécu à tant de catastrophes qu’il ne le visualise pas sombrer à cause du ricochet d’une pauvre balle. Il s’en sortira, comme toujours. Aussi résistant que du chiendent, toujours apte à repousser sur des terrains hostiles, même quand on croit l’avoir arraché par la racine. Les conclusions de l’ennemi ravivent l’animosité. Il le compare à un gamin turbulent, immature. Il refuse simplement de rester passif, sous prétexte qu’il est parvenu à quitter le terrain de jeu des puissants. Quand tant d’autres souffrent toujours des injustices et des privations. « - Je ne vois pas en quoi leur prêter main forte revient à faire la girouette. Les deux ne sont pas incompatibles, et ce n’est pas en scellant un pacte avec ces pourritures que tu sers nos intérêts. » Crache-t-il, peu enclin à s’écraser et taire le fond de sa pensée. « - T’es seulement en train de négocier pour nous parquer comme du bétail sur leur propre terrain, à leur disposition, pour qu’on puisse se faire bien exploiter. Les monstres au moins nous arrachent les tripes plutôt vite, en comparaison de la lente agonie que vous nous préparez. » Ils avaient subi de lourdes pertes, certes. Mais est-ils n’avaient pas tous accepté ce risque en s’éloignant de la civilisation ? Les attaques de créatures, les blessures dégénérant en septicémie, la pénurie de médicaments, la famine, l’inconfort… Autant de fléaux abominables mais tolérables devant la perspective de redevenir des insectes à écrabouiller. Même l’état de santé alarmant de sa cadette ne parvient pas à le convaincre qu’ils prennent la meilleure décision.

Pas un geste n’est esquissé pour servir de soutien au blessé. Il se contente de le toiser, de l’observer se relever péniblement. Quasiment certain qu’il l’aurait repoussé de toute manière. « - Tu peux faire croire à qui tu veux que tu te soucies vraiment du groupe, mais tu me la fais pas à moi, je t’ai trop souvent vu à l’œuvre. T’aime juste te la jouer petit chef et t’espère surement revenir dans les bonnes grâces de la vermine, en bel égoïste qui se respecte. » Difficile de croire à sa bonne foi, après l’avoir surpris vautré entre les cuisses d’un de ces politiciens qu’il exècre. Le débauché a renforcé le doute qui existait déjà. La leçon de morale l’irrite, gratte l’épiderme comme une épaisse couche d’urticaire. « - Je te remercie de ta sollicitude, mais si j’avais voulu un petit débriefing de ce qui a foiré, je t’aurais sonné. J’en ai rien à branler de ton opinion et j’ai pas demandé un retour sur images. » Vocifère-t-il alors que le leader se réfugie dans la salle de bain. Trop borné pour écouter les recommandations pourtant avisées. Il ne peut toutefois pas s’empêcher de dévorer le moindre de ses gestes, comme hypnotisé par l’ébène qui macule la peau d’ivoire. Les restes d’une tension exécrable au creux des reins.

« - Puisque tu t’en fous, je vais considérer qu’il ne s’agit que d’un énième conseil de ta part, avec lequel j’hésiterai pas à me torcher quand le besoin m’en prendra. Je rentrerai quand je l’aurai décidé, et certainement pas avec toi, pour éviter que tu t’octroie le mérite d’avoir ramené dans le troupeau une brebis égarée. Tu te donnes suffisamment des airs de prophète et de sauveur comme ça, je vais pas rajouter de l’eau à ton moulin. » L’instinct de contradiction l’emporte sur la raison. Le dissuade de revenir avec lui par principe, parce qu’il l’a exigé, alors qu’il comptait s’y résigner. « - Tu ne m’as pas vu, moi non plus, on va s’en tenir à ça tous les deux. » Ils se tiennent, l’un comme l’autre. Aucun des deux ne souhaite que le résumé de la soirée soit étalé au grand jour. Le meilleur moyen pour que leurs petits secrets restent bien gardés. Les rétines azurées détaillent la silhouette amochée un certain temps, déchirées par des intentions opposées. Les guiboles semblent esquisser un pas en avant, puis se rétractent, reculent. « - Amuse-toi bien à éponger tes plaies. Je vais tenter ma chance dehors, ça vaut toujours mieux que te supporter plus longtemps. » Le danois opte finalement pour l’imprudence, profitant de la faible opportunité qui s’offre à lui. Les miliciens qui grouillent à l’extérieur sont surement encore occupés à fouiller les chambres ou à s’occuper du cadavre. Le pari est suicidaire, mais pas impossible. Il ne se voit pas passer la nuit avec l’amant déchu, ça ne leur a jamais réussi de partager le même périmètre. Même si la suite de luxe est plus spacieuse que l’espace réduit et étouffant d’une tente perdue au milieu de la nature. L’intrus n’attend pas de réponse, ne lui laisse pas l’occasion de le rattraper ou de contester sa décision puérile. La porte se referme avec délicatesse, pour n’attirer l’attention de personne dans le couloir désert. Il profite de l’absence miraculeuse de soldats pour s’engouffrer dans l’escalier le plus proche, prêt à feindre de n’être qu’un client comme les autres à la première interrogation fâcheuse.  


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