AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mad world [PV William]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Mad world [PV William]   Lun 8 Jan - 1:12

Mad world
All around me are familiar faces. Worn out places, worn out faces. Bright and early for the daily races. Going nowhere, going nowhere. Their tears are filling up their glasses. No expression, no expression. Hide my head I wanna drown my sorrow. No tomorrow, no tomorrow.


Du coin de l’œil, il l’observe aller et venir. Entre deux sourires crispés, il est aisé de discerner quelques ridules que l’inquiétude creuse. A moins qu’il ne s’agisse que d’inconfort quand les clients se montrent trop familiers, se rapprochent un peu trop de sa position. L’arnaqueur aimerait pouvoir déchiffrer totalement l’esprit de sa protégée. Cela lui épargnerait le doute et le pousserait à s’insérer dans les scènes dérangeantes auxquelles il assiste. Accolé au comptoir, Oswald se contente de boire distraitement un alcool qui ne lui apporte ni saveur, ni ébriété. La cendre tourbillonne dans l’estomac sans réellement y porter le moindre poids, sans remplir la moindre fonction; autre que celle d’occuper les mains, de permettre à l’infecté de se fondre sans trop de mal dans la cohue.  Maggie doit ignorer jusqu’au bout qu’il la surveille de façon ponctuelle. Ce qui nécessite quelques sacrifices, celui d’intervenir pour commencer quand une situation lui parait pour le moins déroutante. Selon ses critères du moins. Ce qu’il peut détester dénicher son visage au milieu des ivrognes, des bagarreurs et autres raclures de son espèce - ironiquement. Un mauvais transfert de la mère sur la fille, si tant est qu’elle le soit. L’idée que Lisa se retrouve à errer dans les endroits peu fréquentables qu’il hante lui-même, le dérange au plus haut point. Le décadent entretient un beau paradoxe en leur souhaitant une existence bercée de plus de stabilité que la sienne. Trop précieuses pour être exposée à tous les dangers et tous les vices. Instinct protecteur qu’il ne manifeste que pour elles. Pour elle. A croire qu’elles sont deux à habiter cette carcasse. Lui, parfois, l’oublie. C’est presque s’il ne lui arrive pas de lui parler en utilisant le pluriel. Comme si la génitrice vivait en elle. La liqueur gratte la gorge une nouvelle fois. Il veut clore ce débat intérieur. Après tout, il veut préserver une gamine dont l’affiliation n’a pas été prouvée, confirmée.

Le verre tournoie sur la surface plane. Il en commande un second, fait coulisser ses doigts contre sa joue machinalement. La frustration ne cesse de lui écorcher les nerfs. De la regarder sans pouvoir la tirer de cet endroit, c’est plus cruel qu’il ne l’aurait pensé. Son comportement l’effrayerait. Elle ne sait pas le secret qu’il retient, n’a jamais saisi l’ampleur de ses motivations. Et il se gardera bien de les lui révéler. Le quadragénaire n’assumera sans doute jamais sa paternité. Encore moins ses actes passés. Comment un enfant pourrait-il bien accepter cette vérité ? La blonde et lui l’ont abandonné juste après sa naissance et ça, sans prendre la peine de réfléchir. A sa place, il sait ce qu’il ferait. Jamais, il ne pourrait le pardonner. Il ne se le pardonne déjà pas lui-même. L’échine se courbe quand le troisième récipient atterrit dans la paume. Il doit sortir de ce club avec un début de solution ou une esquisse de réconfort. Peu importe laquelle, il a besoin d’un semblant d’assurance. C’est ainsi que le regard se pose sur une silhouette familière et que le plan prend forme. Évidemment, il aurait dû y songer plus tôt. Le fond du contenant heurte abruptement la desserte alors qu’il s’écarte de son siège pour rejoindre le coin convoité. De sa démarche nonchalante, l’escroc veille à masquer son trouble en arrivant à hauteur de son comparse. Mimant un désintérêt totalement factice, il observe le zombie chercher à attraper le combattant du soir avant de se tourner vers son interlocuteur. « Bonne soirée pour les affaires ? » Introduction banale. A vrai dire, il se moque bien de la réponse. Mais il respecte suffisamment William pour jouer cette petite comédie.

Les mains dans les poches, il se heurte à une multitude d’objets qu’il a dérobés par-ci, par là. Le kleptomane n’a que rarement souvenir de ses propres pioches. Habitude compulsive, maladie qui le ronge depuis que le foyer a été perdu. A croire que le monde lui appartient, il s'en approprie tout le menu matériel. Sans trop réfléchir, le danois se met à chipoter aux divers petits gadgets qu’il transporte. Il finit par sortir un gallion et le fait danser entre ses doigts nerveusement. Une façon comme une autre que de canaliser son agitation. « Un peu simplet, le gars, ou c’est moi ? » Qu’il demande en voyant l’homme se débattre contre le mort-vivant avec bien peu de réflexes.  Un haussement d’épaules pour continuer à entretenir cette indifférence souhaitable. Un coude lui percute la colonne vertébrale. Les habitués se pressent ici pour assister au massacre dans la petite arène que la patronne a aménagé. Certains espèrent sans doute  par sadisme ou par intérêt voir l’humain se faire mordre, voir même bouffé. Trop de monde, trop de bruits et pas assez d’intimité. Subitement, il éprouve le besoin d’en posséder un semblant. Cette histoire touche à un pan de son existence, un peu trop privée et le reconnaitre lui ôte un peu plus de sang-froid. Il se laisse être légèrement balloté par les nouveaux arrivants, suffoque dans l’atmosphère survoltée que cette vague d’agitation provoque. Sa patience se brise aussi simplement. « T’as une minute ? Faut que je te cause. » Qu’il murmure ultimement à son acolyte en désignant d’un geste de la tête une petite alcôve un peu plus en retrait, à l’abri des oreilles indiscrètes. Inutile de préciser que leur conversation ne doit pas remonter jusqu’à l’intéressée. Elle ne tolérerait jamais qu'il lui attribue un chaperon et lui demanderait sûrement des comptes par-dessus le marché. Dans le pire des cas, elle irait jusqu’à lui interdire l’accès au lieu. Il la pense capable de tout. L’expression désormais un peu plus refermée, le faux détective avise l’assemblée en se demandant lequel de ces déchainés finira par se faire expulser à force d’engendrer un chaos sans nom.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Ven 12 Jan - 22:53

Mad world

La soirée s'annonçait fructifiante pour les affaires. Les habituels parieurs du Bones ne le savaient pas encore, mais le combat auquel ils allaient assister promettait d'être riche en surprise et en rebondissement. William était confiant. Une nouvelle recrue entrait dans l'arène ce soir, le dénommé Abraham. C'était un quinquagénaire bedonnant, au crâne profondément dégarni et à l'allure chétive. Rien à voir avec les habituels calibres, aux muscles bien définis et au regard bagarreur. Il n'était pas très bavard et le peu de paroles sortant d'entre ses lèvres étaient mâchées par un fort accent du Texas. L'oreille britannique de William avait encore du mal à se faire à l'horrible prononciation nasillarde américaine, sans parler des locutions et contractions du langage moderne qui lui échappaient complètement. Le bonhomme avait probablement le pire parlé qu'il ait jamais entendu, mais cela ne tenait pas exclusivement de son accent. N'importe quel individu doté d'un minimum de lucidité pouvait percevoir après quelques échanges que le dit Abraham était mentalement limité. William s'était donc montré sceptique lorsqu'un gringalet en bretelles – le cadet de celui-ci – était venu lui présenter son grand-frère pour un combat. La mine longue, le bookmaker avait considéré les deux hommes gravement, avant de les renvoyer sèchement vers la sortie, en les priant de ne pas lui faire perdre son temps. Ce sur quoi, le cadet s'était mis à rouer de coups son aîné, qui avait finit par s'écrouler par terre en sanglotant, sous les yeux ébahis de William. Ce dernier avait alors attrapé le plus jeune par le col, pour le projeter contre le bar dans l'optique de lui rendre l'appareil de ses sévices. Cependant, il fût stoppé dans son entreprise par un grognement bestial derrière eux et resta bouche bée, en réalisant que le penaud Abraham s'était métamorphosé...en ours brun. Dès lors, le bookmaker avait allongé un sourire satisfait, en accordant une place de choix, le soir-même pour son nouveau champion.

Lorsque le signal sonna le début du combat dans l'arène, l’effervescence atteint son apogée au cœur du Bones. Le volume sonore augmenta d'un coup, alimenté par les hurlements des parieurs surexcités, qui encourageaient leur poulain respectif dans l'espoir d'une victoire à dix contre un. Comme William s'y était attendu, les gages contre Abraham avaient été nombreux. Peu d'habitués s'étaient risqués à miser sur ce nouveau concurrent à l'allure risible, préférant confier leur argent à la férocité du zombie d'en face. Si sa stratégie s'avérait bonne, le Bones allait amasser ses plus gros gains depuis des semaines en récupérant la mise de tous les parieurs perdants. Une somme coquette que William calculait peu à peu, assis à une table dans un coin du bar, tandis que l'agitation habituelle régnait autour de lui. Il avait le nez penché au-dessus d'un large carnet ligné, sur lequel il écrivait soigneusement les sommes engagées en face de l'identité des clients. Entre deux additions, il jetait un coup d’œil intéressé au combat se déroulant dans l'arène. Il regardait attentivement le craintif Abraham tenter de donner des droites penaudes au zombie lui faisant face, lorsqu'une silhouette familière vînt le rejoindre. « Oswald » dit-il posément, en reconnaissant les traits de son ami. Le blondinet était l'une des rares personnes dont William pouvait se venter d'apprécier la compagnie. Depuis son arrivée en ville, il n'avait créé que peu de liens avec la population locale, si ce n'est pour les affaires ou par simple commodité. Oswald était d'ailleurs un habitué du Bones, fréquentant le bar clandestin de façon régulière, combattant dans l'arène pour l'adrénaline et pariant de manière compulsive. « On ne m'a pas informé que tu combattais ce soir... » s'enquit-il, en fronçant légèrement les sourcils. Il n'avait pas l'habitude de le voir en ces lieux un tel soir de semaine. Maintenant qu'il y songeait, cela faisait plusieurs soirées de suite qu'il le voyait adossé au bar, le regard perdu dans le lointain.

Sans lui apporter d'élément de réponse, le blond détourna son regard vers les grillages de l'arène où le combat entre Abraham et le zombie avançait mollement. La foule hurlait tout autour, impatiente devant la maladresse de l'humain et son manque cruel de vivacité. La remarque d'Oswald arracha un ricanement à William, qui espérait que son ami n'ait pas parié sur le mauvais combattant. « Et bien, son adversaire n'a que peu de cervelle de toute manière » observa-t-il, en souriant en coin. Cependant, une nouvelle liesse gagna le public, lorsque le zombie se jeta sur Abraham pour le saisir à la gorge. Les parieurs criaient déjà victoire face à cette attaque qui semblait fatale à l'adversaire, sans se douter qu'il s'agissait là du coup de sang dont il avait besoin pour réveiller la bête en lui. Oswald interpella William pour lui quémander une aparté. De plus en plus intrigué, le bookmaker toisa longuement son ami, avant d'acquiescer d'un signe de la tête. Il referma le cahier de comptes étalé devant lui, puis se leva pour suivre Oswald dans un coin retiré du bar, éloigné du brouhaha environnant. « Si c'est pour un crédit Oswald, je vais d'ores et déjà devoir te dire non... » commença le bookmaker, en glissant son cahier sous le bras. L'ardoise qu'il devait au Bones était bien plus longue que William ne le tolérait habituellement. La seule chose qui le poussait à fermer les yeux sur les dettes de son ami, c'était le fait de lui être redevable de la vie. Sans Oswald, l'anglais serait probablement en train de se battre sous la forme d'un zombie à l'heure qu'il était.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Jeu 25 Jan - 1:20

L’ambiance survoltée du Bones, Oswald l’a toujours appréciée. Ce chaos vibrant, ces cris, cette agitation, il s’y retrouve volontiers et s’y acoquine même avec aisance. D’ordinaire du moins. Aujourd’hui, il ne s’y présente pas en tant que client, non. Il a juste filé une gosse pour qui il a développé une foutue obsession. S’il s’agit bien de la gamine qu’il a abandonné sur un banc, il doit bien se racheter. Un peu tard pour s’improviser en père de l’année. Mais s’il ferme les yeux cette fois-ci, il ne pourra pas se le pardonner. Il a déjà tenu le corps sans vie d’Elena dans ses bras. Il refuse que Maggie occupe cette place à son tour. Surtout pas avant d’avoir pu confirmer son identité, si tant est qu’il ose franchir cette étape un jour en orientant ses questions en ce sens. Le danois s’emmêle les pinceaux à vouloir discerner le vrai du faux et regarde, hagard, son ami. Ce secret pèse sur ses épaules depuis bien trop d'années et il n'a personne avec qui le partager. Combien de fois n’a-t-il pas voulu en parler à Tobias ? Tout lui confier pour se délester un peu l'âme. La peur l’en a malheureusement préservé. Le jugement de son cadet l’aurait démoli, finit de consumer le déni qu’il a réussi à entretenir. Il aimerait qu’elle ait eu une vie dorée, que ça justifie cette décision impulsive mais quand il l’observe, il voit bien qu’ils en sont loin de la baraque de luxe avec le clébard et les autres marmots aux joues rosées. En même temps, l’apocalypse lui a peut-être tout repris. Qu’est-ce qu’il en sait ? Il n’était pas là. Ça serait plus facile de la laisser mener sa vie sans plus interférer. Plus facile pour lui. Mais quand il l’envisage, il se rend bien compte que ça ne l’est pas. Le lâche refuse de fuir, il n’en est plus capable. Pas prêt à assumer totalement la responsabilité mais définitivement, décidé à ne pas l'abandonner.

La respiration se disloque, devient bien trop bruyante et il s’en inquiète tandis que son comparse le suit à l’écart du brouhaha. Chaque détail lui échappant risque d'alerter son vis-à-vis. Aussi nerveux, il l’a rarement autant été. Le galion saute, entrainé par le pouce. Il le rattrape et répète ce geste jusqu’à trouver assez de courage pour affronter ce problème de taille. La première réflexion de William ne le surprend pas. Des détails, selon lui. Détails réellement sommaires d’ailleurs au vu de ses inquiétudes pour sa potentielle fille. De l’argent, il s’en moque bien ironiquement. Il a toujours tout fait pour l’amasser, pour combler les blancs et n’y attache finalement qu’une moindre importance. Ça ne signifie rien au fond, que quelques pièces de métal et des bouts de papier. Un rire lui échappe, vaguement amusé, très certainement un peu trop forcé. « Te tracasse pas pour ça. Je suis pas venu pour discuter fric alors range l’huissier avec le carnet. A moins que derrière c’te remarque peu sympathique et légèrement amère si je ne m’abuse, se cache une envie prenante de me filer un peu de fric, par pitié ou amitié. Dans ce cas, je cracherai pas dessus. » Un sourire carnassier, l’insolence comme rempart. L’épaule s’adosse au mur alors que le rond métallique tournoie toujours entre les deux hommes, jeté en l’air à plusieurs reprises par le quadragénaire. Le scandinave fait semblant de rien, il balaie la salle visuellement et la cherche du bout des cils instinctivement. Il l’entraperçoit et finit par relever subtilement son index dans sa direction afin que son acolyte suive la trajectoire. Une image vaut mieux que mille mots parait-il. « Je suis pas là pour combattre non plus. Je voulais juste voir... Tu sais quoi de la petite nouvelle là-bas ? Ça fait quelques semaines qu’elle bosse ici, comme croupière, je crois. T’as dû lui tailler la bavette au moins une fois ? » L’attention se reporte sur son interlocuteur. Une grimace dérange le faciès un bref instant. « Enfin, ouais, t’es pas le plus causant des types et bon t’as pas l’air de porter dans ton cœur la gente féminine mais je sais pas. Elle t’a pas demandé de la thune ou je sais pas ? T’as rien remarqué de chelou ? » En déployant un effort conséquent, il parvient à contrôler ses expressions faciales, se refusant à jeter toutes ses cartes dans le feu avant d’avoir réellement tâté le terrain.

Le métamorphe représente toujours sa meilleure chance de la préserver à distance. Il le sait discret pour commencer et croit le connaitre suffisamment pour lui accorder une confiance totale. L’arnaqueur met de côté son orgueil quand il finit par lâcher sa demande à toute vitesse. « Faudrait que tu gardes un œil sur elle. Tu vois ? » Un haussement d’épaules vient ponctuer le tout comme pour tenter d’atténuer le caractère relativement empressé et désespéré de sa requête. Il arrache le pansement d’une seule traite, veut en finir le plus rapidement possible avec cette situation qui le met de plus en plus dans une situation inconfortable. Quelque chose de peu commun pour l’infecté qui se détache de tout et tout le monde. Les prunelles se raccrochent à la silhouette de sa protégée. Cette dernière se retourne au même moment et le fixe avec un air de défi qui la fait ressembler un peu plus à sa mère. Enfin, à son éventuelle génitrice. Elle doit se demander ce qu’il lui veut, ce vieux pervers. Elle qui est si loin de la vérité. A bien y réfléchir, il préfère garder l’étiquette du vicieux plutôt que d'adopter celle du géniteur absent. Bien plus facile à endosser. Peut-être que s’il avait l’esprit tranquille, il lui adresserait un signe de la main pour l’embarrasser davantage et entretenir leur petit jeu du je t’aime moi non plus. Cependant, il n’arrive pas à perpétuer cette comédie. Pas quand il se place réellement dans la position qu’il croit devoir garantir. Ça serait déplacé. Sa seule présence provoque l’irritation de la croupière, sans surprise. Il espère seulement qu’elle n’engendre pas le moindre doute.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Dim 4 Fév - 13:38

Mad world

Les deux hommes se mirent à l'écart du brouhaha environnant, loin des esprits échauffés par l'alcool de contrebande et excités par l'adrénaline des combats. Dans la cage de fortune, Abraham semblait vivre ses derniers instants, tandis que le zombie s'était accroché à son cou, les dents plantées dans sa chair. Avec difficulté, il tentait se repousser la chose informe agglutinée à sa gorge telle un vampire. Il sanglotait, gémissait, souffrait le martyr. Dans un dernier effort, il se jeta contre les murs de fer à plusieurs reprises. Le squelette enragé craqua sous sa force, puis finit par lâcher prise. Libre, Abraham manqua de glisser sur le sol, au bord de l'inconscience. Le pauvre simplet faisait peine à voir, les membres tremblant, les larmes aux yeux et la main plaquée sur sa carotide en sang. De l'autre côté de la cage, il croisa le regard de son petit frère qui lui ordonnait d'attaquer, mimant les coups de griffes d'un animal. Le public s'impatientait autour d'eux. Les doigts s'infiltraient dans les losanges argentées. Les hommes frappaient et tiraient sur le grillage avec tant de fureur, qu'on aurait pu croire que se fussent eux les mort-vivants. Soudain Abraham fléchît les genoux et courba le dos au point de se mettre en boule, le visage caché. Un grognement bestial résonna dans la cohue, couvrant les bavardages nocturnes. Un silence s'imposa l'espace d'un instant dans le bar. Plusieurs clients se retournèrent pour apercevoir avec stupéfaction la stature gigantesque d'un ours brun. A ce moment précis, William afficha un sourire malicieux aux coins de ses lèvres. Le combat était bientôt terminé.

Satisfait du déroulement de la soirée, l'attention du bookmaker se reporta sur son ami, pour le moins préoccupé. Oswald laissait échapper son regard à droite à gauche, tout en faisant sauter distraitement une pièce dans l'une de ses mains. William savait l'addiction de son ami pour les jeux d'argent. Ce simple jonglage était la parfaite allégorie de ce vice lui collant à la peau. D'ailleurs, le blond ne manqua pas d'attraper la perche inconsciente qu'il lui tendit à travers sa remarque. L'un et l'autre commençaient à bien se connaître. À si bien se connaître, qu'ils pouvaient se chambrer mutuellement. « C'est bien essayé, mais j'ai dit non » répondit William, consciencieusement. Le regard de son ami s'échappa à nouveau, sondant la salle du Bones avec appréhension. Il semblait chercher avidement un individu, pour l'éviter ou le trouver, cela restait à définir. Dès lors, il suivit son regard vers la jeune croupière affairée à une table de jeu près du bar, que celui-ci montrait de l'index. William leva un sourcil, intrigué. Il savait guère peu de choses sur son identité. Elle s'appelait Maggie et avait été engagée par sa patronne Moïra, il y a quelques semaines de cela. Bien que débrouillarde, elle semblait constamment se demander ce qu'elle faisait là, au beau milieu des trafiquants, des criminels et autres raclures de la Nouvelle-Orléans. Oswald lui adressa plusieurs questions à son sujet, mais William resta pantois devant les locutions de son interlocuteur. Bavette ? Thune ? Chelou ? L'anglais ne comprit pas la moitié de ce que son ami lui demanda. Il ne releva même pas la remarque moqueuse sur son manque d'accointance avec le gente féminine. D'expérience, William avait appris à ne jamais faire confiance à une femme. À ne rien attendre d'une demoiselle, quelque soit sa beauté ou sa condition. Cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas se laisser séduire. Son plus grand malheur avait été de tomber amoureux fou de la mauvaise personne et de probablement l'être toujours autant. « Si tu veux mon aide Oswald, il va falloir que tu utilises un autre vocabulaire » lui dit le bookmaker, d'un ton sec. Le militaire en lui n'aimait pas que l'on tourne autour du pot. Par ailleurs, il estimait que les deux hommes avaient bien passé assez de temps à se côtoyer, pour ne plus avoir à se méfier de l'un et l'autre. Finalement, le blond alla droit au but en demandant à son ami de garder un œil sur la jeune femme. William en fût partiellement surpris. Il regarda successivement Oswald et la jeune Maggie d'un air dubitatif. Que pouvait-il bien avoir en commun avec elle pour lui soumettre une telle requête ? « Serait-ce impoli de te demander les raisons de ton intérêt pour elle ? » questionna l'anglais, en se rapprochant de son ami pour chuchoter. Celui-ci en parut troublé, presque gêné. Il lui semblait même qu'un certain rouge lui colorait la figure. Ce qui amusa beaucoup William. « Je vois... Ne te fatigue pas à mentir, je pense avoir compris » le coupa-t-il, en tordant sa lèvre inférieure de ses incisives pour contenir un sourire. Il adressa un clin d’œil complice à Oswald, puis le gratifia d'une brève tape sur l'épaule en signe de solidarité masculine. Certaines choses ne changeraient jamais. « Je sais que je ne suis pas encore familier avec les mœurs de ce siècle, mais n'est-elle pas un peu jeune pour toi ? » lui demanda William, les sourcils légèrement froncés. Les mariages de conventions entre une (très) jeune personne et un homme d'âge mûr étaient particulièrement courant au XVIIème siècle. Mais ce genre d'union étaient généralement intéressées ou politiques et se faisaient sans l'avis d'un des deux partis, voire des deux. En retrouvant sa forme humaine au prémisse au troisième millénaire, William avait constaté combien les mœurs avaient changé et combien les relations amoureuses étaient bien différentes de son époque. Aujourd’hui, on se mariait rarement, on procréait sans union et la femme avait toute liberté de choisir ses partenaires. Bien que l'anglais ait autrefois épousé une jeune femme de dix ans sa cadette, Oswald pouvait facilement passer pour le père de la jeune Maggie. Peut-être que son ami voyait en elle, un amour de jeunesse oublié.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them


Dernière édition par William Addington le Mar 13 Fév - 22:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Sam 10 Fév - 22:33

D’ordinaire, le regard s’accroche volontiers aux déchainements de violence. L’attrait du sang et des tripes est généralement présent. Une sorte de plaisir malsain que le danois a développé avec le temps. Habitué à prendre les coups, il lui arrive de se retrouver plus ou moins satisfait de voir les autres se les manger à sa place. Un spectacle qui n’a aucune saveur pour l’heure. Toutes ses pensées sont orientées vers ce projet dément. Il croit qu’il devient fou à force d’entourer Maggie de tout ce mystère qu’il entretient allégrement lui-même. Il s’en fait une légende, un mythe. Et parfois, il ignore ce qui serait le pire. Se tromper ou avoir raison. Durant un bon moment, il a cru que la vérité serait plus douloureuse si elle avait bien l’identité qu’il lui prêtait. Désormais, il n’en est plus aussi sûr. L’idée d’avoir encore un peu de famille dans le coin, de pouvoir rattraper ce pan peu glorieux de son histoire, lui parait alléchante. Réconfortante même quand la terreur ne ravage pas tout sur son passage. Ce combat se déroule en silence, à l’intérieur de sa caboche et il fixe ses yeux sans plus la voir, l’autre bataille un peu plus loin. Les bruits semblent tout à coup bien moins assourdissants que le mutisme adverse. Le scandinave aimerait pouvoir presser son comparse à délier sa langue et à lui balancer les premières réactions qui le mettraient en défaut. Lui révéler l’entièreté pourrait être envisagé s’il le fallait. Bien qu’il préfère éviter de placer ses secrets à proximité de l’objet de ces derniers. Un soupir, un bras qui cherche une surface non présente et la nervosité qui grimpe toujours plus dans la poitrine.

Le commentaire de William à propos du fric le laisse de marbre. Il l’annote seulement d’une moue légèrement désabusée, pour la forme. Le reste, par contre, dérange bien plus l’expression plus ou moins neutre qu’il a réussi à mobiliser sur son faciès. L’amusement point en premier. C’est un léger rire qui lui échappe bien malgré lui devant la sécheresse du timbre. « ‘xcuse vieux, j’oublie que t’es encore coincé au siècle passé. » Une grande tape dans le dos de l’intéressé pour faire passer la remarque tandis que le sourire demeure sur les lèvres étirées. Ces histoires surnaturelles le dépasseront toujours et il a ainsi une nette tendance à les occulter. Il ne sait jamais comment y réagir et qui croire. Mais pourquoi pas ? Lui-même n’a plus grand-chose d’humain. Qu'est-ce que ça change de toute manière ? Son rictus s’estompe abruptement néanmoins quand ce même acolyte suggère l’impensable. Quelques couleurs désertent les pommettes de l’escroc. Cette supposition le met bien plus mal à l’aise qu’il ne l’aurait souhaité. « T’es malade ? Il s’agit pas de ça. » Trop spontané, trop agressif pour ne pas distiller plus de soupçons. Bien trop sur la défensive pour rester crédible. Le potentiel paternel est horrifié par l’idée d’un tel inceste. La justification ne tarde pas, il s’accorde seulement quelques secondes pour se ressaisir, adopter une attitude plus détendue qui lui ressemble davantage. « Je les prends pas au berceau, tu me prends pour qui ? Me faut des femmes expérimentées, moi, tu sais. » Sa dentition apparait brièvement, une arrogance qui camoufle la surprise. Décidément, retenir les informations, ça ne lui réussit pas. Un peu trop en confiance pour tenter de parfaire sa comédie habituelle. Alors il devient honnête, juste un peu. La dose qu'il estime suffisante pour rendre sa requête valable. « Nan, c’est juste une môme que je connais. Qui s’est déjà bien foutue dans la merde par le passé, tu vois ? Elle risque de se faire démonter par tous les sales porcs qui passent par ici. Et vu que t’es le seul type à causer comme Louis XIV, je me dis… Enfin, t’es le mieux placé pour veiller à ce qu’elle se fasse pas emmerder. » Un haussement d’épaule à l’attention du changeur, une fois de plus. A croire qu’il ne sait faire que ça. C’est sans doute le cas.

Sans se laisser démonter cette fois-ci, il va jusqu’à faire la révérence à son vis-à-vis en réaction à son irritation antérieure. Insolence, toujours. « Monseigneur et maître, je requiers votre expertise dans cette tâche de protection, noblement, modestement et avec toute mon affection. Ça te va dit comme ça ? » Dans la manœuvre, le gallion s’échoue à terre et heurte la semelle de son interlocuteur. En s’abaissant pour le ramasser, l’arnaqueur ne retient toujours pas son impertinence. « Je vais pas te lécher les orteils, hein. De toute façon, je crois pas que tes mœurs d’autrefois jadis soient raccords avec ça aussi. » Le pouce reprend immédiatement son petit divertissement du lancer, tomber et refait chuter maladroitement une seconde fois, le cercle d’or. Un grognement s’échappe de la gorge de l’agité. La pièce roule un peu plus loin, disparait du champ de vision de son propriétaire. Une insulte s'extirpe des lippes du quadragénaire. Décidément, tout fout le camp, s’entend-il penser. Sa dignité, sa tranquillité d’esprit, son fric et maintenant, son précieux larcin.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Sam 24 Fév - 17:37

Mad world

Les parieurs s'insurgeaient de toute part, hurlant au trucage du combat orchestré devant eux, ce soir-là. C'était un fait. William avait délibérément utilisé le pauvre Abraham pour berner les habitués du Bones et récolter la somme de leur piètre intuition. C'était pour cela que Moïra l'embauchait. Pour amasser de l'argent, remplir les caisses et financer les trafics de la Nemesis. Que les moyens mis en œuvre pour y parvenir soient honnêtes ou non, cela importait peu. Tant que l'argent affluait, le Bones prospérait. La roublardise de William était digne des plus grands pirates. A force de les côtoyer, l'ancien Commodore avait fini par apprendre de leurs manigances. Il s'était même marié avec la plus maligne d'entre eux. Esperanza lui avait toujours dit qu'il aurait fait un très bon pirate. S'il avait peut-être manqué sa vocation à l'époque, il n'en était pas moins habile aujourd'hui. Les parieurs avaient joué, ils avaient perdu. Ils s'étaient fait leurrer par l'apparence simplette de l'ours métamorphe et à l'instant celui-ci décapitait le tête du zombie d'un coup de griffe. Le crâne roula sur le sol de béton de l'arène, sonnant la fin du combat. Victoire pour Abraham.

A l'écart de la cohue, la conversation entre les deux quarantenaires prenaient une tournure risible. Le visage du blond se figea dans une expression d'horreur et de dégoût, lorsque William évoqua une potentielle inclination envers la jeune Maggie. Son ami manqua de s'étouffer, aussi offusqué que s'il avait insulté un membre de sa famille. Le bookmaker tenta de calmer le jeu, même si sa curiosité était piquée par la réaction presque viscérale d'Oswald. « Au temps pour moi. C'était inconvenant de ma part de tirer des conclusions hâtives » s'accorda-t-il, en posant la main sur son torse pour s'excuser. Le blond continua son baratin avec la verve vulgaire dont il avait le secret. Ce dernier avait raison. La langue moderne échappait totalement à William. Cette manie de faire des contractions à outrance. D'oublier l'usage des infinitifs. Sans parler d'un pan entier de vocabulaire, plus qu'obscur pour un homme du XVIIème siècle comme le brun. Oswald n'était pas le seul individu auquel William devait demander de répéter pour comprendre le sens de ses mots. Heureusement, son ami ne se formalisa pas de sa remarque, mais s'autorisa tout de même à le gratifier d'un faux compliment à peine voilé. « L'éducation n'est pas gage de savoir-vivre, mais je comprends ton résonnement » acquiesça-t-il dans un sourire. Il avait besoin de lui pour garder un œil sur la jeune femme, non pas dans l'optique de la séduire, mais plutôt de la protéger. Le Bones n'était pas réputé pour accueillir des gentlemen. William était le seul véritable exemplaire du coin. Il était le plus à même de remplir cette mission, le tout, sans arrière pensée. Devant son absence de réponse, Oswald se plia soudain en deux dans une courbure grotesque, qui se voulait apparentée à une révérence. Il accompagna son geste d'une requête prétentieuse et ridicule, destiné à singer les manières de William. Pour ce dernier, cela en fût trop. « Ô Seigneur, relève-toi ! Tu ne sais même pas faire la révérence. Par ailleurs, un homme s'abaisse pour saluer un souverain, il n'est pas la peine de courber la jambe comme les dames » l'instruit l'anglais, atterré par son ignorance. Sa connaissance du protocole à respecter en présence d'un monarque était aussi développée que la capacité à utiliser un appareil électronique pour William. Les mœurs d'aujourd'hui avaient bien changé. « La peste, Oswald ! » grogna-t-il, agacé par ses simagrées. Il acquiesça à plusieurs reprises en guise de consentement. Il avait une dette envers le blond. Garder un œil sur la jeune femme en toute discrétion n'était pas chose insurmontable pour lui. Il le faisait déjà pour Moïra pour espionner les clients, il en avait l'habitude. Finalement, Oswald arrêta son petit jeu pour faire tomber à nouveau la pièce avec laquelle il occupait ses mains depuis le début de la conversation. Cette fois-ci, William décida de la ramasser pour mettre fin à son jonglage intempestif. Mais alors qu'il allait la glisser dans sa poche de pantalon, son visage se figea en reconnaissant la croix potencée sur le revers. C'était une pièce de huit, un doublon espagnol pour être plus exact. La monnaie frappée par les pirates grâce à l'or dérobé sur les navires pillés. Le poing de William s'abattit brusquement sur la jugulaire du blond, le plaquant contre les murs miteux du bar clandestin. « Où as-tu trouvé cela ? » lui demanda-t-il, la mâchoire serrée. Cette pièce n'était pas à lui. Elle ne provenait ni de ce siècle, ni de ce continent. La dernière fois que l'ancien marin en avait vu une, c'était aux Caraïbes, trois cent ans plus tôt. Oswald ne pouvait que l'avoir volé, dans un musée ou autre part.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Sam 3 Mar - 22:28

La violence s’allie à la surprise à quelques pas de là. Les cris du public deviennent la musique de fond, revêtent de cette même monotonie inintéressante pour le danois. Les effusions de sang, la démence animant les carcasses au sein de la cage, tout ça lui passe totalement au-dessus de la tête. Absorbé par sa requête et maintenant, par l’effroi, le scandinave n’a pas le luxe de s’inquiéter de son environnement direct. Un spectacle qu’il aurait salué s’il avait décollé ses yeux de son interlocuteur pour balayer les alentours. L’attention de l’arnaqueur vacille trop souvent pour qu’il se permette de déloger sa concentration de William. La cervelle détraquée et la consommation de substances illicites le rendent affreusement confus régulièrement. A défaut de pouvoir contrôler la fréquence d’apparition des hallucinations, Oswald peut, au moins, éviter l’abus de certaines denrées désormais classées illégales. L’esprit ainsi focalisé sur l’instant présent, il fait abstraction du reste. Sa détermination ficelle son regard aux prunelles adverses. L’insistance se déploie visuellement uniquement alors que la discussion se poursuit sur le même ton. L’impatience guette à mesure que les détours sont empruntés. L’escroc se retrouve à détester ces zigzags verbaux qu’il affectionne pourtant d’ordinaire, c’est la base de son métier après tout. Et ça, pour le maitriser, il le maitrise. Cet art de mener en bateau, d’esquiver les questions embarrassantes et de se jouer de la conversation. Actuellement, il souhaiterait juste emprunter des raccourcis pour filer droit au but cependant. Se débarrasser du poids de son embarras et de son anxiété. Du moins, autant que possible. Il doute pouvoir réduire à néant ses préoccupations à l’égard de Maggie quand bien même le gentleman accéderait sa demande. Juste une mesure de sécurité. Il lui en faudrait au moins une centaine de plus pour trouver la situation confortable. Dans un monde aussi ravagé, le danger trouve toujours sa cible. Et déloger sa protégée de la Nouvelle-Orléans n’est pas une option. L’excès caractéristique du débauché prend des proportions rarement atteintes. La responsabilité ne lui réussit pas. Définitivement.

Le langage soutenu de son vis-à-vis entretient allégrement sa hâte. Sa légèreté ne parvient pas à défaire son irritation latente et muette. Celle de l’anglais, à contrario, n’a rien de latente, encore moins de muette. L’humour ne l'effleure pas et la remarque qu’il sert à l’insolent dévoile un peu plus de son agacement. « La peste a normalement disparu, vieux, je te rassure. Le choléra aussi. La polio, la tuberculose… » Qu’il liste en comptant sur ses doigts machinalement. « Enfin, ça pourrait revenir, tu me diras. Ça serait pas surprenant. » Un haussement d’épaules, les mains qui retombent dans les poches avec nonchalance quand il voit son ami s’abaisser pour récupérer le précieux galion. Il s’apprête à faire un pas en avant afin de le reprendre quand la mimine du bookmaker atteint sa gorge. Le choc, le manque d’anticipation oblige l’infecté à basculer immédiatement en arrière. Les épaules cognent le mur. Les traits laissent transparaitre l’incompréhension avant qu’il ne redresse les paumes vers le haut en signe de paix. « Houlà, doucement. C’est bon, la prochaine fois, ta courbette, je la ferai comme les bonhommes qui en ont dans le slibard, pas besoin de t’énerver. » Mais derrière ces quelques paroles, la confusion règne. Les sourcils froncés mais l’attitude totalement docile, le mafieux attend quelques secondes avant de balancer de nouveaux sons. « Je sais pas où je l'ai trouvé, ici et là. Tu sais bien que j’ai un vieux toc. » Maladie serait un terme plus adapté mais Oswald, il aime bien minimiser pour se donner une allure désinvolte. Il a beau le savoir, il n’a jamais conscience de ses actes quand il les exécute. Totalement dominé par cette tare, le cleptomane s’en accommode depuis longtemps déjà. Habitué à retrouver au fond de  ses poches ce qu’il a dérobé sans s’en rendre compte. Parait qu’une bonne psychanalyse pourrait lui faire perdre cette sale habitude. Parait aussi qu’il n’en a rien à foutre, en fait.

Face à la férocité de son allié, le quadragénaire se sent un peu forcé de faire preuve de sincérité. Pour changer. Ainsi, il fait fonctionner ses méninges et se rappelle sans mal de la brune, de ses histoires à faire rêver le gosse qu’il est à jamais. « Non en vrai, je l’ai eu d’une nana. Pourquoi ? Elle te l’avait chouré ? » Une fois que la langue se délie, impossible de l’arrêter. Ça file à une vitesse impressionnante entre ses lippes. Dans les situations sous tension, le trafiquant se sent toujours obligé d’en rajouter. Comme s’il n’attendait que ça qu’on le frappe. Parfois, c’est un peu vrai. « Du genre exotique, la gonzesse. Une véritable… Attends, deux minutes, je te cherche un terme qui va pas te choquer. » Sourire carnassier. « J’en trouve pas, elle est bien roulée quoi. Tout à fait agréable à regarder. Ce fût une agréable rencontre si tu vois ce que je veux dire. » Clin d’œil provocateur. Sa comédie ne sert pas d’objectif précis, sauf peut-être celui de connaitre la vérité derrière ce comportement agressif. Il ne le reconnait pas tout à fait, son pote, dans cette impulsivité manifeste. Il faut croire qu’une histoire importante se cache derrière cette simple action. Et comme toujours, le roublard y voit une opportunité. Celle d’échanger les secrets et donc d’obtenir sa protection pour la gamine en échange d’un bon procédé. Rien ne serait plus arrangeant qu’un contrat passé donnant - donnant, sans la pression d’une nouvelle dette à payer. Surtout qu’Oswald, faut bien l’avouer, il ne les rembourse jamais.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Lun 5 Mar - 17:18

Mad world

La surprise de la découverte avait obstruée toute l'effervescence des lieux dans l'esprit de William. La vue de la pièce de huit l'avait ramené à une époque qu'Oswald était incapable d'avoir connue. Cet or, cette frappe, cette croix caractéristique d'un autre âge. La pièce était bien trop rare. Elle ne pouvait lui appartenir, elle avait été volé et le voir jouer avec celle-ci comme de la vulgaire monnaie rendait William fou. Savait-il la valeur de ce qu'il tenait entre ses doigts ? Certainement pas. Ce doublon était un véritable trésor. Un collectionneur moderne en obtiendrait certainement la centaine de sa valeur initiale et l'anglais qui connaissait sa provenance aurait probablement fait de même. En trouver une au XXIème siècle tenait du miracle. « Cesse tes boniments Oswald et répond-moi » ordonna-t-il à son ami en resserrant l'étreinte autour de son cou. Il avait rencontré de nombreux voleurs et d'escrocs bavards durant sa carrière dans la Compagnie des Indes, mais aucun n'égalaient Oswald en paroles inutiles. Sa cleptomanie ne le dispensait pas de répondre de ses actes. William voulait connaître la vérité sur l'origine de cette pièce. D'expérience, le marin savait qu'un artefact tel que celui-ci n'était jamais solitaire. Au pire son propriétaire l'avait hérité sur plusieurs générations et l'un de ses ancêtres était un pirate. Au mieux, la pièce était un singulier exemplaire extrait d'une cassette entière. Autrement dit, un trésor véritable. Avec l'un comme l'autre, William renouait avec une part de son passé très éloigné. Après tout, lui et Esperanza avaient survécu au passage du temps et à l'Apocalypse. Peut-être n'étaient-ils pas les seuls ?

La langue d'Oswald se délia plus rapidement qu'il ne l'aurait cru, mais comme à son habitude, il ne comprit pas un traître mot de ce que son ami lui déballa. « Exotique ? » répéta-t-il, sans déceler son allusion. C'était pourtant le seul terme qui avait trouvé de la résonance à son esprit. William fronça les sourcils et tendit l'oreille pour écouter la suite, qui ne lui parut pas plus claire que le badinage intempestif précédent. Il saisit néanmoins l'allusion à une femme, par l'emploie du pronom de genre, suivi de formulations grossières qui valurent à Oswald de se faire secouer. « Surveille ton langage. Comment peux-tu séduire des femmes en parlant comme un charretier ? » lui demanda William, passablement outré d'un tel comportement. S'il devait reconnaître que le blond était un bel homme, il aurait fait fuir n'importe quelle demoiselle de bonne famille au XVIIème siècle avec un tel parlé. En s'exprimant de cette manière, il se rapprochait davantage des pirates que des seigneurs anglais que le marin avait connu. A cette pensée, William percuta. Son regard se posa à nouveau sur la pièce de huit, le visage illuminé d'une révélation. C'était pourtant évident. La dernière fois qu'il avait vu une pièce de cette nature, c'était entre les mains de son ex-femme. Il relâcha alors la charge autour du cou d'Oswald. La femme exotique, c'était elle. Elle seule pouvait encore posséder un doublon pirate espagnol. « Esperanza. C'était son nom, n'est-ce pas ? » demanda-t-il, en brandissant le trésor doré entre ses doigts. Il ne s'attendait même pas à avoir une confirmation de la part du blond. Si Oswald s'était efforcé de préciser l'origine étrangère de sa propriétaire, c'était qu'elle n'avait rien d'une américaine classique, autant par sa couleur de peau, que par sa langue maternelle ou par son physique. La métisse était une femme que l'on oubliait pas. Lorsqu'elle entrait dans une pièce, elle captait tous les regards. Les bons comme les mauvais. Preuve en était du second mari dont elle s'était entichée. William n'arrivait pas encore à comprendre comment elle avait pu accepter de lier son destin à un être aussi repoussant que Fergus O'Connell. Même si elle l'avait fait pour obtenir sa fortune, l'imaginer dans les bras d'un tel gabarit lui donnait la nausée. « Comment la connais-tu ? » demanda soudain William, les sourcils froncés et le regard inquisiteur. Que voulait-il entendre par "rencontre agréable" au juste ? L'Anglais espérant mal comprendre sa tournure de phrase.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Mer 14 Mar - 0:16

Alors que les mains se crispent contre son cou, lui, il éprouve l’envie de sourire. Voir peut-être même de rire. Après tout, qu’est-ce qui n’est pas risible dans cette situation ? Lui vient mendier l’attention de cet homme pour une gamine qu’il connait à peine. Tandis que l’autre oscille entre rage bestiale et langage soutenu, Oswald, il se demande ce qu’il se passe dans la caboche de William. Comment deux forces contraires peuvent-elles donc se disputer autant d’espace ? On en revient toujours à ça au fond. A cette une dualité que chacun tait dans les tréfonds abyssaux de sa psyché. Et donc, le métamorphe n’y échappe pas non plus, à cette colère viscérale qui attrape les tripes et fracasse la raison. Cela le rassure un peu. Le chaotique y voit une forme de valeur sûre, de constante réconfortante. Il comprend bien mieux la violence que la générosité. Alors ça rend l’agresseur un peu plus sympathique à ses yeux. L’arnaqueur fonctionne à l’envers, marche à reculons depuis toujours en conséquence. Son père disait autrefois qu’il n’était pas tout à fait fini, qu’il devait sûrement lui manquer des pièces. A force, il a pris cette hypothèse pour vérité. Ce qui expliquerait qu’il ait réussi à se mettre brièvement à dos, un de ses rares potes. L'un des plus sophistiqués qu'il soit qui plus est. « Faut te réveiller mon bon Willy. A cette époque, les nanas, elles ne cherchent pas le gars qui leur passera la bague au doigt, elles courent après le danger, l'inconnu. » L’insolence forme un énième rictus sur sa bouche. « C’est pas du Shakespeare qu’elles aiment écouter quand tu les mets dans ton pieu, je peux te l’assurer. » Qu’il rajoute même en continuant à sourire bêtement. Les femmes qui partagent ses draps, ne sont là que pour une nuit. Jamais pour toute une vie. De toute manière, avec l’apocalypse, le danois ne sait plus vraiment à quoi on peut encore attribuer cette notion d’existence et il n’a même jamais saisi le concept d’éternité de base. Alors bon, pourquoi s'attarder sur l'idée de les courtiser ? Lui et le romantique n’appartiennent décidément pas au même monde.

La plaisanterie prend une tournure un peu plus fantasque quand l’opposant recule et relâche le captif. Les mains de l’escroc retombent nonchalamment dans ses poches très vite. Son attitude ne suggère aucune rancune. Il n’y en a pas à vrai dire, un fait banal au milieu d'une centaine d'autres. C’est comme si rien ne s’était passé bien que la conversation continue sur ce même thème. Le prénom finit par s’arracher et le regard se fait un peu plus vif du côté du scandinave. Il pourrait dire que c’est l’instinct du détective privé qui opère. Sauf que pour ça, il faudrait qu’il le soit vraiment. Ou qu’il tente même de l’être tout court. « Peut-être bien. Je me souviens pas de toutes les femmes que je fréquente, si tu vois ce que je veux dire. » Toujours plus d’allusions à une potentielle aventure avec la belle brune. Pousser les gens à bout a déjà fait ses preuves. Pour en déduire le degré d’implication, pour en comprendre certains tenants et aboutissants, rien de mieux que l’impulsivité. Cet excellent catalyseur pour arracher des vérités. « Je me rappelle juste de son joli minois et de ses courbes aussi agréables à regarder qu’à effleurer. » Il ment si bien et manie mieux encore ses expressions impertinentes. Toujours à provoquer pour mieux régner. Ou pour mieux saigner. Il y a des jours, il ne vaut mieux pas comprendre avec lui. Lui-même ne cherche pas d’explication.

Un pas en avant, la paume qui se tend vers l’impétueux avec naïveté. « C’était mon petit souvenir, tu vois, d’un bon moment passé en sa compagnie. Je peux le récupérer, dis ? » La tête qui se penche sur le côté, les doigts qui ne cessent de réclamer la pièce dérobée. Il l’aime bien, en plus, son galion. Ça lui rappelle certaines histoires que sa mère lui lisait quand il était gosse. C’est ce genre de niaiseries, entre autre, qui l’a rendu féru de voyage. Ce qu’il aurait pu tuer pour être à bord d’un bateau en compagnie de ces êtres peu fréquentables. Une femme sur sa cuisse, du rhum dans sa main et des richesses à ses pieds. Un beau portrait qu’il se fait comme un môme qui n’a pas grandi correctement, bloqué au pays imaginaire. Sans jamais refermer la paume qu'il envoie en direction du changeur, il reprend finalement la parole afin d'accélérer la suite des événements et des révélations potentielles. « J’en déduis que tu la connais toi aussi. Et qu’elle te fout la haine, de toute évidence. Raconte-moi. Qu’est-ce qu’elle t’a fait subir celle-là ? » Moue compatissante. Le passif de l’anglais avec la gente féminine est plutôt tumultueux après tout. Il a tout de celui qui se fait berner. Du moins, c’est ce qu’il croit, le quadragénaire. Et c’est bien cela qu’il a tenté de corriger au travers de leurs discussions passées parce qu’il ne mérite pas ça, le pauvre trésorier.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Sam 17 Mar - 11:46

Mad world

Plus de trois cent ans séparaient les deux hommes, pourtant dans la même dizaine d'apparence. Au-delà des siècles, leurs origines, leur culture, leur éducation, leur parcours de vie étaient diamétralement différents. Ils avaient vu le jour à des époques éloignées l'une de l'autre et entre lesquelles, les mœurs s'étaient libérées des dictâtes religieuses, sans pour autant combler les inégalités sociales entre les individus. Au cours de ses quatre années passées au sein de la Communauté, William avait appris de nombreuses choses sur le monde moderne, grâce à l'aide des membres et des nombreuses lectures qu'il avait réussi à glaner çà et là, sur leur route jusqu'à la Nouvelle-Orléans. La quantité d'informations à emmagasiner pour l'anglais avait presque été aussi violente que le fait d'accepter que trois siècles avaient passé. Aujourd'hui, il avait fait beaucoup de progrès, bien certaines choses l'aient encore frappé à son installation en ville. En effet, vivre au sein de la Communauté l'avait habitué à un mode de vie simple et nomade, reposant principalement sur la chasse et la survie primaire. Se retrouver sédentaire l'avait confronté à toutes les choses étranges et autres avancées technologiques auxquelles il n'avait pas eu contact jusqu'ici. L'électricité, l'eau courante, les télécommunications. Le simple fait de devoir appuyer sur un bouton pour éclairer une pièce lui était apparu comme un miracle, comme si le Saint-Père avait confié ses pouvoirs à l'Homme pour réaliser tous ces prodiges. Chaque instant était peuplé de découverte pour William, même après cinq années de vie dans le nouveau millénaire. Il était encore en période d'adaptation et ce qu'il pouvait affirmer, c'était que Oswald ne l'aidait pas à comprendre la situation déjà bien assez obscure pour lui. « Ton pieu ? » répéta-t-il, incertain de la définition à attribuer au mot employé par le scandinave. Outre le blasphème proféré envers le plus grand écrivain anglais, William fût piqué par le manque d'indulgence à son égard. Chaque tournure de phrase, toutes aussi incompréhensibles les unes que les autres lui faisaient se rappeler, le faussée multi-générationnelles dont il était victime. En d'autres termes, l'anglais se sentait vieux et terriblement ignorant des coutumes actuelles, bien qu'il ne donnait pas raison à Oswald au sujet de la vulgarité pour séduire les femmes.

L'attention du bookmaker fût détournée par des éclats de voix émanant des tribunes de fortune entoure de l'arène. De mauvais perdants commençaient à manifester leur mécontentement de vive voix auprès du personnel du bar clandestin. Le dialogue était violent et le vocabulaire fleuri. Certains clients éméchés commençaient à proférer des menaces, accompagnés de gestes belliqueux, voire provoquant. Le service de sécurité tentait de contenir les mécontents, mais le ton montait petit à petit. William surveillait l'assemblée de son œil de rapace, sondant les visages dans l'intention de repérer les individus sur le point de sortir de leurs gonds. Cependant les propos triviaux d'Oswald perturbaient abondamment sa concentration. Il entendait tout, même s'il aurait bien préféré être sourd à cet instant. « Vas-tu te taire ! » le somma-t-il en roulant des yeux. Les paroles du blond firent resurgirent de vieux souvenirs d'instants charnels passés avec Esperanza. Son visage et ses courbes étaient gravés à jamais dans sa mémoire, autant que le contact de sa peau contre la sienne. Se figurer un autre homme dans cette position lui fit perdre son calme.

Cette fois-ci, William mit son avertissement à exécution. Sa main droite se saisit du cahier de compte logé sous son épaule et l'abattit sans sommation, contre la joue du scandinave dans un revers digne d'un grand sportif. « Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent » lui dit-il, en citant humblement un proverbe de La Sainte Bible. Oswald parlait beaucoup trop. Contrairement à William, son éducation ne semblait pas lui avoir appris à se taire. Certes, il n'aurait pu deviner par lui-même l'accointance de l'anglais avec la belle haïtienne, mais à trop jouer les beaux parleurs, il attirait facilement les ennuis. William reporta son attention sur Oswald, qui ne manqua pas de manifester sa surprise. Cependant, l'anglais ne lui laissa pas le loisir de répliquer face à ses belles paroles. Il lui offrit un deuxième coup de cahier sur l'autre joue avec la même intensité. « De mon temps, j'aurais déjà exigé réparation pour moins que ça ! » siffla-t-il entre ses dents. Elle était loin l'époque où l'honneur d'une personne pouvait être vengé lors d'un duel aux pistolets. Si pour les esprit modernes ce genre de pratique montrait beaucoup trop de manières, elle avait au moins le mérite de rendre officiel l'affront dont avait été victime quelqu'un. « Je te dois la vie, alors je n'irai pas plus loin ce soir. Mais à l'avenir Oswald, je te conseille de ne plus parler de ma femme de cette manière » l'averti-t-il d'un regard peu amical. Aux yeux de la loi, William et Esperanza n'étaient plus mariés. Néanmoins, la menace proférée par l'anglais était bien d'actualité. La pirate avait changé en trois siècles, mais ses sentiments pour elle étaient toujours présents, de même que sa jalousie.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Mer 28 Mar - 0:30

Les interrogations s’alignent encore. Et Oswald ne lui fournit à aucun moment le champ lexical pour parfaire sa compréhension. Parce qu’il oublie toujours que ces mots courants sont étrangers à son interlocuteur. Peut-être aussi que ça l’amuse de le voir butter sur chaque expression un peu grossière. William doit redécouvrir sa langue maternelle et en déduire les nouvelles nuances. Le jargon craché par le mafieux ne l’aide sans doute pas mais le danois a égaré son anglais courtois sur les bancs d’école. Depuis le temps qu’ils se côtoient, le quadragénaire aurait pensé qu’il aurait fini par prendre le pli mais il continue à relever les termes familiers avec une confusion manifeste. La situation semble cocasse et elle ne tarde pas à titiller la limite de la comédie dramatique. Pire qu’une pièce de théâtre où les retournements se multiplient, ils entrent dans ce nouvel acte avec une flopée de secrets, de malentendus – allégrement entretenus et créés même par le curieux, et d’émotions contradictoires. Le cahier s’abat ainsi sur le visage de l’insolent. Le choc le désarçonne durant une poignée de secondes alors qu’un second coup vient parachever la manœuvre belliqueuse. La tête bascule à nouveau sous la force que l’offensé met dans sa frappe. La paume se replie doucement contre la peau rougie alors qu’un léger rire lui échappe bien malgré lui. Il n’y a qu’un fou pour trouver une quelconque hilarité dans un moment pareil. Après tout, c’est bien après cette attitude agressive qu’il a sciemment couru et il n’est pas déçu du voyage. Les révélations pleuvent ainsi plus aisément sous la vive hargne de son opposant. L’aliéné continue à pouffer en relevant le menton surtout que l’enragé lui a cité la bible. Ce qui a le don d'achever son sérieux. Il se souvient avoir parcouru les écrits saints pour faire plaisir à sa mère croyante. Un ramassis de conneries si on lui demandait son avis mais il se retient bien de le souligner. Pas nécessaire de liguer totalement son seul ami contre lui tout de même.

Un rictus impertinent flotte encore sur ses lèvres quand il continue à frictionner ses pommettes. « Outch. C’est que t’y as pas été avec le dos de la cuillère. C'est le moment où je dois aussi sortir mon gant pour lancer le duel peut-être ? » Il délaisse son sourire un bref instant pour s’imprégner de la vérité dévoilée. « Arrête, c’est vraiment ta meuf ? Enfin ta femme quoi ? La fameuse gonzesse qui t’a brisé le cœur ? Bordel de merde, le monde est foutrement petit. » Qu’il conclut un peu hébété. Le regard parcourt l’assemblée machinalement, certains se sont retournés pour admirer le début d’un combat trop vite avorté. Ils ont l'air déçus. « Si ça continue, c’est  sur nous qu’ils vont mettre des paris. » Sauf que l’escroc n’a pas esquissé le moindre geste en ce sens. Il n'a pas l'intention de riposter et ne se montre pas le moins du monde offusqué par cette attaque. Suffisamment réfléchi pour savoir qu’il l’a mérité. Pour se racheter il se reprend en lui dévoilant la réalité. « Te fais pas de bile, je l’ai pas touchée, Willy. C’est pas mon type, je tape plus dans le type porcelaine aux yeux bleus. Je blaguais, je te jure, je lui ai parlé mais en tout bien, tout honneur. » La sincérité suinte de chaque pore de sa peau mais encore faut-il qu’on le croit. A force de crier au loup comme on dit, il finit par se dévorer. Difficile de voir à travers ses mensonges, de délier le vrai du faux. Pourtant, jamais auparavant, il n’avait donné l’occasion à son comparse de douter de lui. Alors il espère que ça suffise à rétablir un climat de paix entre eux. Il exécute un pas vers l’avant en direction de cet homme afin de tâtonner le terrain, observer sa réaction. S'il recule instinctivement ou non. « J’ai juste prêté l’oreille à ses histoires. Mais merde alors, t’étais aussi pirate dans ton autre vie jadis là ? D’où t’as cru bon de pas m’en parler ? Vas-y, je te paie un verre et tu m’expliques ! » L’œil luit, une lueur chasse la morosité coutumière de l’infecté. Définitivement intrigué et relativement impatient d’en apprendre plus sur cette époque qu’il aurait voulu connaitre.

Tandis qu’il cherche à s’imaginer la dégaine du bookmaker sur un navire quelconque, brandissant son épée, d’autres faits lui reviennent en mémoire. « Mais du coup, attends. C’était quoi encore cette histoire avec elle ? Tu voulais pas la butter ? J’ai loupé combien d’épisodes et de saisons ? » Les bras se croisent, la mine devient dubitative. Esperanza est donc la cause des tourments manifestes de son allié. Cette femme possède sans doute du caractère, il est vrai. Néanmoins, les tenants et aboutissants de leur relation semblent lui échapper. Ceci dit, ça ne le regarde pas. Mais ça l’interpelle. Quoi de plus amusant que cette coïncidence. Comment a-t-il pu passer à côté d’un lien aussi singulier ? Est-ce que son interlocuteur a déjà seulement mentionné son prénom devant lui ? L’attention toujours déviante et fortement détériorée de l’arnaqueur ne peut permettre l’obtention de cette information. Finalement, le stratégique ignore totalement comment utiliser cette nouvelle donnée afin de passer un marché. Il devra sans doute trouver un autre accord afin qu’il puisse préserver sa protégée des clients rustres et incommodants.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Lun 16 Avr - 18:47

Mad world

Pour une fois, Oswald était le pantin involontaire de sa propre farce. Les chances pour que cette fameuse pièce de huit appartienne à l'ex-femme de William, connue il y a trois siècles de cela. Les chances pour qu'elle soit encore en vie, sur ce même continent et dans cette même ville témoignait âprement de la façon dont le Seigneur se jouait de la nature humaine. Si le danois devait y voir une amusante coïncidence, William y entrevoyait un retord de la fortune le liant inlassablement à la belle pirate. Si la mort les avait séparé pendant un temps, leurs chemins ne faisaient que se croiser et se recroiser depuis l'Apocalypse. « En effet » soupira William qui avait toujours la main, prêt à gratifier le blond d'un nouveau coup de carnet, au moindre mot de travers. Mais cela n'arriva pas. Malgré son sourire moqueur aux coins des lèvres, il semblait avoir compris la leçon et s'efforça même de faire amende honorable, en clamant son désintérêt pour le physique de la métisse. William toisa sombrement son ami, toujours emplit d'une certaine colère à son égard. Ses yeux de rapace analysèrent ses traits fatigués afin d'y déceler une once de mensonge. Il a l'habitude de ses belles paroles. Le brun voulait que cela ne soit pas une moquerie, une fois de plus. Finalement, son regard se tourna vers la jeune femme aux cheveux cendrés affairée à distribuer des cartes non loin de là et premier objet de leur conversation. Porcelaine et yeux bleus. Comme la jeune Maggie, pensa William sans se permettre de le dire à haute voix. Le doute d'une quelconque inclination envers la jeune femme refit surface dans l'esprit du bookmaker, avant que celui-ci ne soit ramené à la réalité par les complaintes du public dupé. Le combat s'était terminé prématurément, mais la soirée de travail n'était pas pour autant achevée. « Si tu veux bien m'excuser une minute. J'ai une affaire à conclure. Je te rejoins dans un instant » s'enquit le bookmaker avant de laisser abruptement son ami et ses questions. Il devait aller payer le vainqueur du combat, tout en sachant que ce n'était pas Abraham qui allait encaisser l'argent de cette victoire. La stratégie de William avait porté ses fruits ce soir, les parieurs s'étaient fait berner. Cependant, cette petite manigance ne durerait qu'un temps. Même si un adversaire prometteur se présentait, seuls les plus audacieux parieraient sur lui. Les plus avisés mettraient toutes leurs mises sur le nouveau champion au crochet redoutable, faisant perdre aux Bones des gains précieux. Mais William n'était pas trop inquiet pour cela. Il savait que le frère du pauvre Abraham ne se remplirait pas les poches très longtemps au détriment de son aîné, ni même du bookmaker. Le métamorphe avait été sévèrement blessé par le zombie durant le combat. Il était fort probable qu'il soit déjà infecté à l'heure actuelle. S'il survivait à la fièvre dévorant son organisme, la transformation en voleur d'énergie lui ferait perdre sa précieuse capacité anthropomorphique. D'ici quelques jours, les deux frères ne seraient plus de la partie.

Officiellement, le vainqueur remportait 50% des paris. Le reste de la somme était répartie à part équivalente entre les caisses du Bones et la commission que William se dégageait. En réalité, le ratio entre l'employeur et l'employé était sensiblement différent. Les vainqueurs n'empochaient que 40% et William escroquait sa patronne d'un dividende supérieur à celui escompté. Moïra n'y voyait que du feu, car seul William avait le nez dans la caisse des paris et les chiffres qu'il inscrivait sur le carnet de compte étaient ceux qu'il décidait. Ainsi le bookmaker gagnait presque autant d'argent que lorsqu'il combattait lui-même dans la cage. Pour l'instant, personne ne semblait émettre des soupçons à son sujet. Depuis qu'il s'occupait de gérer les jeux d'argent, le Bones ne s'étaient jamais aussi bien portés. Il faut dire que William avait le sens des affaires et savait vendre ses poulains auprès des parieurs souvent bien crédules. Quant à sa patronne, elle était bien trop paranoïaque pour se rendre compte de l'entourloupe dont elle était victime à son insu. Elle avait confiance en lui et quelque part William lui en était reconnaissant. Néanmoins, la belle rousse avait davantage besoin de son expérience et de ses capacités, que lui n'avait réellement besoin d'elle ou de son argent. Alors le bookmaker faisait docilement son travail, toujours avec sérieux et fermeté, se montrant parfois amical avec Moïra, alors que son intérêt pour elle était très limité. Elle le rendait passablement indifférent, quoique sa beauté incendiaire le frappait souvent. Non, la rousse n'était pas vraiment son style. Elle était bien trop pâle, trop mince, trop fade à son goût. Elle ressemblait à toutes ses épouses parfaites de généraux britanniques au teint laiteux et à l'allure guindée, qu'il avait connu autrefois. Bien sûr, il s'était laissé séduire par de jolis minois au cours de ses voyages, mais la femme qui avait capturé son cœur était tout autrement différente. Une pirate à la peau mate, sans foi, ni loi, répondant au doux nom d'Esperanza. Une diablesse espagnole qui par deux fois s'était jouée de lui, au point de le faire condamner à mort. Il l'avait aimé, elle l'avait trahi. C'était tout du moins la vérité qui avait été la sienne pendant plus de trois siècles. « Et bien... Il s'est avérée qu'elle soit finalement innocente » confia William, qui venait de prendre place au bar, à côté de son ami. Il attrapa le verre de rhum l'attendant patiemment sur la surface laquée. Un sourire fugace courba les traits de son visage tandis que de vieux souvenirs nostalgiques emplissaient son esprit. Sa fuite avec la belle pirate, leurs premiers émois, leurs premières étreintes, puis leur mariage, leurs enfants et cette fin tragique. Le gouffre insurmontable de la trahison. Un pieu planté en plein cœur l'ayant laissé une éternité emplit d'une bile amer en guise de sang. Des siècles durant, il l'avait maudite, haï et traquée jusqu'ici, dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans, afin d'assouvir une vengeance mûrement préparée. Une vie pour une vie. Seulement William ne s'était pas imaginé qu'Esperanza avait déjà donné la sienne pour lui. « Je pensais qu'elle m'avait trahi, alors qu'en réalité...elle m'a sauvé la vie » déclara-t-il, entre deux gorgées de rhum. Quelle ironie que de découvrir que l'objet de son prétendu trépas était celui de sa survie. Il pensait avoir été sacrifié pour quelques livres, alors que le sacrifice réel avait été celui de sa femme. Elle avait refuser de le livrer aux anglais, même en sachant sa vie en danger. Pire, elle avait pris une balle dans le cœur, le sauvant involontairement d'une mort certaine. Jusqu'au bout, elle lui avait été fidèle. Jusqu'au bout, elle l'avait aimé.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Ven 20 Avr - 2:01

A force de le pousser à bout, de générer toujours plus de venin dans la pupille de l’anglais, Oswald perd de vue le but initial de tout ce cirque. Embarqué dans ce récit improbable, fasciné par les chances folles de connaitre l’amante de son allié et l’amusement que tout ceci génère, le danois n’a pas vu que Maggie avait totalement disparu. Le regard ne l’atteste que lorsque son comparse se détache de lui afin de régler une affaire tout à fait insignifiante. Du moins, l’est-elle en comparaison de celle qui a amené le scandinave à l’aborder. Face à ces révélations d’envergure, il reconsidère sa propre intention de ne rien révéler sur son lien potentiel avec la gosse. Après tout, l’époux n’a pas manqué de lui conter ses frasques avec la métisse par le passé. Il vient d’aller jusqu’à lui divulguer l’identité de la dite furie. Difficile de mettre des mots sur ce que l'escroc peine à s’avouer. D’autant plus compliqué qu’il ne l’a jamais dit à qui que ce soit. Un secret qu’il n’a partagé qu’avec la mère de la môme, sur un lit d’hôpital. L’idée de donner des perspectives à cette erreur, à ce crime qu'est, pour lui, l'abandon, l’effraie bien plus encore que celle de se dévoiler. Le mystère lui convient bien, il peut se planquer derrière et réorganiser la réalité à sa convenance. Et puis, en lui donnant ces éléments, il prend le risque que le bookmaker finisse par le divulguer, ne fusse que par inadvertance, à l’intéressée. De la pire façon qu’elle puisse apprendre la situation. Sans doute que s’il avait appris à faire davantage confiance aux autres, que s’il avait moins trainé avec les pires raclures que compte cette planète, il aurait pu totalement se livrer sans craindre un retour de flammes. Il y a ses dettes et la possibilité pour le quadragénaire de le faire chanter. Il a tout vu, tout vécu ou presque durant ses années d’errance pour savoir qu’on ne peut rien espérer des autres.

Pourtant, ça l’apaiserait d’en parler, ça arrêterait de le travailler constamment. Peut-être qu’il a besoin qu’on lui dise qu’il est dingue. Qu’elle ne peut pas être sa gamine. Si le changeur a retrouvé sa femme ici, par le plus grand hasard, alors pourquoi ne pourrait-il pas s’agir de sa fille ? Peut-être que ça le pousserait à agir en fait. Et que ça devient une nécessité que quelqu’un le soutire à sa lâcheté. Ça lui prend la tête. Pire que ce vieux dilemme, il y a la silhouette de la petite qui a déserté son champ de vision. Ça l’inquiète, ça le frustre. Lisa n’en croirait pas ses yeux de le voir aussi impliqué. Elle en rirait sans doute à gorge déployée. Ou peut-être pas. Elle se dirait qu’il n’a mis que vingt-cinq foutues années à se trouver un semblant de jugeote. Ça ne le rachèterait même pas. La moue jusqu’alors amusée du moqueur se métamorphose en masque de dureté le temps que son acolyte termine sa transaction. Aux prises avec ses propres pensées, il n’en émerge que pour s’adosser au bar et commander de quoi noyer un peu son mental fragmenté. La conclusion à la discussion antérieure se pointe en même temps que son porteur dont le sourire laisse présager une fin fortunée. Qui l’eut cru ? Un dénouement heureux pour l’amer mari trahi bien que l’explication pour le moins réductrice fasse lever le sourcil de l’arnaqueur. « Ha ouais ? T’es certain qu’elle t’a pas juste roulé sur ce coup ? C’est pas un peu cheloue ton histoire ? On passe de elle m'a pourri l'existence à en fait, c'est un ange descendu du ciel. » Qu’il lui dit, habité par une certaine perplexité. Comment pouvait-on se tromper sur des intentions diamétralement opposées ? Ça le dépasse. Comme tout le reste d’ailleurs.

Le liquide tourne dans son récipient avec de moins en moins d’entrain. Il y a plein de questions qu’il a balancé à son condisciple qui n’ont pas eu de suite et sont restées là où elles ont été balancées. La curiosité pour l’époque rêvée notamment mais la plus importante de toute, il se doit de la lui reformuler. Il faut qu’il obtienne l’affirmation. « Willy, à propos de la gamine, du coup… Ça te dérangerait vraiment ou pas ? Je te demande pas d’aller lui parler. Juste de t’assurer qu’il lui arrive rien quoi. Qu'on lui fourre pas la main aux fesses, qu'on l'agresse pas à la sortie du taff aussi. » Le breuvage dégringole l’œsophage, trainée de cendres pour l’infecté qui gargouille au fond de l’estomac sans servir le moindre but. Pas la moindre ébriété et pas le moindre goût potable à l’ingurgitation. Ça ne lui concède même pas le courage nécessaire pour continuer à aborder la thématique voulue. Il se fait violence pour user d’un vocabulaire un peu plus élaboré. Il n’a sans doute jamais été aussi sérieux avec son vis-à-vis.

Plus d’expression insolente, envolée la duperie. La sincérité creuse même davantage de rides dans son épiderme. Il cesse d’être un sale gosse en constante rébellion pour retrouver l'âge qui lui appartient, toutes ses merdes qu’il traine depuis bien trop longtemps. « Mais faut pas qu’elle le remarque ou qu’elle sache que je suis lié à cette démarche. Elle a un foutu caractère. Ca risquerait de la rendre plus imprudente ou plus… Je sais pas. Bref. Elle est jeune, elle calcule pas vraiment ce qu’elle fait des fois, je crois. » Il soupire. Ça serait tellement plus simple si elle acceptait de bosser pour lui plutôt. Mais c’est sa faute si elle ne compte plus l’envisager. A cause de sa stupide première réaction quand elle atterrit dans son bureau. « C’est pas une mauvaise gamine. Elle a juste pas l’air douée pour faire les bons choix. » Qu’il lui dit encore en retenant un rire amer. Sa propre remarque est d'une ironie sans précédent. Comme si lui était bien placé pour juger de cela. Il a fait bien pire qu'elle. Et s’il avait été là pour lui donner un semblant d’éducation, peut-être qu’elle serait encore plus bas. Qu'aurait-il pu lui inculquer ? Quand on voit le résultat obtenu avec Tobias, une jambe déglinguée et une envie viscérale de ne plus lui parler. Alors pour qui se prend-il ? Un second verre est demandé très vite, que la paume entoure avec la même rapidité et avec celui-là de plus, toujours aucune promesse d’ivresse. Ça le dépannerait bien pourtant.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 378
↳ Points : 512
↳ Arrivé depuis le : 03/12/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Benedict Cumberbatch
↳ Age du Personnage : 42 ans d'apparence, 362 ans en réalité
↳ Métier : Bookmaker et trésorier pour la Nemesis
↳ Opinion Politique : Aucune
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4
↳ Playlist : Amazing Grace – John Newton | Lavender's Blue | The Golden Vanity | Augustus Toplady – Rock of Ages | When I Am Laid in Earth (Dido & Æneas) – Henry Purcell
↳ Citation : « Garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près » – Mario Puzo
↳ Multicomptes : Riley J. Nott
↳ Couleur RP : Olive



les petits papiers
↳ Copyright: minako (wife)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Mar 1 Mai - 21:42

Mad world

La nouvelle n'était pas non plus facile à digérer pour William. Trois siècles d'emprisonnement sous sa forme animale, couplé au souvenir brûlant d'une trahison ne pouvaient pas s'effacer aussi facilement. L'anglais gardait toujours de la rancœur envers Esperanza. Au premier abord, il n'avait pas voulu croire un traître mot de ce qu'elle avait voulu lui faire entendre. Sa défense, il l'avait renié, réfuté, tout bonnement ignoré au détriment de la propre logique. Pendant si longtemps son esprit avait été entraîné à la haïr. Conditionné pour assouvir une vengeance mûrement réfléchie. William gardait trop d’amertume en lui, pour lui pardonner totalement ses siècles d'errance animale. Depuis qu'il savait la vérité sur sa capture par les anglais, il n'avait plus de raison d'en vouloir à Esperanza pour cette histoire. Il devait l'accepter. Un métamorphe perdait sa forme humaine lorsque son sorcier mourrait. Il avait vu la marque de la balle sur la poitrine de son ex-femme. Il avait écouté attentivement les battements de son cœur lorsqu'elle lui avait raconté le triste récit de sa capture, d'elle et de leurs enfants. Ses sens aiguisés n'avaient perçu aucune trace de mensonge dans son discours. Au grand désespoir de William, qui avait découvert une vérité bien plus triste que celle à laquelle il avait cru pendant trois cent ans. Esperanza ne l'avait pas trahi. Elle l'avait protégé jusqu'à son dernier souffle. L'Amiral Anderson lui avait tiré une balle dans le cœur, sous les yeux de leurs enfants. William avait toujours su que cet homme était un monstre, mais il n'avait jamais imaginé à quel point.

La déroute de son ami n'était pas donc étonnante, vu que l'anglais lui-même peinait encore à se faire une raison. Mais contrairement à ce que laissait entendre Oswald, le dénouement de cette histoire n'avait rien d'heureux. Il avait des morts à déplorer et à pleurer. « Oh, ce n'est pas un ange ! Disons, qu'elle a su avancer des arguments assez convainquant pour se défendre » lui dit simplement William, ne souhaitant pas entrer dans les détails. Après tout, c'était à lui de prendre la décision d'accorder ou non son pardon à Esperanza. La situation s'était apaisée entre eux. Il avait chassé de lui l'idée de lui nuire physiquement. Ce n'était pas pour autant qu'il lui offrait sa pleine confiance. La réputation de la pirate la précédait de nouveau. Elle était responsable de la mort de Fergus O'Connell. Le vieillard fortuné qu'elle avait épousé à son retour sur terre, pour se mettre à l'abri du besoin. C'était une meurtrière.Une femme avare. Une veuve noire. William ne pouvait lui refaire confiance aveuglément, comme si rien ne s'était passé depuis leur séparation. Malgré son sacrifice, elle l'avait abandonné à sa résurrection. Elle avait ignoré le lien magique les liant l'un à l'autre et lui assurant qu'il était aussi en vie. Elle n'avait pas cherché à le retrouver. Elle avait renié son existence et refait sa vie avec un autre homme, tout en sachant qu'il était là, quelque part. Là résidait une nouvelle trahison que William ne pouvait accepter.  

La jeune Maggie revînt dans la conversation, à l'avantage de l'anglais, heureux d'échapper à un interrogatoire poussé. Oswald semblait vraiment concerné par le sort de la jeune croupière, pour laquelle il plaidoya à nouveau. William partageait l'avis de son ami, quant à l'ingénuité de la petite blonde. Elle semblait être là par défaut ou par obligation. Elle était loin d'avoir l'attitude aguicheuse des serveuses ou des demoiselles faiblement habillées accompagnants régulièrement les clients du Bones. Son physique était bien doux pour un tel endroit, bien qu'elle ne manquait pas de tempérament. Les rares fois où William avait entendu le son de sa voix, elle avait démontré une sacrée répartie et un vocabulaire plutôt fleuri pour une demoiselle à l'allure aussi innocente. « C'est d'accord. Je veillerai sur elle » sourit le bookmaker, tout en sachant qu'il le faisait déjà. William était un ancien militaire et gentleman anglais. Se montrer respectueux envers la gente féminine faisait parti de son éducation. Alors, quand il avait vu la jeune et frêle Maggie débarquer au milieu de ce cirque rempli d'hommes au comportement bestial, il n'avait pu s'empêcher de l'observer du coin de l’œil durant les premiers soirs. De manière générale, il ne pouvait s'empêcher d'intervenir lorsqu'un client avait les mains un peu trop baladeuses ou se permettait de faire preuve d'irrespect envers les employées de sexe féminin. Les commentaires obscènes qu'il pouvait entendre de la bouche de certains parieurs, à l'intention de sa patronne Moïra n'en finissaient pas de lui arracher des grimaces de dégoût. S'il n'avait pas une haute estime des femmes (en comparaison avec la puissance masculine), il ne pouvait que partager l'avis de son ami sur le comportement primitif des hommes sous l'effet de l'alcool et du jeu. Le regard de William balaya la salle à la recherche de la jeune intéressée, mais elle semblait s'être éclipsée. Le bookmaker haussa les épaules et bu une nouvelle gorgée de rhum, tout en repensant aux dires de son ami. Celui-ci n'avait jamais été si insistant, ni même si inquiet pour une quasi-inconnue. S'il avait juré ne pas être attiré physiquement par elle, quelque chose devait tout de même l'unir à cette jeune femme, au point qu'il se force à mettre les formes avec William. Le bookmaker se retourna alors vers le blond, le coude apposé sur le bar. « Oswald. C'est qui cette enfant ? » lui demanda-t-il, droit dans les yeux. Il y avait autre chose, il en était certain.

_________________

to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5451-la-trahison-est-la-second http://www.mercy-in-darkness.org/t5461-memoires-o-william

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6293
↳ Points : 9069
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 29
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: Juice
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   Jeu 10 Mai - 18:41

L’esprit du danois s’évapore dans ces milliers de raisonnements qui ne trouvent aucune finalité. Des phrases qu’il débute mentalement mais qu’il n’achève même pas. Toute cette situation commence à lui écorcher les nerfs, à le rendre plus imprudent que nécessaire. A se montrer sous un jour qu’il ne peut supporter. Vulnérable et attaché à quelque chose d’autre que son indifférence. Difficile d’entretenir les apparences quand il a le cœur et les tripes sur la table puis qu’il lui réclame un service de taille. Ça lui en coûte à son égo démesuré de se foutre à poil comme ça. L’alcool ondule dans l’estomac, il en rajoute une couche avec un nouveau verre. L’effet lui parait dérisoire, inexistant. C’est sans doute le cas. L’infection lui a retiré ce plaisir et bien d’autres encore. La punition d’Elena qu’il l’appelle parfois inconsciemment. De ne pas avoir pu la sauver. Châtiment qu’il endure et supporte avec fierté. Dernier héritage de sa jeune protégée décédée. Pour masquer ses humeurs troubles et changeantes, l’arnaqueur se raccroche à tout ce que l’anglais semble lui tendre afin de rebondir. William ignore à quel point le seul son de sa voix, parvient à tirer son ami de sombres pensées. C’est un sourire provocateur qui étire les lèvres de l’escroc alors. « Ha ça c’est sûr, qu’elle a deux beaux arguments. » Qu’il explique, allant jusqu’à placer ses deux mains devant sa poitrine pour soutenir son propos, histoire que son vis-à-vis comprenne bien l’allusion. Vu que la communication semble trop souvent défectueuse entre eux, les codes étant affreusement divergents, Oswald trouve nécessaire de lui faire un dessin. Comportement déplacé avant de retrouver un semblant de sérieux, Il lève alors les paumes vers le ciel en signe de paix. « Je déconne hein. Pas de besoin de me péter l’arcade sourcilière. » Qu’il ajoute en retenant un ricanement. Sujet sensible donc, la femme.

Alors que l’ambre glisse à nouveau entre les lippes, le bookmaker apporte une réponse définitive, complète et suffisante pour que le quadragénaire sente le soulagement dénouer ses traits, diminuer la boule au fond du ventre. Il souffle avant de payer la prochaine tournée à son comparse dans l'optique de le remercier silencieusement pour cette décision. Peut-être qu’il n’a pas envie de se sentir seul face à l’ampleur de la tâche, peut-être que ça le rassure réellement de pouvoir diviser le fardeau du secret avec son interlocuteur. Mais forcément, le nouveau protecteur veut obtenir quelques confidences, comprendre le but de cette mission soudaine et obscure. Le trafiquant se sent de moins en moins apte à retenir la vérité. D’autant plus qu’il lui a fait cette demande désormais acceptée. De toute façon, il s’est grillé sur l’affection particulière qu’il porte à la gosse. Encore un shot d’ingurgité pour réussir à dénicher un semblant de courage. Le volume du ténor baisse drastiquement, la mélodie devient basse et mesurée afin que les oreilles avoisinantes ne puissent capter le discours qu’il lui balance. Déjà suffisamment honteux à avouer pour qu’il baisse les yeux vers le comptoir. « Elle est de ma famille, je crois. » L’index souligne le bord du récipient, retrace le cercle. Il soupire, fixe toujours le vide d’un regard absent. « C’est peut-être ma gamine. » Plus facile qu’il le croyait de le dire à voix haute. Plus simple qu’il le pensait d’accepter de le reconnaitre. Il s’y est habitué, il faut croire, à voir les faits sous cet angle. Le calme apparent de l’intonation se fait rapidement chassé par l’anxiété . « Mais va pas lui balancer ça, ni à elle, ni aux autres. Je sais pas si c’est le cas. Alors dans le doute, hein. » Qu’il ajoute en venant cette fois-ci figer ses prunelles dans celles de son acolyte afin de lui signifier la nécessité de garder le silence. Combien d'ennemis s'est-il mis à dos ? Dans quelle mesure serait-elle en danger si ça venait à se savoir ? Sans compter qu'elle ignore encore tout, elle-même.

Si William le trahit, il ne sait pas lui-même ce qu’il serait capable de faire. De lui faire. Inutile de préciser que le mafieux préfère ne pas le savoir lui-même. Se mettre à dos une des seules personnes qu’il apprécie serait regrettable. Il lui faut pour l'heure, s’attirer sa sympathie, jouer sur la corde sensible, l'émouvoir, le manipuler en somme. Une tactique qui lui ressemble davantage. C’est du moins ce qu’il se dit quand il en vient à compléter le récit. « J’ai eu un gosse quand j’étais jeune. Mais la mère et moi, on a décidé de pas le garder parce qu’on était que des gamins nous-même. » Le souvenir se matérialise, le déni de grossesse. Lisa allongée dans ce lit d’hôpital avec le bébé dans les bras, aussi sonnée qu’il l’était. Ce petit être qui couinait, qui se débattait. Qui ne comprenait pas pourquoi on n’en voulait pas. Pourquoi sa mère élevait la voix. Pourquoi son père l’embarquait pour mieux l’abandonner. Il en redemande un autre, de whisky. Le flot reste bloqué dans sa gorge. « Je sais pas ce qu’elle est devenue mais la petite lui ressemble. A la mère, je veux dire. Alors tu sais… Bah, c’est peut-être ça. Peut-être pas. Mais voilà. » Qu’il conclut de son timbre laconique. Sans plus d’explication à délivrer. Ça lui semble évident le pourquoi il veut la préserver du danger. Se dévoiler de la sorte lui parait toujours effroyablement risqué mais il est prêt à bien des sacrifices pour qu’elle soit en sûreté et en bonne santé. Pour qu’elle puisse se balader sans craindre de se faire harceler. Sans tomber dans une spirale qu’il l’amènerait à se taillader les poignets. Parce qu’il a souvent peur de ça. Qu’elle aussi, elle sombre à son tour. Et que lui soit bien incapable de voir ça.

_________________
I had the best of the worst sides. And I had these lungs. And I had too many flash fires. That I just let them burn. 'Till my chest is on fire. And my head just won't die. I guess I'm lying 'cause I wanna. I guess I'm lying 'cause I don't. But I'm addicted to hurting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Mad world [PV William]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Mad world [PV William]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» CNN: Food prices rising across the world
» Arrestation du chef de gang William Baptiste alias "Ti
» Vente Elysien Forge World (GI)
» Rock My World
» Forge World

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-