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 Armistice | ITZAL

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Armistice | ITZAL    Lun 22 Jan - 13:09

Armistice
Itzal&Priya
La panique, des cris, la terreur, une pagaille sans nom. Priya n’arrivait pas à se sortir ces images de l’esprit. A chaque fois qu’elle y repensait, son cœur s’emballait dans sa poitrine. Elle se souvint s’être sentie totalement perdue, affolée, elle se souvint avoir aperçu le visage d’un résistant déformé par la rage et la haine qu’il portait au Gouvernement. L’autre côté. La jeune femme avait été bien naïve de croire que les autres, ces rebelles, ne parviendraient jamais à l’atteindre. Bien naïve de croire que le Gouvernement resterait indéfiniment intouchable. Ces résistants étaient coriaces, si coriaces qu’ils avaient réussi à berner la sécurité. Un flot haineux s’était alors déversé sur les convives. Une foule monstrueuse coincée entre quatre murs, des coups de feu. Priya savait que jamais elle n’oublierait ce traumatisme. La sensation de cette balle qui lui avait éraflée le flanc. Elle n’oublierait jamais qu’Itzal s’était précipité, risquant sa vie pour sauver la sienne… Cette blessure aurait pu être sans conséquence, malheureusement pour la jeune femme, sa thrombocytopénie la rattrapa bien vite, provoquant une hémorragie qui la plongea dans les ténèbres. Après ça il n’y eu plus rien jusqu’à ce que les bips caractéristiques de l’électrocardiogramme ne viennent la sortir de son inconscience.

Cela faisait trois jours que Priya était prisonnière de son lit d’hôpital. Vêtue d’une robe vert d’eau, une bande blanche autour de l’abdomen, l’Indienne était loin de son confort. La chambre dans laquelle elle attendait était pourtant l’une des plus confortables de l’établissement mais l’inconfort venait d’ailleurs. Priya était contrainte de rester alitée. Les médecins avaient fait de leur mieux pour stopper l’hémorragie, néanmoins il restait des risques. La jeune femme devait se déplacer le moins possible, forcée d’utiliser une chaise roulante pour ne pas que la marche tire sur sa plaie. Elle se sentait frustrée, impuissante. Priya détestait les hôpitaux depuis qu’elle avait été victime d’un grave accident en Inde. Elle faillit y laisser sa vie et depuis les chambres aseptisées lui donnaient la migraine. Lorsqu’elle ouvrit les yeux ce matin là, elle ne fut pas surprise de trouver Itzal assoupi dans le fauteuil près de son lit. Ses pupilles avisèrent l’heure : 7h14. Il était tôt… Priya avait du mal à dormir. Son éraflure ne lui faisait pas mal mais le traumatisme restait présent, elle n’était pas tranquille et elle avouait volontiers que la présence d’Itzal la rassurait énormément, bien qu’elle n’aimait pas être chaperonnée comme une enfant. Sa vision lui arracha d'ailleurs un sourire, à son grand étonnement.

Curieuse, Priya se redressa doucement dans son lit. Elle observa son garde du corps comme une bête curieuse. Depuis combien de temps était-il là ? Avait-il passé la nuit ici ? La jeune femme soupira en secouant doucement la tête. Elle repensa à la manière dont Itzal s’était jetée sur elle pour la protéger. Pour la première fois depuis un long moment, elle sentit la culpabilité gonfler dans sa gorge. Elle avait été parfaitement odieuse avec le Vénézuélien, cherchant à tout prix à s’en débarrasser. Pourtant il n’avait pas hésité une seconde. La jeune femme fit la moue. Quelques timides rayons de soleil percèrent les stores, l’astre s’éveillait. Doucement l’Indienne quitta son lit. Bien qu’on lui ait ordonné de ne pas bouger, c’était plus fort qu’elle : elle ne tenait pas en place. Elle avait décidé d’aller chercher un café, ce n’était pas loin, juste au bout du couloir. Pour une fois elle aussi voulait agir pour Itzal, bien qu’une boisson chaude ne soit rien en comparaison… Sur la pointe des pieds, la fugueuse contourna le fauteuil en priant pour ne pas éveiller son occupant. Elle se fia à sa respiration paisible puis se faufila jusqu’à la porte. Malheureusement pour elle dans son sillage elle effleura un vase rempli de fleurs magnifiques. L’objet la nargua, se balançant sans tomber. « Ne tombe pas, ne tombe pas, ne… » il était trop tard. Le vase termina sa course sur le sol. Bien qu’il ne se brise pas, le bruit sourd qui émana de sa chute crispa la jeune femme. Elle jura dans sa langue natale.

L'Indienne resta immobile quelques secondes après quoi, n’entendant rien, pensant qu’Itzal dormait encore, elle se baissa pour ramasser les fleurs pour les remettre à leur place. Elle faisait l’exact contraire que ce qu’on lui avait dit de faire. Sans quoi elle n’aurait pas été Priya Gadhavi. Elle n’avait jamais respecté les règles, allant à l’encontre de ce que le destin avait prévu pour elle. Ainsi à genoux sur le sol, la fuyarde continua de parler en indien, maudissant ce vase d’être venu entraver sa fuite. Elle était tellement concentrée sur sa tâche qu’elle ne remarqua pas qu’à côté d’elle on se mettait en mouvement…




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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Mar 23 Jan - 10:35

Armistice
Même dans ses rêves, Itzal revivait ce moment. Froidement, méticuleusement. Ce qui s’était passé, ce qui aurait pu arriver, ce qu’il aurait dû faire de plus ou pu faire de mieux. En trois jours et trois nuits, il avait eu le temps de se repasser le film de cette soirée dans sa tête et d’en analyser chaque seconde. Il n’avait pas dormi justement, ni mangé ou presque, d’ailleurs. Il avait fallu d’abord se sortir de ce bordel, amener Priya aux urgences, attendre que le patron envoie des renforts, puis aller lui-même faire son rapport à Rafaël, ce qui avait donné lieu à des regards glaciaux de la part de ce dernier et à des hurlements de la part d’Itzal, puisque de toute façon, en temps normal déjà, ils ne pouvaient pas se supporter. Puis il avait dû subir un débriefing digne du KGB auprès de types sans grade ni uniforme ni même de noms, mais qui appartenaient définitivement à l’armée, et après des heures d’interrogatoire, il avait pu se barrer, avec l’ordre de rentrer chez lui, ce qu’il n’avait évidemment pas fait. Il était retourné à l’hôpital et n’avait pas quitté le chevet de sa cliente depuis. Conscience professionnelle, évidemment. Mais pas que ça. Il savait que le travail d’un garde du corps nécessitait de mourir à la place de son client si nécessaire. Il fallait littéralement encaisser une balle dans le buffet à la place du pigeon. Et si Itzal s’était déjà retrouvé dans de sales situations, ce qui s’était passé lors de cette réception dépassait tout ce qu’il avait vécu. Il n’avait pas réfléchi une seule seconde, il avait laissé parler son instinct, et c’était mieux comme ça. Peut-être que son tempérament quelque peu kamikaze lui avait été d’un grand secours, aussi, lui qui continuait à croire qu’il ne lui arriverait jamais rien. Il avait sorti Priya de ce bordel, oui, mais elle n’était pas indemne.

Il avait lutté contre la fatigue des heures mais avait fini par s’endormir une demi-heure plus tôt, sur le siège inconfortable de l’hôpital où Priya restait depuis trois jours. Dehors, devant la porte, deux types de plus montaient la garde, comme si la Résistance, après un tel coup d’éclat, allait revenir jusqu’ici pour la traquer. Le Gouvernement avait toujours de l’argent à claquer pour les plus riches et les plus éminents de ses sujets. Mais l’heure n’était pas à l’anarchisme. Itzal détestait unilatéralement tout le monde, quand on en venait à parler de ses convictions, mais depuis trois jours, ces amateurs de la Résistance venaient de décrocher la palme dans son top trois personnel. Quoiqu’il en soit, il était resté au chevet de sa cliente, puisque c’était ce qu’elle était, une cliente. Qu’il fallait surveiller, qu’il avait fallu sauver. Il en allait de sa réputation et de sa carrière. Et probablement d’un tas d’autres trucs aussi, mais il avait été trop fatigué jusque-là pour se psycho-analyser. Il savait que sa cliente détestait être ici, détestait être blessée, le détestait lui et peut-être la Terre entière en ce moment, mais ça ne l’avait pas empêché de rester là, quand bien même elle ne voulait pas de sa présence. Ça ne le changeait pas de d’habitude, honnêtement, sauf qu’au moins cette fois il avait une raison concrète de rester à ses côtés. Dans son sommeil, il baissait les yeux sur ses mains empourprées et tentait de comprendre en vain d’où venait tout ce sang, parce que ce n’était pas possible qu’il y en ait autant, et la torture continuait ainsi sans fin. Heureusement, le bruit d’un choc l’arracha du sommeil et il bondit sur ses pieds en dégainant son arme. En toute honnêteté, là encore, ce ne fut que la mémoire du corps, l’habitude qu’il avait de manier des flingues, qui l’empêcha de presser la détente un millimètre de plus que ce qu’il avait déjà pressé et de tirer sur la seule personne présente avec lui dans la pièce.

Statufié, le souffle court, il baissa les yeux sur Priya, qui lui tournait le dos, occupée à ramasser des fleurs tombées par terre. Il dut faire appel à toute sa volonté pour se détendre, décoller son doigt de la gâchette et calmer les battements de son cœur. Il ravala un grognement quasi animal et regretta de ne pas avoir de Résistant sous la main pour le cogner et évacuer toute cette colère, cette tension et cette violence qui l’habitaient depuis trois jours. Ou n’importe qui d’ailleurs. Même un médecin. Une infirmière. Un gamin en béquilles. Il aurait même tapé sur un gosse en béquilles. Il rengaina son arme et dut se faire violence pour ne pas se saisir du bras de Priya et la relever de force. D’abord, elle était blessée. Et il avait eu le temps d’apprendre, à coups de regards noirs et de remarques acerbes, qu’elle n’appréciait pas d’être touchée. Cela dit, quand les circonstances l’exigeaient, il n’hésitait pas. « Il y a des femmes de ménage, pour ça. Retournez dans votre lit. » Autant dire que son ton, tranchant et glacial, n’appelait pas à la réplique. Soit elle se recouchait, soit c’était lui qui l’y forçait, et rien à foutre de ses délires. « Je ferme les yeux deux minutes pour réfléchir et vous tentez déjà de vous barrer. Ne croyez pas une seconde que vous pouvez aller vous balader tant qu’un de ces foutus crétins ne vous aura pas donné sa bénédiction. » Les foutus crétins étant les médecins. C’était sa faute à lui, au fond. Il n’aurait pas dû s’endormir. Il désigna le lit sans bouger d’un millimètre, rempart vivant entre elle et la porte, et se rendit compte qu’il avait encore son pistolet à la main, le pointant vers le lit pour inviter Priya à y retourner. Il le rangea dans son holster sans faire de commentaire.

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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Jeu 25 Jan - 8:54

Armistice
Itzal&Priya
Elle y était presque, Priya glissait la dernière fleur dans le vase quand elle comprit. Le geste brutal d’Itzal la fit sursauter comme jamais. L’Indienne sentit son cœur se mettre à battre à toute vitesse. Elle tomba, assise, la main sur la poitrine tandis que son regard de bronze lançait des éclairs. Il était complètement cinglé !  Pendant un instant la jeune femme crut que son heure était arrivée. Quelle ironie, être sauvée puis tuée quelques jours après… Lorsqu’enfin elle se considéra comme hors de danger –ce qui lui demanda un effort non-négligeable- Priya s’autorisa à doucement se relever, le vase en main. « Vous êtes complètement dingue ! » s’indigna la jeune femme en remettant correctement sa robe vert d’eau en place. Elle se sentait tellement démunie dans cette tenue, tellement vulnérable. Elle détestait ça. Elle détestait encore plus qu’on lui donne des ordres. Durant des années ses proxénètes l’avaient traitée comme une quasi-esclave ce qui avait eu le don d’éveiller en elle un esprit rebelle. Tandis qu’elle reposa le vase à sa place, Priya leva les mains en signe de paix. « Si je ne retourne pas dans mon lit vous allez me tirer dessus c’est ça ? Car on est pas passé loin… Vous savez que votre job c’est de me protéger pas vrai ? » dit-elle avec arrogance. C’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait pas s’en empêcher. Sur ce coup là ce n’était pas de la faute d’Itzal, c’était toute cette situation qui l’irritait. Pour le moment et vu la crispation de son garde du corps, l’Indienne abdiqua puis retourna près de son lit. « C’est un hôpital ou une prison ? J’allais vous chercher un café je vous signale ! Pour vous aider à réfléchir. » dit-elle en ponctuant son dernier mot avec ses doigts qui imitèrent des guillemets.

Prise sur le fait comme une ado, le visage de Priya arborait une moue boudeuse. Dehors le soleil brillait de plus en plus, perçant les stores encore baissés. « Est-ce que vous pouvez au moins ouvrir les stores s’il-vous-plait ? » demanda-t-elle en croisant les bras. Oh non, la jeune femme n’était pas contente, elle était même hors d’elle, frustrée. Elle s’autorisa à lancer un regard en direction d’Itzal. Elle secoua doucement la tête. Qu’est-ce qu’il pouvait l’agacer c’était incroyable ! Pourtant au fond d’elle une petite voix s’éveillait. Sa conscience lui rappela que si elle était encore là, c’était en parti grâce à cet homme qui l’énervait tant. Ses traits se défroissèrent un peu. Elle n’en pouvait plus d’être enfermée entre quatre murs, elle avait besoin d’air. Elle était persuadée qu’au fond, le Vénézuélien aussi en avait marre d’être ici. Elle ne savait pas très bien ce qui le poussait à rester d’ailleurs. Elle se redressa pour s’asseoir, impossible de rester dans la même position plus d’une seconde. « Vous savez vous pouvez partir Itzal, je crois que je suis sous bonne garde. » dit-elle, amère, en parlant des deux colosses qui se trouvaient dehors. Elle savait néanmoins qu’elle n’aurait eu aucun mal à les embobiner, ces deux là, contrairement au Vénézuélien qui était au moins aussi têtu qu’elle. Il fallait qu’elle tente autre chose, qu’elle trouve une tactique différente. Que savait-elle ? Elle savait Itzal épuisé. Cela n’avait rien d’étonnant, dormir sur un fauteuil n’avait rien d’un grand luxe. « Vous n’avez pas envie de vous reposer dans un lit confortable ? Un garde du corps lessivé ne servira à rien. » elle haussa les épaules. Au fond d’elle elle savait ses arguments inutiles alors une idée lui vint.

Priya se redressa un peu plus et prit appuie sur son lit pour de nouveau s’en extirper. Elle savait qu’Itzal ne partirait pas, qu’il resterait scotché à elle tant que les médecins ne l’auraient pas diagnostiquée hors de danger. La jeune femme ne savait pas combien de temps cela prendrait. Son hémorragie l’avait vidée de beaucoup de sang mais aussi de beaucoup d’énergie. Malgré ça sa mésaventure ne lui avait pas retiré sa détermination. Debout à côté de son lit, elle leva un index vers Itzal, comme pour l’empêcher de dire quoique ce soit avant qu’elle ait pu s’exprimer. « J’ai envie de sortir, et je vais le faire, soit vous m’aidez pour que ça se passe bien soit je ferais sans vous. » assura-t-elle d’un air déterminé. Au fond l’Indienne savait que si Itzal décidait qu’elle resterait dans sa chambre, elle n’aurait d’autre choix que de rester prisonnière de ses draps, restant là à attendre, regardant la propagande que le Gouvernement diffusait dans le vieux poste de télévision. Cette simple pensée l’angoissa. Bien qu’il soit une mule, le Vénézuélien comprendrait sûrement. Priya l’espérait. Son regard noisette chercha le fauteuil roulant calé dans un coin de la pièce. Elle soupira. Voilà où elle en était désormais rendue. A force de s’agiter, elle finirait par défaire son pansement, il fallait faire vite avant que l’armada de médecins ne débarquent et ne la forcent à rester couchée. Priya finirait par mourir d’ennui à ce train là…





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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Ven 26 Jan - 16:18

Armistice
La bonne nouvelle, c’était qu’elle aussi était sur les nerfs. Et il y avait de quoi, après tout. Ce n’était pas lui qui s’était pris une balle perdue – même si dans l’ordre naturel des choses c’était bien l’inverse qui aurait dû se produire. Il se retint de la relever lui-même, autant parce qu’il savait qu’elle l’agoniserait encore plus d’injures s’il osait poser la main sur elle, que parce qu’il était en colère et voulait qu’elle le voit. Il garda les yeux sur elle, la foudroyant du regard, impassible à ses reproches. Ce n’était pas comme s’il n’y était pas habitué. Mais il avait fini par s’y faire, il avait fini par prendre cette attitude hautaine qu’elle avait avec lui comme un jeu, il en riait souvent, sachant que ça l’agaçait, elle, mais aussi, il en était sûr, que ça l’amusait également, de plus en plus. Du moins avant cette attaque. Cet assaut de la Résistance avait été une piqûre de rappel brutale et douloureuse de ce qu’ils étaient tous les deux. Itzal s’en voulait de s’être laissé aller ainsi, à l’aise avec elle, à l’aise dans ce quotidien qui ne lui déplaisait pas. Ils n’étaient pas en coloc, elle était une proche du Gouvernement, il était son garde du corps, et là dehors, il y avait une guerre permanente, et le danger qui allait avec. Et il avait fini par plus ou moins repousser cette réalité dans un coin de sa tête, toujours présente, mais arasée par autre chose, l’idée d’une vie qui n’était pas la sienne, et encore moins la leur à eux deux. Là, tout de suite, il n’était pas d’humour à se moquer d’elle, à entrer dans ce jeu qui petit à petit avait raison de sa défiance à elle et de ses préjugés à lui. Il serra les dents quand elle lui balança à la figure qu’il était censé la protéger. Oui, elle pouvait être garce à ce point-là, des fois. Mais elle était une cliente, et elle avait définitivement le droit de se plaindre du service, après tout, vu qu’elle se retrouvait à l’hôpital. Même si ça aurait pu être pire. « Je n’ai pas besoin que vous alliez me chercher un café, ni d’un lit confortable. Je n’ai pas besoin que vous me materniez, juste que vous m’obéissiez, pour une fois. » Au cas où elle en doutait encore, donc, il ne comptait pas la quitter de sitôt. Le travail. Se concentrer là-dessus, et pas sur les pensées parasites.

Il alla jusqu’à la fenêtre, mais pas pour faire ce qu’elle lui demandait. Il jeta un bref coup d’œil entre deux stores. Le bâtiment n’était pas très haut, et la chambre de Priya se situait au sixième et dernier étage. La vue était dégagée et de toute façon il doutait que ces bouseux de la Résistance ait accès à du matériel d’assez bonne qualité pour jouer les snipers. Il savait que les prisons du Gouvernement accueillaient en permanence quelques membres malchanceux de la Résistance et il regrettait, pour l’heure, de ne pas faire partie de l’équipe qui les interrogeait en ce moment même. Il se tourna de nouveau vers Priya, qui ne cessait de s’agitait, comme à son habitude, lui faisant bien comprendre, par son immobilité hiératique, qu’il ne comptait pas non plus accéder à sa requête d’ouvrir les stores. Le monde ne tournait pas selon les désirs de mademoiselle, du moins pas en matière de sécurité. Il avait l’impression d’être revenu au premier jour de leur relation, elle sa nouvelle cliente et lui son nouveau garde du corps. Si ce n’était qu’elle semblait avoir un peu plus de patience vis-à-vis de lui. Mais il avait remarqué ça bien avant ce jour. Il sentait qu’elle lui faisait plus confiance qu’avant, qu’elle tolérait sa présence plus qu’avant, l’avait même vue plus d’une fois ces derniers temps le chercher machinalement des yeux. Non pas qu’elle avait besoin de lui, mais elle s’était habitué à sa présence et quand il n’était pas visible, elle le remarquait. Mais tout ça n’avait pas d’importance en cette seconde. Quand elle lui annonça qu’elle sortait de la chambre, avec ou sans lui, il la fixa pendant quelques secondes avec le meurtre dans les yeux, mais il était évident qu’elle n’allait pas changer d’avis. Il s’offrit le luxe d’une bordée de jurons en espagnol avant de s’emparer du fauteuil roulant qu’elle avait si subtilement repéré et de l’amener face à elle. «  Vous posez vos jolies fesses dans ce fauteuil et vous n’en bougez plus jusqu’à ce que qu'on revienne ici. Si vous essayez une seule fois de me fausser compagnie, je vous promets que je vous jette sur mon épaule et que je vous ramène illico dans votre chambre. » Une menace qu’il était absolument prêt à mettre à exécution, et cette fois il n’aurait aucune considération pour ses hurlements, ses injures et son amour maladif pour son espace vital.

Il la laissa s’asseoir, puis poussa le fauteuil à l’extérieur de la chambre, où les deux types de la sécurité envoyés en plus par il ne savait pas qui se crispèrent. Itzal ne pouvait que les comprendre. C’était pénible quand on vous empêchait de faire votre travail correctement. « Je reste avec elle. Personne ne rentre dans cette chambre sans un de vous deux dans la pièce pour le surveiller. » Techniquement, il n’était pas leur patron. Il n’avait aucune idée en vérité de qui étaient ces types, des flics, des gardes du corps, des soldats de l’armée régulière ou même des miliciens. Mais ils étaient tous là pour la même raison. Et de toute façon il n’était pas question de laisser cette chambre sans surveillance. Itzal repartit en poussant le fauteuil dans les couloirs de l’hôpital – un bien bel hôpital, qui n’avait rien à voir avec les cliniques clandestines de médecins sans diplômes vers lesquelles le commun des mortels se tournait en cas de besoin. « Vous devriez pouvoir rentrer chez vous dans quelques jours. », reprit-il à l’attention de Priya. « La sécurité va probablement doubler pendant quelque temps autour de chez vous et j’imagine qu’on sera suivis en permanence, jusqu’à ce qu’un autre de ces connards du Gouvernement se fasse agresser, et alors on sera plus tranquilles. » Oui, « on ». D’autant qu’il considérait ne pas avoir besoin de renforts. Plus il y avait de types anonymes dont on ne savait pas à qui ils obéissaient et quels étaient leurs ordres et plus c’était le bordel. Rien de mieux que la protection rapprochée en petit comité. Et en parlant de ça… « Je vais m’installer chez vous un moment, accessoirement. » Comme si cette précision était accessoire. Il savait déjà que la nouvelle allait réjouir Priya, et une part de lui s’en amusait.

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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Mar 30 Jan - 9:54

Armistice
Itzal&Priya
Ce fut sans grande surprise que Priya accueillit la réponse cinglante d’Itzal. La jeune femme leva les yeux au ciel. Elle ne le maternait pas, elle essayait simplement de trouver un moyen de retrouver un peu d’intimité. Bien qu’elle ait su que ses propositions se feraient rejeter, l’Indienne avait voulu tenté le coup, histoire de se dire qu’elle avait tout essayé. Elle claqua sa langue contre son palais pour se retenir de lui répondre. Elle continua de gigoter jusqu’à ce que le garde du corps s’approche de la fenêtre. Mais au lieu de relever les stores comme elle l’avait demandé, Itzal se contenta de scruter l’extérieur à travers ces derniers ce qui pour effet d’énerver Priya. Ce fut ce geste qui la poussa en parti à sortir de son lit. Cette fois c’en était trop. Elle ne pouvait définitivement plus supporter de rester cloîtrée dans sa chambre obscure toute la journée. Ces derniers jours elle n’avait vu que des médecins, des infirmières et Itzal. On lui changeait son pansement en lui répétant qu’elle ne devait pas bouger. L’ennui commençait à gagner du terrain. La non-réaction de son garde du corps qui la narguait en n’ouvrant pas les stores finit de la mettre à bout.

Après qu’elle ait annoncé sa rébellion, Priya soutint le regard d’Itzal qui semblait lui jeter un sort. Elle craignait qu’il ne la force à rester alitée.  Cela aurait été un véritable cauchemar. Pour sûr que si elle avait eu une tasse de café dans les mains, à défaut de la lui offrir, elle lui aurait sûrement jeté au visage. Finalement il s’avéra que son garde du corps était bel et bien humain. La jeune femme ne releva pas ses jurons qu’elle ne comprit pas et lui offrit un large sourire lorsqu’il amena le fauteuil roulant face à elle. L’indienne souriait comme une petite fille à qui on venait d’offrir une robe de princesse. Elle soupira ensuite lorsqu’Itzal la martela de réprimandes. Elle leva la main et l’agita comme pour chasser ses paroles de son esprit. « Je ne suis pas une enfant, je veux juste respirer un peu. J’ai passé l’âge des courses poursuites je vous rassure, vous n’aurez pas à me jeter sur votre épaule. » dit-elle avant de s’installer sur son nouveau trône roulant. Priya était ravie, elle laissa échapper un presque inaudible « Merci. » avant de se laisser pousser jusqu’à l’extérieur de sa chambre. Enfin elle allait voir autre chose que cette pièce qu’elle aurait pu dessiner tant elle la connaissait par cœur.

Lorsqu’ils sortirent de la chambre, Priya n’accorda aucune attention aux deux hommes qui gardaient la porte. Elle ne voulait pas s’attarder, ce qu’elle voulait c’était explorer les environs. Elle passa sa main droite à travers sa longue chevelure châtain, attendant qu’Itzal ait terminé de se prendre pour le chef de la CIA. Dans un sens son attitude la faisait sourire.  Il semblait prendre sa mission plus qu’à cœur, pourtant ce n’était pas comme si Priya avait été la plus agréable et chaleureuse des clientes, bien au contraire. Elle pouvait s’estimer heureuse au fond, bien qu’elle ne se retiendrait jamais de l’enquiquiner, c’était plus fort qu’elle. C’était sa manière à elle de montrer qu’elle n’aimait pas qu’on lui impose une présence non désirée. Bien que cette présence ce soit finalement avérée utile, ce que la jeune femme avait du mal à admettre. Alors qu’elle observait les couloirs immaculés de l’hôpital, l’Indienne écoutait Itzal avec attention. Priya perdit un peu de son éclat à l’entente de ses mots. Elle n’avait pas fini d’être entourée d’hommes et cette idée l’angoissait. Cela pouvait paraître étrange mais la jeune femme ne supportait pas la foule et encore moins être en permanence encerclée par des individus de sexe masculin.

Perturbée, le « on » qu’employa Itzal ne fit pas réagir l’Indienne. Elle cogitait, s’imaginant déjà comment serait sa vie dans les jours qui suivraient. Et puis elle se retourna vivement vers son garde du corps lorsqu’il annonça qu’il viendrait s’installer chez elle. Les sourcils froncés au dessus de ses yeux noisettes laissaient aisément paraître le mécontentement de Priya. « Qu’entendez-vous par un moment ? Et je suis contente de l’apprendre… Vous comptiez me le dire quand ? » demanda-t-elle en secouant la tête, exaspérée. Voilà qu’en plus de lui imposer une surveillance, on l’implantait même au cœur de son intimité. La jeune femme bouillonnait. Elle aurait voulu se lever et faire un scandale, aller se plaindre auprès de ses supérieurs mais elle n’en eut pas la force. De toute façon elle savait qu’on ne la laisserait pas tranquille avant un bon moment. Il avait fallu que ces fichus rebelles s’attaquent à elle. « Ces résistants me pourrissent la vie jusqu’au bout ! » Elle croisa les bras, boudeuse et surtout rageuse. Cette annonce ne lui plaisait absolument pas, elle aurait au moins aimé qu’on la consulte avant de décider qu’Itzal emménagerait avec elle. La jeune femme appréhendait, la compagnie des hommes n’étant pas ce qu’elle préférait. Songeuse, elle releva de nouveau la tête vers Itzal. Pouvait-elle réellement le mettre dans le même sac que tous les autres après qu’il lui ait sauvé la vie ?

Le fauteuil bifurqua sur un large couloir. Plusieurs portes le longeaient, donnant sur de luxueuses chambres réservées à des patients importants. Des petits groupes d’infirmières et de médecins discutaient jusqu’à ce que l’un d’eux ne remarque Priya et son accompagnant. C’était son médecin attitré. L’Indienne craignit qu’il ne vienne lui ordonner de retourner dans sa chambre. Elle sentit son cœur s’accélérer sous l’appréhension. Elle s’arma d’un large sourire alors que l’homme aux cheveux gris s’avançait dans sa direction. Les mains dans sa blouse blanche, le médecin avisa le fauteuil de son regard vert avant de s’attarder sur Itzal. « Miss Gadhavi, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée… » Commença-t-il. Priya ouvrit la bouche pour protester mais l’homme poursuivit « … mais je vois que vous êtes sous bonne garde. » conclut-il en désignant Itzal. Le personnel devait avoir compris que Priya faisait parti des patients têtus qui n’en faisaient qu’à leur tête, néanmoins l’homme ne cachait pas son inquiétude. L’indienne, frustrée d’être coincée dans son fauteuil se contenta de hocher la tête. « Oui, James Bond n’aurait pas fait mieux. » rétorqua-t-elle sur le ton de l’humour pour paraître décontractée. Le paraître, un art dans lequel elle excellait désormais.



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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Sam 3 Fév - 11:28

Armistice
Tout occupé à ressasser ce qui était arrivé, Itzal ne prêtait pas attention à ces petits changements subtils qui avaient lieu sous ses yeux, et cependant, le « merci » de Priya ne lui échappa pas, pour la simple et bonne raison que c’était la première fois qu’il entendait ce mot franchir ses lèvres. En d’autres circonstances, il aurait pris cet événement interplanétaire avec un sourire mordant et une petite pique gentiment moqueuse, comme il aimait le faire avec elle, tant il avait compris que s’offusquer pour chaque remarque de sa part ne ferait que le conduire au burn-out. Mais aujourd’hui, il n’avait simplement pas envie de rire. Il baissa les yeux sur elle tout en poussant son fauteuil roulant dans le couloir aseptisé de l’hôpital, gardant ses mots pour lui et se demandant si la Terre avait cessé de tourné sur son axe ou si c’était la fin du monde pour qu’il mérite soudain un remerciement de la part de Priya Gadhavi, rien que ça. Ou, plus simplement, s'il s’agissait là de la preuve, s’il en fallait une, que la jeune femme n’avait pas seulement été blessée dans sa chair. Personne n’appréciait de frôler la mort, même le plus grand baratineur de l’histoire – comme lui, par exemple. Les grands airs qu’on se donnait, la distance qu’on imposait, la raideur qu’on tentait de faire passer pour de la force et tous les mécanismes de défense volaient en éclat une fois qu’on était confronté à la mort, à la possibilité que ça pouvait bel et bien arriver, à n’importe quel moment. Au moins allait-elle arrêté de l’emmerder quelque temps quant à sa présence à ses côtés, qu’elle avait toujours prétendue inutile…

Comme prévu, elle n’accueillit pas ses explications avec des cris de joie. Elle pouvait toujours s’agiter et râler tant qu’elle pouvait, c’était comme ça et pas autrement, et en toute honnêteté, ça dépassait largement le niveau hiérarchique d’Itzal, qui ne décidait pas plus qu’elle en la matière. Ils subiraient tous les deux ce surplus de sécurité, sauf qu’Itzal s’en fichait un peu, alors que Priya, évidemment, le prenait très mal. Comme quoi, les grands de ce monde n’étaient pas tout-puissants – enfin, pas toujours. Il pouvait parfaitement visualiser son propre père assis derrière un bureau vide quelque part, avec seulement un téléphone devant lui, qui lui servait d’un coup de fil à diriger la planète entière. Il laissa échapper un soupir agacé. « Je vous le dis maintenant, qu’est-ce que vous voulez de plus ? J’aurais pu vous le souffler à l’oreille avant mais vous étiez trop occupée à vous vider de votre sang. » Il n’en fit pas plus, et pourtant dans le temps il aurait adoré en rajouter une couche. Mais peut-être qu’en ce moment, il acceptait un peu plus facilement de servir de fusible à la colère rentrée de Priya.

Il ne put que laisser échapper un rire bref en réponse à l’exclamation de Priya. Ouais, salauds de rebelles qui tentaient de renverser un gouvernement pourri pour obtenir une vie meilleure pour eux et les autres… C’était pas simple de se retrouver de ce côté-ci de la barrière morale. En toute honnêteté, Itzal se fichait des grandes causes, et le genre de combat que ces types menaient avait toujours existé, depuis que les humains avaient décidé que quelques-uns d’entre eux seraient meilleurs que tous les autres et mériteraient ainsi de vivre mieux et de régner sur la masse. Pour lui il n’y avait pas grand-chose à y faire à part compter sur la chance, ou combattre pour soi-même. L’action collective n’avait jamais fonctionné dans l’histoire de l’homme. C’était toujours les méchants qui gagnaient. Dans ce cas précis en revanche, et puisqu’il se permettait de ne penser qu’à sa gueule en permanence, lui aussi aurait bien voulu avoir un de ses résistants sous la main pour lui broyer la mâchoire. Même s’il avait du mal à concilier son propre tempérament et ses propres valeurs avec le fait qu’il travaillait pour ce gouvernement qu’il détestait. Et s’il n’y avait pas eu Priya, si elle n’avait pas été sa cliente, peut-être qu’il aurait fait comme d’habitude, une connerie quelconque lui permettant de se faire virer, de décevoir son père et de retrouver un peu de liberté jusqu’à la prochaine fois où le paternel lui mettrait la main dessus.

Il vit le médecin approcher et s’immobilisa dans le couloir le temps que l’honorable docteur des riches fasse des ronds-de-jambes devant Priya. Il avait l’habitude de ça, depuis le temps. Le nombre de personne qui couraient ventre à terre pour lui dire des banalités, pour le seul plaisir de lui adresser la parole, comme si elle avait le pouvoir d’améliorer encore un peu plus leur vie… Il jeta un regard noir au crétin, puis finit par repartir, se servant littéralement du fauteuil avec Priya dessus comme d’un bulldozer pour repousser le docteur et le planter là. James Bond, tu parles. «  Il va falloir faire des efforts sur la tenue, si vous voulez être une Itzal Macaron Girl. Cette blouse ne vous va pas du tout. » Il alla jusqu’à un ascenseur, fit pivoter le fauteuil face à la porte et appuya sur un bouton. Une infirmière voulut monter avec eux mais Itzal lui barra le chemin avec son bras. « Prends le prochain. » Il n’entendit pas le caquètement outré de la femme parce que les portes se refermèrent, et il s’appuya contre la paroi de la cabine avec un soupir de soulagement. « Je suis sûr que ça doit s’activer sévère dans les cellules du gouvernement, d’une certaine façon, leur vie aussi doit être bien pourrie, en ce moment même. » En revenant aux résistants, si ça pouvait la consoler. Pour Itzal, ça ressemblait à une tentative ratée, encore une. Il y avait pas mal de gens haut placés à cette fête que Priya avait organisée, comme toujours. Mais ce n’était pas non plus le gratin du gouvernement. À quoi ça les aurait avancés, de se payer tout le monde dans la salle ? Il était loin, les temps glorieux où la résistance avait la capacité d’assassiner le président.

Les portes de l’ascenseur se rouvrirent et ils débouchèrent à un étage lumineux, avec un couloir faisant le tour d’un patio vitré, un petit jardin à l’intérieur de l’hôpital, encerclé par quatre murs, avec du vrai ciel bleu au-dessus de leur tête. C’était tout ce qu’il était prêt à concéder à Priya. Il poussa la porte vitrée du pied puis le fauteuil roulant avant de se poser lui-même sur un rocher moussu transporté ici pour faire joli, avec les arbustes, les fougères et le reste. Il y avait un cendrier plein à craquer de mégots, aussi, et Itzal tapota vainement ses poches par réflexe. Il fumait très rarement, une ou deux clopes par jour, depuis une bonne trentaine d’années, sans même s’en rendre compte, de façon aléatoire. « Il faut qu’on parle de la suite des opérations. Je vais m’installer chez vous et n’imaginez pas pouvoir y échapper. Ça veut dire que je vais être deux fois sur votre dos que d’habitude, matin midi et soir, et la nuit aussi, en tout bien tout honneur. » On ne pouvait pas toujours joindre l’utile à l’agréable, après tout. « Si on veut que ça marche, il va falloir que vous arrêtiez de râler en permanence et que vous acceptiez de faire ce que je vous dis quand je vous le dis. Et que vous cessiez de toujours essayer de vous barrer en douce. » Il essayait de se souvenir de cette soirée, si, au moment de l’attaque, il l’avait en vue, ou s’il l’avait perdue, vu qu’elle était passée experte dans l’art de lui filer entre les doigts. Mais les choses allaient changer.

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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Mar 6 Fév - 12:38

Armistice
Itzal&Priya
Les protestations continuèrent un court instant, rapidement interrompues par l’intervention du médecin. Priya avait immédiatement remis son masque, elle servit un large sourire au docteur accompagné d’un trait d’humour. Sa recette favorite. Et puis sans qu’elle ne comprenne ce qui avait bien pu traverser l’esprit d’Itzal, elle constata que son fauteuil s’était mis à rouler, écrasant presque le médecin dans sa course. Ce n’est qu’une fois qu’ils se retrouvèrent devant l’ascenseur que Priya se retourna pour observer son garde du corps qui, lui aussi, tentait de faire de l’humour. « Vous trouvez ça drôle ? » demanda-t-elle en lui lançant un regard sombre. Elle se remit droite dans un soupir, admirant tristement sa robe d’hôpital. Une brève grimace froissa ses traits fins. Bien que la manière de le dire soit douteuse, Itzal n’avait pas tort. Priya était loin de ses vêtements raffinés, elle se sentait démunie, assise là à se faire pousser comme quelqu’un de dépendant. La jeune femme ne voulait avoir besoin de personne pour s’en sortir. Hélas, elle se résignait peu à peu, se disant qu’au final, elle aurait sûrement pu tomber sur pire qu’Itzal. Quelqu’un qui ne prenait pas tant son travail à cœur car bien qu’elle ait du mal à le reconnaître, les risques qu’elle courait étaient bien réels. Alors qu’elle allait répliquer de nouveau, pour admettre que sa tenue était laide, Itzal la coupa en faisant déguerpir une infirmière un peu trop pressée. Lorsque les portes se refermèrent, Priya adressa un sourire satisfait à la femme qui s’indigna un peu plus. L’Indienne tourna de nouveau la tête vers son garde du corps, elle fronça les sourcils avant de comprendre qu’il parlait de ces pseudos-rebelles meurtriers. « Je m’en contre fiche. Ils ont voulu me tuer ! Ils ont blessé plusieurs personnes. Des criminels, voilà ce qu’ils sont. » dit-elle d’un ton sec avant de s’attarder sur les portes qui s’ouvraient vers un nouveau couloir.

Une fois dehors, Priya inspira longuement. Elle toisa les mégots de cigarette qui vinrent empester son air avant de lancer un regard curieux vers Itzal. L’Indienne aurait voulu se lever jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle avait gardé les chaussons de l’hôpital. Elle soupira bruyamment et fit elle-même rouler son fauteuil pour s’éloigner du cendrier. Elle pivota pour se retrouver face à Itzal qui remettait le sujet fâcheux sur le tapis. Pendant les dernières minutes, Priya semblait avoir oublié ce petit détail. Son visage s’assombrit une nouvelle fois. D’habitude sa colère se serait déversée sur Itzal. Ce dernier lui aurait répondu sur le même ton et une nouvelle dispute aurait éclaté. Mais cette fois, Priya était fatiguée et elle savait pertinemment que l’idée ne venait pas de son employé. La jeune femme parut tout de même outrée lorsque le Vénézuélien insinua qu’elle râlait en permanence. Elle chassa l’air de sa main droite, finalement résignée. « Très bien ! J’ai compris je n’ai pas le choix. Je vous préviens, hors de question que vous fumiez dans mon appartement. » elle désigna du doigt la poche qu’Itzal avait palpée quelques instant auparavant. « Je me doute que cette décision ne vient pas de vous. Je ne file pas en douce, arrêtez de me considérer comme une gosse. J’ai du travail à faire vous comprenez ? Je n’essaie pas de fuir je… J’essaie de régler les problèmes c’est tout. » elle croisa ses bras sous sa poitrine. La perspective d’avoir un nouveau colocataire ne l’enchantait pas. Cela se voyait sur les traits de son visage qui s’étaient crispés. Priya imaginait ce que serait leur vie à deux, allaient-ils passer leur temps à se disputer ?

La porte par laquelle ils étaient arrivés s’ouvrit à nouveau, un jeune brun venait visiblement prendre une pause cigarette. Bien qu’il n’accorda aucun regard à Itzal et Priya, la jeune femme lui lança un une œillade noire. Elle ne supportait pas l’odeur de ces bâtons de nicotine, cela lui rappelait les bordels dans lesquels on l’avait traînée, là où cigarettes, alcool et drogues étaient la base. « Itzal pouvez-vous m’aider à aller là-bas. » demanda-t-elle en désignant un autre coin du patio. L’Indienne sembla pensive et après quelques secondes de silence elle reprit. « Vous devriez être plus compréhensif. Je n’ai pas envie que vous pourrissiez mon intimité. J’aime le calme quand je suis chez moi, j’aime être tranquille sans qu’on me donne des ordres. Je n’ai pas envie qu’on passe notre temps à se disputer. Il faudra faire des efforts de chaque côté. –elle tourna la tête vers lui- vous avez d’autres vices que la cigarette ? Autant que je sois prévenue. » demanda-t-elle d’un ton taquin. Ce n’était pas une attaque contrairement à ce que sa phrase laissait entendre. C’était un moyen détourné d’en apprendre plus sur cet homme. Qui était-il ? Itzal ne pouvait pas être uniquement décrit comme étant un « garde du corps ». D’après son dossier, Priya savait qu’il était Vénézuélien, qu’il avait 35 ans mais le reste était un mystère. Il fallait aussi dire que l’Indienne ne s’était pas attardée sur les détails. Elle n’avait vu en lui qu’un parasite au début. Un parasite qui lui avait finalement sauvé la vie. S’ils devaient vivre ensemble, même pour un temps, la jeune femme tenait à en savoir plus. Etait-il seulement possible que ces deux là s’entendent ? L’exercice s’avérait d’ores et déjà périlleux. Priya savait gérer des situations compliquées et stressantes car elle parvenait à décompresser une fois chez elle, lorsqu’elle se réfugiait dans sa bulle chaleureuse et protectrice. Ne lui restait plus qu’à inclure Itzal à l’intérieur, chose qui visiblement, n’était pas gagnée.




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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Sam 10 Fév - 1:16

Armistice
Finalement, prendre l’air, même dans un extérieur coincé entre quatre murs, c’était plutôt une bonne chose. Fermant les yeux et offrant son visage à l’air frais, Itzal se rendit compte qu’il avait tout autant besoin que Priya de s’aérer le corps et l’esprit. Deux secondes grand max, il avait détourné le regard. Quand il rouvrit les paupières, Priya s’était déjà fait la malle. Pas très loin, heureusement, juste de quoi s’éloigner du cendrier, mais malgré tout, le Vénézuélien se crispa de nouveau. Jamais client n’avait été aussi difficile à protéger. Il en avait vu défiler, des rebelles, des grognons, de véritables anguilles qui lui filaient toujours entre les doigts, mais malgré tout, tout ça n’était que pour la forme et Itzal savait bien que tous ces gens étaient ravis d’être protégés, ravis de savoir que si ça tournait mal quelqu’un état payé pour prendre les coups à leur place, et comment les en blâmer ? Priya, en revanche, ne voulait vraiment pas de lui. De lui ou d’un autre, d’ailleurs. Itzal savait que ça pouvait vouloir dire une chose, assez facile à deviner : elle n’avait pas grandi avec une cuiller en argent dans la bouche. Elle n’avait pas l’habitude que tout lui soit dû. Et dans ses bons jours, il en déduisait que sa hauteur, sa distance, son dédain, étaient moins le fruit de son statut que de ses expériences passées. En vérité, elle n’était pas comme ses autres clients, et c’était pour ça qu’il avait fini par l’apprécier, bien plus qu’elle ne l’appréciait lui. Et d’une certaine façon, il pouvait voir l’avenir : s’installer avec elle n’allait rien faire pour le faire changer d’avis. Elle allait probablement le rendre dingue vingt-quatre heures sur vingt-quatre au lieu des seize réglementaires. Mais lui s’attacherait toujours plus à elle. C’était inévitable, comme le courant d’une rivière, quelque chose de déjà fait, de déjà écrit. Et bien sûr, elle eut tout de suite quelque chose à redire à l’idée de le voir s’installer chez elle, et malgré tout son agacement, il sourit, avant de jeter involontairement un regard un peu frénétique vers le cendrier. Là tout de suite, et puisqu’on ne le laissait pas roupiller, il se serait bien fumé l’ensemble des mégots qui se trouvait là.

« La décision ne vient pas de moi, mais je pense que c’est la bonne chose à faire. En ce qui me concerne je suis ravi de savoir que je vais vous avoir à l’œil toute la journée et toute la nuit. » Qu’elle pense qu’il resterait planté dans le noir, en silence, au pied de son lit, pendant qu’elle dormirait, si elle voulait. Il dut se retenir de se marrer. « Je crois que vous essaierez toujours de vous échapper parce que je vous donne l’impression d’être votre gardien de prison, et maintenant votre propre foyer va devenir une prison. Il n’y a pas grand-chose que je puisse faire pour vous faire vous sentir mieux par rapport à ça. Pour moi, mon problème à gérer, c’est vous. » Là-dessus, Jojo l’anonyme se pointa pour briser cette belle dynamique, et Itzal était tout prêt à le chasser comme il avait jeté l’infirmière hors de l’ascenseur tout à l’heure, mais Priya le devança en lui demandant de la faire rouler un peu plus loin. Compromis, donc. Pas très satisfaisant pour Itzal et ses envies de violence, mais soit. Il s’exécuta, éloignant Priya du fumeur, et lui avec. Il garda ce dernier à l’œil tout en écoutant les doléances de la jeune femme. Il faillit s’offusquer, en mode « quoi, moi, pas compréhensif, mais ma brave dame… », mais en fait, il était trop fatigué pour ça. À l’entendre, Itzal était du genre à organiser des rave-party dans le jardin jusqu’à six heures du mat. Bon, certes, sur le côté pratique, c’était une véritable invasion de la vie privée. Cela dit, si elle obéissait aux règles qu’il avait établies dès le départ, il n’aurait pas à lui donner d’ordres, justement. C’était comme ça qu’il le voyait, en tout cas.

« Je m’en grillerai une dehors à chaque fois, alors, mais vous devrez m’accompagner dans ces moments-là, évidemment. » Il la taquinait. En fait, il ne fumait quasiment jamais, et puisqu’elle semblait prête à faire des compromis – une rareté –, il était tout prêt à en faire aussi, et pour commencer, à arrêter complètement de fumer, puisque cela semblait vraiment la déranger. Ce n’était pas comme s’il en avait vraiment envie ou besoin. Non, pour ça, il avait d’autres vices, justement, et le mot qu’elle utilisait n’était pas loin de la vérité. Il ne pouvait pas vraiment lui dire que quand il n’était pas avec elle, il écumait les coins les plus glauques de la ville pour aller se défouler à coups de poing. En la matière, le Bones était idéal, pour les combats clandestins contre les zombies, mais en vérité, ces nuits-là, n’importe quel imbécile éméché et qui cherchait la bagarre faisait l’affaire. Il fallait bien qu’il se défoule, qu’il se débarrasse de cette colère permanente qui l’habitait, pour pouvoir ensuite endosser son masque placide et souvent ennuyeux de garde du corps. Il n’était pas sûr de combien de temps il tiendrait encore dans ce boulot avant de se torpiller, comme il le faisait toujours, même si son père rattrapait toujours le coup. D’ailleurs, cette cohabitation forcée avec Priya n’allait pas forcément être une bonne affaire pour lui non plus. Bon, les choses finiraient par se calmer et il repasserait en horaires normales, et il retrouverait un semblant de liberté, et au Bones. En attendant, il ne pouvait pas vraiment parler de ça à Priya, il sentait que ce serait mal accueilli. « Voyons voir… Je déteste qu’on touche à mes affaires. Et j’ai plusieurs armes, raison de plus pour ne pas toucher à mes affaires. » Et encore moins à ses armes. Légèrement insistant, le mec. Mais après tout, il en allait de même avec tous ceux qui n’avaient pas débuté avec grand-chose dans la vie. Il esquissa un sourire soudain et fugace. « Je ne sais pas pour vous, mais c’est la première fois que je vais emménager avec une femme. » Autant dire qu’il n’était pas du genre à se poser et à vouloir fonder sa petite famille.

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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Ven 16 Fév - 13:08

Armistice
Itzal&Priya
D’après ses dires, Itzal semblait ravi d’avoir Priya « à l’œil ». De son côté la jeune femme ne paraissait pas vraiment enthousiaste. Elle se demanda même s’il comptait la veiller toute la nuit. La situation deviendrait alors étrange. L’Indienne se sentirait plus épiée qu’à l’abri. La suite de ses propos eut le don de la rassurer. Au moins Itzal comprenait ce qu’elle pouvait ressentir. Bien qu’il soit indésirable de par sa profession, il était loin d’être idiot. Et peut-être que dans d’autres circonstances, dans une autre vie, elle aurait pu apprécier sa compagnie. Pour l’instant tout ceci semblait compromis. Il n’était pas là pour devenir son ami mais bel et bien pour la surveiller. Priya n’aimait pas se sentir contrôlée, par un garde du corps ou par qui que ce soit. Elle voulait être libre de faire ce qu’elle voulait, quand elle le voulait. Elle repensa à son état, à ce qui l’avait conduite dans ce fauteuil roulant. Une drôle d’émotion la traversa. Elle avait tout de même frôlé la mort. Une personne normale aurait sûrement réagit différemment, bénissant, exigeant même la présence d’Itzal. Pour Priya c’était différent. Elle avait déjà frôlé la mort, ce sentiment elle le connaissait bien. Ce n’était pas pour autant qu’elle ne connaissait pas la valeur de la vie, bien au contraire, mais son rapport aux autres restait particulier. Elle était comme ça, un électron libre que ses relations passées avaient rendu différent. « J’aurais plutôt dit une nourrice un peu collante. » répondit-elle avant qu’ils ne s’éloignent du fumeur indésirable.

Une fois à l’écart de la fumée intempestive, Priya s’intéressa à la réponse ironique que lui offrit Itzal. Ces deux là ne faisaient jamais de pause, toujours prêts à se chercher l’un l’autre. L’Indienne se contenta de lever les yeux au ciel, légèrement amusée par la répartie de son garde du corps. Car si Priya s’avérait être une cliente difficile, elle reconnaissait la patience qu’avait le Vénézuélien avec elle. Rien ne semblait le décourager, pourtant la jeune femme s’était appliquée à lui jouer de sales tours. Cela ne l’avait pas empêché de lui sauver la vie. A cette pensée, le regard que posa Priya sur l’homme face à elle se fit plus doux. On était loin d’un regard tendre, mais la jeune femme commençait à se poser des questions sur l’homme derrière l’employé. Elle hocha doucement la tête à l’énumération d’Itzal. Elle haussa les épaules « Je ne comptais sûrement pas fouiller dans vos affaires, rassurez-vous. J’aimerais juste que vous ne laissiez pas traîner vos armes n’importe où. On sait jamais que vous me poussiez à bout. » dit-elle d’un air taquin. De toute façon, elle se voyait assez mal faire usage d’une arme et espérait ne pas avoir à le faire durant le reste de sa vie. Alors que l’atmosphère se faisait plus légère, la remarque suivante eut l’effet d’une claque sur la jeune femme. Son visage se referma comme si on venait de lui annoncer la pire nouvelle qui soit.

Deux sentiments contradictoires se mêlèrent en elle. D’un côté, elle ne pouvait pas en vouloir à Itzal d’avoir lancer ce sujet. Le pauvre avait voulu amorcer une discussion, s’intéresser à la vie de sa cliente pour tenter de briser la banquise qui s’était dressée entre eux. D’un autre, elle se sentait terriblement mal à l’aise et luttait pour ne pas replonger dans ses souvenirs douloureux. Jeune elle avait cohabité avec ses frères et sœurs, entassés dans une modeste maison, et ensuite, les seuls colocataires qu’elle avait eues avaient été des prostituées et des hommes violents et répugnants. Le masque de Priya se fendit, son visage laissa apparaitre quelques signes d’une profonde tristesse. Elle se mordit ensuite la lèvre, il fallait qu’elle se reprenne. Elle n’avait pas envie qu’Itzal croit qu’elle avait perdu l’homme de sa vie, et elle n’avait pas envie qu’il lui pose mille questions. Son regard noisette se mêla à celui du brun. Elle le savait intelligent, elle espérait qu’il ne tente pas d’humour. « Je n’ai jamais vécu avec quelqu’un non plus. » mentit-elle en tentant de garder une voix normale. Au fond son mensonge n’en était pas vraiment un, elle avait plus subi d’autres personnes plutôt que vécu avec. Mais Itzal était différent, il s’inquiétait pour elle. Et même si c’était son métier qui le contraignait à ça, dans un sens, Priya s’en sentait flattée. « J’espère que vous n’êtes pas trop déçue par votre future colocataire. J’ai entendu dire qu’elle avait un garde du corps pas très commode, j’espère que vous saurez faire avec. » le masque reprenait forme, Priya regagnait de l’assurance. Elle s’apaisait. Son passé était derrière elle. Bien qu’il ait laissé encore des traces, la jeune femme semblait tournée vers l’avenir. Un avenir dans lequel elle devrait composer avec Itzal Macaro. Une brise fraîche fit virevolter les cheveux de Priya, elle en replaça quelques mèches derrière ses oreilles. « Est-ce que les médecins vous ont dit quelque chose à propos de ma sortie ? J’aimerais vraiment rentrer chez moi. Même avec vous dans mes bagages. » demanda-t-elle. La patience de Priya semblait arriver à bout. Et même si elle appréhendait la perspective de sa nouvelle cohabitation, elle lui semblait bien plus agréable que sa chambre aseptisée.




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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Dim 18 Fév - 18:55

Armistice
S’il fallait une preuve supplémentaire que les choses étaient déjà en train de changer dans leur dynamique, les petites piques de Priya auraient suffi. Si par le passé elle s’était déjà montrée glaciale, voire méprisante ou simplement agacée, Itzal décelait désormais sans peine l’humour sont elle teintait ses réparties. Il ne savait pas si elle était en vérité quelqu’un de drôle dès le départ ou si elle s’était découvert cette qualité après avoir frôlé la mort. Il préférait la première solution évidemment – cela voulait dire que ses efforts pour l’apprivoiser n’étaient pas vains. Et si au départ il tentait à parts égales de l’amadouer et de lui imposer les choses, il devait bien s’avouer qu’il trouvait moins compliqué, désormais, ce petit jeu établi entre eux. De son côté, cela faisait longtemps qu’il se sentait plus à l’aise avec elle malgré les apparences, mais il prenait conscience, depuis qu’elle s’était éveillée dans ce lit d’hôpital, que de son côté, elle changeait véritablement. Par minuscules touches, évidemment. Et à sa remarque sur ses armes, et la possibilité qu’elle s’en empare un jour pour lui rendre la monnaie de sa pièce, plutôt que de répliquer aussitôt, il lui répondit par un sourire amusé, parce que c’était amusant, la seule idée qu’elle lui plombe le derrière entre le frigo et l’évier parce qu’il lui aurait trop tapé sur les nerfs – une possibilité, malgré tout. On ne savait jamais, venant d’elle ou de lui. La vérité étant que jamais de la vie il ne laisserait une arme à sa portée, sauf si c’était pour une bonne raison. « Peut-être que vous devriez en avoir une vous-même. Si un jour vous voulez apprendre à tirer, je peux vous montrer. » Cela ne voulait pas dire qu’elle n’aurait plus besoin de lui. Et si un jour elle n’avait plus besoin de lui, c’était tant mieux, non ? Même si cette idée le dérangea malgré tout alors qu’il y pensait. Mais enfin, ils n’en étaient pas encore là. Sa remarque n’était pas une question cependant, et n’appelait pas vraiment de réponses ; de toute façon, seul avec elle, face à elle, il ne pouvait pas ne pas capter son soudain malaise, alors qu’il avait de nouveau évoqué leur prochaine colocation.

Bien sûr, il ne connaissait rien d’elle. Du moins il connaissait celle qu’elle était aujourd’hui, ce qui, dans la vie d’un être humain, ne représentait qu’une respiration. Le présent n’était rien sans tout ce qui, par le passé, avait fait de vous qui vous étiez. Il ne savait pas d’où elle venait, quelle était son histoire, ne pouvait que se figurer des peines et des épreuves en fonction des réactions qu’elle avait face à des situations redondantes, qui lui donnaient quelques menus indices. Pas de quoi tirer le portrait de quelqu’un. Et bien sûr, il n’était pas payé pour savoir, et encore moins pour écouter la petite vie de ses clients – une chose qui ne risquait pas d’arriver de sitôt avec elle, il le savait. Lui non plus n’était pas celui qu’il paraissait être. Ou peut-être que si. Peut-être que le type brutal, sans gêne et amoureux de ses armes résumait tout ce qu’il était, puisque c’était ainsi qu’il avait commencé sa vie. Dans son cas, c’étaient les années passées qui avaient été un mensonge, une illusion. Même s’il continuait à entretenir ce nuage de fumée en travaillant pour le gouvernement – et pour elle. Elle faisait partie intégrante du mensonge qu’était sa vie, mais tant que personne ne le savait, tant que tout le monde était okay avec ça, alors ça passait, comme toujours. Il se demanda pendant quelques secondes si elle allait lui faire une confession, et il put presque lire sur son visage la seconde exacte où elle redevint maîtresse d’elle-même. Le moment était passé. Il esquissa un demi-sourire. Peu importait. « Ne vous en faites pas. Je ne connais aucun garde du corps qui puisse être plus difficile à vivre que vous. Ce mec doit vraiment être un saint. Un chic type. Quelqu’un de formidable. J’adorerais le rencontrer, lui souhaiter la main et lui dire que vous êtes beaucoup plus sympa que vous voudriez paraître. »

Il posa de nouveau le regard sur le fumeur, qui tournait en rond dans son coin d’un air stressé – mais travailler dans un hôpital, c’était probablement stressant. Comme un métronome, sans même sans rendre compte, Itzal le matait toutes les trente secondes, et s’était encore donné deux minutes avant de lui jeter des pierres pour qu’il retourne bosser, ce feignant. Au point où ils en étaient, n’importe qui ici pouvait représenter une menace. C’était statistiquement peu probable, mais Itzal se devait de considérer le moindre être vivant comme un assassin potentiel, pendant au moins quelques jours encore. Il reporta son attention sur Priya et dut réfléchir quelques secondes à sa question, le temps de raccrocher au train de la réalité. « Très franchement, non, je ne sais pas. Ils ne me donnent aucun détail, je ne suis pas de votre famille. J’aurais pu tenter de me faire passer pour votre mari, mais je ne crois pas que quiconque y croirait. » On avait vu pire, comme couple mal-assorti. « Vous êtes tirée d’affaires, et je les soupçonne de vous garder plus longtemps que nécessaire parce que vous êtes… vous. Ils ne seraient pas aussi accueillants avec le commun des mortels, mais j’imagine que vous représentez un potentiel de mauvaise pub abyssal, s’ils vous relâchent dans la nature pour que vous alliez faire un malaise dans la rue devant leur porte. » Il songea que ce n’était probablement pas une façon de parler de sa cliente à sa cliente, mais il n’avait pas la flamme pour maintenir le semblant d’apparence qu’exigeait son métier d’habitude. Et puis, tous les deux, ils avaient franchi les limites de ce qui était professionnel depuis longtemps. « Vous devriez exiger de sortir. Ça suffirait, à mon avis. Moi aussi j’en ai ma claque de cet endroit. » Il posa de nouveau les yeux sur le fumeur, en posant la main sur son arme dans son holster de ceinture, absolument pas cachée, parce qu’il s’en foutait bien que cela mette les gens mal à l’aise. L’autre dut enfin comprendre le message, et s’empressa de partir, et Itzal se rendit compte qu’il avait réellement été à deux doigts de lui tirer dessus.

Son regard s’abaissa sur Priya. Ce soir encore, elle passerait la nuit ici, au moins. « Je vais demander à mon patron de vous envoyer deux autres types pour veiller sur vous cette nuit. » Oui, deux. Le mec s’estimait bon à ce point. Et estimait aussi que Rafaël accèderait sans broncher à ses demandes. Eh bien, il broncherait, mais il n’aurait pas vraiment d’autre choix que d’accepter. « J’irai chez vous pendant ce temps pour organiser votre retour. » Et surtout, il irait au Bones pour se défouler sur un pauvre abruti ou sur un zombie, selon l’arrivage de marchandise. Sinon, il allait faire une connerie, c’était certain. Il ponctua ses propos par un sourire rassurant. Mais oui, tout était prêt pour qu’elle sorte de l’hôpital. Et quelque chose de tout nouveau commencerait. La prise de conscience lui aurait soudain arraché une grimace s’il n’avait pas été aussi crevé. Leur vie à tous les deux allait changer. Mais au moins, ni elle ni lui n’était épargné. Il y avait une justice dans tout ça.

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MessageSujet: Re: Armistice | ITZAL    Ven 23 Fév - 13:59

Armistice
Itzal&Priya
Bien qu’elle tenta de dissimuler le sourire qui lui courbait les lèvres, il fut plus fort qu’elle.  En étant légèrement plus ouverte, elle semblait avoir permis à Itzal de se montrer sous un nouveau jour. Il se lâchait, insinuant que personne n’était plus difficile à vivre qu’elle. Pour une fois Priya ne se vexa pas, préférant rire de cette remarque. Avec lui elle avait montré son plus mauvais jour. Avant l’attaque qui l’avait envoyée à l’hôpital, Priya n’en avait que faire de ce garde du corps. Elle aurait tout fait pour s’en débarrasser, se faufilant à travers la foule dès qu’il détournait le regard une demi-seconde, lui rappelant qu’elle n’était plus une enfant. Mais le dévouement qu’avait montré Itzal ses derniers jours en restant à son chevet lui ouvrait une autre perspective. L’Indienne se remettait en question. Chose plutôt rare depuis qu’elle avait grimpé les échelons du service évènementiel du Gouvernement.  La jeune femme se faisait peu à peu à l’idée qu’elle allait devoir cohabiter avec lui. Elle devait bien avouer que cela lui fichait la trouille. La carapace qu’elle entretenait depuis des semaines auprès d’Itzal ne pourrait tenir 24h sur 24. En soit cet homme ne lui avait rien fait de mal, ce n’était que sa condition qui la poussait à détester sa présence. D’un autre côté, bien que cette même condition y soit pour quelque chose, il l’avait veillée et était restée auprès d’elle durant toute sa convalescence. Priya percevait encore une certaine fatigue, elle ne sentait pas apte à engager une lutte sans merci contre Itzal. En attendant de retrouver ses forces, elle consentait à faire une trêve. « Je ne sais pas trop comment prendre votre "plus sympa que je ne veux paraître" mais…disons que c’est un compliment. » dit-elle en teintant sa voix d’une fausse indignation. Au fond elle avait trouvé ça plutôt drôle. Et dans un sens, le fait qu’Itzal la considère comme potentiellement « sympa » cassait son image de Reine des glaces.

Tandis qu’elle attendait une réponse, Priya remarqua le drôle de regard que lançait Itzal au fumeur plus loin. Elle l’avait totalement oublié, plus préoccupée à propos de sa sortie. Sa fumée désagréable ne l’atteignait plus, il était donc devenu insignifiant. Pourtant le Vénézuélien continuait de lui jeter des œillades teintées d’agressivité. La jeune femme en fut plutôt amusée, on aurait dit que son garde du corps faisait un effort considérable pour ne pas aller demander à l’intrus de déguerpir. Finalement sa question sembla le ramener sur Terre. Sa réponse fit faire la moue à Priya. Ce n’était pas le fait qu’Itzal ait parlé de l’éventualité de se faire passer par son mari qui la gênait –elle n’avait pas vraiment percuté- mais plutôt la suite qui l’agaçait. La jeune femme avait parfaitement compris le manège des médecins et des infirmières. Plus elle restait entre ces murs, plus elle se sentait comme une bête de foire qu’on vient regarder par curiosité. Son visage se crispa sous l’agacement. « Ces gens sont incroyables. » lâcha-t-elle dans un soupir. Priya fut soulagée d’apprendre qu’Itzal aussi commençait à saturer des murs aseptisés de l’hôpital. Cela devait être pire pour lui que pour elle. Sa sortie les concernait tous les deux. L’indienne acquiesça, faire des scandales était devenu l’une de ses spécialités. Elle qui s’était soumise pendant des années avait appris à devenir exigeante et intransigeante. « Comptez sur moi, ils vont m’entendre. »  assura-t-elle, un air déterminée sur peint sur son visage.

Après que le fumeur ait déguerpis face à l’insistance d’Itzal, Priya laissa son regard se mêler au sien. C’était sur elle qu’il devait porter toute son attention, et leur conversation n’était pas terminée.  Aux nouvelles directives, Priya ne sembla pas avoir d’objections. Elle voulait partir d’ici au plus vite et tout ce qui allait en ce sens était bienvenue, même les deux bonhommes qu’Itzal voulait faire venir pour la surveiller. De toute façon, l’Indienne était coincée, cernée, deux protagonistes de plus dans sa triste histoire ne la gênerait pas. Elle sembla soulagée à la perspective de retrouver son chez soi.  Tellement qu’un fin sourire orna ses lèvres. « D’accord, je vous laisserais les clés mais s’il-vous-plait ne faites pas n’importe quoi, ne fouillez pas dans mes affaires et surtout ne fumez pas. » ordonna-t-elle avec autorité. Bien qu’elle se soit légèrement détendue, savoir Itzal seul chez elle ne l’enchantait pas particulièrement. Son appartement était une partie d’elle, son jardin secret et rares étaient les chanceux à y avoir un jour pénétré. « Bon et bien je suppose qu’il va falloir y retourner avant qu’ils n’envoient l’armée. » soupira-t-elle avant de lever les yeux au ciel. Plus qu’une nuit et elle serait libre. Chaque heure comptait désormais.


THE END
RP TERMINE


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