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 just like a thief (ft. dante)

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Opinion Politique : Pour être honnête, t'en as rien à foutre. La seule et unique chose qui importe à tes yeux, c'est de sauver ta peau. Tu es ni contre, ni pour. Tu te dis que cela pourrait être pire. Tu te dis être maître de tes choix. Personne ne peut avoir la prétention de te dompter. Tu joues double-jeu. L'autorité ne représente rien à tes yeux, tu ne t'y plies que pour les avantages que t'apporte ta position.
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MessageSujet: just like a thief (ft. dante)   Sam 13 Jan - 22:40

Sept heures trente. Le soleil ne daigne pas montrer le bout de son nez. Les rues sont encore plongées dans l’obscurité. Il n’y a aucun bruit. La vie semble avoir quitté les alentours. Seuls quelques chats de gouttières se font entendre, en renversant une poubelle en métal dans leur lutte pour un territoire miteux où les ordures constituent un repas de roi pour les maigres félins. Mains dans les poches de ton cuir, clope allumée au coin du bec, tes pas résonnent dans les allées, sur les pavés humides. La pluie s’est faite diluvienne, ces derniers jours, et a déposé son voile humide sur tout le pays. Le paysage n’en est que plus fade, plus triste. En parfaite harmonie avec la fatigue intense qui s’abat sur toi depuis le début de la semaine. Tu ne dors plus, victime d’insomnies. Tu cauchemardes, lorsque Morphée accepte enfin de t’accueillir dans son royaume. Tu cogites encore et toujours. Sur tes rapports, tes dossiers, tes missions. Ton cerveau ne cesse jamais de s’agiter. Tes pensées tournent en boucle, un rythme rapide qui s’accélère continuellement sans jamais ralentir. Tu es vidé de ton énergie depuis des jours. Tes terreurs nocturnes ne cessent pas. Des craintes réelles. Tu t’imagines torturé par la milice pour les vices que tu t’acharnes à dissimuler aux yeux de tous. Ton alcoolisme, ton tabagisme, ton homosexualité. Tu t’imagines perdu entre les griffes de créatures sans visages. Abandonné à ton triste sort par tes « camarades ». Le simple fait d’y songer te fait frissonner.

Tu t’aventures dans des dédales de rues, plus sombres les uns que les autres. Les lampadaires prennent de la distance, n’éclairant que quelques segments de la route. Tu restes vigilant. La moindre ombre est suspecte. Tu restes à l’affût, tirant des lattes sur ton tube de nicotine. Tu occupes tes nuits, en divaguant dans la rue, pour occuper ton esprit solitaire et tourmenté. Tu espères toujours qu’une promenade nocturne parviendra à te faire sombrer dans un lourd sommeil dès ton retour à ton appartement, mais ça ne semble pas efficace. Du semelle de ta Doc Martens, tu écrases le mégot encore fumant de ton cancer en tube et expires le dernier nuage blanc que protègent tes poumons. Les cendres virevoltent un instant au-dessus de ton crâne pour disparaître dans la nuit. Un bruit. Tes pas se figent sur les pavés humides. Ce n’est pas la pluie tombant contre les fenêtres. Ce ne sont pas des félins jouant dans les ordures. Tu fronces les sourcils. Ton passif dans l’armée américaine t’a appris à ne jamais sortir sans ton arme : une riche idée, au vue des temps qui courent. Alors, tu poses tes doigts sur la crosse de ton revolver. Ta respiration se coupe. Ton cœur s’arrête., pour finalement battre plus fort, plus vite. Tu ne fais plus aucun bruit. Silencieux. Sur le qui-vive. Tu guettes le moindre courant d’air. Le moindre souffle. La moindre présence. Le moindre grognement. Le moindre pas dans une flaque d’eau. Tu t’avances alors dans une rue parallèle.

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