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 Keep calm and party all night || Myles

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Keep calm and party all night || Myles   Dim 21 Jan - 16:24

L'ambiance lui semblait toujours surnaturelle, dans ce quartier, et s'il continuait à s'y rendre, c'était parce que l'endroit lui paraissait être le plus neutre de la ville. Un autre monde que le sien qui était sale, mal fréquenté, glauque, havre des pires rebuts de la ville, dont il faisait partie. Mais à mille lieux également des beaux quartiers maintenus à neuf par les membres les plus fidèles du Gouvernement, rues droites, bâtiments modernes et ambiance délétère. Ici, il y avait la façade, il y avait toujours eu la façade, et la fin de la civilisation telle qu'elle était décrite dans les dictionnaires n'avait pas suffit à ternir cette vitrine attrape-touristes. Mais derrière ces couleurs, ces décorations, au-delà des portes accueillantes ouvertes sur des restaurants familiaux, des bars simples ou des clubs accessibles, il restait encore de vraies personnes, de vrais habitants : un quartier où tout le monde se croisait sans se taper dessus, ou presque, d'un commun accord. D'ordinaire, Itzal venait ici quand il voulait voir Xavier. Ce soir-là, dans un des clubs où le matou avait l'habitude de siroter son jus de pomme, nulle trace du bonhomme. Itzal s'était installé au comptoir, avait compté sa monnaie et décidé qu'il n'avait pas les moyens de se payer un verre d'alcool clandestin de mauvaise qualité qui n'aurait de toute façon que le goût de cendre à ses papilles de voleur d'énergie.

Ce soir-là, c'était soirée à thème, visiblement. Un concept vestige des temps anciens, le summum du loisir de masse : un établissement accueillant, des prix pas trop prohibitifs, des installations pratiques, un bar, des tables, une piste de danse. Nul ne souhaitait savoir où venait l'escalier gardé par un vigile à l'air neutre, ni ce qui se tramait dans la cave, quel produit illicite ou organisation clandestine s'entassait à quelques mètres sous les pas des danseurs. Pour l'heure, sur une bande-son de plus ou moins bonne qualité, parce que tout de même, on n'avait pas les moyens de se payer un orchestre, des gens virevoltaient selon des chorégraphies complexes et qui n'avaient aucun sens aux yeux du Vénézuélien. Il avait vu de tout dans sa vie, des gamines même pas formées s'enroulant autour de barres de poledance sous les yeux de gros porcs aux poches pleine de fric aux transes hallucinatoires des boîtes de nuit étudiantes, sans parler des bouges pourraves où danser voulait dire vaciller entre les chiottes et la table de billard sans se faire tabasser par un client plus bourré que soi.

La danse de salon. Ben voyons. Itzal avait appris un minimum de valse dans son adolescence, forcé par sa mère, évidemment, même s'il avait été vite évident qu'il était mauvais élève et ne serait jamais sélectionné pour aller danser avec des stars. Personne n'aurait pu se douter en le voyant, en jean et tee-shirt, les tatouages semblant s'échapper de sous ses manches pour courir sur ses bras et ses avants-bras, sa barbe de trois jours couvrant ses traits durs, qu'il avait eu une éducation bourgeoise, qu'il avait été dans les meilleures écoles privées puis dans une fac de l'Ivy League - tout ça pour rien, évidemment. Pour l'heure, il suivait des yeux les couples qui allaient et venaient en se demandant comment on pouvait avoir envie de danser par les temps qui couraient. C'était totalement inutile, de danser. Ça l'avait toujours été, d'ailleurs. Carrément pas productif, dans une vie.

Un rouquin attirait son attention, plus particulièrement. Pas seulement parce qu'il était pratiquement sûr de l'avoir vu quelque part, mais aussi parce que sa partenaire d'un soir semblait vivre l'apogée de sa courte vie. Non, vraiment, il ne comprenait pas le délire. Il les fixait sans complexe, même quand le rouquin croisa son regard, puis encore une fois. La politesse aurait exigé d'Itzal qu'il détourne les yeux, mais il se contentait de rester là à les mater en se disant qu'apparemment, il suffisait de faire tourner une femme sur elle-même pour la ramener chez soi, ces temps-ci. Du moins ici. Il se rappelait la souffrance que les cours de danse qu'il avait subis avaient été pour lui... Il se détourna du couple et reporta son attention sur son verre. « Jamais de la vie... », marmonna-t-il, s'attirant un regard en coin inquiet de son voisin. Il faudrait le payer cher pour qu'il danse. Il allait plutôt profité d'avoir économisé son argent pour le dépenser de façon plus utile. Voilà à quoi il pensait en suivant du bout du doigt la courbe d'un des serpents de la tête de Médusa qu'il avait tatouée sur l'épaule et dont les cheveux vivants glissaient sur son bras jusqu'à son coude. Celui-là, personne d'autre que Brooke n'y toucherait. Mais, juste en dessous, la petite chouette squelettique qu'il s'était fait faire à douze ans pour la fête des morts semblait effacée, prête à disparaître.

Dans son dos, la musique changea et il se redressa, se retourna à la recherche de son rouquin, mais ce dernier n'était plus sur la piste de danse. Il faut croire qu'il avait fini par avoir gain de cause et devait déjà être en route pour chez lui avec sa cavalière au bras. Chapeau l'artiste.

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MessageSujet: Re: Keep calm and party all night || Myles   Mar 23 Jan - 19:20

Au début, il avait cru ne jamais en avoir la force: sortir, aller dans ces endroits où il ne connaissait personne, sur la simple promesse d'une danse ou deux. Accroché à sa solitude, Myles craignait les autres, ce qu'ils représentaient. Il n'aimait pas parler, ne voulait pas parler, avait donné assez en matières d'interactions humaines...
Du moins le pensait-il.
Et puis la curiosité fut plus forte, la douleur aussi peut-être car malgré tout il y en avait tellement lorsque l'on restait seul. Ce n'était donc pas la première fois qu'il allait dans ce qu'on appelait à présent, une soirée à thèmes. Un nom un peu triste, quand bal existait déjà, mais les danses évoluaient, avait cru comprendre le rouquin, on ne pouvait utiliser les vieux termes vraiment.
Parfois, il retrouvait des cavalières déjà rencontrées, et puis il y avait toutes les inconnues aussi... Myles s'aperçu bien vite et avec ravissement qu'elles ne venaient pas ici pour parler, qu'elles parlaient déjà bien assez toute la journée et que la danse représentait pour ces femmes un dialogue et un repos en soi.
Généralement, elles l'appréciaient car l'homme était bon danseur mais surtout bon guide. Valser à ses bras les faisaient sentir princesses pour les plus naïves, héroïnes romantiques vouées à la destruction pour les plus lectrices d'entre elles. Et pessimistes.
Quant à Myles, il appréciait le rituel : s'échauffer avant était peut-être l'un des seuls moments où il prenait soin de ses jambes, continuant sinon à les considérer comme des entités distinctes de son corps et surtout nocives. Danser était une trêve entre elles et lui, un équilibre, jamais encore elles ne l'avaient lâché sur une piste et l'homme leur en était gré, sincèrement.

Sa cavalière depuis quelques valses déjà, avait les joues rondes des gens en bonne santé, les yeux noirs et un rire qu'elle n'aimait pas montrer, honteuse et timide tout à la fois. Maladroite au début, il lui avait appris sans mot dire comment répondre aux directives qu'il lui donnait via les mouvements de son propre corps.
Contre sa paume, Myles sentait chacun des rouages du corps de l'autre, alors il pressait les doigts un peu, joueur, pour lui faire comprendre de ne pas avoir peur de ce contact. A un moment, il alla jusqu'à la chatouiller, là enfin elle avait rit, à cela il avait répondu par son simple sourire, et la valse s'en était enhardi de par cette complicité.
Quelques hommes la regardaient elle, découvrant ce qu'elle était capable de faire, songeant peut-être à l'emmener danser elle aussi ou bien songeant à toute autre chose comme bien des hommes savent le faire....
Et puis de temps en temps, comme une brûlure, assez pour que Myles comprenne qu'il était lui-même observé.
Il restait un enfant, un gamin coincé dans un corps d'adulte, incapable au fond de savoir pourquoi les autres nous donnaient de l'intérêt parfois. L'espace d'un instant, Myles croisa le regard d'Itzal, curieux, juste curieux, il ne prêtait au brun aucune mauvaise intention, cela n'était pas dans sa nature ainsi.

Lorsque la danse se termina, le jeune homme effleura du bout des lèvres la main de sa partenaire et la laissa aller. La ramener chez lui? Il aurait pu, il y pensait un peu, peut-être, mais restait encore trop maladroit pour vraiment franchir le pas comme avec chacune des femmes.

Finalement, le rouquin retourna au bar, commanda une bière et laissa se détendre les muscles de ses épaules un peu. A côté de lui, l'homme qui avait passé quelques secondes à l'observer...

”Vous me cherchiez?”

Il pencha la tête, lui fit face légèrement comme le lui permettait son tabouret. Et puis il écarquilla les yeux, comme un enfant, apercevant la chouette sur le bras de l'inconnu. Des tatouages, Myles en avait déjà vu à son époque, ceux grossiers des marins, ceux sans finesse, brutaux, à l'image des personnes qui les portaient, mais...ça?
Fasciné, le jeune homme ne put s'empêcher de tendre les doigts, craignant presque d'en effacer le dessin.

”C'est...comme un tableau, oui comme si un vrai peintre avait peint sur votre peau...”

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MessageSujet: Re: Keep calm and party all night || Myles   Ven 26 Jan - 0:38

Itzal ne s’était pas privé pour mater le couple de danseurs ouvertement, alors il aurait été faux-cul de s’étonner d’avoir attiré l’attention du bonhomme, lequel venait de sauter lestement sur le tabouret de bar à côté du sien. Et de se commander une bière, tranquillement. En voilà qui ne devait pas craindre la milice. Le Vénézuélien loucha un peu sur le précieux liquide doré avant de se gifler mentalement. Inutile, c’était totalement inutile pour lui de boire de l’alcool désormais. Une perte de temps, d’argent, et le rappel douloureux que pour lui, les douces vapeurs éthyliques de l’oubli, c’était fini. Il releva les yeux vers son interlocuteur pour le dévisager. Il n’oubliait jamais un visage – ça avait fait de lui un bon garde du corps, dans le temps –, mais il n’avait pas non plus une mémoire eidétique. Il était donc certain d’avoir déjà vu cette tête, il ne savait juste plus où, quand et pourquoi, et s’il ne s’en souvenait pas c’était que ça ne devait pas être important. Proportionnellement à la taille de la ville, beaucoup d’habitants s’entassaient dans La Nouvelle-Orléans, mais malgré tout, l’adage selon lequel le monde était petit s’appliquait plus que jamais maintenant que la population avait drastiquement chuté, alors il était fort possible qu’il l’ait simplement croisé dans la rue. « Pas vraiment… » Il ne le cherchait pas du tout, même. Il admirait juste son style, toujours étonné de voir des gens entretenir des savoirs accessoires, voire inutiles. À la survie, s’entend, ce qui occupait quatre-vingt-dix pour cent des pensées d’Itzal. Pour ce que ça valait, son avis sur la danse datait de bien avant l’apocalypse et avait beaucoup avoir avec les cours de valse que sa mère l’avait forcé à prendre pendant quelques semaines avant de jeter l’éponge face à son manque de talent et surtout de bonne volonté.

De toute façon, son avis, bon ou mauvais, n’intéressait personne, et certainement pas le rouquin, qui ne l’écoutait pas, trop occupé à fixer son bras, et plus précisément ses tatouages. Pendant une seconde, il suivit le regard de l’inconnu et redécouvrit les courbes, boucles et angles des dessins gravés sous sa peau. Il n’y pensait que rarement, en vérité. Il les portait comme il portait sa chair ou ses muscles, c’était une partie de lui, et c’était bien dommage, en fait. Ils avaient tous une signification et la réaction de cet inconnu fit naître un sourire sur ses lèvres. Itzal aimait chacun de ses tatouages et ce type venait de le lui rappeler. Il ne savait pas si c'était un tableau, comme l'autre le disait, en tout cas lui ne faisait pas ça pour le côté artistique, mais il n'avait aucun contrôle sur ce que les gens pensaient et ressentaient en voyant les tatouages. « De vrais peintres, c'est un peu fort, pour désigner les gens qui m'ont fait ça... » Il devait se retenir de rire. Une des prostituées du bordel de Guacara où il allait enfant pour grappiller de quoi manger. Un caïd de cartel avec deux mains gauches qui avait voulu marquer sa propriété. Son colocataire de chambre étudiante, aussi bourré que lui un soir de fête. Brooke. Et d'autres personnages tous plus bizarres les uns que les autres, dont certains se prenaient indéniablement pour des artistes. Des peintres, tu parles. « Mais j'imagine que si ça se regarde et que ça raconte un truc, vous pouvez appeler ça une peinture. » Il scruta le rouquin à la recherche de tatouages, mais le peu de la peau qu'il voyait du type était aussi vierge qu'une page blanche. En même temps ça aurait été bizarre qu'il s'émeuve autant des siens s'il en avait eus lui aussi.

« On dirait que c'est la première fois que vous voyez des tatouages. » Plus rien n'étonnait Itzal, dans ce monde. C'était peut-être bien le cas. Il releva sa manche pour révéler la tête de la Méduse tatouée par Brooke. « Si vous me dites où vous avez appris à danser comme mon grand-père, je vous dis où vous pouvez vous faire tatouer pour pas trop cher. » Bon certes il n'avait pas de grand-père, n'en avait jamais eu. Et le « pas cher » était extrêmement relatif, aussi.

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Dernière édition par Itzal Macaro le Jeu 1 Fév - 21:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Keep calm and party all night || Myles   Mar 30 Jan - 14:57

Pas mal de questions là, dans sa tête, et Myles ne savait même pas les exprimer. Les mots n'avaient pas le temps de se former, il pensait aux formes et aux couleurs, néanmoins la beauté qu'il voyait dans les tatouages n'était qu'un ressenti presque puéril, de la même manière qu'un enfant s'émerveillerait d'un truc capable de briller.
Pourquoi ses yeux ne se détachaient pas, pourquoi la chouette lui paraissait belle ( “belle”, ce mot existait juste pour les femmes, non?) pourquoi l'autre tatouage, la Méduse, lui semblait bien plus émouvant, comme une icone religieuse, cela Myles ne le savait pas.
Le jeune homme comprenait qu'il se sentait humble, intimidé. Ce n'était pas la voix d'Itzak, ce n'était pas sa carrure, ou plutôt si, c'était cela mais pas parce que le rouquin craignait un coup quelconque.
Il rougit, détourna la tête, les lèvres un peu pincé, honteux. Lui-même savait de quoi il avait l'air : un gringalet un peu spécial, grand mais chétif à sa manière, et puis cette stupide peau pâle aussi, les tatouages n'étaient pas pour lui, ce serait comme retracer la Joconde sur du papier toilette...

”Je...j'ai des problèmes de mobilité parfois, une danse rythmée et millimétrée m'aide et me repose. Votre grand-père était danseur?”

Mal à l'aise, le rouquin tendait à interpréter les phrases d'Itzak au pieds de la lettre.... Danser lui semblait être comme rattraper toutes ces années sans bouger, et d'une certaine manière Myles s'épuisait à vouloir trop en faire encore, trop en faire toujours. Un sentiment de culpabilité, comme pour prouver qu'il avait encore sa place parmi les vivants puisque il pouvait faire des efforts quand même.

”Ce que vous portez sur la peau.... C'est peut-être la dernière trace que l'on aura de certains tableaux en plus des livres, vous y pensez? J'suis pas vraiment une toile de qualité, vaut mieux rien marquer sur moi.”

Quelques instants plus tôt, le jeune homme avait fait rire et rêver une femme, d'autres n'auraient jamais ce pouvoir mais cela, Myles ne le savait pas. Il ne voyait que ses manques et ses faiblesses, il ne sentait que ses différences comme autant de condamnation.
Finalement, le rouquin se rappela des bonnes manières, tendit la main vers l'autre homme.

”Myles Burgess, enchanté.....”

C'était ce que l'on disait en rencontrant quelqu'un, non? Il était maladroit, Myles, quelque chose de jeune, de naïf mais de trop vieux tout à la fois, là dans ses gestes et dans ses yeux.
Il réfléchissait aux paroles d'Itzak, était curieux de voir comment travaillaient les tatoueurs à présent, ce à quoi ils pouvaient penser en marquant diverses peaux, si certains refusaient parfois des travaux...
D'une certaine manière, le rouquin restait nouveau au monde de l'art, n'avait pas eu l'occasion de s'y trouver réellement confronté lors de sa première vie, aussi voulait-il tout savoir, tout engloutir à présent, ce malgré les temps troubles.
Il ne verrait jamais certains tableaux, cela le désolait, mais imaginer que des personnes pouvaient les porter sur des peaux magnifiques et des corps de rêve (comparé au sien, tout corps lui semblait idéal), le ravissait et l'émerveillait tout à la fois

”Je veux bien une adresse, oui...Les tatouages que j'ai déjà pu voir n'avaient aucun but esthétique, là il y a quelque chose, des choix derrière eux, ce ne sont pas de simples marques comme l'on donne aux animaux....”


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MessageSujet: Re: Keep calm and party all night || Myles   Sam 3 Fév - 22:44

Ah, ça allait être une conversation exceptionnelle, Itzal le sentait venir. Quand le rouquin répondit à sa question par des propos que le Vénézuélien ne comprit pas tout de suite, ce dernier en resta coi quelques instants. Puis il comprit que le type avait cru qu’Itzal le traitait de vieux ou quelque chose comme ça. Ou comment passer pour un bon gros connard dès les premières secondes d’une rencontre. Itzal n’avait pas voulu insulter le danseur, loin s’en faut. Il ne s’en prenait pas aux gens qu’il ne connaissait pas. On verrait plus tard, si ce type s’avérait être un odieux bâtard ou s’il bouffait des enfants ou noyait des chatons, là oui, il pourrait l’insulter tant qu’il voulait, encore qu’il s’en fichait, des chatons, et qu’il comptait bien une femme infanticide dans son carnet d’adresses. Quoiqu’il en soit, si Itzal s’était déjà demandé ce que donnerait une conversation entre un cynique qui ne s’exprimait que par blagues douteuses et un sensible qui prenait tout au premier degré, il allait avoir sa réponse. « Hola, non, je ne vous traitais pas de vieux, c’est l’inverse. Je veux dire qu’il n’y a plus que les vieux qui savent danser comme ça. Les prochaines générations sauront probablement même pas que ça existe. » Comme il se voyait mal lui balancer une explication alambiquée sur pourquoi il n’avait pas de grand-père, il abandonna l’idée. En plus, une blague qu’il fallait expliquer, c’était pas drôle. De même, il ne savait pas s’il devait s’excuser pour avoir fait dire à cet inconnu qu’il avait des problèmes de santé alors qu’ils ne se connaissaient pas. C’était un peu intime, non, comme détail ? Compte tenu du fait qu’ils ne se connaissaient pas… N’ayant plus aucun contrôle sur la discussion, Itzal fut plutôt content que l’inconnu enchaîne.

Tout en l’écoutant parler, il baissa de nouveau les yeux sur ses tatouages. En toute honnêteté, non, il n’avait jamais vraiment vu les choses telles que l’inconnu les voyait. En fait, c’était même un point de vue inédit pour lui et il dut s’avouer que l’idée était plutôt amusante. Hélas, Itzal n’attachait que peu d’importance au patrimoine humain, quel qu’il soit. Tout son être était tourné vers son propre avenir, immédiat qui plus est. Non pas qu’il ne savait pas exactement ce qu’il avait de tatoué sur la peau. Difficile à l’entendre de deviner qu’il possédait une certaine culture. D’ailleurs, ses choix de tatouages n’étaient bien sûr pas faits au hasard. Et l’idée d’être un genre de musée vivant ambulant amena un sourire sur ses lèvres. Ce type avait probablement raison, là-dessus Itzal le rejoignait : bientôt, la peinture, comme la danse probablement, disparaîtrait. Les centres d’intérêt humains se resserraient à mesure que la vie était de plus en plus difficile, et c’était normal. Itzal serra la main de Myles sans se faire prier. « Itzal Macaro. Et je ne crois pas qu’il existe de mauvaises toiles. Juste de mauvais artistes. Mais personne ne se fait tatouer pour la beauté de la chose. » On se faisait tatouer pour soi avant tout. Et si Myles ne pensait pas qu’il pouvait se faire tatouer, c’était qu’il devait avoir une sacrée piètre opinion de lui-même. Pendant une seconde, Itzal se dit qu’embarquer Myles au salon de tatouage le plus proche aurait dû être son seul et unique objectif de la soirée. De sorte qu’il fut ravi d’entendre son nouveau copain accepter sa proposition d’emblée, quand bien même ils ne se connaissaient pas.

Il se redressa, curieux. Quels tatouages Myles avait-il pu voir qui n’avaient « aucun but esthétique » ? Itzal savait bien qu’à certaines périodes pourries de l’histoire, des hommes s’étaient retrouvés avec des codes-barres sur la peau. Tout était possible dans ce monde, surtout le pire. « Dans l’ensemble ce sont des choix, oui, même des mauvais, parfois. Le principe, c’est de porter sur soi les choses importantes, même les erreurs. » Bon, il y avait plusieurs genres d’erreurs. Enfant, lui avait laissé les caïds de sa favela lui tatouer des conneries parce qu’à l’époque il pensait leur prouver quelque chose. Le résultat, c’était de très moches machins qui lui rappelaient en plus à quel point il était stupide à l’époque. Les anonymes qui se baladaient dans les rues avec le noms de leur ex sur le bras ou un papillon sur la fesse avaient fait un autre genre d’erreur – probablement motivé par beaucoup d’alcool. Mais ça restait l’histoire d’un pan de leur vie. « J’étais en train de me dire que ça faisait longtemps que je n’étais pas allé me faire ajouter un petit quelque chose. Si ça vous dit de voir à quoi ça ressemble. On sait jamais, vous allez peut-être avoir un coup de cœur. Une envie soudaine, un souvenir fulgurant. L’impression que porter un symbole qui n’a de sens que pour vous pourrait vous aider d’une façon ou d’une autre. Tout est une question de moment. » Bon, tout le monde n’avait pas besoin ou envie de dessiner sur sa peau les grands ou petits chapitres de leur existence.

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Dernière édition par Itzal Macaro le Mar 13 Fév - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Keep calm and party all night || Myles   Ven 9 Fév - 16:27

Non, Myles ne s'était pas senti agressé ou insulté par la question d'Itzak, les insultes il les connaissait, savait comment elles se cachaient dans les regards, les silences et les crachats, dans les mots aussi. On apprenait vite cela quand les temps étaient durs et cruels, quand on était différent de tous aussi....
Sa propre question avait elle-même été ingénue, Myles pensait ainsi sincèrement que le grand père du brun était simplement un très bon danseur, il ne cherchait pas plus loin. Quand le rouquin était vexé, cela se voyait, cela s'entendait, Itzak ne lui avait donné aucune raison de l'être.
Aussi, Myles ne prit pas plus attention que cela, du semblant de malaise de l'autre:

”Je suppose qu'on ne peut pas se souvenir de tout, la danse n'est pas une chose irremplaçable....”

Ses mots étaient prudents : à sa manière il essayait de ne pas trébucher dessus, de ne pas les faire paraître trop sombres, trop graves, cela n'était pas son but.... Myles ne comprenait pas les propres ténèbres qu'il portait en lui, refusait de les imposer aux autres. Parce qu'il ne s'acceptait toujours pas, la solitude était un atout et un poison. Face à itzak, le jeune homme craignait une erreur quelconque, marchait sur des oeufs. Il avait peur de mal faire, ne comprenait pas que l'erreur pouvait très bien venir d'un autre, que ce n'était pas simplement que lui, mais comme pour tout ce qu'il faisait, Myles s'en demandait trop.
Et puis il grimaça : pas besoin de tatouages pour porter ses fautes. Inconsciemment, le rouquin effleura la marque de baïonnette qu'il portait au torse, vestige d'une éventration, d'une première mort surtout. Un instant, il essaya d'imaginer un dessin quelconque que l'encre pourrait faire fleurir dessus. Myles ne trouva rien....

”Si l'on ne porte que des erreurs sur nous, cela ne nous empêcherait-il pas de changer, de devenir meilleurs? “

Une question de pleutre, se rendait-il compte. Trop tard, car déjà il l'avait posé, et ses poings se serrèrent un peu à l'idée de l'impression qu'il pouvait donner. Inconsciemment, Myles chercha du regard la sortie, compta le nombre de pas dont il aurait besoin pour fuir. Ca aussi, une technique de pleutre, au fond jamais personne ne lui avait appris à être courageux. Encore quelques secondes et ses pensées lui amèneraient un arrière-goût de bile, il ne voulait pas.
Heureusement, Itzak reprit la parole, l'invita à le suivre, à voir, simplement voir.

”Bonne idée, j'ai l'impression de ne pas comprendre et de simplement sortir des âneries...”

Voilà qu'il se mettait à rêver soudain, et Myles en rougissait presque. Parce que la manière dont l'autre présentait les choses parlait malgré tout à son imagination, du moins un peu. Il se leva du tabouret, étendant une jambe à la fois, à la manière d'un faon ou d'un jeune poulain. Myles bougeait d'une certaine façon, souvenirs de ses douleurs, souvenirs d'une paralysie aussi, et puis la peur, pourtant seul un oeil averti s'en rendrait compte.
Le jeune homme continuait de l'ignorer mais quand il n'était pas épuisé, il pouvait se fondre dans n'importe quelle masse sans se soucier de différence.....

Enthousiaste, il s'apprêta à suivre Itzak, ne pensant pas à l'éventualité d'un piège. Quand on avait des tableaux sur le dos, on ne piégeait pas les gens, non? Et si Itzak portait des peintures, est-ce qu'un dessin assez fort existerait pour que Myles, lui, porte un peu sur lui des danses qu'il aimait tant?


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MessageSujet: Re: Keep calm and party all night || Myles   Mar 13 Fév - 20:14

Rarement, Itzal avait eu l’impression de se retrouver face à quelqu’un d’aussi ingénu que Myles. Son premier réflexe était forcément de se demander comment un type pareil avait pu survivre dans la fosse sceptique qu’était devenu le monde. Lui avait appris cette leçon à la naissance, elle était gravée dans sa chair, elle coulait dans son sang : pour survivre, il fallait être mauvais, il fallait être violent, il fallait ne penser qu’à soi. Une logique aussi naturelle que de respirer qui avait forcément comme conséquence une attitude désagréable vis-à-vis des autres. Prendre des pincettes, tourner autour du pot, supporter la faiblesse, les larmes ou les problèmes des gens, toutes ces choses qu’Itzal ne supportait pas, ou qu’il supportait pour les rares personnes qu’il appréciait – tombant cette fois dans l’excès inverse, désireux d’encaisser à la place de l’être aimé. Face à Myles, un inconnu qui lui donnait l’impression de pouvoir être renversé d’une pichenette, il se sentit quelque peu divisé. D’un côté, il avait envie de le secouer, de lui dire de cesser de faire le dos rond, de se laisser habiter par l’hésitation, et d’un autre côté il était forcé d’aller contre sa nature et de ne pas justement tomber illico dans une violence verbale stérile et avec laquelle d’habitude il mettait fin aux conversations. Mais justement, cette conversation-là, il ne voulait pas y mettre fin. Cet intérêt que Myles portait aux tatouages éveillait l’intérêt d’Itzal, tout simplement. Et puis, personne ici n’était passez stupide pour se fier aux apparences. Il avait peut-être l’air un peu pâlichon, mais il n’en était pas moins ici, dans cette ville de survivants, probablement avec une histoire lourde et étouffante à la remorque de sa propre existence, à l’instar de quiconque avait survécu à l’apocalypse. Et rien que cela aurait mérité, aux yeux d’Itzal, un tatouage. Ou une roman, ou une peinture, ou un haïku, peu importait, en fait. Mais aux yeux du Vénézuélien, tout le monde avait quelque chose à dire sur soi-même.

« J’imagine que chacun le vit ses erreurs comme il peut. Je crois que si j’avais gardé toutes mes conneries en moi, je me serais étouffé avec. Et il paraît que ce sont aussi nos erreurs qui nous poussent à nous améliorer, même si franchement, moi je me trouve très bien. » Il voulait vanner un peu mais dans le fond il était sincère. Devenir meilleur, pourquoi, pour qui ? Tout ça était trop dépendant d’échelles de valeurs qui dans l’histoire de l’humanité n’avait jamais été gravé dans la pierre. Ce qui comptait c’était de pouvoir se regarder dans un miroir, défauts compris, et si on n’était pas trop dégoûté par ce qu’on voyait, alors la journée se passerait bien. Les trop grandes attentes, c’était le meilleur moyen d’être malheureux. Itzal suivit le regard un peu fuyant du bonhomme en se demandant vraiment ce qui devait lui peser sur la conscience pour qu’il se sente si mal à l’aise. Il avait l’air de vouloir partir en courant. Une scène qui aurait fait rigoler Itzal, cela dit. Il ne s’attendait pas du tout à ce que Myles accepte sa proposition, du coup, au lieu de quoi il sembla approuver sans même y réfléchir, ce qui arracha au Vénézuélien un sourire ravi. Et voilà, partons à l’aventure ! Il observa son nouveau copain se déplier et lui emboîter le pas. Quelque chose pesait littéralement sur lui, ouais. Mais en attendant, véritable paradoxe ambulant, il était prêt à suivre un inconnu quelque part, il ne savait même pas où.

Tandis qu’il guidait Myles dans des ruelles de plus en plus étroites et sombres en se sentant comme un coupe-jarret d’antan, il tenta de détendre un peu l’atmosphère. « Je crois pas qu’il y ait quelque chose à comprendre sur le tatouage. C’est un truc ancien et personnel et la façon dont je le vois ne sera jamais la vôtre ou celle de quelqu’un d’autre. L’important c’est que ça vous apporte quelque chose. De bien ou de mauvais, peu importe. » Après tout, « les autres » avaient de tout temps considéré le tatouage comme un truc de marginal, de type violent ou peu intelligent. Il se souvenait bien de la gueule de sa mère adoptive la première fois qu’elle l’avait vu torse nu – et encore, il était enfant, ça pouvait expliquer sa réaction. Il finit par s’arrêter devant une porte banale, sans enseigne ni plaque ni néon, cogna dessus et l’ouvrit sans attendre. Le petit salon de tatouage était une ancienne échoppe quelconque, rien à voir avec un cabinet stérile comme c’était avant chez les grands professionnels. Un seul tatoueur y travaillait, présentement occupé avec un client dans un coin. Itzal le salua d’un geste avant de se tourner vers Myles. « J’ai l’air d’en faire tout une histoire mais il y en a qui se font simplement tatouer pour le plaisir d’avoir un tatouage. » Et les gens faisaient bien comme ils voulaient. Itzal désigna les dizaines et dizaines de dessins et photos de tatouages en tout genre, dont certains, dauphins, papillons et autre symbole de ying et yang, étaient d’une banalité à bailler indéfiniment.  

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