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 The Devil's got you beat (elias+leslie)

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MessageSujet: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Jeu 11 Jan - 21:33


Ya walk alone the course of sixty six.
Ya shoot the hand, e'ya took the flix.
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Leslie & Elias

Connor descend le premier de la jeep en se jetant comme s’il était un héro nouveau. Elias a tout juste le temps de se déplier qu’on lui lance son arbalète. Il la rattrape aisément, même si le cœur n’y est pas. Léotie a bien vu dans quel pitoyable ils l’ont retrouvé – il n’a pas décroché un seul mot de tout le voyage, même quand Connor lui a dit que son pénis était de la taille d’un cure-dent. EN temps normal, il aurait eu le mot pour rire, il lui aurait proposé de s’occuper de ses chicots pourris ou quelque chose dans le genre, mais il a à peine sourcillé.
Silencieux comme la mort, c’est ce qu’elle se dit Léotie, et elle n’aime pas quand il est comme ça.
Elle lui tapote gentiment le torse avec un sourire d’excuse :
– Je sais pas ce qui s’est passé, Elias, mais si tu veux en parler… Il glisse sur elle ses yeux noirs, la réponse est tout sauf oui, mais la gamine continue : T’hésites pas, hein. Tu sais où me trouver.
Il secoue la tête, surtout pour qu’il la lâche. Il ne veut pas être cruel, ni commencer à se montrer agressif, parce qu’il commence, il risque de devenir particulièrement acide. Il a besoin de se calmer. Besoin de respirer un bon coup. Il remet en place son arbalète sur son épaule avant d’avancer lentement vers l’intérieur du camp. Sa caravane est un peu en dehors du cercle habituel, dans l’ombre, là où il se complaît. Il y dépose seulement le strict nécessaire, enfilant une veste chaude pour ressortir, quelques secondes plus tard.
Le froid est mordant, mais il a le mérite de le saisir jusqu’à l’os et de le secouer un peu. Ce n’est rien comparé à ce qui était jadis dans la Vallée des murmures quand le vent glacial poussé par la mer noire glissait sur les montagnes, faisait vibrer la cabane au fond des bois pourtant si bien cachée. Il entendait ces soirs là le cliquetis d’os et de dent des squelettes et des esprits de la forêt. Ou peut-être que ce n’était que son imagination ?
Peut-être que tout n’était que le fruit de son imagination.
Comme Zora.
Peut-être.
Il approche calmement du feu. Il n’y a que peu d’âmes qui vivent, et il apprécie. Il s’étire, se pose calmement là, juste en face des flammes qui crépitent dans le feu improvisé. Il ne sait pas qui l’a allumé, mais il s’en fiche. Personne ne lui dira rien. Il hésite, un moment, puis finalement il décroche son arbalète, la pose à côté de son pied. Au premier bruit suspect, il n’hésitera pas. Il se soulèvera, prendra l’arme et décochera. Rapide et efficace. Si ça ne suffit pas, la dague épaisse qu’il porte à la ceinture sera tout aussi utile. Il pense à la fureur, à la violence, au sang, car pendant ce maigre instant il ne pense plus à elle.
Il ne faut pas qu’il y pense, car la vie recèle plus de dangers que de plaisir.
Il jette un regard à Connor qui est là, assis à côté du feu, attrapant sa guitare pour chanter de sa voix grave et chaude. Connor, il embobine toujours les nanas comme ça. Il leur fait le coup du mec irrésistible au passé trouble, au passé sombre. La vérité, Elias le sait, c’est qu’il est incapable de dormir seul car il a trop peur. Car dans son bide y a encore les marques de ce que les hommes lui ont laissé, de belles balles de peur. On lui a tout refusé à Connor, le gite et le couvert, pour ne pas prendre de risque.
Les risques c’est pour les gens comme eux, les gens fous, ce qui n’ont plus rien en quoi croire ou en quoi espérer. Qui sont parce qu’ils doivent être.
Les secondes deviennent de longues minutes. Elias a commencé bien assis, puis au fur et à mesure, une bière à la main, il est courbé sur la bûche, le visage dans les flammes. Connor se lève quand Maclean arrive. Il le salut d’un petit mouvement de son chapeau de cowboy qui lui donne un air con et il part avec deux filles. Ils sont du même acabit. De ceux qui veulent profiter, qui pense que baiser, c’est un peu comme contrecarrer les plans sévères du monde. Un pied de nez à la mort.
Ils sont cons, parce que personne ne baise la mort.
C’est toujours elle qui finit le travail.
– Ça a été une putain de dure journée, balance John à l’attention de Leslie, t’aurais dû venir, t’aurais pu voir la gueule d’Eli ! Il a pas voulu dire c’qu’il a vu, mais avec Connor on a parié que c’était au moins un spectre. T’aurais dû voir sa tronche…
Le brun ricane, mais le regard d’Elias ne dévie pas une seule fois des flammes. Il pourrait l’attraper, plonger la tronche de ce putain de cancrelat dans les flammes et le voir prendre feu avec un plaisir non dissimulé. Y penser le fait doucement sourire, un sourire qui filerait la frousse à la Mort même.
– Pour que ce soit aussi gros, c'était ta matka*, John.
– Ma quoi ? Le gars se relève, prêt à foncer dans le tas, et, et...! tu sais quoi, va t’faire foutre Hyde, t’as fait la gueule tout l’long du trajet…
Il secoue sa main d’un air agacé. Le sorcier ne bouge pas d’un pouce. Il se dit que s’il hésite autant, c’est qu’il a peur de perdre. Il vient d'insulter la seule personne que John regrette d'avoir tuer pourtant. Il doit sacrément avoir peur. Peur de finir dans les flammes. Le géant se dit qu’il aurait des ennuis auprès de Diwali pour ça, mais il n’a pas peur. La vie est trop dure pour avoir peur d’un énième gringalet humain.
Quand John attrape sa veste et part jusqu’à sa caravane, le regard noir d’Elias tombe sur Maclean, comme pour lui signifier qu’il n’est pas d’humeur ce soir.
Vraiment. Pas. D’humeur.

_______
* mère, en tchèque

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MessageSujet: Re: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Mer 17 Jan - 2:15

Le ronronnement de la jeep annonce le retour. En un murmure que les sens perçoivent au-delà de des remous propre au campement. Page abîmée d’un livre qui l’est d’autant plus qui se corne. Pour marquer l’emplacement, là où les yeux se sont posés en dernier. Absence de respect envers un papier usé, propriétaire d’un autre déjà mort arrachée à la poussière d’une maison en train de pourrir. Reliquat ramené d’un raid quelconque, mes trésors personnels qui s’entassent dans un coin de la caravane. Pour être dévorés et mieux oubliés ensuite. Abandonné sur la couchette, le bouquin et le vide dans l’esprit, c’est le corps qui s’extirpe au-dehors pour marcher à la rencontre du petit groupe revenu d’expédition. Chargé par Maria de s’assurer de tous les voir rentrer en un seul morceau, d’inspecter les prises faites durant le raid. Prendre la mesure de l’extérieur et en faire un compte-rendu une fois la nuit dissipée. Envie en peau de chagrin dans la poitrine, les responsabilités qui agacent lorsque la carcasse se fait plus fragile que d’ordinaire.

Rejoindre le petit groupe, ressentir la chaleur du feu avant même d’en être suffisamment près. Un signe de tête en guise de salut, en réponse à celui d’un Connor qui se lève et qui déjà disparaît. Accompagné, rarement seul. Délice de l’insouciance, pincement de jalousie couplée à d’odieux regrets dans la poitrine. Les traits qui se ferment et le regard qui se pose sur l’un des hommes restants lorsqu’il ouvre la bouche. Son ricanement qui trouve écho au sourire ourlant mes lèvres. « - Il semblerait que j’en ai un aperçu… » Je le souffle, le regard se posant sur la silhouette courbée. Le gaillard dont le regard sombre se borne à se faire bouffer par les flammes. Tire toujours la gueule Elias, comme si c’était gravé dans sa chair. Taciturne qui me ferait presque pâlir de jalousie. Mutisme qui s’effrite finalement. Mais c’est qu’il parle, et s’arrange pour irriter les nerfs des autres. L’insulté, allez savoir si c’est vraiment le cas, se relève, prompt à lancer une étincelle sur la traînée de poudre honteusement tracée devant son nez. Pas en avant et bras qui se tend vers le bonhomme pour faire office d’arbitre, maintenir un semblant d’ordre avant que les choses ne tournent au drame non désiré. Il pue l’hésitation, la crainte. Je le sens aux murmures frénétiques des battements de son cœur. Il sait aussi qu’un règlement de compte ne leur apportera rien de bon, à tous les deux, et que ça n’en vaut pas la peine. Uniquement la satisfaction éphémère d’avoir réparé une injure, bien ridicule face à la perspective des remontrances qui suivront.

La voix de la raison s’invite dans l’esprit échauffé, et sa présence n’est plus qu’un souvenir. A peine une ombre qui se dessine dans le rien mais que la pupille inhumaine perçoit encore. Un frisson me lacère l’échine lorsque je sens le poids du regard du chasseur peser sur moi. Quel honneur d’avoir attiré son attention. Immobile devant le brasier, je m’accroche encore un instant dans la contemplation du vide laissé par John avant de baisser les yeux vers Elias. Prémices d’une conversation qui se passe de mots. Noirceur des pupilles amplement suffisantes pour comprendre ce qui se passe dans la tête du bonhomme. De mauvais poil. Très bien. J’ai l’esquisse d’un sourire cynique qui s’appose sur les lèvres, à peine un tressaillement qui disparaît aussitôt. N’en reste alors plus que l’éclat d’une satisfaction sale dans le regard. « - Je m’en voudrais de m’immiscer dans ton humeur morose, mais mettre en rogne des partenaires de sortie n’est pas vraiment une bonne option. Ils te craignent peut-être en individuel mais s’ils venaient à se regrouper pour te coller un sourire permanent sur la figure, j’ai bien peur que la finalité soit différente… » La main qui s’agite dans sa direction, l’accable au cas où les mots n’étaient pas assez clairs. Suinte l’ironie sur la langue. Je m’improvise bourreau de ses nerfs, tortionnaire de sa patience. Et je m’en délecte honteusement. Honteuse habitude, ce besoin irrépressible de le pousser dans les retranchements de sa patience. Exaspéré l’homme pour ne pas avoir à me souvenir de la dette que j’ai envers lui.

« - Contrarié M. Hyde ? » Inutile de poser la question, la réponse est évidente. Et pourtant. Les mains se glissent lentement dans les poches du jean. J’esquisse quelques pas sur le côté, contourne le feu de camp pour me placer face au trappeur. Reste de bout afin de profiter de cette odieuse supériorité factice. Besoin impérieux de maîtriser l’instant pour ne pas en sortir perdant. « - Chasse infructueuse ou la faute à un quelconque revenant ? » Ricanement sur la langue, dissimulé au mieux mais dont certaines notes percent la surface. Monstre défiant la logique encore trop ancré au rationnel de son humanité perdue pour croire aux histoires de fantômes. Le rejetant parfois pour finalement me dire que peut-être, dans tout ce vide alentours, Izzy est là quelque part. Présence d’une fille disparue qui ne serait qu’un murmure, une satisfaction d’un instant qui disparaît lorsque la raison revient s’immiscer dans l’esprit ravagé. Mauvaise chasse, ou blagues déplacées, ce sont les seules raisons plausibles face à la tête d’enterrement d’Elias.  

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MessageSujet: Re: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Ven 16 Fév - 20:00


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Leslie & Elias


Il se souvient parfaitement qu’au moment où il était sorti de Darkness Fall, il s’était dit : l’enfer est fini. Enfin. En réalité, il doit bien se l’avouer, ça n’est que le début. Le visage de Zora le hante. Il la revoit, en boucle, devant ses yeux noirs. Pourquoi est-ce qu’il ait fallu qu’elle existe une nouvelle fois ? Pour commettre de nouveau les erreurs ? Il enfonce ses doigts dans sa tignasse obscure. Il ne la mérite pas. Il a déjà donné une fois, et il doit bien avouer que ça n’a pas eu l’effet escompté. Il se souvient de la douleur de la perdre. C’est cette douleur qui l’a rendu fou à l’époque. Cette fois, elle le rend fou car elle existe, lui qui s’était fait à l’idée de ne plus jamais la croiser.
Diable, qu’a-t-il fait à l’humanité pour mériter un tel sort ? C’est lui qui aurait dû mourir. Il est mort, une fois, il se souvient mais ça n’a rien fait. Il est revenu. Il reviendra s’il meurt de nouveau. Il reviendra encore et toujours, parce qu’il lui est destiné. Elle est faite pour lui. Il essuie de sa main son visage en sueur, des sueurs froides qui le glacent jusqu’à l’intérieur. Et si elle était une malédiction en réalité ? Une horrible succube sous ses airs de sainte ? Une horrible illusion, une pâle copie de ce qui fut et ne sera plus jamais ?
La réalité est peut-être plus cruelle. Elle ne doit être que parce qu’elle est. Pour aucune autre raison, et certainement pas celle de lui donner une « seconde chance ». Devant cette évidence difficile à avaler, les yeux noirs du sorcier se plongent dans les flammes en espérant y brûler ses sombres desseins. Il ne doit pas la retrouver. S’il la cherche, il finira par la briser comme la dernière fois. Ils ne sont pas faits l’un pour l’autre, il le sait, il en a déjà souffert une fois.
Et il n’est pas prêt d’arrêter à en juger par le regard que MacLean pose sur lui. Il le lui retourne, menaçant même assis. Le géant ne rigolera pas longtemps, il n’est pas d’humeur, ça se lit partout sur sa gueule. Il est d’humeur à s’enterrer lui-même au milieu du désert et à attendre la fièvre, la mort, les mouches, qu’importe, quelque chose qui le prive de la vue et qui le laisse sans volonté. Il ne veut pas. Il refuse de s’attacher de nouveau à elle. Plus il refuse, plus il se noie. Il le sait en voyant MacLean, il sent bien son visage qui se décompose.
– Contrarié M. Hyde ? Chasse infructueuse ou la faute à un quelconque revenant ?
La façade s’effondre à l’idée d’un revenant. Il détourne les yeux, un instant, un frisson horrible remontant son échine. Comment est-ce qu’il peut savoir ? Il a l’air coupable, Elias, coupable de quelque chose mais de quoi exactement, difficile à savoir car ici tous ignorent de quoi était faite sa vie d’avant. On sait à peine à quoi ressemble la langue de barbare qu’il utilise parfois. On sait qu’il ne connaissait rien à l’anglais quand la Communauté l’a trouvé, et rien aux armes à feu non plus. On sait qu’il est d’un autre temps, Elias Hyde, mais personne ne s’amuse à poser de telles questions, parce que tout le monde s’en fout.
Les histoires des uns et des autres, c’est bien pour ceux qui ont le temps d’écouter.
– Tes mots sont un poison, Leslie.
Il ravale difficilement sa salive, un instant la colère a laissé place au vide en lui. La douleur est anesthésie par le poison. Comme si son sang avait subitement coagulé dans ses veines. Son cœur s’est-il arrêté ? Non, il bat encore. Il ne s’arrête que pour elle. Zora. Il se mord la lèvre, d’un air renfrogné un moment, avant de lâcher, en grognant presque :
– Il ne fait jamais bon de revoir les fantômes du passé… Tu dois bien le savoir…
La pique n’est pas innocente, mais il ne dira rien de plus. A chaque ses peines et ses douleurs. A chacun sa croix, les maux des existences contraires, des destins saccagés. Il devrait savoir, Leslie, ce que c’est. Après tout, sans Elias, il ne serait déjà plus qu’un simple fantôme parmi les autres.

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MessageSujet: Re: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Sam 24 Fév - 20:31


Sale gueule et regard noir. Il se veut intimidant, comme une menace silencieuse qui s’appose dans l’écran sombre de ses pupilles. J’ai cessé de trembler devant quiconque depuis le jour où mon père m’a pété les dents de ses poings. Enterré le gamin terrorisé par les menaces, ça ne lui a jamais rien apporté de bon, seulement des douleurs qu’il ne voulait pas éprouver. Pas suffisamment inconscient cependant pour ne pas voir le danger lorsqu’il se tient devant moi. Elias est un danger, un de ces êtres à l’âme noire capable de tout. L’amas de brouillard entourant son passé ne le rend que plus dangereux, appose des questions douteuses qui restent éternellement sans réponse. Personne ne demande, personne ne veut savoir. J’en fais partie, bien que la curiosité soit parfois présente, à me bouffer le cœur et la langue. Il n’est certainement pas d’humeur pour s’enliser dans une douce discussion sur son existence passée et révolue. Pas d’humeur non plus pour une quelconque autre conversation. Ce qui pousse à vouloir rester, faire durer l’instant quitte à terrasser ses nerfs déjà certainement bien bousillés. Tant mieux.

La réplique appose un rictus sur les lippes. L’amertume d’un cynisme cinglant, le soupire d’un éclat de rire sur une seule note qui se glisse dans le silence, et une épaule qui se hausse avec désinvolture. « - On me le dit souvent. Personne n’en est mort jusqu’à présent pourtant. » Mensonge d’un fou qui s’est permis d’en bousiller plus d’un, sous la caresse de mots assassins. Du poison qui se distille avec une déconcertante facilité pour mieux se glisser dans les veines de ceux qui les écoutent. Détruire avec des mots, un art qu’il faut apprendre à maîtriser tôt pour ne pas se faire écraser et disparaître dans le rien. Le silence en pire défense. Il se renfrogne le bonhomme, s’enlise dans sa mauvaise humeur. Comme une invitation à rester, à se planter là face à lui. S’assoir de l’autre côté du feu et l’accabler d’un regard pétillant d’un amusement noir. Sale, à l’instar du sourire qui refuse de se détacher de mes lèvres même lorsque l’attaque s’invite sur le champ de bataille. J’en ai le corps qui frissonne, un tressaillement d’inconfort sur la gueule. L’ombre du malaise qui disparaît dans un battement de cils lourd et fatigué. « - Mes fantômes me hantent suffisamment pour que je n’ai pas besoin de les voir. Ils sont là, en permanence. » Comme une évidence qui fait partie de l’être à présent. Une présence constante, silencieuse, qui se manifeste dans les cauchemars, les frissons contre la peau. Le froid mordant le cœur quand la peine submerge et devient insupportable.

Je ne suis qu’un monstre, dévoré par d’autres. Engendrés de la douleur et réchappé de la mort. Certainement pas un fantôme, juste une ombre qui se perd et continue de faire trembler lorsqu’elle passe. Reconnaissance insolente qui me lie à lui, qu’importe ce qui pourra être dit ou fait. Une dette qui sera bien difficile à payer, même avec toute la bonne volonté du monde. Enchaîné à un autre être humain, par obligation, c’est bien ça qui me dérange le plus. Lui être redevable de ne pas m’avoir laissé crever comme j’aurais dû le faire. Remercier pour être toujours debout au lieu d’être bouffé par la vermine. Misérable qui en joue. « - C’est donc un fantôme qui est à l’origine de cette gueule que tu tires encore plus loin que d’habitude. » Conclusion froide vibrant des échos d’une moquerie qui se veut provocante. « - Il ne fait pas bon de posséder tes dons semble-t-il. » Pour faire face à des chimères, des illusions venues d’un autre monde. Contempler la mort sans le voir, lorsqu’elle décide de se montrer. Des frissons viennent me bouffer l’échine, poussent les mains à se rejoindre pour se serrer l’une l’autre comme pour distiller le réconfort d’une douce chaleur contre les paumes. Plutôt être un monstre qu’être capable de contempler l’au-delà droit dans ses yeux froids.

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MessageSujet: Re: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Mar 20 Mar - 18:14


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Leslie & Elias


Le sorcier ne répond pas. On peut bien mourir pour des mots. Il a déjà vu ça de ses yeux. Il suffit simplement de les répéter assez de fois, et d’y croire aussi dur que fer. Sa mère – et c’était il y a longtemps maintenant – lui racontait que c’était ainsi qu’était nés les premiers sortilèges et les premières illusions du monde des hommes. Il avait suffi quelques âmes égarées et mauvaises pour convaincre les autres, par des mots tout d’abord, jusqu’au jour où les mots prirent formes et où les illusions naquirent des bouches empoisonnées des diables.
Elias Hyde, fils d’un fiélon, n’aurait pu la contredire. Il suffisait de si peu pour faire mourir un homme, et pourtant ils étaient encore à l’heure actuelle vivants, debout, forts. C’était parfois surprenant cette capacité, cette résilience. C’était surtout décevant. Si l’humanité s’éteignait, alors peut-être aurait-il lui en retour un peu de repos.
Un endroit où s’étaler et ne jamais se réveiller, voilà ce qu’était le Paradis.

« Les fantômes sont souvent ainsi » reprend-t-il, sur le bout des lèvres, « en permanence à nos talons, le souffle froid sur la nuque, les yeux vides… Mais mon fantôme est bien différent. Hélas. »

Il est tangible, horriblement plein de chair et de sang. Il n’est pas effrayant non plus, ni même hanteur. Elle a l’air de tout ignorer de lui, d’eux. Elle le regarde comme s’il n’était qu’un inconnu, et c’est ce qu’il déteste le plus chez elle. Son affreuse inconscience. Elle a trop d’épaisseur, trop de chaleur, alors que lui crève de froid depuis des siècles. Il sert doucement les poings Elias Hyde, car il sent déjà la colère qui hurle en lui comme un chien malade, un loup pris au piège d’une gueule d’acier qu’il n’aurait vu qu’au dernier moment.
C’est ce qu’elle est, Zora, un piège à ours. Il a mis le pied dedans une fois, et il n’avait déjà que difficilement échappé à sa beauté intemporelle, à ses yeux de torrent.
La dernière fois qu’ils s’étaient vus, elle n’était déjà plus qu’un squelette froid et sans âme. Elle n’était jamais vu le voir, même pas dans la mort. Il avait eu si mal, il avait voulu la ramener, tellement de fois en vain, tellement de fois ratée… Il lui en avait voulu à l’époque, de le laisser seul avec sa douleur et cette existence ratée. Elle ne lui avait pas répondu.
Les yeux noirs d’Elias tombent finalement sur Leslie, sur son visage éclairé par les flammes qui crépitent. Il ne lui en veut pas, de toutes ses piques, de cette façon qu’il a de toujours le mordre au mollet pour réveiller en lui quelque chose, une vague soudaine, plus violente.
Il est fatigué, ce soir, Elias Hyde. Fatigué et en colère contre le monde entier, blessé par les mains de Zora aux yeux céruléens. Il aimerait s’arracher les yeux ou le cœur, ou les deux, qu’importe en réalité de ce qui est arraché à sa chair, pourvu que ça lui fasse mal et lui fasse oublier l’épine plantée là, quelque part dans son myocarde, entre le ventricule et le gros du muscle. Pénible petite épine.

« De grands pouvoirs ne peuvent pas venir seuls, pas vrai ? »

Il étend calmement ses mains vers le feu qui siffle. Les flammes ont l’air de danser en le voyant approcher, mais ce n’est peut-être que l’effet du vent qui souffle entre les tentes et les caravanes.

« Il y a du bon à voir les visages du passé, ils rappellent que nous ne sommes pas seulement des êtres éphémères à l’existence absurde, mais il y a quelque chose de cruel aussi. De très cruel. »

Elias fronce légèrement les sourcils, alors qu’il enfonce ses mains entre ses mains, un instant. Le temps d’essuyer la sueur, de chasser ses vilaines pensées qu’elle apporte, elle, toujours, ses yeux bleus qui chassent le rouge des flammes.

« Je préfère mes fantômes, morts. »

Aveu à demi-mot, il n’en dira pas plus. La douleur est déjà là, vive, du côté du myocarde et de son épine. Il ne regarde pas Leslie. Pudique sur la souffrance qui l’étreint. Pudique sur son passé dont il ne parle jamais, ou seulement à demi-mot comme ce soir.

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MessageSujet: Re: The Devil's got you beat (elias+leslie)   Lun 26 Mar - 20:22


Quand il ne me sert pas son silence, il m’offre des états d’âmes qui révulsent la mienne. Trop fracassée pour seulement accepter de se complaire dans les complaintes. Trop souvent blessée pour encore ressentir de la douleur, ma pauvre âme qui n’a plus la force ni la volonté de se laisser bercer par la douce symphonie d’une déprime passagère. J’en crèverais si c’était le cas. Serait déjà mort depuis longtemps à bien y regarder, après le décès de ma cadette, pour ne pas vivre sans elle. Bien des choses auraient pu être évité, enfermées entre quatre planches de bois, à pourrir sous la terre au lieu de continuer à la foulée. Mes deux gamines sont certainement les deux choses encore capable d’apposer l’ombre du chagrin sur mes traits. Les véritables faiblesses de tout un système bien branlant malgré la force et l’assurance que je m’efforce de maintenir pour ne pas me faire bouffer. Nombreux seraient les charognards à venir ronger ma carcasse, c’est une évidence. Un soupire m’échappe, rêche et nerveux. C’est de la nervosité qu’il fait courir sous ma peau, à chaque mot qui s’extirpe d’entre ses lèvres, à chacun de ses gestes. Hyde est un catalyseur, un excellent moyen de s’arracher les nerfs et la patience pour mieux le pousser à bout. Ce grand morceau de calme et de déprime, je le préfère en colère et couvert de rage. Rien de tout ce qu’il me sert en ce moment.

« - Ah, dans ce cas… C’est un vivant qui t’allonge la gueule à ce point. Une vieille connaissance que tu croyais avoir éradiqué ? » La question se lance avec un rictus sans équivoque, le sourire des assassins qui se racontent leur dernière tuerie et leur rare échec. Mes jambes s’étendent en direction du brasier, les talons raclant la terre pour s’y incruster et maintenir l’ensemble dans une position relativement confortable. Quitte à faire la conversation autant s’installer dignement. Il se perd dans son silence, le trappeur, sa fatigue qui s’affiche sur son visage fermé comme un néon clignotant dans la nuit la plus noire. Quand l’esprit est faible, il est plus facile d’exacerber ses passions. Pousser les pulsions sales vers le haut et les voir surgir dans un élan de rage difficilement contenue. J’en ai les doigts qui se crispent joyeusement les uns contre les autres, à en faire craquer les articulations dans le silence. Pauvre vieux que tu es l’irlandais.

« - Ca sonne énormément comme une citation toute prête, mais c’est ce qu’on dit parait-il. » Un hochement de tête entendu accompagne la réponse. Des semi-morts et une fièvre assassine m’ont offert les miens. Et l’origine de ses propres capacités m’intrigue le temps d’un regard curieux au sourcil légèrement levé. Des questions de quelques secondes, un pauvre battement de cœur entre les côtes et un nouveau soupire m’échappe. Agacé cette fois. Le corps se redresse, et l’ensemble se penche en avant, plus près du feu, plus près de celui qui me fait face. « - Ta morosité est éreintante. Ce n’est pas fatigant, à la longue, d’être dans cet état de spleen constamment ? » Il y a du cynisme dans mes mots. Une moquerie railleuse que je ne prends même pas la peine de dissimuler. A quoi bon ? « - Vivants ou morts, passés ou présents, nos fantômes sont juste là pour nous casser les couilles. Tu y accordes trop d’importance, Hyde, remues-toi un peu au lieu de te morfondre et de prendre racine. » Les confidences n’ont jamais fait partie de mon mode de fonctionnement. Rares sont ceux qui peuvent se targuer de connaître le passé de leur voisin. La vie avant la communauté n’intéresse pas. A peine dans les premières questions sont posées aux nouveaux arrivants, elle est vite oubliée une fois sa place trouvée. Je me contrefous de savoir si son fantôme à les traits d’une ancienne conquête, d’un parent ou d’un ennemi. Tous pareils, tous coupables de la même faute. Ronger l’âme et la raison.

« - Tu devrais peut-être envisager de te mettre à boire. C’est miraculeux pour oublier ses problèmes. » Conseil d’un ancien alcoolique, parole de scout. J’en ricane presque tellement c’est ridicule de lui sortir une chose pareille. Un Elias alcoolisé serait certainement plus enjoué qu’un Elias sobre.

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he came from the shadow to mollify his suffering. moved by the rage, didn’t forget the sorrow. the endless pain
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The Devil's got you beat (elias+leslie)

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