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 Shake' Em On Down (elias+aritza)

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WILDHUNTER

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MessageSujet: Shake' Em On Down (elias+aritza)   Lun 15 Jan - 0:18


I have a grave to dig fast
Moving feet you gave me
Light where it once was gone




Aritza & Elias

Ils ont perdu Mario aujourd’hui. Ça arrive parfois. Elias s’en est chargé. Il n’a pas cherché à comprendre : un coup de masse dans le crâne pour lui fendre la boîte crânienne en deux. La cervelle pulvérisée faisait comme un halo rose sur le sol. Il n’a rien dit à personne, il a regardé Connor qui tournait de l’œil. Il a su à ce moment là que ce n’était pas à lui qu’il devait demander, alors il a ramassé les morceaux, un par un, puis ils l’ont brûlé sur un bout de rocher ridicule. Les autres chasseurs ont prié. Léotie a versé une larme. Lui n’a rien dit. En rentrant, il s’est dit que ce n’était qu’une journée de plus en enfer.
Ils ont fait s’arrêter les chevaux au niveau des écuries et des tentes et petit à petit, ils ont commencé à craquer. A être furieux. A ne pas comprendre. A désespérer. Chaque mort est la preuve de l’inexorable fin. Connor n’a même pas cherché à comprendre, ils ont commencé à décharger tous les deux les divers butins. Ça a été dur et long, mais Elias n’a rien dit. Il préfère le silence aux pleurs.
A la fin de la journée, au début de la nuit, ils sont tous là autour du feu.

Ils parlent un peu, de ce qu’a été Mario pour eux. Elias ne dit rien. Il a les mains plongées dans l’eau d’une bassine coincée entre ses pieds. Il lave en silence ses doigts du sang séché et de la terre qui colle à ses ongles. Il ne dit rien, comme à son habitude, parce qu’il n’a rien à dire. Tout le monde a ses démons. Quand Léotie se tourne vers lui, elle a les yeux gonflés, rougies par les sanglots. Elle est fragile la petite. Un peu trop fragile pour une vie de nomade. C’est ce que pense le sorcier.
– Tu… T’en penses quoi, Eli ? La gorge se la gosse se serre.
Le géant jette un regard circulaire autour du feu. Il a un moment d’absence, un silence profond, avant de replonger ses doigts dans l’eau. L’eau est sale, elle est boueuse. Elle est de la même couleur que les marécages qui sont en périphérie du campement. De la même odeur de sang et de merde.
– Qu’il est bienheureux loin de cet enfer.
Un silence, de nouveau, au centre du campement, alors que tout le monde hausse les épaules ou lèvent les yeux vers les cieux. Certains s’en remettent à leurs croyances historiques, d’autres à leur seule existence. Certains ont des Dieux pour les protéger, d’autres ne cherchent rien que la survie. Elias n’est aucun de ces deux-là. Trop lâche pour la mort, trop brave pour abandonner. Trop égoïste. Trop mégalomane aussi… Et dernièrement, intéressé de nouveau.
Il ignore comment, mais sa vie connaît un nouveau tournant inattendu. Il ne sait pas encore si c’est pour le meilleur ou pour le pire, il ne sait pas quelle entité créatrice peut le mettre ainsi à l’épreuve, mais il est certain que Zora n’est pas revenue pour rien. Il doit y avoir une raison. Il faut qu’il y ait une raison.
Connor sort sa guitare sous les applaudissements de quelques badauds autour du feu. Il se racle la gorge, accorde la vieille guitare acoustique qui n’a plus l’air de rien, mais il jure qu’elle a appartenu un jour à Neil Young, et que c’est vrai. Elias ne sait pas qui est Neil Young alors il veut bien le croire.

I’m diggin’ my grave
I’m diggin’ my grave
My road to hell is surely paved
With all the love that I never gave


Un silence envahit le cercle alors qu’Elias écoute chaque parole. Il s’agit d’épines qui lui arrachent la peau. Chacune est une écorchure. Il s’est déjà vidé de la colère auprès de Maclean. Il ne lui reste plus que l’amertume. En silence, ses yeux se perdent dans le crépitement des flammes.

Well Lord I wish that I hadn’t sinned
Oh oh I wish I hadn’t sinned
That I could be with you again
Oh oh I wish Oh I wish I hadn’t sinned


Il sert un peu les dents et finalement il se lève. Le sorcier attrape la bassine pour la vider et s’éloigne en silence du campement, son arbalète toujours dans le dos et à sa ceinture brille plusieurs couteaux plus ou moins longs. Ils brillent à la lumière de la lune quand il se glisse entre deux caravanes et jette l’eau sale à même le sol, restant un instant figé pour observer l’horizon malsain qui se dresse devant lui.
Combien de rôdeurs ?
Combien d’esprits ?
Combien ?

Il l’ignore. Il lui semble que sa vie a été si longue qu’elle en est devenue douloureuse, pénible. Trop lourde à porter, oui. Il inspire profondément et laisse la bassine sur le sol pour faire quelques pas, s’éloignant des flammes mais aussi du bruit. La voix de Connor s’évapore petit à petit alors qu’il arrive auprès du hangar où est gardé le stock.
Des pas résonnent derrière la caravane. Il est juste devant et il sort une cigarette, qu’il allume, seul point illuminé de la nuit. Il se détache des ombres où il est si bien, et ses yeux noirs cherchent la personne à qui appartiennent ses bottes qu’il entrevoit sous le châssis de métal de la caravane. Il contourne lentement la caravane, la cigarette accrochée à ses lèvres, délice de mortel que de pouvoir s’empoisonner la vie avec plaisir. A son époque, l’absinthe rendait aveugle. Ils ont fait fort ces hommes, à créer des poisons invisibles.
Arrivé de l'autre côté de la caravane, c'est Aritza qui est devant lui. Elle a l'air seule. Il regarde autour d'eux, et c'est ce qu'il en ressort oui. Qu'elle est seule, au milieu de la nuit, dehors. Il se pose la question, mais ce n'est pas ce qui sort de sa bouche à ce moment-là. Comme un corbeau funeste, ses seuls mots sont :
– Mario est mort.


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MessageSujet: Re: Shake' Em On Down (elias+aritza)   Jeu 15 Fév - 8:57

Résiliée à domicile.
Punition du brave.
Excuse du couard.
Justifications futiles pour une décision qu’ils n’aspiraient qu’à prendre depuis tellement longtemps déjà à ma seule encontre. Depuis mon évincement, ils ne rêvent tous que d’une chose. Me bannir. Me voir fuir. La queue entre les pattes. La tête encastrée dans les épaules. Le dos vouté et la conscience écrasée par la honte. Il n’en est pourtant rien. Je reste droite. Je reste fière. Alors ils remettent toujours à plus tard ce qui pourtant semble à ce point inévitable. Il préfère me garder un peu plus longtemps sous leur coude. Sous leur coupe. À portée de main. De bras. De gifle. Mais jamais de manière physique. Oh non, ça jamais. Ce serait là porter préjudice à leur si jolie réputation. Ce serait là déterrer des cadavres qu’ils peinent désormais à entasser dans leurs placards. Ils préfèrent de loin m’enchaîner à ce tronçon de terrain qui ne porte même pas – plus – mon nom. Huit mètres carrés et pas une miette de plus. Douze d’après leurs propres estimations. Plus que certains rats de la ville qu’ils osent encore me balancer. Laissez-moi rire. Il ne relève là guère plus que d’un rayon asymétrique maladroitement dessiné par la main d’une gamine à peine en âge de comprendre. Le hangar. La caravane. Une ligne droite pour rejoindre ces deux extrémités. Voilà à quoi se résume aujourd’hui mon champ d’action. Prison invisible qui resserre chaque jour un peu plus ses serres autour de mon cou. À tel point même que bientôt les marques ne pourront plus se dissimuler. Hématomes aux formes de doigts avides. Ecchymoses d’un temps révolu et d’un avenir qui ne s’annonce que plus sinistre.

*Tic. Tac.
Tic. Tac.
Serrer.
Desserrer.
Tic. Tac.
Tic. Tac.
Serrer plus fort.
Desserrer à peine.
Tic. Tac.
Tic. Tac.
Cassé …

Le temps est comme à son habitude. Lourd. Étouffant. Omniprésent. Il nous prend de haut. De gauche. De droite. De partout à la fois. Il nous pousse vers le bas. Nous écrase au sol. Nous ramène de là où nous venons. Tout en nous rejetant. En nous expulsant. Il ne veut guère de nous. Nous sommes un parasite infecte et infeste. Un mal qui depuis des lustres a cessé d’être nécessaire. Nous sommes la cible à abattre. Nous sommes l’ennemi. Et nous sommes aussi fourbes qu’increvables. Des vermines qui pullulent la surface de la Terre. Nous La rendons imberbe. Infertile.
Malade.

Alors à travers un dernier cri de détresse, Elle appelle à l’aide. Elle va puiser au plus profond d’Elle-même. Elle va arracher à Son essence divine ce penchant sombre et sinistre qu’Elle tentait si bien à nous cacher. Depuis le fin fonds de Ses entrailles, Elle laisse jaillir la germe que nous y avons planté. Le sol se fissure. L’espace-temps se fige.

*Une brèche.
Deux fentes rougeoyantes pour découvrir le monde.
Un sourire carnassier pour apprécier ce qu’
IL y découvre.

Un bruissement de l’autre côté de la caravane. Rien d’alarmant pour autant. Avec le temps vient l’expérience. La méfiance aussi. Tout comme la confiance. Elles se frôlent de si près qu’on pourrait presque les confondre. Voire les méprendre. Elles se touchent à peine. Se rencontrent. Se reconnaissent. Puis sortent les griffes et les crocs pour clamer le terrain pour soi. Qu’elles se déchiquettent donc en silence. Je ne m’intéresse guère d’assister à leurs ébats ce soir. La nuit est suffisamment lourde en tension et en émotions sans en rajouter davantage.

Je laisse venir à moi celui qui s’est éloigné du troupeau. Un silence non point désagréable nous entoure l’espace d’un instant. Il pose son regard sur moi. Puis sur le rien qui nous entoure. Il garde poliment pour soi ce qu’un autre n’aurait assurément pas manqué de me faire remarquer. J’apprécie la solidarité qu’il me témoigne ainsi. Je me garde tout autant de lui en toucher un mot. Ce sera notre petit secret rien qu’à nous.

Les mots tombent. La fumée de cigarette donne un côté presque mystique à cette confession. Le silence s’installe à nouveau entre nous. Un oiseau s’envole à proximité.

- « Je sais. »

Inutile de se voiler la face. J’ignorais peut-être encore son identité, mais il était évident que la sortie viendrait clamer son dû. Une seule âme pour assurer le salut de la Communauté. Certes, ce n’est qu’un maigre réconfort. De fait, je m’abstiens de tout commentaire. J’ai connu pire. J’ai vécu pire. J’ai FAIT pire. Entre bourreaux, on apprend à non pas à se connaître, mais à se reconnaître. Il aura beau se laver encore et encore. À plonger corps perdu dans une rivière. À prêcher le ciel pour plus de pluie encore. À passer son éternité dans une bassine d’eau croupie. Nous avons tous deux ce qu’il en ressort. Ce soir, je prierai pour le répit de son âme … à défaut de rédemption, puisse-t-elle tenir encore un peu avant de se noyer …

*Plic. Ploc.
Plic. Ploc.
Plouf.

- « Puisse-t-il trouvé la porte qui mène à la lumière. »

Et je ne parle pas nécessairement de celle érigée par la main du Seigneur. Chacun ses croyances. Chacun sa foi. J’ai la mienne. Profondément enfouie en moi. Douce et chaleureuse. Et à la fois meurtrière et assassine. Il est là ma propre interprétation des faits. Je n’aspire pas forcément à l’imposer. Parfois la partager. Souvent l’écouter. Mais il n’est pas là le point où je voulais en venir. J’accorde plus que volontiers à Mario ce souhait de tout un chacun de laisser partir. De s’envoler. Vers le lointain et le ailleurs. Vers un destin céleste qui ne lui est peut-être même pas voué. Qu’il soit blanc et nuageux ou encore vide de sens et de sensation. Peu importe au final. Tant qu’il ne reste pas …
ICI.

*Souvenir qui remonte à la surface.
Ombre délinquante qui se glisse dans le paysage.

- « Dis-moi Elias … »

Je ne le regarde pas. Mon attention se porte sur un point invisible à l’horizon. Derrière les barrières factices de la Communauté. Bien au-delà des arbres et leurs crinières qui nous entourent. Non pas encore à l’orée des étoiles, mais presque.

- « … est-ce que tu les envies ? »

Ceux qui ont réussi à ne plus être là …

*Toi.
Moi.
Pour toujours.
Et à jamais.
FEMME.

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MessageSujet: Re: Shake' Em On Down (elias+aritza)   Ven 16 Fév - 21:51


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Aritza & Elias

Le silence lui rappelle la mort. Il y a toujours un silence après la mort. Une fois que le dernier souffle est rendu, il ne reste plus que le vide, le néant. Il engloutit tout, les songes, les espoirs, même les pleurs. Léotie a pleuré. Elle n’a pas regardé – Connor le lui a interdit – mais elle a pleuré car rien que le son a indiqué à tous que c’en était fini pour Mario. Elias, à ce moment-là, a juste serré plus fort la masse en regardant l’horizon et le soleil dévorant. Comme si Mario avait été une offrande au désert. Un juste retour des choses. C’était pas le plus faible du groupe Mario, mais cette fois-ci, il avait été bien eu. Faut se le dire, parfois, la vie est injuste. Il en sait quelque chose, Mister Hyde, il a subi tout ça, il s’est retrouvé fourbu par la loi de la nature et des hommes alors même qu’il n’avait rien fait pour le mériter.
Arizta est ainsi. Elle est seule, derrière sa fumée qui ne cache rien de son regard perçant. Ils se dévisagent comme s’ils attendaient quelque chose en particulier. En réalité, ils n’ont rien d’autre à fait. L’un et l’autre ne sont que deux âmes qui, comme des milliers d’autres, sont perdus à ne plus savoir quoi faire de leur vie, de leur si fragile vie.
Le sorcier ne dit rien, mais il relève les yeux quand il aperçoit les lèvres de la femme se mouvoir dans l’obscurité ambiante.
– Je sais.
Il a un maigre sourire et hoche la tête. Il n’en doute pas. Si elle ne savait pas, elle devait au moins s’en douter. Ce soir, il n’y a pas de rire. Juste des regards hagards, des relents de sanglot pour ceux qui détestent ce soir le désert qui prend mais jamais ne donne. Il y a les sourires figés de ceux qui ne veulent pas pleurer, parce qu’ils savent que s’ils commencent, ils n’en auront jamais fini. Ils continueront, jusqu’à entièrement s’assécher. Ça arrive ça, de mourir d’avoir trop pleurer.
On appelle ça les peines de cœur, et il en sait quelque chose Elias Hyde, parce que c’est une femme qui l’a maudit. Il ne la déteste pas. Il l’a bien voulu. Il a bien voulu de la morsure de la passion, alors désormais, il supporte la morsure du soleil. Ça y ressemble un peu, dans le fond. C’est douloureux dans tous les cas.
– Puisse-t-il trouvé la porte qui mène à la lumière.
– Bienheureux sont ceux qui sont désormais loin de cet enfer.
C’est ce qu’il dit, en général, quand quelqu’un tombe. Il en a vu plus d’un devant ses yeux. Il a vu Leslie MacLean, à moitié mort, le fixer en retour. Chaque seconde était une douleur, une évidence. Il aurait pu le tuer aussitôt – il aurait peut-être même dû. Il soupire doucement, il ne fume Elias Hyde, mais il admire les volutes qui les séparent. Calmement il s’appuie contre le métal d’une caravane, se dissimule dans l’ombre, tout en restant à deux mètres d’elle à peine.
Il est fatigué, Elias, fatigué de toujours avoir à plonger ses mains dans le sang pour épargner les autres. Il sait que ce n’est pas les aider que de toujours faire la merde à leur place. Il sait, mais il ne peut pas s’en empêcher, alors il le fera demain encore s’il le faut. Il le fera, encore et encore, pour la Communauté, parce que c’est sa façon à lui de se faire pardonner.
C’est sa façon à lui de se pardonner.
– Dis-moi Elias …
Le silence les entoure, les enveloppe, cocon agréable. Le sorcier ferme les yeux, se dissimule aux yeux du désert parce que c’est bien connu que quand on ferme les yeux, rien ne peut nous arriver. Il n’écoute que le bruit du vent qui soulève les grains de sable, et le crépitement lointain des flammes des nombreux feux du camp.
Lui dire quoi ? Il rouvre les yeux, juste à temps pour se suspendre à ses lèvres.
– … est-ce que tu les envies ?
Il ne sait pas vraiment quoi répondre. Est-ce qu’il serait plus heureux mort ? Sans doute que ça lui aurait économisé cette longue errance. Est-ce qu’il serait plus heureux mort ? Il n’y aurait jamais eu de porte qui mène à la lumière pour lui. Il est un enfant des ombres, un éternel damné, le visage figé. Il a un petit sourire en coin alors qu’il hausse les épaules.
– Il n’y aura jamais de repos pour moi, annonce-t-il très calmement, le plus calmement du monde, juste la misère et la douleur. C’est ce qui arrive aux personnes qui font les mauvais choix aux mauvais moments de leur vie.
Un petit flottement s’insinue entre eux, où la vapeur s’envole vers le ciel, s’évacue à l’horizon. Il la regarde – enfin – avant de se dire qu’il n’a pas peur de mourir. Il a seulement peur de tout recommencer, encore et encore. Il aimerait parfois se reposer vraiment. Dormir à jamais serait agréable.
– Il n’y a pas de porte vers la lumière pour ceux qui se sont détournés pour embrasser les ombres.
Nouveau silence, plus pesant celui-là. Il ne lui dira pas ce qu’il a fait jadis, son visage en dit bien assez.
– Mais je ne regrette rien. Ni la lumière, ni la souffrance.
Seulement de n’avoir pas pu embrasser le visage de Zora, seulement de ne pas avoir pu l’épargner, elle, de la noirceur qui le dévorer depuis tout petit.
Il ne regrette rien, sauf Zora.


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