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 The Devil's got you beat (elias+leslie)

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WILDHUNTER

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MessageSujet: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Jeu 11 Jan - 21:33


Ya walk alone the course of sixty six.
Ya shoot the hand, e'ya took the flix.
Ya was want, ya was tall, ya was want...




Leslie & Elias

Connor descend le premier de la jeep en se jetant comme s’il était un héro nouveau. Elias a tout juste le temps de se déplier qu’on lui lance son arbalète. Il la rattrape aisément, même si le cœur n’y est pas. Léotie a bien vu dans quel pitoyable ils l’ont retrouvé – il n’a pas décroché un seul mot de tout le voyage, même quand Connor lui a dit que son pénis était de la taille d’un cure-dent. EN temps normal, il aurait eu le mot pour rire, il lui aurait proposé de s’occuper de ses chicots pourris ou quelque chose dans le genre, mais il a à peine sourcillé.
Silencieux comme la mort, c’est ce qu’elle se dit Léotie, et elle n’aime pas quand il est comme ça.
Elle lui tapote gentiment le torse avec un sourire d’excuse :
– Je sais pas ce qui s’est passé, Elias, mais si tu veux en parler… Il glisse sur elle ses yeux noirs, la réponse est tout sauf oui, mais la gamine continue : T’hésites pas, hein. Tu sais où me trouver.
Il secoue la tête, surtout pour qu’il la lâche. Il ne veut pas être cruel, ni commencer à se montrer agressif, parce qu’il commence, il risque de devenir particulièrement acide. Il a besoin de se calmer. Besoin de respirer un bon coup. Il remet en place son arbalète sur son épaule avant d’avancer lentement vers l’intérieur du camp. Sa caravane est un peu en dehors du cercle habituel, dans l’ombre, là où il se complaît. Il y dépose seulement le strict nécessaire, enfilant une veste chaude pour ressortir, quelques secondes plus tard.
Le froid est mordant, mais il a le mérite de le saisir jusqu’à l’os et de le secouer un peu. Ce n’est rien comparé à ce qui était jadis dans la Vallée des murmures quand le vent glacial poussé par la mer noire glissait sur les montagnes, faisait vibrer la cabane au fond des bois pourtant si bien cachée. Il entendait ces soirs là le cliquetis d’os et de dent des squelettes et des esprits de la forêt. Ou peut-être que ce n’était que son imagination ?
Peut-être que tout n’était que le fruit de son imagination.
Comme Zora.
Peut-être.
Il approche calmement du feu. Il n’y a que peu d’âmes qui vivent, et il apprécie. Il s’étire, se pose calmement là, juste en face des flammes qui crépitent dans le feu improvisé. Il ne sait pas qui l’a allumé, mais il s’en fiche. Personne ne lui dira rien. Il hésite, un moment, puis finalement il décroche son arbalète, la pose à côté de son pied. Au premier bruit suspect, il n’hésitera pas. Il se soulèvera, prendra l’arme et décochera. Rapide et efficace. Si ça ne suffit pas, la dague épaisse qu’il porte à la ceinture sera tout aussi utile. Il pense à la fureur, à la violence, au sang, car pendant ce maigre instant il ne pense plus à elle.
Il ne faut pas qu’il y pense, car la vie recèle plus de dangers que de plaisir.
Il jette un regard à Connor qui est là, assis à côté du feu, attrapant sa guitare pour chanter de sa voix grave et chaude. Connor, il embobine toujours les nanas comme ça. Il leur fait le coup du mec irrésistible au passé trouble, au passé sombre. La vérité, Elias le sait, c’est qu’il est incapable de dormir seul car il a trop peur. Car dans son bide y a encore les marques de ce que les hommes lui ont laissé, de belles balles de peur. On lui a tout refusé à Connor, le gite et le couvert, pour ne pas prendre de risque.
Les risques c’est pour les gens comme eux, les gens fous, ce qui n’ont plus rien en quoi croire ou en quoi espérer. Qui sont parce qu’ils doivent être.
Les secondes deviennent de longues minutes. Elias a commencé bien assis, puis au fur et à mesure, une bière à la main, il est courbé sur la bûche, le visage dans les flammes. Connor se lève quand Maclean arrive. Il le salut d’un petit mouvement de son chapeau de cowboy qui lui donne un air con et il part avec deux filles. Ils sont du même acabit. De ceux qui veulent profiter, qui pense que baiser, c’est un peu comme contrecarrer les plans sévères du monde. Un pied de nez à la mort.
Ils sont cons, parce que personne ne baise la mort.
C’est toujours elle qui finit le travail.
– Ça a été une putain de dure journée, balance John à l’attention de Leslie, t’aurais dû venir, t’aurais pu voir la gueule d’Eli ! Il a pas voulu dire c’qu’il a vu, mais avec Connor on a parié que c’était au moins un spectre. T’aurais dû voir sa tronche…
Le brun ricane, mais le regard d’Elias ne dévie pas une seule fois des flammes. Il pourrait l’attraper, plonger la tronche de ce putain de cancrelat dans les flammes et le voir prendre feu avec un plaisir non dissimulé. Y penser le fait doucement sourire, un sourire qui filerait la frousse à la Mort même.
– Pour que ce soit aussi gros, c'était ta matka*, John.
– Ma quoi ? Le gars se relève, prêt à foncer dans le tas, et, et...! tu sais quoi, va t’faire foutre Hyde, t’as fait la gueule tout l’long du trajet…
Il secoue sa main d’un air agacé. Le sorcier ne bouge pas d’un pouce. Il se dit que s’il hésite autant, c’est qu’il a peur de perdre. Il vient d'insulter la seule personne que John regrette d'avoir tuer pourtant. Il doit sacrément avoir peur. Peur de finir dans les flammes. Le géant se dit qu’il aurait des ennuis auprès de Diwali pour ça, mais il n’a pas peur. La vie est trop dure pour avoir peur d’un énième gringalet humain.
Quand John attrape sa veste et part jusqu’à sa caravane, le regard noir d’Elias tombe sur Maclean, comme pour lui signifier qu’il n’est pas d’humeur ce soir.
Vraiment. Pas. D’humeur.

_______
* mère, en tchèque


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MessageSujet: Re: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Aujourd'hui à 2:15

Le ronronnement de la jeep annonce le retour. En un murmure que les sens perçoivent au-delà de des remous propre au campement. Page abîmée d’un livre qui l’est d’autant plus qui se corne. Pour marquer l’emplacement, là où les yeux se sont posés en dernier. Absence de respect envers un papier usé, propriétaire d’un autre déjà mort arrachée à la poussière d’une maison en train de pourrir. Reliquat ramené d’un raid quelconque, mes trésors personnels qui s’entassent dans un coin de la caravane. Pour être dévorés et mieux oubliés ensuite. Abandonné sur la couchette, le bouquin et le vide dans l’esprit, c’est le corps qui s’extirpe au-dehors pour marcher à la rencontre du petit groupe revenu d’expédition. Chargé par Maria de s’assurer de tous les voir rentrer en un seul morceau, d’inspecter les prises faites durant le raid. Prendre la mesure de l’extérieur et en faire un compte-rendu une fois la nuit dissipée. Envie en peau de chagrin dans la poitrine, les responsabilités qui agacent lorsque la carcasse se fait plus fragile que d’ordinaire.

Rejoindre le petit groupe, ressentir la chaleur du feu avant même d’en être suffisamment près. Un signe de tête en guise de salut, en réponse à celui d’un Connor qui se lève et qui déjà disparaît. Accompagné, rarement seul. Délice de l’insouciance, pincement de jalousie couplée à d’odieux regrets dans la poitrine. Les traits qui se ferment et le regard qui se pose sur l’un des hommes restants lorsqu’il ouvre la bouche. Son ricanement qui trouve écho au sourire ourlant mes lèvres. « - Il semblerait que j’en ai un aperçu… » Je le souffle, le regard se posant sur la silhouette courbée. Le gaillard dont le regard sombre se borne à se faire bouffer par les flammes. Tire toujours la gueule Elias, comme si c’était gravé dans sa chair. Taciturne qui me ferait presque pâlir de jalousie. Mutisme qui s’effrite finalement. Mais c’est qu’il parle, et s’arrange pour irriter les nerfs des autres. L’insulté, allez savoir si c’est vraiment le cas, se relève, prompt à lancer une étincelle sur la traînée de poudre honteusement tracée devant son nez. Pas en avant et bras qui se tend vers le bonhomme pour faire office d’arbitre, maintenir un semblant d’ordre avant que les choses ne tournent au drame non désiré. Il pue l’hésitation, la crainte. Je le sens aux murmures frénétiques des battements de son cœur. Il sait aussi qu’un règlement de compte ne leur apportera rien de bon, à tous les deux, et que ça n’en vaut pas la peine. Uniquement la satisfaction éphémère d’avoir réparé une injure, bien ridicule face à la perspective des remontrances qui suivront.

La voix de la raison s’invite dans l’esprit échauffé, et sa présence n’est plus qu’un souvenir. A peine une ombre qui se dessine dans le rien mais que la pupille inhumaine perçoit encore. Un frisson me lacère l’échine lorsque je sens le poids du regard du chasseur peser sur moi. Quel honneur d’avoir attiré son attention. Immobile devant le brasier, je m’accroche encore un instant dans la contemplation du vide laissé par John avant de baisser les yeux vers Elias. Prémices d’une conversation qui se passe de mots. Noirceur des pupilles amplement suffisantes pour comprendre ce qui se passe dans la tête du bonhomme. De mauvais poil. Très bien. J’ai l’esquisse d’un sourire cynique qui s’appose sur les lèvres, à peine un tressaillement qui disparaît aussitôt. N’en reste alors plus que l’éclat d’une satisfaction sale dans le regard. « - Je m’en voudrais de m’immiscer dans ton humeur morose, mais mettre en rogne des partenaires de sortie n’est pas vraiment une bonne option. Ils te craignent peut-être en individuel mais s’ils venaient à se regrouper pour te coller un sourire permanent sur la figure, j’ai bien peur que la finalité soit différente… » La main qui s’agite dans sa direction, l’accable au cas où les mots n’étaient pas assez clairs. Suinte l’ironie sur la langue. Je m’improvise bourreau de ses nerfs, tortionnaire de sa patience. Et je m’en délecte honteusement. Honteuse habitude, ce besoin irrépressible de le pousser dans les retranchements de sa patience. Exaspéré l’homme pour ne pas avoir à me souvenir de la dette que j’ai envers lui.

« - Contrarié M. Hyde ? » Inutile de poser la question, la réponse est évidente. Et pourtant. Les mains se glissent lentement dans les poches du jean. J’esquisse quelques pas sur le côté, contourne le feu de camp pour me placer face au trappeur. Reste de bout afin de profiter de cette odieuse supériorité factice. Besoin impérieux de maîtriser l’instant pour ne pas en sortir perdant. « - Chasse infructueuse ou la faute à un quelconque revenant ? » Ricanement sur la langue, dissimulé au mieux mais dont certaines notes percent la surface. Monstre défiant la logique encore trop ancré au rationnel de son humanité perdue pour croire aux histoires de fantômes. Le rejetant parfois pour finalement me dire que peut-être, dans tout ce vide alentours, Izzy est là quelque part. Présence d’une fille disparue qui ne serait qu’un murmure, une satisfaction d’un instant qui disparaît lorsque la raison revient s’immiscer dans l’esprit ravagé. Mauvaise chasse, ou blagues déplacées, ce sont les seules raisons plausibles face à la tête d’enterrement d’Elias.  

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