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 Out of the darkness (Dante)

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Out of the darkness (Dante)   Mer 27 Déc - 0:12



Out of the darkness
Leaving all our ghosts and our hurt behind



Décembre, un mois froid, à l’approche de ces célébrations qu’Ambre n’avait jamais réellement fêtées. Noël, le Nouvel An, tout cela n’était finalement que des futilités dans sa vie. Des passages obligés, où elle remarquait à quel point elle était loin de la vie normale que d’autres pourraient avoir. Jusqu’ici, elle ne s’était jamais réellement intéressée à tout cela. Puis il y avait eu la perte du paternel, régissant son existence, et elle avait découvert la société dans son état le plus brut, et tous les événements qui marquaient l’année, les fêtes de fin d’année en tête. Voilà pourquoi elle s’était pointée chez Niklas l’année précédente, avec ses cookies, et une tenue différente de son quotidien. Elle avait cherché à renouer avec une humanité lointaine, brisée. Avait fini bourrée, avec une gueule de bois totale le lendemain. Avant de devoir reprendre le boulot, puisque les miliciens ne connaissaient pas les vacances… Et aujourd’hui, à quelques jours du vingt-quatre décembre, elle se retrouvait seule. L’optique de retourner chez le porte-parole ne lui traversa même pas l’esprit, notamment au vu de leur dernière rencontre. Elle se rappelait encore de la noirceur lui bouffant, brûlant la peau, magie dont elle n’avait jamais entendu parler. Douleur mêlée à la peur. Première fois que le sentiment arrachait ses entrailles.

Elle s’était embrouillée avec tous ceux à qui elle tenait finalement. Enfin, les deux qui étaient importants, Dante et Niklas. Et tout ça à cause d’Eriksson, ce putain de connard. Néanmoins, c’était son erreur à elle. Jamais elle n’aurait dû décider de s’infiltrer dans le Little Darlings, jamais… Colère non maîtrisée, chaises envoyé valser dans la pièce principale de son appartement. Jusqu’à ce que tout soit en morceaux. Miroirs, meubles, peu avaient résisté à la furie de la milicienne. Encore heureux qu’elle n’avait pas d’armes sur elle à cet instant précis, l’immeuble aurait lancé une alerte au QG. Ses jambes la lâchèrent alors qu’elle reprenait sa respiration. Craquer, ce n’était pas son genre, ça ne l’avait jamais été. Pourtant, depuis quelques mois, elle semblait enchaînée les crises. Incontrôlable, elle le devenait progressivement, en même temps que le venin se propageait dans ses veines. Respiration hachée, doigts tremblants, elle hésita un instant à enfoncer son poing dans un mur, pour déverser le reste de colère qui enserrait son coeur. Néanmoins, elle se souvint que son corps n’était pas encore totalement remis. Entre Niklas et Kenneth, elle n’avait pas eu le temps de récupérer. Voilà pourquoi elle était chez elle actuellement, repos forcé.

Elle aurait eu besoin de se défouler, pour ne pas avoir à ressasser ses erreurs et son passé. Elle en aurait eu tellement besoin… Un regard sur son intérieur finit par la refroidir définitivement. Bordel… C’était le cas de le dire. Sa raison reprit les rênes sur son corps et lentement, elle entreprit de récupérer son contact avec la réalité. Et de reprendre ses réflexions. Elle avait bien envie d’aller voir Dante, malgré tout. Leurs contacts s’étaient espacés après l’épisode du Little. Ambre avait évité de retourner le couteau dans la plaie, se rendant compte qu’elle avait fait quelque chose de mal, que l’italien ne voulait pas qu’elle fasse. Le quoi était encore un inconnu, mais elle se rapprochait de la réponse, effrayante. Du coup, son esprit eut la merveilleuse idée d’aller se pointer chez lui pour le 24, en lui apportant un cadeau. Ca se faisait, non, avec ses proches ? Elle ne savait pas trop, mais elle irait quand même. Maintenant, trouver ce qu’elle avait en tête.

**

Un énième regard dans le miroir, pour ajuster une robe étant dans tous les cas faite sur mesure. Après de nombreuses hésitations, elle était restée sur du noir, trop habituée à cette couleur. Assez simple finalement, avec comme seule fioriture de la dentelle sur le bustier. Et la partie jupe légèrement plus courte que ce à quoi Dante devait être habitué venant d’elle, si on retirait l’épisode traumatisant. Une paire de bottines fut ajoutée à sa… Tenue, si ce n’était costume dans son cas. Les doigts fourrèrent clefs et divers papiers dans un sac, avant qu’elle ne quitte son appartement. Elle avait donné rendez-vous à son cadeau devant chez l’italien. Enfin, pas au cadeau en lui-même mais plutôt aux livreurs… Bref, elle s’embrouillait la gamine.

Les gros bras grognèrent un bon coup quand elle se présenta, mais un regard noir (et des billets) suffit à les faire bouger, et faire monter au piano droit les étages qui le séparait de son nouveau chez-lui. Elle avait galéré la milicienne à le trouver, et l’argent dépensé… Dante allait tuer. Mais ça en vaudrait le coup. Autant faire marcher son statut pour une fois. Les doigts s’arrêtèrent à quelques millimètres de la sonnette, le temps de rassembler son courage. Puis la sonnerie stridente retentit dans ses oreilles. Les secondes défilèrent, sans un bruit. Elle s’interrogea : peut-être était-il sorti pour fêter Noël, avec des amis, une copine… Bref, comme une personne normale. Et Ambre, là, elle était prête à faire demi-tour. Et l’aurait fait si la porte n’avait pas tourné sur ses gongs à cet instant précis.

« Hey… Salut ! Donc… Joyeux Noël ? » Le ton n’était presque qu’un murmure, alors que l’image de la milicienne froide se craquelait. Il avait toujours eu cet effet-là sur elle l’italien, sans forcément s’en rendre compte. « Je… Je voulais t’apporter un petit cadeau, pour Noël… Si tu n’as rien de prévu non plus. » Les yeux se détournèrent, le corps se décala un peu pour laisser percevoir le « petit » cadeau, un superbe piano. « Ils peuvent le rentrer et l’installer si tu veux. » Pourquoi s’attendait-elle à se prendre un refermage de porte dans la gueule ?



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Sam 6 Jan - 0:48

C'est con, mais t'as toujours plutôt bien aimé l'hiver.

Tes origines voudraient qu'en toute logique, tu préfères la chaleur. Après tout, t'as quand même grandi sous le soleil de Rome, t'as parcouru les rues de la cité éternelle – en skateboard notamment, au grand dam de tes parents – et c'est pas comme s'il neigeait souvent là-bas. On sortait les appareils photo et on s'extasiait dès qu'il y avait un minuscule flocon. D'ailleurs, t'étais même pas sûr d'en avoir vu un dans ta vie là-bas. T'as seulement le souvenir vague des bâtiments de ton enfance, vus sur un écran télé graineux. Avant que le monde et l'Apocalypse ne passent par là et effacent tout de ton passé.

Alors dire que ça t'a fait un choc quand t'as débarqué à New York et quand t'as vécu ta première tempête de neige, c'est pas peu dire. T'as claqué des dents, tu t'es pété la gueule sur le sol trop glissant et t'as couru t'acheter le premier gros pull que t'as trouvé en magasin. Il était rouge et blanc et avait un renne dessus, tu te souviens. Il a fini totalement déformé après passage dans la machine à laver et il a dû finir donné à une œuvre caritative quand tu t'es révélé trop grand pour encore le mettre, mais tu t'en rappelles bien.

On aurait pu croire que ça te ferait détester l'hiver, tout ça. Mais pas du tout. Chaque année, t'es comme un gamin quand tu vois les premiers flocons et tu cours pour faire fondre les petits cristaux de glace sur ta langue et les voisins te prennent pour un fou. Mais tu t'en fous. C'est les petites choses comme ça qui ont de l'importance, les petites joies. Tu adores – ou plutôt adorais – sentir l'odeur du vin chaud parfumé ou du chocolat chaud. Le fromage fondu. Les gâteaux riches en beurre et en sucre. L'hiver rime avec les fêtes de fin d'année, et ça a toujours été un moment sacré pour toi. Parce que la famille a toujours été d'une importance capitale à tes yeux, et qu'importait tes études ou ton job, tu fonçais toujours rentrer chez tes parents pour Noël. T'as pas honte de dire que t'étais un fils à sa maman parce que sérieusement, quel Italien ne vénère pas sa mamma, hein ? Mais depuis leur mort – pardon, leur disparition – tu dois avouer que Noël est moins festif pour toi. Ça fait bien cinq ans maintenant que tu n'as plus de famille et si tu vis plutôt bien avec en général, c'est toujours une période où tu ressens le manque un peu plus fort, un peu plus cruellement. T'aimes toujours l'hiver, malgré cette foutue Apocalypse, malgré les privations, malgré que t'as fini en chair à pâté pour zombie en plein hiver, parce que tu conserves un émerveillement d'enfant malgré tout, mais Noël...Noël c'est toujours un peu plus dur. Un peu plus difficile. Alors ouais, c'est pas vraiment brillant, mais à Noël, quand t'arrives pas conjurer le sourire sur tes lèvres, c'est avec des fantômes que tu t'enfermes, et une bouteille. Ça te fait nettement moins d'effet que quand t'étais encore humain et putain, ça part trop vite et c'est déjà difficile comme ça de se procurer de l'alcool. Mais la brûlure fait du bien, un court instant, et pendant un moment, t'arrives à oublier les souvenirs colorés et joyeux, t'arrives à pas penser que y'a pas si longtemps que ça, ta vie était encore heureuse et pas ce merdier qu'elle est aujourd'hui.

À vrai dire, tu sais même pas vraiment ce que tu bois, là. De la vodka ? Tu crois que c'est ça. Mais avec toutes les restrictions et la Prohibition et toutes ces merdes, c'est difficile à dire. Et puis tout a un goût de cendres, qu'il s'agisse de rhum, de whisky, de vodka ou même d'un putain de thé aromatisé à la vanille. De toute façon, c'est pas comme si ça avait un énorme effet sur toi. Ou comme si tu pouvais en crever. Le côté cool d'être un daybreaker, tu supposais. Jamais de cirrhose du foie, hourra !

Du coup, tu t'attendais pas spécialement à de la visite, en cette veille de Noël. T'avais tes potes, sûr, mais ils avaient leur propre famille ou leurs propres priorités quand ils n'en avaient plus. Fallait dire, y'avait pas mal d'orphelins, depuis que le monde avait failli crever. Alors franchement, t'as cru que t'hallucinais un peu, en entendant sonner à ta porte. T'as tendu l'oreille, songé que c'était une erreur ou des gosses venus t'embêter ou commencer à chanter en choeur devant ta porte ou tu-sais-pas-quoi. Y'a des gens bizarres parfois ici.

T'as ignoré le premier driiiing strident, les doigts refermés sur le goulot de la bouteille, les yeux dans le vide, en attendant que l'inopportun s'en aille et te laisse en paix à ta soirée alcoolisée en solitaire. Mais la personne derrière la sonnette persiste et tu finis par pousser un soupir. Déposant la bouteille sur la table basse – c'était pas comme si on allait pénétrer dans ton appart', hein ? – tu finis par te lever pour ouvrir la porte.

Le « bonsoir » qui devait sortir de ta bouche s'étrangle après la première syllabe et tes yeux s'écarquillent de surprise en voyant qui se trouve sur le pas de ta porte. Et dans quelle tenue.

Hm. T'avais pas bu tant que ça, si ? Même complètement ivre, t'as jamais halluciné comme ça. Enfin, dans tes souvenirs flous de l'humanité que t'avais y'a cinq ans. Bordel, ça remonte.

Hm, temps de se reconnecter au monde présent. Tu déglutis légèrement et remontes le regard vers les yeux d'Ambre – bordel, sale habitude, sale habitude, c'était pas à faire avec elle, putain.

« Ambre ? Qu'est-ce tu fais ici ? » demandes-tu, incrédule.

C'était pas comme si ça faisait des mois que vous vous ignoriez plus ou moins. Ou plutôt que tu l'ignorais plus ou moins. Tu faisais le strict minimum niveau visites parce que toute la débâcle au Little Darlings t'était resté en travers de la gorge assez longtemps. Et puis, c'était juste trop...bizarre d'essayer de revenir à votre relation d'avant. De faire comme si rien de tout ça ne s'était passé. Alors ouais, t'avais un peu abandonné Ambre. Tu t'assurais qu'elle allait bien, de loin. Parce que tu pouvais pas totalement la lâcher non plus. Tu t'étais fait une promesse, ado. Et c'est con, mais t'y tenais, à cette parole, même si c'était à toi que tu l'avais donnée. Mais du coup, ouais, tu l'avais pas trop vu depuis...un bon moment. Alors tu t'attendais pas spécialement qu'elle se ramène sur le pas de ta porte, la veille de Noël, en robe. Tu l'as jamais vue en robe. Enfin si, quand c'était une gamine mais c'était justement une gamine, c'était totalement différent et...fuck, so not the priority right now.

Joyeux Noël ? Un petit cadeau ? Ton regard se tourna à la mention de celui-ci et tes yeux s'écarquillèrent encore davantage en voyant de quel petit cadeau il s'agissait.

« Un piano ? Tu m'offres un piano ? » Ta voix grimpe presque d'une octave sur la fin de la phrase et pourtant, merde, tu peux pas t'empêcher d'observer le piano, les lignes élégantes et la marque bien connue – et coûteuse, bon sang. Ambre est folle. Complètement folle. T'as pas eu de piano depuis Rome. T'as plutôt favorisé la guitare en Amérique mais t'as toujours aimé jouer sur un clavier quand tu en avais l'occasion, te contentant facilement d'un clavier électrique plutôt que d'un piano à cordes réelles. Damn. Cette vodka devait vraiment faire de l'effet. Parce que t'étais à moitié persuadé que t'étais en plein délire halluciné.

« Je sais pas si je veux t'embrasser ou te gueuler dessus. » murmuras-tu, tes yeux passant du piano à Ambre, un sourire se dessinant enfin sur tes lèvres. Ça, c'était un putain de Noël.

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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Mer 10 Jan - 22:21



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C’était une idée stupide, d’aller le chercher lui, après tout ce qui s’était passé. Et pourtant, elle s’était acharnée sur la sonnette. Deux pressions faites, alors qu’elle aurait dû faire demi-tour à la première. Fuir loin, et arrêter les illusions, définitivement. Mais il avait fini par venir, s’étrangler à moitié en ouvrant la porte. Quelque chose clochait ? Ambre était intriguée, elle. Que se passait-il ? Il la fixait avec une lueur étrange, et un instant, elle crut avoir oublié une partie de sa tenue, ou s’être habillée comme un sac. D’ailleurs, la gamine ne put s’empêcher de jeter un coup d’oeil sur ses vêtements, ne leur trouvant rien de particulier. Pas une tâche, pas un centimètre de décalé. Pourquoi Dante la fixait-il ainsi donc ? Un instant, elle eut envie de lui tapoter les joues, pour le ramener dans le présent. Et qu’il arrête de la détailler ainsi, sinon, elle allait finir rouge pivoine. Trop peu habituée à être au centre de l’attention, encore moins lorsqu’elle n’était pas la shadowhunter haïe par la population. Finalement, la jeune fille s’était adaptée à cette vague de dégoût et mépris qu’elle inspirait au quotidien. En revanche, dès que les sentiments étaient plus mitigés… Elle vrillait, ne savait comment réagir.

Puis les mots qui sortirent, détendant imperceptiblement l’italienne. Elle préférait réellement quand il parlait, même si c’était pour l’engueuler. Tout était mieux que le silence face à lui. Elle passa sa langue sur ses lèvres sèches, laissa quelques paroles s’échapper : « Hé bien… C’est Noël. Et je n’ai personne d’autre que toi. » La solitude, voilà ce dont elle était entourée. Fière compagne dans tous les moments de sa vie. Oh, il y avait bien Niklas aussi. Néanmoins, elle avait encore les marques de la putréfaction sur son bras, planquées derrière un bandage couleur chaire. La faire disparaître aux yeux de Dante, c’était le but de la manœuvre. Il serait repris d’une crise de colère s’il la voyait… Ses doigts frottèrent ses yeux, dans un élan de fatigue, aussi bien physique que mental. Un instant, elle eut envie de lui demander comment il la trouvait, dans la robe. Néanmoins, son côté pudique (aussi petit soit-il) l’en empêcha. Ce n’était pas le moment, surtout qu’elle entendait la respiration lourde des deux gros bras engagés pour transporter le piano jusque-là. Un instant, elle craignit devoir faire usage de la force pour les maintenir à leur place, mais elle fut coupée par Dante, obnubilé par le cadeau.

« Oui, je pensais que ça te ferait plaisir, toi qui aimes tant la musique. » Il y avait un sourire qui se dessinait sur ses lèvres, et la tristesse qui perçait au fond de son regard. Heureusement que le regard de Dante s’était détourné, accroché à l’instrument. Elle le voyait bien plus détendu que précédemment. Et elle le préférait ainsi. Loin des soucis, la tête plongée dans ses passions. L’humanité qu’il représentait ne devait jamais voir l’horreur de ce monde. L’italienne avait envie de le protéger oui. De le maintenir à part des tueries et des monstres. Des gens comme elle. Alors si un piano pouvait suffire pour quelques jours, semaines, ce n’était pas cher payer. Trop d’argent était gardé sans raison, sans fin. Il attendait juste là, qu’on vienne le récupérer. Sauf qu’Ambre, elle n’avait rien à en faire. Le Gouvernement subvenait à la plupart de ses besoins, quant aux loisirs… Elle n’en avait tout simplement pas. Seul son travail comptait. Seul le sang sur ses doigts importait. Le reste avait été abandonné il y avait bien longtemps.

La suite la fit sourire, plus timidement. Et la voix s’éleva, répondant instinctivement : « Je préférerais éviter une engueulade supplémentaire, si possible. » L’autre option ne lui semblait pas mal à vrai dire. Et puis, tous lui gueulaient dessus en ce moment. Une de plus, et elle craquerait certainement, carapace frappée trop souvent, en si peu de temps… Ses doigts remirent une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille. Un signe fut fait aux deux hommes, qui entreprirent de rentrer le piano dans le couloir de l’appartement, alors qu’Ambre ajoutait : « Ils vont le placer où tu veux, j’espère avoir fait un bon choix dans la marque. » Autant l’avouer, l’italienne était loin d’être une experte en musique. Si elle était capable de reproduire un certain nombre de morceaux, elle ne percevait pas de différences d’un violon à l’autre, ou d’un piano à l’autre. Pour elle, les sons étaient identiques. Tant que la note était bonne, le reste était imperceptible pour son oreille. Ce qui faisait d’elle… Même pas une musicienne. Juste une amatrice imitatrice. L’excellence dans ce rôle… Les deux hommes suivirent les demandes de Dante, et Ambre leur glissa les billets entre les doigts. Une somme conséquente, certainement ce qu’ils gagnent sur le mois.

Porte claquée, silence revenu sur les deux êtres que tout opposait. Ambre n’avait pas osé retirer ses chaussures. D’ailleurs… « Si je te dérange, je peux repartir. Je… Je voulais juste te donner le cadeau. » Pourtant… Elle restait là. Elle n’avait pas envie de partir. Elle voulait juste rester là, et s’écrouler dans les bras de l’italien. Comme la dernière fois, mais par choix. Les dents mordillèrent la lèvre inférieure. Peut-être qu’elle pourrait demander…

Le chat. Ce putain de chat était apparu dans son champ de vision. Instinctivement, une partie d’elle se mit en garde, se tendit. Le mode soldat venait de s’activer. Elle observa d’un regard acéré la boule de poils se rapprocher, puis se poser non loin d’elle. Deux billes qui la fixaient, deux billes qui l’appelaient. Et Ambre, elle aurait juste voulu fuir loin. Ou tuer la bestiole, au choix. Après moultes délibérations (avec elle-même), un pas fut fait, en direction de l’animal, et elle s’accroupit. Chaque muscle de son corps était crispé, alors que les doigts vinrent tapoter la tête fine du chat, puis se glissèrent dans son pelage. Quelques secondes durant lesquelles elle craignit réellement une attaque, qui ne vint jamais. Il était étrangement conciliant… Enfin, elle revint rapidement sur ses deux jambes, s’éloigna. Autant ne pas trop tenter le Diable aujourd’hui.

« Et… Tu peux jouer un morceau ? » Oublier le chat, putain, il fallait qu’elle l’oublie…


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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Jeu 11 Jan - 15:46

Dire que t'es surpris de voir Ambre sur le pas de ta porte est un euphémisme. Ça, tu peux l'affirmer sans détours, tu t'y attendais pas. Et tu t'y attendais encore moins quand elle te dit qu'elle n'a que toi. Malgré tout, tu sens ton expression devenir triste, ton coeur se serrer un peu. Merde. Même si ses parents étaient pourris jusqu'à la moelle, ça restait ses parents. Et tu sais qu'Ambre a jamais été foncièrement douée avec les gens, trop en décalage avec le reste de la société qu'elle était. Son éducation avait fait trop de dégâts. Au lieu de grandir comme une petite fille normale, avec l'amour et l'affection qu'elle méritait, elle avait seulement eu droit à des leçons, des conditions strictes, des entraînements sûrement horribles et des coups. Tu te rappelles trop bien l'horreur de voir ces marques sur ses bras, et son affirmation qu'on l'entraînait à devenir garde du corps. Une gamine de seize ans n'avait pas à se soucier de ces choses-là, putain. Ambre aurait plutôt dû penser à des concerts à aller voir, à des sorties à effectuer en douce, à se prendre sa première cuite. Pas à devenir une pro de krav-maga.

T'aurais pas dû l'ignorer pendant tout ce temps. Mais t'étais en colère, tu lui en voulais de ses mensonges, de ses manigances et c'était juste...plus facile de l'éviter. Pour pas y penser.

Avec ton jeans troué, tes cernes sous tes yeux, ton haleine qui ne cache probablement pas que tu as bu, et ton pull trop grand, tu fais bien pâle figure à côté d'Ambre. But Hell, tu vas pas la jeter dehors quand elle se ramène comme ça chez toi. T'es pas sans coeur.

« J'peux pas affirmer être le meilleur parti pour une soirée de Noël mais bon...entre. » fais-tu, en accompagnant tes mots d'un signe de tête vers l'intérieur, tout en ouvrant un peu plus grand la porte. Ton appartement est en bordel, comme toujours, mais tu prends pas la peine de t'excuser. C'est pas la première fois qu'elle vient chez toi et voit tout ce capharnaüm. Et entre toutes les choses que t'as à lui cacher, ton côté bordélique est certainement la moindre de toutes.

Et puis, ton attention est vite redirigée vers le piano. T'en peux rien, t'es faible face à l'art. Tu fixes avec un regard à moitié émerveillé, à moitié estomaqué les deux gorilles faire rentrer le piano dans ton appart'. Tu donnes sans voix l'emplacement d'un espace vide où ils pourront le placer. À une époque, t'avais un canapé, là. Et puis, t'as dû le remplacer par un autre, qui a pris une autre place. C'est une longue histoire.

Tu t'attendais pas vraiment à ce sourire timide et cette réponse instinctive. La réplique était sortie toute seule, relevant plus de ton côté blagueur habituel qu'autre chose. Mais tu remarques qu'elle ne nie pas forcément l'autre possibilité. Alors, forcément, t'agis comme un con, impulsivement.

« Si tu me laisses la seconde option... » fais-tu avec un sourire taquin, avant de saisir délicatement son visage entre tes doigts pour lever son menton vers toi. Y'a un signal d'alerte qui tonne dans ton crâne, un « non, non, non, erreur, pas toucher, stop ! » mais tu sais pas si c'est l'effet de l'alcool ou juste ce sentiment con de joie à l'idée d'avoir un piano – un piano, un vrai de vrai ! – qui te font totalement dérailler. De façon distante, tu t'étais dit que ce serait juste une blague, une taquinerie, que t'allais juste l'embrasser sur la joue, ni plus ni moins. Mais quelque part, y'a dû avoir un bug, parce que c'est sur ses lèvres que les tiennes se posent et. Oh. Merde.

Ton cerveau rend l'âme le temps de quelques micro-secondes. Le signal d'alerte est devenu totalement embrouillé, et assourdi. Y'a quelque chose qui a dû griller, quelque part. Les plombs ont sauté.

Et puis tu rouvres les yeux, réalises la connerie que t'as fait et relâches Ambre, une excuse sur le bout de tes lèvres.

« Je...um... » Désolé, c'est l'alcool, serait probablement la pire excuse que tu peux sortir à cet instant. Désolé, je sais pas ce qui m'a pris ? Surprise, baiser de nouvel an vachement en avance ! Réfléchis, bon sang ! « T'as fait un bon choix sur la marque, ouais. » finis-tu par dire, un peu maladroitement.

Oh yeah, smooth, real smooth. T'étais plus doué que ça, d'ordinaire, bon sang. Tu passes ta main sur ta nuque, gêné, espérant très fort qu'elle ne t'en voudra pas pour cet écart de conduite. En général, tu contrôles très bien tout ça. Ça doit être l'alcool, qui désinhibe. Et puis ton âme d'enfant qui sautille partout dans une part de ton cerveau parce que Ambre – t'a – offert – un – piano. Tu n'imagines même pas combien ça a coûté. Ce qu'elle a dû faire pour en avoir un. En temps normal, tu poserais des questions, tu dirais qu'elle doit le rendre ou que tu peux pas accepter, ou n'importe quoi. Mais t'as envie d'être égoïste, bordel, et c'est un piano, okay. C'est nettement mieux qu'un Noël passé seul avec une bouteille d'alcool.

Une fois le piano installé et les déménageurs partis, tu ne résistes pas bien longtemps à l'envie de caresser les touches, pour voir quel son sort de ces cordes frappées. Il est clair, limpide, léger. Un sourire enchanté étire tes lèvres, sans que tu ne t'en rendes vraiment compte. Tu es déjà à moitié perdu dans ton petit monde de musique et d'art, que tu mets une seconde à réagir à la demande d'Ambre. Tu tournes la tête vers elle, sorti de ta transe.

« Euh, ouais, si tu veux. » réponds-tu, un peu distraitement. Et puis tu remarques qu'Ambre a les yeux fixés sur Grey, qui s'est rapproché d'elle. Tu étouffes un léger rire. Ah, entre eux, l'entente s'est pas améliorée, on dirait. « Fais pas gaffe au chat, s'il t'embête, pousse-le du pied, il comprendra. »

Ton chat est un peu collant, mais pas maso pour autant. Si on le chasse, il comprend en général vite ce qu'on lui veut. D'ailleurs, tu es à moitié étonné qu'il n'ait pas profité de l'occasion pour se carapater hors de l'appartement. Tu as l'impression que tu passes la moitié de ton temps à chercher où ce maudit chat a bien pu fuir. Comme si tu ne le nourrissais pas assez !

Tu tires un tabouret vers le piano – pas tout à fait la bonne hauteur, mais bon, avec un coussin par-dessus, ça fait l'affaire – et prenant un ton un peu plus sérieux, tu murmures :

« Ça fait longtemps que j'ai pas joué sur un piano alors je suis un peu rouillé, m'en veux pas trop. »

Tes doigts restent en suspens au-dessus des touches un moment, et tu songes à quoi jouer. Tu penses à Noël, et tu fouilles dans ton crâne, à la recherche de la première chanson qui n'est pas un cantique ou un remake de Mariah Carey. Et puis, y'a un souvenir, un peu flou, qui remonte à la surface. Des doigts âgés, noueux, mais une voix qui reste claire, et tellement de chaleur et d'amour dans ce chant. C'était en général l'Italien que ta grand-mère chantait, mais tu te rappelles qu'elle aimait aussi une chanson des Beatles. C'était la préférée de ta mère, qu'elle murmurait. Tu te rappelles.

Les notes sont posées, doucement, sur le piano, avant que ta voix ne vienne accompagner les paroles.

« When I find myself in times of trouble, mother Mary comes to me, speaking words of wisdom, let it be... » [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Dim 4 Fév - 4:34



Out of the darkness
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Si, il était le meilleur parti qu’elle pouvait espérer pour une soirée de Noël, avec tous les derniers évènements qui avaient bousculé sa vie. Et puis, il était l’écho de cette humanité perdue, le seul face à qui elle avait perdu le masque, le seul membre extérieur à s’être rendu compte que quelque chose clochait. Il était une attache, l’unique, malgré toutes les erreurs qu’elle faisait, et le dégoût qu’il devait avoir pour elle. Si elle avait pu, si elle avait su, elle lui aurait dit ce qu’il était à ses yeux. Il était important, cela allait de soi. Et leur dernière rencontre l’avait fait beaucoup réfléchir, ou plutôt l’avait bouffé au point où elle avait enchaîné les conneries, cherchant plus ou moins désespérément à camoufler et gérer les sentiments et émotions qui étreignaient son corps, sans grand succès, à part pour s’enliser encore plus dans la merde. Dans toute cette histoire, c’était surtout elle le souci. Et lui qui aurait dû la foutre à la porte, même ce soir. Elle y avait pensé d’ailleurs, avant de se rendre compte que ce n’était qu’une excuse pour ne pas se confronter à lui. Parce qu’il devait encore lui en vouloir, depuis tout ce temps…

Les gros bras déposèrent le piano dans le capharnaüm de Dante, au seul emplacement libre du salon à vrai dire. Puis ils disparurent, pour d’autres livraisons, ou juste pour eux aussi aller retrouver leur famille et amis en cette soirée de Noël. Ah, les fêtes… L’esprit fut ailleurs quelques secondes, la laissant surprise lorsque Dante s’approcha, un sourire amusé aux lèvres, et que ses doigts s’attardèrent contre sa peau. Etonnement dans le fond des pupilles, quand le visage se rapprocha, et les lèvres se trouvèrent. Le corps sursauta, les paupières se fermèrent, et l’esprit se vida. Elle aurait dû le repousser, mais il n’y eut aucun geste, jusqu’à ce que ce soit lui qui brise le contact, s’écarte. Le visage s’empourpra, les yeux se décalèrent sur le sol, lui trouvant un intérêt soudain. Elle avait peur maintenant, parce qu’elle se doutait qu’il n’y avait rien derrière tout ça. Il s’était laissé emporter, et c’était tout. Puis elle, elle se débattait intérieurement, retenue par ses chaînes, par son passé, par ses perceptions et croyances. Sa conscience se réveillait, et avec elle tellement d’émotions qu’elle n’était pas capable de gérer…

Le sujet de conversation changea, sans qu’elle ne cherche à revenir sur ce qu’il avait fait. Elle ne savait pas trop quoi en penser, et avait surtout besoin de réfléchir à cela. Toujours l’esprit, avant l’instinct, c’était ce qu’elle savait bien faire, non ? « Je suis contente alors, j’avoue ne pas y connaître grand-chose en musique. » A part pour répéter les mêmes morceaux appris il y avait des années. Après tout, elle n’était qu’un vieux disque rayé.

Alors, une demande fut faite. Pour détendre l’atmosphère, pour remettre Dante dans une meilleure humeur. Pour essayer d’oublier, quand bien même son cerveau retenait tout. L’illusion que tout redeviendrait comme avant, non ? Comme si c’était possible.. Elle avait déjà été trop loin, trop de fois. Et elle se demandait comment il pouvait encore l’accepter, avec tout ça. Le chat se pointa, peur qu’elle affronta, ou tout du moins tenta, avant de retrouver les traits de l’italien dans son champ de vision. « Il ne m’embêtait pas, je crois qu’il cherchait juste quelques caresses… » De l’attention, de l’amour, de la douceur, tout comme elle d’ailleurs. Mais lui, il était mignon, c’était un animal. Elle, elle n’était qu’un monstre, qui n’avait pas le droit à cela. C’était ainsi.

Lui, rouillé quand il s’agissait d’un instrument de musique ? Ambre aurait pu faire une remarque, si cela avait été son genre, mais elle se contenta de sourire, et de se rapprocher en silence, alors qu’il s’installait. Elle le laissa se perdre dans ses pensées, détaillant son profil, presque trop droite, trop décalée dans ce monde rebelle.

Quelques notes sortirent de l’instrument, claires, enchanteresses. Puis la voix suivit, dans une douce mélodie dont elle connaissait les paroles par cœur. Une des chansons qu’elle entendait souvent passer au manoir, la jeunesse de son géniteur, quelque chose comme ça. Et dans un murmure, elle mêla sa voix à celle de Dante : « And in my hour of darkness she is standing right in front of me, speaking words of wisdom, let it be. » Souvenirs piochés dans sa mémoire infinie, destructrice. Elle se laissait bercer par la voix, par la musique. Esprit étrangement calme, tenu en laisse. Elle n’avait pas pensé que jamais Dante n’avait dû l’entendre chanter, même après toutes ces années… Puis les doigts se levèrent, son corps immobile se mit à se mouvoir. Ils effleurèrent les cheveux bruns, sans trop qu’elle n’y réfléchisse. Douceur étonnante de la part de la tueuse, du monstre. Battements du cœur légèrement plus forts, plus serrés.

Les bras retombèrent le long de son corps, mollement. « Tu n’as pas perdu grand-chose en termes de maîtrise je dirais. » D’après son passif à elle, son peu de connaissance. Puis elle remarqua, la différence dans les habits. Et les mots fusèrent, sans trop y penser : « Je suis bien trop habillée en fait… » Pas dans le sens trop de vêtements, elle était bien trop prude pour cela… Evidemment. Mais surtout que sa tenue faisait trop… Soirée peut-être. Et finalement, elle se sentait mal.

Une boule de poils s’enroula autour de sa cheville, lui offrant l’opportunité de détourner le regard, pour voir ce qu’il se tramait. Et c’était le chat, encore et toujours lui, qui avait l’air d’avoir envie de rester près d’elle. Surprise au fond des mirettes, alors qu’elle se baissa pour lui accorder de son attention. Il n’était pas si effrayant que cela, si elle arrêtait de réfléchir…


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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Jeu 22 Fév - 20:32

Aucun mot n'est soulevé au sujet de l'incident et ça te soulage un peu. T'as pas envie de commencer à tout expliquer. T'as toujours été impulsif, irréfléchi, à agir comme t'avais envie. Avec des résultats qui peuvent passer du fantastique à la catastrophe. La demi-mesure, tu connais pas. Mais tu sais qu'Ambre est pas comme ça, qu'elle analyse tout, beaucoup trop, et t'as pas de réponse potable à lui donner, si jamais elle devait t'interroger. Du moins, probablement rien qui ne lui plaise. Alors t'es content quand elle accepte le changement de sujet et fait comme si de rien n'était. Crise évitée.

Tu murmures vaguement en assentiment quand Ambre t'avoue ne pas y connaître grand-chose en musique. Tu peux deviner que ce n'est pas quelque chose d'inné pour elle, mais quelque chose qu'elle a intégré au fil des répétitions, comme pour tous ces pauvres enfants forcés de prendre des leçons de piano ou de violon. Pour toi, la musique a toujours été quelque chose d'instinctif, de naturel, un autre langage à ajouter aux multiples langues que tu parles déjà. Pour toi, français ou piano, ça revient presque au même. C'est une question de rythme, de mélodie, d'enchaînement. Tu joues avec des notes au lieu de jouer avec des mots, c'est tout. Tu adores les improvisations, enchaîner des accords qui pourraient paraître sans queue ni tête, mais qui répondent à ta propre mélodie intérieure, à ta propre logique. Tu t'éclates, et c'est ça le plus important.

Tu roules légèrement des yeux en entendant Ambre répondre que Grey ne cherchait que quelques caresses. Tu lances un regard exaspéré à ton chat qui passe presque pour un petit ange, là. Alors qu'en réalité, c'est un monstre aux griffes acérées.

« Il demande des caresses et au bout de cinq minutes, il finit par te griffer parce qu'il en a marre d'être touché. » rétorques-tu, mettant en garde Ambre contre ton chat démoniaque. Souvent, tu te dis que cette boule de poils t'attire plus de soucis qu'elle ne t'apporte quelque chose de bien. Mais tu t'y es attaché malgré tout à cette bestiole. C'est peut-être aussi le coup de ses grands yeux vert-doré et son air adorable calculé qui t'empêche de le remettre à la rue, quand tu découvres qu'il a à nouveau réduit tes fringues en charpie. C'est vil ces bêtes-là, tellement vil.

Et puis, t'es devant le piano, et tu te perds dans les notes familières, tes doigts retrouvent la sensation des touches, le grain et la chaleur du bois. Ça fait tellement longtemps que tu n'as plus joué sur un instrument de cette qualité. Ça fait remonter à la surface des vieux souvenirs.

Et puis, une autre voix rejoint la tienne, te surprenant un instant et te faisant rater une note, coupant ton chant également. Mais tu retrouves rapidement le rythme et tournes ton regard vers Ambre, un peu ébahi malgré tout. Durant toutes ces années – mon Dieu, ça fait vraiment plus de dix ans que tu la connais ? – tu ne l'as jamais entendue chanter. C'était vraiment...surprenant ? Beau ? Inattendu ? Peut-être un peu tout ça à la fois. En tout cas, ça permet d'alléger un peu ton humeur, de retrouver le sourire. C'est pas comme quand tu fêtais Noël en famille, dans tes souvenirs un peu flous de Rome, désormais, avec ce grand piano, et ta grand-mère qui jouait au coin de feu, mais c'est déjà mieux que les maudits Noël que tu as passé seul ces dernières années, avec juste des fantômes de tes proches, des souvenirs amers et de l'alcool pour noyer la douleur quand elle devient trop forte. Ambre n'est pas ta famille, mais c'est une amie, et même si c'est pas parfait, c'est déjà bien assez.

Tu frissonnes légèrement quand tu sens les doigts d'Ambre passer dans tes cheveux, mais tu ne dis rien, préférant continuer la mélodie. T'as remarqué que ces derniers temps, elle semble plus tactile avec toi. Ça ne t'aide pas forcément à faire la part des choses mais hey, pour une fois que c'est toi qui dois être le responsable dans une situation, autant te rappeler qu'entre vous deux, c'est techniquement toi le plus adulte – et aussi le plus conscient de ses actes.

Même quand Let It Be se termine, tu continues de jouer une mélodie dont tu as un peu oublié les paroles, les notes exactes aussi. Tu improvises avec tes souvenirs, tu fredonnes l'air sans paroles, t'interromps pour répondre à Ambre, les yeux fixés sur les touches – incapable de réellement te détacher de l'instrument :

« T'es sympa, mais tu m'as jamais entendu jouer du piano avant. Je serais incapable de rejouer un morceau technique aujourd'hui. » répliques-tu avec un léger rire. Tu tournes doucement la tête vers elle, ajoutes : « Je t'ai jamais entendue chanter avant aujourd'hui. Tu devrais t'y mettre plus souvent, t'as une jolie voix. »

Ta mémoire te fait défaut, tu ne parviens plus à te remémorer la suite de la mélodie et avec un léger soupir tu t'arrêtes de jouer. Tu te retournes pour faire face à Ambre, la détailles du regard quand elle déclare être trop habillée. Un sourire amusé étire tes lèvres.

« Hey, j'me plains pas, ça te va bien. Mais clairement, fallait pas compter sur moi pour être en smoking à Noël, je porte ces trucs-là que si j'y suis obligé, si ça peut me servir ou pour faire bonne figure. Et comme tu peux le voir... » Tu désignes d'un geste ample ton appartement en bordel, mais surtout vide de tout autre occupant. « ...je reçois pas d'invités de renom en ce beau jour. » finis-tu, le ton railleur.

En même temps, le jour où t'aurais un officiel du gouvernement chez toi, ce serait probablement à l'état de cadavre. Ou bien pour te faire arrêter, toi. On peut pas dire que tu te sens particulièrement proche des dirigeants en place.

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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Mar 27 Fév - 19:41



Out of the darkness
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Voix étrangement empreinte de chaleur, alors qu’elle la mêlait au chant de Dante. Elle ne perçut pas vraiment que son intervention avait perturbé l’homme, trop concentrée qu’elle était à retrouver ses marques et repères. Elle n’avait jamais été particulièrement douée pour poser son timbre sur une mélodie, son oreille étant loin d’être totale, ou simplement musicale. Pourtant, son géniteur l’avait obligé à prendre des cours, à se souvenir de dizaines et de dizaines de chansons ou musiques. Des notes tracées à la main ou à l’ordinateur, sur un papier d’une blancheur immaculée. Elle avait tout appris par cœur, à en faire une indigestion. Et on lui avait toujours répété, que ce n’était pas assez, que ça manquait de chaleur, d’émotions. Trop vide pour être vrai. Elle avait juste baissé le regard, comme à chaque fois, en promettait d’y mettre plus de cœur. Mais en était-elle réellement capable ? Il n’y avait toujours eu qu’un trou dans sa poitrine, un truc qui battait, mais seulement par pure mécanique. Elle avait essayé, pendant des mois, en écoutant ces artistes qui eux, étaient parfaits aux yeux de ce géniteur, dont il déplorait simplement l’âge trop avancé pour en faire des espions. Et la gamine… Elle n’était jamais arrivée à rien, trop détachée des sentiments.

Elle le laissa continuer quelques secondes, sur une musique qu’elle avait déjà entendue, qu’elle serait fortement capable de rejouer, si elle s’y obligeait. Ambre, elle avait donc un rapport assez torturé avec la musique d’une manière générale. Elle appréciait la douceur des notes, mais pas ce qu’elles pouvaient véhiculer comme émotions. Parce que l’italienne ne les captait pas. Elle pouvait écouter d’autres jouer, mais devoir elle se glissait dedans… C’en était trop, avec son passé. Et pourtant… Elle ne put s’empêcher de sourire à la remarque de Dante. Et de murmurer : « C’est gentil de dire ça. Mais faut pas le faire juste pour me faire plaisir. » Elle n’avait pas l’habitude des compliments Ambre, alors, elle haussa juste les épaules pour ponctuer sa phrase. De ses doigts fins, elle remit une mèche blonde derrière son oreille, avant de finir grignoter ses ongles. Stress contenu depuis son arrivée, depuis que Dante s’était un peu trop approché d’elle. Elle avait tenté d’ignorer tout ça, mais ça restait dans les entrailles, et les interrogations l’obligeaient à sur-analyser. Elle n’en pouvait plus, d’avoir toujours un cerveau en ébullition. C’était épuisant, de ne jamais pouvoir relâcher la garde, ou arrêter de réfléchir…

« Ca n’a jamais été toi, de jouer des morceaux techniques de toute façon. » Elle sourit légèrement, yeux pétillants. Puis elle se pencha à son tour, les doigts effleurant quelques touches, et la mélodie se poursuivit une poignée de secondes supplémentaires. Puis tout resta en suspens, et elle se détacha.  Elle n’aimait pas, décidément. Et pourtant, elle rêverait d’apprendre à créer, à jouer. Ca faisait juste trop mal. Les mains tremblantes furent cachées, croisées devant elle. « Et même sans t'avoir jamais entendu, je peux dire que tu joues bien. » Parce qu'elle avait appris aussi, d'une certaine manière. Et qu'elle avait tout de même une oreille suffisante pour comprendre, non ? Plongée dans le passé, dans les cours de musique obligatoire, pour faire partie de la haute société... Et rappel direct du contrat sur la tête de l'italien. Sa survie, contre les oeuvres d'art, le témoignage du passé. D’ailleurs, elle n’avait jamais vraiment évoqué cela à Dante… Et ce n’était pas forcément l’occasion de le lui dire. Pas ce soir. Juste… Elle avait besoin de se poser, de rester dans ce présent qu’elle avait malheureusement appris à apprécier. Il était une bouffée d’oxygène à lui tout seul pour elle, même s’il ne s’en rendait pas compte. Et même s’il était un criminel aux yeux du Gouvernement.

Ca lui allait bien, vraiment ? Y’avait son regard qui s’étonnait, les traits qui se figèrent un instant. Elle avait surtout eu l’impression d’en faire trop à vrai dire. Un sourire lui échappa, plus chaud, plus réel, avant qu’elle le masque derrière ses cheveux, baissant la tête. « Je ne m’attendais pas à te voir en smoking. Même si ça te va bien, tu es encore mieux en étant toi-même. » Elle, elle se cherchait encore, n’était pas certaine de son propre style. Jusqu’alors, elle avait toujours suivi ce qu’on lui disait de porter, sans sortir des sentiers battus. Mais maintenant, elle expérimentait un peu. D’où cette robe. « Heureusement qu’il n’y a pas de tels invités. Ils sont trop dangereux. » Elle faisait tout pour éviter que l’attention des dirigeants se fixe sur Dante. Si pour l’instant celui-ci se tenait plus ou moins à carreaux, elle avait peur de ne pas arriver à le protéger à l’avenir. Et ça la bouffait. Puis elle chercha à se blottir contre lui. Un câlin, visage contre son cou, les doigts qui s’accrochaient aux vêtements. Inspirations profondes, paupières fermées. « J’ai peur de te perdre. » Elle écoutait les battements de son cœur, en comptait les pulsations, rythme régulier, et reposant. « J’aime bien être contre toi. » Elle verbalisait, peut-être pour la première fois de sa vie, l’appréciation d’un contact physique. Et c’était elle qui l’avait cherché. Parce qu’elle savait qu’elle avait le droit avec Dante, il le lui avait dit. Et elle appréciait, vraiment. Jusqu’à ce qu’elle se détache, détourne le regard. Et reprenne la parole.

« Je peux faire quelque chose à manger, si tu veux. » Petite naïve, qui ne savait rien de la vérité. A vrai dire, elle n’avait pas faim, mais si ça pouvait faire plaisir à Dante… Elle se forcerait.


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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Jeu 8 Mar - 20:44

Tes doigts s'égarent sur les touches et une part de ton esprit s'égare aussi, s'envole avec la mélodie. Ça a toujours été facile pour toi, de te perdre là-dedans, de perde toute notion du temps quand tu jouais. Si t'avais encore pu te faire un tatouage, t'en aurais probablement fait un en rapport avec la musique. Cet oiseau, formé de partitions et d'une clé de sol avait attiré ton regard avant...tout ça. Avant que ta vie ne change irrémédiablement, avant que tu te retrouves prisonnier de ton propre corps.

Tu ravales la bile qui veut monter dans ta gorge. Tu dois pas penser à ça.

« Je dis rarement les choses juste pour faire plaisir. » rétorques-tu, avec un demi-sourire, quand elle a du mal à croire à ton compliment. Entre franchise brutale et humour sarcastique sous lequel tu masques la vérité, il est rare que tu mentes éhontément. Et en général, la flatterie, tu l'utilises si ça doit remplir un but. Te faire entrer quelque part, la plupart du temps. Que ce soit dans l'appart' de quelqu'un avec qui tu comptes passer la nuit ou dans un endroit où tu peux recueillir des infos. C'est un outil, pas ton mode par défaut. T'es un peu trop entier pour parvenir à mentir bien longtemps.

Un léger rire t'échappe, quand elle répond que jouer des morceaux techniques, ce n'est pas toi.

« J'aime pas vraiment ça, c'est vrai. » T'as toujours préféré les chansons populaires et modernes plutôt que les grands classiques des temps passés. Oh bien sûr, tu peux les apprécier, mais tu les as souvent trouvé un peu trop carrés, un peu trop dénués de fantaisie. Ou simplement trop sombres, trop mélancoliques. Tu préfères les mélodies plus chaudes, plus colorées. Peut-être pour ça, que t'aimes la folk et la country. T'aimes trop l'idée de liberté et de voyage qui imprègnent ces chansons. T'aimes le piano, oui, mais ton instrument de coeur, c'est la guitare. « Et maintenant, qui flatte ? » fais-tu avec un sourire amusé, quand Ambre dit que tu joues bien. Tu n'es pas mauvais, oui, mais tu n'es pas un virtuose non plus.

Tu replies ta jambe contre un des barreaux du tabouret tandis que tu te retournes vers elle. Y'a un trou dans ton jeans au niveau de ton genou et tu le tritures machinalement. Nope, les smokings, c'est pas pour toi. « En mode voyou qui a pas un sou dans sa poche ? » fais-tu, légèrement goguenard. Tu la taquines, mais elle serait capable de te prendre au mot. « J'aimais mes parents, mais la haute société c'était pas pour moi. Trop hypocrite, trop étouffant. » finis-tu, avec un haussement d'épaules. Tu ne fais que répondre par un sourire quand elle déclare que des invités de renom seraient trop dangereux. Ce n'est pas toi qui va la contredire.

Ambre te surprend quand elle se dirige tout d'un coup vers toi pour se blottir dans tes bras. Un instant, tu es figé, abasourdi par la soudaine marque d'affection – elle est définitivement plus tactile qu'auparavant – et ton coeur se met à battre plus rapidement quand tu sens ses paroles murmurées contre ton cou, ses doigts s'accrocher à ton pull.

Trop proche.

Comment peux-tu tenter de garder des frontières bien établies quand elle agit comme ça, hein ? Comment le peux-tu ? Ça t'embrouille, ça trouble toutes les limites et tu ne sais plus trop quoi faire. Qu'est-ce qui est trop ? Quelle est la ligne à ne pas franchir ? T'es paumé, tellement paumé.

Par instinct, mais avec un temps de retard, tu finis par refermer tes bras autour d'elle, serrer à ton tour. Peu importe ta confusion, tu peux pas vraiment lui donner la sensation d'être rejetée, surtout quand tu sais qu'elle instigue si rarement ce genre de contact.

Tu fermes les yeux quand t'entends les autres mots tomber de ses lèvres. Tu déglutis difficilement, et c'est soudain un goût acide qui envahit ta bouche.

Parce que tu peux pas lui promettre qu'elle te perdra pas. Parce que non seulement, t'as un mode de vie parfois trop risqué, mais aussi parce que les choses changent. T'es plus aussi en colère que lorsque t'as découvert qu'elle jouait les putes au Little Darlings, mais le sentiment de trahison reste là, quelque part, enfoui. La confiance est pas totalement rétablie, et elle ne le sera probablement jamais. Tu ne sais plus vraiment quoi croire. Tout peut être un mensonge.

Toutes ces paroles, tous ces gestes...est-ce qu'elle se rend compte que ça te rend juste plus confus ? Que ça fait que brouiller un peu plus les limites ? Peut-être qu'elle sait, oui. Une part insidieuse de toi te rappelle qu'elle a parfaitement menti, qu'elle a parfaitement joué ce rôle avec d'autres mecs. Qu'elle pourrait tenter de te manipuler, toi aussi. Tu veux pas y croire, parce que honnêtement ? Qu'est-ce que tu pourrais lui apporter ? Rien. Tu penses pas qu'elle sache que t'es un résistant et même si elle le savait, tu révélerais rien. La sécurité du BlackBird, de Giu, de Nolan, d'Elias, passe avant elle. Tu les trahirais jamais, même si elle te le demandait. Tu prends soin de jamais mêler ces aspects-là de ta vie. Faire attention à Ambre est un truc ancré en toi depuis longtemps, une promesse que tu t'es faite y'a des années, mais tu sais que sa loyauté à elle va au gouvernement. Alors t'es prudent. Tu masques, tu caches. T'essaies de pas te laisser avoir par de tels mots. De toute façon, elle a beau dire ce qu'elle veut, se serrer contre toi comme elle veut, tu penses que ses déclarations tiendront pas une seule seconde si elle apprenait la vérité. Tuer des gens comme toi, c'est son gagne-pain, pas vrai ? Tu penses pas qu'elle hésitera à appuyer sur la gâchette pour t'éliminer. T'es pas important à ce point-là. Et à ce moment-là, elle ne voudra pas de toi.

« Hey, ça va, j'suis là. » murmures-tu contre ses cheveux, tes doigts contre sa nuque et son dos. Parce que tu ne peux pas faire une promesse que tu ne peux pas tenir. Parce que tu veux pas t'autoriser à donner trop de crédit à des mots qui perdront peut-être tout sens, une fois confrontés à la sale vérité. Tu préfères ne pas y répondre. Alors tout ce que tu peux affirmer, c'est ce qu'il y a dans le présent. Tu peux pas te projeter dans le futur.

Quand elle finit par se détacher de toi et qu'elle te propose de te faire à manger, le goût acide ne fait que s'intensifier un peu plus. Non. Non, à elle, tu ne diras jamais la vérité.

Tu te forces à sourire, prendre un ton léger, blagueur :

« J'ai l'air si maigre que tu veux me nourrir à chaque fois ? » Avant d'ajouter, clarifier : « J'ai déjà mangé, t'en fais pas pour moi. »

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MessageSujet: Re: Out of the darkness (Dante)   Dim 15 Avr - 2:26



Out of the darkness
Leaving all our ghosts and our hurt behind



Elle savait, qu’il n’était pas homme à faire des compliments, sauf s’il le pensait. Sauf qu’Ambre, de son côté, elle venait d’une éducation, d’un environnement où flatter et mentir étaient la norme, pour s’en sortir, pour obtenir les faveurs d’un tiers. Finalement, la gamine n’était pas certaine d’avoir réellement été appréciée à sa juste valeur une seule fois, si seulement elle en avait une. Jamais son géniteur n’avait eu ce genre de remarques à son encontre, sauf lorsqu’il s’agissait de la mettre en confiance pour une mission qu’il considérait comme dangereuse, suicidaire. Voilà pourquoi, aujourd’hui, elle s’intéressait dès qu’un compliment lui était adressé. Elle avait tant été qu’une simple arme utilisée, manipulée, qu’à ses yeux, ceux agissant ainsi avaient quelque chose à lui demander, à lui faire faire. Mais pas Dante. Pas lui, qui avait toujours été cette petite bulle d’oxygène depuis qu’il était entré dans sa vie, qui avait toujours essayé de lui faire voir le bon côté d’elle-même. Il était comme un alien gravitant non loin d’elle, le seul qui s’était fait une place, l’unique qu’elle défendrait. Même si elle était incapable de le dire. Parce qu’il y avait encore le Gouvernement, comme une entité supérieure, comme Dieu. Et le jour où elle verbalisera cela sera celui où elle reniera son affiliation, où elle abandonnera son poste. Même si elle ne savait rien faire d’autre…

« Je ne flatte pas, j’énonce juste un fait. » Elle aurait pu bouder, pour faire comme si, si elle avait été une fille normale, un peu chiante, un peu mignonne. Elle aurait pu avoir d’autres réactions que celle littéral que son instinct lui dictait. Mais Ambre, elle avait encore du mal avec les émotions, celles qui serraient son cœur, en accéléraient les battements. Son cerveau cherchait à garder le contraire contre l’armada qui se fracassait sur ses portes. Elles tenaient bon, même si les fissures se faisaient voir par endroit, et que quelques boulets les traversaient. Sentiments épars, qu’elle fuyait, mais qui la rattrapaient dès qu’elle avait le malheur de croire les avoir semés. Elle roula doucement des yeux en entendant les propos de Dante, rapidement accompagnés d’un commentaire. Et elle répliqua, prenant tout au premier degré, comme toujours, après s’être retrouvée dans ses bras, dans un murmure : « Hé bien, tu serais le plus mignon des voyous sans le sou que je connaisse. » Pourquoi racontait-elle ça ? « C’est mieux que tu sois épanoui loin de ça. » C’était moins dangereux que de rester dans l’entourage du paternel. Oui, ça l’était moins…

Elle aimait bien être contre lui, à écouter les battements de son cœur. Son cerveau si prompt à l’analyse se calmait, comptant chaque pulsation, oubliant les autres pensées, oubliant qu’elle n’était qu’une tueuse, un monstre… On avait souvent évoqué son géniteur comme une ordure en puissance, un déchet à éliminer, mais n’était-elle pas son bras armé ? Les mains recouvertes de sang, là où Del Nero père se contentait des beaux sourires, de la manipulation verbale. C’était elle qui avait assassiné la plupart des dangers, elle qui n’était qu’une ordure… Un poids sur les épaules, un goût amer en bouche. Et elle ne pouvait s’empêcher de se dire que les rares lui faisant confiance fuiraient dans un avenir proche…

Il était là, même si le temps était compté. Il y avait cette petite voix, si sournoise, celle qui l’empêchait d’arracher les chaînes qui entravaient ses poignets. Perchée sur son épaule, elle était cette conscience maléfique, qui répétait sans cesse qu’elle n’en valait pas la peine, que tout le monde s’en foutait d’elle. Et qu’elle n’avait qu’à tuer, parce que c’était tout ce qui lui permettait de rester en vie… Et y’avait rien pour la faire taire. A part focaliser son attention sur les battements, comme une symphonie particulièrement reposante… Et elle s’écarta, yeux rivés sur le sol. Il le fallait. Et les premiers propos maladroits franchissant ses lèvres furent accueillis par Dante… Avec humour. Enfin, elle, elle le prit au premier degré, rendant ses joues encore plus brûlantes. « Je… Non, pas du tout. Je pensais juste que c’était le genre de choses qu’on pouvait… Devait proposer à quelqu’un. » T’es vraiment pas douée ma pauvre fille…

Et comme pour fuir, elle se détourna, trouva un nouvel intérêt en la fenêtre non loin. Son regard se porta sur la rue, les autres immeubles, avant de se tourner vers le ciel. Quelques étoiles étaient perceptibles au travers des nuages et des restes de l’Apocalypse. A leur position, elle pourrait en citer certaine, mais elle n’était pas assez concentrée dessus. Elle se rappelait juste de vieux rêves, les rares qui avaient pénétré dans son esprit si cartésien, si conditionné. Les seuls qui auraient pu la faire déroger de son destin. Les doigts se croisèrent dans son dos, la tête se pencha légèrement sur le côté, le regard perdu dans les souvenirs. Puis un murmure, qui quitta ses lèvres, tel un aveu : « J’aurais voulu être astronaute. » Plus d’une fois, elle avait lu des livres relatifs à l’astronomie, à l’univers, évidemment en cachette de son géniteur. Certains l’auraient décrit comme une passion mais Ambre n’était pas certaine de connaître la réelle définition de ce mot. Ce n’était pas dans son vocabulaire… « Mais désormais, il n’y a plus aucune chance que j’aille découvrir ce qui se passe là-haut… » Le programme spatial n’était plus au centre des préoccupations de leurs dirigeants, même si une autre planète pourrait leur être profitable… Elle avait loupé le coche, la gamine.

Elle soupira, secoua ses cheveux, et se retourna à nouveau. Elle avait repéré la bouteille posée sur la table. Sans réfléchir, elle l’attrapa, se laissa tomber dans un siège, et en but une gorgée. La brûlure de l’alcool dans sa gorge n’était pas des plus agréables, surtout pour elle qui n’avait bu… Qu’une seule fois dans son existence. Faudrait peut-être qu’elle évite d’en prendre une deuxième du coup… « D’ailleurs, tant que j’y pense, t’es toujours d’accord pour une leçon de guitare ? » Rappel de la dernière fois, de ses mots. Il lui avait dit être d’accord pour cela. Mais Ambre, elle avait toujours eu peur d’en reparler…


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